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Submitted on 1 Jan 1958
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Remarques sur notre connaissance actuelle de l’interaction β
R. Nataf
To cite this version:
R. Nataf. Remarques sur notre connaissance actuelle de l’interactionβ. J. Phys. Radium, 1958, 19 (1), pp.32-33. �10.1051/jphysrad:0195800190103200�. �jpa-00235756�
32.
REMARQUES SUR NOTRE CONNAISSANCE ACTUELLE DE L’INTERACTION 03B2
Par R. NATAF,
Collège de France, Orsay.
Résumé. - On montre qu’une interaction VAST où : ST est associé avec un neutrino droit ;
VA avec un neutrino gauche ;
qui conduit à la polarisation « longitudinale » maximum des 03B2 émis s’accorde avec toutes les données
expérimentales sûres actuelles sur la désintégration 03B2 des noyaux.
Abstract. 2014 It is shown that a VAST interaction, where :
ST is associated with a " righ-handed " neutrino ;
VA with a " left-handed " one ;
which leads to the maximum " longitudinal " polarization of 03B2 particles, agrees with all the
present conclusive experimental evidence on 03B2-decay of nuclei.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM TOME 19, JANVIER 1958,
Quand nous’avons connu le résultat de l’expé-
rience de Mme Wu sur 6°Co, nous avons essayé d’obtenir, à partir des données expérimentales
connues, des relations entre les différentes cons-
tantes de couplage de l’interaction qui permettent d’abréger les calculs et de donner rapidement
certains résultats aux expérimentateurs [1].
Les résultats récents sur la polarisation des élec- trons g confirment le modèle ainsi obtenu pour
l’interaction, qui a été retrouvé par plusieurs autres auteurs [2].
Nous avions pris la densité d’Hamiltonien :
de Lee et Yang [3], supposant seulement la conser-
vation des leptons (hypothèse A).
Les Jg et Jx. sont les dix invariants et pseudo-
invariants usuels construits avec les quatre champs spinoriels, l’indice X correspondant à S’, V, T, A, P.
En fait, nous avons exclu P de cette analyse, puisque, dans la désintégration p des noyaux, les
petits termes P, lorsqu’ils interviennent, sont infé-
rieurs aux erreurs expérimentales. Les Cx, Ci sont
les constantes de couplage définies à un facteur de phase près.
1) Les formes expérimentales des spectres pour les transitions permises Gamow-Teller pures
(AI = 1, non) conduisent à la condition de Fierz :
Plus exactement, d’après l’analyse de Davidson
et Peaslee [4] .
Nous avons postulé :
F 2 = 0,
dans l’expérience de Mme Wu, l’asymétrie maxima
a été obtenue.
On peut alors en déduire :
2) D’autre part, les formes des spectres permis
Fermi + Gamow-Teller (AI = 0, non) conduisent
à :
d’après [4], les seconds membres de (1) et (3) étant,
comme on sait [5], approximativement égaux.
Les spectres interdits du premier ordre AI = 0
ou 1, oui conduisent à la condition de Mahmoud-
Konopinski :
avec environ la même précision que (t3)
Si nous postulons encore :
et si nous faisons l’hypothése B d’invariance par
renversement du temps, qui permet de prendre
les Cx, Cx réels, on en déduit :
Bien que l’interaction ainsi obtenue, vérifiant (2)
et (4), soit du type YAST, les calculs sont très
simples avec elle ; en particulier, celui de la polari-
sation « longitudinale » des particules p, donnant :
P == T- v ic pour p + (spin en arrière pour 3’,
en avant pour +). La simplicité du calcul algé- brique est surtout due au fait que la fonction d’onde de l’électron n’intervient dans H que par la combi- naison (1 + y5) 03C8. ,
Maintenant si, réciproquement, nous postulons :
(c) FI = o.
(e) P = 1= v ic pour 9 T- , avec les transitions permises
Î
Fermi pures ,Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:0195800190103200
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nous obtenons (4) de la même manière que (2), (l’’ étant alors maximum, et l’hypothèse B est
inutile : elle peut ne pas être vérifiée.
Les expériences donnent actuellement le résul- tat (e) (cf. [6]) pour toutes les transitions permises.
3) Pour obtenir la signification de (2, 4), notons
les deux groupes de relations :
1. - Si H ne contient que S et T, la particule
. neutre émise avec un 9+ a une «hélicité » + 1.
L’interaction est alors la même qu’avec la théorie
du neutrino asymétrique (de Weyl) droit.
2. -- Si H ne contient que V, A elle est la même
que donne le neutrino de Weyl gauche.
3. -r- Pour VAST, les deux types de neutrino sont émis, mais à cause de (2,4), l’interaction se
divise en :
ST associé au neutrino droit ;
VA associé au neutrino gauche,
ce qui explique aussi la simplicité des calculs, et
l’annulation des termes d’interférence F1, F 2, K entre
ST et VA.
Dans ce dernier cas, il est plus naturel d’énoncer les propriétés de H en fonction de l’électron p émis :
H favorise au maximum la polarisation « longi-
tudinale » des p.
On pelant aussi réinterpréter 3, avec l’Hamiltonien de Pauli [7], qui rejette t’hypothése A de conser-
vation des leptons :
(1) Dans la notation de Kahana et Pursey à qui nous
sommes redevables de la communication de leur travail avant publication dans Nuovo Cimento [7b].
Un neutrino de Weyl droit v est émis avec ST,
son « antiparticule » v (gauche) avec VA, c’est-à- dire que : .
4) Les expériences de corrélation angulaire 9-
noyau de recul devraient permettre de décider si l’on a 1., 2. ou éventuellement 3., la relation de corrélation dépendant des valeurs KTT. KA.A., KS8,
Ki,j, [8], ûù: KXX = ICZ12 + ICI x 2+ IDZ 2 + IDi 2
en général avec (5) ; les Kxx remplacent les
jcx 2
des anciennes formules suivant le résultat général
de [7b].
Malheureusement, les expériences sur les élé-
ments 6He et 23Ne (transitions Gamow-Teller pures)
donnent des résultats contradictoires : avec 6He, KAA. 0 [9] ; avec 23 Ne : Kdj - KTT. [2].
En tenant compte des autres expériences sur 35A,
l9Ne et n, M. Vinh-Mau [10] a obtenu, compte tenu
de Kdd + K T T - KSs + Kyy [5], les rapports suivants, peu simples ;
Des expériences plus précises de corrélation 9 - v
sont donc nécessaires pour une meilleure compré-
hension de l’interaction fi. -
BIBLIOGRAPHIE
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