HAL Id: jpa-00237211
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Submitted on 1 Jan 1876
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Sur la composition optique des mouvements vibratoires rectangulaires de période et de phase quelconques
A. Mercadier
To cite this version:
A. Mercadier. Sur la composition optique des mouvements vibratoires rectangulaires de période et de phase quelconques. J. Phys. Theor. Appl., 1876, 5 (1), pp.309-316.
�10.1051/jphystap:018760050030901�. �jpa-00237211�
309 L’accord de ces deux nombres est aussi
complet
que le compor-tent les incertitudes de
l’observation,
tout aussi bien que cellesqui
existent sur la valeur même de la constantethéorique adoptée.
Irradiation. -
L’explication
de tous les faits d’irradiation sé- rieusement établis et cités dans les Mémoires de 1 1. Plateau et de M. Baden Powell découle immédiatement de la théoriequi pré-
cède.
Observée à l’oeil nu, c’est-à-dire avec une lunette de
très-petite
ouverture, une surface
limitée,
laissée en blanc sur un fondnoir,
doit nous sembler
plus grande
que la mêmesurface,
laissée en noirsur un fond blanc.
Ces différences
deviennent,
aucontraire,
insensibles si l’on se sert d’une lunette d’assezgrande
ouverture; l’0153il apris
alors unrôle différent : au lieu de fonctionner comme
lunette,
il est devenuune
portion
dusystème
oculaire d’une lunettecomposée, qui
apour ouverture l’ouverture de
l’objectif employé.
SUR LA COMPOSITION OPTIQUE DES MOUVEMENTS VIBRATOIRES RECTANGU- LAIRES DE PÉRIODE ET DE PHASE QUELCONQUES;
PAR M. A. MERCADIER.
L’appareil qui
va êtredécrit,
etqui
est construit par M.Duboscq,
est destiné à montrer les
figures
résultant de lacomposition
de pa- reils mouvements, c’est-à-direprincipalement
à faire lesexpériences classiques
de M.Lissajous,
en yajoutant
les deuxpoints
suivants.En
premier
lieu onpeut,
avec deuxdiapasons seulement, produire
les
figures représentatives
de tous les intervallescompris
entre l’u-nisson et l’octave et les rendre absolument
fixes pendant
tout letemps qu’on veut.
Ensuiteon peut,
pour un intervallequelconque correspondant
à unrapport
depériodes T’ T, produire
à volonté etrendre fixe
chaque figure
relative à cerapportT’ T
et ii utiedi érence
dephase quelconque.
Cesfigures
d’ordinaire seproduisent,
onle
sait,
toutessuccessivement,
parce que, engénéral,
lerapport
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018760050030901
3I0
T’ T
n’est pascompleten1ent
atteint ouqu’il
estlégèrement de passe;
l’une d’elles se
produit
auhasard,
si lerapport T’ T
est exact,quand
on fait vibrer les corps sonores à l’aide des moyens ordinairement
employés,
Lels que le choc ou le frottement.I.
L’appareil
se compose de deuxdiapasons,
du genre de ceux quej’ai déjà
décrits sous le nomd’électro-diapasons,
et dont lemouvement
produit
par un courant et un électro-aimant s entre- tientautomatiquement. (Voir
Journal clePhysique:1
t.II,
p.35o.)
Les fig.I
et 2représentent
l’un de ces instruments.F’ig. i .
Fîg.2.
1° Les
pièces
formant ledispositif électridme
sont :Un électro-aimant E à fil gros
permettant rempli
d’éléments depiles énergiques
comme des éléments au bichromate dehotasse
à double zinc(deux
ou trois éléments entension),
ou des éléments Bunsen. Il est fixé entre les branches del’élec-Lro-diapason
à unedistance de 3
on 4
millimètres dechaque côté,
pourqu’on puisse
donner à ces branches une
ampli tude
deIt
ou 5millimètres,
et surun
support
solide àpieds
munis de vis calantes. L’un des bouts du fil de cet électro-aimantcommunique
avec lediapason
en unpoints ;
l’autre bout
communique
à l’aide d’un boutonb,
à l’un despôles
de la
pile.
Unstyle s,
en fild’argent
d’environomm, 5
dediamètre,
est fixé au
diapason
par une vis.Un buttoir
f métallique,
relié à l’autrepôle
de lapile , peut
avoir des formesdiverses,
à la condi tion depouvoir
êtreapproché graduellement
du style. La formeindiquée
surla ligure
donne debons résultats. C’est un gros fil
d’argent f
de i millimètre de dia- mètreenviron,
soudé à une vis v dont l’écrou est fixé à uneglis-
sière à
laquelle
une vis v’peut
donner un mouvement horizontal.Cette dernière vis
permet d’appuyer
lebuttoir f
contre lestyle :
lavis v
permet
de faire varier lepoint
de contact de ces deuxpièces
sans
changer
leurpression mutuelle,
cequi
est nécessaire pourpré-
venir les effets de leur usure et de leur
oxydation.
On voit que,
l.orsclue f
et s setouchent,
le courant passe et animcl’électro-aimant;
les deux branches de l’instrument serapprochent,
mais le courant cesse aussitôt pour se rétablir
après
la durée d’unepériode quand le stvle revient alors,
en vertu de l’élasticité del’acier,
toucher le
buttoir,
e t ainsi de suite : le mouvement es t entretenuainsi
a utomatiquement
par le passage dans l’électro-aimant d’uncourant à
chaque périodc.
Il seproduit
d’ailleurs àchaque
fois uneétincelle d’induction verte, dont la
présence
dans l’obscurité sert à contrôler larégularité
de la marche del’appareil,
etpermet
même de le mettre ou remettre en marche sans avoirbesoin,
à larigueur
de voir ni le buttoir ni le
style.
2° Le
dispositif optique
del’appareil
se compose d’un imiroir en acierpoli
ou en verreargenté
0 vissé soit audiapason lui-nlên1e,
soit à un mon tant en cuivre t semblable à celui de t’ de la
fig. 2,
et sur
lequel
on fait tomber un faisceau lumineux à la manière ordinaire.3° Une troisième série de
pièces
est destinée à faire varier à vo-lonté la
période
de l’instrument. Les unes la font varierrapidement.
pendant
que le mouvement estarrêté, lorsqu’on
veut passer d’unefigure acoustique
à une autre; ce sont des massesprisnlatiques
encuivre
remplies
deplomba M,
fixées par un bouchon à vis ou même soudées à un curseur c,qui permet
de les faireglisser
sur les bran-3I2
ches le
long
d’unegraduation
en millimètres et de les fixer à uneposition quelconque.
Onpeut
donner à ces masses, sans inconvé-nient,
despoids
de 500 ou 600 grammes . On détermine aisémentces
poids
defaçon qu’en
lestransportant
de l’extrémité dudiapason
au
voisinage
du talon lapériode
varie dusinple
au double.Une dernière
pièce permet
de faire varier lapériode
très-lente-ment et, ce
qui
esttrès-important,
sar2s arrêter le mouvement del’instrument. C’est une vis V en acier à double filet dont le pas est de i
millimètre,
et dont l’écrou t’ en cuivre est vissé à la branche dudiapason,
commel’indique la fig.
2. La tête de cette visporte
des cames en cuivre
A, B, l,
K(fi-. 3)
et unepetite
masse enFig. 3.
plomb
m pour augmenter sonpoids.
L’écrou de la vis est fendu etun bouton v"
permet
de le serrersuffisamment
pour quependant
le mouvement du
diapason
iln’y
ait pas deballotage qui empêche-
rait ce mouvement, mais pour
qu’on puisse néanmoins,
enfrappant
. les cames’avec un
petit
marteau ou avec ledoigt,
faire avancer oureculer la vis et la masse m, sans arrêter le mouvement. Par
suite,
en
déplaçant
ainsi le centre deghavi té
dusystème,
onpeut
en faire varier lapériode, l’augmenter
si in marche vers ladroite,
la dimi-nuer si fn marche vers la
gauche.
On arrive ainsiurès-aisémenu,
avec un peu
d’exercice,
àchanger
pardegrés
insensibles lapériode
du mouvement vibratoire sans l’arrêter et même sans en
changer
notablement
l’amplitude.
II.
Supposons
maintenant un seconddiapason identique
au pre- mier sauf les masses, etréglé
de telle manière que, les masses dupremier
étant reculées autant quepossible,
les deux instruments soient à l’unisson. En outre, le second estdisposé
defaçon
que leplan
de sa vibrationpuisse
être horizontal ou vertical.Lajig. 4
in-dique
une desdispositions qu’on peut adopter
à cet effet. Lediapa-
son est monté sur une
planchette
PP’ mobile autour d’une charnièreN
placée
sur lesupport
àpoids SS’,
et cetteplanchette
peut être maintenue dans un azimutquelconque
à l’aide d’un arc de cercleen cuivre R et d’une vis de
pression
H.Fjff. 4.
Le
diapason
n° 2 étant horizontal et mis envibration,
si l’on fait mouvoir lepremier après
avoir reculé les masses1B1,
on pourra faire alors lesexpériences qui
montrent l’interférence des mouvementsvibratoires
parallèles.
Lediapason
n° 2 étantplacé verticalement,
on voit
qu’on
pourra montrer lacomposition
de deux mouvementsvibratoires
quelconques,
dont lerapport Tr des périodes
est com-
pris
en tre i et 2..A cet
effet,
en faisant mouvoir les massesJVI,
on arriverarapide-
ment à
produire
la formegénérale
de lafigure optique
caractéris-tique
de l’intervalleT’ T cherché; mais,
à moins de tomberjuste
surcet
intervalles,
cequi
n’arrive pour ainsi direjan1ais,
on n’obtien-dra d’abord
qu’un
intervalleplus
ou moinsapproché
deT’ T.
Oron sait
qu’alors,
T et T’étant les durées despériodes
exactes desdeux mouvements, et
les
équations
de la courbe du mouvementrésultant;
si par le dé-placement
des masses M on arrive à unepériode
Tl’ très-voisine de3I4
T’,
les choses sepassent
comme si la courbe du mouvement ré- sultant éta it la même que celle quereprésentent
leséquations (i)
avec une
phase o
variable avec letemps.
On voit alors se succéder d une manière continue une série decourbes, correspondant
auxéquations (1),
danslesquelles j prendrait
toutes les valeurs succes-sives de zéro à r, et
qu’on
peut considérer comme le résultat de la déformation continue de l’unequelconque
d’entreelles, qui
sereproduit périodiquement
au bout d’untemps qu’on peut appeler,
pour
abréger
lapériolle
dedéformation.
,On
reconnaîtra doncqu’on
arrive à une valeur Tf1 de lapériode
du
diapason
n° 1 voisine de T’lorsqu’on
apercevra cesfigures
suc-cessives,
etplus
lapériode
de déformation seralongue, plus
T"sera
rapproché
de T’.C’esL alors que,
après
avoir fixé les massesM,
onpeut
faire usage de la vis à cames V. Sans arrêter le n20uvenlent, on fait mouvoircette vis par
petits
chocsbrusques
et l’on arrive alors àallonger
peu à peu la durée de lapériode
dedéformation,
defaçon à rapprocher
Tf1 de T’ autant
qu’on
le veut et à obtenir une courbe résultante de l’une des formescaractéristiques
de l’intervalle T’ Tr
considéré,
cette courbe conservant une
grande
frxité.111.
On peut
allerplus loin,
et résoudrecomplètement
leproblèmes
suivant : produire la courbe résultant de la
composition
de deuxInOllVClnents rie
péi-io(les
T et T’ et d’unedifférence
dephase
deler-minéf
~’,
el la Inainlenirfixe.
En
effet,
supposonsqu’on
soitarrivée
à l’aide des moyens de ré-glage
ci-dessusindiqués,
àproduire
l’une des formes de la courbecaractéristique
de l’intervalleT’ T
avec unepériode
de déformationassez
longue.
Ils’agit
enquelque
sorte ci’ arrêter le mouvement de déformation à la courbequi correspond
à la différence dephase 9’
et de lllaintenir cette courbe.
Puisque,
dans les circons tances où l’on se trouveplacé,
une va-riation
très-petite
depériode
de l’un des mouvements vibratoires revient à une variation de la différence entre saphase
et celle del’aulre Inouven1ent, il doit suffire pour résoudre la
question pré-
cédente de
pouvoir
faire varier lapériode
de l’un des mouvementsbrusquement,
au moment où la variété de courbe où l’on veuts’arrêter se
présente,
et de Inaintenir à cettepériode
sa nouvelle va-leur.
Or on
sai t, et je
l’ai démontrérigoureusement
dans un Mémoire inséré récemment dans ce Journal(voir
t.V,
p. 206 etsuiv.?,
que laJJériode
d-’itil mouvement vibratoire dontl’amplitude
est assezgrande allg17zenle
oit diminue avecCette
vahiation estextrêmement
faible,
il estvrai;
mais leprocédé optique
de compo-sition des mouvements vibratoires est assez sensible pour la 111ettre
. nettement en évidence. On
n’a,
pour s’enconvaincre, qu’à
sup-primer
le courant de lapile qui
anime l’un desélectro-diapasons
en
expérience :
sonamplitude
dininuegraduellement,
et l’on voitimmédiatement varier la vitesse de
déformation
de lacourbe,
cequi
prouve une variation depériode correspondante.
On est ainsi
ramenée
pour résoudre laquestion posée, à
modifierbrusquement l’an1plitllde
de l’un des mouvements, dès que sepré-
sente la courbe
denlandée,
et à maintenirl’amplitude correspondant
à la valeur de la
période qui
convient à cette variété de courbe.Il y
aplusieurs
moyens de faire varier ce tteamplitude :
onpeut
faire varier l’intensité de lapile
de l’un desélectro-diapasons ;
onpeut aussi,
cequi
revient au mêmed’ailleurs,
faire mouvoir l’élec- tro-ailnant E(fig. i)
dans uneglissière,
defaçon à l’éloigner
ou àle
rapprocher
de l’cxtrémité des branches del’instrument;
mais cesmoyens sont
insuffisants,
parcequ’ils
nepermettent
pas dechanger
siibiteine7it, brusquement, l’anlpliLude.
Un moyenplus simple
etefficace consiste à exercer sur l’une des branches de l’instrument
une
pression graduée,
soit avec ledoigt,
soit avec une vis dont la tête est couverte d’unfragment
de tube ou d’unhémisphère
encaoutchouc.
L’expérience
prouvequ’en
effet on fait ainsi varier immédiate-ment la vitesse du mouvement de déformation des courbes acous-
tiques. Seulement,
pour arriver au but àatteindre,
il faut savoir si lediapason
dont on a à faire varierl’an1p!itude
est en avance ou enretard,
s’il faut diminuer ouaugmenter
sapériode
et par suite sonamplitude.
Cela est aisé àreconnaître, d’après
cequi
vient d’être dit. Eneffet, si,
en exerçant unelégère pression
sur l’un des dira- pasons, larapidité
de la déformation de la courbe augmente, c’est que le désaccord des deuxdiapasons
augmente par cettepression,
c’est-à-dire par cette diminution
d’amplitude;
cetteamplitude
est3I6
donc
déjà trop petite
et lediapason
vadéjà trop
vite. En ce cas, onpeut
ou bienagir
sur l’autrediapason,
ou bien ralentir lepremier
en
agissant
sur la vis à camesV, jusque
ce que lapression
ralen-tisse le mouvement de déformation de la courbe : on
peut toujours
arriver à ce résultat.
Dès lors voici comment il faut
agir. Lorsque
l’un desdiapasons
est ainsi
réglé
et que, par suite du mouvement lent dedéformation,
on est arrivé à la variété de courbe
correspondant
à la différence dephase y’ donnée,
on presse lediapason
defaçon
à arrêter le mou-vement de
déformation,
et il suffit alors de maintenir unepression
convenable
(et
par suite uneamplitude
et unepériode convenables)
pour que la courbe obtenue restc fixe.
Tels sont les
principaux
résultatsauxquels
cet instrument per-met d’arriver. Je dois
ajouter
que, s’ils’agit
de montrer la compo-- sition des mouvements relatifs aux intervalles musicaux lesplus simples
seulement :unisson,
octave,sixte, duinte, quarte,
tiercesmajeure
etn1ineure,
il suffit deprendre
desdiapasons
correspon-dant,
sans masses, àl’at2 (I28 périodes
ou vibrations doubles parseconde).
Si l’on. veut allerplus loin,
etopérer
sur des intervalles de formeplus complexe
que la tiercemineure,6 5,
on lepeut
sansdoute;
mais la netteté desfigures optiques
se trouve alors altérée par unphénomène
accessoire dontje
neparlerai
pas en ce momen.t,et il faudrait alors se servir de
diapasons plus aigus
pour avoir des courbes d’une netteté suffisante.Après
lesexplications précédentes,
ilparaîtra
d’ailleurs inutile d’insister sur laprécision qu’on peut
obtenir avec un électro-dia- pason comme celuiqui
a été décrit enl’employant
comme tono-mètre,
dans l’intervalle d’une octave et même deplusieurs
octaves.On
voit,
eneffet, qu’on peut
le mettre aisément, avec unejustesse
en
quelque
sorte sanslimites,
àl’unisson,
ou à l’octave ou à ladouble octave d’un corps sonore
quelconque,
pourvuqu’on puisse
fixer à la surface de ce dernier un