GEORGr 1 TURNE^
r
&
-— — ===
. .frT=N^
BIBLIOTHÈQUE DES
TIMBROPHI1ES
^LES TIMBRES
H
Il U IV
DEPUISLEUR ORIGINE JUSQU'A NOSJOURS
l'Ai:
J.-B. MOENS
DEUXIÈME ÉDITION
«••vue, c<»rrip
:(" «?tongmento
I
RÉ DE
44GRAVURES
SIBRUXELLES
U
BUREAU Ht' JOURNAL LfiTIMBRE-POSTE
J.-B.
MOENS
~
. GALERIE BOETIRB. ~i (878
Tous droits ré
PARIS A. GHIO
LIB
R A
IR
i;- fcDIT Eu
n PALAIS-ROYAL GALERIED'ORLÉANS,1,3,5,711,
LES
TIMBRES DE MAURICE
naaoooanoaDal
Di
DDaaanajDDQDDna
§V.5UPWlNT5aiiï$CH§
|aQaaaaaaDaoQQ|
CENT CINQUANTE EXEMPLAIRES
/î&
fc/?5
m5nw
NPft\
LES TIMBRES
DE MA <j
%
i
DEPUIS LEUR ORIGINE JUSQU'A NOS JOURS
J.-B. MOENS
DEUXIEME EDITION
Revue,
corrijto'c etnugmenti
:<Jllustré de
44gravures sur
boisAI BUREAU DU JOURNAL LE
TIMB-RE-POSTB
J.-B.
MOENS
7. GALERIE BORTIKR. 7 4878 Tous droits réservés.
AVANT-PROPOS.
Le Post-Office de Maurice
estpeu
obligeant, écrivions-nous en 1863, da?is
leno 29 du Timbre-Poste, en faisant
l'étudedes timbres de
cettecolonie an- glaise. jVous ne savions pas alors que sa bonne volonté
étaitsubordonnée à l'ordre, qui
n'estpas une des qualités dominantes de
cetteadministration des postes. Un journal
officielexiste d'ha- bitude où tous
lesactes administratifs
y sont relatés
; ilparaît qu'à Maurice
ce serait un luxe dont on peut fort bien se passer.
C'estdu moins ce que nous concluons de la lecture des renseigne- ments recueillis par M. Evans, mem-
bre de la Société philatélique de Londres.
M. Evans a eu
lafaveur toute excep-
1
— 6
tionnelîe de fouiller aux archives
: iln'y a trouvé aucun document
officielsur
lestimbres; mais
ila pu toutefois mettre la main sur quelques bribes de renseignements fort précieux, relevés dans différentes
lettres,qui vont nous permettre d'établir
enfin,d'une façon
certaine,
l'histoiredes timbres âeMau-
rice.
Il
a fallu
à,M. Evans une
dostpatience for.
}
e
et l dt\\ir a utileà
sesamis, que pour triompher des obstacles
qu'ila dû rencontrer sur son chemin.
J\fous lefélicitons pour noire pari du service
qu'ila
rené,chacun
etnoue
leremercions sincère- ment de l'occasion
qu'ilnous four;:::
de traiter
icilestimbres de Maurice.
JsF
oublions pas de remercier en
;::temps M. (Philbrick qui nous afavorisé des renseignements
qu'ilavait reçus de
M. Evans,
etqui a mis a noire dispo-
. ition, a eoii<r<'a;:ce à
laquelle
- 7 —
il
nous a du reste habitué, tous
lestimbres de son album, ce qui n'a pas peu contribué à mener à bien notre tâche.
J.-B. M.
INTRODUCTION
L'île
Maurice, autrefois
îlede France,
est
une possession anglaise
situéedans l'Océan Indien, archipel des Mascareignes à 140 kilom. N. E. de
l'îlede
laRéunion, 800 kilom. E. de Madagascar. Elle me- sure 60 kilom. du Nord au Sud, sur 35 de
VE.àVO.
Superficie,215 kilom. carrés,
3,10,000habitants.
Chef
-lieu:Port-Louis.
Maurice
estdivisé en huit quartiers ou
districts,
savoir
.Moka,
lesPamplemousses, Flacq, Port-Bourbon, Port-Louis,
laPou- dre-d'Or,
laRivière-Noire
et laSavane. Un gouverneur anglais
etun
conseil législatifdirigent V administration de
l'île.Sous
ladépendance du gouverneur
setrouvent également
les îlesSeychelles, Rodriguez, Diégo-Gargia,
etc.Station militaire importante, Maurice
a une garnison permanente de lOOO à 2000
hommes.
—
10Découverte en 1505 par
leportugais Mascaramhas,
VileMaurice reçut de
cenavigateur
lenom de Cerné. Les Portu- gais ne V occupèrent pas
-,mais
lesHollan-
dais,en
1598,ayant abordé à Cerné, y plantèrent
ledrapeau de leur nation
etV appelèrent du nom de Maurice de Nassau.
En
1715, laCompagnie française des Indes
orientales,ayant trouvé
lepays abandonné par
lesHollandais, résolut de
l'occuper. L'îleMaurice prit alors
lenom
d'Ile
de France.
Elle fut rétrocédée au roi en
1164,par
la
Compagnie des Indes. En
1810,l'An-
gleterre profitant des embarras de
laFrance, envoya à Maurice un armement
formidable
et s'enempara après une
grande
résistance.Depuis
18]5, elleap-
partient définitivement aux Anglais.
11
—
MONNAIES
Les monnaies employées àMaurice avant
1878, étaient lesmêmes que
cellesen usage en Angleterre,
savoir :I livre (pouiicl)ou 20sh. . . . fr. 2.'»
I-shillingou 12 pence
....
« 1 2o1 penny « 104
Depuis
1878,on a adopté
laroupieou 100cents
....
fr. 2 501 cent vautdonc » 02a
PREMIERE PARTIE
TIMBRES-POSTE
TIMBRES DE MAURICE
A.
TIMBRES-POSTE
I
Les avantages du système d'affranchissement deslettres, au
moyen
des timbres-poste, étaient déjà reconnus àMaurice en 1847.Nous
nepouvons appuyercettedate d'aucundocument
ou avisoffi- ciels, lejournal dugouvernement étantmuet
àcet égard.La réorganisation entière du gervice postal local, datede 1846.
Un
arrêté a paru en cette circonstance, mais il ne fait nullement mention d'une émission detimbres etcependant tout faitsupposer que c'esten suite de cet arrêtéqueles
premierstimbres ont paru.
Lapremièreallusion directe, serapportant aux timbres, se trouve clans une lettredu directeur despostes, ausecrétairedelacolonie,en date du 8 février1847. Elledonnedes estimations dediffé- rentstravaux qui devaient s'exécuter en 1847 et parmilesquelssetrouveuneestimationdugraveur Barnard : gravure, plaque pour étiquettesde let-
—
16très-. L. 10.
—
M. Barnard outre son état de gra- veurs'occupaitencore d'horlogerie.Le deuxième
document
est une lettre donton peut juger de l'importance; la voici textuelle-ment
:A
l'honorable Secrétaire de laColonie,etc.,etc.Monsieur,
«En
me
référantauxarticles9etlOdcl'ordonnance pos- tale n°13, de 18if>,j'ail'honneur deporter àlaconnais- sancedeS.E. leGouverneur, que les timbres-poste né- cessaires sont sur le point d'être émis. Sept centstim- bres ontétéimprimésetcommel'organisationdu service peutexiger l'adjonctionde quelqueautre officierdu gou- vernement, outre moi-même,pour témoigner du nombre de timbres fournis àlaposte, j'attends respectueusement lesinstructionsdeS. E. avant de procéderautiraged'au- trestimbres.J'ail'honneur, etc.
Signé: Y. S. IÎROWNRIGG, Maîtredespostesdelacolonie.
Direction généraledes Postes.
20 septembre 1847.
Voiciuneautre lettrequia biensavaleur etqui nous entretient, non seulement de la première émissionde timbres, maisencore de la deuxième:
Au
très-honorable Secrétaire colonial,etc.,etc.Monsieur,
« J'ail'honneurdéporter à laconnaissancedeS. E.le Gouverneur, que des plaques perfectionnées, contenant douzeimpressions dechaque timbre (un et deux pence)
-
17—
sontachevées maintenantetprèlesàêtremises enœuvre, dumomentqu'ilplaira àS.E.de
me
transmettreses ins- tructions.» 2° Ilestvraiqu'un retard forcé a eu lieudanslali- vraison,legraveur ayantété, pendant quelque temps, en traitementmédical pour ses yeuxaffaiblis.Cedélai n'au- raiteucependantaucuninconvénient,nioccasionnéaucun désappointement dansle public, s'ilm'eutétépermis, en attendant,del'aireusage des plaques originales.Laseule objectioncontre cetemploi, l'ut,
comme
j'ai pu le com- prendre, qu'il n'y avait qu'une seule impression pour chaque étiquetteetqu'onaurait mistropdetempsàpro- duire unequantité s utilsanté. Cette objection ne peutce- pendant passe faire pourlesplaques nouvelles, legraveur [n'assurantqu'enune heure de temps,il peut produire de 1,000à1,500 exemplaires.» 3° Quandon émitlapremièreloiscestimbres,on en prépara 1,000 pièceset lepublicétaitsidésireuxde s'en servir, principalement pour les lettresde la ville,qu'en peude joursilsturent tous épuisés.
» Ilfut portéàma connaissance, ilyaquelquesjours, que des timbres étaient commandesen Angleterre, mais
comme
ildevait s'écoulerun tempsconsidérable avant de recevoiruneprovisionquelconque, en conséquence decet ordre, je ne puis que soumettre respectueusementàla considération deS. E., lanécessité derecommencer avec lesnouvellesplaques,une sériede timbres-poste réclamessi souvent par les habitants de la ville et de lacam- pagne.
» Dans
ma
lettre du27 septembredernier, j'avais res-pectueusement émis l'idée d'adjoindre (comme contrôle) quelquesautresofficierspublics, en coopération avec moi- même,alindo surveillerletiragedes plaques (une presseàcet usatie ayantété établie dans cetoffice) et pour prendre note du nombre de timbres préparés.A celle idée, je joins celle derenfermerles plaques dans une boiteàdeux serrures, chaque officier possédant une clé, de manière que l'on ne puiss ivrir la boiteque tousdeuxétant présents.
-
» J'attire l'attention de S.E. surcesquelques observa- tionset j'ail'honneurd'être, etc.
Signé: Y. S.
Brownrigô,
Maître des Postesdelacolonie.
Directiongénérale(les Postes, 2mai1848.
Dans sapremière lettre (20septembre4847),le maître des postesnous apprend qu'une émission de timbresest surlepoint deparaître. Celleémis- sion ne peut être que celle des fameux « Posl- Ofiiee », un amateur de Bordeaux ayant danssa collection un du ces timbres2pence, oblitéré, laissant voirla date de l'entréeen France :
2
jan- vier1848. Or,comme
ilfautenviron30jourspour l'arrivéeen Europe, d'unelettrevenant deMaur
ce, on peut conclureque l'émissiondes timbresPost- Office, a eu lieu en octobre ounovembre
1847.La deuxième lettre du maître despostes, nous apporteune preuve nouvelle queces timbres ont bienétéen usage ; qu'ils ne sont pas des erreurs d'imoression ou des essais, dontquelquesexem- plaires auraient passés inaperçus à la poste;enfin que cene sont pas des timbres officiels
comme
il aété dit.
11)
-
11
Emission
d'Octobreou Novembre
1847.POSTAGES
Cetteémissionse
compose
dedeuxvaleurs. Elles appartiennent aumême
type, mais diffèrent par les détails,chaquevaleur ayant étégravée sépa- rément, ainsi qu'il résultedela lettre qu'on vient delire.L'effigiediadémée de lareine Victoria e.-t tour- néeàgauche; lefondes',coir-'ertde milles verti- cales et detailles obliquesde droiteà
gauche
etde
haut
enbas, pourle 1 penny; detaillesverti- calesetobliques degauche a
droite et dehaut
enbas,pourle2 pence; cadre rectangulaire, por- tant l'inscription:PostOfficePostage
Mauritius,- 20-
one
penny
outwo pence
(1); sur la tranche du cou, lesinitiales du graveur J. D. (J. Barnard).Gravés sur cuivre entailledouce etimprimés en couleur sur papierblanc. Dimension 20
sur24
m/m-{ penny, orange.
2 pence, bleufoncé.
Cestimbres ontété supprimés parsuite des re- tardsqu'occasionnaitletirage, qui devait se faire timbre par timbre, surla plaque
même;
un autre inconvénient, c'était d'enlever aux ciseaux, lamarge
de chaque timbre et la difficulté de lesgommer
ensuite,s'ils l'ontjamaisété.(1) Administration despostes,portde lettreMaurice1ou t pence.
21
-
III
liaétédémontré par l'article que nous avons publié, Timbré-Poste, n° 85, qu'il n'y avaitqu'un seul type dechacune de ces deuxvaleurs, ce que
lacomparaison detrois sériesdeces timbresavait établi.
Une
quatrièmesérie,rencontrée depuis par nous, conforme entouspoints auxautres timbres, n'afait que confirmer, avec les lettres que nous venonsde reproduire, cequ'écrivaità cetteépoquele docteur
Magnus
dont nous allons résumer les observations qui sont aussi lesnôtres :» 1° L'effigiedu Ip.est plusgracieuse surle 1 p.
que surle2 p.
On
ne croirait pas que les deux dessins se rapportentàunemême
personne;» 2° Lestaillesdufond sontditférentes.
Au
4 p.elles vont obliquement de droite
à gauche
; au 2p.degauche
à droite ;» 3° Les lettres Post-Office sont de caractères plus petitsau 1 p.que surle2p.;
» 4°Le
mot Manritius
n'offrededifférencesap- préciablesqueparlajuxtapositiondesdeux mots.»Enfin la rareté deces timbres s'expliquelors- qu'onsonge quecinqcentsexemplaires seulement de chaquevaleurontété imprimés. Six séries en
2
— 22
sontconnues, dansdescollectionsd'élile.Quesont devenusles autres timbres? ils se trouvent sans doute encore sur les correspondances de 4847, puisqu'ils ontété venduspar la poste en quelques jours(lettre du maître des Postes, 2 mai li
23
—
IV
Celle
même
lettre,du 2 mai 4848, prouve que l'usage des timbres-poste, interrompu quelques jours après leur introduction, n'a clé repris que quelquetempsaprès.En réponse à une lettre du maître des Postes, rencontrée parM. Evans, leSecrétairecolonial ré- pond que l'Auditeurgénéral est d'avis qu'il faut proie1er immédiatement au lirage dis timbres dont il y était <;ueslion,le prix de 10 sh. par milleeianttrouvé raisonnable.
Letirage s'effectua doncaussitôt, ce qui donna
lieu à l'informationlaconique suivante, au public, que contientlejournal du gouvernement :
Avis de l'Administrationdes Postes.
« Le public est informéquedos timbres-poste peuvent être obtenus à l'administration générale des Postes età cellesdesdistricts,pourl'affranchissement deslettres.
Administration générale desPostes, ôaoût 1848.
Y.S.
Brownrigg,
MaîtredesPostesdelacolonie.
Enfin, une ordonnanceque publie lejournaldu gouvernement, en date du 10 septembre 1848, rend obligatoire (art. 4) l'affranchissement des lettres pour l'intérieurde l'île,à partirdu1erjan- vier 1849.
Emission
du
'.<Août
1848.Efligiediadéméefie la reine Vic- toriaregardant àgauche,cadrerec- tangulaire; fond couvert delignes verticalesetdelignesobliquesde haut enbas et de droiteà
gau-
che; inscription: PostPaid
(au lieu de Post Office), Postage, Mauritius, onepenny ou
tvoopence
(\); dans les angles supé- rieursun dessin différent se répétanten bas, dia-gonalement.
(iravéssur cuivre en tailledouceetimprimés en couleur sur papiersvariés, parM. Barnard.
Il ya 12variétés dechacune des valeurs, dis- posées sur quatre rangées.
a. Papa'rblanc légèrementjaunâtre.
1 penny, orange, vermillonvif 2 pence,bleu foncé, bleu.
i Taxe payée, porl de lettre. Maurice, 1 ou 2 pence.
Variétéavecfaute, ipenoe, pont pence.
b. Papierazuré.
1 penny, vermillonvil.
3 pence,bleu.
ParMiitede l'usuredes planches, « on a vu dit ledocteur Magnus,
Timbre-
Poste, n° 73, ses di- versesparties s'altérer. Si l'on se rappelle que laplaneheestgravéeencreux,quec'est dansces creux quesedéposel'encred'impression qui, parlefou- lage, s'appliquesurla feuilledepapier,tandis que les parties blanches proviennent des portionsde
la planche qui ontété respectéesparleburin, on comprendra comment,, à mesure que les parties conservéess'usent,les fonds des taillesarriventà leur niveau en
commençant
parlesmoinscreuses:lescontres-tailles étantplusfines,disparaissentles premières; cesontlesverticales etles obliquesde gauche £ droite, puis les fonds destaillesobliques dedroite à gauche venantsuccessivementau
même
niveauque les parties respectées, le
nombre
destailles, c'est-à-direles partiesquiprennent l'encre vaen diminuant à
mesure
quel'onfaitusage de laplanche.Cequi se passepourlestailles du fond se produit pour les détailsfinsde lacouronne, de la coiffure etdes fleurons qui disparaissent, et pour
les lettresdont les pleins vont s'élargissant,mais ne peuvent changer deplace. Ce n'est donc pas
-
26unevariétéqu'il faudraitadmettre sous ce rapport mais douze, puisque le
même phénomène
se pro- duisant pour les douze types, doitdonner douze variétés, etcomme
l'emploi de la planchea conti- nué pendant longtemps, on rencontre beaucoup d'exemplaires dont lefond est tellement usé qu'il est a peinevisible etqu'onles prendrait pour des types réellement différents. Il nous paraîtbon de noter,cefaitet dans ut.e collection d'élite de con- serverquelques spécimens de cette altération ».c. Papierblanc,gravureusée
1 penny, orange.
2 pence, bleu.
Variétéavecfaute.
2penoe, pour pence.
d. Papierazuré,gravure usée.
1 penny, orange,rouille, rouge-brun, noir-brun.
2 pence,bleu, bleu-verdâtre.
Variété avecfaute.
2penoe,pourpence.
Parsuite d'une impression défectueuse et de l'usure du type, on peut rencontrer encore lo 2pence portant:
pend
poar pence.Ipenct,bleu.
Il nousreste à faireconnaîtrelesdouzevariétés dechacune decesdeuxvaleurset le
moyen
deles reconnaître entreelles:—
27—
Les rangées verticalesethorizontales, ont enlre ellesdes intervallesquivarient. La première ran- gée verticale est séparje de ladeuxième parun intervallede quatre millimètres, tandis qu'il n'y en a que 2 1/2entre la troisième etla quatrième.
L'écartement des timbres, rangées horizontales, varie surla
même
lignede 3à 4 1/2 millimètres.On peut donc au
moyen
de ces indications, s'as- surer aussitôt à quelle rangée appartiennent les timbres, lorsqu'onpossède plusieursexemplaires qui se tiennent. C'estcequi nousa engagé dere- produire lesfeuilles telles qu'ellesontétégravées, en les faisantsuivre d'un tableau où nous avons noté toutes lesdifférencesqui existentsurchacune des variétés et provenantde l'étendue qu'occupe chacun des mots ducadre.Lorsque l'état du timbre ne permetpasde dis- tinguer tous les détails de la gravure, l'examen des dessins des angles peut aiderconsidérablement à établir lasituationdu timbre sur lafeuille, cha- cun deces fleurons étant différent sur les douze variétés. Mais il faut, dansce cas, avoirdes tim- bres de comparaisondontlaplacea déjk étédéter-
minée.
—
DISPOSITION OE LA PLANCHE I PENNY, I84f
— 30
DISPOSITION DE
U
PLANCHE 2PENCE, 1848.o
S 15a\~
~
occooooooooo
C< Ct C< C! Ci C! C! C! Ci Cl Ci Ci
CI
a l'inscriptiononc
penny
en caractères plus petits quetoutes lesautresvariétés; viennent ensuiteles.2eet3e;
C'estla3evariétéqui ale
mot PostPaid
en plus petitscaractères, puis ensuiteles lre5eet6e.Au
2 pence,nous avons {^première variétéqui a les lettresCE
de pence qui setouchent;La 3evariétéale cde pencetellementpetit et
Termequ'on leprendraitaisément pouruno;
La
Gevariétésedistingue des autres parlemotpence
doi.t ladernièrelettreestécartéedufleuron,de11/2 mètre;
La 7evariété présente unefaute:
penoe
pour pence;Les8ectlOcvariétésontPost
Paidea
grandeslettres;
La 41e variété a
two pence
en grandes lettres allongées.Il va sans dire queces observationsneconcer- nent que les épreuves bien venues et noncelles usées qui ne permettent pas toujours de retrouver les
mêmes
caractères,notamment
pourleshachu- resdu fond : le2 pencesurtout, se présentepar- lois en si piteuxétat qu'ilest absolument impos- sible de distinguerl'effigiedela reine.En. rapprochantlesobservationsque nous avons présentées ici,de cellesque nous avons faitcon- naître sur les I et2 p.PostOffice,onpourra s'as-
—
33—
surerquecesdeux timbres n'ontjamais faitpartie de laplanche desPost
Paul,
pasplus quela gra- vure desPost
Office n'a été utilisée pour faire faire la planche des timbres PostPaid.
Essais. Inconnus.
Réimpressions.
M.
Evans ayant retrouvé la plaque des timbres\ penny, a obtenu l'autorisa- tion,en 1877,d'en faire réimprimer. Mais, n'ayant pu rencontrer à Maurice un imprimeur capable,il dut renoncer à son projet, après n'avoir reçu que des épreuvesdéfectueuses en noir.
Disons cependant queles timbres 1 penny ont été retouchés dans leur ensemble.
Au
lieu des cheveux ondulés, ce sont de larges bandeauxcomme
les2 pence deJanvier 1859; lestraitsdela figure ont complètement disparus; point d'o- reille, sauf aux 2e, '6%4e, 8eet 10evariétés; le
diadème a subi degrandesmodificationsainsi que touteslesinscriptions; lesfleuronsdes angles su- périeurgauche et inférieur droit ont été refaits;
enfinlefond est lignéobliquement.
Dans cet étal letimbre 1 p. n'a jamais été en u sa se.
VI
Il paraîtrait quel'idée première de
commander
des timbres en Angleterre appartiendraità l'Audi- teurgénéral M.W.W.
II. Kerr.Noustrouvonsdans son rapportdatédu 2oseptembrel8-i7, surlalcttrodu maître dis postes du 30
septembre même
année, les réflexionssuivantes :
« Ilest probableque lemoyen leplus simpleclle plu.
sur,pour rémissionîle timbres-poste, serait obtenu ense procurantlaquantité nécessaireparmi,d spos- tes de Londres, surla réquisition du Secrétaire colonialà l'Agent colonial. »
En réponse,ilexisteune lellreduSecrétaire gé- néral «àl'Auditeur général, en datedu 18 janvier 1848, constatant la
demande
faite à l'Agent colo- nial, pourdes timbres dela mère-patrie.Enfin, voici unelettredu Secrétaire colonial, à l'Agentcolonial. Elle estdu 18janvier1848etcon- çue encestermes :
Monsieur,
»Lesystèmepratiquédansl'administrationdespostesen
35
Angleterre ayant été introduit ici, l'année dernière (1)et jusqu'iciavec un sucées apparent,ilaététrouvéutiled'a- voirrecoursàdesmoyens locaux pourla préparation des timbres nécessaires à l'affranchissement. Cependant, ceci n'ayant puseu un succèstout à faitsatisfaisant,onacru plusconvenable delesobtenirdel'Angleterre.
»J'aireçul'ordrede S. E.leGouverneur, dedemander que vouslassiezpréparer des coins, sousla sanctiondu très-honorable Secrétaired'État, etimprimer 10,000 tim- bresque vous expédierez en paquets contenantchacunun nombredéterminé.
»Il seraitàdésirerqueletimbreàemployerdanslaco- loniefût àtelpoint différentde celuiemployépar l'admi- nistration générale des postes de la mère-patrie, qu'on pût le distinguerfacilement ,- mais d'unautre coté,qu'il eut autantde ressemblancequ'ilestcompatibleàcesujet.»
J'ail'honneur, etc.
Signé .- G.-J. Dick, Secrétaire colonial,
Sous la date du 4 janvier1849, il existe une lettredes agents coloniaux contenantun connais- sement pourlestimbres«
commandés
parlettredu 15janvier 1848. » Ellecontient deplus,uncompte de WM.Peikins, Bacon etCie,3ous ladatedu21dé-cembre
1848,comme
suit :Préparation du dessin,gravureetplaques.-£.52.10.
Papier,impressionetgommage.
33,334 rouges.
33,333verts.
33,333 pluml (violets.)
100,000étiquettespostalesàH d. le 1,000 £.3.18.
(I)Confirmation de la dale d'introduction des timbres (18i7).
-
VII
L'ordonnance n° 1 de 1850, fixe la laxedeslet- tres apportées à Maurice par des naviresde
com-
merce,à6d.la 1/2once,etcellesexpédiées par dos navires decommerce
à4d. la 1/2once, tandisqueI taxedeslettresapportées ouexpédiées par ba- teauposte était de 1 sh. la 1/2once.
Les lettrespour l'intérieur,entre lebureaucen- tral etun bureau auxilaire ouentredeux bureaux auxilaires, étaient taxées, la1/2once 2d. et4 d.
l'once etau-dessusde ce poids4 d. l'once.
Il n'est fait aucune mention des timbres-poste, saufpource qui regardeles pénalitéspour lacon- trefaçon ou pour la soustraction de lettres avec intention deporter préjudice aubureaudespostes.
Déjà en mai 1853, le maître des postes récla- mantdes timbresde 1 etde2d. au Secrétaire co- lonial,appelleson attentionsur cequ'il n'apasen- coreétépourvu detimbresde4d. pourles lettres desnavires. En réponseàcettelettre,il yen aune duSecrétaire colonial,?>0mai 1833,avertissantque lestimbres1 et2 d. sontà l'impressionetqueles
— 37 —
timbresde 4 d. émispar le Trésor, seront expé- diésau maître despostes.
La KHtre suivanteprouvequ'il ne futpasdonné suiteaussitôt à cette
demande
:Administration générale despostes, 19août'1853.
A
l'honorableSecrétaire colonial.Monsieur,
1. Meréférantauxlettresantérieuresdemesprédéces- seurs,ausujetdestimbres id.,déposésau Trésor;
2. Jeprendsla libertédevousrecommanderdelesmet- treen opérationaussitôtquepossible,etdanscebutjecrois qu'ilsdemandentàcequ'onimprimelen° 4 surlaface.Un
tel travail, je présume, peut facilement être faitdans la colonie, ce que j'entreprendrais de faire sous l'auto- ritédeS.E.
Signé .-W.-H.
Rawstorne,
Maîtredes postes ad intérim.
Ladite lettre, porte aurevers, l'annotation sui- vante :
« Lestimbresauxquelsonfaitallusionsontdanslesma-
gasinsdu Trésoretpeuventêtre émis avec l'approbation deSonExcellence. »
Unelettre duSecrétairecolonialC.-J.Bayley, au Trésorier, datéedu 3 septembre1853,donneà ce- lui-ci,lesordresde délivrer lestimbres audirec- teur des postes etune autre lettre du Secrétaire colonial9, l'inspecteur, 17 octobre 1853, ordonne
3
- 38
de faireimprimer surlestimbres «four pence », ces mots devant être imprimés sur la ligne au crayon, au-dessusde latête « Britannia».
Une
longuelettredu1eroctobre 1853, dudirec- teurdes postes auSecrétaire colonial,
demande
u'urgencel'émission des timbres 4d.Le 14
novembre
1853,le maître des postesré: clameau Secrétaire colonial la livraison de-£.'100 de timbres1 et2 d. et 8 à 10,000 timbres de 4 d.Le Secrétairecolonial ee décide enfina lâcher ses timbres4 d. et répond le 17 mars 1854, au maîtredespostes, que les timbres 1,2et4d. de- mandés, sont prêts, ce qui donne lieu à la lettre suivante :
Administration générale despostes, 2i mars1854.
A
l'honorable Secrétaire colonial.Monsieur,
). J'ai l'honneur d'accuser réception des timbres sui- vants, reçusduPrésidentdu Comité de timbrage,savoir:
i. 10,153 timbres, valeur 4d. chacun,dont quarante etun sont horsd'étatdeservir,les mots «four pence» étantillisibles.
~>. « Je désire conséquemment quelapubliciténéces-
saire sont faite,soitpar une ordonnance,soitautrement, pourm'aiderà lesmettre encirculation. »
J'ai l'honneur,etc.
Signé:W.-H.Rawstorne, Directeur général des postes.
Une
annotation sur cette lettre,du procureur— 39 -
général, considère qu'une ordonnance n'est pas nécessaire, qu'unesimple note du gouvernement
suffît.
L'avis suivant parut donc dans le journal du gouvernement :
Timbres de V Administrationdes postes.
«SonExcellenceleGouverneur,se référantauxordon- nances n°1de1850etn° 16 de 1854,notifiequ'à partirde cettedate,des timbres del'administration despostesdela valeur de4 pence, portantchacunlesmots«fourpence» sont misàladispositiondupublic,àl'administrationcen- trale des postes etaux autres endroits dedébits de tim- bres. »
LeSecrétaire colonial, C.-J.Baylet.
4avril1854.
La loi n° 46, de 4854, dont il est ici question, passée le29mars 1854, dit:
«Apartiretaprèsle 15avril 1854,leslettresd'Outre- Meret lespaquetspourl'étrangersurlesquelsonprélevait la taxe de port inscrite dans la loi n° 1 de 1850, art.
6,etc., etc., leport serapayé d'avance par timbres-poste.»
En
lisantlanote publiée par le gouvernement,le4 avril 1854, ondoit supposer que les timbres 4 pence si souvent réclamés, si souvent promis, ontété enfin mis encirculation. Iln'en est rien,si
nous en jugeonsparla lettrequeledirecteurdes Pestes,
M.
Rawstorne, adresse auSecrétairegéné- ral, le10avril 1854.Le directeurdes Postesse plaintlonguement de cequ'il n'a pas reçuavis, en tempsvoulu, de la note insérée danslejournal du gouvernementet
decequ'il n'a pas eu le temps nécessairejusqu'ici pourrégulariserl'emploi de ces timbres,etlapart a payer au gouvernement impérial pour le port des lettres par steamer. Bref, le directeur des postes, qui sembleavoir mauvaisetête, dit quesi l'on exige l'affranchissement en timbres,on sera obligé d'en créerd'une valeur supérieureà 4p.,
pouréviterqueleslettres pesantes nesoient cou- vertes d'un tel
nombre
de timbres, qu'il ne reste- rait plusd'espacepourl'adresse.Les
annotations, au revers de cotte lettre,font supposer quel'émission du timbre 4p. futdifférée.Dans unebalancede compte de l'administration des postesdu 2 août 1855,ilestconstaté quel'ad- ministration possédaitdes timbres de1, 2et 4 p.,
maisces dernierspeuventfortbienêtre ceuxreçus le24mars 4854etqui doivent nécessairement en- trerenligne decompte, quoiquen'étantpas admis
àl'usage.
Sous la date du 10décembre 4855, M. Evans rencontre une autre lettre deM. Rawstorne qui pré-ente de nouveau des objections, la plupart les
mêmes,
quecelles qu'il a déjàavancées, con- cernant l'émission du timbre 4p. Les raisons se rapportent principalement à la question de leur emploipourles lettresmaritimes.—
41—
VIII
Une
lettreau Secrétaire colonial émanant des Agentscoloniaux,datéedeLondres,8janvier 1858, renferme un connaissementpourtimbres-poste,en exécution de la loi n°23 de1855, accompagnée d'une facture deMM.
Perkins,Bacon
et Cie,pour:462feuillesde216 chacune 99,792 ) 6d.
1
— —
208 bleu.papier,impressionetgommagede 100,000 timbresà 9 d.
le 1,000.
£
3.15231 feuillesde216 chacune 49,896
1
- —
104papier, impressionetgommagede 50,000timbresà1sh.
le1,000. £. 2.10
Observons que les premiers timbres sont notés
comme
bleus, 6 p.;tandis que riende semblable n'existepourlestimbres portésà1 sh.le1,000.Mais lalettresuivante
donne
àcesujet quelques éclaircissements :OfficeduSecrétariat colonial,Maurice.
4mai1858.
Au
très-honorableLordStanley.Milord,
1° Meréférant à la dépècheduSecrétaire, M. Labou-
— 42
chère,n. 98, du 12janvier écoulé, m'instruisant duchar- gementd'une boîte de timbres-posteà borddu Colombo, pour lesquels
mon
prédécesseur fit lademande, danssa lettre n.113, du 14 décembre1855, ayantpoureffet de mettre en exécution l'amendementà laloin°5decette année.2° J'ail'honneur devous prévenir que des difficultés sesontélevées pour l'usage des timbres envoyés :
mon
prédécesseurdemanda,jetrouve, la livraisonde 100,000 timbres à 6d. et50,000 timbresà 1 sh... 100,000 rouges et 50,000bleus ont étéfournis(1), maisaucundesdeux ne porteunemarquedevaleur.
3. Eu égardà ces circonstances, j'ai décidé que les timbres bleus ne seraient pasmis enusagepourlemo- ment, et ai fait donner avisque letimbre rouge serait vendu6p.pièce à l'administrationdespostes et qu'ils se- raientreçus
comme
étantde valeur de G p.;enfin commeil y avaitau Trésor quelques milliers de timbres verts marqués en caractères imprimés,
comme
étant de 4 pence chacun,j'ai donné l'ordre d'employer ceux-ci en remplacementdesbleusquel'onvient d'expédier.4. Mais
comme
en dehorsde la colonie, on pourrait fairedesobjectionspour recevoircomme
6p.,cestimbres quine portentaucuneindicationdevaleur, j'ail'honneur de demander que l'on avise l'Agent colonialde préparer dansleplusbref délai possible, 100,000 timbres rouges et50,000 bleus, marquésrespectivement de la valeur de 6penceet 1 shilling.5. Des copies de l'ordonnanceetdelanotecitéesplus haut, sonticiincluses.
6.Etjeprendslalibertédevousavertirque, decrainte qu'enAngleterre,unequestionpuisse s'éleverausujetdu paiement entierduport dans cetteile, au moyen deces timbres sans indication de valeur, une communication
(1) D'après lafacturedeMM.Perkins,BaconetCie,on voitqu'ilyaicierreurdeplume; onavouludire100,000 bleuset50,000rouges.
—
43—
puisse être faiteauMaîtregénéral desPostes,afinqueles lettrespuissent êtremarquéescommeaffranchies.
Signé.-
W.
Stevenson,Secrétaire colonial.
Cette lettre nebrillepas par la clarté. Les tim- bres bleus sontenvoyés par
MM.
Perkins, Baconet C°
comme
6 pence : on ne lesémet pas. Les rouges ontcetlede 1 sh., on leur donnecelle de 6 pence ; enfin les timbres verts, qui décidément n'ontpasencoreétéémis(paragraphe3dela lettrede M. Stevenson) et dont la valeur est A pence, sont substituésaux bleus qui étaientde 6 pence, valeur qu'on doi.neauxtimbres rouges!!
Comme
on leverra parlasuite, les 100,000tim- bres G p. rouges et 50,000timbresbleus, l sh.,commandés
àMM.
Perkins, Bacon et Cie, arrivent, contrairementà la demande, les6 p. en bleu et les1 sh. enrouge.Ce qu'ilya deplus clairpour nous dans cette lettre, c'estque les 4 pencen'étaient pasencore émisàcelte date(4mai 1858); quela décisiondu gouvernement du4avril 1854, a probablementété rapportée, grûce à M. Kawstorne, le maître des Postes, qui reçut ainsi satisfaction, en obtenant l'émission simultanée d'un 4penceet d'une valeur supérieureàce timbre, ainsi qu'il l'avaitréclamé;
ce que viennent encore prouver les documents suivants:
Ordonnance, n.40,ann>îe 1858. S. E.leGouverneur
-
44—
porte à la connaissance dupublicqueS.M. ayant con- firmé et approuvé l'ordonnance n° 23 de 1855, portant
comme
titre : « Ordonnance postale d'amendements 1855,» des timbres-poste rouges et d'autres vertspour l'affranchissement des lettrestombant sousl'applicationde laditeordonnance,serontvendusà ladirection despostes àPort-Louis,etc., etc.Lestimbres rouges ne portentau- aucunedésignationde valeur; ils serontvendusG pence chacun;lestimbresverts portent commevaleur, lesmets« Fourpence»etserontvendusàce prix».
OfficeduSecrétariat colonial.
30avril1858.
Avis de V Administrationdes Postes.
Avis estdonné quel'ordonnance, n. 23 de 1833, étanl entréeen vigueur,leschangementssuivants,ence qui re- gardelepayement, delatransmissional'étranger,delettres etpaquets, seront envigueur depuiset aprèsleGmaipro- chain.
I. Chaquelettre miseàla poste,pour n'importe quelle partieduRoyaume-Uni,parun bateauprivé, sera taxéeaux prixsuivants : si ellene dépasse par 1/2once,6pence (el ainsi avec uneaugmentation de6p.par1/2once outrac- tion).
II.Toutelettresujetteà lalaxeci-dessusmentionnée,si elleest,payéed'avance,devraêtreaffranchieau moyende timbres-poste.
III. Lataxepour livres,impriméset paquetsseraDxée àGp.par1/2livre.
IV. Leslettres etpaquets cachetés pourêtretransmisà l'étranger par des bateauxprivés,pourtoutautre endroit queleRoyaume-Uni,doiventêtrepayés d'avance aumoyen de timbres-poste; s'ilsnesontpaspayés d'avance, ils se- ronttraités comme lettresaurebut.Ilsserontsujets aux taxessuivantes:n'excédantpas 1/2once enpoids,4p., et ainsiavecunetaxesupplémentaire de &p.par1/2onceou fraction.
V. Des timbres rouges delavaleur de6p. chacun et
45
drs timbres verts de la valeurde 4p.,serontvendusà l'administrationgénéraledespostes.
Administration générale desPostesdelacolonie.
30avril 1858.
-
46IX
Emission du 6 Mai
1858.•3MAURÏTIUSG
DéesseBiitanniaassise, coifféed'un casquepor- tantune étoileaumilieu etsurmontéd'uneespèce de
pompon
; elle tienten main une lanceetsere- pose surun bouclieroùl'onentrevoitlesarmoiries dupavillonanglais, dites «UnionJack«composées
des croixdeSt-Georges, St-André et St-Patrick;àgauche, des ballots; à droite,un vaisseau toutes voiles dehors ; en bas :
Mauritius
; leA pence a en pluslavaleuren surcharge noirecintrée.Gravésetimprimésen couleur sur papier blanc uni. Dimension 481/2sur22 m/
m
:
1er type.
—
4 pence,vert,surchargenoire.2e »
—
sansvaleur,(6 p.)vermillon.— 47 -
Cederniertimbrefutsuppriméen 1859, par suite de l'arrivéedu 1sh.,
môme
couleur,avec lequella confusion pouvaitêire possible.En
utilisant les 33333 timbres verts reçus en 1848,les50,000«rouges»
(vermillon), de1855, il restait une réserve à l'administration de 33334 timbres « rouges » (rouge-brun)33333violets et 100.000bleus,provenant deslivraisonsdeMM.Per- kinsBacon etCe, faites en 1848et 1855.Au
lieud'employerlestimbresrouge-brun de1848, coûtant 9p. le1,000 au lieu de 1sh. que valaient les ver- millon, l'administration ne trouverien de
mieux
que de les laisser sans emploi, alors qu'elle se trouve réduiteauxaboispourcertaines valeursde timbres,fréquemment employéesetobligéedefaire graver dans l'île, des caricatures de S. M. la reineVictoria,comme
on le verraparla tuile.Essais.
—
Ilyenaeud'imprimés engris-ardoise, préparés pour être mis en service, maisqui ont tous été détruits. Quelques exemplaires en sont connus,notamment
dans lacollection deM. Phil- biick où ilsetrouveun exemplairegommé
etobli- térédumot cancelledau milieu dequelqueslignes horizontales.Emission
deJuin
{?)1858.La surchargecintrée des limhres 4 pence, étant à peinevisible etcette surcharge donnant unsur- croitde besognebien inutile, les timbres vermil- lons circulant sans inconvénient, sanscette appli- cation, l'administration des postes dutfaire cesser ce travail: letimbre vertcontinuadonc à circuler pourla
même
valeur4 pence, sans la surcharge, après l'épuisement des quelques mille timbres dont il estquestion dans lalettre 4mai 1858 du Secrétairecolonial.Sans valeur(4pence), vert.
— 49 -
XI
La planche des timbres 2 pence, gravée par M. Barnard, en 1848, étantcomplètementusée,le maître des postes, par une lettre du10février 1858,sollicite du Secrétaire colonial, « l'autorisa- tion de pouvoir la faire réparerou d'en faire gra- ver unenouvelle, lestimbresétantdevenus illisi- bles. »
Danscettelettre,le maître des postes dit, que M. Sherwin qui a entrepris desouvrages degra- vure, pour ledépartement, pourraits'en charger.
Un
échantillonétaitjointàlalettre, afindemontrerlemauvais étatdanslequel setrouvaient les tim- bres. C'est
un
2pence, 1848, d'impression des plus défectueuses.Au
dos delalettre, setrouvel'annotation :« Renvoyé pour rapport». Et plus bas : « Rapport;
J'aivulegraveurqui,ayant examinélaplaque,m'informe queleplusjuste prix pour réparer les 12 timbres(ceci étantlenombreexactdechaqueplaque) seraitde7£.st.
Signé:
W.
H.Rawstorne,
Maître des Postes de la colonie.
2bfévrier1858.
Une
secondelettredeM.Rawstorno,en datedu— 50 —
4 aoûl 1858, informe le Secrétaire colonialque M.Sherwin n'apasencore fini la réparation de la plaque des timbres 2 pence et
demande
desins- tructions, les2penceétantde toute nécessité.Annoté au revers :
« Renvoyé. Le maîtredes postes doittrouver uneautre personne pour retoucherlaplaqueetl'aireun rapport. »
Le rapportdumaître des postes, datédu4 sep- tembre 4858,établitque M. Lapirot a examiné la
plaque et émetl'avis qu'elle est trep usée que pour donner une bonneimpression; que M.Lapi- rot faitl'offredevouloirlivreruneplaque nouvelle, auprixde L.10.
—
M. Lapirotétaitunartistedra- matique de passage et graveur sur cuivre par occasion.« Offrede M. Lapirot acceptée ». Signé desini- tialesduSecrétairecolonial.
Lemaître des postes en fesantce rapport, joint une lettre de M. Sherwin datée du2septembre 1858, dans laquelle il s'excuse d'avoir mis un temps si long pour retoucher la plaque,et dela retourner inachevée, disant que d'autres devoirs l'empêchent de laterminer. (M. Sherwin était à cetteépoqueprofesseur au collègeroyal dePort- Louis.)
Ces diverseslettresdémontrentque- la planche des timbres 2 pence 4848 a été retouchée par M. Sherwin, mais qu'elle n'a pas été achevéepar
—
51-
lui.L'a-t-elleélépard'aulre?nouspouvons l'affir-
mer
et c'estceque nous allonsdémontrer:Sil'onexaminel'effigieassezridiculedelareine Victoria, des timbres avecbandeau,dits de 1852, on ne reconnaîtra certainement pas celle, assez médiocredéjà, des timbres de1848; mais ense rapportant ù la disposition des timbres sur la feuille, àleur écart entre eux (voir les planches que nous donnons);à ladimension de chacundes timbres etdesmots ducadre;à l'espacequi existe entre les fleurons etla première lettrede chacun decesmots,on pourra seconvaincreque laplan- chedes timbres 2 pence, avecbandeau, toujours restés rares etdontla raretés'expliquera naturel- lementplus loin, estbiencellegravéeen4848 par M. Barnard, retouchée par M. Shervvinetterminée sans doute par M. Lapirot, dont les timbres auraientétéémisà la fin1858 ou 1859, laplanche ayant été retournée inachevéeen septembre 1858 etM.Lapirotayantfournilasienne enfévrier1859,
comme
onleverra plusloin.—
r.9o*j—
XII
Emission
defin 1858ou
Janvier 4859.Effigie de la reine Victoria, ceinte d'un bandeau, tournée vers lagauche et sur fondà li-
gnesdiagonales croiséesettrès- serrées. Inscription du cadre :
Post Paid,
Postage,Mauri-
tius,
Two
pence(1)Gravé sur cuivre entaille douceet impriméen couleur sur papier azuréuni :
2 pence, bleu,bleu foncé.
11 yadouze variétésde ces timbres. (Voirles ta- bleaux que nous donnons pour laplace qu'elles occupentsur lafeuille, leurs dimensionset celles desinscriptions.)
(1) Taxepayée,portdelettre,Maurice, 2 pence.