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Correspondance de Howe: paires duales de type II

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Academic year: 2021

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HAL Id: hal-00175213

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00175213

Preprint submitted on 27 Sep 2007

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Correspondance de Howe: paires duales de type II

Alberto Minguez

To cite this version:

Alberto Minguez. Correspondance de Howe: paires duales de type II. 2007. �hal-00175213�

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hal-00175213, version 1 - 27 Sep 2007

DUALES DE TYPE II

EXPLICIT HOWE CORRESPONDENCE: DUAL PAIRS OF TYPE II

ALBERTO M´INGUEZ

Abstract. In this article, we give a new method for proving Howe correspondence in the case of dual pairs of type (GLn,GLm) over a non-Archimedean locally compact fieldF. The proof consists in combining a study on Kudla’s filtration [Kud] with the results of [Mi1] about the irreducibility of a parabolically induced represen- tation. The proof is valid for F of any characteristic and allows us to make the correspondence explicit in terms of Langlands pa- rameters. Hence it generalizes the results of [Wat] and answers completely all questions studied in [Mu1] and [Mu2] for dual pairs of type II.

esum´e. Dans cet article, nous proposons une nouvelle m´ethode pour d´emontrer la bijectivit´e de la correspondance de Howe pour les paires duales du type (GLn,GLm) sur un corps F localement compact non archim´edien. La preuve est bas´ee sur une ´etude soigneuse de la filtration de Kudla [Kud] ainsi que sur les r´esultats de [Mi1] `a propos de l’irr´eductibilit´e d’une repr´esentation induite parabolique.

Elle est valable pourF de caract´eristique quelconque et nous per- met d’expliciter la bijection en termes des param`etres de Lang- lands. Elle g´en´eralise donc les r´esultats de [Wat] et r´epond totale- ment aux questions ´etudi´ees dans [Mu1] et [Mu2] pour les paires duales de type II.

Codes MSN : 11F27, 22E50.

Introduction

Soit F un corps commutatif localement compact non archim´edien de caract´eristique r´esiduelle p > 0. Soit ψ : F → C× un caract`ere additif non trivial de F. Si W est un espace vectoriel symplectique sur F, de dimension finie, on dispose du groupe m´etaplectiqueSpf(W), qui est un revˆetement `a deux feuillets du groupe symplectique Sp(W),

Partially supported by MTM2004-07203-C02-01 and FEDER.

1

(3)

et d’une repr´esentation (ω, S) deSpf(W) canoniquement attach´ee `a ψ, dite repr´esentation de Weil ou m´etaplectique, sur un espace de fonctions S `a valeurs complexes. Soit (G1, G2) une paire duale r´eductive (cf.

[MVW, 1.I.17]) dansSp(W) : ou bien (G1, G2) est une paire de groupes classiques -symplectique, orthogonal, unitaire- (paires duales de type I) ou bien une paire de groupes lin´eaires (paires duales de type II).

Notons Gf1 et Gf2 leurs images r´eciproques dansSpf(W).

Soit π une repr´esentation lisse irr´eductible de Gf1 quotient de ω.

Notons S[π] le plus grand quotientπ-isotypique deω. Il est de la forme S[π] =π1⊗Θ (π),

en tant que Gf1×Gf2-module, o`u Θ (π) est une repr´esentation lisse de longueur finie de Gf1.

Roger Howe et Jean-Loup Waldspurger [Wal], [MVW] ont prouv´e que, dans le cas o`u p est impair et que (G1, G2) est de type I, si Θ(π)6= 0, alors Θ(π) a un unique quotient irr´eductible, not´eθ(π). L’ap- plicationπ 7→θ(π) est une bijection entre l’ensemble des repr´esentation lisses irr´eductibles π de Gf1 telles que Θ(π) 6= 0 et l’ensemble des repr´esentation lisses irr´eductiblesπ deGf2 telles que Θ(π)6= 0. Elle est appel´ee la correspondance de Howe. Nous nous proposons de montrer un th´eor`eme similaire pour les paires duales de type II, valable pour tout p, et d’expliciter, en termes des param`etres de Langlands, la cor- respondanceπ 7→θ(π), ce qui d´etermine l’ensemble des repr´esentations π telles que Θ(π)6= 0.

Dans le cas des paires duales de type II, Roger Howe, dans un manuscrit non publi´e, avait prouv´e la bijectivit´e de la correspondance.

Notre m´ethode, diff´erente, rend, de plus, la correspondance explicite.

Passons `a une pr´esentation plus d´etaill´ee des r´esultats :

SoitDune alg`ebre `a division de centreF de dimension finied2sur F et soient n et m des entiers strictement positifs. On note Mn,m (resp.

Mn) l’ensemble des matricesn×m (resp.n×n) `a coefficients dansD.

Le groupe GLn(D) des matrices inversibles dans Mn sera not´eGn. On noteSn,m=S(Mn,m) l’espace vectoriel des fonctions Φ deMn,m

dans C, localement constantes `a support compact. La repr´esentation m´etaplectique ωn,m restreinte `a la paire duale Gn ×Gm (cf. [MVW, 3.III.1]) est la repr´esentation

(0.1) ωn,m(g, g) =ν(g)2mσn,m(g, g)ν(g)n2,

o`u on note ν =|Nrd|F, la valeur absolue de la norme r´eduite et σn,m:Gn×Gm →GL (Sn,m)

la repr´esentation naturelle de Gn×Gm d´efinie par σn,m(g, g) Φ (x) = Φ g1xg

, pour g ∈Gn, g ∈Gm, x∈ Mn,m, Φ∈Sn,m.

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Le r´esultat principal de cet article est le th´eor`eme suivant.

Th´eor`eme 1. (voir corollaire 6.3).Soitπune repr´esentation irr´eductible de Gn.

(1) SiHomGnn,m, π)6= 0, alors il existe une unique repr´esentation irr´eductible π de Gm telle que

HomGn×Gmn,m, π⊗π)6= 0.

De plus, dim (HomGn×Gmn,m, π⊗π)) = 1.

(2) Supposonsn ≤m. AlorsHomGnn,m, π)6= 0et, siπest le quo- tient de Langlands (cf. section 6) deτ1× · · · ×τN, o`u τ1, . . . , τN

sont des repr´esentations essentiellement de carr´e int´egrable, alors π est le quotient de Langlands de

νm−n−12 × · · · ×νm−n−12 ×τe1× · · · ×τfN,

o`u, pour toute repr´esentation τ, eτ d´esigne sa contragrediente.

Ainsi, si l’on note π les param`etres galoisiens de Langlands de la repr´esentation π, les param`etres de θ(π) sont eπ ⊕1mn o`u on a not´e 1mn les param`etres galoisiens de la repr´esentation triviale deGmn.

La preuve du th´eor`eme 1 se d´ecompose en trois parties. D’abord, la th´eorie des fonctions zˆeta de Godement-Jacquet [GJ] nous fournit un entrelacement entre ωn,netπ⊗eπpour toute repr´esentation irr´eductible π, ce qui implique, avec un argument classique (cf.[MVW, 3.II.5]), que, si n ≤m, alors HomGnn,m, π)6= 0.

Pour montrer l’unicit´e de la repr´esentation θ(π), on a besoin d’u- tiliser l’article [Mi1] o`u il est prouv´e que l’induite parabolique d’une repr´esentation irr´eductible a, dans beaucoup de cas, une seule sous- repr´esentation irr´eductible.

Dans la section 2, on d´ecrit explicitement lebord de la repr´esentation m´etaplectique (un sous-ensemble de repr´esentations deGn) et on trouve que, pour toute repr´esentation qui n’apparaˆıt pas dans ce bord, la repr´esentation θ(π) est unique.

Apr`es, dans la section 3, on s’inspire de l’article [Kud], et on calcule une filtration des foncteurs de Jacquet de la repr´esentation m´etaplectique.

Ceci nous permet de montrer dans les sections 4 et 5, par r´ecurrence, l’unicit´e de la repr´esentation θ(π), pour les bonnes repr´esentations π. Les mauvaises repr´esentations sont celles qui ont un foncteur de Jacquet bien pr´ecis. Or, ces repr´esentations n’apparaissent pas dans le bord de la repr´esentation m´etaplectique !

Pour montrer la param´etrisation de la correspondance on a, `a nou- veau, deux cas. Par r´ecurrence, le cas des bonnes repr´esentations n’est pas tr`es difficile et d´ecoule de [Mi1, Corollaire A.3]. Pour les autres, on utilise, dans la section 9, des propri´et´es subtiles de la classification de Zelevinsky des repr´esentations irr´eductibles en termes de segments.

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Je voudrais particuli`erement remercier Colette Mœglin qui m’a prodigu´e nombre de conseils et id´ees ainsi que Guy Henniart pour toutes ses sug- gestions et critiques. Je remercie aussi Goran Muic et Vincent S´echerre pour les remarques et corrections qu’ils m’ont faites `a propos de cet article.

1. Pr´eliminaires

Soient F un corps commutatif localement compact non archim´edien de caract´eristique r´esiduelle p >0, D une alg`ebre `a division de centre F et de dimension finie d2 sur F.

Soient n, m deux entiers strictement positifs. On note Mn,m (resp.

Mn) l’ensemble des matricesn×m (resp. n×n) `a coefficients dansD et Nrd : Mn → F la norme r´eduite. Le groupe GLn(D) des matrices inversibles dans Mn sera not´eGn. Le groupe trivial sera not´e G0.

A toute partition (ordonn´ee) α = (n1, . . . , nr) de l’entier n, corre- spond une d´ecomposition en blocs des matrices carr´ees d’ordre n. On notera Mα le sous-groupe de Gn form´e des matrices inversibles diago- nales par blocs, Pα (resp.Pα) le sous-groupe form´e des matrices trian- gulaires sup´erieures (resp. inf´erieures) par blocs, etUαle sous-groupe de Pαform´e des ´el´ements dont les blocs diagonaux sont des matrices unit´e.

Le sous-groupe Pα est conjugu´e `a Pα dans Gn avec α = (nr, . . . , n1).

Dans cet article on ne consid´erera que des repr´esentations lisses com- plexes et le motrepr´esentationvoudra toujours direrepr´esentation lisse complexe. On notera Irr(Gn) l’ensemble des classes d’´equivalence des repr´esentations irr´eductibles de Gn. La repr´esentation triviale de Gn

sera not´ee 1n.

Si π et π sont deux repr´esentations d’un groupe G, on notera HomG(π, π)

l’espace des entrelacements entre π etπ. On omettra l’indice Gquand il n’y a pas de confusion.

On note ♯−rGn1n,...,nr (resp. ♯−rGn1n,...,nr) le foncteur de Jacquet non normalis´e associ´e au parabolique standard Pα (resp. Pα). On note

rnG1n,...,nrPα1/2♯−rnG1n,...,nr, (resp. rGn1n,...,nr1/2

Pα ♯−rGn1n,...,nr ), le foncteur de Jacquet normalis´e.

Etant donn´ee une repr´esentation ρi de chaque Gni, on notera

♯−indGPαn1⊗ · · · ⊗ρr)

l’induite parabolique non normalis´ee, o`u on a prolong´e la repr´esentation ρ1 ⊗ · · · ⊗ρr trivialement sur Uα.

On note aussi ρ1× · · · ×ρr la repr´esentation

indGPαn1⊗ · · · ⊗ρr) =δ1/2Pα♯−indGPαn1⊗ · · · ⊗ρr),

(6)

induite parabolique normalis´ee.

Soit π une repr´esentation de Gn; on a un isomorphisme canonique (r´eciprocit´e de Frobenius) :

(1.1) Hom (π, ρ1× · · · ×ρr)≃Hom rGn1n,...,nr(π), ρ1⊗ · · · ⊗ρr . On a une formule similaire pour l’induction non normalis´ee et le foncteur de Jacquet non normalis´e. On dispose aussi d’un isomorphisme de r´eciprocit´e `a la Casselman (cf.[Ber, Theorem 20]) :

(1.2) Hom (ρ1× · · · ×ρr, π)≃Hom ρ1⊗ · · · ⊗ρr, rGn1n,...,nr(π) . Pour l’induction non normalis´ee et le foncteur de Jacquet non nor- malis´e, la formule pr´ec´edente devient :

Hom ♯−indGPαn1⊗ · · · ⊗ρr), π

Hom ρ1⊗ · · · ⊗ρr, δPα♯− rGn1n,...,nr(π) . (1.3)

Soient n, t ∈ Z, 1 ≤ t ≤ n, π ∈ Irr(Gn), χ ∈ Irr(Gt). On notera Jacχ(π) 6= 0 (resp. Jacχ(π) 6= 0) s’il existe ρ ∈ Irr(Gnt) tel que Hom (π, χ×ρ)6= 0 (resp. Hom (π, ρ×χ)6= 0).

On utilisera `a plusieurs reprises la proposition suivante [Mi1, Propo- sition 7.1] :

Proposition 1.1. Soient π, π ∈ Irr, ρ ∈ C. Les conditions suivantes sont ´equivalentes :

(1) Hom (π, π×ρ)6= 0;

(2) Hom (ρ×π, π)6= 0.

Corollaire 1.2. Soientπ, πdeux repr´esentations irr´eductibles etρune repr´esentation cuspidale. Les conditions suivantes sont ´equivalentes :

(1) Hom (π, π×ρ× · · · ×ρ)6= 0;

(2) Hom (ρ× · · · ×ρ×π, π)6= 0.

D´emonstration. Puisque, par [Mi1, Th´eor`eme 5.1], π×ρ× · · · ×ρ n’a qu’un seul sous-module irr´eductible et que, par [Mi1, Th´eor`eme 5.6], ρ× · · · ×ρ×π n’a qu’un seul quotient irr´eductible, le corollaire d´ecoule de la proposition pr´ec´edente par r´ecurrence.

SiX est un espace localement profini, on noteS(X) l’espace vectoriel des fonctions Φ :X →Clocalement constantes `a support compact. Le lemme suivant sera utilis´e dans le calcul explicite de la correspondance : Lemme 1.3. Soit X un espace localement profini, X un sous-espace ferm´e de X. Supposons qu’un groupe localement profiniGagit de fa¸con continue surX et que G·X =X. NotonsH le stabilisateur deX dans G. Notons aussi π la repr´esentation naturelle (cf. [BZ1, §1.2.2]) de G dans S(X) et ρ la repr´esentation naturelle de H dans S(X). Alors :

π≃♯−indGH (ρ).

(7)

D´emonstration. Posons

Ξ : π → ♯−indGH(ρ)

φ 7→ (g 7→(π(g)φ)|X).

Ξ est bien d´efini car X est ferm´e dansX (cf.[BZ1,§1.1.8]) et c’est un entrelacement entre π et ♯−indGH(ρ).

Construisons une inverse : Soitf ∈♯−indGH(ρ). On d´efinitφf ∈S(X) par

φf(x) =f(g)(x),

si x = g · x et g ∈ G et x ∈ X. Puisque G · X = X des tels couples (g, x) existent et si g1, g2 ∈ G et x1, x2 ∈ X sont tels que x=g1·x1 =g2·x2, alorsx1 =g11g2·x2 et donc, si l’on poseh=g11g2

on a que h∈H.

Ainsi

f(g1)(x1) = f(g1)(g11g2·x2)

= ρ(h)f(g1)(x2)

= f(g1h)(x2)

= f(g2)(x2).

Donc φf est bien d´efinie et le morphismef 7→φf est un entrelacement

entre ♯−indGH(ρ) et π, inverse de Ξ.

On note Sn,m=S(Mn,m). La repr´esentation m´etaplectiqueωn,m re- streinte `a la paire dualeGn×Gm (cf.Introduction) est la repr´esentation

ωn,m(g, g) =ν(g)−m2 σn,m(g, g)ν(g)n2.

Il est plus naturel de travailler avec la repr´esentation m´etaplectique tordue σn,m et de calculer ses quotients irr´eductibles. On d´eduira en- suite imm´ediatement les r´esultats pour la repr´esentation ωn,m.

Il est aussi tr`es pratique d’utiliser la notation suivante : on a deux groupes lin´eaires agissant, par multiplication, sur un espace de matrices

`a gauche et `a droite. Dor´enavant, pour diff´erentier ces deux actions, on notera G, P et U les groupes lin´eaire, parabolique et unipotent respectivement, agissant `a droite et on gardera les notations G, P et U pour ces groupes quand ils agissent `a gauche. De mˆeme, en cas d’ambigu¨ıt´e, on notera ν le caract`ere ν quand il agit sur G. Il peut sembler une notation un peu artificielle mais elle facilite ´enorm´ement la compr´ehension des calculs.

On permet les cas m = 0 ou n = 0 (avec G0 = 0 ou G0 = 0) pour lesquels M = 0 et σ0,m ≃ C est la repr´esentation triviale de Gm et σn,0 ≃C est la repr´esentation triviale de Gn.

(8)

2. Le bord de la repr´esentation m´etaplectique

Dans cette section, on rappelle les r´esultats de [MVW, 3.III] et on en d´eduit quelques premi`eres cons´equences. On fixe des entiers positifs n etm.

Commen¸cons par rappeler que la th´eorie des fonctions zˆeta de Gode- ment-Jacquet [GJ] nous fournit, pour toute repr´esentation irr´eductible π de Gn, un entrelacement (cf.[MVW, 3.II.7]) entreσn,n etπ⊗π. Pare [MVW, 3.II.5], on d´eduit que, pour toute repr´esentation irr´eductible π deGn, il existe un sous-quotient irr´eductibleπ de♯−indGPm

mn,n(1mn⊗eπ) tel que

(2.1) HomGn×Gmn,m, π⊗π)6= 0.

Ainsi, si n≤m, alors Θ(π)6= 0. Le probl`eme est de montrer que ce sous-quotient π est l’unique satisfaisant `a (2.1) et de d´eterminer ses param`etres.

D’un autre cˆot´e, la repr´esentation σn,m admet (cf. [MVW, 3.II.2]) une filtration

0 =St+1 ⊂St⊂ · · · ⊂S1 ⊂S0 =Sn,m,

o`u Sk est le sous-espace vectoriel de Sn,m form´e des fonctions dont le support est form´e des matrices de rang 1 plus grand ou ´egal `a k, 0 ≤ k ≤ t = min (n, m). L’espace Sk+1 est ouvert dans Sk par [BZ1,

§1.1.8] et, en appliquant le lemme 1.3 avec X =

0 0 0 1i

, on montre dans [MVW, 3.II.2] qu’on a un isomorphisme

σk =Sk/Sk+1 ≃♯−indGnGm

Pn−k,kPm−k,kk),

o`u µk est la repr´esentation de Pnk,kPm k,k sur S(Gk) d´efinie par : µk(p, p) Φ (h) = Φ p41hp4

k(p4, p4) Φ (h), pour Φ ∈ S(Gk), h ∈ Gk, p =

p1 0 p3 p4

, p =

p1 p2 0 p4

et ρk la repr´esentation naturelle de Gk×Gk sur S(Gk) d´efinie par

ρk(p4, p4) Φ (h) = Φ p41hp4 .

D´efinition 2.1. On dit que π ∈ Irr(Gn) apparaˆıt dans le bord de la repr´esentation σn,m s’il existe k < n tel que HomGnk, π)6= 0.

Lemme 2.2. Soientπ ∈Irr(Gn), π ∈Irr(Gm)telles que Hom(σk, π⊗ π)6= 0. Alors il existe τ, τ ∈Irr(Gk) telles que

Hom

♯−indGPn

n−kk(1nk⊗τ)⊗♯−indGPm

m−k,k(1mk⊗τ), π⊗π 6= 0.

1On utilise la d´efinition de rang sur une alg`ebre `a division de [Bou,§10.12]

(9)

D´emonstration. Soientπ∈Irr(Gn),π ∈Irr(Gm) telles que Hom(σk, π⊗

π)6= 0. On a donc un entrelacement non nul de ♯−indGnGm

Pn−k,kPm−k,kk) dans π⊗π. Ceci ´equivaut, par (1.3), `a l’existence d’un entrelacement non nul entre µk etδPn−k,k♯−rGnnk,k(π)⊗δPm−k,k ♯−rGmmk,k).

SoitV l’image d’un tel entrelacement ; il existe une sous-repr´esentation irr´eductible V de V et toute telle sous-repr´esentation est de la forme (1nk⊗τ)⊗(1mk⊗τ) comme repr´esentation de Mnk,kMm k,k o`uτ etτ sont irr´eductibles. Par (1.3), `a nouveau, on trouve le r´esultat.

Corollaire 2.3. Soitπ∈Irr(Gn). Les conditions suivantes sont ´equivalentes : (1) La repr´esentation π n’apparaˆıt pas dans le bord de σn,m.

(2) Il n’existe pas τ ∈Irr(Gk), k < n, telle que HomGn

♯−indGn

Pnk,k(1nk⊗τ), π 6= 0.

D´emonstration. Pour l’implication directe, supposons qu’il existe τ ∈ Irr(Gk),k < n, et un entrelacement non nul de ♯−indGPn

n−k,k(1nk⊗τ) dansπ. Par exactitude du foncteur♯−ind et [MVW, Lemme 3.II.3], on a un morphisme surjectif de σk dans ♯−indGPn

n−k,k(1nk⊗τ) qui compos´e avec l’entrelacement pr´ec´edent nous montre que HomGnk, π)6= 0, i.e que la repr´esentation π apparaˆıt dans le bord deσn,m. Rappelons que, d’apr`es [Mi1, Th´eor`eme 5.1], pour toute repr´esentation irr´eductible π∈Irr(Gn), la repr´esentation ♯−indGPm

m−n,n(1mn⊗π) a un unique quotient irr´eductible et qu’il apparaˆıt avec multiplicit´e 1 dans l’induite. Le th´eor`eme suivant r´esume tout ce que l’on peut conclure `a partir de cette filtration par le rang.

Th´eor`eme 2.4. Soient n, m des entiers positifs et supposons n ≤ m.

Soient π ∈ Irr(Gn) qui n’apparaisse pas dans le bord de σn,m. Il existe une unique repr´esentation π ∈Irr(Gm) telle que

HomGn×Gmn,m, π⊗π)6= 0.

C’est l’unique quotient irr´eductible de ♯−indGPm

mn,n(1mn⊗eπ). De plus, dim HomGn×Gmn,m, π⊗π)

= 1.

D´emonstration. On avait vu au d´ebut de la section qu’il existe π ∈ Irr(Gm) telle que HomGn×Gmn,m, π⊗π) 6= 0. Montrons qu’elle est unique.

Par composition avec les morphismes Sj → σn,m, j = 0, . . . , n, on obtient des morphismes Sj →π⊗π.

Soit k le plus grand j tel que Sj →π⊗π ne soit pas le morphisme nul. On a donc que π⊗π est un quotient de σk. Par hypoth`ese on a k =n et donc,

Hom (σn, π⊗π)6= 0.

(10)

Par d´efinition de σn on a alors Hom

♯−indGGn×Gm

n×Pmn,nn), π⊗π 6= 0.

Par (1.3) et la d´efinition de µn, on d´eduit que

Hom 1mn⊗ρn, π⊗δPm−n,n♯−rGmmn,n) 6= 0, d’o`u, par [MVW, Lemme 3.II.3],

Hom 1mn⊗eπ, δPmn,n♯−rmGmn,n) 6= 0,

et, `a nouveau par (1.3), on d´eduit queπ est l’unique quotient irr´eductible de ♯−indGPm

m−n,n(1mn⊗π).e Montrons finalement que

dim HomGn×Gmn,m, π⊗π)

= 1.

Soit λ ∈ HomGn×Gmn,m, π⊗π). La compos´ee de λ avec l’inclusion σn ֒→ σn,m n’est pas nulle. Or, par le lemme [MVW, Lemme 3.II.3], dim HomGn×Gmn, π⊗π)

= 1, et donc cette compos´ee est unique

`a homoth´ethie pr`es. Ainsi, si

dim HomGn×Gmn,m, π⊗π)

>1,

on pourrait construire, par combinaison lin´eaire, un morphisme non nul λ ∈ HomGn×Gmn,m, π⊗π) tel que sa compos´ee avec l’inclusion σn ֒→ σn,m soit nulle. Il existe alors k < n tel que HomGnk, π)6= 0, ce qui est absurde, par hypoth`ese, et qui ach`eve la d´emonstration.

Remarque 2.5. En particulier, si π est une repr´esentation cuspi- dale, il existe une unique π (l’unique quotient irr´eductible de ♯− indGPm

m−n,n(1mn⊗eπ)), telle que

HomGn×Gmn,m, π⊗π)6= 0

En effet, si π est cuspidale, il n’existe pas τ ∈Irr(Gk), k < n, telle que HomGn

♯−indGPn

n−k;k(1nk⊗τ), π 6= 0,

et donc, par le corollaire 2.3, elle n’apparaˆıt pas dans le bord de σn,m. 3. Suite de Kudla

Dans cette section, on refait les calculs de [Kud], pour les paires duales de type II. On veut calculer une suite de composition des fonc- teurs de Jacquet de la repr´esentation σn,m.

Soient t, i des entiers, 0< t≤n, 0≤i≤inf{t, m}. Fixons quelques notations pour cette section :

– On notera chaque matrice m∈ Mn,m par m=

a b

=

a m1 m2

,

o`ua∈ Mt,m, b∈ Mnt,m, m1 ∈ Mnt,i, m2 ∈ Mnt,mi, .

(11)

– On notera chaque g ∈M(t,nt) par g =

g0

g1

=

 g2 g3

g4 g5

g1

,

g0 ∈ Gt, g1 ∈ Gnt, g2 ∈ Mti,ti, g3 ∈ Mti,i, g4 ∈ Mi,ti, g5 ∈ Mi,i.

– On notera chaque g ∈Gm par g =

g1 g2 g3 g4

,

o`ug1 ∈ Mi,i, g2 ∈ Mmi,i, g3 ∈ Mi,mi, g4 ∈ Mmi,mi. Soit ψ un caract`ere non trivial de F.

On d´efinit σn,m par le diagramme commutatif suivant :

(3.1) Sn,m

σn,m(g,g)

//

b

Sn,m b

Sn,mσ

n,m(g,g)

//Sn,m

,

o`ubest l’isomorphisme de repr´esentations qui envoie f ∈Sn,m vers fb

a b

= Z

Mt,m

f a

b

ψ◦trd taa da, o`u on a not´e trd la trace r´eduite.

On se propose d’´etudier la repr´esentationσn,m(transform´ee de Fourier partielle deσn,m, isomorphe `aσn,mpar (3.1)). Plus tard, on ne fera pas de distinction entre les deux repr´esentations.

La repr´esentation σn,m agit surfbpar (3.2)

σn,m (g, g)fb a

b

= Z

Mn,t

f

g1 a

b

g

ψ◦trd taa da. Ainsi Ut,nt agit, via σn,m , par

σn,m

1 u 1

fb a

b

= ψ◦trd taub bf a

b

= ψ◦trd btau bf a

b (3.3)

Notons A la partie ferm´ee de Mn,m : A=

a b

∈ Mn,m:bta = 0

. Lemme 3.1. Le sous-espace Sn,m Ut,nt, σn,m

de Sn,m engendr´e par les fonctions de la forme

fb−σn,m(u)f,b

(12)

o`u f ∈Sn,m et u∈Ut,nt est l’espace des fb∈Sn,m telles que suppfb∩A=∅,

D´emonstration. SurA,f−σb n,m (u)fbest, par (3.3), nul. R´eciproquement, soit fb 6= 0 nulle sur A et montrons que fb ∈ Sn,m Ut,nt, σn,m

. Le lemme sera d´emontr´e.

Pour tout m= a

b

∈ Mn,m, notonsαm le caract`ere d´efini par αm : Ut,nt→C

u7→ψ◦trd taub .

Pour tout m ∈ Mn,m\A, il existe um ∈ Ut,nt tel que αm(um)6= 1.

Pour m dans un voisinage I de m, on a par continuit´e αm(um) = αm(um)6= 1. Le support def, ´etant compact, il suffit de montrer que lab fonction caract´eristique 1I du voisinageIest de la formeFb−σn,m(u)Fb, pour F ∈Sn,m.

Puisque, αm(um) =αm(um)6= 1 on a que 1I est ´egal `a σn,m(u)1I `a une constante non nulle pr`es. Ainsi, Fb= 1α1

m(um)1I convient.

Ainsi la suite exacte courte (cf. [BZ1,§1.1.8])

0→S(M\A)→Sn,m → S(A)→0 fb 7→ fb|A

s’identifie `a

0→Sn,m Ut,nt, σn,m

→Sn,m→S(A)→0

et donc S(A), muni de l’action de M(t,nt) donn´ee par (3.2), s’iden- tifie au foncteur de Jacquet non normalis´e, d’o`u un isomorphisme de M(t,nt)-modules :

S(A)≃♯−rGt,nntn,m).

On a alors une filtration de♯−rGt,nntn,m) deM(t,nt)×Gm-modules : 0 =Sk+1 ⊂Sk⊂ · · · ⊂S1 ⊂S0 =♯−rt,nGntn,m),

o`u

Si =

fb∈S(A) :fb a

b

= 0 si rang (a)≤i−1

k = inf (t, m).

Chaque Si+1 est ouvert dans Si. La repr´esentation ♯−rt,nGntn,m) est donc compos´ee des repr´esentations

τi = Si/Si+1 0≤i≤k.

La suite exacte de M(t,nt)×Gm-modules (cf.[BZ1, §1.1.8]) 0→Si→ Si+1 →S(Ai)→0

(13)

o`u Ai = a

b

∈ Mn,m:bta = 0 et rang(a) =i

,nous montre que l’espace de τi est l’espace des fonctionsn

fb∈S(Ai)o

etM(t,nt)×Gm agit, via τi, sur cet espace par (3.2).

Maintenant on va appliquer le lemme 1.3, avecX=Ai etXl’ensem- ble des matrices de la forme

ai

0 ∗

, avec ∗ ∈ Mnt,mi. Le sta- bilisateur Ti dans M(t,nt)×Gm de X est le sous-groupe des (g, g)∈ Pti,i×Gnt×Pi,m itels queg51g1 = 1. ClairementM(t,nt)×Gm·X = Ai. Voyons que l’action deTi dansS(X) est isomorphe `aξt,i0 ⊗σnt,mi

o`uξt,i0 est le caract`ere deTi d´efini par ν(g0)mν(g)t, pour (g, g)∈Ti. Soient (g, g)∈Ti,x∈Snt,mi, et fb∈S(Ai). On a que

τi(g, g)fb

ai

0 x

=

= Z

Mt,m

f

g1

a 0 x

g

ψ◦trd

0 1i

0 0

a

da

= Z

Mt,m

f

g01ag 0 g11xg3

ψ◦trd

0 1i

0 0

a

da

= ν(g0)mν(g)t Z

Mt,m

f

a 0 g11xg3

ψ◦trd

0 g51g11

0 0

a

da

= ν(g0)mν(g)t Z

Mt,m

f

a 0 g11xg3

ψ◦trd

0 1i 0 0

a

da

= ν(g0)mν(g)tσnt,mi(g1, g3)f|b

ai

0 ∗

(x).

Proposition 3.2. La repr´esentationrGt,nntn,m)est compos´ee des repr´esentations τi, i= 0, . . . ,min{t, m}, o`u

τi ≃indMP(t,n−t)×Gm

t−i,i×Gn−t×Pi,m−it,i⊗ρi⊗σnt,mi), et o`u ξt,i est le caract`ere

ξt,i =













ν2m−n+t−i2 sur Gti

ν2m−n+2t−i2 sur Gi

ν2t sur Gnt

νm−2t+i2 sur Gi ν−2t+i2 sur Gmi.

D´emonstration. D’apr`es le lemme 1.3, ce qui pr´ec`ede implique que τi ≃(♯−ind)MTi(t,n−t)×Gm ξt,i0 ⊗σnt,mi

.

(14)

Induire de Ti `aM(t,nt)×Gm revient `a induire deTi `aPti,i×Gnt× Pi,mi et puis `aM(t,nt)×Gm. Or, l’induite

(♯−ind)PTit−i,i×Gnt×Pi,m−i ξt,i0 ⊗σnt,mi

est la repr´esentation ξt,i0 ⊗ρi⊗σnt,mi.

Ainsi, l’induite (♯−ind)MTi(t,n−t)×Gm ξt,i0 ⊗σnt,mi

est la repr´esentation (♯−ind)MP(t,nt)×Gm

t−i,i×Gnt×Pi,m−i ξt,i0 ⊗ρi⊗σnt,mi

.

Pour achever la proposition il ne nous reste qu’`a changer les induites et foncteurs de Jacquet non normalis´es en induites et foncteurs de Jacquet normalis´es. Ainsi

τi ≃δPt,n−t12 τi ≃indMP(t,n−t)×Gm

t−i,i×Gn−t×Pi,m−it,i⊗ρi⊗σnt,mi), avec

ξt,i =ν(g0)mν(g)tδP−12t−i,iδP−12t,n

tδP−12 i,m−i,

i.e. le caract`ere requis.

Avec les mˆemes arguments on calcule une suite de composition du foncteur de Jacquet rGt,mmt, agissant cette fois-ci du cˆot´e de Gm. Proposition 3.3. Soient t, i des entiers, 0< t≤m 0≤i≤inf{t, n}.

La repr´esentation rGt,mmtn,m) est compos´ee des repr´esentations τi, i= 0, . . . ,min{t, n} o`u

τi ≃indGn×M

(t,m t)

Pni,i×Pi,t−i ×Gmt σni,mt⊗ρi⊗ξt,i , et o`u ξt,i est le caract`ere

ξt,i =













ν2t−i2 sur Gni

νn+2t−i2 sur Gi ν−2n+m−2t+i2 sur Gi νm−2n−t+i2 sur Gti

ν2t sur Gmt. 4. Application

Soient π ∈ IrrGn, π ∈ IrrGm telles que π⊗π soit un quotient de σn,m. Soit r un entier positif. Pour toute repr´esentation cuspidale χ de Gr consid´erons l’eniter positif maximal a tel que π soit une sous- repr´esentation d’une repr´esentation de la forme

χ×χ× · · · ×χ×ρ,

o`u on a fait le produit de a fois la repr´esentation χ fois ρ, ρ´etant une repr´esentation irr´eductible de Gnra. Alors, par exactitude du fonc- teur de Jacquet, on a un entrelacement surjectif de rGra,nn ran,m) dans

(15)

rra,nGn ra(π)⊗π d’o`u un entrelacement non nul de rGra,nn ran,m) dans χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π.

D’apr`es 3.2, il existe alors i∈ {0, . . . , ra}tel que Hom (τi, χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π)6= 0.

Lemme 4.1. Les seuls τi qui peuvent avoir des quotients de la forme ci-dessus sont τra et τra1 et, si χ6=ν2m−n+12 seul τra peut en avoir.

D´emonstration. En effet, supposons que

Hom (τi, χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π)6= 0.

Cela signifie, par d´efinition de τi, Hom

indMP(ra,n−ra)×Gm

rai,i×Gn−ra×Pi,m ira,i⊗ρi⊗σnra,mi), χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π

6= 0 et, par (1.2),

Hom

ξra,i⊗ρi⊗σnra,mi, rMPra(ra,nra)×Gm

i,i×Gn−ra×Pi,m i(χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π) 6= 0, d’o`u

Hom

ξra,i⊗ρi⊗σnra,mi,

rGPra−i,ira (χ×χ× · · · ×χ)⊗ρ⊗rGPm

i,m−i) 6= 0, et donc

Hom

ξra,i|Grai, rGPra−i,ira (χ×χ× · · · ×χ)|Grai 6= 0, Ainsi, on trouve finalement

Hom

ν2mn+ra

i

rai 2 , χ×χ× · · · ×χ 6= 0.

Par l’unicit´e du support cuspidal, il faut alors que supp

νra2m−n+ra−ii2

={χ, . . . , χ}

et donc, ou bien i=raou bien i=ra−1 et χ=ν2m−n+12 . Ainsi on se retrouve avec deux cas :

Cas A, Hom (τra, χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π)6= 0,

Cas B, Hom (τra1, χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π)6= 0 et χ=ν2m−n+12 . Examinons successivement les diff´erents cas du lemme plus haut (le cas B sera trait´e dans la section 9).

Cas A Supposons d’abord Hom (τra, χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π) 6= 0 (ce qui arrive, en particulier, d’apr`es le lemme pr´ec´edent, pour χ dis- tinct de ν2m2n+1)

(16)

Alors, Hom (τra, χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π) 6= 0, s’´ecrit, d’apr`es la proposition 3.2

Hom

indMM(ra,n−ra)×Gm

(ra,n−ra)×Pra,m−rara,ra⊗ρra⊗σnra,mra), χ×χ× · · · ×χ⊗ρ⊗π

6= 0

ce qui implique, par d´efinition de ξra,ra que Hom

indGPm

ra,mrara⊗σnra,mra),

νn−m2 χ×νn−m2 χ× · · · ×νn−m2 χ⊗ν−ra2 ρ⊗νra2 π 6= 0

d’o`u, par le lemme [MVW, 3.II.3], Hom

indGPm ra,m−ra

νm−n2 χe× · · · ×νm−n2 χe⊗νra2 σnra,mraν−ra2 , ρ⊗π

6= 0.

Soit b ≥ 0 maintenant maximal tel qu’il existe une repr´esentation irr´eductible ρ de Gmrb avec π quotient de

νm−n2 χe× · · · ×νm−n2 χe×ρ

o`u on a fait le produit de b fois la repr´esentation νm−n2 χ.e

Ceci ´equivaut, par le corollaire 1.2 au fait queπ soit sous-module de ρ×νm−n2 χe× · · · ×νm−n2 χ,e

o`u on a fait le produit de b fois la repr´esentation νm2nχ.e

Par (1.1), on a un homomorphisme non trivial de rGmmrb,rb) dans ρ ⊗νm−n2 χe× · · · ×νm−n2 χe d’o`u, par conjugaison, un homomorphisme non trivial de rGrb,mm rb) dansνm2nχe× · · · ×νm2nχe⊗ρ.

D’un autre cˆot´e, le foncteur de Jacquet ´etant exact, on a un mor- phisme surjectif dans

Hom

rGrb,mm rb◦indGPm ra,m−ra

νm−n2 χe×. . .×νm−n2 χe⊗νra2 σnra,mraν−ra2 , ρ⊗rGrb,mm rb)

,

qui, compos´e avec l’homomorphisme non trivial pr´ec´edent derGrb,mm rb) dans νm2nχe× · · · ×νm2nχe⊗ρ, montre que

Hom

rGrb,mm rb◦indGPm ra,m−ra

νm−n2 χe×. . .×νm−n2 χe⊗νra2 σnra,mraν−ra2 , ρ⊗νm−n2 χe× · · · ×νm−n2 χe⊗ρ

6= 0.

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