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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Microbes des

environnements extrêmes

(2)

 La terre présente une diversité

d’environnements qui, du point de vue anthropocentrique, pourraient être

qualifiés d’extrêmes. Les

micro-organismes, comme tous les êtres vivants, s’adaptent à l’environnement dans lequel ils doivent vivre ou au moins survivre

(3)

 . La découverte de formes de vie

particulières dans des environnements apparemment inhospitaliers continue à défier les connaissances classiques des conditions limitant la croissance de

(4)

 Au cours des dernières décennies, des

études ont démontré que des

champignons, des microalgues, des Eubactéries et des Archaebactéries extrêmophiles ont colonisé des

environnements que l’on croyait

incompatibles avec la vie, voire même létales. Ces organismes, non seulement, tolèrent des conditions extrêmes

particulières, mais les exigent souvent pour leur survie et leur croissance

(5)
(6)

Il existe peu d’endroits stériles sur la planète. Déserts glaciaires, sources chaudes, fonds océaniques, milieux hypersalés, roches du manteau terrestre… même ces environnements hostiles abritent une riche biodiversité de microbes dits extrêmophiles..

(7)

Leur étude a permis de révéler une

troisième forme de vie différente des bactéries et des eucaryotes. Ces

(8)

sont abondants dans l’environnement. Ils

possèdent des liens évolutifs avec nos cellules représentant ainsi des modèles uniques pour comprendre l’origine et le fonctionnement des processus cellulaires complexes

(9)
(10)

 Les archées ont d’abord été découvertes

dans les environnements extrêmes,

comme les sources chaudes volcaniques.

Les archées, ou Archaea (du grec ancien

ἀρχαῖος, « originel, primitif »),

anciennement appelées archéobactéries, sont des microorganismes unicellulaires

procaryotes, c'est-à-dire des êtres vivants constitués d'une cellule unique qui ne

comprend ni noyau ni organites, à l'instar des bactéries. D'apparence souvent

(11)

 Les archées ont longtemps été vues

comme des organismes essentiellement extrêmophiles présents notamment dans les sources hydrothermales océaniques,

les sources chaudes volcaniques ou encore les lacs salés, mais on en a découvert

depuis dans tout une variété de biotopes qui ne sont pas nécessairement extrêmes, tels que le sol, l'eau de mer, des

marécages, la flore intestinale et même le nombril humain

(12)

Différentes stratégies sont utilisées par les

extrêmophiles pour maintenir l’intégrité de leur machinerie cellulaire à des conditions de température, pression ou salinité

mortelles pour toute autre forme de vie.

Leur étude révèle les capacités du vivant à coloniser des écosystèmes « hostiles ».

Les propriétés particulières de leurs

enzymes sont actuellement exploitées

pour développer des procédés industriels propres et durables.

(13)

Les micro-organismes du sols et des océans dominent notre planète Ils jouent des rôles importants dans la régulation des grands cycles géochimiques et constituent potentiellement un réservoir de nouveaux biocatalyseurs pour les technologies du futur. microbiens.

(14)

 Notre connaissance de cette biodiversité

reste encore très partielle, la microbiologie étant encore trop cantonnée à la santé

humaine.. Un écosystème est caractérisé par des interactions entre espèces

vivantes et leur milieu environnant, des flux de matière et d’énergie entre chacun des constituants de l’écosystème

permettant leur vie et un équilibre

dynamique au cours du temps, entre pérennité et évolution.

(15)

 Grâce à eux, on a découvert des

environnements longtemps considérés

comme incompatibles avec la vie. Malgré leurs conditions physiques et chimiques extrêmes, ils contiennent des formes de vies microbiennes abondantes.

(16)

 On ne sait cultiver que moins de 1% des

microorganismes en laboratoire de l’environnement peuvent être mis en

culture au laboratoire. Dans la dernière décennie, le développement de nouveaux outils qui permettent d’analyser

directement l’ADN issus de communautés microbiennes (la métagénomique) a

bouleversé notre vision des écosystèmes Ensembles formés par une association

d’êtres vivants (ou biocénose) et son environnement (le biotope) biologique, géologique, édaphique (le sol),

(17)

 Un écosystème est caractérisé par des

interactions entre espèces vivantes et leur milieu environnant, des flux de matière et d’énergie entre chacun des constituants de l’écosystème permettant leur vie et un équilibre dynamique au cours du temps, entre pérennité et évolution microbiens.

(18)

 Grâce à eux, on a découvert des

environnements longtemps considérés

comme incompatibles avec la vie. Malgré leurs conditions physiques et chimiques extrêmes, ils contiennent des formes de vies microbiennes abondantes

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Photographie de différents environnements extrêmes. En haut à droite: site hydrothermal « Logatchev » à 3000 m de profondeur sur la dorsale atlantique. En haut à gauche : Source hydrothermale volcanique des Açores. En bas à gauche : Milieu glaciaire antarctique. En bas à droite. Lac hypersalé des Andes. [

(20)

 Les milieux hypersalins comme les grands

lacs salés ou la mer morte sont également peuplés de microorganismes qui ne se

développent que quand la concentration saline devient intolérable pour toute autre forme de vie. Les environnements

glaciaires et polaires abritent aussi de riches populations de microbes.

(21)

 Enfin, il y a d’importantes communautés

microbiennes au fond des océans, dans les sédiments et les couches géologiques

profondes. On estime que 80% des

écosystèmes terrestres sont exposés en permanence à des températures

inférieures à 5°C, souvent dans des

conditions de hautes pressions. Ainsi, à l’échelle de la planète, les extrêmophiles ne peuvent plus être considérés comme des exceptions.

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 On connaît peu de choses sur les rôles des

extrêmophiles dans les écosystèmes, notamment sur la régulation du climat. Des travaux récents montrent que leur contribution dans la production de gaz à effet de serre, et dans les grands cycles du carbone de l’azote et des nitrates est loin d’être négligeable. Souvent, leur

génome contient plus de 90% de gènes codant pour des protéines aux fonctions inconnues. Pour quelles raisons ?

(23)

 Les macromolécules biologiques doivent

nécessairement s’adapter aux conditions physico-chimiques, aux ressources

nutritionnelles et énergétiques

particulières de ces milieux extrêmes. Ces contraintes peuvent conduire à

l’émergence de nouvelles voies

métaboliques utilisant des substrats et des cofacteurs différents de ceux utilisés par les organismes « conventionnels ».

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