Chapitre VI:
Convergences
1. Convergence des variables aléatoires
Que veut dire qu’une suite de fonctions(fn)n∈Navecfn:R→Rconverge versf?
Pour toutx ∈Ron a limn→∞fn(x) =f(x). On dit alors que(fn)n∈N convergence simplement versf.
Nous avons la même notion pour les v.a.r.
Xn: Ω→Rconverge simplement versX si limn→∞Xn(ω) =X(ω)pour toutω∈Ω.
Que veut dire qu’une suite de fonctions(fn)n∈Navecfn:R→Rconverge versf?
Pour toutx∈Ron a limn→∞fn(x) =f(x).
On dit alors que(fn)n∈N convergence simplement versf.
Nous avons la même notion pour les v.a.r.
Xn: Ω→Rconverge simplement versX si limn→∞Xn(ω) =X(ω)pour toutω∈Ω.
Que veut dire qu’une suite de fonctions(fn)n∈Navecfn:R→Rconverge versf?
Pour toutx∈Ron a limn→∞fn(x) =f(x).
On dit alors que(fn)n∈N convergence simplement versf.
Nous avons la même notion pour les v.a.r.
Xn: Ω→Rconverge simplement versX si limn→∞Xn(ω) =X(ω)pour toutω∈Ω.
Que veut dire qu’une suite de fonctions(fn)n∈Navecfn:R→Rconverge versf?
Pour toutx∈Ron a limn→∞fn(x) =f(x).
On dit alors que(fn)n∈N convergence simplement versf.
Nous avons la même notion pour les v.a.r.
Xn: Ω→Rconverge simplement versX si limn→∞Xn(ω) =X(ω)pour toutω∈Ω.
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. qui sont i.i.d. avecP(Xn=1) =p et P(Xn=0) =1−p. Lorsquenest grand, on s’attend à ce que la proportion de 1 soit à peu près égale àp. Mathématiquement, on voudrait que
n→∞lim
X1(ω) +. . .+Xn(ω)
n =p pour toutω∈Ω.
Cela est faux!!!
On a même limn→∞X1(ω)+...+Xn(ω)
n =0 pour toutω dans l’ensemble A={ω:il n’y a qu’un nombre fini de tirages 1}
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. qui sont i.i.d. avecP(Xn=1) =p et P(Xn=0) =1−p. Lorsquenest grand, on s’attend à ce que la proportion de 1 soit à peu près égale àp. Mathématiquement, on voudrait que
n→∞lim
X1(ω) +. . .+Xn(ω)
n =p pour toutω∈Ω.
Cela est faux!!!
On a même limn→∞X1(ω)+...+Xn(ω)
n =0 pour toutω dans l’ensemble A={ω:il n’y a qu’un nombre fini de tirages 1}
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. qui sont i.i.d. avecP(Xn=1) =p et P(Xn=0) =1−p. Lorsquenest grand, on s’attend à ce que la proportion de 1 soit à peu près égale àp. Mathématiquement, on voudrait que
n→∞lim
X1(ω) +. . .+Xn(ω)
n =p pour toutω∈Ω.
Cela est faux!!!
On a même limn→∞X1(ω)+...+Xn(ω)
n =0 pour toutω dans l’ensemble A={ω:il n’y a qu’un nombre fini de tirages 1}
Définition (Convergence presque sûre)
On dit qu’une suite(Xn)n∈Nde v.a. converge presque sûrement vers une v.a. X si l’ensembleN desω tels que la suite numérique(Xn(ω))n∈Nne converge pas versX(ω)vérifieP(N) =0.
n→∞lim Xn=X p.s. ouXn→X p.s.
Définition (Convergence dans L
p)
On dit qu’une suite(Xn)n∈Nde v.a. converge dansLp (oùp≥1) vers une v.a. X si les(Xn)n∈Net lesX sont dansLp, et si on a
n→∞lim E |Xn−X|p
=0.
On dit aussi que(Xn)n∈Nconverge en moyenne d’ordre pversX, et on écrit
Xn Lp
→X .
•p=1 on dit convergence en moyenne
•p=2 on dit convergence en moyenne quadratique
Définition (Convergence en probabilité)
On dit qu’une suite(Xn)n∈Nde v.a. converge en probabilité vers une v.a.
X si pour tout >0 on a
n→∞lim P({ω:|Xn(ω)−X(ω)|> }) =0
ou plus simplement: P(|Xn−X|> )→0 quandn→ ∞. On écrit alors Xn→P X .
Proposition (Lemme de Borel-Cantelli)
Soit(Xn)n≥1etX des variables aléatoires réelles définies sur(Ω,A,P).
Si pour tout >0on a P
n≥1P
|Xn−X| ≥ <∞alorsXn→X p.s.
Théorème
On aXn→P X si et seulement si
n→∞lim E
|Xn−X| 1+|Xn−X|
=0.
Remarque
On peut faire la preuve pour toute fonctionf bornée, croissante, continue et nulle en0. Donc on a
Xn→P X si et seulement si E(f(Xn−X))→0.
Théorème
On aXn→P X si et seulement si
n→∞lim E
|Xn−X| 1+|Xn−X|
=0.
Remarque
On peut faire la preuve pour toute fonctionf bornée, croissante, continue et nulle en0. Donc on a
Xn→P X si et seulement si E(f(Xn−X))→0.
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a.
a) si Xn LP
→X alors on aXn→P X b) si Xn→X p.s. alors on a Xn P
→X
Réciproque?
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a. Supposons queXn→P X et que|Xn| ≤Y pour toutn∈N, oùY est une v.a. appartenant àLp pour unp≥1. On a alorsX ∈Lp etXn L
P
→X.
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a. Supposons queXn→P X. Il existe alors une sous suitenk de la suite des entiers telle queXnk →X p.s.
Réciproque?
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a. Supposons queXn→P X et que|Xn| ≤Y pour toutn∈N, oùY est une v.a. appartenant àLp pour unp≥1. On a alorsX ∈Lp etXn L
P
→X.
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a. Supposons queXn→P X. Il existe alors une sous suitenk de la suite des entiers telle queXnk →X p.s.
Réciproque?
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a. Supposons queXn→P X et que|Xn| ≤Y pour toutn∈N, oùY est une v.a. appartenant àLp pour unp≥1. On a alorsX ∈Lp etXn L
P
→X.
Théorème
Soit une suite(Xn)n∈Nde v.a. Supposons queXn→P X. Il existe alors une sous suitenk de la suite des entiers telle queXnk →X p.s.
Théorème (Convergence et continuité)
Soitf une fonction continue.
a) si Xn→P X alors on af(Xn)→P f(X)
b) si Xn→X p.s. alors on a f(Xn)→f(X)p.s.
Remarque
On peut affaiblir l’hypothèse de continuité de la fonctionf pour la convergence presque sûr, il suffit quef soit continue sur un ensembleC et queP(X ∈C) =1.
Théorème (Convergence et continuité)
Soitf une fonction continue.
a) si Xn→P X alors on af(Xn)→P f(X)
b) si Xn→X p.s. alors on a f(Xn)→f(X)p.s.
Remarque
On peut affaiblir l’hypothèse de continuité de la fonctionf pour la convergence presque sûr, il suffit quef soit continue sur un ensembleC et queP(X ∈C) =1.
Théorème (Théorème de convergence)
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. sur(Ω,A,P).
a) Convergence monotone: si lesXn sont positives et croissent presque sûrement versX, alors
n→∞lim E[Xn] =E[X].
b) Convergence dominée ou Lebesgue : si lesXnconvergent presque sûrement versX et si |Xn| ≤Y p.s. pour toutnoùY ∈L1alors Xn∈L1,X ∈L1 et
n→∞lim E[Xn] =E[X].
c) Lemme de Fatou : si lesXnvérifientXn≥Y p.s. avecY ∈L1, alos
E[ lim
n→∞
Xn]≤limE[Xn]. Cela est vrai en particulier siXn≥0p.s.
Théorème (Théorème de convergence)
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. sur(Ω,A,P).
a) Convergence monotone: si lesXn sont positives et croissent presque sûrement versX, alors
n→∞lim E[Xn] =E[X].
b) Convergence dominée ou Lebesgue : si lesXn convergent presque sûrement versX et si |Xn| ≤Y p.s. pour toutnoùY ∈L1alors Xn∈L1,X ∈L1 et
n→∞lim E[Xn] =E[X].
c) Lemme de Fatou : si lesXnvérifientXn≥Y p.s. avecY ∈L1, alos
E[ lim
n→∞
Xn]≤limE[Xn]. Cela est vrai en particulier siXn≥0p.s.
Théorème (Théorème de convergence)
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. sur(Ω,A,P).
a) Convergence monotone: si lesXn sont positives et croissent presque sûrement versX, alors
n→∞lim E[Xn] =E[X].
b) Convergence dominée ou Lebesgue : si lesXn convergent presque sûrement versX et si |Xn| ≤Y p.s. pour toutnoùY ∈L1alors Xn∈L1,X ∈L1 et
n→∞lim E[Xn] =E[X].
c) Lemme de Fatou : si lesXn vérifientXn≥Y p.s. avecY ∈L1, alos
E[ lim
n→∞
Xn]≤limE[Xn]. Cela est vrai en particulier siXn≥0p.s.
2. Convergence en loi
Définition
Soit(Xn)n∈N etX des v.a. à valeurs dansRd. On aXn
→L X si et seulement si
n→∞lim E[f(Xn)] =E[f(X)]
pour toute fonction réelle continue et bornéesurRd.
On peut remplacer continue par uniformément continue ou par lipschitz.
support compact
Définition
Soit(Xn)n∈N etX des v.a. à valeurs dansRd. On aXn
→L X si et seulement si
n→∞lim E[f(Xn)] =E[f(X)]
pour toute fonction réelle continue et bornéesurRd.
On peut remplacer continue par uniformément continue ou par lipschitz.
Théorème
Soit(Xn)n∈N etX des v.a. toutes définies sur le même espace de probabilité(Ω,A,P). Si la suite de v.a. (Xn)n∈N converge versX en probabilité, alorsXn converge aussi versX en loi.
Théorème (Réciproque partielle)
Soit(Xn)n∈N etX des v.a. toutes définies sur le même espace de
probabilité(Ω,A,P). SiXnconverge en loiversX et si de plusX est p.s. égale à une constante, alorsXnconverge enprobabilité.
Théorème
Soit(Xn)n∈N etX des v.a. toutes définies sur le même espace de probabilité(Ω,A,P). Si la suite de v.a. (Xn)n∈N converge versX en probabilité, alorsXn converge aussi versX en loi.
Théorème (Réciproque partielle)
Soit(Xn)n∈N etX des v.a. toutes définies sur le même espace de probabilité(Ω,A,P). SiXnconverge en loiversX et si de plusX est p.s.
égale à une constante, alorsXnconverge enprobabilité.
Théorème (Théorème de Slutsky)
Soit(Xn)n∈N et(Yn)n∈Ndeux suites de v.a. à valeurs dans Rd. Supposons queXn
→L X et que||Xn−Yn||→P 0. AlorsYn
→L X.
Théorème
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. dansRd. Xn→L X si et seulement si φXn(x)→φX(x)pour toutx ∈Rd.
Théorème
Si(Xn)n∈Nune suite de v.a. dansRd telle queφXn(x)→φ(x)et siφest continue en 0, alorsφest la fonction caractéristique d’une v.a. X. De plusXn→L X.
Théorème
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a. dansRd. Xn→L X si et seulement si φXn(x)→φX(x)pour toutx ∈Rd.
Théorème
Si(Xn)n∈Nune suite de v.a. dansRd telle queφXn(x)→φ(x)et siφest continue en 0, alorsφest la fonction caractéristique d’une v.a. X. De plusXn→L X.
Proposition (Convergence en loi et fonction de répartition)
Soit(Xn)n∈N une suite de v.a.r. définie pour toutnsur un espace de probabilité(Ωn,An,Pn)de fonction de répartitionFXn et soitX une v.a.r.
définie sur un espace de probabilité(Ω,A,P)de fonction de répartition FX. La suite(Xn)n∈Nconverge en loi versX si et seulement si la suite (FXn(x))n∈Nconverge versFX(x)en tout point de continuité deFX.