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Partie II

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Texte intégral

(1)

MPSI B Année 2018-2019. Corrigé DM 14 le 12/04/19 29 juin 2019

Problème

Partie I

1. On transforme la matriceA−λI3 par opérations élémentaires. Le rang se conserve.

rg

2−λ 1 1

1 2−λ 1

0 0 2−λ

= rg

1 2−λ 1

2−λ 1 1

0 0 2−λ

= rg

1 2−λ 1

0 1−(2−λ)2 1

0 0 2−λ

On en déduit que le rang est 3 sauf pour les valeurs deλqui annulent un des termes diagonaux. Pourλ∈ {1,2,3} le rang est 2.

2. On résoud trois systèmes de trois équations à trois inconnues. On trouve e1= (−1,1,0), e2= (1,1,−1), e3= (1,1,0).

D'après le calcul de rang de la première question,

dim(ker(u−iIdR3)) = 1⇒ker(u−iIdR3) = Vect(ei).

3. Pour montrer que B= (e1, e2, e3)est une base, il sut de montrer que la famille est libre. Calculons pour cela le rang de leur matrice (C désigne la base canonique) :

rg(e1, e2, e3) = rg MatC B

= rg

−1 1 1

1 1 1

0 −1 0

= rg

−1 1 1

0 2 2

0 −1 0

= rg

−1 1 1

0 2 2

0 0 −1

= 3.

NotonsP = Mat

C Bla matrice de passage. La formule de changement de base donne

∆ = Mat

B u=P−1AP =

1 0 0 0 2 0 0 0 3

 par dénition des vecteursei.

4. a. La relationB2 =A entre des matrices d'endomorphismes dans les mêmes bases traduit l'égalitév2=uentre les endomorphismes. De plus,u◦v=v3=v◦u. b. Pour chaqueientre 1 et 3 :

u(v(ei)) =v(u(ei)) =iv(ei)⇒v(ei)∈ker(u−iIdR3) = Vect(ei).

c. Comme v(ei)∈ Vect(ei), il existe donc un réel λi tel quev(ei) =λiei. Ainsi, la matrice devdans la baseBest de la forme

MatB v=D=

λ1 0 0 0 λ2 0 0 0 λ3

De plusv2=use traduit parD2= ∆donc λi∈ {−√

i,√ i}.

Les solutions matricielles de l'équationX2=A sont donc les huit matrices

P

1 0 0

0 2

2 0

0 0 3

3

P−1 aveci∈ {−1,+1}.

On peut préciser ces matrices en calculantP−1. On utilise la méthode du pivot partiel étendu pour transformer la copie deAplacée à gauche enI3.

−1 1 1 1 0 0

1 1 1 0 1 0

0 −1 0 0 0 1

→

1 −1 −1 −1 0 0

0 2 2 1 1 0

0 −1 0 0 0 1

1 −1 −1 −1 0 0

0 1 0 0 0 −1

0 2 2 1 1 0

→

1 0 −1 −1 0 −1

0 1 0 0 0 −1

0 0 2 1 1 2

1 −1 −1 −1 0 0

0 1 0 0 0 −1

0 0 1 12 12 1

→

1 0 −1 −1 0 −1

0 1 0 0 0 −1

0 0 1 12 12 1

1 0 0 −12 12 0

0 1 0 0 0 −1

0 0 1 12 12 1

⇒P−1=

12 12 0 0 0 −1

1 2

1

2 1

.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1 Rémy Nicolai M1814C

(2)

MPSI B Année 2018-2019. Corrigé DM 14 le 12/04/19 29 juin 2019

Les solutions sont les

1

2(1+3

3) 12(−1+3

3) −2

√2 +3√ 3

1

2(−1+3

3) 12(1+3

3) −2

2 +3√ 3

0 0 2

2

 aveci∈ {−1,+1}.

Partie II

1. Commeu◦uest l'endomorphisme nul,Imu⊂kerud'où rg(u)≤dim(keru).

Or d'après le théorème du rang, la somme des deux vautdimE donc 2 rg(u)≤n= dimE.

2. Notonsr le rang deu. Soit(x1,· · ·, xr)une base deImu⊂keru. On la complète en une base(x1,· · · , xn−r)dekeru. De plus, pourientre 1 etr, il existeyi∈E tel que xi =u(yi).

Montrons que(x1,· · ·, xn−r, y1,· · ·, yr)est une base deE.

Il sut de montrer qu'elle est libre. Considérons une combinaison nulle : λ1x1+· · ·λn−rxn−r

| {z }

∈keru

1y1+· · ·+µryr= 0E

⇒µ1u(y1) +· · ·+µru(yr) = 0E ⇒µ1x1+· · ·+µrxr= 0E

⇒µ1=· · ·=µr= 0 car(x1,· · · , xr)est libre.

La matrice deudans cette base est bien de la forme demandée.

3. Lorsqu'une matrice est de rang 1, toutes ses colonnes sont colinéaires.

Dans le cas d'une matriceM ∈ M4(R), il existe des réelsa, b, c, d, x, y, z, ttels que les quatre colonnes deM soient de la forme

x

 a b c d

 , y

 a b c d

 , z

 a b c d

 , t

 a b c d

 , avec

 a b c d

 6=

 0 0 0 0

, et(x, y, z, t)6= (0,0,0,0)

car sinon le rang serait 0.

L'image de l'endomorphisme associé à cette matrice pour la base canonique est la

droite engendrée par le vecteur de coordonnées (a, b, c, d). La relation M2 = 0M4(R)

est réalisée si et seulement si l'image est incluse dans le noyau, ce qui se traduit matriciellement par

 0 0 0 0

=M

 a b c d

= (xa+yb+zc+td)

 a b c d

 .

C'est équivalent à :

xa+yb+zc+td= 0

Exercice

Utilisons la formule de changement de bases : MatU0V0f =PV0VMat

U V f PU U0

avec iciV dans le rôle deU0 etU dans le rôle deV0. On en déduit : MatV U f =PMat

U V f P

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

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2 Rémy Nicolai M1814C

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