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Sur un mode de séparation des racines des équations et la formule de Lagrange

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Academic year: 2022

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(1)

B ULLETIN DES SCIENCES

MATHÉMATIQUES ET ASTRONOMIQUES

A.-E. P ELLET

Sur un mode de séparation des racines des équations et la formule de Lagrange

Bulletin des sciences mathématiques et astronomiques 2

e

série,

tome 5, no1 (1881), p. 393-395

<http://www.numdam.org/item?id=BSMA_1881_2_5_1_393_0>

© Gauthier-Villars, 1881, tous droits réservés.

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(2)

MÉLANGES. 3g3

SUR UN MODE DE SÉPARATION DES RACINES DES ÉQUATIONS ET LA FORMULE DE LAGRAN6E;

PAR M. A.-E. PELLET.

Désignons parF(ar) la série ao+ a{x-h a2x2-¥-...-h-aiX*-+-..., et, a/ représentant Ie module de a/, supposons que Féquation

o == a0 -h at x -+-. . . -+- a^_! xn~x — anxn -+- a„+1+1 -+-...

admette deux racines positives i\ et r2 > / ' i , l'équation F(x) = o a n racines de modules inférieurs à rt, et les autres ont des modules supérieurs à r2. En effet, x ayant un module compris entrer! et r2n le terme anxn de F (x) a un module supérieur à la somme des mo- dules de tous les autres termes. Posons

assignons au module de x une valeur comprise entre rt et r2 î et faisons varier son argument de o à 21t. Le module d e a , ^ '1 aug- mente de 2/ZTI:^ quant à celui de 1 + ——^ > il reprend sa valeur

L &n& J

primitive^ F(x) = o a donc n racines de modules inférieurs à n

(BRIOT et BOUQUET, Théorie des fonctions elliptiques, p . 3 i ) . D'ailleurs, cette proposition résultera de l'analyse qui va suivre.

Nous supposons que le module de x est compris entre i\ et r2. On a

lia série des modules des termes de la série à double entrée qui figure dans la formule précédente est convergente ; on peut donc ordonner cette série suivant les puissances positives et négatives de x. En prenant les dérivées des deux membres, il vient

d F ( ^ ) " " ^4" dx 2 dx i dx

(3)

3Q4 PREMIÈRE PARTIE.

D a n s la formule p r é c é d e n t e , les fonctions q u i suivent - n e c o n - x

t i e n n e n t pas de t e r m e e n — • A i n s i =——^ est développable p o u r les v a l e u r s de x considérées s u i v a n t les puissances positives e t négatives de x ; le coefficient d e — é t a n t n d a n s ce d é v e l o p p e m e n t , l ' é q u a t i o n

x

F ( x ) = o a n racines de modules inférieurs à rt; la somme des puissances mléme8 de ces n racines est égale au coefficient de rn_- dans le second membre de la formule (i).

Si l'on prend

r

et F(x) = x

on est conduit à la formule de Waring pour exprimer la somme des puissances semblables des racines d'une équation algébrique.

J'ai déjà donné cette démonstration dans les Nouvelles Annales (année 1875).

Faisons F(x) = x— tf(x), f(x) étant une fonction liolo- raorphe pour x = o. Désignons par §{x) ce que devient ƒ ( x ) lors- qu'on y remplace les divers coefficients de x par leur module, et par T la plus grande valeur réelle de t pour laquelle l'équation x — t $(x) = o admet deux racines positives ; pour t = T, la racine positive de l'équation x — T § {X) = o est double; nous la désigne- rons par Ç. t ayant un module inférieur à T, l'équation F(x) = o a une seule racine (#i) de module inférieur à Ç. Cette racine est égale au coefficient de —- dans la fonction

x dx 2 dx " ' i dx

Plus généralement, <?(x) étant une fonction liolomorphe pour

# = 0, <?(xt) est égale au coefficient de - dans le développement

i X

de <?(x) ~T—r-> c est-a-dire dans

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MÉLANGES. 3g5 Or

d\

dans le second membre de cette formule, il n'y a pas de terme en.— ; donc

coeff. de — dans<p(a?)

= coeff. de I dans — «/(a?) [

x

1.2.3... (i — i)

Remplaçant a: par a-\- x, on voit que la fonction liolomorphe

<p(xi), xx satisfaisant a Téquation x — a — tf{x) — o et se rédui- sant à a pour t = o, est égale à

ce qui est la formule de Lagrange.

La démonstration précédente est au fond la même que celle donnée par Caucliy dans ses Nouveaux Exercices, Les développe- ments que j'y ajoute me paraissent donner aux considérations de Cauchy plus de portée et de rigueur. La démonstration de Cauchy a déjà inspiré celle de M. Rouché (XXXIXe Cahier du Journal de VÉcole Polytechnique).

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