Etude des points stationnaires de la courbe paramétrée :
( ) ( ) ( )
( )
2 2
1 cos sin :
sin cos
x t t t
t t
y t t t
γ γ = +
6 =
Analyse
Il s’agit d’une courbe paramétrée définie en coordonnées cartésiennes.
Dans ce qui suit, nous désignerons par Γ la courbe représentative du graphe de γ.
On a facilement la condition donnant x t'
( )
= y t'( )
=0. Pour déterminer la nature des points ainsi obtenus, on cherche classiquement le vecteur tangent et le premier vecteur dérivé indépendant du vecteur tangent.Résolution
On a :
( ) ( )
( )
( )
( )
2
2 2
2 2
2
' 2 sin cos sin 1 cos cos
cos 2 sin 1 cos cos 2 2 cos 1 cos cos 3cos 1
x t t t t t t
t t t
t t t
t t
= − × + + ×
= − + +
= − + + +
= −
et :
( ) ( )
( )
( )
( )
2
2 2
2 2
2
' 2 sin cos cos sin sin
sin 2 cos sin sin 2 cos 1 cos sin 3cos 1
y t t t t t t
t t t
t t t
t t
= × + × −
= −
= − +
= −
On résout alors :
( ) ( )
' 0
' 0
x t y t
⎧⎪ =
⎨ =
⎪⎩
On a :
( ) ( )
( )
( )
2
2 2
2
cos 3cos 1 0
' 0 1
3cos 1 0 cos
' 0 sin 3cos 1 0 3
t t
x t
t t
y t t t
⎧ − =
⎧⎪ = ⇔⎪ ⇔ − = ⇔ =
⎨ = ⎨ − =
⎪ ⎪
⎩ ⎩
Combien de points stationnaires obtient-on ainsi ?
Les fonctions x et y sont 2π−périodiques. On peut limiter l’étude de l’arc à l’intervalle
[
−π π;]
.Ensuite, en tenant compte du fait que les fonctions sinus et cosinus sont respectivement impaire et paire, on a facilement, pour tout t réel :
( ) ( )
( ) ( )
x t x t
y t y t
− = −
⎧⎪⎨ − =
⎪⎩
On peut donc limiter l’étude de l’arc à l’intervalle
[
0 ;π]
(on obtiendra la branche de l’arc correspondant aux variations de t dans l’intervalle[
−π; 0]
en effectuant une symétrie axiale par rapport à l’axe des ordonnées).Pour tout réel t, on a par ailleurs : sin
(
π− =t)
sint et cos(
π − = −t)
cost. Il vient alors :( ) ( )
( ) ( )
x t x t
y t y t
π π
⎧⎪ − =
⎨ − = −
⎪⎩
On peut donc limiter l’étude de l’arc à l’intervalle 0 ; 2
⎡ π⎤
⎢ ⎥
⎣ ⎦ (on obtiendra la branche de l’arc correspondant aux variations de t dans l’intervalle ;
π π2
⎡ ⎤
⎢ ⎥
⎣ ⎦ en effectuant une symétrie axiale par rapport à l’axe des abscisses).
Dans l’intervalle 0 ; 2
⎡ π⎤
⎢ ⎥
⎣ ⎦, on a : 2 1 1 2
cos cos sin
3 3 3
t= ⇔ t= ⇔ t= et cette équation n’admet qu’une solution que nous notons t0. Comme 0 1 0 0
cos cos 0 et sin 0
t = 3⇒ t ≠ t ≠ , le
point stationnaire ainsi obtenu n’appartient pas aux axes de coordonnées. On en déduit, par symétrie, que l’arc admet un total de 4 points stationnaires. Puisque l’intégralité de la courbe est obtenue via des symétries axiales, on en déduit également que ces points sont de même nature.
Nature des points stationnaires obtenus ? On a :
( ) ( ) ( )
( )
( )
2
2 2
2
'' sin 3cos 1 cos 6 sin cos
sin 3cos 1 6 cos sin 9 cos 1
x t t t t t t
t t t
t t
= − − + −
= − − +
= − −
et :
( ) ( ) ( )
( )
( )
( )
2
2 2
2 2
2
'' cos 3cos 1 sin 6 sin cos cos 3cos 1 6 sin
cos 3cos 1 6 6 cos cos 9 cos 7
y t t t t t t
t t t
t t t
t t
= − + −
= − −
= − − +
= −
D’où :
( ) ( )
( ) ( )
2
0 0 0 0 0
2
0 0 0 0 0
'' sin 9 cos 1 sin 9 1 1 2 sin
3
'' cos 9 cos 7 cos 9 1 7 4 cos
3
x t t t t t
y t t t t t
⎧ = − × − = − × × − = −⎛⎜ ⎞⎟
⎪⎪ ⎝ ⎠
⎨ ⎛ ⎞
⎪ = × − = × × −⎜ ⎟= −
⎪ ⎝ ⎠
⎩
On a donc 2 2
(
0 0)
OM 2sin ; 4 cos 0
d t t
dt − − ≠
JJJJG
G. Il s’agit du premier vecteur dérivé non nul.
Puisqu’il correspond à un ordre de dérivation pair, les points stationnaires obtenus sont des points de rebroussement.
On a alors :
( ) ( )
( ) ( )
( )
( )
( )
2
2
2 2
2 2
2
''' sin 9 cos 1
cos 9 cos 1 sin 18sin cos cos 9 cos 1 18sin
cos 9 cos 1 18 18 cos cos 27 cos 19
x t t t
t t t t t
t t t
t t t
t t
= − −
= − − − −
= − − −
= − − − +
= − −
et :
( ) ( )
( ) ( )
( )
( )
2
2
2 2
2
''' cos 9 cos 7
sin 9 cos 7 cos 18sin cos sin 9 cos 7 18 cos
sin 27 cos 7
y t t t
t t t t t
t t t
t t
= −
= − − + −
= − − +
= − −
D’où :
( ) ( )
( ) ( )
2
0 0 0 0 0
2
0 0 0 0 0
''' cos 27 cos 19 cos 27 1 19 10 cos
3
''' sin 27 cos 7 sin 27 1 7 2 sin
3
x t t t t t
y t t t t t
⎧ = − − = − ×⎛⎜ × − ⎞⎟=
⎪⎪ ⎝ ⎠
⎨ ⎛ ⎞
⎪ = − − = − ×⎜ × − ⎟= −
⎪ ⎝ ⎠
⎩
On a donc 3 3
(
0 0)
OM 10 cos ; 2sin 0
d t t
dt − ≠
JJJJG
G
. Il s’agit du deuxième vecteur dérivé non nul.
On a :
2 3
0 0 2 2 2
0 0 0
2 3
0 0
2 sin 10 cos
OM OM
det ; 4 sin 40 cos 4 36 cos 4 12 16
4 cos 2 sin
t t
d d
t t t
t t
dt dt
⎛ ⎞ −
= = + = + = + =
⎜ ⎟ − −
⎝ ⎠
JJJJG JJJJG
Les vecteurs
2 2
OM d
dt JJJJG
et
3 3
OM d
dt JJJJG
étant non colinéaires et
3 3
OM d
dt JJJJG
correspondant à un ordre de dérivation impair, on en déduit finalement que les points de rebroussement sont des points de rebroussement de première espèce.
Coordonnées des points rebroussement
On a : 0 1
cos 3
t = et 0 2
sint = 3. D’où :
( )
0(
2 0)
01 2 4 2 4 2
1 cos sin 1
3 3 3 3 3 3
x t = + t t = +⎛⎜⎝ ⎞⎟⎠× = × =
( )
0 2 0 02 1 2
sin cos
3 3 3 3
y t = t t = × =
On a donc le point 4 2 2
A ;
3 3 3 3
⎛ ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎝ ⎠. Par symétrie, on obtient les points 4 2 2
B ;
3 3 3 3
⎛ − ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎝ ⎠,
4 2 2
C ;
3 3 3 3
⎛− − ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎝ ⎠ et 4 2 2
D ;
3 3 3 3
⎛− ⎞
⎜ ⎟
⎜ ⎟
⎝ ⎠.
Résultat final
La courbe paramétrée γ définie par :
( ) ( ) ( )
( )
2
2
1 cos sin :
sin cos
x t t t
t t
y t t t
γ γ = +
6 = admet quatre points
de rebroussement de première espèce.
Complément
En guise de complément, nous fournissons ci-dessous une représentation graphique de Γ.
x
-1.2 -1 -0.8 -0.6 -0.4 -0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
y 1
0.8
0.6
0.4
0.2
0
-0.2
-0.4
-0.6
-0.8
-1
A
B C
D
x(t) = ( 1 +cos2(t) )sin(t) y(t) =sin2(t)cos(t)