EDITO EDITO
Une première page où on laisse éclater notre joie.
On trouvera les articles du SUD-OUEST du 16 novembre à propos des CIO de Royan et Jonzac en page 2.
La page suivante est largement investie par nos jeunes troupes à tu et à toi, et qui voient dans le collectif un espace créateur !
On ne peut plus les tenir. Alors quand les conciliateurs des RG sont venus au CIO de Saint Jean d'Y et de Jonzac, ils ont montré leur prose et leurs bonnes manières...
Nous les vieux sages on conclura sim- plement que si l'on a droit à ces petites visites, c'est que l'on commence à être pris au sérieux.
Les collègues des autres académies nous envoient des messages de sou- tien. Il y en a même qui parle de nous rejoindre le 8 à Niort!
Affiche A3 - demandez le fichier Affiche A3 - demandez le fichier
Objectif atteint ! Objectif atteint !
La barre des 50% d'engagement pour la journée du 8 décembre est atteinte ! Merci à tous ceux qui ont rendu la chose possible.
Les autres nous rejoindront bientôt et nous les accueillerons les bras ouverts. Maintenant le mot d'ordre c'est :
TOUS A NIORT le 8 Décembre !
Désormais c'est sûr la mise à mort des CIO n'aura pas lieu.
Beaucoup d'Académies ont les yeux rivés sur notre mobilisation et celle-ci va faire des petits. Nous allons organiser une mutuali- sation inter-académique des initiatives de résistance. Nous avons un besoin vital que notre activité professionnelle ait du sens et s'inscrive dans des valeurs. Nous avons besoin de res- pect et de dignité pour nous et pour notre public. Ce que l'on a voulu nous enlever en nous divisant nous allons le reconquérir collectivement.
Message de soutien au Message de soutien au collectif (Orléans-Tours) collectif (Orléans-Tours)
Nous garderons l'anonymat de l'expédi- teur et du destinataire (un animateur du collectif) le message est réel. Il y en a d'autres, mais celui-là on l'aime bien :
« j'ai diffusé [notre bulletin] auprès de l'équipe du CIO. Fais moi savoir si l'ac- tion du 8 décembre se concrétise j'es- saierai de venir. Vous avez notre sou- tien moral n'hésite pas à m'envoyer toutes les infos et en particulier concer- nant les soutiens concrets que nous pouvons vous apporter. Pourrais-tu me faire parvenir la circulaire sur le SPO car comme toi et comme l'ACOPF le de- mande je pense qu'il faut obtenir un moratoire et je pense important de col- lecter les différentes "initiatives" prises par la hiérarchie sur le territoire...Je trouve très inquiétante la manière dont ces "restructurations" sont menées... »
SUD OUEST du 15 novembre SUD OUEST du 15 novembre Des menaces sur l'orientation Des menaces sur l'orientation
Mardi 15 novembre 2011 à 06h00 Par ÉLISE RENOLEAU
Le rectorat envisage de supprimer cinq centres d'- informations et d'orientation dans l'académie, dont Royan. A la rentrée de septembre 2012, y aura-t-il encore un centre d'information et d'orientation à Royan ? C'est la question à laquelle le personnel de ce CIO aimerait bien avoir la réponse. Tout comme quatre autres centres de l'académie de Poitou-Cha- rentes menacés de fermeture : Jonzac, Parthenay, Thouars et Civray. Ce dernier pourrait même fermer ses portes dès le mois de janvier prochain.
Pour l'instant, les courriers officiels reçus par Yves Servouze, directeur du CIO de Royan, parlent d'une fermeture « envisagée ». « On devrait être fixé dans pas trop longtemps », précise le directeur, qui semble ne pas trop se faire d'illusion.
Il s'agit d'un projet de reconfiguration de la carte des CIO, proposé par la rectrice. Dès le mois de mars dernier, les centres en avaient entendu parler. « Ils ont lancé la réflexion, raconte Yves Servouze, ça s'est accéléré à la rentrée puis formalisé maintenant.
» Les CIO concernés sont uniquement ceux dont les frais de fonctionnement sont à la charge du ministère de l'Éducation nationale (loyer, chauffage, etc), les autres étant gérés par les conseils généraux. « Car,
en parallèle, le ministère demande au rectorat de rendre dix postes administratifs. » Il s'agit des secré- taires, dont les postes auprès des CIO seraient donc supprimés, au profit d'autres missions dans l'Éduca- tion nationale. Rattaché à Rochefort « Si les CIO de Jonzac et Royan sont supprimés, un grand territoire n'aura plus de lieu d'accueil neutre pour les jeunes et leurs familles », explique Yves Servouze. Il ajoute que le CIO de Royan est « le plus chargé de l'aca- démie », avec une moyenne de 1 680 élèves par conseiller. En cas de fermeture des locaux, Royan serait rattaché au CIO de Rochefort. Les conseillers continueraient à intervenir dans les établissements du district royannais, mais devraient se rendre à Ro- chefort pour recevoir les élèves hors du cadre sco- laire. Des déplacements supplémentaires qui risquent de pénaliser les plus fragiles, selon Yves Servouze. Il prend en exemple un élève habitant Cozes, qui doit parcourir 17 kilomètres pour rejoindre son CIO de Royan, contre 50 kilomètres pour se rendre à celui de Rochefort. Avoir un « lieu neutre » pour recevoir les élèves est très important pour Yves Servouze. « Un gamin en rejet du système scolaire ne va pas se rendre dans un établissement, même pour rencontrer un conseiller », souligne le directeur.
À Royan, ce n'est pas la situation des conseillers ou du personnel administratif qui préoccupe, même si ce changement va générer des frais et du stress supplé- mentaires dans leur travail. « Le plus grave, c'est pour les familles », assure Yves Servouze, soulignant la remise en cause du service public de proximité.
le collectif comme ecclésia le collectif comme ecclésia
Bien souvent l'on confond l'agora, l'espace social et donc privatisé par des intérêts de groupes, de corpo- ration avec l'ecclésia : l'espace politique et pleine- ment public. Petite différence abstruse servant à pé- rorer ? A la lecture des messages reçus cette distinction est demandée par tous !
Amis collaborateurs nous avons ensemble élaboré ce collectif comme un espace politique, un espace où l'on remet en question les significations, où l'on dis- cute de ce que la labellisation signifie, de la ferme- ture des CIO, du SPO.. et cet espace existe parce que personne ne doit le penser à notre place, parce que nous ne voulons pas être ensevelis sous des discours d'experts qui savent pour nous! Nous vou- lons que notre travail ait un sens, et ce sens nous voulons qu'il soit notre! Alors le collectif te demande ce que tu veux, au moment ou l'on nous demande ce que l'on vaut.
Comparer les données de billacio, mettre en
concurrence les CIO, souhaiter faire rentrer nos acti-
vités dans les cases bien ordonnées des grilles de la labellisation, ce n'est pas élaborer un sens : c'est lis- ser, homogénéiser, mettre en ordre et technocratiser les pratiques afin d'en tenir une comptabilité. C'est construire une norme dont on pourra contrôler la mise en conformité. Nous ne voulons pas faire partie d'un grand Tout, unité anonyme aux pratiques codi- fiées !
Tu l'auras compris cet espace et ce collectif s'op- posent aux silences qui accompagnent la labellisa- tion, s'opposent au voile jeté sur l'idéologie qui anime ce que l'on nous propose, s'opposent aux discus- sions informelles où chacun défend son quant- à- soi.
Mon ami lorsque tu quittes l'Histoire, celle qui est offi- cielle, celle qui se fait sur l'ecclésia, dans la confron- tation sincère des discours, alors tu rentres dans les histoires. Dans ces arrière-cuisines où il est question de domination, de querelles... de carrières....
Alors, oui !, nous avons choisi la publicité ! Oui nous avons demandé un vote nominatif ; Nous nous af- franchissons des liens de subordination et des or- ganisations qui veulent parler à notre place !
Les RG rendent visitent aux Les RG rendent visitent aux CIO (Saint Jean d'Y, Jonzac) CIO (Saint Jean d'Y, Jonzac) et les jeunes COP retrouvent et les jeunes COP retrouvent leur âme estudiantine.
leur âme estudiantine.
Un jeune COP, plein d'excitation s'adresse à un plus ancien et plus débonnaire sans doute...
Tu as bien entendu, je te parle des RG : les renseignements généraux !
Toi aussi tu as sans nul doute ciré quelques bancs universitaires, fréquenté les assemblées générales et vécu toute la mystique relative aux RG : ils sont là parmi nous ! Ils sont en immersion prêts à nous envahir! Que veux-tu, c'étaient nos premières escarmouches politiques, c'était l'époque d' X-files, alors on était sûr d'être manipulés, mis sur écoute, fichés, contrôlés, surveillés. Les RG, rappelle-toi camarade, c'était le bras armé de la pieuvre
gouvernementale, l'ennemi caché... les infiltrés. Faut dire que l'on bravait le danger ! Que l'on ne se contentait pas de faire valser les kirs. On refaisait allègrement le monde ; leur présence était le signe de notre importance. On s'approchait de la vérité, mais... on ne les a jamais vus ! Pas venus les bougres, sans doute étaient-ils occupés à d'autres complots ? Ils n'avaient pas compris l'épaisseur de notre révolte...
Et bien là mon ami c'est incroyable ! ils sont venus à nous, ils existent !
Bon d'accord, ils sont décevants ! des cigarettes mais pas d'imper ! pas de mines patibulaires, pas d'interrogatoires sous néon, ni d'armes à feu... ni même de physique à la Mulder d'ailleurs... et une présentation à revoir : journaliste administratif, de simples rapporteurs !
Les sycophantes sont envoyés par le préfet qui vient d'apprendre par voie de presse ce qui se trame dans son dos. Nous pensions être les seuls soumis à l’omerta. Et bien non ! Ah bon ? Le préfet lui même doit être dans le pathos ! (comme nous le sommes, dixit notre grand chef), submergé par ses émotions, incapable lui aussi d'entendre les voix de la
rationalisation.
Êtes-vous des anarchistes ? Quel est votre message
? Vos intentions ? Vous voulez aller jusqu'où ? vous voulez aussi y mêler les étudiants ? Attention, nous on préfère les syndicats. On connaît. Mais vous êtes combien? On a vu les mails des autres académies...
vous voulez rencontrer le préfet ? Est-ce possible ? Que se passe-t-il ?
Enfin nous sommes reconnus, camarade ! C'est le grand jour ! Nous avons reçu les RG, c'est notre premier fait de gloire.