• Aucun résultat trouvé

EVACOM LATIN 9

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "EVACOM LATIN 9"

Copied!
10
0
0

Texte intégral

(1)

EVACOM LATIN 9e O1 / Ier semestre 2008-2009

Cycle d’orientation – GRLA/SEC/LH/JLC/ns 11 décembre 2008

Durée : 95 minutes

Nom : ____________________________ Prénom : ____________________________

Cours (Classe) : __________________________ Collège : ____________________________

Signature des parents : ______________________________ Points : ________ / 91

Champ (langue) : Salvete I, jusqu’à la leçon 34 ;

Champ de civilisation : « Orphée et Eurydice », brochure 9e fasc. I, pp. 22-23 + « J’ai perdu mon Eurydice », Salvete I, p. 182 version 2.

Aristée et Protée, S. Slotz, XVIIIe siècle, parc de Versailles

(2)

2

I. VERSION Aristée et ses abeilles

Aristée était un berger qui élevait des abeilles. Mais un jour, toutes ses abeilles moururent mystérieusement. Il demanda alors à sa mère, Cyrène, une nymphe marine, ce qu’il devait faire.

Cyrène lui conseilla d’aller voir Protée, un devin aux pouvoirs extraordinaires, qui gardait les troupeaux de phoques de Neptune. Lui seul saurait expliquer la maladie de ses abeilles et en trouver le remède.

Cyrene multa consilia filio dedit et haec verba ei dixit :

« Clarus vates, Proteus nomine, qui Neptuni phocas custodit, tibi aderit. Ipsa iter ad eum tibi monstrabo. Sed cave Proteum ! Non libenter verba facit. Quamquam senex est, eum vinculis capere debebis, si consilium ab eo petes. Nec dolo nec lacrimis flectetur. Dei enim Proteo donum dederunt : ei jus est se in varias species transformare ; ille aut sus horridus est aut saeva tigris aut squamosus draco aut fulva leaena. Itaque homines magno timore capiuntur, cum ad senem accedunt. Sed tu, mi fili, noli timere ! Vincula solide tene et mox iterum Proteum ipsum videbis ; tum vatem de apium tuarum morte rogabis et is tibi respondebit. »

Cyrène conduisit alors son fils à l’endroit où vivait Protée. Caché derrière un rocher, Aristée aperçut le devin qui était assis au milieu des phoques et les comptait, comme autrefois les bergers des montagnes contrôlaient leurs troupeaux.

Aristaeus paulisper exspectavit et mox sensit Proteum dormire. Statim audax juvenis in senem ruit et eum vinculis ligavit. Quamquam vates in multas miras res se transformabat, animus tamen Aristaeo non defuit. Tandem Proteus fessus juveni dixit : « Vincor ! Quid scire cupis ? » « Scire cupio, inquit Aristaeus, omnium apium mearum mortis causam. »

Protée raconta alors l’origine des problèmes d’Aristée : le jeune berger avait involontairement causé la mort d’une jeune fille en la poursuivant sur la rive d’un fleuve. Cette jeune fille s’appelait Eurydice. Orphée, son mari, et les nymphes des bois, ses anciennes compagnes, se vengeaient sur les abeilles d’Aristée. Ce dernier devait alors offrir un sacrifice à Orphée, aux nymphes et à Eurydice pour les apaiser et ainsi voir le retour de ses abeilles. Aristée suivit ses conseils et retrouva ses protégées.

Traduction de la version

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

(3)

3

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

__________________________________________________________________________

Traduction correcte / 60 pts Orthographe / 2 pts Expression française / 4 pts

(4)

4

II. CIVILISATION Orphée et Eurydice

Comme tu l’as lu dans l’exercice précédent, Protée explique les malheurs d’Aristée par la triste histoire d’Orphée et d’Eurydice. Lis les extraits ci-dessous et réponds aux questions posées, en t’aidant de ce que tu as lu chez Ovide.

Voici les mots que le devin prononça :

« C'est une divinité qui te poursuit de sa colère : tu paies pour une faute grave ; ce châtiment, c'est Orphée, dans son malheur immérité, qui l’appelle sur toi, à moins que les Destins ne s'y opposent, et qui venge cruellement la perte de son épouse.

Tandis qu'elle te fuyait en se précipitant le long du fleuve, la jeune femme – et elle allait en mourir – ne vit pas devant ses pieds une hydre monstrueuse qui habitait les rives dans l'herbe haute.

[…]

Et Orphée, pour apaiser sur la lyre sonore son douloureux amour, il te chantait, douce épouse, seul sur le rivage désolé, il te chantait quand venait le jour, il te chantait quand le jour mourait.

Il entra même aux gorges du Ténare, portes profondes de Dis, et dans le bois obscur à la noire épouvante, et il aborda les Mânes, leur roi redoutable, et ces cœurs qui ne savent pas s'attendrir aux prières humaines.

[…]

Déjà, revenant sur ses pas, il avait échappé à tous les périls, et Eurydice lui était rendue et remontait vers les airs en marchant derrière son mari (car telle était la loi fixée par Proserpine), quand une folie soudaine s'empara de l'imprudent amant – folie bien pardonnable, si les Mânes savaient pardonner ! Il s'arrêta, et juste au moment où son Eurydice arrivait à la lumière, oubliant tout, hélas ! et le cœur vaincu, il se tourna pour la regarder. Sur-le-champ tout son effort fut anéanti, et son pacte avec le cruel tyran fut rompu, et trois fois le tonnerre se fit entendre aux étangs de l'Averne. »

Virgile, Géorgiques IV, vers 453 et suivants

(5)

5

1. À la fin du premier passage, Protée parle d’une hydre monstrueuse. Il s’agit : (coche la bonne réponse)

 d’une lionne

 d’un poisson

 d’un serpent

 d’un lézard venimeux

/ 1 pt

2. Le devin parle des gorges du Ténare.

Explique de quel endroit il s’agit, en utilisant une phrase ou un synonyme.

____________________________________________________________________ / 1 pt

3. Il est ensuite question d’un roi redoutable. Comment s’appelle-t-il ?

____________________________________________________________________ / 1 pt

4. Au début du troisième passage, Orphée remonte avec Eurydice. Comment a-t-il pu obtenir cette permission extraordinaire ?

________________________________________________________________________

________________________________________________________________________

____________________________________________________________________ / 1 pt

5. Dans ce troisième passage, il est question de Proserpine. Qui est-ce ?

____________________________________________________________________ / 1 pt Si tu écris son nom grec, celui que tu as lu chez Ovide, tu gagneras un point de bonus :

____________________ / +1 pt

6. À la fin du troisième passage, on parle d’un pacte rompu.

Quelle conséquence cela a-t-il pour Orphée ?

________________________________________________________________________

____________________________________________________________________ / 1 pt

(6)

6

III. PASSIF Complète le tableau suivant en t’inspirant de l’exemple.

ACTIF PASSIF TRADUCTION du PASSIF

exemple : eludo eludor je suis trompé

(ou : on me trompe)

1. appellabas 2. vincemus 3. accusant 4. tenetis

/ 8 pts IV. VOCABULAIRE

Lis le texte ci-dessous et repère les fautes d’orthographe soulignées.

Corrige-les en t’aidant du vocabulaire latin que tu connais, comme dans l’exemple qui t’est donné.

Jeanne se sentait trensportée de joie : finie la dissipline, fini le labbeur incessant ! Elle allait enfin pouvoir faire preuve d’hégoïsme et prendre du temps pour elle ! Quel étrange santiment !

Dans le tableau ci-dessous figurent une des fautes du texte et sa correction.

Procède de la même manière pour les quatre fautes restantes.

faute orthographe correcte mot latin

exemple : labbeur labeur labor, oris m.

(ou : laboro, as, are, avi, atum)

1. trensportée 2. dissipline 3. hégoïsme 4. santiment

/ 5 pts

(7)

7 V. RÉFLÉCHIS / NON RÉFLÉCHIS ET « IPSE »

Lis l’introduction puis complète la traduction encadrée en traduisant toi-même les parties soulignées du texte latin.

Remarque : le vocabulaire inconnu est donné après le texte.

La triste fin d’Orphée

Après la mort de son épouse chérie, Eurydice, Orphée fut désespéré. Il restait assis dans la forêt à jouer tristement de la lyre. Sa musique merveilleuse continuait pourtant de charmer le monde : les bêtes les plus féroces l’écoutaient avec émotion, même les arbres se déplaçaient pour l’entendre de plus près. Pour son malheur, quelques femmes restèrent insensibles au charme de sa musique. Orphée se trouva en effet un jour face à des Ménades (prêtresses au service de Bacchus) qui s’irritèrent de le trouver indifférent à leurs attraits. Après avoir vainement tenté de le séduire, elles devinrent franchement plus agressives !

TEXTE LATIN TRADUCTION

Maenades iratae erant quia Orpheum sibi cupiebant. […]

Tum lapides in eum miserunt, sed lapides in aere constiterunt et ante musici pedes ceciderunt : lyrae vox lapides ipsos

delectabat !

Tandem Maenades manibus ipsis musicum interfecerunt.

Postquam Orpheus e vita discessit, ferae, flumina, montesque fleverunt.

Sed Orphei umbra laete in Inferos ivit, quia sciebat Eurydicen illic se exspectare.

Les Ménades étaient en colère parce qu’elles désiraient Orphée _________________________. […]

Alors elles lancèrent des pierres ______________________, mais les pierres s’arrêtèrent en l’air et tombèrent aux pieds du musicien :

le son de la lyre charmait ________________________________ !

Finalement, les Ménades tuèrent le musicien _________________

___________________________ .

Après la mort d’Orphée, les bêtes sauvages, les fleuves et les montagnes pleurèrent.

Mais l’ombre d’Orphée se rendit joyeusement aux Enfers, parce qu’il savait qu’Eurydice ________________________

là-bas.

Vocabulaire

aer, aeris n. l'air lyra, ae f. la lyre consisto, is, ere, constiti s'arrêter Maenas, adis f. la Ménade Eurydice, es f. Eurydice musicus, i m. le musicien Acc. Eurydicen Orpheus, i m. Orphée fleo, es, flere, flevi, fletum pleurer tandem finalement illic là-bas umbra, ae f. l'ombre lapis, idis m. la pierre

/ 6 pts

TOTAL DE L'EPREUVE : 91 pts

(8)
(9)
(10)

Références

Documents relatifs

Damoclès (courtisan de Denys) desisto, is, ere, destiti, destitum (+ infinitif) cesser (de).. Dionysius,

exeo, is, ire, i(v)i, itum (ici) pousser, apparaître. flos,

les complices, les conjurés desilio, is, ire, silui, sultum sauter.. diaeta,

Vocabulaire (donné par ordre alphabétique) du texte préparé « De Socratis morte ». beneficium,

Strictement parlant, ce n’est pas un volcan, mais seulement des parties ou, comme je vous l’ai déjà raconté ce matin, l’intérieur d’un volcan..

Et il n'y aurait aucune exagération à prétendre que si Julie Ozaneaux fut plus tard l'épouse et la mère que l'on sait, elle en puisa le secret, très jeune, dans ces années,

On observe très bien ici, d'une part la raréfaction des images vasculaires dans les zones les plus noires (embolie pulmonaire périphérique ancienne) , d'autre part le calibre

Dans quelques heures seulement, presque tout le pays fut au courant que la veille, c’est-à-dire pendant la nuit du 6 au 7 avril 1994, il y avait eu des combats autour de la