A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
G AËL M EIGNIEZ
Feuilletages de Lie résolubles
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 6
esérie, tome 4, n
o4 (1995), p. 801-817
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_1995_6_4_4_801_0>
© Université Paul Sabatier, 1995, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la revue « Annales de la faculté des sciences de Toulouse » (http://picard.ups-tlse.fr/~annales/) implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions).
Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitu- tive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques
http://www.numdam.org/
Feuilletages de Lie résolubles
GAËL MEIGNIEZ(1)
Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse Vol. IV, n° 4, 1995
RÉSUMÉ. - On construit, sur des variétés compactes, des feuilletages
de Lie dont le groupe transverse est résoluble, mais dont le groupe d’holonomie n’est pas polycyclique.
ABSTRACT. - We build Lie foliations with solvable transverse group, but nonpolycyclic holonomy group, on compact manifolds.
1. Introduction
Soit G un groupe de Un
feuilletage
d’une variété différentiellecompacte
M est dit de Lie et de groupe transverseG,
ouplus
brièvementG-feuilletage,
s’il est défini par des submersions d’ouverts de M sur des ouverts deG,
les "cartestransverses",
telles quechaque changement
decarte est une translation à
gauche
du groupe G(voir [F]).
Par
exemple,
étant donnés une suite exacte courte de groupes de Lie1 -~ F ~ H --~ G ~ 1, et un
réseau(sous-groupe
discret de covolumefini)
cocompact rH
dansH,
lesimages
dans des classes modulo F sont les feuilles d’unG-feuilletage.
On lequalifie d’homogène.
On
peut multiplier
lesexemples
parimage
inverse(étant
donnés uneapplication
différentiable entre variétéscompactes f
: M -~ N et unG-feuilletage
~’ surN,
, sif
est transverse à .~’ alorsl’image
inverse de~’ par
f
est un nouveauG-feuilletage)
ou parsuspension (autre procédé
~ * ~ Reçu le 9 février 1994
(1) Institut Girard Desargues, Université Claude Bernard, 43 bd du 11-Novembre- 1918, F-69622 Villeurbanne Cedex
(France) ;
[email protected]~ Dans cet article, ces mots signifient ‘‘groupe de Lie réel simplement connexe".
Variétés et revêtements sont implicitement supposés connexes. On se place dans
la classe de différentiabilité C’’, 1 ~ r oo, que le lecteur préfère.
élémentaire) ([Hael], [G2]). L’objet principal
duprésent
article est deconstruire des
feuilletages
de Liequi
nepuissent
pas être obtenus par cesprocédés
élémentaires.Le groupe transverse de nos
exemples
sera résoluble. Soit donc désormais G un groupe de Lie résolublequelconque.
Rappelons qu’à chaque G-feuilletage
on associe son groupe d’holonomie r. C’est un sous-groupe deG,
detype fini,
uniforme(on
entend par là que lafermeture de r est
cocompacte
dansG)
mais non discret engénéral (sect. 2).
Par
exemple
le groupe d’holonomie d’unG-feuilletage homogène
est(avec
les notations
précédentes) l’image
der H
dans G.Dans une
première partie (sect.
3 et4),
nous tenterons de caractériserpratiquement
les groupes d’holonomie desG-feuilletages homogènes,
et desG-feuilletages
classifiants.Suivant
[Hael],
onqualifie
unfeuilletage 0
declassifiant
si le revêtement d’holonomie dechaque
feuille est contractile. Si c’est unG-feuilletage,
celaveut dire que les feuilles elles-mêmes sont
contractiles, puisqu’elles
sontsans holonomie. Ce
qualificatif exprime
lapropriété
universelle suivante(Haefliger) : si 0
estclassifiant,
alors tout autreG-feuilletage ayant
le mêmegroupe d’holonomie
(ou plus généra.lement, ayant
pour groupe d’holonomieun sous-groupe de celui de
~’~
est uneimage
inverse de ~’.Voici les résultats de cette
première partie.
PROPOSITION . Soit dans G un sous-groupe de
fini uniforme
T .S’il est virtuellement groupe d’holonomie d’un
G-feuilletage homogène
ouclassifiant,
alors il estpolycyclique.
S’il est
polycyclique;
alors il est virtuellement groupe d ’holonomie d’unG-feuilletage classifiant.
S’il est
polycyclique
etdense,
alors il est virtuellement groupe d ’holonomie d’unG-feuilletage homogène.
Rappelons qu’on
ditqu’un
groupe vérifie virtuellement une certainepropriété
si un de ses sous-groupes d’indice fini la vérifie. Un groupe estpolycyclique
s’il admet une suite decomposition
àquotients cycliques.
Nousdonnerons un critère
pratique
depolycyclicité :
soit ..., 03B3n unepartie
génératrice
finie de r. Alors F estpolycyclique
si et seulement si les racines des y2 sont des unitésalgébriques.
(Les
racines d’un élément de G sont les valeurs propres de sonadjoint.
Une unité
algébrique
est un nombrecomplexe
non nulqui
est un entieralgébrique
sur 7L ainsi que soninverse.)
Ainsi nous obtenons une caractérisation virtuelle très
pratique
desgroupes d’holonomie des
G-feuilletages
classifiants. Pour lesfeuilletages homogènes
nous obtenons seulement une condition nécessaire et une con-dition suffisante
proches
mais distinctes.Quant
à sesméthodes,
cette pre- mièrepartie
est essentiellement uneapplication
despropriétés classiques
desgroupes de Lie
résolubles,
de leursréseaux,
et des groupespolycycliques,
dues à
Auslander, Bieri, Chevalley, MostoBv, Raghunathan -
ainsi que des résultats de[Me2].
Dans le cadre résoluble les
procédés
desuspension
nes’appliquent
pas : tous lesG-feuilletages
connusjusqu’à présent
étaientimage
inverse d’unG-feuilletage homogène.
Enparticulier
leur groupe d’holonomie était po-lycyclique.
Parcontre,
le résultatprincipal
de notre secondepartie
énonceque, pour être groupe d’holonomie d’un
G-feuilletage,
il suffit de contenirun sous-groupe
polycyclique
uniforme.THÉORÈME .
Si un sous-groupe F de G est detype fini
et contient unsous-groupe à la
fois polycyclique
etuniforme,
alors T est groupe d’holono- mie d’unG-feuilletage.
On ne sait pas si la
réciproque
est vraie(voir
la section 7 pour unediscussion ) .
Pour
comprendre
lesimplications
de ceténoncé, appliquons-le
à uncas
simple :
dansGA+(1,!R),
groupe affine de la droiteréelle, soit,
pourchaque couple (À,
de réels strictementpositifs
et différents de1,
lesous-groupe
engendré
par les homothéties x ~ Àx et x ~ + 1.D’après
notrethéorème,
si À est une unitéalgébrique,
alors ce groupe est groupe d’holonomie d’un(GA+(1, IR))-feuilletage ~’,~~~.
Eneffet,
contient le sous-groupe
engendré
par ~~ ~ Àx +(À - 1 ) (~C - 1) qui
estpolycyclique
et uniforme. Maissi
n’est pas une unitéalgébrique,
ce
feuilletage
nepeut
s’obtenir commeimage
inverse d’un(GA+(1, IR))- feuilletage homogène,
ni classifiant. Le cas est transcendant mérite attention :1)
est de dimensioncohomologique
infinie(il
contient un sous-groupe abélien libre de rang
infini),
donc son classifiant deHaefliger
est nécessairement de dimension
infinie;
ceci détruit la"conjecture
optimiste"
de[G2]
- dumoins,
pour les groupes de Lierésolubles ;
;2)
n’est pas deprésentation
finie(appliquer
le critère de Bieri- Strebel[BS]) :
ce groupe d’holonomierépond
par lanégative
à toutesles
questions
de[G 1] ;
3)
lefeuilletage
est éminemment déformable : soient M la variétéqui
le
porte, et p :
--~ sareprésentation d’holonomie ;
on vérifieaisément que
quel
que soit T >0,
il existe unhomomorphisme
degroupes
039303BB,
~ 039303BB,envoyant
.r ’2014 Â.r sur lui-même et x ~ x+1sur z - +
1 ;
on obtient ainsi une famille continue à unparamètre
~~T o p~ d’homomorphismes
de dansGA+(l,IR); d’après
le"lemme de déformation" bien connu pour ce
type
defeuilletages,
ilexiste sur M une famille continue à un
paramètre [
de
GA+(l, IR)-feuilletages,
telle que = et quechaque
FT ar~ ~-
comme groupe d’holonomie(nous adaptons
ici un raisonnementQuant
auxméthodes,
cesfeuilletages
sont obtenus àpartir
desfeuilletages
classifiants que fournit la
première partie,
en leurappliquant
desopérations
de coupure et de
collage
lelong
de sous-variétés transverses.2.
Développements
d’unfeuilletage
La démonstration de notre théorème
principal
repose surl’exploitation
d’un
phénomène
deconjugaison.
Malheureusement les outils d’étude desfeuilletages
deLie,
dus à Ehresmann : revêtementd’holonomie, application développante,
grouped’holonomie,
sont engénéral compris
àconjugaison près.
Il nous faut donc les redéfinir en accordant une attentionparticulière
aux
problèmes
deconjugaison.
C’estl’objet
de ceparagraphe préliminaire.
Soit une variété
M, compacte
ou non : dans ceparagraphe
et luiseul,
les variétés feuilletées
peuvent
ne pas êtrecompactes.
Un G-atlas est un ensemble de submersionsfi
:UZ
-~G,
les cartestransverses,
tel que lesU2
forment un recouvrement ouvert de l~~ et que surchaque
intersectionUi
il existe gij E G telque fi
= gijf2
UnG-feuilletage
est un G-atlasmaximal.
On dit
qu’une application
différentiablef
: ~~l --rN,
est transverse àun
G-feuilletage 0
de A~ si enchaque point f(x) l’espace tangent
à N estsomme de
l’image
de la différentielle de,f
en x et del’espace tangent
à ~’en
f(x),
ces deux sous-espaces vectorielspouvant
avoir une intersection nonnulle. Dans ce cas
l’image
inversef * (~’)
est par définition leG-feuilletage
de M
qui
admet pour atlas l’ensemble desfi
of,
,fi
E F.Une trivialisation du
G-feuilletage F
de ltl est uncouple (NI D),
oùp : M ~ M est un revêtement
galoisien,
et D : : G est une carte duG-feuilletage p*(0)
définie sur M tout entier :l’apptication développante.
Il est évident que
feuilletage
et revêtement étantfixés,
s’il existe uneapplication développante
D alors les autres sont lesgD
: x ~D(x),
oùg
parcourt
G. Enparticulier
pourchaque y appartenant
à groupe desautomorphismes
durevêtement,
ilexiste g
E G tel que D 0 J =gD.
On obtient ainsi un
homomorphisme
du groupeGal(M)
dans G : lareprésentation
d’holonomie de la trivialisation. Sonimage
h est le groupe d’holonomie de la trivialisation.Si M est
compacte,
alors r est évidemment detype
fini. Deplus, l’application développante
est alors une fibration de Af sur G(Hermann-
Reinhart
[He], [Re]).
Elle passe évidemment auquotient
en une fibration deM sur
G/h,
cequi
démontre que F est uniforme.Si la
représentation
d’holonomie de(M, D)
est p, alors celle de(M, gD)
est .
Un
développement
est une trivialisation dont lareprésentation
d’holono-mie est
injective.
Defaçon équivalente, chaque
fibre de D seprojette
dif-féomorphiquement
sur une feuille de 0. Onqualifie
alors M de revêtement d’holonomie dufeuilletage.
Toutfeuilletage
de Lie admet undéveloppement.
En
effet, l’espace
des germes de cartes transverses est unG03B4-fibré principal ;
on
prend
pour revêtement l’unequelconque
de sescomposantes
connexeset pour
application développante
cellequi
au germe def
aupoint
x faitcorrespondre
Nous aurons par
exemple
besoin de l’énoncésuivant, qui précise (très légèrement!)
lapropriété
universelle desfeuilletages
classifiants.LEMME . Soient deux
G-feuilletages :
sur la variété M et sur N. . Soient deuxdéveloppements (~T,
Si le groupe d’holonomie de(M ,
est contenu dans celui deD N)
et si estclassifiant,
alors il existe une
application différentiable f
: M . lV et un relèvement7 :
M ~ N tel queDM
=DN
of.
(En particulier f
est transverse à.~~~
et M =En
effet,
soit E ={(x, y)
E l~~ x~
= leproduit
fibrédes revêtements d’holonomie au-dessus de G. Le groupe
Gal(M) opère
surlV par la
représentation
d’holonomie de suivie de l’inverse de cellede Munissons E de l’action
diagonale
de ce groupe etregardons
le
quotient Ei Gal(M)
comme fibré de base Sa fibre n’est autre que la fibre deDN :
elle est contractile. Toute section différentiable de ce fibré fournit defaçon
évidente lesapplications
demandées.3. Critère de
polycyclicité
Soit dans G un sous-groupe uniforme
h, ayant
unepartie génératrice
finie’y1, ... , ’Yn .
Les
propriétés
suivantes sontéquivalentes
:i~
F estpolycyclique;
;ii~
1~ contient un sous-groupe IIpolycyclique,
normal dans r etuniforme
dans G
(cette propriété
nous sera utile à la section.~~
;iii~
les racines de ~y2 sont des unitésalgébriques.
Il est clair que
i) implique ii).
Montrons queii) implique iii).
Rappelons qu’on appelle
sous-groupeintégral
de G tout sous-groupe de Lie connexe. Il est alorségalement
fermé(Chevalley [Ch]).
Disonsqu’une
suite de
composition.
formée de sous-groupes
intégraux
et normaux dansG,
et àquotients abéliens,
estadaptée
à un sous-groupe II si II nGi
est uniforme dansCi,
pour
chaque
i. Defaçon équivalente,
II nGi/03A0
nGi+1
est uniforme dansGi
E pourchaque
1. Du fait que II estuniforme,
une telle suite existe : il suffit deprendre
pourGi
lacomposante
neutre de la fermeture deIID(G) (pour chaque
groupeX,
la notationD(X) désigne
le sous-groupe dérivé~ X , X ~ engendré
par lescommutateurs), puis G2
=D(Gi),
et ensuite les termes de la suite centrale descendante deG2,
définie par la relation de récurrenceGi+1 = G2 ,
Cette suite estadaptée
àII,
en vertu parexemple
de[Mo, §5,
lemme5]
et[R,
théorème2.3,
corol.1]
ou de[Me2].
Comme II est
polycyclique,
il nGi
est detype
fini.Après projection
dans
puis
relèvement parl’application exponentielle
degi/gi+1 (algèbres
de Lie deG, et Gi+1)
surGZ /Gi+1,
on obtient dansgi /g.t+1
unsous-groupe additif de
type fini, uniforme,
et invariant parAd(F).
Donc lesvaleurs propres des éléments de
Ad(r) correspondant
à l’action surgi/gi+1
sont des unités
algébriques.
Ceci étant vrai dechaque i,
les racines deséléments de r sont des unités
algébriques.
Montrons enfin que
iii) implique i) :
supposons que les racines de - yi, , ... , yn sont des unitésalgébriques.
Les raciness’organisent,
en vertudu théorème de Lie pour les groupes
résolubles,
en deshomomorphismes
degroupes /?i, ..., pd de G dans
~* (où
d est la dimension deG). Chaque
racine Pi, restreinte à
r,
s’étend en unhomomorphisme
d’anneaux deZ[r],
, anneau du grouper,
dans C. Sonimage
Z~pi (yl ) ,
..., pi ( yn )~
estde
type
fini comme groupe abélien. On en déduit que Z , où lV = r nker(p1)
n ... nker(pd) désigne
le sous-groupe de F formé des élémentsd’adjoint unipotent,
est detype
fini comme groupe abélien. Par ailleurs N contientr’
et on en déduit aisément queN / N’est
un Z detype
fini. Auest
un groupe detype
fini. Comme estnilpotent,
ceci
implique qu’il
est lui-même detype
fini. Voir parexemple [Hal] .
DoncF,
extension d’un groupenilpotent
detype
fini par un groupe abélien de typefini,
estpolycyclique.
4.
Groupe
d’holonomie desfeuilletages homogènes
ou classifiants Soient d’abord une suite exacte courte de groupes de Lie 1 -~ F -~ I~ --~G -~ 1 et un réseau
cocompact F~r
dans H.Que
dire del’image
r der~
dans G?
Désignons
par R le radical résoluble de H parRi
lacomposante
connexeneutre de la fermeture de c’est un groupe résoluble
(Auslander ;
voir[R,
théorème8.24]).
Il est évidentque H
=FRI,
queRi
est normalisé parI‘H
et que0393H ~ R1
est un réseau dansRI.
Dans un groupe de Lierésoluble,
un réseau est
toujours polycyclique
etcocompact (Mostow;
voir[Me], [Mo]
ou
[R]).
On endéduit,
en considérant lesimages
dansG,
que r contient unsous-groupe à la fois
normal, polycyclique
et uniforme dans G. Le critère de la section 3 fournit unepremière
conclusion : r estpolycyclique .
Nous pouvons tirer une autre conclusion. Pour
chaque
groupe de LieX,
notons
N((X)
le radicalnilpotent
de X: c’est le sous-groupeintégral
normalnilpotent
maximal. L’intersection derH
etN(R1)
est un réseau deN(R1) (MostoBB7;
voir[Me2], [Mo]
ou[R]).
On enconclut,
en considérant lesimages
dans
G,
que Gpossède
un sous-groupeintégral
Ncompris
entreD(G)
e~tel que r n N est
uniforme
dans N.Ces deux conclusions s’étendent évidemment au cas où r n’est que vir- tuellement groupe d’holonomie d’un
G-feuilletage homogène (la première,
parce que tout groupe résoluble et virtuellement
polycyclique
estpolycy- clique).
Exemple.
- Voicil’exemple
leplus simple
de sous-groupepolycyclique
uniforme d’un groupe de Lie résoluble pour
lequel
il n’existe pas de groupe N commeci-dessus,
etqui
donc nepeut
pas être virtuellement groupe d’holonomie d’unG-feuilletage homogène.
Soit G =
~ (x,
y, z, s,t) }
leproduit
semi-direct deIR3
par le secondopérant
sur lepremier
par :(s, t) . (x,
y,z)
= ,sin(203C0t)y
+ .Choisissons trois unités
algébriques
réellespositives À, J1
et v, dont leslogarithmes
sont linéairementindépendants sur Q ;
et définissons r par les conditions :On vérifie immédiatement que c’est un sous-groupe
polycyclique
de G.On se convainc
qu’il
est uniforme en considérant parexemple
la suite decomposition
1 =Go
CGi
CG2
CG3
=G,
oùGi
est défini pary = z - s = t = 0 et G2 par t
= 0 : il est immédiat que r nGi
estdense dans
Gi
et que F nG2/F
nGi
est un réseau dansG2/G1
ainsi queF n
G3/r
nG2
dansG3/G2 :
cette suite estadaptée
à r. Enparticulier,
rest uniforme dans G.
Mais
D(G)
=N(G)
est défini par s = t =0,
etD(G)
n F est réduite àGi
nr,
donc n’est pas uniforme dansD(G).
Soit maintenant F le groupe d’holonomie d’un
G-feuilletage
classifiant.Alors le revêtement d’holonomie est contractile
puisqu’il
fibre sur Gqui
est contractile
(Chevalley [Ch])
avec fibre contractile. Donc F est à dualité de Poincaré. R. Bieri a caractérisé les groupes résolublesqui possèdent
cette
propriété :
ce sont les groupespolycycliques
et sans torsion[Bi].
Enconclusion,
r estpolycyclique.
Comme
précédemment
cette conclusion s’étend au cas où F n’est que virtuellement groupe d’holonomie d’unG-feuilletage
classifiant.Réciproquement,
donnons-nous maintenant dans G un sous-groupe F po-ly cyclique
etuniforme,
et tentons de le réaliser comme groupe d’holonomie d’unG-feuilletage.
On commence par
plonger
un sous-groupe de F d’indice fini comme réseau dans un groupe de Lie résoluble(Raghunathan [R,
théorème4.28]).
Il
importe
pour la suite de notre raisonnement decomprendre
le détail de cette construction :Évidemment D(F)
estnilpotent
et sans torsion. Enconséquence (Aus-
lander
[A])
ilexiste,
pour n assezgrand,
unereprésentation
fidèle p : F -GL(n, Z) qui
estunipotente
surD(h).
Soit H la fermeture de Zariski de/?(r).
Soit R lacomposante
connexe neutre de H nGL(n, IR) (ces
groupesne sont
peut-être
passimplement connexes).
SoitF R
=/)(r)
n R. C’estun sous-groupe de
p(r)
d’indice fini. C’est un sous-groupe discret de R maispeut-être
pas un réseau. Par ailleurs par le théorème de Lie pour les groupesnilpotents,
le groupe dérivé est contenu dans un groupe N CGL(n, ~) algébrique, nilpotent
etsimplement
connexe. Il existe dans N unplus petit
sous-groupe(réel) intégral
N contenant D(p(r)) .
Il s’ensuitque est un réseau dans N
(lVlalcev,
voir[R,
théorème2.1])
et queD(R)
C N CN ( R )
Soit p laprojection
le R sur Il existe dansR/N
un sous-groupe fermé
simplement
connexe Lqui
rencontre en un sous-groupe d’indice fini dans et uniforme dans L. Soient 77 =
p-1 {~)
etr~
= etr’
=p-1 {rH ) :
le groupe de Lie(réel simplement connexe !)
H est résoluble et contient le réseau
cocompact
et l’on a un isomor-phisme
degroupe §
=/)"~ : F H
-~I‘~
dontl’image
est un sous-groupe de F d’indice fini.Cet
isomorphisme
seprolonge-t-il
en unhomomorphisme
continu de Hsur G ? Non en
général,
comme le montrel’exemple
ci-dessus. Toutefois laréponse
estpositive
dans certains cas.Considérons,
dans le groupe deshomomorphismes
de G dans~* ,
le sous-groupe
engendré
par les racines de G(groupe radiciel).
Sichaque
élémentnon trivial du groupe radiciel est
également
non trivial en restriction àF,
alors on dit que F estfidèle
à G.Par
exemple
dans la construction que nous venons de faireF H
est fidèleà H. En
effet, p{I‘)
est d’abord fidèle à H parce que Zariski-dense. Enfait, I‘~
estégalement
fidèle à H parce que d’indice fini dansp(I‘) .
EnsuiteF H
est fidèle à R parce que R étant Zariski-dense dans
H,
les racines de R sontles restrictions à R de certaines racines de H. Enfin
f H
est fidèle à H parce que H étant normal dansR,
les racines de H sont les restrictions à H de certaines racines de R.Au contraire dans
l’exemple
donnéplus haut,
F n’est pas fidèle à G caril est contenu dans le noyau de
l’homomorphisme (x,
y, z, s,t)
~ e203C0it,qui
est une racine non triviale de G.
Dans
[Me2]
on démontre les théorèmes suivants.Soient deux groupes de Lie résolubles
G1, G2,
un réseauT1
CG1,
unsous-groupe
F2
CG2
de covolumefini,
et unhomomorphisme
de groupes~:r1-~r2.
THÉORÈME 1. 2014 03C6
seprolonge
en unefibration (localement triviale)
03A6de
Gi
surG2, équivariante
au sens où03A6(03B3g)
=quels
que soient03B3 ~ 03931 et g ~ G1.
THÉORÈME
2. - On. suppose deplus
queI‘1
estfidèle
àG1
et quer2
estfidèle
àG2. Alors, 03C6
seprolonge
en unhomomorphisme
continusurjectif
deGi
surG2.
Le
premier
théorèmes’applique
immédiatement à notre situation : la fi- bration 03A6 : H ~ Gqu’il
fournit est évidemmentl’application développante
d’un
G-feuilletage porté
par la variété Les feuilles sont contractiles parce que G et H le sont. Le groupe d’holonomie est évidemmenth’ .
En ré- sumé F est virtuellement groupe d’holonomie d’unG-feuilletage
classifiant.Si de
plus
r est fidèle àG,
alors évidemmentf’l’est aussi,
de sorte que le second théorèmes’applique : f’
est groupe d’holonomie d’unG-feuilletage homogène.
Voici
quelques
conditionssimples qui
suffisent évidemment à ce que r soit fidèle à G. Il est dense dans G. Plusgénéralement, I‘N(G)
est dense dansG. Le groupe G est
IR-algébrique.
Plusgénéralement,
son groupe radiciel ne contient pas d’élément dontl’image
soit le groupe des nombrescomplexes
de module 1. .
Une
application.
- Ces résultatspermettent
enparticulier
depréciser
la classification des flots de Lie
(feuilletages
de Lie dont les feuilles sont de dimension1)
résolubles. Mettons de côté les G-flots à feuillescompactes, qui
ne sont riend’autre;
àdifféomorphisme près,
que les fibres en cercle surles variétés
homogènes
de la formeG/F,
où F est un réseau de G. Alors les feuilles sont contractiles. Comme le rang d’un groupepolycyclique
sanstorsion coïncide avec sa dimension
cohomologique,
on voit que les groupes l’holonomie des G-flotssont,
à indice finiprès,
les groupespolycycliques
de rang
dim(G)
+ 1 uniformes. Or le groupe l’holonomie d’un G-flot le caractérise àdifféomorphisme près (Ghys [G2]).
Autotal,
si l’on convient que deux G-flots sont commensurables s’ils ont un revêtement fini commun, et que deux sous-groupes de G sont virtuellementconjugués
s’ils ont deuxsous-groupes
conjugués
d’indicefini,
alorsl’application qui
àchaque
G-flot
associe son groupe l’holonomie établit unebijection
entre lesG-flots,
àcommensurabilité
près,
et les sous-groupespolycycliqu es
de rangdim( G) -f-1,
,à
conjugaison
virtuelleprès.
Il est
probable qu’en
fait tout sous-groupe de Gpolycyclique
et uniformeest
isomorphe
à un réseau d’un groupe de Lie résoluble. Dans ce caspoly- cyclicité
et uniformité caractériseraient exactement les groupes l’holonomie desG-feuilletages
classifiants. Il sembleplus difficile,
et de moindre inté-rêt,
de caractériser exactement les groupes d’holonomie desG-feuilletages homogènes.
5. Démonstration du théorème
Soit dans G un sous-groupe de
type
finir, qui
contient un sous-groupe
polycyclique
et uniforme II. Choisissons unepartie
finie ...,génératrice
de F et considérons legroupe + engendré
par la réunion de II avec sesconjugués
: ce groupe estégalement polycyclique,
comme il résulte de notre critère depolycyclicité,
et uniforme.Donc
(sect. 4)
II(resp. ~)
contient un sous-groupeII’ (resp. ~~)
d’indice finiqui
est groupe l’holonomie d’unG-feuilletage
classifiant M(resp. ~V),
surla variété M
(resp. N). Quitte
àremplacer II’
par un sous-groupe d’indicefini,
et M par un revêtementfini,
onpeut
supposer queII’
et sesconjugués
..., sont contenus dans
~~.
Voici le
plan
de la démonstration : le groupe d’holonomie deJV~
contientplusieurs copies
de celui deM, conjuguées
par les Lapropriété
univer-selle des
feuilletages
classifiants nous fournira autantd’applications
diffé-rentiables de M dans
N,
parlesquelles l’image
inverse deN
est M . Nousremplacerons
cesapplications
par desplongements
auxpropriétés analogues.
Par des
opérations
de coupure et decollage
lelong
de cesplongements
nousobtiendrons un
G-feuilletage qui
aura F pour groupe d’holonomie.Choisissons des
développements (M, DM)
et(~r, ayant respective-
ment pour groupe l’holonomie
II’
et~~.
Commen’est
contenu dans~~,
appliquons
le lemme de la section 2 à cesdéveloppements :
il existe uneapplication
différentiablef
: ~ -~ N admettant un relèvementf
tel queDM
=DN
of,
. Poursimplifier
ultérieurement les notations nous intro- duisons napplications
..., touteségales
àf.
De même pourchaque
i =
1,
..., n,comme 03B3i03A0’03B3-1i
est contenu dans03A6’, appliquons
le lemmede la section 2 aux
développements (M,
et(~V, D N)
il existe uneapplication différentiable g2
: ~ -~ N admettant un relèvementg
2 tel que=
D N o g 2
Enparticulier
M = = pourchaque
i.Soit une variété
compacte quelconque
X degrande
dimension d. SoientNi
= N x X etl’image
inverse de dansNi
par laprojection canonique.
Si d est assez
grande
alorschaque f’ (resp.
esthomotope,
par unepetite homotopie tangente
à à unplongement fi (resp. g1 )
de M dans Il estclair que ce
plongement
est transverse àN1
et quef 1* (N) = g1* (.J1Ï ) = M
.
M
.On
peut
choisir lesg1
deux à deuxdisjoints. Enfin,
ils ont tous le mêmefibré normal v En effet comme N est
asphérique
et que leshomomorphismes
induits par les en
homotopie
de dimension 1 sontconjugués
deux àdeux,
lesf 2
,g~
sont deux à deux librementhomotopes.
Il en est donc demême des
f 1, gl qui
sont donc liés deux àdeux,
si d est assezgrande,
pardes
homotopies
d’immersions.Extrayons
de v le fibré en boules(fermées)
associé p : : M. .L’application f 1 (resp. gi)
se relève en unplongement f 2 (resp. g2 )
deMi
dans tel que
En effet si l’on considère le fibré vectoriel
Nl tangent
à onremarque que v est
isomorphe
à un sous-fibre del’image
inverse) (resp.
Onpeut
choisir lesf2, g2
deux à deuxdisjoints.
Soit la variété à
bord
I~’ obtenue en ôtant àNi
les 2nimages
de l’intérieur deMi
par lesf2, g2.
Soitl’image
inverse Wde N1
dans W. Le bord a 2ncomposantes
connexes~7’
=~T
2 =).
. Il est transverse à W. Ondispose
de ndifféomorphismes
tels que h2= g2
o( f2) -1 : ~I i -~ il’
tels que = .
Soit Z le
quotient
de W par la relationqui
identifiechaque point
x àE c’est une variété
compacte
sans bord. Soitenfin, Z l’unique
G-feuilletage
de Z dont W estl’image
inverse. Nous affirmons que son groupe d’holonomie est F.Pour le
vérifier,
nous allons exhiber undéveloppement
ad hoc de cefeuilletage.
Soit d’abordDw)
ledéveloppement
de W obtenu parimage
inverse de
(N, DN) (noter
que W est bien connexe, pour d assezgrande,
parce que
2).
En serappelant
lespropriétés
qui
définissaientf’
Z et on constate queh2
se relève en unplongement
~i -~ hi
tel que ~r2(resp. il? )
est une certainecomposante
connexe del’image
inverse deUi (resp.
dans T~’ et queSoit ensuite
(Z, Dz)
undéveloppement quelconque
de Z.Alors,
laprojection canonique
de I~% sur Z se relève en uneapplication
différentiable(en
fait unplongement) j :
: Y~ --~ Z.Quitte
àmultiplier D z
par un élément G onpeut
supposer queSoit : Gal(W) ~
Gal(Z)
lemorphisme
associéà j. Soit,
pourchaque z, l’unique
élément ai deGal(Z)
tel queSoit
enfin ( : Gal(Z) -
G lemorphisme
d’holonomie de(Z, Dz).
Onremarque que :
1) Gal(Z)
estengendré
parIm(z)
et les ai(en
faitGal(Z)
est la H.N.N.-extension de par les ai : théorème de Van
Kampen) ;
2)
lacomposée (o?
est lemorphisme
d’holonomie de(I~’, W),
dontl’image
est contenue dans
F ;
3) après qu’on
a choisi unpoint
xquelconque
dans la chaîned’égalités
montre que = yz . Donc
le théorème est démontré. D
6. Généralisations
Les méthodes de la section 5 se
généralisent
directement aux(G, X)- feuilletages
transversalementhomogènes,
voir[B1],
où G est un groupe de Liequelconque
et X un espacehomogène
sous G. On obtient(les
démonstrations sont laissées en
exercice) :
:soient ~ le groupe d’holonomie d’un
(G, X)-feuilletage classifiant
et03B31, ..., 03B3n des éléments de G ; s’il existe un groupe d’holonomie de
(G, X )- feuilletage,
contenu. dans 03A6 ainsi que sesconjugués
par tous les alors le groupeengendré
par 03A6 et les y2 est groupe d’holonomie d’un(G, X )- feuilletage.
.Soit en
particulier
unedécomposition quelconque
G = RS où Rn S = 1 etR est un sous-groupe
intégral
normal résoluble et S un sous-groupe connexefermé,
parexemple
ladécomposition
de Lévi.6.1.2014
Regardons
R comme un espacehomogène
sous G.Soit dans G un sous-groupe F de
type fini.
Si r n R contient un sous-groupe à la
fois polycyclique
etuniforme
dansR,
alors h est groupe d’holono- mie d’un(G, R)-feuilletage
transversalementhomogène.
Par
exemple,
prenons pour G le groupe affine de IRn et R = IRn et S =GL(n, IR) :
tout sous-groupe de G detype
finiqui
contientn translations linéairement
indépendantes
est groupe d’holonomie d’unfeuilletage
transversalement affine.6.2. - Si S est
compact,
on obtient dans le cadre desfeuilletages
de Lie : :soit dans G un sous-groupe F de
type fini
; si 0393~R contient un sous-groupe à lafois polycyclique
etuniforme
dansR,
alors r est groupe d’holonomie d’unG-feuilletage
de Lie.Par
exemple,
prenons pour G le groupe desdéplacements
de IRn etR = IRn et S =
SO(n, IR) :
tout sous-groupe detype
fini de Gqui
contientn translations linéairement
indépendantes
est groupe d’holonomie d’un G-feuilletage
de Lie.7.
Questions
A)
Nosexemples
defeuilletages
de Lie dont le groupe transverse est résoluble mais dont le groupe l’holonomie n’est paspolycyclique
sont par construction degrande
dimension.Au
contraire,
il existe des résultats très restrictifs enpetite
dimension :~
(Caron-Ca.rrière [Ca]) imposons
que les feuilles soient de dimension 1(et denses),
c’est-à-dire considérons les flots de Lie minimaux. Alors iln’y
a, àconjugaison
différentiableprès,
que les flots linéaires des tores IRn/7L w considérés
commeIRn-1-feuilletages ;
~
(Matsumoto-Tsuchiya [MT])
iln’y
a commeGA+ ( 1, IR)-feuilletages
desvariétés de dimension
4,
àconjugaison
différentiableprès,
que ceuxqui
sont
homogènes.
On
peut,
avec nosméthodes,
obtenir(nous
reprenons ici les nota-tions de la section
1), quand À
est une unitéalgébrique
dedegré 2,
etquel
que soit p, comme groupe d’holonomie d’un
GA+ (1, IR)-feuilletage
d’unevariété de dimension 6
(exercice).
Que
dire desGA+ { 1, IR)-feuilletages
en dimension 5 ?B)
Nosexemples
renouvellent laquestion
de[Hael] :
"Pourchaque
groupe de LieG, quels
sont les sous-groupes de Gqui
sont groupe d’holonomie d’un Nous avons défini unfeuilletage
de Lie commeporté
parune variété
compacte,
et ceciimpose
au groupe d’holonomie despropriétés
évidentes :
type
fini etuniformité,
mais aussi d’autresplus
subtiles : lagénération compacte
et une condition de dimensioncohomologique ([Hae2], [Gl], [Mel]).
Malheureusement dans le cadre résoluble laconjonction
de cesconditions nécessaires reste
plus
faible que la condition suffisantequ’exprime
notre théorème
principal !
Voici une famille de groupes danslaquelle
nouscroyons concentrée toute la difficulté de la
question
deHaefliger
pour les groupes de Lie résolubles.Pour
chaque À E ~ ]0, 1/2[,
le groupe CGA+(1,!R) remplit
ces conditions nécessaires. Mais il ne
remplit
notre condition suffisante quequand
le groupemultiplicatif engendré
par À et 1 - ~ contient uneunité
algébrique
autre que1,
c’est-à-direquand A
ou 1 - A est une unitéalgébrique.
Deux cas enquelque
sorteopposés
résistent encore ettoujours :
A transcendant et A rationnel.
On
peut également
considérer laquestion
moinsprécise :
"Pourchaque
groupe de Lie
G, quels
sont les sous-groupesintégraux
de Gqui
sont groupe structurel d’unG-feuilletage ?"
Le groupe structurel est lacomposante
connexe neutre de la fermeture du groupe d’holonomie. Cette
question
aété
étudiée,
dans le cadre des flots de Lie en dimension4,
parGallego, Herrera, Llabrès,
Reventôs([GR], [HLR], [H]).
C)
Demême,
nosexemples
renouvellent le programme declassification faible
desfeuilletages
de Lieproposé
parGhys
dans[G2] :
pourchaque
groupe de Lie résoluble
G,
on nepeut plus guère espérer qu’exhiber
unefamille de
G-feuilletages
telle que toutG-feuilletage
soit uneimage
inversede l’un d’eux.
Exercice. -
Éliminons
la définition d’unfeuilletage
de Lie la condition que la variété doit êtrecompacte.
Montrerqu’alors, quels
que soientG,
groupe de
Lie,
etF,
sous-groupedénombrable,
F est le groupe d’holonomie d’unG-feuilletage
de Lie. Deplus, remplir
le programme de classification faible en exhibant une suite de deG-feuilletages
de groupe d’holonomier,
telle que les feuilles de~’i
soient i-connexes. Enparticulier,
le classifiant deHaefliger
de r est limite inductive de cette suite.D)
Certains groupes de Lie résolubles n’admettent pas de sous-groupepolycyclique
uniforme. Parexemple (on
s’en convaincra enappliquant
lecritère de la section
3)
leproduit
semi-directGk
de1R2
parIR,
celui-ciopérant
sur celui-là
par ~ ’ (.c, y)
= où k est un réelqui
nepeut
pas s’écrirecomme
quotient
delogarithmes
de deux unitésalgébriques positives. (Un
tel réel existe car cette
propriété
estgénérique !)
Notre théorème ne
s’applique
donc pas à ce groupe(c’est
le groupeG~
de
[GR], [H]
et[HLR]).
Existe-t-il unGk-feuilletage
de Lie?Références
[A]
AUSLANDER(L.)
.2014 On a problem of Philip Hall, Ann. of Math. 86(1967),
pp. 112-116.
[Bi]
BIERI(R.) .
2014 Gruppen mit Poincaré-Dualität, Comment. Math. Helv. 47(1972),
pp. 373-396.