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Sur l existence d un maximum de polarisation

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00239643

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00239643

Submitted on 1 Jan 1892

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Sur l’existence d’un maximum de polarisation

L. Houllevigue

To cite this version:

L. Houllevigue. Sur l’existence d’un maximum de polarisation. J. Phys. Theor. Appl., 1892, 1 (1),

pp.385-390. �10.1051/jphystap:018920010038501�. �jpa-00239643�

(2)

ci-dessus

Les valeurs absolues

( ~ 6, 3)

sont un peu

trop grandes

en com -

paraison

des valeurs moyennes des observations dans les tubes

capillaires (Z 5, 36)

ou de toutes celles

dont j’ai eu

connaissance

(i5,4o),

mais cela

dépend, peut-être,

de la

propreté

de la

surface

de l’eau.

Pour

conclure, je

me fais un devoir

agréable d’exprimer

ma

haute reconnaissance à M. le Professeur

Borgmann

et à M. Ler-

mantoff, qui

ont bien voulu m’aider de leurs conseils et de leurs indications

utiles,

ainsi

qu’à

mon camarade 3foi.

Blumenfeld, qui

m’a

prêté

constamment son concours.

SUR L’EXISTENCE D’UN MAXIMUM DE POLARISATION;

PAR M. L. HOULLEVIGUE.

J’ai recherché comment variait la

polarisation

d’électrodes de

platine immergées

dans une solution de sulfate de

cuivre,

sous

l’action de forces électromotrices voisines de celles pour

lesquelles

ce sel commence à

s’électrolyser.

Voici le

principe

de la méthode

employée :

Le courant fourni par deux Daniells au sulfate de zinc traverse une résistance constante de l 1 ooow

prise

sur deux boîtes de 1 IOOO(J)

chacune. Entre les deux bornes d’une de ces boîtes existe une

différence de

potentiel qu’on peut

faire varier à volonté de oy°1°’ à

2volts,2.

Un circuit

comprend

cette différence de

potentiel E,

un

voltamètre V et une résistance R - 3

gooàl,

sur

laquelle

est shunté

un

galvanomètre

Thomson à double bobine et à fil fin. Une clef de court circuit C est installée de manière que,

normalement,

Il

et le

galvanomètre

soient en dehors du circuit. En

appuyant

sur

C,

le courant traverse R et G. V est un flacon de

3oocc,

fermé par

un bouchon en caoutchouc

percé

de trois trous. Un d’eux laisse passer un

tube, communiduant

avec une

trompe

à eau

qui

donne

(1) Pour l’intervalle oll-7o"

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018920010038501

(3)

un vide de

~5~m

de mercure. Les deux autres trous sont traversés par des tubes en verre,

y portant

des électrodes en

platine

de 10(’(1

de section.

On verse dans V 150~~ d’une solution de sulfate de cuivre nor- male

(3ïë~5

Cu par

litre)

on

décime,

on y

plonge

les électrodes

nettoyées

à l’acide

azotique,

chauffées au rouge et mises en court

circuit,

on fait le vide et on le maintient

plusieurs heures, jus- qu’à

ce que les bulles gazeuses aient cessé de se

dégager.

Au

bout de ce

temps,

on vérifie que les électrodes sont au même po-

tentiel,

en les

plaçant

sur le circuit du

galvanomètre, qui

doit

rester au

zéro; puis

on

procède

à la

graduation

de

celui-ci,

en

mettant V en dehors du circuit et déterminant les

déviations 1

qui correspondent

à des résistances variables

p’

introduites en E.

On

procédait

alors à

l’expérience proprement

dite. Pour

cela,

on mettait V dans le

circuit,

et en E une résistance donnée p.

On maintenait C levée

pendant 25-, puis

on

l’abaissait;

on no-

tait la

déviation,

et l’on

recommençait

avec une résistance

plus grande

en E.

Soient E la force électromotrice

primaire,

p la

polarisation

en

V, i l’intensité

du courant. On a

E-~=~(B.-~-p),

très

sensiblement,

en

négligeant

la résistance de V

(1 ott>

au

plus),

vis-à-vis de R -f- p, dont la

plus peti te

valeur a

été 7

oool".

Soit e la force électromotrice

qui,

dans

l’expérience

de

gradua- tion,

donnait la même intensité et, par

suite,

la même déviation.

On a

De ces deux

relations,

on tiue

Il est à noter

qu’on

obtiendrait des résultats très défectueux si l’on ne laissait pas le courant passer

pendant

un certain

temps (de

20ID à

3o-)

dans

l’électrolyte,

car

p est

loin de

prendre

in-

stantanément une valeur

fixe,

même dans des conditions où il

n’y a

sûrement pas

électrolyse. Exemple :

(4)

387

Voici maintenant les résultats

numériques

des

expériences : 1. Expériences faites

à la

température

constante 15° du la-

boratoire,

en

faisant

varier la concentration. - pli

représente

la

polarisation

pour la

liqueur normale,

Pd la même

grandeur

pour la

liqueur

décime.

L’influence de la concentration

paraît d’après cela,

très faible

ou même nulle. La différence des valeurs de pn et p~ tient sans

doute à ce que les électrodes n’étaient pas

rigoureusement

dans

le même état au début des deux

expériences.

II. Expériences faites

avec la

liqueur normale.,

en

faisant

varier la

tem.pératur~e. -

po est obtenu en

plaçant

V dans la

(5)

glace

fondan te deux heures et demie avant le début de

l’expérience;

pus est le résultat d’une

expérience

faite en

plaçant

V dans une mar-

mite

pleine

d’eau bouillante à

98~5;

une demi-minute avant de faire une

détermination,

on arrêtait l’ébullition. Sans cette

pré- caution,

le

galvanomètre

ne

prendrait

pas une déviation fixe.

Les courbes

ci-jointes représentent

les valeurs

de p

obtenues

avec la

liqueur normale,

y à

o’, i5o

et

980,5. Chaque

millimètre

correspond,

en ordonnées et en

abscisses,

à

o~, 02.

Elles mettent nettement en évidence l’existence d’un maximum de

polarisation,

maximum

qui

se

produit

dans le

voisinage

du

point

1"électrolyse

commence. J’avais

déjà

constaté ce

pl~éno-

mène en étudiant la

polarisation

des

mélanges

de sels. Il avait été

également indiqué,

mais sans

explication,

par M.

Chaperon (Journal

de

Physique,

2e

série,

t.

III),

pour des électrodes de

platine plongées

dans l’eau acidulée et des lames de

magnésium immergées

dans une solution de

potasse caustique.

Le

phénomène

est donc

général.

Il est

probable

que la

présence

de ce maximum et, par

suite,

la mauvaise détermination du

point

l’électrolyse

commence,

tiennent à la raison suivante :

Le moment

précis

l’électrolyse

succède à la

polarisation

est

(6)

389

celui où la

première

molécule de cuivre se

dépose

à J’état libre sur

l’électrode

négative.

Mais on sait que le

dépôt métallique

ne se

fait pas instantanément sur toute la lame. En examinant celle-ci

au

microscope,

elle

paraît

couverte d’une série de cristaux

isolés,

y

qui

se

développent séparément.

Il en résulte qne certaines

parties

Fig. J.

/

de la lame continuent à se

polariser,

tandis que d’autres sont

déjà

arrivées à l’état définitif

qui

caractérise

l’électrolyse.

Dans ce der-

nier

état, _p

doit être

plus petit,

à cause de la

présence

du

dépôt

de cuivre dont la

polarisation

dans son sulfate est très

petite.

La

valeur

de p,

donnée par

l’expérience,

n’est

qu’une

moyenne entre les valeurs

de p

relatives aux différents

points

de la lame. De là

la continuité observée entre la

polarisation

et

l’électrolyse, puis-

que la

première

continue sur certains

points,

alors que l’autre s’établit sur le reste de la lame.

. Ce

phénomène

est

analogue

à celui

qu’on

observait en échauf-

fant

progressivement

une

grande

masse

liquide,

mauvaise conduc-

trice de la

chaleur;

dans certains

points,

il y aurait retard à l’é-

bullition,

et dans d’autres

points,

l’ébullition aurait

lieu,

la

température

redescendrait à une valeur

fixe ;

de sorte

qu’un

ther-

momètre de

grandes dimensions,

donnant la

température

moyenne

(7)

390

de la masse,

indiquerait

des

températures

croissant

progressive-

mcnt,

puis

redescendant

jusqu’à

une valeur fixe atteinte

quand

tout le

liquide

serait en ébullition.

Il est

probable, d’après cela, qu’on peut

fixer le moment

l’électrolyse

commence à la valeur de

E,

pour

laquelle

la courbe

y = p abandonne la direction

rectiligne

pour s’infléchir vers les abscisses. C’est ce

qui

a lieu aux

points A, B,

C des courbes ci- dessus. Le lieu des

points A, B, C,

... ,

correspondant

aux diffé-

rentes

températures,

doit se

rapprocher

de la courbe 1 tracée sur

la

figure. S

passe par

l’origine,

car

l’électrolyse

doit se

produire

pour une force électromotrice infiniment

petite quand

le sel est à

la

température

de sa

décomposition. (Voir POINCARÉ,

Thèse de

doctorat. )

DÉMONSTRATION

DE LA FORMULE DU PENDULE

SIMPLE,

AVEC TERME

CORRECTIF;

PAR M. A. LEDUC.

Les démonstrations

classiques

de la formule

qui

donne la durée

des

petites

oscillations du

pendule simple

ODO t’inconvénient de

ne

point

faire connaître le

degré d’approximation

de cette for-

Fig. i.

Inule pour des oscillations

d’amplluude

donnée. Il faut avoir re- cours, pour obtenir la valeur du terme

correctif,

à la formule

complète

dont la démonstration ne

peut

pas être donnée à nos

élèves des

lycées.

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