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exam dea mdfi 2003

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(1)

TP I21, Avril 2003

codes correcteurs

DEA MDFI, Mars 2003.

aucun document autoris´e, dur´ee : 3 heures.

Il est demand´e de traiter trois des quatre exercices. Vous avez le choix entre les exercices II et III mais les exercices I et IV sont obligatoires.

I.DEFINITIONS ET NOTATIONS´

Soit nun entier non nul. Tous les codes consid´er´es sont binaires et lin´eaires. Les notations sont usuelles : F2d´esigne le corps `a deux ´el´ements,dHla m´etrique de l’espace de Ham- mingFn2,Vn(r)le cardinal d’une boule rayonr, etBn(x, r) la boule de centrexet rayonr:

Bn(x, r) ={y∈C|dH(x, y)≤r}.

SoitCun code de longueurn. On d´efinit la distance d’un motx∈Fn2 au codeCpar

d(x, C) = min

c∈CdH(x, c)

Lerayon de recouvrementdeCest ´egal au plus petit entier rtel que l’union des boules de rayonrcentr´ees sur des mots deCrecouvreFn2. Autrement dit, le rayon de recouvrement deCest ´egal `a

x∈Fmaxn2d(x, C).

On rappelle que, sinest impair, on sait construire un code cycliquet-correcteur de longueurnpour tout entiertv´erifiant 2t+ 1≤n, c’est un codeBCH(t, n). Une fois fix´e un ´el´ement d’ordrendans une certaine extensionLdeF2, on peut prendre l’id´eal des polynˆomeP(X)∈F2[X]/(Xn−1)tels que

∀i, 1≤i≤2t⇔ P(βi) = 0.

Dans la suite, les entiersρ(t, n)etδ(t, n)d´esigneront re- spectivement le rayon de recouvrement et la distance minimale du codeBCH(t, n). Quandnest de la forme2f −1, le code BCH est ditprimitif.

On supposenimpair.

[ 1 ] Combien y-a-il de codesBCH(1, n)?

[ 2 ] Montrer que la distance minimale d’un code BCH prim- itif1-correcteur est exactement ´egale `a3.

[ 3 ] Comparer au sens de l’inclusion les codesBCH(t, n)et

BCH(t−1, n). L’inclusion n’est pas toujours stricte. Donner un exemple d’´egalit´e.

[ 4 ] Donner une condition n´ecessaire et suffisante pour que l’inclusion soit stricte dans le cas particuliert= 2.

II. RAYON DES CODESBCH

On suppose toujours quen est impair. On consid`ere un [n, k]-codeCde capacit´e de correctioneet de rayon de recou- vrementρ.

[ 5 ] Comparer les ensemblesFn2, S

c∈C

B(c, ρ)et S

c∈C

B(c, e) pour obtenire≤ ρ. Traduire cette relation dans le cadre des codes BCH.

[ 6 ] Montrer que siCest strictement inclus dans un codeC0 de distance minimaledalorsd≤ρ.

[ 7 ] Montrer que si les codesBCH(t, n)et BCH(t−1, n) sont distincts alorsδ(t−1, n)≤ρ(t, n).

Les BCH sont primitifs.

[ 8 ] Soit R ∈ F2[X]/(Xn − 1). Soit (u, v) ∈ L2 le

“syndrˆome” de R par rapport au code BCH 2-correcteur.

Par d´efinition, u = R(β) et v = R(β3). Montrer que d(R,BCH(2, n)) ≤ 3implique l’existence de trois ´el´ements x,y,zdansLtels que

(x+y+z=α

x3+y3+z3=β (1)

[ 9 ] Quelque soitw∈L, ’´equationXY(X+Y) =wadmet au moins une solution dansL2. Prouver cette affirmation.

Indication: d´enombrer les polynˆomes irr´eductibles de degr´e2.

[10 ] Montrer que le syst`eme (??) admet toujours des solu- tions.

Indication:X=x+u,Y =y+uetZ=z+u.

[11 ] Montrer que le rayon de recouvrement du code BCH primitif 2-correcteur est inf´erieur ou ´egal `a3. Est-il ´egal `a2?

III. ISOMETRIE´

On noteµle caract`ere additif non trivial du corpsF2. SoitC un code de longueurn. Une application deCdansCqui con- serve les distances est uneisom´etriedeC. Les isom´etries de Cforment un groupe et nous noteronsaut(C)le sous groupe des isom´etrieslin´eaires.

[12 ] Soit πune permutation de {1,2, . . . ,}. V´erifier que l’applicationπ˜:x7→ xπ = (xπ(1), xπ(2), . . . , xπ(n))est une isom´etrie lin´eaire deFn2.

(2)

[13 ] Soitf une isom´etrie deFn2. Montrer que sif(0) = 0 alorsf est une permutation lin´eaire du type ci-dessus. Car- act´eriser toutes les isom´eries deFn2.

[14 ] Pour i ∈ {1,2, . . . , n}, on noteπi la i-e forme co- ordinn´ee i.e. la forme qui envoiexsurxi. Exprimer le poids dexen fonction des caract`eresµ◦πi.

[15 ] Soit f ∈ aut(C) une isom´etrie lin´eaire du codeC.

Utiliser la relation obtenue dans la question pr´ec´edente et le lemme de Dedekind (ind´ependance des caract`eres) pour montrer que : quelque soit i ∈ {1,2, . . . , n}, il existej ∈ {1,2, . . . , n}tel queµ◦πi◦f =µ◦πj.

[16 ] D´eduire de ce qui pr´ec`ede rel`evement deaut(C)dans aut(Fn2), c’est-`a-dire un morphisme surjectif

aut(Fn2)−→aut(C)−→1 IV. MOMENT DES POIDS

L’espace des applications deFn2 dans le corps des nombres r´eels est muni du produit usuel des fonctions et du produit de convolution not´e∗.

f∗g(v) = X

x+y=v

f(x)g(y)

Pour un entierket une fonctionf, on notef[k]lak-e puis- sance convolutionnelle def :

f[k]=f∗f∗. . . f

| {z } ktermes

On identifieFn2avec son dual, de sorte que le coefficient de Fourier def envsoit :

fˆ(v) = X

x∈Fn2

f(x)µ(vx).

On noteσla fonction indicatrice de la sph`ere unit´e : σ(x) =

(1, siwt(x) = 1;

0, sinon.

o`uwt(x)d´esigne le poids de Hamming dex.

[17 ] Calculerσ[2](0),σ[4](0).

[18 ] Quelle est la signification combinatoire deσ[k](y)? [19 ] Calculer le coefficient de Fourier def∗gen fonction de ceux defetg. Inversement, exprimer le coefficient de Fourier def g`a partir d’un produit de convolution.

[20 ] Calculer la transform´ee de Fourier de la fonction c(x) := 2wt(x)−nen fonction deσ.

[21 ] Soitk un entier. Utiliser la formule de Poisson pour calculer:

1

|C|

X

x∈z+C

c(x)k

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