• Aucun résultat trouvé

Dans tout ce chapitre, on se place dans le plan rapporté à un repère orthonormé (O ; Åu , Åv ). 1)

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Dans tout ce chapitre, on se place dans le plan rapporté à un repère orthonormé (O ; Åu , Åv ). 1)"

Copied!
6
0
0

Texte intégral

(1)

Terminale – option mathématiques expertes – 2020 / 2021 G3 – cours

Dans tout ce chapitre, on se place dans le plan rapporté à un repère orthonormé (O ; Å u , Å v ).

1) Représentation graphique des nombres complexes A tout nombre complexe z = a + ib, on associe :

• un point M(a ; b) appelé le point image de z ;

• un vecteur Å w(a ; b) appelé le vecteur image de z.

Réciproquement :

• à tout point M(a ; b) du plan on associe un unique complexe z

M

= a + ib appelé l’affixe de M ;

• à tout vecteur Å w(a ; b) du plan, on associe un unique complexe z

w

= a + ib appelé l’affixe de Å w.

Exemple

z = 2 + 3i a pour point image M(2 ; 3) et pour vecteur image Å w(2 ; 3) = 2Å u + 3Å v . A( − 3 ; 1) a pour affixe z

A

= − 3 + i. Å y(1 ; − 2) a pour affixe z

y

= 1 − 2i.

Remarques

• Les points de l’axe (O ; Å u) sont ceux dont l’affixe est réelle ; cet axe est appelé l’axe des réels.

De même les points de l’axe (O ; Å v ) sont ceux dont l’affixe est imaginaire pur ; cet axe est appelé l’axe des imaginaires purs.

• Le plan (O ; Å u , Å v) est appelé le plan complexe.

• Si M est le point image d’un complexe z alors :

le pont image M

1

de Ò z est le symétrique de M par rapport à l’axe des réel ; le pont image M

2

de -z est le symétrique de M par rapport à l’origine O ;

le pont image M

3

de –Ò z est le symétrique de M par rapport à l’axe des imaginaires.

o

M

A

(2)

2) Lien avec la géométrie analytique

Pour tous points A et B du plan complexe, d’affixes z

A

et z

B

, pour tous vecteurs Å w et Ä w’ d’affixes z

w

et z

w'

,

pour tout réel k,

1) L’affixe du vecteur Ä AB est z

B

− z

A

2) L’affixe du vecteur Å w + Ä w’ est z

w

+ z

w'

3) L’affixe du vecteur k Å w est k z

w

4) Si I est le milieu du segment [AB] alors z

I

= 2

B

A

z

z +

 1) Soit A(x

A

; y

A

) et B(x

B

; y

B

) Alors Ä AB (x

B

− x

A

; y

B

− y

A

)

et z

AB

= (x

B

− x

A

) + i(y

B

− y

A

) = (x

B

+ iy

B

) − (x

A

+ iy

A

) = z

B

− z

A

. 3) si Å w(x ; y) alors kÅ w(kx ; ky) donc z

kw

= kx + iky = k(x + iy) = k z

w

2 et 4) ASDL Exemple

3 + i, 2 − 2i, 2i et 1 + 5i sont les affixes respectives de quatre points A, B, C et D.

Montrer que ABCD est un parallélogramme.

Quelle est l’affixe du centre I du parallélogramme ABCD ?

Déterminer l’affixe du point E tel que ACDE soit un parallélogramme, et montrer que les points B, A et E sont alignés.

o

A C

D

I

• Ä AB a pour affixe :

z

B

− z

A

= (2 − 2i) − (3 + i) = − 1 − 3i.

Ä DC a pour affixe :

z

C

− z

D

= 2i − (1 + 5i) = − 1 − 3i.

Ainsi Ä AB = Ä DC

et ABCD est un parallélogramme.

• Son centre I est donc le milieu de [AC].

On en déduit que : z

I

=

2

C

A

z

z + = 2

2 ) 3

( + i + i = 3

2 + 3 2 i.

• Soit zE l’affixe du point E.

ACDE est un parallélogramme , Ä AC = Ä ED

, z

C

z

A =

z

D

z

E

, z

E =

z

D

z

C

+ z

A =

(1+5 i)

2i +(

3

+i )

=

4+4i .

(3)

3) Module d'un nombre complexe

Définition

On appelle module du nombre complexe z = a + ib le nombre réel positif : b

z a z

z = =

2

+

2

Exemples

| 1+2i | = 1

2

+2

2

= 5 .

| 4−3 i | = 4

2

+(-3)

2

= 25 = 5.

| | -7 = | -7+0 i | = (-7)

2

+0

2

= 49 = 7.

| | 6 i = | 0+6i | = 0

2

+6

2

= 36 = 6.

Interprétation géométrique

• Si M( x ; y) est le point d’affixe z = x+ i y, alors z = x

2

+ y

2

= OM.

• Si A et B sont deux points d’affixes z

A

et z

B

, alors z

B

z

A

est l'affixe du vecteur Ä AB .

Mais d'autre part si z

M

= z

B

−z

A

alors z

M

z

O

= z

B

z

A

et donc Ä OM = Ä AB et M est la quatrième sommet du parallélogramme ABMO.

Ainsi | z

B

−z

A

| = | | z

M

= OM = AB.

On retiendra donc que :

Si z

M

est l'affixe d'un point M, alors | | z

M

= OM.

Si z

A

et z

B

sont les affixes de deux points A et B, alors | z

B

−z

A

| = AB.

| | z

M

| z

B

z

A

|

(4)

Exemple

Soit A, B et C les points d’affixes z

A

= -2− i, z

B

= 2+2i et z

C

= 8−6i.

.

Montrons que le triangle ABC est rectangle en B.

AB = | z

B

z

A

| = | 4+3 i | = 5 ; AC = | z

C

−z

A

| = | 10−5 i | = 125 et BC = | z

C

z

B

| = | 6−8 i | = 100 .

Or d’une part AC

2

= 125 et d’autre part AB

2

+ BC

2

= 25+100 = 125.

D’après la réciproque du théorème de Pythagore, ABC est donc rectangle en C.

Remarque : on pouvait aussi procéder sans calcul de longueur.

En effet Ä AB a pour affixe z

B

z

A

= 4+3 i donc Ä AB   

 

4 3

. Ä BC a pour affixe z

C

z

B

= 6−8i donc Ä BC   

 

6 -8

.

Mais alors Ä AB · Ä BC = 4×6+3×(-8) = 24−24 = 0 et donc (A B ) $ (BC ).

Le triangle A BC est donc rectangle en B.

Remarques

• Si x ∈ R , alors le module de x est égal à sa valeur absolue.

En effet, dans ce cas le module de x est | x+0 i | = x

2

+0

2

= x

2

qui est bien la valeur absolue | | x de x.

Le fait que les deux notations coïncident est donc tout sauf un hasard : le module est l'extension à

C de la valeur absolue de R .

(5)

Formules algébriques Faisons un test.

Prenons z = 2+3i et z' = 4+i.

D'une part | | z = 2

2

+3

2

= 13 . D'autre part | | z' = 4

2

+1

2

= 17 .

• Mais zz ' = (2+3 i)(4+i ) = 5+14i .

Et | zz ' = 5 |

2

+ 14

2

= 25+196 = 221 .

Or on constate que | | z × | | z' = 13 × 17 = 13×17 = 221 . Ainsi | zz ' = | | | z × | | z' .

• Par contre z +z ' = (2+3 i)+(4+ i) = 6+4i . Donc | z +z ' = 6 |

2

+4

2

= 36+16 = 52 . Et | z +z ' | ' | | z + | | z ' .

• Cependant, | | Ò z = | 2−3 i | = 2

2

+(-3)

2

= 4+9 = 13 = | | z

• De même | | -z = | -2−3i | = (-2)

2

+(-3)

2

= 4+9 = 13 = | | z

• Enfin z

z' = 2+3 i

4+ i = (2+3 i)(4− i)

(4+i )(4−i ) = 11+10i 17 = 11

17 + 10 17 i . Donc  

 

z

z'

=  

 

11 17

2

+

 

 

10 17

2

=

121 289

+

100

289

=

221

289

=

17×13

172

=

13

17

= 13 17 = | | z

| | z ' .

D'où les règles suivantes qui généralisent ces exemples :

Pour tous nombres complexes z et z’, et pour tout naturel n, on a :

1) − z = z = z 2) zz ' = z × z ' 3) z

n

= z

n

4) ' z ' z z z =

5) z + z ' Â z + z '

(6)

 1) M(z) et M’( z ) sont symétriques par rapport à O.

Donc OM = OM’ et ainsi z = z .

M(z) et N( − z) sont symétriques par rapport à l’axe (O ; Å u).

Donc OM = ON et ainsi z = − z .

2) | zz ′ | = zz’ = Ò z ׯ z’ = Ò z × ¯ z’ = | | z × | | z ′ 3) z

2

= z × z = z × z = z

2

etc.

Pour une démo « complète », voir par récurrence.

4) 1 = | | 1 = z'×

1

z'

= | | z' ×

1

z'

donc

 

 

1

z'

= 1

| | z' . Mais alors

 

 

z z'

=

 

 

1

z'

= | | z ×

 

 

1

z'

= | | z × 1

| | z ' = | | z

| | z' . 5) Soient M, M’ et N les points images de z, z’ et z + z’.

Alors OMNM’ est un parallélogramme car Ä ON = Ä OM+ Ä OM' Ainsi, z = OM, z ' = OM’ = MN et z + z ' = ON.

Or d’après l’inégalité triangulaire, ON Â OM + MN.

Donc z + z ' Â z + z ' .

| | z

| | -z

| | Ò z

| | z

| | z '

| | z'

| z +z ' |

Références

Documents relatifs

Le plan est rapporté au repère orthonormé direct (O; u , v ). Déterminer l'affixe z' de M' en fonction de l'affixe z de M... 2. a) Démontrer que s est une similitude

Le plan est muni d’un repère orthonormé (O, I, J). b) Déterminer une équation cartésienne du cercle circonscrit au triangle ABC. ii) ( ) ait une solution double à déterminer. iii)

Première S2 Exercices sur le chapitre 10

[r]

[r]

b) Quelle est la nature du quadrilatère ABCD ? Justifier votre réponse. Exprimer x’ et y’ en fonction de x et y. 2° Écrire les solutions sous forme trigonométrique. a)

Les deux cercles circonscrits ont le même centre et le même rayon, ils sont confondus.. La gure 4 complétée en gure 6 présente le cas où M est à

Exprimer toutes les solutions de cette équation en fonction d'une solution w et des données de l'exercice.. Reconnaître et déterminer les éléments remarquables de