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Matrices (II)

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

I) Auto-test : Matrices (II)

1. Donner la définition de deux matrices équivalentes.

On dit que deux matrices sont équivalentes lorsqu’il existe des matrices inversible P ∈ GLp(K) et Q∈GLq(K)tq

A=P BQ On note AEqB

Définition

2. A quelle matrice simple est équivalente une matrice de rang r?

Soient A∈Mn(K), de rangr∈J1;nK

AlorsAEqJr i.e. il existeP et QdansGLn(K)tqA=P JrQ Théorème

3. Énocer le théorème de clasification selon le rang.

Deux matrices sont équivalentes ssi elles ont le même rang Corollaire(classification selon le rang)

4. Donner la définition et les propriétés élémentaires de la transposée d’une matrice (involution, linéarité, transposée du produit et de l’inverse dans le cas inversible).

SoitA∈Mpq(K), on noteA= (aij)1≤i≤p

1≤j≤q

On appelle transposé deA la matrice notéetA∈Mqp(K)de terme généralbij=aji

Définition

1.t(tA) =A

2.t(A+B) =tA+tB t(λA) =λtA 3.t(AB) =ttA

4. SiA∈GLn(K)alorstA∈GLn(K)et(tA)−1=t(A−1) Théorème(Propriété)

5. SAVOIR REFAIRE : soit A∈ Mn(K). Montrer que rg(A) = rg(tA). Comment interpréter cela en termes de lignes/colonnes ?

(2)

SoitA∈Mpq(K) Alorsrg(tA) = rg(A)

Théorème

Sur une matrice quelconque, le rang des ligne et égal au rang des colonnes.

Corollaire

Preuve :

(théorème) - Si rg(A) = 0, alorsA= 0et tA= 0

- Sirg(A) =r≥1, alors on a vu queAEqJr, d’où P et QdansGLn(K)tqA=P JrQ DonctA=t[(P Jr)Q] =tQt(P Jr) =tQtJrtP

OrtJr=JrcarJrest diagonale.

AinsitA=tQJrtP oùtQettP sont inversible. DonctAEqJr

Ainsirg(tA) =r= rg(A)

6. Définition d’une matrice symétrique/antisymétrique.

A∈Mn(K)est dite symétrique lorsquetA=A A∈Mn(K)est dite antisymétrique lorsquetA=−A

Définition

7. SAVOIR REFAIRE : Montrer que Mn(K) =Sn(K)⊕ An(K).

1.Sn(K)etAn(K)sont des sous-espace vecotirel deMn(K) 2.Mn(K) =Sn(K)⊕An(K)

3.dim(Sn(K)) = n(n+1)2 etdim(An(K)) = n(n−1)2 Théorème

Preuve :

1. Montrons queAn(K)est un sous-esapce vectoriel deMn(K) =E La matrice nulle est bien asymétriquet0E =−0E

SoientAet B asymétrique dansE,λetµdansE On poseC=λAµB

tC = t(λA+µB)

= λtA+µtB la transposition est linéaire

= λ(−A) +µ(−B)

= −C DoncC∈An(K)

ConclusionAn(K)est un sous-espace vectoriel deMn(K)

(3)

De même pourSn(K)

2. Montrons queSn(K)∩An(K) ={0E}

SoitA∈Sn(K)∩An(K)i.e.tA=Aet tA=−AdoncA=−Ai.e.2A= 0E doncA= 0E Montrons queA∈Mn(K)⊂Sn(K) +An(K) ={0E}

SoitA∈Mn(K),A=1

2(A+tA)

| {z }

notéU

+1

2(A−tA)

| {z }

notéV tU =t

1

2(A+tA)

= 1

2(tA+t(tA)) = 1

2(tA+A) =U DoncU ∈Sn(K)

tV =t 1

2(A−tA)

=1

2(tA−t(tA)) = 1

2(tA−A)) =−1

2(A−tA) =−V DoncV ∈An(K)

DoncA=U+V avecU symétrique etV antisymétrique.

Conclusion :An(K)et Sn(K)sont supplémentaire dansE

8. SAVOIR REFAIRE : Donner la dimension de Sn(K)etAn(K)(expliquer moralement, puis donner idée de la démarche pour une preuve rigoureuse) ?

dim(Sn(K)) = (n+ 1)

2 dim(An(K) = (n−1) 2 ) Théorème

On commence parSn(K): Moralement, soitA∈Sn(K)

A=

. ? ? ... . .. ? . · · · .

? est obtenu par symétrie par rapport à la diagonale. Donc pour connaitreA∈Sn(K), il suffit de se donner des termes diagonaux et sous diagonaux.

Comptons les :

 1 a11

2 a21 a22

3 a31 a32 a33

... ... . .. n an1 an2 · · · ann

Total :1 + 2 +...+n=

n

X

k=1

k= n(n+ 1) 2

Rigoureusement : Sii < j on aSij=Eij+Eji. On poseβ= (Sij)1≤i<j≤n∪ {Eii/i∈J1;nK} β est génératrice car siA∈Sn(K)

A= X

1≤i<j≤n

aijSij+

n

X

i=1

aiiEii

(4)

β est libre car si A= 0E, alors tous lesaij sont nuls.

β est une base deSn(K)

card(β) = card{(i, j)∈JA;nK/i < j}+ card{Eii/i∈J1;nK}

= n(n−1)

2 +n

= n(n+ 1) 2 Grassman :

dim(Mn(K)) = dim(Sn(K)) + dim(An(K)) n2 = n(n+ 1)

2 + dim(An(K)) Donc

dim(An(K)) = n2−n(n+ 1) 2

= n2−n2 2 −n

2

= n2 2 −n

2

= n(n−1) 2

9. Soient E un K-espace vectoriel de dimension fini, β et β0 des base de E. Définir la matrice de passage de β à β0 et donner le rapport avec l’application IdE.

Soient E unK-espace vectoriel de dimension fini,β etβ0 des bases deE.

On appelle matrice de passage deβ àβ0 la matrice noté

Pβ→β0 = Matβ0) =

 β0 β

 Définition

1.Pβ→β0 = [IdE]ββ0

2.Pβ→β0 est inversible et(Pβ→β0)−1=Pβ0→β Lemme

10. Formule de passage : Soient E un K-espace vectoriel, β et β0 des base de E. Soient f ∈ L(E), x∈E. On note X = [x]β, X0 = [x]β0, A= [f]β et A0 = [f]β0. Donner les relations entre X etX0, puis A etA0 en fonction d’une matrice de passage que l’on précisera.

(5)

Soient E unK-espace vectoriel de dimension finie égale àn,β et β0 des base deE.

1. Soit x∈E

On poseX = [x]β et X0 = [x]beta0

AlorsX =Pβ→β0X0

2. Soit f ∈L(E), on noteP =Pβ→β0,1 = [f]β etA0 = [f]β0

AlorsA0 =P−1AP Théorème

11. Donner la définition de deux matrices semblables A etB. Donner une interprétation en termes d’application linéaires et de bases.

On dit que deux matricesAetB deMn(K)sont semblable lorsqu’il existeP ∈GLn(K)tqB=P−1AP Définition

12. Donner la relation entre matrices semblables et équivalentes. Fournir un contre-exemple.

(A∼B)⇒(AEqB)mais(AEqB);(A∼B) Théorème

Contre exemple : A=

 0 1 0 0

=E2,1et B=

 1 0 0 0

=E1,1

AEqB carrg(A) = rg(B) = 1

A6∼B en effetA2= 0maisB2=B6= 0

13. SAVOIR REFAIRE : On suppose que A∼B. Montrer que ∀k∈N, Ak∼Bk. Préciser

Si A∼B i.e.B=P−1AP oùP ∈GLn(K) Alors∀k∈N,Ak∼Bk avecBk=P−1AkP

Lemme

Preuve :

Par récurrence surk∈N1. Initialisation :B0=In etP−1A0P=P1InP =In =B0 2. Héréditer : soitk∈Ntel que Bk=P−1AkP

Bk+1 = B×Bk

= (P−1AkP)×(P−1AP)

= P−1Ak×AP

= P−1Ak+1P Ce qui achève la récurrence.

(6)

14. Définir la trace d’une matrice carré A= (aij).

SoitA∈Mn(K). On appele trace deAla source de ses termes diagonaux.

Si A= (aij)alorstr(A) =Pn i=1aii Définition

15. SAVOIR REFAIRE : Énoncé et preuve des propriétés de la trace.

1.

Tr: Mn(K) → K (forme linéaire) A 7→ tr(A)

i.e. tr(A+B) = tr(A) + tr(B)et tr(λA) =λtr(A) 2.∀(A, B)∈Mn(K),tr(AB) = tr(BA)

3. SiA∼B, alorstr(A) = tr(B) 4.tr(tA) = tr(A)

Théorème(Propriété)

Preuve :

On noteA= (aij)et B= (bij) 1.

tr(A+B) =

n

X

i=1

(aii+bii)

=

n

X

i=1

aii

! +

n

X

i=1

bii

!

= tr(A) + tr(B)

tr(λA) =

,

X

i=1

λaii

= λ

n

X

i=1

aii

= λtr(A) 2. On noteAB= (Cij)→Cij=Pn

k=1aikbkj

tr(AB) =

n

X

i=1

cii=

n

X

i=1 n

X

k=1

aikbki

(7)

tr(BA) =

n

X

k=1

dkk

=

n

X

k=1 n

X

p=1

bkpapk

=

n

X

k=1 n

X

i=1

aikbki

=

n

X

i=1 n

X

k=1

aikbki tr(AB)

3. On supposeA∼B

D’oùP ∈GLn(K)tel queB=P−1AP

tr(B) = tr(P−1AP)

= tr((AP)P−1)

= tr(A) 4.AettAon les même termes diagonaux donc la même trace.

16. Définir la trace d’un endomorphisme en dimension finie.

Soient E unK-espace vectoriel de dimension fini etf ∈L(E)

On appelle trace d’un de ses endomorphisme une quelconque baseβ deE tr(f) = tr

[f]β Définition

17. SAVOIR REFAIRE : Pour un projecteur en dimension finie, la trace est égale au rang.

Pour un projecteur en dimension fini, la trace est égale au rang.

Théorème

Preuve :

SoitE unK−espace vectoriel de dimension fini égale àn∈N. Soitp∈L(E)un projecteur i.e.p◦p=p

Montrons quetr(p) = rg(p)

On noter= rg(p) = dim(Im(p))(?)

D’aprèsp=PF,Gprojection deF parallèlement àGoùF = Im(p)etG= ker(p).

On choisit une baseβ adapté àppour calculer sa trace.

OrE =F⊕Getdim(F) =rselon (?)

On choisitε1, ..., εr une base deF,εr+1, ..., εn une base deG

(8)

Par recollementβ = (ε1, ..., εr, εr+1,...,εn)est une base deE.

[p]β=

p(ε1) · · · p(εr) p(εr+1) · · · p(εn)

ε1 1K 0 0 0 0 0

... 0 . .. 0 0 0 0

εr 0 0 1K 0 0 0

εr+1 0 0 0 0 0 0

... 0 0 0 0 0 0

εn 0 0 0 0 0 0

=Jr

p(ε1) =ε1, ..., p(εr) =εr, p(εr+1) = 0, ..., p(εn) = 0 carε1, ..., εr sont dansIm(p) =F Ainsitr(p) = 1K+...+ 1k

| {z }

rfois

=r= rg(p)

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