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RA A A A AP A A A P P P PP P P P P P P PO P P P O O O OR O O O R R R RT R R R T T T T T T T A A A AN A A A A N N N NN N N N N N N NU N N N U U U UE U U U E E E E E E E L L L L L L L L D D D D DE D D D E E E E E E E G GE G G G G G G E E E E E E E S S S S S S S S T T T TIIII T T T T IIIIO O O O ON O O O N N N N N N N
M M M M M M M
M A A A A A A A A U U U U U U U U R R R R R R R R IIIIC IIII C C C C C C C IIII IIII E E E E E E E E
Octobre 2002
Octobre 2002
Octobre 2002
Octobre 2002
Direction Michel Proulx Directeur
Direction du partenariat et de la planification
Recherche, analyse et rédaction Pierre Cadotte
Agent de gestion financière
Direction du partenariat et de la planification
Josée Bourassa
Agente de recherche et de développement socioéconomique Direction du partenariat et de la planification
Jules Bergeron Économiste régional
Direction du partenariat et de la planification
Collaboration Bertrand Barré
Conseiller en communication Direction régionale
Direction Support aux opérations Centres locaux d’emploi
Mise en page France Garceau Agente de secrétariat
Direction du partenariat et de la planification
T able des matières
Message de la directrice régionale ...4
Message du président du Conseil régional des partenaires du marché du travail ...5
Le marché du travail régional en 2001-2002...6
Une organisation centrée sur l’emploi Mission, clientèle et services ...8
Une approche partenariale...10
Des ressources au service de la main-d'œuvre et des employeurs...12
Du nouveau dans l’offre de service ...15
Faits saillants des opérations en 2001-2002...17
Bilan des résultats en 2001-2002 Tableau synthèse du suivi des indicateurs...24
Résultats relatifs au Plan d’action régional...26
Résultats relatifs au Plan annuel et annexes...43
Perspectives 2002 – 2003 ...45
Annexes Structure administrative au 31 mars 2002...46
Caractéristiques des nouveaux participants selon la mesure et le statut...47
Suivi des indicateurs au 31 mars 2002 pour la région de la Mauricie ...48
Membres du Conseil régional des partenaires du marché du travail, au 31 mars 2002 ...50
MESSAGE DE LA DIRECTRICE RÉGIONALE
Mesdames, Messieurs,
Aider les personnes en recherche d’emploi à obtenir un travail. Voilà un noble objectif qui constitue l’essentiel de notre mission à caractère social et économique. En fait, il s’agit là d’un mandat stimulant et valorisant pour tous les employés qui œuvrent au sein d’un service public d’emploi. Aussi, conscients du rôle stratégique de notre agence gouvernementale, c’est avec fierté et le sentiment du devoir accompli que nous vous présentons le rapport annuel de gestion de la direction régionale d’Emploi-Québec en Mauricie pour l’exercice 2001-2002.
Au cours de cette période, des actions significatives et des initiatives particulières furent menées en Mauricie afin de parvenir à une meilleure adéquation entre les besoins de la main-d’œuvre et ceux des employeurs. Ainsi, sur le plan opérationnel, le personnel des huit Centres locaux d’emploi de la région a adopté une nouvelle approche d’intervention auprès des employeurs afin d’améliorer nos services conseils et de mieux cibler nos actions en faveur de la gestion et du développement des ressources humaines.
Parallèlement, la mise en œuvre du service de placement en ligne d’Emploi-Québec a fait en sorte d’intégrer au sein de l’équipe de la direction régionale, le personnel du Centre d’assistance au placement qui supporte les usagers de ce nouveau service. Mentionnons également que nous avons su faire preuve d’audace et de détermination pour offrir aux personnes victimes de licenciement collectif, d’un certain âge, des services adaptés afin de favoriser leur réintégration en emploi. De plus, dans le domaine des nouvelles technologies d’information, nous avons développé un site Internet dédié à l’information régionale sur le marché du travail.
Les informations divulguées dans ce rapport nous permettent d’affirmer que la totalité du budget de plus de 27 millions de dollars consacrés en Mauricie aux mesures actives d’aide à l’emploi a été investie pour offrir des services à 12 079 personnes et d’intervenir au sein de 140 entreprises distinctes.
Convaincus du bien-fondé de la mission d’Emploi-Québec et de l’importance des mandats qui nous sont confiés, nous croyons que le bilan que nous vous soumettons vous permettra de réaliser l’ampleur des travaux accomplis pour favoriser l’intégration en emploi de la main-d’œuvre disponible et d’affermir la capacité des employeurs de maintenir et de créer des emplois. C’est dans cette perspective qu’ont été menées les actions des employés d’Emploi-Québec en Mauricie, lesquelles sont détaillées dans ce rapport annuel de gestion et témoignent de leur engagement de tous les instants en faveur de la main-d’œuvre régionale.
La directrice régionale,
GINETTE LANTHIER
MESSAGE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL RÉGIONAL DES PARTENAIRES DU MARCHÉ DU TRAVAIL
Mesdames, Messieurs,
Concertation. Un mot qui résume à lui seul le rôle et l’implication des partenaires du marché du travail qui, ensemble, s’entendent pour agir de manière concertée et stratégique en faveur du développement de l’emploi et de la main-d’œuvre régionale.
Conjointement, dans un esprit de collaboration et de partenariat, les représentants des milieux patronaux, syndicaux, communautaires, de la formation et de l'économie, ont su mettre en commun leur expertise afin d’identifier les problématiques locales et régionales du marché de l’emploi et de collaborer à l’identification des priorités régionales d’intervention qui ont guidé les actions d’Emploi-Québec en Mauricie au cours du dernier exercice.
Plus spécifiquement, pour la période circonscrite, les membres de notre instance visaient à faciliter l’obtention d’emplois durables et à améliorer l’arrimage entre les postes vacants, plus particulièrement les postes en difficulté de recrutement, et les compétences de la main-d’œuvre disponible. De même, nous souhaitions maximiser l’utilisation des services de placement et d’information sur le marché du travail qu’on retrouve dans les Centres locaux d’emploi. De plus, nous voulions soutenir l’adaptation des entreprises et de leur main-d’œuvre, surtout au chapitre de la formation afin de prévenir les pertes d’emploi, mais surtout de maintenir et de créer des emplois.
Force est d’admettre que les résultats présentés dans ce rapport de gestion sont des plus satisfaisant à l’égard des priorités d’intervention signifiées. Outre notre entière appréciation envers cette performance, la direction régionale d’Emploi-Québec peut compter sur la contribution de tous les instants des partenaires du marché du travail qui sont eux aussi engagés dans le développement de la main-d’œuvre et l’essor de l’économie régionale.
Le président,
GUY FORGUES
L e marché du travail en Mauricie
L es grands indicateurs pour 2001-2002
En prenant comme base de référence les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada pour les mois de mars 2002 et de mars 2001, on peut considérer que la Mauricie a repris du poil de la bête au chapitre de l’emploi, avec l’ajout de 3 100 postes, pour une hausse de 2,9 %. Par ailleurs, le Québec enregistrait, au cours de la même période, un gain de 72 300 emplois ou une hausse de 2,1 %.
Ainsi, le nombre de personnes au travail atteignait 109 800 en Mauricie en mars 2002, comparativement à 3 444 100 à l’échelle de la province.
Cette vitalité de l’emploi en Mauricie, du moins pour les deux mois comparés dans le présent texte, résulte de l’accroissement de l’emploi à temps plein, avec 1 300 postes supplémentaires en mars 2002, soit l’équivalent d’une hausse de 1,5 %. L’effectif au travail à temps partiel n’a pas du tout été en reste, bénéficiant d’une augmentation de 7,7 %, soit l’ajout de plus de 1 700 emplois. Il n’est donc pas surprenant de constater que le taux d’emploi mauricien est passé de 49,3 % en mars 2001 à 50,8 % une année plus tard.
Malgré cette croissance de l’emploi, la région a subi une hausse substantielle (10 %) du nombre de chômeurs et de chômeuses, dont le nombre est passé de 14 000 en mars 2001 à 15 400 en mars 2002. Le taux de chômage s’en est fortement ressenti, augmentant de 11,6 % à 12,3 % et ce, en raison d’une participation plus intense au marché du travail en Mauricie. Ainsi, le nombre de personnes au sein de la population active régionale a atteint 125 200 en mars 2002 comparativement à 120 700 pour le même mois en 2001, soit une hausse de 3,7 %. Rappelons aussi que le taux d’activité de la région a grimpé de 2,1 points au cours de la période d’analyse, se chiffrant à 57,9 % en mars 2002 par rapport à 55,8 % pour le troisième mois de 2001.
L a situation selon l’âge et le sexe
En Mauricie, ce sont les personnes de 45 ans et plus qui ont le plus profité de l’évolution du marché de l’emploi. En effet, l’emploi a grimpé de 40 000 en mars 2001 à 45 100 en mars 2002, pour une croissance de 12,8 %. On a aussi noté un autre fait positif, soit le recul du taux de chômage de 11,1 % à 10,3 % en l’espace d’une année. On a recensé également un accroissement de la participation de ce groupe d’âge au marché du travail avec une progression de 3,4 points du taux d’activité des 45 ans et plus.
Par ailleurs, les 30-44 ans ont dû encaisser une chute de 9,6 % de leur niveau d’emploi. Cependant, cette détérioration relève davantage du vieillissement du marché du travail que de l’impact d’une mauvaise conjoncture. Ainsi, il y a tout lieu de croire que les emplois en moins pour ce groupe d’âge se retrouvent maintenant au sein des 45 ans et plus. Par contre, la baisse nettement moins accentuée de la population active des 30-44 ans (5,1 %), en comparaison de l’emploi, a amené le taux de chômage à la hausse de 9,4 % à 13,7 %. La tendance n’était pas du tout la même du côté des moins de 30 ans, avec un niveau d’emploi en hausse de 8,7 % et un taux de chômage réduit de 16 % à 13,5 %.
Les hommes au travail étaient en nombre moindre en mars 2002, soit 2 600 de moins qu’en mars 2001, pour un recul de 4,6 %. La décroissance a atteint 5,3 % dans l’emploi à temps plein alors que 300 postes à temps partiel supplémentaires étaient signalés, pour une hausse de 4,2 %. Le taux de chômage masculin a quelque peu varié, passant de 12,5 % en mars 2001 à 13,0 % une année plus tard. Sur un autre plan, la participation masculine au marché du travail mauricien demeure toujours aussi élevée, le taux d’activité ayant augmenté de 65,4 % en mars 2001 à 66 % en mars 2002.
Pour leur part, les femmes ont gagné 5 700 emplois, pour un gain de 12,6 %. Le travail à temps plein a largement bénéficié de cet accroissement, gagnant 4 300 postes (14,2 %) par rapport à un accroissement de 10,1 % (1 500 emplois) du côté du temps partiel. Notons, cependant, que le taux de chômage féminin ne s’est pas du tout ressenti de la croissance substantielle de l’emploi, passant de 10,3 % à 11,5 % en une année. Cette détérioration s’explique notamment par la participation accrue des femmes au marché du travail.
B ilan par secteurs d’activité
L’analyse par secteurs d’activité permet de retenir que l’activité primaire a profité d’une progression de ses personnes occupées en mars 2002 par rapport au même mois de 2001, soit 700 emplois de plus, pour une hausse de 20 %. Ainsi, 4 200 personnes y travaillaient en mars 2002 contre 3 500 l’année précédente, dont 3 500 au sein de l’activité agricole, soit plus de 80 % de l’effectif régional affecté au secteur primaire.
Par ailleurs, des emplois ont été ajoutés au sein de l’activité manufacturière, soit 2 900 pour une hausse de 13,4 %. Ce gain signalé dans l’activité de la fabrication a d’abord et avant tout bénéficié aux industries de biens durables (hausse de 1 900 emplois, soit 17,3 %), plus particulièrement dans les composantes du bois, du meuble et d’autres de moindre importance, mais tout aussi essentielles au développement industriel régional (machinerie, produits métalliques). L’effectif au travail dans les industries de biens non durables a aussi progressé (1 000 ou 9,3 %) avec notamment la contribution des aliments et boissons.
À l’opposé, l’emploi décroissait dans le bâtiment, soit 1 000 postes en moins (recul de 23,3 %). Au total, la main-d’œuvre au travail dans le secteur secondaire a augmenté de 2 000 (7,7 %) en l’espace d'une année, atteignant 28 000 personnes en mars 2002.
Le secteur tertiaire a gagné 1 000 emplois en mars 2002 comparativement à mars 2001 pour une augmentation de l’ordre de 1,3 %. La plupart des branches ont suivi cette tendance, soit le commerce, les services de santé, le secteur de la finance, des assurances et de l’immobilier, les services aux entreprises et l’hébergement ainsi que la restauration, pour ne nommer que les principales. À l’inverse, l’administration publique, les autres services et l’enseignement s’inscrivaient en baisse.
U ne organisation centrée sur l’emploi
M ission, clientèle et services
Mission
Emploi-Québec est une agence gouvernementale au sein du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Emploi-Québec est née de la fusion de différents services d’emploi et de main-d’œuvre. Depuis le début de ses activités, le 1er avril 1998, Emploi-Québec constitue la plus importante agence gouvernementale en raison de ses effectifs et de ses budgets.
Afin de limiter les coûts économiques et sociaux rattachés au sous-emploi, Emploi-Québec contribue à la réduction de l’exclusion socioprofessionnelle, à la prévention des pertes d’emplois, à la stabilité de l’emploi et à la levée des obstacles à la création d’emplois. Emploi-Québec doit assurer un meilleur équilibre entre l’offre et la demande de main-d’œuvre afin d’améliorer le fonctionnement du marché du travail.
Clientèle
Emploi-Québec offre des services à l’ensemble de la main-d’œuvre et aux employeurs, en partenariat avec des intervenants du marché du travail. Ses services s’adressent :
³ aux personnes à la recherche d’un emploi, particulièrement celles qui courent un risque de chômage prolongé;
³ aux personnes en emploi notamment celles dont les postes sont menacés;
³ aux employeurs dont des emplois risquent d’être perdus, de ne pas être créés ou qui éprouvent des difficultés à pourvoir leurs postes vacants, ainsi qu’à ceux qui veulent améliorer la gestion de leurs ressources humaines ou qui souhaitent développer les compétences de leur personnel.
Services
Des services universels de base sont offerts à l’ensemble de la clientèle et visent à favoriser à la fois une meilleure adéquation et un appariement plus efficace de l’offre et de la demande de main-d’œuvre. Ils comprennent :
³ l’accueil et l’entrevue initiale pour la détermination des besoins des individus en regard du marché du travail;
³ l’information sur le marché du travail et divers outils de recherche en ligne sur les professions et la formation;
³ les services de placement, qui mettent à la disposition de la clientèle des banques d’emplois et des outils de préparation (curriculum vitae, ordinateurs, téléphones, télécopieurs…).
Des services spécialisés ou mesures actives d’emploi sont offerts aux personnes qui font face à des difficultés particulières ou qui ont des projets de développement. Il s’agit de mesures et services, tels que :
³ l’analyse des besoins et la détermination d’un plan d’action personnalisé;
³ l’orientation professionnelle;
³ l’aide active à la recherche d’emploi;
³ les activités de formation;
³ les expériences en milieu de travail et les stages à l’étranger;
³ les Subventions salariales pour favoriser l’embauche;
³ le Supplément de retour au travail;
³ le Soutien au travail autonome;
³ la mesure Jeunes volontaires;
³ le Programme d’apprentissage;
³ le Programme de qualification professionnelle réglementés;
³ le Régime d’apprentissage.
En matière de gestion des ressources humaines, de formation et d’organisation du travail, les services offerts aux employeurs portent notamment sur :
³ le soutien à des projets visant le maintien ou le développement de la main-d’œuvre en emploi;
³ la mise en place de comités de concertation;
³ l’aide financière et technique pour allonger de manière récurrente la durée des emplois dans les secteurs soumis aux fluctuations saisonnières et pour limiter les inconvénients reliés au travail à temps partiel ou précaire;
³ l’aide à la formation et au développement des compétences de leur personnel;
³ l’aide financière et le soutien technique en faveur d’initiatives de mobilisation et de concertation, notamment des projets économiques d’envergure créateurs d’emplois;
³ les services liés à la Loi favorisant le développement de la formation de la main-d’œuvre, notamment la gestion du Fonds national de formation de la main-d’œuvre ainsi que le soutien aux comités sectoriels qui cernent les besoins de leur secteur en matière de main-d’œuvre, de gestion des ressources humaines, d’organisation du travail et de formation;
³ l’aide à l’intégration au travail des personnes handicapées;
³ l’aménagement et la réduction du temps de travail.
La gestion du Fonds de lutte contre la pauvreté par la réinsertion au travail ainsi que les services liés à d’autres lois, à des mandats spéciaux ou à des ententes particulières, dont le programme des normes interprovinciales « Sceau rouge » et les comités sectoriels, complètent la gamme des services d’Emploi- Québec.
U ne approche partenariale
La concertation avec les représentants de la main-d’œuvre, des employeurs et des organismes spécialisés
L’intervention sur le marché du travail nécessite la collaboration et la mobilisation de nombreux acteurs du marché du travail pour être efficace. C’est pourquoi, on retrouve diverses instances de concertation au niveau régional. Ces instances, composées de représentants de la main-d’œuvre, des employeurs et des organismes spécialisés en main-d’œuvre, sont chargées d’alimenter et de soutenir Emploi-Québec.
Au niveau régional, Emploi-Québec est doté d’un conseil composé de ces représentants du marché du travail. Les Conseils régionaux ont comme mandat de définir la problématique du marché du travail de leur région et d’adapter les interventions d’Emploi-Québec en conséquence. De plus, dans le cadre des orientations nationales, ils déterminent les cibles de résultats, font la répartition des ressources et définissent les stratégies et objectifs d’intervention des plans d’action régionaux. Les conseils régionaux ont également un mandat de concertation avec les instances métropolitaines, régionales, locales et sectorielles de développement de la main-d’œuvre ainsi que de développement économique, les comités d’intégration et de maintien en emploi et les autres partenaires du marché du travail.
Au niveau des services de première ligne, la concertation s’effectue entre les Centres locaux d’emploi relevant d’Emploi-Québec et les Centres locaux de développement issus du ministère des Régions. Un protocole précise l’arrimage convenu entre ces deux organismes au regard notamment des priorités d’action ainsi que de leur suivi. Le soutien au démarrage d’entreprise fait notamment l’objet d’une entente.
De plus, Emploi-Québec finance et soutient les travaux :
³ de vingt-six comités sectoriels de main-d’œuvre, chargés de circonscrire les problèmes et les stratégies de développement de la main-d’œuvre et de créer des conditions propices au développement des entreprises et de la main-d’œuvre de chaque secteur. Les secteurs d’activité couverts sont, entre autres, l’aérospatiale, le tourisme, l’aménagement forestier, la sidérurgie, l’économie sociale et les pêches;
³ de deux comités d’intégration et de maintien en emploi pour les personnes handicapées et les personnes immigrantes;
³ de quatre comités consultatifs chargés de la conseiller sur les actions à entreprendre pour améliorer l’offre de service touchant les femmes, les jeunes, les adultes judiciarisés, les travailleuses et travailleurs âgés de 45 ans et plus.
Une vision gouvernementale
Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, principalement par l’entremise d’Emploi-Québec, s’allie à divers partenaires gouvernementaux concernés par le développement de l’emploi et de la lutte à la pauvreté, pour consolider l’efficacité de son action. Il s’agit des ministères de l’Éducation, de l’Industrie et du Commerce, des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, des Régions ainsi que des Affaires municipales et de la Métropole.
Emploi-Québec assure les liens avec le gouvernement canadien en ce qui concerne la gestion des fonds transférés au Québec en vertu de l’Entente Canada-Québec relative au marché du travail portant sur les mesures actives d’emploi et sur certaines fonctions du Service national de placement. Des mécanismes d’échange et de référence sont en place pour assurer le bon fonctionnement ainsi que l’harmonisation des services.
Enfin, des organismes publics tels que la Commission de la santé et de la sécurité au travail, l’Office franco-québécois pour la jeunesse et l’Office des personnes handicapées sont aussi des partenaires. En ce qui concerne la clientèle visée par ce dernier organisme, Emploi-Québec la soutient par ailleurs dans le cadre de l’Entente sur l’aide à l’employabilité des personnes handicapées dont le Canada finance conjointement certaines interventions.
Une contribution indispensable des organismes spécialisés
L’offre de service repose pour une bonne part sur des ententes de collaboration avec les réseaux d’enseignement, les organismes sectoriels, les Centres locaux de développement, ainsi que les ressources externes d’emploi et de main-d’œuvre. Les ressources externes sont constituées, en majorité, d’organismes à but non lucratif, notamment les clubs de recherche d’emploi, les services spécialisés de main-d’œuvre, les carrefours jeunesse-emploi et les entreprises d’entraînement. Ces organismes contribuent directement aux résultats des services publics d’emploi.
L es ressources au service de la main-d'œuvre et des entreprises de la Mauricie
Les ressources humaines
En Mauricie, Emploi-Québec a utilisé un effectif totalisant 156 années-personnes1. Cet effectif est déployé à la Direction régionale, au Centre d’assistance au placement et dans les huit Centres locaux d’emploi du territoire.
Effectifutilisé en 2001-2002
Centre local d’emploi Années-personnes
Cap-de-la-Madeleine 22
Grand-Mère 10
La Tuque 9
Louiseville 9
Shawinigan 20
Sainte-Geneviève-de-Batiscan 2
Sainte-Thècle 4
Trois-Rivières 36
Sous-total CLE 112
Sous-total Centre d’assistance au placement 14
Sous-total Direction régionale 30
Total Mauricie 156
Les CLE ont bénéficié de 72 % de l’effectif. Les autres ressources humaines ont été réparties au Centre d’assistance au placement et à la Direction régionale, lesquels exercent des fonctions de coordination et de soutien au réseau et offrent certains services régionalisés, tels que le Fonds de lutte contre la pauvreté et les contrats d’intégration au travail.
Le processus d’implantation des services était en grande partie complété en 2000-2001. La formation du personnel en 2001-2002 visait à assurer l’amélioration continue des services à la clientèle. Des efforts particuliers ont porté sur le placement en ligne, le Centre d’assistance au placement et la stratégie à l’égard des personnes handicapées, Emploi-Québec ayant pris en charge le programme Contrats d’intégration au travail pour les personnes handicapées en 2001-2002. De plus, des formations d’appoint ont également été offertes au personnel d’Emploi-Québec en Mauricie.
1 Chaque année-personne correspond au cumul du temps de travail individuel du personnel pour l’équivalent de 1 826,3 heures sur une base annuelle.
Catégorie de personnel Jours-personnes de formation Agents d’aide à l’emploi et chefs d’équipe 534
Personnel de soutien 82
Techniciens 9
Professionnels 102
Gestionnaires 37
Total 764
Les ressources financières
Les dépenses totales du Fonds de développement du marché du travail en 2001-2002 se sont élevées à près de 34 millions de dollars, dont 27,9 M$ reliés à l’Entente Canada-Québec relative au marché du travail.
Les services directs à la clientèle (ex. : accueil, information sur le marché du travail, placement) et l’administration représentaient des dépenses de 6,0 M$, en augmentation de 0,2 M$ par rapport à l’année précédente. Le coût des mesures offertes à la clientèle, incluant le soutien du revenu aux participants, totalisait 27,9 M$, en diminution de 2,0 M$ par rapport à l’année précédente. Vu l’ampleur des sommes investies en fin d’année 2000-2001, pour lesquelles les participations et activités se sont poursuivies en 2001-2002 (reports), on observait une légère baisse du budget disponible pour débuter de nouvelles activités auprès des personnes et des employeurs dans l’année courante.
Dépenses annuelles - 2000-2001 et 2001-2002
4 8 1 2 1 6 2 0 2 4 2 8 3 2 3 6 4 0 M $
2 0 0 0 - 2 0 0 1 2 9 ,9 5 ,8 3 5 ,7
2 0 0 1- 2 0 0 2 2 7 ,9 6 ,0 3 3 ,9
C o û t d e s m e s u r e s S e r v ic e s d ir e c t s e t
a d m in is t r a t if s T o t a l
Emploi-Québec établit de grandes orientations destinées à guider son intervention sur le marché du travail et à répartir l’effort financier devant y être consacré. Le tableau qui suit illustre la part des ressources financières disponibles qui a été investie selon les orientations. Les efforts financiers consacrés pour soutenir les personnes à risque de chômage prolongé ou de longue durée témoignent de l’importance accordée à cette orientation. Les dépenses effectuées à cet égard vont principalement à des projets de formation, de développement de l’employabilité ou d’insertion en emploi. Quant à l’orientation visant le renforcement de la capacité des employeurs à créer, maintenir et à stabiliser des emplois, les dépenses vont à des projets de développement des ressources humaines, de formation, ainsi qu’à divers services- conseils spécialisés en gestion des ressources humaines.
Dépenses selon les orientations, 2001-2002 Parts relatives Soutien des personnes à risque de chômage prolongé ou de
longue durée 81 %
Renforcement de la capacité des employeurs à créer,
maintenir et stabiliser des emplois 19 %2
Le budget est réparti annuellement entre les Centres locaux d’emploi en fonction de critères socio- économiques liés à l’emploi et au chômage. Par exemple, on observe des variations importantes, d’un territoire à l’autre, du volume d’emplois et du nombre de chômeurs. L’utilisation de tels critères vise à tenir compte des particularités locales et des efforts que chaque Centre local d’emploi doit déployer pour offrir des services accessibles et complets sur leur territoire respectif.
Ensemble des dépenses selon les Centres locaux d’emploi
Mesures (M$)
Services directs et administration
(M$)
Cap-de-la-Madeleine 4,3 0,8
Grand-Mère 1,8 0,4
La Tuque 1,6 0,3
Louiseville 2,1 0.4
Shawinigan 5,0 0,9
Sainte-Geneviève-de-Batiscan 0,8 0,1
Sainte-Thècle 0,9 0,1
Trois-Rivières 10,1 1,5
Sous-total CLE 26,6 4,5
Sous-total Direction régionale 1,3 1,5
Total Mauricie 27,9 6,0
2 Les mesures comptabilisées afin de venir en aide aux employeurs sont MFOR employeu privé, CPE intervention en entreprise, soutien au travail autonome et subvention salariale volet expérience de travail.
D u nouveau dans l’offre de service
Les nouveautés dans l’offre de service confirment l’importance qu’accorde Emploi-Québec à l’amélioration continue de la qualité de ses services à la clientèle. Certaines nouveautés découlent des orientations prises par le gouvernement du Québec concernant la modernisation de la fonction publique et des principes établis dans la Loi sur l’administration publique adoptée en mai 2001 : gestion par résultats, adéquation avec les besoins de la clientèle, recours aux technologies de l’information pour rejoindre la population et pour gérer plus efficacement.
³ Une assurance de qualité des services. Emploi-Québec adoptait, le 1er avril 2001, la Déclaration de services aux citoyennes et citoyens. Cette déclaration précise les engagements que prend Emploi-Québec pour répondre aux attentes de la clientèle concernant la façon de dispenser les services publics d’emploi. Celle-ci s’appuie sur une étude de satisfaction de la clientèle et sur une campagne de sensibilisation du personnel. La mise en œuvre de cette déclaration a donné lieu à l’élaboration d’un plan d’action régional.
³ Un service québécois de placement en ligne. Ce service est disponible sur Internet depuis octobre 2001. Les employeurs peuvent maintenant inscrire eux-mêmes leurs postes vacants, rechercher des candidats et effectuer le suivi de leurs offres d’emploi. De leur côté, les chercheurs d’emploi peuvent inscrire leur candidature et procéder à la recherche d’emploi. Un Centre d’assistance au placement a été créé pour soutenir l’implantation de ce nouveau service. Emploi- Québec a également amorcé des pourparlers avec des ministères et organismes publics pour permettre la diffusion des offres d’emploi du secteur public. Cette possibilité d’utilisation du système de placement en ligne d’Emploi-Québec permet de rendre des emplois plus accessibles aux citoyennes et aux citoyens.
³ Une offre de services intégrés pour la clientèle employeurs. L’offre de service vise à favoriser une action proactive centrée sur la gestion des ressources humaines, sur la qualité du recrutement, le développement de leurs compétences et sur leur maintien en emploi. À cette fin, un outil a été créé afin de dépister les entreprises dont les emplois sont menacés, qui sont susceptibles de ne pas créer les emplois prévus ou encore, qui risquent d'éprouver des difficultés à combler leurs postes vacants. Cette approche permet d’offrir rapidement l’aide requise par la situation. L'offre de service a aussi été revue dans une optique de complémentarité avec les services offerts par les ministères et les organismes gouvernementaux à vocation économique. Des ententes de collaboration ont été conclues à cet effet.
³ Davantage d’information sur le marché du travail. La clientèle et les partenaires ont accès à une nouvelle collection de 36 brochures de portée nationale et régionale sur les perspectives d’emplois selon les métiers et professions. Ils peuvent également consulter le site Internet emploiquebecmauricie.net. De nouvelles ressources humaines ont été affectées, notamment pour améliorer l’information disponible au niveau local. Un programme de formation a été conçu et offert à ces agents.
³ Un soutien supplémentaire pour les personnes les plus en marge du marché du travail.
Action-Emploi est une nouvelle mesure qui permet d’offrir un supplément au revenu de travail à certaines et certains prestataires ayant une présence de plus longue durée à l’assistance-emploi.
Elle vise à les inciter à intégrer ou réintégrer le marché du travail. Emploi-Québec participe activement à la mise en œuvre de ce programme en offrant les services d’aide à l’emploi nécessaires pour assurer le succès de la démarche d’insertion et de maintien en emploi des participants.
³ De l’aide à l’intégration au travail pour les personnes handicapées. Le programme Contrat d’intégration au travail (CIT) a été transféré de l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) vers Emploi-Québec le 1er avril 2001. Son objectif est de favoriser l’embauche et le maintien en emploi des personnes handicapées, en permettant le remboursement à l’employeur des dépenses engagées pour effectuer les aménagements nécessaires à l’embauche de ces personnes. Sa gestion par Emploi-Québec est régionalisée et s’effectue en collaboration avec un réseau de services spécialisés de main-d’œuvre pour personnes handicapées.
³ Des projets pilotes à l’intention des travailleuses et des travailleurs âgés de 55 à 64 ans.
Avec le vieillissement de la population active et l’évolution des compétences requises pour occuper un emploi, il devient important d’examiner diverses pistes d’intervention. Ces projets pilotes sont menés en collaboration avec le gouvernement canadien. Ils proposent des solutions novatrices pour assurer le maintien en emploi ou la réinsertion des travailleuses et des travailleurs âgés mis à pied ou le maintien en emploi de celles et ceux qui risquent d’être licenciés.
F aits saillants des opérations en 2001-2002
Le Conseil régional des partenaires du marché du travail de la Mauricie s’est doté de cinq orientations dans le cadre de son plan d’action régional 2001-2002. Il s’est acquitté de cette responsabilité en prenant en compte :
P les orientations gouvernementales;
P les orientations de la Commission des partenaires du marché du travail;
P les portraits régionaux et locaux du marché du travail et de l’emploi;
P le contexte économique de la région;
P les bilans locaux et régionaux.
Ces orientations régionales ont constitué le cadre de référence à l’intérieur duquel se sont inscrites des activités retenues dans les programmations des Centres locaux d’emploi (CLE).
Pour l’exercice 2001-2002, le Conseil régional a priorisé d’une part, les individus défavorisés au plan de l’emploi ainsi que les individus près du marché du travail et d’autre part, les entreprises ayant des besoins de main-d’œuvre. Le Conseil a prôné une approche axée sur la communication, l’écoute et l’accompagnement, tout en ne perdant pas de vue les résultats visés tant au niveau des individus que des entreprises.
Le Conseil était d’avis que pour créer, maintenir et stabiliser des emplois, l’enjeu était d’accroître l’autonomie des personnes et d’appuyer les entreprises dans le développement de leur main-d’œuvre et ainsi répondre aux exigences du marché du travail.
Pour l’année 2001-2002, le Conseil régional des partenaires du marché du travail a retenu les orientations suivantes :
À court terme :
³ Maximiser l’utilisation des services de placement et d’information sur le marché du travail disponibles dans les Centres locaux d’emploi;
³ Améliorer l’arrimage entre les postes vacants, plus particulièrement les postes en difficulté de recrutement, et les compétences de la main-d’œuvre disponible.
À moyen terme :
³ Supporter l’adaptation des entreprises et de leur main-d’œuvre, plus particulièrement au chapitre de la formation, afin de prévenir les pertes d’emploi, de maintenir et stabiliser les emplois et de créer des emplois;
³ Faciliter l’obtention d’emplois durables aux prestataires et ainsi contribuer à réduire les coûts de l’assurance-emploi et de l’assistance-emploi.
À long terme :
³ Contribuer à l’insertion sociale et professionnelle des personnes les plus démunies en apportant une attention particulière aux personnes sous-scolarisées.
O rientation 1
M aximiser l’utilisation des services de placement et d’information sur le marché du travail disponibles dans les Centres locaux d’emploi.
Cette première orientation a donné lieu à trois stratégies d’intervention, soit :
³ Développer et rendre accessibles des outils d’information sur le marché du travail dont les données et analyses seront différenciées selon le sexe, à l’intention des clientèles individus et entreprises, des partenaires et du personnel d’Emploi-Québec en Mauricie.
³ Généraliser l’accès aux banques d’emplois disponibles sur Internet à l’ensemble des Centres locaux d’emploi de la région de la Mauricie.
³ Améliorer la connaissance des besoins de main-d'œuvre en favorisant, si nécessaire, le regroupement d’entreprises sur une base sectorielle.
Plusieurs activités, mesures ou services ont été développés pour mettre en œuvre ces stratégies d’intervention. Soulignons, premièrement, la participation de la Direction régionale, en collaboration avec trois autres Directions régionales (Estrie, Centre-du-Québec et Saguenay-Lac-St-Jean), dans la réalisation de vingt-huit émissions télévisuelles d’information intitulées Objectif emploi. Un des objectifs visés par cette émission est la diffusion, entre autres, de l’information sur le marché du travail. Également, mentionnons la participation de la Direction régionale, en collaboration avec les hebdos régionaux, de l’élaboration de dix articles de journaux exposant autant de métiers d’avenir en région.
La participation régionale fut également requise pour le montage de cinq chroniques, dans le quotidien Le Nouvelliste, sur les emplois disponibles en Mauricie.
Enfin, un site WEB dédié à l’information sur le marché du travail régional a été développé. Cette initiative dévoile un éventail complet d’informations relatives à la situation de l’emploi en Mauricie.
De plus, deux enquêtes furent réalisées dans le cadre de cette orientation. Une première enquête a traité des besoins en nouvelle main-d'œuvre des entreprises de la Mauricie, alors que la seconde visait la confection de fiches signalétiques sur des occupations en demande.
Finalement, mentionnons la mise en place de la table des responsables locaux de l’information sur le marché du travail, ainsi que l’approvisionnement constant de documents de référence dans les salles multiservices.
Au chapitre des services de placement en ligne, la Direction régionale de la Mauricie a contribué à la mise sur pied du Centre d’assistance au placement (CAP), lequel fut localisé à Trois-Rivières. Ce service de placement sur Internet permet, aux employeurs, la prise d’offres d’emplois tant en libre-service qu’en service assisté et permet aux chercheurs d’emploi de déposer leur candidature et de consulter les offres d’emplois disponibles.
Enfin, la mesure Concertation pour l’emploi fut privilégiée afin de supporter les organismes externes et les partenaires dans la réalisation d’activités permettant une meilleure connaissance du marché du travail.
Cette mesure a permis également à Emploi-Québec de s’impliquer dans différentes tables sectorielles, telle la table sectorielle Forêt et celle du Bois d’œuvre de même que la mise sur pied d’un Comité de développement commercial touchant le secteur du commerce au détail dans la MRC du Haut-Saint- Maurice visant à régler les problèmes inhérents au recrutement.
O rientation 2
A méliorer l’arrimage entre les postes vacants, plus particulièrement les postes en difficulté de recrutement, et les compétences de la main-d’œuvre disponible.
Afin de répondre à cette deuxième orientation, quelque dix stratégies d’intervention furent retenues :
³ Accroître la participation aux mesures et services d’emploi de courte durée des clientèles dont le profil d’emploi correspond aux besoins du marché du travail.
³ Intégrer les prestataires de l’assurance-emploi et de l’assistance-emploi, dont l’expérience récente de travail correspond à une occupation en demande, sur le marché du travail.
³ Informer et soutenir les femmes, dont les monoparentales, ayant de l’intérêt à développer des compétences dans des métiers non traditionnels et dans des secteurs d’avenir.
³ Contribuer, avec les partenaires régionaux et locaux, à freiner l’exode des jeunes des milieux ruraux.
³ Collaborer à la valorisation de la formation professionnelle et technique dans les métiers et professions offrant de bonnes perspectives d’emplois.
³ Valoriser les emplois dans les secteurs de l’économie sociale, agroalimentaire et forestier.
³ Sensibiliser les entreprises, notamment dans les secteurs de l’économie sociale, agroalimentaire, foresterie et habillement, aux causes des difficultés de recrutement.
³ Intensifier avec les partenaires régionaux et locaux, les activités de recrutement afin d’accroître le volume de main-d’œuvre rejointe et la mettre en relation avec les entreprises ayant des emplois à combler.
³ Offrir, dans la mesure des ressources et des outils disponibles, un service de présélection de candidatures dans les entreprises créatrices d’emploi.
³ Proposer aux entreprises des mesures et services afin notamment de réduire leurs difficultés de recrutement de main-d’œuvre et de favoriser une plus grande rétention du personnel en place.
Les principales activités mises de l’avant par les Centres locaux d’emploi sont exposées dans les lignes qui suivent.
La mesure Service d’aide à l’emploi fut retenue, en collaboration avec les Clubs de recherche d’emploi, pour les chercheurs d’emploi ayant des besoins d’aide dans la rédaction de curriculum vitae, des contacts téléphoniques avec les employeurs et les techniques d’entrevue.
Les Centres locaux d’emploi ont aussi réalisé des activités d’aide à l’emploi, dont des sessions de groupe concernant notamment l’information sur le marché du travail et les services d’Emploi-Québec et ce, dans le cadre de Destination emploi et Obligation de parcours pour les jeunes de moins de 25 ans.
De plus, les services universels, tels la prise d’offres d’emploi et la salle multiservice ont été utilisées pour faciliter l’arrimage avec les occupations en demande.
Quant aux autres mesures figurant à l’intérieur de cette orientation, on note le recours au Supplément de retour au travail, à la Subvention salariale et à la mesure Concertation pour l’emploi.
Plusieurs volets de celle-ci ont été utilisés. Il s'agit, entre autres, du parrainage, du coaching, de comité d’adaptation de la main-d'œuvre (CAMO), ainsi que des interventions en gestion des ressources humaines auprès des entreprises en difficultés.
Le volet partenariat a été ciblé particulièrement dans les projets suivants : Mauricie, Capitale forestière 2001, Femmes et production industrielle, Entrepreneuriat féminin régional. De plus, la réalisation d’un document d’admission en formation professionnelle, de dépliants et disque compact promotionnels, ainsi que l’organisation de journée portes ouvertes et de campagne publicitaire ont été réalisés en collaboration avec les commissions scolaires de L’Énergie et du Chemin-du-Roy. Le volet partenariat fut également retenu lors d’une recherche sur le cheminement entrepreunarial des femmes en collaboration avec l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Le volet entreprise a été utilisé lors de la mise en œuvre d’activités dans le cadre du comité de reclassement des ex-couturières de Fruit of the Loom pour des métiers et des secteurs non traditionnels.
La mesure concertation pour l’emploi a également été retenue pour permettre aux Carrefour jeunesse- emploi (CJE), ainsi qu’aux Chambres de commerce de collaborer au projet Place aux jeunes afin de freiner l’exode des jeunes par le biais de visite industrielle et d’information sur les postes vacants.
Le Centre local d’emploi de la MRC de Maskinongé a participé, grâce à cette même mesure, à des activités notamment le Rendez-vous de l’entrepreneuriat, la Banque d’idées d’affaires et contribué à une étude de faisabilité sur la mise sur pied d’un réseau de transport sur le territoire. Par ailleurs, le Centre local d’emploi de La Tuque a participé à l’élaboration du site Internet Zone Emploi dans la MRC du Haut-Saint-Maurice. Ce site permet aux employeurs d’échanger et de partager les mises en candidature.
Des ententes de services ont été conclues avec des organismes externes dans le cadre de la mesure Service d’aide à l’emploi, plus spécifiquement au niveau de l’orientation professionnelle, de même que dans le cadre de projets de préparation à l’emploi pour aider les clientèles plus éloignées du marché du travail.
En collaboration avec le comité de revitalisation des premiers quartiers de Trois-Rivières, le Centre local d’emploi de Trois-Rivières a participé à la mise en mouvement des résidents en chômage et à leur placement dirigé, ainsi qu’à l’organisation et à la promotion de rencontres hors MRC afin de palier aux problèmes de recrutement des entreprises du secteur du meuble dans la MRC de Maskinongé.
La mesure de formation a été utilisée, et ce, aussi bien dans la dimension achat de groupes que dans les cours financés MEQ. Ainsi, il a été possible de financer des formations telles que finition de meubles, opération de machines à bois, récolte de matière ligneuse et un DEP en foresterie.
Le Centre local d’emploi de Trois-Rivières a mis en place un service de présélection limité avec subvention salariale tandis que le Centre local d’emploi de La Tuque a instauré un service de réception et d’analyse des curriculum vitae selon les critères établis par les employeurs visés.
Toujours en regard de la mesure Concertation pour l’emploi, des interventions ont été faites concernant l’aménagement et la réduction du temps de travail (ARTT) dans le secteur des Pâtes et papier de la région.
O rientation 3
S upporter l’adaptation des entreprises et de leur main-d’œuvre, plus particulièrement au chapitre de la formation, afin de prévenir les pertes d’emploi, de maintenir et stabiliser les emplois et de créer des emplois.
Cette orientation fut supportée pour cinq stratégies d’intervention, soit :
³ Supporter, en collaboration avec les partenaires régionaux et locaux, les chercheurs d’emploi ayant un potentiel entrepreneurial à créer leur propre emploi.
³ Ajuster les compétences de base et professionnelles de la main-d’œuvre en emploi.
³ Accroître la culture de formation dans les entreprises, plus particulièrement auprès des PME.
³ Promouvoir et soutenir la formation en emploi, plus particulièrement chez les femmes, les personnes handicapées et les 45 ans et plus.
³ Développer et consolider l’offre de services aux entreprises en complémentarité avec les autres intervenants.
Ces dernières se sont traduites par un ensemble d’activités dont voici les plus significatives.
La mesure Concertation pour l’emploi, dans ses composantes partenariat et entreprise, ainsi que les services conseils aux entreprises ont été utilisés par les CLE de la région. Mentionnons, à titre d’exemple, le comité de reclassement à entrée continue (CREC).
De plus, Emploi-Québec, en partenariat avec le MIC, les CLD, les MRC du Centre-de-la-Mauricie et de Mékinac, la commission scolaire de l’Énergie et le Collège de Shawinigan, a participé à la mise sur pied de nouvelles formations telles que matériaux composites et récolte de la matière ligneuse.
Parmi les formations dispensées via la mesure MFOR entreprise, mentionnons la lecture de plans, la gestion hôtelière et la mécanique de véhicules lourds. Quant à la mesure Concertation pour l’emploi, le volet comité de reclassement qui a principalement été retenu.
Les contacts avec les entreprises ainsi que les services conseils rendus lors des visites d’entreprises, ont permis de promouvoir le Fonds national de formation de la main-d'œuvre et la Loi 90 afin de supporter l’adaptation des entreprises de même que leur main-d'œuvre.
Quelques activités ont été initiées auprès des entreprises, soit le regroupement d’employeurs en difficultés de recrutement pour créer un impact dans le milieu, des séminaires sur la planification des ressources humaines.
Le régime de qualification a été mis à contribution lorsque les entreprises manufacturières et de services éprouvaient de la difficulté à combler certains postes visés par ce même régime.
O rientation 4
F aciliter l’obtention d’emplois durables aux prestataires et ainsi contribuer à réduire les coûts de l’assurance-emploi et de l’assistance-emploi.
En fait, trois stratégies d’intervention ont été développées afin de concrétiser cette quatrième orientation.
Ces stratégies visaient à:
³ Permettre aux chercheurs d’emploi, plus particulièrement les jeunes diplômés, les personnes handicapées, les adultes judiciarisés et les femmes, d’acquérir une expérience de travail transférable.
³ Inciter les employeurs, par des mesures concrètes, à intégrer en emploi les clientèles judiciarisées, handicapées et les 45 ans et plus en regard de leur besoin en main-d’œuvre.
³ Soutenir la clientèle de 45 ans et plus dans leur démarche de réinsertion en emploi afin que cette perte d’emploi ne se transforme en une cessation permanente d’activité.
Plusieurs activités ont été mises en œuvre afin de réaliser ces stratégies. En voici quelques exemples.
D’abord, il faut indiquer que c’est principalement la mesure Subvention salariale d’insertion en emploi qui a été retenue, et ce, dans tous les volets, soit secteur privé, communautaire, économie sociale et jeunes diplômés.
De même, la mesure Projet de préparation à l’emploi, en collaboration avec l’organisme SPRINT, a aussi été utilisée afin de venir en aide aux jeunes de 15 à 30 ans. Un encadrement et un suivi en exploration et placement ont été mis en œuvre pour la clientèle féminine ex-toxicomane et judiciarisée, ainsi que pour les personnes handicapées. De plus, la mesure de formation a été utilisée dans le cadre de l’entreprise d’entraînement virtuel ALINOV ainsi que dans des services d’insertion socioprofessionnelle pour les jeunes.
La mesure Soutien au travail autonome a également été retenue. On dénombre 152 nouveaux participants.
La mesure Concertation pour l’emploi volet partenariat a servi à mener une enquête avec l’aide de l’Université du Québec à Trois-Rivières sur le cheminement entrepreneurial des femmes et à mettre sur pied un comité régional, soit « Entrepreneuriat féminin régional ».
En plus, on retrouve le projet pilote pour travailleurs âgés concernant les emplois d’utilité collective pour ex-travailleurs âgés licenciés lors de la fermeture de l’entreprise papetière Tripap, ainsi que le placement subventionné dans le secteur privé pour ces derniers. La mesure Concertation pour l’emploi volet entreprise a été utilisée pour différents comités de reclassement.
De plus, des clients ont été référés à des activités de recherche d’emploi de courte durée, adaptée aux gens de 45 ans et plus, via les services d’aide à l’emploi.
O rientation 5
C ontribuer à l’insertion sociale et professionnelle des personnes les plus démunies en apportant une attention particulière aux personnes sous- scolarisées.
Cette orientation a donné lieu à cinq stratégies d’intervention, soit :
³ Offrir aux clientèles défavorisées des moyens afin de concilier leur démarche d’intégration en emploi avec les différentes dimensions de leur vie; plus particulièrement, les femmes dont les monoparentales, les personnes handicapées, les adultes judiciarisés et les 45 ans et plus.
³ Hausser le niveau de scolarité de base des clientèles défavorisées sur le marché du travail.
³ Développer les attitudes et les compétences professionnelles des clientèles défavorisées sur le marché du travail.
³ Collaborer, avec les partenaires régionaux et locaux, à la mise en œuvre de projets, notamment en économie sociale, générant des emplois qualifiants et durables.
³ Soutenir la réalisation de projets de développement social favorisant l’insertion sociale et l’intégration en emploi des personnes défavorisées au plan social et économique.
Dans le cadre de cette orientation, plusieurs mesures ont été utilisées dont les projets de préparation à l’emploi, les services d’aide à l’emploi, l’insertion sociale et le projet pilote pour travailleurs âgés dédié aux ex-travailleuses âgées de l’entreprise Fruit of the Loom.
De plus, afin de venir en aide aux personnes handicapées, la Direction régionale de la Mauricie a investi dans le projet Consentra. Cet organisme vise à regrouper les entreprises sociales de travail pour personnes gravement handicapées, afin de favoriser l’embauche de ces personnes. Aussi, un montant de 578,3 K$ a été engagé pour les contrats d’intégration au travail dans les volets soutien de base au salaire et besoins spéciaux, et ce, pour un total de 138 participations.
La mesure de formation a aussi été retenue pour venir en aide à la clientèle visée, soit en alphabétisation, en formation générale et professionnelle et en actualisation. De plus, la mesure Insertion sociale a été utilisée dans le cadre de l’alphabétisation intégrée aux activités d’insertion sociale et professionnelle.
Les mesures d’Insertion sociale et de Préparation à l’emploi ont été mises en œuvre. Les projets de préparation à l’emploi ont été réalisés en collaboration avec des organismes externes tels que Sprint, SEMO, Le Pont, Travaction et Comsep.
La mesure Subvention salariale volet économie sociale a été mise à contribution afin de venir en aide aux organismes œuvrant en économie sociale, notamment les coopératives d’aide domestique.
De plus, la mesure Concertation pour l’emploi volet partenariat a été mise à contribution afin qu’Emploi- Québec s’implique dans des comités conjoints d’implantation de deux ressourceries sur le territoire de la Mauricie.
B ilan des résultats 2001-2002
T ableau synthèse du suivi des indicateurs
Données cumulatives au 31 mars 2002 pour la région de la Mauricie
INDICATEURS 2001-2002 CIBLES
RÉVISÉES RÉSULTATS %
D'ATTEINTE ÉCART Accessibilité des services pour la main-
d'œuvre
Nombre de nouveaux participants aux
interventions d'Emploi-Québec 9 507 12 276 129,1 % Nombre de nouveaux participants aux
interventions d'Emploi-Québec, participants
à l'assurance-emploi 5 395 6 765 125,4 %
Proportion des participants aux interventions d’Emploi-Québec répondant aux critères de repérage des personnes à risque de chômage prolongé
75 % 89,7 % 14,7 %
Nombre d’examens de qualification
administrés dans les métiers réglementés 320 Proportion des participants aux mesures de
longue durée répondant aux critères de repérage des personnes à risque élevé de chômage de longue durée
75 % 74,2 % - 0,8 %
Nombre de nouveaux participants aux interventions d'Emploi-Québec, responsables de famille monoparentale
1 132 1 485 131,2 %
Nombre de nouveaux participants aux interventions d'Emploi-Québec, de moins de 30 ans
3 353 4 214 125,7 %
Nombre de nouvelles ententes de
qualification 88 84 95,5 %
Accessibilité des services pour les entreprises
Nombre d'entreprises nouvellement aidées
par les mesures actives 157 143 91,1 %
Proportion des entreprises assujetties dont la masse salariale est inférieure à 1 M $ et qui investissent au moins 1% de cette dernière dans la formation de leur main- d’œuvre
74,5 %
Nombre de vacances signalées au service
national de placement 10 070 9 547 94,8 %
T ableau synthèse du suivi des indicateurs (suite)
INDICATEURS 2001-2002 CIBLES
RÉVISÉES RÉSULTATS %
D'ATTEINTE ÉCART
Efficacité des interventions
Nombre de personnes en emploi après avoir bénéficié d’une intervention d’Emploi- Québec
4 317 7 713 178,7 %
Nombre de personnes en emploi après avoir bénéficié d’une intervention d’Emploi-
Québec, participants de l’assurance-emploi 2 543 3 239 127,4 % Taux d’emploi des personnes ayant
bénéficié d’une intervention d’Emploi-
Québec 39,4 % 50,0 % 10,6 %
Taux d’emploi des personnes ayant bénéficié d’une mesure de formation professionnelle ou technique
55,4 % Taux d’emploi des personnes ayant
bénéficié d’une formation, autre que professionnelle ou technique
39,0 % Taux d’emploi des responsables de famille
monoparentale ayant bénéficié d’une intervention d’Emploi-Québec
33,5 % 42,7 % 9,2 %
Taux d’emploi des personnes de moins de 30 ans ayant bénéficié d’une intervention d’Emploi-Québec
41,3 % 51,0 % 9,7 %
Nombre de plaintes adressées au Bureau de
renseignements et plaintes 58
Taux de satisfaction des usagers des services d’information sur le marché du travail dans les salles multiservices
7,1 à 9,1
Efficience des interventions
Somme des prestations non versées à l'assistance-emploi et à l'assurance-emploi suite à une intervention d'Emploi-Québec visant un retour en emploi (K$)
14,5 $ 13,8 $ 95,0 %
Prestations non versées à l'assistance- emploi suite à une intervention d'Emploi- Québec visant un retour en emploi (K$)
7,8 $ 5,4 $ 68,6 %
Prestations non versées à l'assurance- emploi suite à une intervention d'Emploi-
Québec visant un retour en emploi (K$) 6,7 $ 8,4 $ 125,7 % Coût moyen par personne en emploi après
une intervention d’Emploi-Québec 4 842 $
B ilan des résultats 2001-2002
Les résultats obtenus pour l’exercice 2001-2002 sont positifs. Les interventions d’Emploi-Québec ont produit les effets recherchés et confirment, encore cette année, l’efficacité des services publics d’emploi mis en œuvre par le gouvernement du Québec. Le bilan est fait selon une présentation détaillée des résultats obtenus selon les indicateurs utilisés pour assurer le suivi des interventions.
R ésultats relatifs au Plan d’action régional
Les résultats relatifs au plan d’action régional 2001-2002 réfèrent à quatre types d’indicateurs, soit l’accessibilité des services pour la main-d’œuvre, l’accessibilité des services pour les entreprises, l’efficacité des interventions ainsi que l’efficience des interventions d’Emploi-Québec. Chacun des indicateurs est analysé sur la base des cibles révisées suite aux données officielles du bilan final de l’exercice 2000-2001.
I ndicateurs sur l’accessibilité des services pour la main-d’œuvre
Les personnes aidées
Indicateur Nombre de nouveaux participants aux interventions d’Emploi-Québec
Cible 9 507
Résultats 12 276
Taux d’atteinte 129,1 %
Cet indicateur nous renseigne sur le volume des nouveaux participants aux interventions au cours d’un exercice donné. Il permet de constater que près de 18 599 interventions ont touché 12 350 personnes au cours du présent exercice et ce, en plus des 4 193 participants qui ont poursuivi une activité commencée en 2000-2001. La cible de nouveaux participants a donc été largement atteinte. Nous avons dépassé la cible fixée de 29,1 %. L’évolution du volume des nouveaux participants s’explique par l’adaptation des services de soutien à la recherche d’emploi destinés aux personnes davantage prêtes à occuper un emploi, ainsi qu’à la demande de main-d’œuvre demeurée relativement forte.
Nouvelles participations selon la mesure
Résultats
2000-2001 Résultats 2001-2002 234 328 256 101
Les participants, dont il est ici question, sont tous engagés dans un cheminement vers l’emploi. Malgré l’accompagnement structuré que constitue le cheminement vers l’emploi, il arrive que certaines personnes interrompent avant terme leur participation. On situe cette part à 23,7 %. Le cas échéant, les raisons invoquées sont notamment le retour sur le marché du travail, un problème de motivation, d’apprentissage ou de santé. L’abandon du cheminement entrepris varie aussi selon le profil des clients (i.e situation familiale, scolarité, compétences préalables, finances, etc.) et reflète l’ampleur des facteurs influant sur un projet d’insertion à l’emploi. La réussite de la participation semble être fortement liée à un choix éclairé et réfléchi, à la motivation et au niveau de la préparation aux différentes activités.
L’accompagnement et le suivi plus soutenu des personnes davantage à risque d’interruption favorisent en l’occurrence la persévérance des participants.
Une offre de service accessible
L’indicateur sur les nouveaux participants témoigne du volume de clientèle ayant entrepris une activité structurée au cours de l’année. Aux résultats associés à cet indicateur doit s’ajouter le nombre de personnes qui utilisent exclusivement les activités offertes en libre-service dans les Centres locaux d’emploi, tels que l’information sur le marché du travail et les services de placement.
Deux groupes de clientèles susceptibles d’éprouver des difficultés particulières à intégrer le marché du travail ont fait l’objet d’indicateurs particuliers, soit les jeunes et les responsables de famille monoparentale. Ces indicateurs sont examinés plus loin. Soulignons que les services d’Emploi-Québec se veulent accessibles et visent à rejoindre le plus grand nombre de personnes cherchant un soutien à l’emploi.
p r o fe s s i o n n e l l e / te c h n .
6 , 2 % a u tr e s 5 , 1 %
S e r v i c e s e t a c t.
d ' a i d e E m p l o i 7 2 , 1 %
F o r m a ti o n 1 4 , 4 %
S u p p l é m e n t r e to u r tr a v a i l
4 , 9 %
S o u ti e n a u tr a v a i l a u to n o m e
0 , 9 % F L C P , In s e r ti o n
s o c i a l e , a u tr e 5 , 5 % S u b v e n ti o n s S a l .
4 , 2 % P r o j e ts P r é p a r .
E m p l o i 1 , 9 %
5 3 %
4 7 %
Proportion des nouveaux participants selon certaines caractéristiques
La composition de la clientèle d’Emploi-Québec est diversifiée à l’image de la population active et du profil des chômeurs. On observe cette année une légère hausse des participants ayant 45 ans et plus. Les caractéristiques de la clientèle varient aussi selon les localités et les MRC de la Mauricie.
Les examens de qualification
Indicateur Nombre d’examens de qualification administrés dans les métiers réglementés
Résultats 320
Cet indicateur recense le nombre d’examens administrés par des personnes inscrites à des programmes d’apprentissage et de qualification professionnelle réglementés, soit des travailleurs soumis à une réglementation adoptée ou reconnue en vertu de la Loi sur la formation et la qualification professionnelles de la main-d’œuvre (L.R.Q., F-5). Ces examens de qualification concernent les métiers réglementés tel qu’électricien, inspecteur en appareil sous-pression, mécanicien d'ascenseur, mécanicien de machines fixes, préposé au gaz, soudeur sur les appareils sous-pression et tuyauteur.
Environ 320 participations étaient enregistrées pour les examens de qualification professionnelle dans les métiers réglementés en 2001-2002. Notons que plus de 83 % des inscriptions aux examens ont été demandées pour les soudeurs à haute pression (31 %), les préposés au gaz (22 %) et les R-4 (30 %). Par ailleurs les volumes d’activités dans les métiers réglementés fluctuent d’une année à l’autre en fonction des besoins du marché du travail.
Les mesures de préparation et d’insertion en emploi
Indicateur Proportion des participants aux mesures de longue durée répondant aux critères de repérage des personnes à
risque élevé de chômage de longue durée
Cible 75 %
Résultats 74,2 %
1%
5%
59%
50%
1%
12%
24%
34%
44%
femmes moins de 30 ans 45 ans et plus responsables de famille monoparentale personnes nées hors Canada autochtones personnes handicapées prestataires de l'assurance-emploi prestataires de l'assistance-emploi
Les mesures d’aide visant la préparation et l’insertion en emploi s’adressent aux personnes qui présentent des difficultés plus importantes de cheminement vers l’emploi et qui risquent de vivre des périodes de chômage de longue durée. On entend par chômage de longue durée une période de plus de 12 mois consécutifs. Certaines caractéristiques susceptibles d’entraîner une période de chômage de cette nature ont été repérées pour l’ensemble des régions, notamment un faible niveau de scolarité ou de qualification professionnelle. Les mesures Formation, Projets de préparation à l’emploi, Subventions salariales et Soutien au travail autonome sont particulièrement destinées à cette clientèle.
Ainsi, des personnes qui ont bénéficié d’activités plus soutenues, 74,2 % devaient surmonter d’importantes difficultés à intégrer le marché du travail. Ce résultat similaire à celui de l’année dernière.
Comme il est possible de recourir à des activités de formation de courte durée, quelques semaines ou quelques jours lorsqu’il s’agit d’une compétence bien particulière, le résultat de cet indicateur est suivi à titre indicatif.
Les responsables de famille monoparentale aidés
Indicateur Nombre de nouveaux participants aux interventions d’Emploi-Québec, responsables de famille monoparentale
Cible 1 132
Résultats 1 485
Taux d’atteinte 131,2 %
Les responsables de famille monoparentale font face, dans plusieurs cas, à des contraintes financières et familiales ne facilitant pas une démarche d’insertion au marché du travail. Avec 1 485 nouveaux participants, la cible fixée de nouveaux participants dans cette catégorie pour l’exercice 2001-2002 a été dépassée.
Les personnes responsables de famille monoparentale ont davantage bénéficié d’un soutien afin de terminer une formation générale ou postsecondaire et des activités ou services d’aide à l’emploi visant des projets d’économie sociale. Plus spécialement, bon nombre de projets avaient comme objectifs le développement de l’employabilité et l’intégration à l’emploi des femmes responsables d’une famille monoparentale.
Résultats
2000-2001 Résultats
2001-2002 Évolution depuis 2000-2001 1 702 1 485 - 217 ou – 13 %