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42 15. 10. 2014

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Bulletin des médecins suisses

Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung

Editorial 1555

Un symposium qui suscite la réflexion

ISFM 1557

Identifier les problèmes et apporter des solutions

FMH / ReMed 1561

Agressions sexuelles: ReMed ne juge pas

Tribune 1583

Experimentelle Heilmittel und die Ethik des Zufalls

Horizons 1588

Le nouveau visage de la vieillesse

«Et encore…» par Hans Stalder 1590

Santé, fragilité et complexité

42

15. 10. 2014

(2)

S O M M A I R E

FMH

Editorial

1555 Un symposium qui suscite la réflexion Werner Bauer

1557 Identifier les problèmes et apporter ISFM des solutions

Bruno Kesseli, Isabel Zwyssig

En septembre dernier, l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM) a organisé son premier symposium MedEd dédié à l’avenir de la forma- tion médicale. Les débats et discussions à ce sujet se sont révélés fort intéressants.

ReMed

1561 Agressions sexuelles:

ReMed ne juge pas Mirjam Tanner

Les agressions sexuelles au cabinet médical sont taboues.

Le réseau de soutien pour les médecins ReMed propose de l’aide aux médecins ayant transgressé une limite, sans les juger.

1563 Nouvelles du corps médical

Autres groupements et institutions

1565 Vergiftungen in der Schweiz CSIT

Hugo Kupferschmidt, Christine Rauber-Lüthy

Le Centre suisse d’information toxicologique a recensé plus de 36 000 demandes de renseignement en 2013.

Près de trois quarts des cas ont concerné des intoxica- tions par des médicaments, des produits domestiques et des plantes.

Courrier / Communications

1569 Courrier au BMS 1570 Communications

FMH Services

1571 Seminare / Séminaires 2014 1572 Krankenkassen-Rahmenverträge

für Ärzte

1574 Emplois et cabinets médicaux

Tribune

Point de vue

1583 Experimentelle Heilmittel und die Ethik des Zufalls

Eduard Kaeser

Le virus Ebola crée une vive agitation au niveau mon- dial. Les tests de nouveaux médicaments et la réparti- tion dans des groupes d’étude posent toutefois des questions éthiques.

1585 Spectrum

Horizons Exposition

1586 Bildende Kunst als Ausdrucksmittel

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S O M M A I R E

Délégués des sociétés de discipline médicale

Allergologie et immunologie clinique:

Pr A. Bircher

Anesthésiologie: Pr T. Erb Angiologie: Pr B. Amann-Vesti Cardiologie: Pr C. Seiler Chirurgie: Pr Dr L. Bühler

Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique: PD Dr T. Fischer Dermatologie et vénéréologie:

PD S. Lautenschlager

Endocrinologie/diabétologie: Pr G. A. Spinas Gastro-entérologie: PD Dr C. Mottet Génétique médicale: Dr D. Niedrist Gériatrie: Dr M. Conzelmann

Médecine interne: Dr W. Bauer Médecine légale: Pr T. Krompecher Médecine nucléaire: Pr J. Müller Médecine pharmaceutique: Dr P. Kleist Médecine physique et réadaptation:

Dr M. Weber

Médecine tropicale et médecine de voyages:

PD Dr C. Hatz

Oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale: Pr J.-P. Guyot Pathologie: Pr G. Cathomas Pédiatrie: Dr R. Tabin

Pharmacologie et toxicologie clinique:

Dr M. Kondo-Oestreicher Pneumologie: Pr T. Geiser

Prévention et santé publique: Dr C. Junker Rédaction

Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna

lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique

Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.

Prof. Dr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff, p.-d.

Rédaction Economie lic. oec. Anna Sax, MHA Rédaction Droit

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Secrétariat de rédaction Elisa Jaun

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Paraît le mercredi ISSN 1661-5948

ISSN 1424-4012 (édition électronique)

I M P R E S S U M

Horizons

Notes de lecture

1588 Le nouveau visage de la vieillesse Jean Martin

«Le Quatrième Âge – ou la dernière étape de la vie» est un ouvrage de Christian Lalive d’Epinay et Stefano Cavalli.

Encore aujourd’hui, vieillir est synonyme de nombreux changements. Quelques réflexions sur un phénomène que l’on peut interpréter de différentes façons.

Et encore…

1590 Santé, fragilité et complexité Hans Stalder

Qu’est-ce que la santé? S’agit-il uniquement d’un état de complet bien-être physique, mental et social? Est-ce qu’être en bonne santé signifie également s’adapter et garder sa capacité d’action en toute circonstance? Hans Stalder réfléchit aux différentes définitions possibles.

Anna

(4)

E d i t o r i a l

F M H

L’Institut suisse pour la forma- tion médicale postgraduée et continue (ISFM) a récemment organisé son premier Med Ed- Symposium consacré aux perspectives de la formation médicale (cf. page 1557 de ce numéro du Bulletin des méde- cins suisses). Près de deux cents participants ont saisi cette occasion pour réfléchir aux enjeux et défis de la formation médicale ainsi qu’à leurs conséquences. Les structures des établissements de formation postgraduée, les méthodes dans de nombreuses disciplines spécialisées et les conditions-cadres de la santé publique sont en pleine mutation et vont continuer de changer. Les responsables sont de facto face à la mission suivante: ne pas attendre d’avoir la corde autour du cou pour adopter les mesures nécessaires mais analyser dès à présent les évolutions qui se précisent et réagir en conséquence.

Les exposés et les séminaires de cette journée se sont pen- chés sur différents points forts et ils ont mis en exergue des chantiers plus ou moins importants:

– De nombreux hôpitaux ont à cœur de former des spécia- listes, ils en reconnaissent l’immense signification pour la médecine de demain et sont disposés à apporter leur pierre à l’édifice. Malheureusement, ce n’est pas le cas dans toutes les institutions. Ici ou là, on entend dire que la vie serait plus simple sans médecins en formation et que la clinique serait plus efficace (une vision à très court terme, selon l’auteur).

– Au quotidien, à l’hôpital, le financement de la formation postgraduée, jugé insuffisant, vient s’ajouter à une certaine lassitude liée aux obligations administratives et à la pres- sion économique. Les différences cantonales en matière de financement et la convention relative aux compensations intercantonales – qui n’a pas encore abouti – provoquent une forte incompréhension.

– Dans les secteurs hospitalier et ambulatoire, les structures

gences posées par la formation postgraduée, nous devons, pour notre part, répondre à ces évolutions par une régle- mentation adéquate de la formation et ne pas empêcher la création de projets innovants.

– Comment réussir à ce que demain le nombre adéquat de spécialistes des différentes disciplines pratiquent au bon moment et au bon endroit et comment les y préparer cor- rectement dans le cadre de leur formation postgraduée?

Cette question complexe résonne de plus en plus fort du côté de nos représentants politiques et de l’administration sanitaire. La réponse ne viendra certainement pas d’un quelconque instrument rigide de régulation ou de plani- fication. L’estimation du besoin sur six ans et plus ne peut être qu’approximative en regard d’une offre médicale dé- terminée et de l’évolution observée en matière de modèles de travail, de méthodes médicales et d’image de la profes- sion. Dès lors, l’influence à exercer sur le système devrait être très flexible, transparente et conçue sur la base d’un système d’incitatifs.

– La littérature spécialisée nous livre régulièrement de nou- velles abréviations pour lesquelles s’il s’agit d’évaluer si elles cachent un mirage journalistique ou un terme tech- nique décrivant une évolution sérieuse qui mérite l’intérêt.

Je pense notamment à EPA et CPD. La première, pour «en- trusted professional activity», signifie une rectification de la définition des objectifs de formation en vue d’intégrer une description des compétences. La seconde, pour «con- tin uing professional development», désigne l’ouverture de la formation continue à un processus progressif de tous les aspects de la personnalité du médecin sur toute une vie.

Peut-être qu’un nième MedEd-Symposium apportera un jour des réponses concluantes et réjouissantes aux questions d’au- jourd’hui. Cependant, il ne fait aucun doute que de nouveaux défis pointeront à l’horizon. Car, comme le disait si bien Osler:

«The philosophies of one age have become the absurdities of the next, and the folishness of yesterday has become the wis-

Un symposium qui suscite la réflexion

La formation postgraduée est

essentielle. Son financement doit être garanti.

La formation postgraduée doit rester

au cœur de notre activité malgré

les obligations bureaucratiques et

administratives qu’elle implique.

(5)

I S F M

F M H

Premier symposium MedEd de l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM)

Identifier les problèmes et apporter des solutions

Une première réussie: le premier symposium MedEd de l’ISFM consacré à l’avenir de la formation médicale, qui s’est tenu le 11 septembre 2014 au Kultur Casino à Berne, a rencontré un vif succès.

Dans son discours d’ouverture, Werner Bauer, pré- sident de l’ISFM, a immédiatement souhaité attirer l’attention des participants sur l’essentiel: la forma- tion médicale; ou MedEd, pour Medical Education.

Avant d’ajouter non sans fierté: «Si nous pensons que notre système de santé est l’un des meilleurs au monde, alors cela concerne aussi la formation médi- cale.»

Dans le domaine de la formation postgraduée et continue, Werner Bauer et les collaborateurs de l’ISFM contribuent sans aucun doute au bon fonctionne- ment de notre système de santé – grâce aussi au pre- mier symposium MedEd, consacré à l’avenir de la for- mation médicale. Le vif succès remporté par cette manifestation montre clairement que l’initiative du président de l’ISFM répond à un besoin des acteurs concernés de près ou de loin par la formation médi- cale.

Mais l’ISFM ne se contente pas d’organiser et de gérer la formation postgraduée et continue des méde- cins. A l’aide de huit exemples, Werner Bauer a briè- vement présenté toute l’importance que revêt la qua- lité de la formation pour l’ISFM. Et dans ce domaine,

les défis ne manquent pas. A commencer par le finan- cement, qui n’est toujours pas garanti, en passant par les changements structurels en cours dans le domaine de la santé et au sein de la société (temps partiel, équi- libre vie privée / vie professionnelle), aux questions controversées dont celle de la régulation de la forma- tion de spécialiste selon les besoin qualitatifs et quan- titatifs du secteur de la santé – les thèmes sont nom- breux. En plus d’identifier les problèmes existants, le premier symposium MedEd a également visé à ap- porter des réponses et à susciter l’échange entre les acteurs issus de différents horizons.

Pascal Strupler:

«De nombreux intérêts communs»

Par sa présence, Pascal Strupler, directeur de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), a souhaité témoi- gner l’intérêt qu’il porte à la formation médicale et à la collaboration avec l’ISFM. Une collaboration «non triviale», selon lui. Même si le corps médical et l’OFSP ne sont pas toujours sur la même longueur d’onde, ils partagent de nombreux thèmes et intérêts communs.

Constatant que le système de santé est soumis à de profonds changements, notamment d’ordre démo- graphique, le directeur de l’OFSP a tenu à préciser que l’OFSP attache une grande importance à ce que les médecins puissent continuer d’exercer leur profes- sion dans les meilleures conditions. La question de la régulation du nombre de médecins admis à la forma- tion dans les différentes disciplines est en soi parti- culièrement complexe. Mais il ne faut pas se laisser déstabiliser par cette complexité. En effet, le Conseil fédéral a indiqué dans son rapport «Santé2020» que la garantie de la formation prégraduée, postgraduée et continue revêt une importance essentielle pour la qualité de la prise en charge, l’un des quatre champs d’action prioritaires de sa stratégie.*

P. Strupler a tout particulièrement souligné l’im- portance croissante de la collaboration interprofes- sionnelle. Selon lui, il ne fait pas de mystère que l’idée que se font les différents acteurs de la collaboration diffère et que les divergences de vue sont donc inévi- tables. Mais il s’est néanmoins montré optimiste en estimant que ce processus inéluctable permettra en définitive d’intensifier et d’améliorer la collaboration.

Bruno Kesseli, Isabel Zwyssig

* Le rapport peut être téléchargé au format PDF à l’adresse www.bag.admin.ch/

gesundheit2020/index.

html?lang=fr

bkesseli[at]emh.ch izwyssig[at]emh.ch

«De nombreux thèmes et intérêts communs»: Werner Bauer, président de l’ISFM (à gauche),

et Pascal Strupler, directeur de l’OFSP. Photos Healthworld

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I S F M

F M H

Werner Kübler: «élargir» les exigences Werner Kübler a, quant à lui, consacré son exposé aux «changements structurels à l’hôpital: les consé- quences pour la formation postgraduée». Directeur de l’Hôpital universitaire de Bâle, Werner Kübler est éga- lement médecin, ce qui lui confère d’autant plus de crédibilité lorsqu’il déclare: «Mon cœur bat au rythme de la formation postgraduée et de la promotion de la relève.» Dans sa fonction de directeur hospitalier, il est actuellement confronté à de nombreux défis qui concernent également la formation postgraduée.

Ces changements structurels et organisationnels sont aussi à l’œuvre au sein des grands hôpitaux comme celui de Bâle. Les cliniques spécialisées dans une seule discipline constituent de plus en plus une exception, et les centres interdisciplinaires la règle.

La prise en charge des patients au sein de cliniques spécialisées est progressivement remplacée par une prise en charge axée sur le patient par une équipe interprofessionnelle. S’ajoutent à cela les coopéra- tions multilatérales et la répartition des processus entre différents hôpitaux.

Pour W. Kübler, il est évident que ces change- ments n’épargnent pas la formation postgraduée des médecins. Les formateurs doivent acquérir de nou- velles compétences afin de les transmettre à leur tour à leurs jeunes confrères, ce qui exige de repenser l’or- ganisation de la formation. S’il ne propose pas de solution miracle, W. Kübler formule néanmoins des thèses intéressantes. Il prévoit notamment un dépla-

– de l’établissement de formation postgraduée (temps sur place) aux compétences acquises;

– de la formation postgraduée spécialisée (contenu) à la personnalité professionnelle.

Volker Amelung: la régulation est inévitable

«Réguler la formation postgraduée de spécialiste – est-ce pertinent et possible?» C’est à cette question que s’est intéressé Volker Amelung, économiste de la santé de la Haute école de médecine d’Hanovre, dans son exposé. Selon lui, les évolutions depuis les années 90 rendent inévitables une planification et une régu- lation dans le domaine de la prise en charge médicale, sans quoi il en résultera un décalage entre les diffé- rentes disciplines et les différentes régions, comme c’est le cas dans une grande partie de l’Allemagne.

Dans le domaine de la santé, l’équilibre entre l’offre et la demande ne se fait pas automatiquement, estime l’économiste.

La mise en œuvre de la planification des soins doit s’inspirer des expériences des autres pays. V. Amelung signale à cet égard l’existence de 18 études portant sur la planification du personnel dans le système de santé. Pour lui, le modèle australien est le plus pro- metteur. Dynamique, ce modèle prévoit le réexamen régulier des hypothèses et des pronostics sur lesquels il se fonde. Il est essentiel que la planification soit axée sur le consensus, tienne compte d’un grand nombre de variables et associe tous les acteurs concernés, tout en s’appuyant sur des données fiables, car selon V. Amelung: «sans données, tout ce que je peux faire c’est deviner.»

Scott C. Litin

Pragmatique, pertinent mais aussi empreint d’hu- mour: c’est ainsi que l’on pourrait décrire l’exposé de Scott C. Litin, médecin interniste et professeur à la Mayo Clinic de Rochester, Minnesota, qui s’est tenu peu avant la pause de midi. Sous le titre de «Making Your Next Teaching Presentation Go Better Than Your Last», il a présenté aux participants toute une série de conseils pour réussir leurs présentations.

La capacité de transmettre des contenus (de for- mation postgraduée, en l’occurrence) de façon à cap- ter l’intérêt de son auditoire revêt une importance décisive dans la carrière d’un médecin. Tout d’abord pour la propre carrière du médecin formateur, mais aussi pour celle des médecins en formation, qui ont besoin d’être motivés. Lors de sa présentation, S. C.

Litin a parfaitement démontré sa thèse selon laquelle ce n’est pas tant ce que l’on enseigne qui est détermi- nant en matière de communication, mais la manière Salle comble: le premier symposium MedEd a rencontré un vif succès.

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I S F M

F M H

enthusiasm, tell a story, make it a performance»:

voilà quelques points concrets qu’il a abordés, tout comme les recommandations suivantes: «opening statement», «limited number of points» et «strong closing». Peu de gens dans le public auraient osé contredire sa conclusion: «Your skills as a presentor are actually far more important than what you pre- sent.»

Un après-midi stimulant

L’après-midi s’est déroulé en quatre parties. Tout d’abord, les participants se sont penchés sur les pers- pectives de la formation médicale dans le cadre de trois séminaires. Le Prof. Pascal O. Berberat, du Centre médico-didactique pour la recherche sur la forma- tion et l’enseignement de l’Université technique de Munich, a ensuite abordé les développements et les défis actuels en matière de formation médicale. Lors de la discussion consacrée à la politique actuelle en matière de formation médicale, animée par le Dr Iwan Rickenbacher, professeur honoraire en communica- tion politique de l’Université de Berne, les représen- tants des établissements de formation postgraduée, les experts des facultés de médecine ou encore les autorités ont été invités à prendre la parole. Enfin, le président de l’ISFM a clos la journée.

Nous reviendrons ici principalement sur certains aspects abordés lors du séminaire consacré aux chan- gements structurels dans le système de santé et visant à mettre en lumière les conséquences concrètes de ces changements sur la formation postgraduée, à com- mencer par les effets du nouveau financement hospi- talier et ceux du système DRG. Selon un sondage mentionné par Werner Bauer, une majorité des méde- cins se sentent limités dans leur activité en raison de l’augmentation des tâches administratives. Les struc- tures, les processus, les méthodes et les conditions- cadres de la médecine ambulatoire et hospitalière sont soumis à de multiples changements qui influencent

également la formation médicale. A cet égard, de nombreuses questions se posent: les objectifs actuels de la formation prégraduée et postgraduée, pour la plupart quantitatifs, sont-ils toujours d’actualité? Les établissements de formation postgraduée situés en périphérie devraient-ils davantage se regrouper en ré- seau avec des hôpitaux universitaires? Est-il nécessaire de restructurer la formation postgraduée médicale?

Oliver Glardon, Dr en médecine vétérinaire, sec- tion Formation postgrade des professions de la santé de l’Office fédéral de la santé publique, s’est pro- noncé en faveur d’une conception modulaire des programmes de formation postgraduée. Selon lui, ce modèle serait notamment indiqué pour la gynécolo- gie, discipline dans laquelle exercent de nombreuses femmes, mais également toujours plus d’hommes, qui désirent travailler à temps partiel. Le Dr Sören Huwendiek, de l’Institut d’enseignement médical à Berne, voit, quant à lui, certaines lacunes dans la for- mation des futurs médecins, principalement dans la communication avec les patients, l’évaluation de la capacité de travail, la gestion des erreurs, la compré- hension des notions économiques fondamentales dans les différentes disciplines médicales, ainsi que dans la prise d’une anamnèse et le status clinique.

Pour le Dr Christian Schirlo, responsable du décanat de la faculté de médecine de Zurich, le catalogue suisse actuel des objectifs de formation en médecine humaine est très hétérogène et complexe sur le plan de sa structure et de son contenu. Selon lui, il fau- drait donc coordonner ces objectifs et les confronter aux préceptes de la psychologie de l’enseignement.

Michael Jordi, secrétaire central de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé, constate, quant à lui, que les attentes face à la formation médicale prégraduée et postgraduée ont, dans l’ensemble, augmenté et que la société a le droit de savoir où ces efforts vont mener.

Plaidoyer pour les humanités médicales Le Prof. Pascal O. Berberat, du Centre médico-didac- tique pour la recherche sur la formation et l’ensei- Echange entre les intervenants: Werner Kübler (à gauche) et Scott C. Litin.

ISFM-Award pour un engagement

exceptionnel dans la formation postgraduée Werner Bauer a profité du premier symposium MedEd pour présenter brièvement les lauréats de l’ISFM-Award 2014 pour un engagement excep- tionnel dans la formation postgraduée. Les forma- teurs suivants, nommés par leurs anciens méde- cins-assistants, ont été récompensés:

José Aguirre, Zurich; Christian Candrian, Lugano;

Eva Diamantis-Karamitopoulou, Berne; Daniel Eberli, Zurich; Miodrag Filipovic, Saint-Gall;

Daniel Fishman, Vaud-Valais; Josef Holtz, Zurich;

Christoph Huber, Berne; Urs Hug, Lucerne;

Sibylle Kohler, Zollikerberg; Martin Krause, Müns- terlingen; Olaf Magerkurth, Baden; Paolo Mer- lani, Lugano; Silke Potthast, Schlieren; Robert Schorn, Lachen; Parham Sendi, Berne; Hervé Zender, La Chaux-de-Fonds.

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I S F M

F M H

gnement de l’Université technique de Munich, a dé- fendu haut et fort les valeurs humanistes de la for- mation médicale. Selon lui, cette dernière ne doit pas se limiter aux aspects scientifiques et technolo- giques, mais elle doit inclure également la relation médecin-patient et la dimension humaine dans son ensemble. Il en a profité pour souligner l’importance

d’un feed-back régulier dans le processus d’appren- tissage. Si à l’avenir, les connaissances théoriques se- ront de plus en plus transmises à l’aide de méthodes virtuelles, la compréhension des compétences devra s’acquérir dans le quotidien clinique. Il est donc in- dispensable de rendre les médecins en formation attentifs à leur rôle de modèle et à celui des forma- teurs. En rappelant les composantes humanistes de la médecine, à l’instar des humanités médicales, P. Ber- berat a affirmé que l’un des principaux objectifs de la formation prégraduée et postgraduée vise à sensibili- ser les médecins en formation au fait que tous les pro- blèmes ne peuvent pas être résolus immédiatement dans le quotidien clinique et qu’il s’agit d’apprendre à l’accepter.

Discussion: envisager les défis comme une chance

Lors de la discussion consacrée à la politique en ma- tière de formation médicale, les participants se sont notamment intéressés aux aspects économiques.

Selon la Prof. Iris Baumgartner, vice-doyenne de la formation postgrade et directrice de l’angiologie à l’Hôpital de l’Ile à Berne, la distorsion de la concur- rence rend plus difficile d’accorder à la formation postgraduée la place qu’elle mérite. La formation post- graduée médicale n’est pas assez considérée car elle n’est pas suffisamment intéressante financièrement.

Malgré tout, beaucoup d’argent est investi dans la formation en médecine humaine. La responsabilité du financement revient à la Confédération et aux can- tons universitaires. Si davantage de moyens doivent être mis à disposition, il faudrait agir sur le plan fédé- ral. Le Dr Ignazio Cassis, conseiller national, suggère d’envisager les défis actuels de la formation postgra- duée médicale comme une chance – bien que notre société pense avant tout en termes économiques, la formation a rarement été aussi bien soutenue qu’ac- tuellement sur le plan financier. S’agissant de l’acqui- sition de connaissances théoriques et d’aptitudes pra- tiques, il faut avoir le courage d’utiliser les nouvelles possibilités. Catherine Gasser, responsable de la divi- sion Professions médicales à l’Office fédéral de la santé publique, ajoute que s’il est facile de générer des in- formations grâce aux médias numériques, il est beau- coup plus difficile d’identifier les bonnes informa- tions et de les mettre en pratique. D’où l’importance de montrer l’exemple à la jeune génération. Pour conclure, Werner Bauer a rappelé la responsabilité de l’ISFM dans le développement cohérent de la forma- tion postgraduée et continue médicale à l’égard de l’ensemble du domaine de la santé.

Promotion de projets de l’ISFM 2014

Le concours «Promotion de projets» de l’ISFM est un nouvel instrument visant à améliorer la formation postgraduée des médecins.* En accordant un soutien financier à des projets choisis dans le domaine de la formation postgraduée, l’ISFM entend améliorer la qualité de la forma- tion et décharger les responsables. Cette année, un soutien financier a été attribué aux projets suivants:

Nom du projet Montant

attribué Responsable du projet

PathoBasic CHF 20 000 Prof. Katharina Glatz,

Hôpital universitaire de Bâle Formation en chirurgie mini-invasive.

Un système avantageux permettant un entraînement quotidien

CHF 20 000 Dr Bernhard Fellmann-Fischer, Hôpital cantonal

de Münsterlingen RapRad – Une plateforme

d’apprentissage novatrice en radiologie CHF 25 000 Dr Tobias Heye,

Hôpital universitaire de Bâle Simulation de ventilation avec TestChest™.

Un cours modulaire en ventilation mécanique pour les médecins-assistants en médecine intensive

CHF 60 000 Dr David Berger, Hôpital de l’Ile de Berne

* Vous trouverez de plus amples informations dans l’article suivant, disponible dans les archives du BMS (www.saez.ch → Archives): Bauer W, Hänggeli C. L’ISFM lance un concours pour promouvoir la formation postgraduée des médecins. Bull Méd Suisses.

2013;94(45):1701–2.

Discussion approfondie avec les représentants du corps médical, du monde politique et de l’administration.

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R e M e d

F M H

Ce que ReMed peut faire lorsque les limites ont été dépassées

Agressions sexuelles: ReMed ne juge pas

Comme le montre le cas décrit dans ces colonnes, tout acte de transgression sexuelle commis au cabinet médical relève aujourd’hui encore du tabou. ReMed, le réseau de soutien pour les médecins, souhaite inciter les médecins concernés à rechercher de l’aide, en dehors de tout jugement ou de la crainte d’une dénoncia- tion, pour qu’ils puissent venir à bout de leur comportement dommageable.

Une jeune femme originaire d’outre-Atlantique, médecin-assistante en formation auprès d’une gyné- cologue, épouse un collègue suisse. Elle obtient une place de médecin-assistante dans un service de chirurgie d’un hôpital où elle trouve rapidement ses marques. Au cours d’une intervention dans le cadre du service d’urgences, elle rencontre une patiente d’une institution thérapeutique pour toxicomanes.

A la fin de la consultation, cette dernière lui révèle que le nouveau médecin de son cabinet de groupe habituel l’a approchée d’une manière très étrange. Il y a deux mois, alors qu’elle s’était rendue à la consul- tation en raison de nausées persistantes, le nouveau médecin l’avait laissée allongée la poitrine entière- ment dénudée beaucoup plus longtemps que néces- saire sans l’examiner. Elle n’a pas compris non plus pourquoi il lui avait demandé quelles étaient ses pra- tiques sexuelles préférées. Il lui avait suggéré par des allusions douteuses qu’une proximité physique avec

un homme lui ferait du bien. Au moment de prendre congé d’elle, il lui avait proposé de prendre un verre ensemble en privé.

Après cette consultation, la patiente rapporte qu’elle est tombée dans une profonde déprime et qu’elle s’est sentie profondément déstabilisée et bles- sée par l’attitude irresponsable du médecin. Elle s’est même demandée si, contre son gré, elle n’avait pas elle-même provoqué la situation? Depuis, elle n’ose plus se rendre dans son cabinet de groupe et c’est la raison pour laquelle elle a décidé d’aller aux urgences avec un thérapeute de son institution.

Briser un tabou

Furieuse, notre consœur veut, comme c’est l’usage dans son pays, dénoncer le collègue abuseur. Elle s’adresse à son chef, lui rapporte le cas et lui fait part de son intention. Ce dernier réagit néanmoins avec une réserve inhabituelle voire semble vouloir ne pas intervenir. Il suggère à la collègue de ne pas faire de vagues en lui affirmant: «Vous ne savez pas exacte- ment ce qui s’est passé.» Et elle de répliquer: «Dans mon pays, un tel comportement est immédiatement sanctionné et le collègue se voit imposer des mesures.»

Les mettre en œuvre est indispensable pour la protec- tion et la sécurité des patients mais aussi du collègue lui-même s’il veut pouvoir continuer à exercer comme Mirjam Tanner

Correspondance:

Dr Mirjam Tanner mirjam.tanner[at]hin.ch

ReMed est là pour vous

Etes-vous ou quelqu’un de votre entourage est-il concerné par un comportement transgressif?

Dans ce cas, adressez-vous à ReMed: le réseau de soutien pour les médecins vous conseille de ma- nière compétente dans le respect du secret mé- dical. ReMed peut également intervenir dans d’autres situations de crise professionnelles ou personnelles. Ce service s’adresse également aux personnes de l’entourage du médecin, 24 heures sur 24. L’équipe de conseillères et conseillers se manifeste dans les 72 heures: www.swiss-remed.

ch, help[at]swiss-remed.ch, tél. 0800 073 633 ReMed peut prendre l’initiative de contacter un collègue au comportement transgressif non

pas pour le mettre au pilori mais pour attirer son attention sur les offres de soutien.

Patricia Hofmeester/Dreamstime.com

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médecin. Sur ce, son supérieur lui rétorque que si elle le veut vraiment, elle peut prendre contact avec Re- Med. Ce qu’elle fait, intéressée de savoir comment la Suisse traite ce genre de situation.

Soutenir plutôt que dénoncer

ReMed n’est pas un office de dénonciation pour col- lègues transgressifs. Le mieux serait que ceux-ci prennent eux-mêmes l’initiative de s’adresser à Re- Med qui, dans l’idéal, mettrait en place avec eux le soutien professionnel adéquat pour les aider à sortir de ce comportement dommageable. ReMed se conçoit comme un réseau de soutien ouvert, qui est à la disposition de tous les médecins et n’a pas voca-

Groupes d’intervision: dates 2014

En 2009, ReMed a lancé des intervisions entre pairs pour répondre à la demande de confrères et depuis cette date, il en organise régulière- ment (groupe de 6 à 10 personnes, 2–3 fois/an).

Les participants traitent ensemble leurs ques- tions liées au mentorat, au coaching, au conseil, au traitement et à d’autres aspects de l’accom- pagnement collégial (droit, droit des assu- rances, etc.). Mettez-vous en contact avec nous ou participez à une séance pour vous familiari- ser avec notre travail.

Contact: Peter Birch ler, Tél. 044 342 09 10 ou peter.birchler[at]hin.ch

Prochaines dates en 2014: 30.10. Zurich, 6.11. Berne, 20.11. Zurich.

tion à juger. ReMed a à cœur de rechercher des voies nouvelles avec les médecins concernés pour surpas- ser la honte et le refoulement qui les empêchent d’accepter leur acte et les obligent à rester seuls face à leur situation, contre leur gré.

Cependant, nombreux sont les collègues concer- nés qui ne recherchent aucun soutien, le plus souvent par manque de conscience du caractère destructeur de leurs actes. C’est pourquoi ReMed peut éventuel- lement prendre l’initiative de contacter lui-même les confrères concernés, bien évidemment avec l’accord du patient et de la personne sollicitant un conseil. Il ne s’agit pas de les mettre au pilori mais d’attirer leur attention sur les offres de soutien et enfin de proté- ger les deux parties, patients et confrères, de nou- veaux comportements transgressifs.

Dépendance, manque de motivation, difficultés d’ordre privé… ReMed, le réseau de soutien pour les médecins, accompagne les personnes concernées et les aide à sortir de la crise.

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Personalien

Praxiseröffnung /

Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici

BE Silvio Gujer,

Facharzt für Chirurgie, Adelbodenstrasse 27, 3714 Frutigen

SO

Gideon Sartorius,

Facharzt für Gynäkologie und Geburtshilfe, Tannwaldstrasse 2, 4600 Olten

TG

Kemal Budak,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Praxis im Klosterhof, Klosterhofstrasse 1, 8280 Kreuzlingen

VD

Armine Najand,

Médecin praticien, 12, chemin d’Eysins, 1260 Nyon

ZH

Gian-Marco Widmer,

Facharzt für Oto-Rhino-Laryngologie, Ärztehaus Milchbuck, Schaffhauserstrasse 124, 8057 Zürich

Todesfälle / Décès / Decessi Benno Hecht (1950), † 23. 8. 2014, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 6043 Adligenswil

Bruno Zumstein (1939), † 26. 9. 2014,

Facharzt für Neurochirurgie, 8405 Winterthur

Aargauischer Ärzteverband

Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärzte- verband als ordentlich praktizierende Mitglie- der haben sich angemeldet:

Piero Bianchi, 8032 Zürich, Facharzt für Kinder- und Jugendmedizin FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Aarau per 1. März 2015 Codrut Blejan, 5037 Muhen, Praktischer Arzt, Pra- xiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Muhen per 1. September 2014

Marcel Buchser, 5000 Aarau, Praktischer Arzt FMH, Praxiseröffnung in Aarau per 29. Septem- ber 2014

Gaby Mayer-Rahm, 5628 Althäusern, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin FMH, Praxis- eröffnung in Praxisgemeinschaft in Fislisbach per 1. Dezember 2014

Mohammed Taha, 4310 Rheinfelden, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Muri seit 28. Juni 2014 Zur Aufnahme als Chef- und Leitende Ärzte haben sich angemeldet:

Eric Hüttner, 5000 Aarau, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Fähigkeitsausweis Klinische Not- fallmedizin FMH, Chefarzt in der Hirslanden Klinik Aarau seit 1. September 2013

Antonio Nocito, 8032 Zürich, Facharzt für Chirur- gie, Schwerpunkt Viszeralchirurgie FMH, Chef- arzt im Kantonsspital Baden seit 18. August 2014 Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzteverban- des veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekanntmachung schriftlich und begründet bei der Geschäftsleitung des Aargauischen Ärzteverbandes eingereicht wer- den. Nach Ablauf der Einspruchsfrist entschei- det die Geschäftsleitung über Gesuch und all- fällige Einsprachen.

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Nouvelles du corps médical

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N o u ve l l e s d u c o r p s m é d i c a l F M H

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern

Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt haben sich gemeldet:

Petr Sladovnik, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Praxis Pavel Sladovnik, Ruopigen- zentrum, 6015 Luzern

Reto Eberhard Rast, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin FMH, Kantonsspital Luzern, 6000 Luzern 16, ab 1.11.2014 Maihofpraxis, Maihofstrasse 1, 6004 Luzern

Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Pu- blikation schriftlich und begründet zu richten an:

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwa- nenplatz 7, 6004 Luzern

Preise / Prix / Premi Grant for Oncology Innovation

Prof. Dr. med. Ulrich Güller und PD Dr. med. et phil. Markus Jörger, Fachbereich Onkologie &

Hämatologie, Kantonsspital St. Gallen, wurden mit dem Grant for Oncology Innovation aus- gezeichnet für die Studie «Prospective double- blinded, placebo-controlled, randomized trial of adjuvant aspirin treatment in PIK3CA muta- ted colon cancer patients». Dieses Projekt, wel- ches aus 143 eingegangenen Anträgen aus 25 ver- schiedenen Ländern selektioniert wurde, wird mit 300 000 Euro unterstützt werden. Der Grant for Oncology Innovation, welcher im Rahmen des Jahreskongresses der European Society of Medical Oncology in Madrid überreicht wurde, dient zur Förderung hochqualitativer wissen- schaftlicher Projekte, welche neue therapeu- tische Strategien zur individualisierten onko- logischen Behandlung prüfen.

SWISS OphthAWARD –

Nationaler Förderpreis Augenheilkunde / SWISS OphthAWARD –

Prix national d’encouragement en ophtalmologie Der SWISS OphthAWARD Award wird seit 2013 von der Schweizerischen Ophthalmologischen Gesellschaft (SOG) vergeben. Die Wahl wird durch eine unabhängige Jury der SOG getroffen.

Sponsor ist die Bayer Schweiz AG, die für die drei Preise insgesamt 30 000 CHF zur Verfügung stellt.

Ausgezeichnet werden junge Forschende aus der Schweiz oder junge Forschende an Schweizer Institutionen bis zum vollendeten 43. Lebens- jahr.

En 2014 ont été décernés pour la deuxième fois des prix d’encouragement aux jeunes chercheurs travail- lant dans les instituts de recherche suisses ou d’ori- gine suisse. Chacun de ces prix est doté d’une enve- loppe de CHF 10 000.–. La décision d’attribution des prix a été prise par un jury représentatif et indé- pendant. Bayer (Schweiz) AG est le sponsor de cet événement. Bayer (Schweiz) AG coopère avec la SSO à l’attribution de ces prix annuels.

Beste experimentelle Arbeit / Meilleur travail expérimental

Wie auch bereits im letzten Jahr wurde dieser Preis unter zwei Bewerbern mit exakt der glei- chen Beurteilung durch die Jury aufgeteilt:

Les candidatures relevant de cette catégorie sont récompensés conjointement les travaux de deux participants:

– Dr. phil. Corinne Kostic, Hôpital ophtalmique Jules-Gonin in Lausanne. Kostic C, Lillico SG, Crippa SV, Grandchamp N, Pilet H, Philippe S, Lu Z, King TJ, Mallet J, Sarkis C, Arsenijevic Y, Whitelaw CB. Rapid Cohort Generation and Analysis of Disease Spectrum of Large Animal Model of Cone Dystrophy. PLoS One.

2013 Aug 19;8(8):e71363

– PD Dr. med. Dr. phil. Daniel Barthelmes, Ab- teilung für Augenheilkunde des Universitäts- Spitals Zürich. Barthelmes D, Irhimeh MR, Gillies MC, Karimipour M, Zhou M, Zhu L, Shen WY. Diabetes impairs mobilization of mouse bone marrow-derived Lin−/VEGF-R2+

progenitor cells. Blood Cells Mol Dis 2013.;

51:163–73.

Höchste klinische Relevanz / Meilleure pertinence clinique

– PD Dr. med. Dr. sc. nat. Mathias Abegg, Ab- teilung für Augenheilkunde des Inselspitals Bern. Abegg M, Dysli M, Wolf S, Kowal J, Dufour P, Zinkernagel M. Microcystic Macu- lar Edema: retrograde maculopathy caused by optic neuropathy. Ophthalmology 2014;

121:142–9.

Beste Innovation / Meilleure innovation

– Dr. phil. Carlo Rivolta, Department für medi- zinische Genetik der Universität Lausanne.

Nishiguchi KM, Tearle RG, Liu YP, Oh EC, Miyake N, Benaglio P, Harper S, Koskiniemi- Kuendig H, Terasaki H, Berson EL, Katsanis N, Rivolta C: Whole genome sequencing in patients with retinitis pigmentosa reveals pathogenic DNA structural changes and NEK2 as a new disease gene. Proc Natl Acad Sci USA 2013;110:16139–44.

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Zur Beratungstätigkeit 2013 des Schweizerischen Toxikologischen Informationszentrums

Vergiftungen in der Schweiz

Das Tox-Zentrum führte 2013 36 405 Beratungen durch, knapp 33 400 Beratungen zu Giftexpositionen und rund 3000 prophylaktischer Natur. Gut 16 000 Giftexpositio- nen betrafen Kinder, 82 % davon jünger als 5 Jahre. Knapp drei Viertel aller Vergiftungen geschehen mit Medikamen- ten, Haushaltprodukten oder Pflanzen. Sieben von zwölf Todesfällen gehen auf das Konto der Medikamenten- vergiftungen, vier auf dasjenige von Agrochemikalien, und einer war die Folge von Drogenkonsum. Von den 303 schweren Fällen sind 73 % durch Medikamente und 13 % durch Genussmittel und Drogen verursacht.

53,5 % der Expositionen betrafen Kinder, mehrheitlich im Vorschulalter (82,6 % aller Expositionen bei unter 16-Jährigen traten bei Kindern <5 Jahren auf). Bei der Geschlechtsverteilung war bei den Kindern ein leichtes Überwiegen der Knaben (51,0 % vs. 47,7 % Mädchen) und bei den Erwachsenen der Frauen (57,6 % vs. 41,9 % Männer) zu sehen. 89 % der knapp 24 000 unbeabsichtigten (akzidentellen) Vergiftun- gen ereigneten sich im häuslichen Milieu, bei den knapp 5000 beabsichtigten Intoxikationen trat die grösste Anzahl (71,2 %) im Rahmen von Suizidversu- chen auf.

Schwere und tödliche Vergiftungen in der Schweiz 2013

Von 220 schweren1 Vergiftungen mit Medikamenten (davon 8 Kinder) ereigneten sich 176 mit Mitteln für das Nervensystem, im wesentlichen Analgetika (v. a.

Opioide, Paracetamol), Antiepileptika (Phenobarbi- tal, Carbamazepin, Lamotrigin und Valproinsäure) und Psychopharmaka (Benzodiazepine n = 26, Anti- depressiva n = 33, Antipsychotika n = 53, davon Quetiapin n = 31, Zolpidem und Zopiclon n = 14). Bei den übrigen schweren Medikamentenintoxikationen waren Präparate für den Gastrointestinaltrakt (Insu- lin n = 6, und Metformin, Paraffin, Dimenhydrinat, Metoclopramid, Sucralfat je n = 1), für den Kreislauf (Digoxin n = 6, Beta- oder Kalziumkanalblocker n = 3, Propafenon n = 1), für den Atmungstrakt (Antitussiva vom Opioidtyp n = 2, Diphenhydramin oder Doxy- lamin n = 5, Theophyllin n = 1) und für den Bewe- gungsapparat (Mefenaminsäure n = 5, Baclofen n = 2, Atracurium n = 2, Tolperison n = 1) involviert.

Die rest lichen schweren Vergiftungen wurden durch Phenprocoumon (n = 2), Methotrexat (n = 2), Vincris- tin und Chloroquin verursacht (je n = 1).

Bei den sieben Todesfällen durch Medikamente waren bei fünf in suizidaler Absicht Amiodarone,

Amisulprid, Benzodiazepine, Betahistin, Methadon, Quetiapin und Valproinsäure in unterschiedlicher Kombination eingenommen bzw. injiziert worden.

Dazu kam eine unbeabsichtigte Überdosierung eines Zytostatikums, und eine tödliche Paracetamolvergif- tung unter unklaren Umständen.

Genussmittel, Drogen und Alkohol führten zu 40 schweren und einer tödlichen Vergiftung. 19 betrafen Alkoholvergiftungen (darunter ein 12-jähriges Kind), neun Halluzinogene und Stimulanzien (inkl. Ecstasy), eine weitere Kokain, und fünf Opiate. Sechs waren Hugo Kupferschmidt,

Christine Rauber-Lüthy

1 Der Schweregradbewertung im Tox-Zentrum liegt der Poisoning Severity Score zugrunde (Persson HE et al.

Clin Toxicol. 1998;36:205–13).

Er beruht auf der Bewertung von Einzelsymptomen und -befunden nach festen Kriterien. Eine Vergiftung ist demnach leicht, wenn Symptome auftreten, die wenig beeinträchtigend sind und in der Regel spontan wieder verschwinden. Eine mittelschwere Intoxikation liegt dann vor, wenn be - handlungswürdige und länger anhaltende Symptome vorhanden sind. Schwere Symptome sind ausnahmslos immer behandlungswürdig, lebensbedrohlich, und/oder führen zu bleibenden Beeinträchtigungen.

Korrespondenz:

Dr. med. H. Kupferschmidt, eMBA-HSG

Direktor Schweizerisches Toxikologisches Informations- zentrum (STIZ)

Freiestrasse 16 CH-8032 Zürich Tel. 044 251 66 66 Fax 044 252 88 33 hkupferschmidt[at]toxi.ch

Intoxications en Suisse en 2013

En 2013, le Tox a recensé 36 405 demandes de ren­

seignement dont près de 33 400 avec exposition et environ 3000 de nature préventive. Plus de 16 000 expositions concernaient des enfants, dont 82% en âge préscolaire. Près de trois quarts de toutes les in­

toxications sont dues aux médicaments, aux pro­

duits domestiques et aux plantes. Sept cas fatals sur douze étaient des intoxications dues aux médica­

ments, quatre aux produits d’agriculture et un cas à des drogues. Parmi les 303 cas graves, 73% ont été causés par des médicaments et 13% par des pro­

duits d’agrément et des drogues.

Die Folge des Verzehrs mehrerer dieser appetitlich aussehenden Tollkirschen: ein schweres anticholinerges Syndrom.

Rüdiger Kratz/wikimedia.com

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die Folge von Gammahydroxybutyrat (GHB), Gam- mabutyrolacton (GBL) oder 1,4-Butandiol. Dazu kam eine Vergiftung mit «Poppers» (flüchtige Nitrite).

Bei den Alkoholvergiftungen wurden ohne Aus- nahme auch noch Medikamente oder andere Dro- gen konsumiert. Bei den fünf schweren Opiatintoxi- kationen, drei davon mit Heroin, stand das typische klinische Bild mit Koma und Atemdepression im Vor- dergrund, obschon bei allen weitere Drogen mitkon- sumiert worden waren (Alkohol, Kokain, Benzodia- zepine, Cannabis). Alle Patienten erholten sich. Bei den neun Patienten, die Halluzinogene (LSD2) und Stimulanzien (z. B. Amphetamin, Methamphetamin, MDMA3), teils zusammen mit weiteren Drogen, kon- sumiert hatten, traten Agitation, Halluzinationen, aber auch Koma auf, dazu Hyperthermie und schwere Rhabdomyolysen. Bei einem jungen Mann führte dieser Zustand zum Multi organversagen, an dem er nach 3 Tagen starb. Bei einem Patienten, der Kokain mit anderen Stimulanzien und Alkohol konsumiert hatte, kam es zu ausgeprägten sympathomimetischen Zeichen mit Agitation und leichter Rhabdomyolyse.

Sechs jüngere Personen, die GHB oder GBL4 (teils zusammen mit weiteren Drogen oder Alkohol) kon- sumiert hatten, wurden komatös; alle erholten sich komplikationslos. Bei einem anderen Mann kam es nach Einnahme von «Poppers» (flüchtige Nitrite) und Alkohol zu einer schweren Methämoglobin- ämie, die die Gabe des Antidots Methylenblau nötig machte. Nach vor übergehender Agitation war der Verlauf komplika tionslos.

Expositionen mit Pflanzen führten 2013 zu drei schweren Vergiftungen, zwei davon bei Erwachsenen.

Ein Mann entwickelte nach der versehentlichen Ein- nahme mehrerer Tollkirschen (Atropa belladonna) beim Beerensammeln ein schweres anticholinerges Syndrom mit Verwirrung, Agitation, Tachykardie, Mundtrockenheit, Harnverhalten und einem paraly- tischen Ileus. Er wurde intubiert, intensivmedizinisch

betreut, blasenkatheterisiert und mit Neostigmin be- handelt; er erholte sich vollständig. Ein anderer Mann erlitt, nachdem er einen Tee aus Eibennadeln (Taxus baccata) getrunken hatte, schwere Herzrhythmusstö- rungen und wurde erfolgreich reanimiert. Die unbe- merkte Einnahme einer unbekannten Anzahl Ginkgo biloba-Samen führte bei einem zweijährigen Knaben zu Erbrechen und mehrmaligem Krampfanfall. Gink- golide konnten im Urin analytisch nachgewiesen werden.

Bei den Haushaltprodukten traten 14 schwere Into- xikationen auf, darunter vier bei Kindern. Bei den Kinderfällen, alle im Vorschulalter, handelte es sich einmal um Geschirrklarspüler, der wohl aspiriert wor- den war und zu kurzzeitiger Ateminsuffizienz führte, einmal um eine chemische Pneumonitis nach Ein- nahme von gefärbtem Lampenöl, einmal um Augen- spritzer aus Waschmittelkissen mit beidseitiger Kor- neaerosion, und einmal um eine steckengebliebene Knopfbatterie mit Oesophagusperforation. Alle Kin- der erholten sich. Bei den Erwachsenen sind zunächst zwei Fälle mit Einnahme von stark alkalischen Ab- flussreinigern zu erwähnen, die beide zu schweren Verätzungen des oberen Gastrointestinaltrakts und Verlegung der Atemwege führten. Beide mussten in- tubiert werden. Bei einer weiteren Person kam es nach der Einnahme eines stark reizenden Reinigungsmit- tels zu ähnlichen Symptomen. Ein junger Mann ver- schluckte sich beim Feuerspucken und erlitt eine chemische Pneumonitis mit kompliziertem Verlauf.

Zwei Männer inhalierten toxische Dämpfe; einer wurde bei der Arbeit in einem leeren Heizöltank ohnmächtig, erholte sich aber an der frischen Luft rasch, und der andere entwickelte nach der Arbeit mit einem Fleckenimprägnierungsmittel eine Atem- insuffizienz. Er erholte sich nach Intubation und unter einer Behandlung mit Antibiotika wieder. Hier wurde aufgrund der Umstände auch eine commu- nity-acquired pneumonia als möglicher Auslöser in

2 LSD = Lysergsäure-

Tabelle 1

Häufigkeit der Vergiftungen beim Menschen nach Noxengruppen (STIZ 2013).

Noxengruppen/Altersgruppen Erwachsene Kinder Alter undefiniert Total

Medikamente 5 721 4 910 6 10 637 36,1 %

Haushaltprodukte 2 591 5 374 3 7 968 27,1 %

Pflanzen 573 1 789 2 2 364 8,0 %

Technische und gewerbliche Produkte 1 474 389 2 1 865 6,3 %

Körperpflegemittel und Kosmetika 309 1 532 – 1 841 6,3 %

Nahrungsmittel und Getränke 687 483 2 1 172 4,0 %

Genussmittel, Drogen und Alkohol 591 391 1 983 3,3 %

Produkte in Landwirtschaft und Gartenbau 424 328 3 755 2,6 %

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Betracht gezogen. Ein weiterer, jüngerer Mann trank 1 dl hochprozentiges ethylenglykolhaltiges Frost- schutzmittel und entwickelte vorübergehend eine dialysepflichtige Oxalatnephropathie. Ein anderer trank einen Liter Brennsprit (reines Ethanol), wurde in der Folge komatös und erlitt einen Kreislauf- schock, der mit Vasoaktiva und Volumen erfolgreich behandelt wurde. Ein anderer Mann injizierte sich einige Milliliter eines Kettenreinigers (Kohlenwasser- stoffe) subkutan; die entstehenden Hautnekrosen mussten in mehreren Sitzungen chirurgisch saniert werden. In einem weiteren Fall führte die Explosion eines Lithium-Polymer-Akkus zu schweren Verlet- zungen im Mundbereich.

Mit Kosmetika und Körperpflegemitteln waren 2013 zwei schwere und dreizehn mittelschwere Vergiftun- gen bei acht Kindern und sieben Erwachsenen zu ver- zeichnen. Die beiden schweren Fälle betrafen einer- seits ein dreiviertel Jahre altes Kleinkind, das auf dem Wickeltisch die Babypuderdose erwischte, den tal- kumhaltigen Inhalt über sich schüttete, in der Folge stark hustete und eine Ateminsuffizienz entwickelte.

Es erholte sich unter einer Inhalationstherapie. Die andere Person war eine Frau, die auf die Anwendung eines Haarfärbemittels eine schwere allergische Reak- tion mit Atemnot und Blasenbildung der Kopfhaut entwickelte.

Mit Nahrungsmitteln und Getränken kam es 2013 zu keiner schweren und sechs mittelschweren Vergiftungen, die durch Muscheln, Zimt, Bohnen, Chilischoten und Nahrungsergänzungsmittel be- dingt waren.

Zu 11 schweren Vergiftungen kam es durch tech- nisch-gewerbliche Produkte, alle bei Erwachsenen. Fünf Personen waren am Arbeitsplatz mit stark reizenden Flüssigkeiten und deren Dämpfen exponiert: Ein Mann mittleren Alters war den Dämpfen nach dem Mischen eines alkalischen und eines sauren Melk- maschinenreinigers ausgesetzt und bekam Dyspnoe mit Sauerstoffentsättigung bis auf 80 %. Er konnte am Folgetag entlassen werden. Ein weiterer Mann entwickelte eine starke Reizung der Gesichtshaut und eine Hornhauttrübung der Augen, weil es nach dem Zusammenmischen zweier Produkte, die Natrium- hypochlorit (Javel) und Ameisensäure enthielten, zu einer explosionsartigen Freisetzung von Chlorgas ge- kommen war. Er musste augenärztlich versorgt wer- den. Ein junger Mann wurde tief komatös und hypo- therm in einem geschlossenen Raum gefunden, in dem er zuvor mit einem methylenchloridhaltigen Produkt gearbeitet hatte. Da er wohl länger in der Flüssigkeit gelegen hatte, trug er Hautverätzungen davon; hingegen kam es nicht zur Kohlenmonoxid- vergiftung. Der Mann musste zwar intubiert werden, Tabelle 2

Häufigkeit der Noxengruppen und Vergiftungsschweregrad der auswertbaren ärztlichen Rückmeldungen (STIZ 2013) zu Giftkontakt beim Menschen (nur hohe Kausalität), Medikamente nach ATC-Codegruppen.

Erwachsene Kinder Total

Noxengruppen/Schweregrad O L M S T O L M S T

Medikamente 317 1 362 561 212 7 313 216 73 8 – 3 069 62,8 %

davon

Nervensystem 204 1 120 440 171 6 97 111 46 5 – 2 200

Atemwege 13 56 40 7 – 32 35 8 1 – 192

Bewegungsapparat 42 77 32 8 – 31 16 4 1 – 211

Kreislauf 16 30 20 10 – 34 8 1 – – 119

Verdauung 8 18 8 10 – 39 15 6 1 – 105

übrige 34 61 21 6 1 80 31 8 – – 242

Haushaltprodukte 28 166 31 10 – 135 140 18 4 – 532 10,9 %

Technische und gewerbliche Produkte 33 230 75 11 – 16 27 9 – – 401 8,2 %

Genussmittel, Drogen und Alkohol 19 127 145 38 1 12 20 5 2 – 369 7,6 %

Pflanzen 10 32 18 2 – 17 23 2 1 – 105 2,1 %

Pilze 4 28 30 3 – 17 2 4 – – 88 1,8 %

Körperpflegemittel und Kosmetika 8 17 6 1 – 21 25 7 1 – 86 1,8 %

Produkte in Landwirtschaft und Gartenbau 5 16 5 1 4 8 4 1 – – 44 0,9 %

(Gift-)Tiere 2 21 11 2 – 1 10 1 3 – 51 1,0 %

Nahrungsmittel und Getränke 2 15 5 – – 4 4 1 – – 31 0,6 %

Tierarzneimittel 4 3 – – – – 1 – – – 8 0,2 %

Andere oder unbekannte Noxen 12 42 18 4 – 13 12 2 – – 103 2,1 %

Total 444 2 059 905 284 12 557 484 123 19 4 887 100 %

Schweregrad des Verlaufs: O = asymptomatisch, L = leicht, M = mittel, S = schwer, T = tödlich

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wachte aber nach dem Aufwärmen auf und konnte ohne weitere Komplikationen entlassen werden. Ein weiterer Mann erlitt nach einem Rohrbruch durch den Austritt von Natriumsulfid und Natronlauge grossflächige Hautverätzungen. Er musste wegen einer Schwellung der oberen Atemwege ebenfalls intubiert werden und blieb zwei Wochen hospitalisiert. Ein anderer Mann übergoss sich mit konzentrierter Amei- sensäure und erlitt grossflächige Hautverätzungen, die während drei Wochen plastisch-chirurgisch ver- sorgt wurden. Eine Frau trank absichtlich eine grös- sere Menge 85%ige Ameisensäure, die zu schweren ausgedehnten Verätzungen des oberen Gastrointes- tinaltraktes mit multiplen Perforationen führten. Sie konnte erst nach zweieinhalb Monaten und einem komplizierten Verlauf mit mehreren chirurgischen Eingriffen entlassen werden. Fünf Personen im Alter zwischen 19 und 51 Jahren tranken versehentlich Ammoniakwasser. Alle vier erlitten schwere Verätzun- gen des Oesophagus und des Magens, die sich jedoch unter konservativer Therapie wieder besserten. Am- moniakwasser wird zur Herstellung von Crack aus Kokainhydrochlorid verwendet, und so erstaunt es nicht, dass viele dieser akzidentellen Einnahmen einen Drogenhintergrund haben.

Mit Stoffen in Landwirtschaft und Gartenbau ereig- neten sich ein schwerer und vier tödliche Vergif- tungsfälle. Letztere geschahen alle in suizidaler Absicht nach Einnahme grosser Mengen. Der erste Pa tient trank glyphosathaltiges Herbizid und starb noch gleichentags nach einem Atemstillstand. Ein anderer Mann trank drei Unkrautvertilger, die Bifenox, Glyphosat, Ioxynil, Mecoprop und Triclo- pyr enthielten. Er erreichte nur knapp die Notfall station eines Spitals, wo er kurz nach Eintritt unter dem Bild des Herz-Lungen-Versagens verstarb. Ein dritter Mann trank ein Amitraz-haltiges Herbizid und verstarb wenig später auf der Intensivstation im tiefen Koma und Schock. Der vierte Patient entwi- ckelt nach der Einnahme von Diquat und Glyphosat ein Nieren- und Lungenversagen, an dem er nach wenigen Tagen verstarb. Eine berufliche Exposition mit einem Insektizid, das Piperonylbutoxid, Pyre- throide und 2-Butoxyethanol in Kohlenwasserstof- fen enthielt und an einer schwer zugänglichen Stelle ohne Atemschutz versprüht worden war, bewirkte bei einem jüngeren Mann eine Pneumonitis mit einer respiratorischen Partialinsuffizienz, von der er sich nach dreitägiger Hospitalisation erholte.

Giftige Tiere: Insgesamt kam es 2013 zu 12 mittel- schweren und 5 schweren Bissen oder Stichen durch giftige Tiere (11 Schlangen5, 1 Qualle, 2 Spinnen und

alle durch Bisse einheimischer Vipern (Vipera aspis oder V. berus) in entweder Hand (n = 3) oder Fuss (n = 2) in der freien Natur verursacht. Bei allen kam es zu ausgeprägten Lokalsymptomen (Schmerzen, Schwellung), zum Teil mit systemischen Zeichen (Bradykardie, Schock, Nausea, Erbrechen, Throm- bopenie und Gerinnungsstörung, Rhabdomyolyse und Hämolyse). Vier erhielten das Antivenin Vi- perfav®, und bei allen war der weitere Verlauf güns- tig. Die Hospitalisationszeiten betrugen zwischen 3 und 5 Tagen.

Pilze: Im letzten Jahr ereigneten sich drei schwere Pilzvergiftungen. Ein junger Mann stürzte nach dem Konsum halluzinogener Pilze (Zauberpilze, «magic mushrooms») aus dem Fenster und erlitt so eine Reihe Verletzungen, die chirurgisch versorgt werden muss- ten, von denen er sich aber ohne weitere Komplika- tionen erholte. Bei einem älteren Herrn trat nach dem Verzehr selbst gesammelter und nicht kontrollierter Pilze eine schwere Gastroenteritis auf, die den Ver- dacht auf eine Knollenblätterpilzvergiftung aufkom- men liess. Er wurde stationär entsprechend behan- delt, der Verdacht bestätigte sich aber nicht, und er erholte sich komplikationslos. Weniger Glück hatte eine Patientin, der nach dem Genuss von ebenfalls selbst gesammelten und nicht kontrollierten Pilzen, noch bevor die typischen Symptome auftraten, Zwei- fel an der Geniessbarkeit der Pilze aufkamen. Sowohl der beigezogene Pilzexperte als auch das analytische Labor bestätigten die Diagnose der Knollenblätter- pilzvergiftung. Die inzwischen begonnene Therapie mit Silibinin und N-Acetylcystein wurde über meh- rere Tage weitergeführt. Nachdem die Gastroenteritis abgeklungen war, kam es zum befürchteten Leberver- sagen, von dem sich die Frau aber spontan erholte, bevor die bereits angeplante Lebertransplantation hätte durchgeführt werden müssen.

Andere Noxen: Drei schwere Intoxikationen gingen auf Expositionen mit Abgasen oder Rauch zurück, die zu schweren Kohlenmonoxid-Vergiftungen führten, mit Bewusstseinsverlust und COHb-Werten zwischen 20 und 32 %. Alle wurden mit 100 % Sauerstoff behan- delt, zwei Patienten mussten intubiert werden, einer wurde erst nach vielen Stunden entdeckt und erlitt eine schwere Rhabdomyolyse. Alle drei erholten sich vollständig. Ein vierter Patient trank versehentlich einen Schluck Azeton. Während dies wenig toxisch war, trank er aus Angst vor einer Vergiftung mehrere Liter Wasser, was zu einer «Wasserintoxikation» (Ver- dünnungshyponatriämie) mit Vigilanzstörung und einem Krampfanfall führte. Er musste intubiert werden, und die Elektrolytstörung wurde korrigiert.

5 Näheres zu den Schlangen- bissen ist in der Einleitung zur Antidotliste 2013/2014 beschrieben (Bull BAG

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