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Cataractes compliquées - Indications, contre-indications · BabordNum

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(1)

FACULTÉ DEMÉDECINE ET DE PHARMACIE DE

BORDEAUX

ANNÉE 1902-1903 N°/îï

CATARACTES COMPLIQUEES

Indications.

Contre=indications.

THESE POUR LE DOCTORAT EN MÉDECINE

Présentéeet soutenuepubliquement le 14 janvier1903

PAR

Eugène LE ROY

Né à Crozon (Finistère), le21 novembre 1878.

ÉLÈVE DUSERVICE DESANTE DE LA MARINE

MM. BADAL, professeur,président.

'laThèse l LANELONGUE, professeur.

LAGRANGE, agrégé. J Juges.

CABANNES, agrégé.

beCandidat répondra aux questions quilui seront faitessur les diverses

parties de l'Enseignementmédieal.

BORDEAUX

Imprimerie J. DURAND, 20, rue Condillac

1903

(2)

FACULTÉ

DE

MÉDECINE ET DE PHARMACIE DE BORDEAUX

M. dk NABIAS Doyen. | M. PITRES.... Doyen honoraire.

PROFESSEURS :

MM. MIOÉ

* DUPUY.. Professeurs honoraires.

MOUSSOUS \

Clinique interne.

Clinique externe Pathologie et théra¬

peutique générales.

Thérapeutique...

Médecineopératoire..

Clinique d'accouchements....

Anatomiepathologique Anatomie

Anatomie générale et histologie

Physiologie Hygiène

Médecinelégale

MM.

PICOT.

PITRES.

DEMONS.

LANELONGUE.

YERGELY.

ARNOZAN.

MASSE.

LEFOUR.

COYNE.

CANNIEU.

VIAULT.

JOLYET.

LAYET.

MORACHE.

Physique biologique etélectri¬

cité médicale Chimie

Histoirenaturelle....

Pharmacie Matière médicale Médecineexpérimentale Clinique ophtalmolo¬

gique

Clinique des maladieschirur¬

gicalesdesenfants Cliniquegynécologique Cliniquemédicale desmaladies

des enfants

Chimiebiologique ...

Physique pharmaceutique...

Pathologie exotique..

mm.

bergonié.

blarez.

guillaud.

figuier.

denabias.

ferré.

badal.

p1échaud.

boursier.

a. moussous denigès.

sigalas le dantec.

AGRÉGÉS EN EXERCICE :

section de médecine (Fatliologie interne etMédecine légale).

MM. CASSAET.

SABRAZÈS.

HOBBS.

MM. MONGOUR.

CABANNES.

Pathologie externe.

section dechirurgie etaccouchements MM. DENUCÉ.

l

Accouchements..

BEGOUIN.

fieux.

andérodias

Anatomie.

sectiondes sciencesanatomiques etphysiologiques

MM. GENTES.. | Physiologie MM.

PACHON.

CAVALIE. Histoirenaturelle..

Chimie.

section dessciencesphysiques M.BÉNECH. | Pharmacie. ...

beille.

M.DUPOUY.

COURS COMPLÉMENTAIRES

Clinique desmaladies cutanéesetsyphilitiques MM.

Clinique desmaladies des voies urinaires

Maladies dularynx, desoreilles etdu nez Maladies mentales

Pathologieexterne Pathologie interne

Accouchements ;

Physiologie Embryologie Ophtalmologie

Hydrologieetminéralogie

LeSecrétaire de laFaculté:

LEMAIRE

Par délibération du 5 août 1879, la Faculté a arrêté que les opinions

,e^|,jeteurs,

Thèsesquilui sontprésentées doivent êtreconsidéréescommepropres a

qu'elle n'entend leur donner niapprobation niimprobation.

dubreuilh.

pousson.

moure.

régis. , denuce.

rondot.

ANDERODIAS.

pachon

princeteau.

lagrange.

cardes.

(3)

A LA MÉMOIRE DE MON PÈRE

A MA MÈRE

Merci pourtouslessacrificesqu'elle s'est imposés pour moi.

A MES FRÈRES A MES SŒURS

A LA MÉMOIRE DE MON MEILLEUR AMI

Maxime CUSIN

Qui futpourmoicommeun frèreetqu'une mort

récente vient de m'enlever.

thèse le roy. 1

(4)

A MES CAMARADES

DU CORPS DE SANTÉ DE LA MARINE ET DE L'ARMÉE COLONIALE

(5)
(6)

MON

PRÉSIDENT

DE

THÈSE

Monsieur le Docteur BADAL

de Cliniqueophtalmologique à la FacultédeMédecine

de Bordeaux.

Chevalierde la Légiond'honneur, Officier deVInstructionpublique.

(7)

Au moment de franchir le dernier échelon de notre vie d'étudiant, c'est pour nous un plaisir et un

devoir de

remercier tous ceux qui nous ont porté quelque

intérêt.

M. Joubin, professeur de zoologie

à la Faculté des

Sciences de Rennes, a su par sa bienveillance et son ama¬

bilité acquérir toute notre sympathie.

A Brest, M. lemédecin principal de la

marine Vergos

a dirigé nos premiers pas dans l'étude de

l'anatomie, il

nous

atoujours soutenu de ses conseils et facilité notre

succès

au

concours defin d'année, nous lui en sommes très recon¬

naissant et très heureux de lui exprimer tous nos remer- cîments.

A Bordeaux, nousavons trouvé àla Facultéde médecine,

desprofesseurs tout dévoués qui ont su par leurs savantes cliniques nous intéresser et nous instruire, nous ne les

oublierons pas.

Nous avons eu le bonheur de faire notre dernier stage dans le service de M. le professeur Badal. Il nous a

fait

1honneur de nous donner le sujet denotre Thèse et

d

en accepter laprésidence, qu'il soit assuré de notre

reconnais¬

sance.

Enfin nous ne saurions oublier nos camarades d'école Goèré et Cocaign, qui nous ont

accordé

un

précieux

concours dans l'achèvement de notre oeuvre.

(8)
(9)

INTRODUCTION

Fréquemment le chirurgien au moment d'opérer une cataracte, se trouve en présence d'une intervention moins simple qu'il ne l'aurait pensée, par suite de

complications

diversesqui créentpour lui desdifficultéstoujours

nouvelles.

Parmi ces complications, une grande place doit être évidem¬

ment faite aux maladies générales, le diabète, la

syphilis,

l'albuminurie qui doivent avoir unretentissementnéfaste sur les suites opératoires, aussi bien en chirurgie oculaire qu'en chirurgiegénérale. Mais bien souvent aussi descomplications

locales viennent gêner l'intervention, la modifier, la

rendre

parfois impraticable et ce sont les lésions des différentes

parties de l'œil qui accompagnent fréquemment la cataracte,

lésions nombreuses et diverses, toujours gênantes, parfois

très dangereuses.

Nous avons choisi pour sujet de notre thèse inaugurale, à

l'instigation

de M. le professeur Badal, de traiter des Compli¬

cations générales ou locales des cataractes. Le sujet étant

Yf>ste etpénible, bien deserreurs ontseglisser dansnotre travail. Nous avons du moins la conscienced'avoir essayé de bien faire. Qu'on nous juge un peu sur l'in-tention.

Les complications des cataractes peuvent être classées

sousdeux grands chefs : lesunes sont locales, lesautres sont générales. Ces dernières, nous le verrons, ne sont pas bien dangereuses en général dans leurs conséquences. Il n'en est

P^sde même des premières qui présentent tousles degrés de difficultés pour l'opérateur et de dangers pour l'opéré. C'est

(10)

10

par elles que nous commencerons notre

exposé

en

les divi¬

santen deux grands groupes :

1° Les complications qui constituent une contre-indication

àl'opération;

2° Les complications qui, sans contre-indiquer l'interven¬

tion, nécessitent cependant certaines modifications dans le procédé opératoire.

(11)

11

Première

partie

CHAPITRE PREMIER

Complications qui constituent

une

contre-indication à l'opération de

la cataracte.

Décollement de la rétine.

Le décollement de la rétine a eu souvent pourefïet de jeter

dans la plus grande perplexité le chirurgien

qui l'avait

méconnu et qui se trouvait, après l'opération, en

présence

d'unmalade qui ne voyait toujours pas, malgré une

limpi¬

ditéparfaiteduchamp papillaire. Lediagnostic

complet était,

dansce cas, de première nécessité. Ilaurait fait

éviter de

sou¬

mettre le malade à une intervention inutile. On nesaurait dédaigner, pour faire ce diagnostic avec précision, les

rensei¬

gnements fournis par l'existence plus ou

moins

nette

des

phénomènes qui sont comme le reflet de la

sensibilité réti¬

nienne. L'observation ayant appris depuis longtemps que

le

décollement de la rétine siège le plus ordinairement à

la

partie inféro-externe, il faut tenir le plus grand compte

de

1absencede lueurs étincelantes à la partie interne du globe oculaire, à la suite de pressions exercées en dehors.

Onaura bien soin également d'avoir recours

à l'interroga¬

toire attentif du malade sur ses antécédents, car on aura sou¬

vent affaire à une cataracte compliquée de décollement

de la

(12)

12

rétine, si elle a été précédée d'une amaurose brusque chez

un jeune myope dont le champ visuel

était

peu

étendu

avec

absence de phosphènes.

Lediagnostic complet unefois fait,

quelle doit être la

con¬

duite du praticien, s'il a reconnu que la cataracte

dont

son

malade est atteint se trouve compliquée de décollement réti¬

nien ? Nombreux sont les désordres qui précèdent ou accom¬

pagnent le décollement de la rétine ou

qui le suivent. Les

épanchements sanguins sont fréquents,

l'irido-choroïdite, le

glaucome, la déchirure de la rétine sont

aussi d'observation

fréquente. La macération des éléments

rétiniens, leur hyper¬

trophie, la dégénérescence graisseuse de la

rétine sont les

suites presque fatales du décollement. L'on

comprend dès

lors sans peine combien doivent être chanceux

les résultats

d'une intervention chez ces malades. Le pronostic està ce point douteux qu'il vaut mieux s'abstenir

de toute interven¬

tion, quoique des cas aient été rapportés- de

réapparition

des phosphènes à la suite d'une médication

antiphlogistique

énergique dans des cas de décollement

rétinien d'origine

récente et traumatique. Le nombre de ces cas

heureux est

trop restreint relativement aux autres pour

qu'il soit autre

chose qu'une exception rare. Nous n'avons pas

de critérium

qui nous permette de juger a priori si le

malade pourra

guérir ou non de son décollement rétinien.

Nous devons lui

épargner les chances d'une opération

qui n'est

pas

toujours

absolument anodine, et ne l'opérer jamais à moins

d'ins¬

tance de sa part et après l'avoir averti de notre peu

d'espé¬

rance de succès.

Si l'on opère, ilfaudra faire une incision de peu

d'étendue

à la sclérotique, et même à la cornée, par

laquelle

on

enga¬

gera la curette à la recherche du cristallin.

La coïncidence

est fréquente d'une cataracte molle compliquée

d'un décolle¬

ment rétinien en même temps que d'un

ramollissement du

corps vitré, et il ne faut pas s'exposer à vider

l'œil par les

pressions qu'on pourrait lui faire subir.

Galezowski a donné, dans le premier numéro

du Journal

(13)

13

d'ophtalmologie, un

procédé imaginé

par

lui

pour

combattre

ledécollement de la rétine, et qui a donné d'excellents

résul¬

tatsentre ses mains. Cette méthode consiste dans l'enclave¬

ment de larétine décolléeentreles lèvres de la plaie faite à la sclérotique. On pourrait sans doute y

recourir après l'extrac¬

tion d'une cataracte compliquée de décollement

rétinien

tentée à bon escient, ou par suite d'un

diagnostic incomplet.

Atrophie de la papille du nerf

optique.

L'atrophie de la papille du nerfoptique se

produit souvent

dans ces yeux mal irrigués, mal nourris, par suite

d'altéra¬

tions diverses d'autres segments du globe oculaire.

La

cata¬

ractecompliquée d'atrophie papillaire n'est donc pas

chose

impossible. D'autant plus que la dégénérescence de la

papille

optiquecoïncide souvent avec une foule d'affections cérébro¬

spinales,chez des sujets âgés etathéromateux. Dans

le Traité d'ophtalmologie

de Galezowski, nous trouvons la

relation d'un

procès intentéà un opérateur, accusé d'avoir méconnu avant l'extraction de la cataracte, une atrophie de la papille etdu

nerf optique. La question est donc sérieuse. Il importe

ici

encore de ne pas soumettre le malade aux chances

d'une

intervention sanglante, pour supprimer chez lui une cause

de

cécitétout enlui enlaissant une autre.

Chez unsujet déjà âgé, où l'affection du cristallin a

été de longtemps

précédée d'affaiblissement lent, maisprogressif de

la vue, de photopsie, de perversion dans les facultés chroma- tiques, telles que la persistance des couleurs bleu et jaune, porexemple, avec impossibilité de reconnaître la

coloration

verte du feuillage, si le patient présente actuellement

des

houblesde la motilité, de l'incoordination des mouvements,

(le la perversion des rétlexes, des difficultés de la parole, s'il

souffre de douleurs fulgurantes, de céphalalgie

frontale,

on

Pourrasupposer que la cataracte est compliquée d'une atro¬

phie du nerf

optique. La certitude, pourtant, n'est

jamais

(14)

14

complète, et d'ailleurs il est bien rare que

l'ensemble des

signes énumérés ci-dessus se trouve

réuni chez le même

individu. Pris à part, ils n'ont pas de valeur propre relative¬

ment à la recherche qui nous occupe. Nous n'avons pas évidemment pour nous tirer d'embarras l'emploi

d'ophtal-

moscope, qui fournit dans les atrophies simples, des

rensei¬

gnements si précieux. On recherchera l'existence ou non

des

phosphènes, la perception ou non de la

lumière promenée

devant la face du patient. Si ces signes sont négatifs, on

peut,

avec quelque raison, diagnostiquer une

atrophie papillaire

que l'on pourra confondre néanmoins avec

le décollement de

larétine, les affections de la macula, et lachoroïdite

atrophi-

que. Mais une erreur de diagnostic de ce genre

importerait

pratiquement assez peu, ces différentes

affections, qui amè¬

nent ladisparition de la sensibilitérétinienne, devant

être

au

même titre des contre-indications à l'extraction de la cata¬

racte.

Pour provoquer l'apparition de cercles

lumineux souvent

méconnus du maladelui-même, il convientde s'y

prendre de

la façon suivante. On place le malade dans une

chambre

sombre et onlui fait fermer les paupières. Pour

examiner le

pliosphène interne, on dit alors au malade de tourner

son

œil tout àfait en dehors vers l'angle externe, eton

comprime

le globe de l'œil avec l'ongle de l'indicateur ou

du pouce à

travers la paupière supérieure. Il faut surtout

prendre en

considération lephosphène interne etexterne, les

deux autres

ayant une importance beaucoup moins

grande. Pour con¬

naître ledegré de perception lumineusede la

rétine,

on

pro¬

mène une bougie allumée devant la figure du

malade à une

distance plus ou moins grande. Dans

J'atrophie incomplète

de la papille, dans le décollement partiel

seulement de le

rétine, laperception lumineuse n'est

qu'affaiblie. Son abolition

est complète quand l'atrophie de la papille est

complète elle-

même.

L'œil atteint à la fois de cataracte etd'atrophiedela

papille

n'est pas cependant nécessairement

incurable. Il

y a

(15)

rents degrés dans l'atrophie

du nerf optique. A côté de cas

graves où l'atrophie est

progressive et consécutive à des

lésions cérébro-spinales, où elle est

caractérisée

par

des

lésions sérieusesdans la texture interne de la papille,

de la

rétineetdu nerf optique, où il y a

disparition de l'élément

vasculaire, hypertrophie de l'élément

conjonctif qui étouffe

etannihile l'élémentnerveux,il est d'autres cas

l'atrophie

papillaire commençante est loin encore

d'être incurable. C'est

cequel'on observe, par exemple, dans

les névrites optiques,

dans les affections gastro-intestinales

chroniques, dans les

compressions du globe oculaire par la

tension des muscles

droits.

Dans ces cas là, l'intervention dûmédecin peut enrayer

les

progrès de la maladie, l'arrêter dans son

évolution, la faire

rétrocéder, et rendre par conséquent l'opération

justifia¬

blepar la suite.

Un malade est en puissance de deux causes

différentes de

cécité, dont chaque est suffisante seule : enrayer

l'une d'elles

ettoute opération destinée à triompher de l'autre pourra

rai¬

sonnablement être tentée.

L'atrophie papillaire alcoolique,-

l'atrophie syphilitique

tertiaire rentrent-elles aussi dans le groupe des atrophies

curables? Du jour où lesphosphènes se

produisent à

nouveau

dans leur intégrité parfaite; mais alors

seulement,

car ce

critérium de l'état anatomo-physiologique de la

rétine est indispensable,

011 pourra opérer,

Glaucome

Le glaucome est, san-s contredit, l'affection qui,

de la façon

iaplus absolue, contre-indique l'extraction des cataractes.

Il

n'y a, dans ces cas, rien à faire, rien à tenter, les résultats

ne peuvent être satisfaisants. Quand la cataracte est accom¬

pagnée de glaucome, le cristallin, opacifié occupe presque

la

place de la chambre antérieure disparue, la pupille

immobile

(16)

est largement dilatée; autour de la cornée,

la circulation

sous-conjonctivale estriche, les

phosphènes n'existent

pas ;

de violentes douleurs péri-orbitaires ont fait partie de la période prodromiquedu mal;

parfois même l'apparition de la

cataracte a été précédée de la perte de la vue.

Mais sous la dénomination de cataracte glaucomateuse incurable, il faut avoir bien soin de ne comprendreque

celles

qui s'accompagnent d'un glaucome

absolu. La cataracte

com¬

pliquée de glaucome aigu, de glaucome

traumatique et

récent, de glaucome secondaire encore

moins, n'est

pas au

même titre, dépourvue detoute espérance

pronostique. Les

succès dans ces cassont fréquents. Dans le glaucome

absolu,

on constate à la dissectionl'atrophie des enveloppesde

l'œil,

la turgescence des vaisseaux, le décollement

de l'iris, l'alté¬

ration du corps vitré, ladestruction desadhérences

normales

entre la cristalloïde postérieureet lamembrane

hyaloïdienne,

l'excavation de la papille, et parfois même le

décollement de

la rétine. Toutes ces lésions mettent suffisamment l'œil en

état de mort inévitable, pourqu'on puisse rien

espérer d'une

extraction d'une cataracte concomitante. D'ailleurs, d'autres

accidents seront encore la conséquence

immédiate d'une

intervention de ce genre. Par suite de l'ouverture

faite pour

l'extraction de la cataracte, la pression

excentrique que

subissaient depuis si longtemps tous les

éléments de l'œil se

trouve brusquement supprimée; les

parois vasculaires se

dilatent alors en l'absence d'une autre pression

frénatrice, il

se fait des hémorragies multiples sur la

rétine, la papille,

dans les milieux de l'œil et au dehors par la plaie

opératoire.

D'autre part, le traumatisme opératoire sera

dangereux sur

ces tissus dont la vitalité est atteinte, dont la

nutrition est

depuis longtemps défectueuse. Enfin, si

l'extraction n'a pu

être complète, des lambeaux de cristallin

restés dans les

milieux de l'œil ne pourront se résorber par

suite de l'état

défectueux de la nutrition. Ils agiront

désormais comme

corps étrangers, et, commetels,

détermineront

un

phlegmon

de l'œil.

(17)

On nepeutici, commedans la cataracte

compliquée d'irido-

choroïdite simple, avoir recours au

procédé qui consiste à

faireprécéder de quelquessemaines par

l'iridectomie l'opéra¬

tion de la cataracte.

Cette marche a été imaginée dans la pensée

aussi de

com¬

battre làuneinflammation fatale. Mais elle n'est pas de mise

ici. On a vu par l'expérience dans maintes

circonstances de

cegenre, ou bien l'impossibilité

d'exciser l'iris complètement

atrophié, ou bien plus fréquemment il se

produit immédia¬

tement une luxation du cristallinqui vient faire hernie entre

les deux lèvres de la plaie et nécessiter l'extraction

immé¬

diate. Si cette luxation et cette hernie du cristallin ne sont

pasimmédiates, il y a néanmoins fort à craindre que,

dans

les jours qui suivront, le cristallin et la rétine

même

ne

soientexpulsés spontanément. Bader dit, ausujet de

l'iridec¬

tomie dans la glaucome (Ophtalm.

hôpital

reports,

janvier

18G0) : « Une fois le corps vitré, l'hyaloïde et le

cristallin

s'échappèrent, et il se fit unehémorragie évaluée à 15 gram¬

mes de sang. Une fois lecristallin encoredans sa

capsule

se présenta à laplaie, et six heures après on letrouva à côté

du

malade. Quatre fois des fragments du cristallin

sortirent

par

laplaie, et dans deux cas, le reste devint opaque; dans deux

autrescas ils'échappaavec quelquesdébris du

cristallin

un

peudu corps vitré. Septfois, lecristallindevintopaque

après

l'opération, il avait été probablement atteint par le couteau

°u les pinces. Quinze fois, il y eut des hémorragies; dans quelques cas, le sang s'échappa de la

partie voisine de la

grande circonférence, d'autres fois près de la pupille ou mêmede la surface libre de l'iris. Cette hémorragie, attribuée

Pur la plupart des auteurs à l'évacuation trop rapide

de

1humeur aqueuse, arrive leplussouvent pendant

l'opération,

assez souvent encore immédiatement après, une fois au houtd'une heure, une autre fois le jour suivant, et dans ce

CasH y eut suppuration du globe. La pratique

suivie dans

cettecirconstance, à Monfield, est d'évacuer aussitôt le sang

sans lui permettre de former dans la chambre antérieure un

(18)

18

caillotdifficile àextraire; une fois même

la contre-ponction

a

été faite à la cornée pour permettrel'issue

du

sang

épanché.

»

Il seradonc prudent de s'en

tenir dans

ces cas

de cataracte

compliquée de glaucome, à une

médication purement pallia¬

tive. Le sulfate de quinine à

l'intérieur rendra de grands

services pour calmer les

douleurs du glaucome, si elles

deviennent très fréquentes et vives.

Ce résultat

sera

encore

obtenu, mieux peut-être, par

l'instillation journalière dans

l'œil de quelques gouttes de

sulfate neutre d'ésérine, qui agit

par la vaso-dilatation

notable qu'elle produit sur les petits

vaisseaux. Si tous ces moyens restent

impuissants, si les

douleurs persistent et prennentun

caractère d'acuité exces¬

sive, si surtout l'on a lieu de

craindre

une

ophtalmie sympa-

tique de l'œil sain, il

faudra avoir

recours

à l'amélioration de

l'œil. Danscertainscas, il suffira pourtant

d'avoir recours à

la ponction évacuatrice des

milieux de l'œil; mais quand il

s'agit d'un glaucome

chronique

avec

accès aigus, la paracen¬

tèsenepeut rien et il faut en

venir à l'énucléation. L'amputa¬

tion de l'hémisphère antérieur

seul peut

se

faire, mais ne

suffit pas à calmer les atroces

douleurs du glaucome.

« J'ai vudans mon service, écrit le docteur

Follin (Bulletin

dela Société chirurgicale, année

1865,

tome

VI), un homme

atteint de glaucome

extrêmement douloureux. Je fis chez lui

l'iridectomie qui fut suivie d'un

soulagement immédiat. Cinq

jours plus tard, les

douleurs reparurent avec leur intensité

première. Je fis alors la

ponction delà sclérotique; une cer¬

taine portion du corps

vitré sortit

par

la plaie ; l'œil perdit

de sa dureté, et aussitôt les douleurs

cessèrent. Pendant deux

ou trois jours tout alla

bien, mais

au

bout de ce temps les

douleurs reparurent tout

aussi intolérables qu'au début.

Alors je fis l'ablation de

la partie antérieure du globe avec

laprécautiondelaisser

subsister les culs-de-sac conjonctivaux

sur lesquels appuie

l'œil, bien plus

que

sur le moignon. Le

soulagement fut encore

immédiat. Mais dès que la cicatrice

duglobe oculaire se fut

faite, les souffrances reparurent par

suite du développement d'un nouveau

glaucome dans le

(19)

19

moignon. Me rendant

alors

aux

prières et aux supplications

du malade, je pratiquai une

résection complète du globe

oculaire. Depuis ce moment, le

soulagement

a

persisté et

aucunedouleur n'a reparu.

Voilà bien réunies successivementchez le

malade les trois

opérations dontnous venons

de parler. La dernière seule est

vraiment radicale. C'est à elle qu'il faudra souvent

faire

appel d'autant que l'effroi

qu'inspire cette opération aux

malades estle plus souvent compensé par

le vif désir qu'ils

ontde sedébarrasser des douleurs intolérables dont

ils souf¬

frent, et que ce sont eux-mêmes

qui viennent, comme le

malade de Follin, vous supplier de vouloir

bien les opérer.

De l'Irido-Choroïdite etpar suitede la

Choroïdite

atrophique

généralisée.

Aprèsles contre-indications souvent

très nettes et franches

descomplications précédentes, nous trouvons

dans l'Irido—

Chorodoïte chronique une

contre-indication moins formelle.

Maisil est alors des règles précises dans

l'intervention que

l'opérateurne doitjamais enfreindre.

Toutd'abord, le diagnostic de

l'affection est facile à faire.

Lirisest propulsé en avant, et, par

suite, la chambre anté¬

rieurede l'œil est rétrécie. L'iris a, de plus, changé

de colo¬

ration, contracté desadhérences plus ou

moins nombreuses â

sa circonférence intérieure, d'une part avec la

cornée, et

d'autre partavec la surfaceantérieure

du cristallin

;

la consis¬

tance du globe oculaire présentedes

modifications alternatives

etle maladeéprouvedes troubles

correspondants de la vision.

Lopération ne doit pas être arrêtée

dans le désir d'opérer

une cataracte chez ces malades, pourvu que la

perception

du jour d'avec la nuit persiste chez eux.

Si l'ombre de la

main passée devant le visage du patient est perçue, on

peut

opérer, alors même que les phosphènes

auraient disparu, car

thèse luroy. 2

(20)

20

c'est un mode d'investigation plus sur, plus facile(à saisir

pour le malade.

Il suffit, disons-nous, que la perception de l'ombre de la

main passée devant les yeux persiste, mais

aussi bien il le

faut absolument. Négliger de le vérifier serait s'exposer aux pires mécomptes. Il n'est pas rare, en effet, que

de tels

malades présentent en même temps un décollement plus ou

moins avancé de ta rétine. Ce décollement d'ailleurs estd'un

mécanisme facile à comprendre. A la suite de

l'inflammation

partie soit de l'iris, soit de la choroïde, il se fait, à

la surface

intérieure de cette membrane vasculaire, unesécrétion abon¬

dante dont le produit liquide se glisse entre la

choroïde et la

rétine, les décolle peu à peu, refoulant la choroïde vers

le

centre du globeoculaire et la faisant tombercomme un

voile

flottant à la partie postérieure du corps vitréqu'elle

déprime.

Sous l'influence de cette même sécrétion, ilse créeassez vite

une pression excentrique qui accole plus ou

moins immé¬

diatement la surface irienne à la face postérieurede la

cornée,

ce qui rend le mode opératoire plus difficile. Comme

terme

final, l'on assiste souvent à l'atrophie générale

du globe

oculaire. Aussi ces lésions ultimes ne doivent-elles

jamais

êtreattendues. Pour agir efficacement, il faut agir

plus tôt,

aussitôt quecela est possible.

C'est ici queleprocédé de la division de

l'opération

en

deux

temps imaginée par Galezowski, et dont nous avons

parlé à

proposdu glaucome, a donnéd'excellentsrésultats.

En faisant

précéder l'extraction de la cataracte de l'excision

de l'iris, on

détruit l'obstacle qui s'opposait au librepassage

de l'humeur

aqueuse de la chambre postérieure de l'œil,

diminuant ainsi

la pression intra-oculaire; l'on permet de plus à

l'inflamma¬

tion irido-chroroïdienne de s'amender avantle

traumatisme

violent que constitue toujours l'opération de la

cataracte. On

a préconisé, à l'étranger surtout, de faire

l'opération

en

deux

temps, mais de les faire se succéder

immédiatement dans

une même séance opératoire; les résultats

semblent être

moins satisfaisants.

(21)

21

La choroïdite atrophique généralisée doit avoir place ici

dans le même chapitre que l'irido-choroïdite. Assez souvent,

localisée en un point distant à la fois de la macula et de la pupille du nerf optique, elle n'exerce pas sur la vision du

malade une influence vraiment néfaste. Mais il s'agit là en

général d'unemaladie d'un caractère nettement envahissant,

etil en sera fait de la vision du malade du moment où elle

se sera propagée aux régions delà macula ou péri-papillaire.

Il faudra encoredans ces cas examiner bien soigneusement

l'état de la sensibilitérétinienne. Si les pliosphènes manquent

la notion sera toujours acquise d'une perte irrémédiable de

la vue,que la cause en réside dans uneatrophie de la pupille,

dans une atrophie envahissante de la choroïdite, dans un décollementde la rétine en entonnoir, dans un staphylome postérieur, et, dans tous les cas, il faudra sans hésitation s'abtenirde l'extraction de la cataracte, sans réserveévidem¬

ment toujours d'une amélioration postérieure par un traite¬

ment médical approprié.

De la Choroïdo-Rétinite.

Assez fréquemmentla cataracte s'accompagne d'inflamma¬

tiondes membranes de l'œil, laquelle, d'ailleurs, a précédé et

asouvent été la cause déterminantede l'opacification du cris¬

tallin. Il se produit en effet par suite dutravail phlegmasique

de la tunique vasculaire en particulier des troubles de la

nutrition quiretentissent bientôt sur les milieux réfringents

del'œil. C'est tout d'abord le corps vitré qui tient en suspen¬

sionde flocons filamenteux dont le nombres'accroît, au point d'amenerplus tard un trouble général du fond de l'œil. Puis

ie cristallin à son tour s'altère, il devient moins transparent.

Sur le

segment postérieur de la lentille, parfois même dans cristalloïde postérieure, on voit apparaître une opacité

dabordcentrale, d'où partentdes rayons qui deviennent par-

(22)

faitement au bout d'un certain temps, uneétoile à plusieurs

branches.

Dans ces casde choroïdo-rétinite, du reste la vue peut dis¬

paraître àun moment donné, sans

qu'il

y

ait

eu

formation cle

cataracte ou augmentation d'une cataracte

préexistante. Il

peut se faire, en effet, que les

taches pigmentaires dans la

rétinite pigmentaire, que les exsudations

plastiques dans la

choroïdite syphilitique s'avancent du point

périphérique où

elles débutentd'ordinaire près de l'ora serrata, vers le centre

de l'hémisphère postérieur, vers les parties de

l'œil

essen¬

tielles à la vision, la papille et mieux encore la

macula. Ces

lésions, si la cataracte est nettement constituée, ne

pourront

évidemment être aperçues qu'à l'ophtalmoscope.

Mais cet

examen ophtalmoscopique doit toujoursêtre

fait,

et

souvent

l'étonnementde l'oculiste sera grand d'apercevoir

nettement

les lésions rétiniennes dont nous venons de parler, ce

qui

indique que le cristallin n'est passuffisamment opaque,en partie innocentdes méfaits donton l'accusait, etpour

lesquels

on allait maladroitementprocéder à son extraction.

Leremède, dans ce cas, n'est pas de supprimer la

lentille

cristallinienne, mais bien de faire disparaître les taches

pig¬

mentaires, de faire résorber lesexsudations plastiques

de la

rétine et de la choroïde. Que ce soit làtoujours la

première

étape de l'opération qui, si on n'y aboutit pas, ne

devra

d'ailleurs pasêtre poussée plus loin. Siau contraire, on

arrive

à guérir la choroïde, alors l'opacité cristallienne pourra

être

attaquée à son tour ; mais alors seulement

l'opération de la

cataracte sera recevable. N'oublions pas que malheureuse¬

ment cette dernière éventualité sera moins fréquente que

la

première, la choroïdo-rétinite pigmentaire ou

syphilitique

opposant le plus souvent au traitement une

insurmontable

ténacité.

(23)

Des corps étrangers

dans l'intérieur de l'œil.

La cataracte traumatique est fréquente, nous

n'en parle¬

rions pas si elle ne l'était pas,

accompagnée souvent de la

présence decorps étrangers qui

viennent évidemment consti¬

tuer une complication à l'extraction de

la cataracte.

La conduiteàtenir dans cescas est bien simple; au moins,

on peut endonner facilementune formule

générale. Il faudra

autant que possible, débarrasser le

malade des

corps

étran¬

gers et de la cataracte. Dans la pratique, cette

indication est

plus ou moins facile à remplir. Si le corps étranger est

situé

à l'intérieur du cristallin, si on l'aperçoit nettement, rien

n'est évidemmentplussimple qued'en débarrasser

le malade.

Mais si les fragments du corps étranger

vulnérant

se

sont

logésplus profondémentdans l'intérieur de

l'œil, s'ils

occu¬

pent le fond du segment postérieur, s'ils ont

blessé la

rétine, la conduite à tenirdépendra de l'étendue des

lésions

déterminées à ce niveau. Il faudra agir comme dans les

grandescomplications précédemmentdécrites;

parfois même

un début d'inflammation sympathique de l'œil du côté

sain

semontrant, c'est à l'énucléation de l'œil maladequ'il faudra

recourir. Ne parlons que pour mémoire des corps étrangers

pour ainsidire autochtones de l'œil, desparasites qui accom¬

pagnent parfois l'opacité du cristallin. Le

diagnostic de leur

présence est souvent très difficile, mais la règle de conduite

ne variepas. Tant que la sensibilité rétinienne est

intacte, et

nousconnaissons les moyens de s'en assurer, il

faut procéder

sans crainte à l'extraction du cristallin opacifié.

(24)

'

*fe .

.

(25)

25

CHAPITRE II

Complications locales nécessitant des modifications

dans le

procédé opératoire.

Desblépharite, conjonctivite et kératite chonique avec

ou sans affection des voies lacrymales Du trichia-

sis. Du ptérygion. Dacryocystite.

Nous venons de passer en revue les grandes complications

de la cataracte, cellesqui vraiment inquiètent le chirurgien,

quand il a les diagnostiquées à temps, et le troublentencore

davantage quand le diagnostic n'est fait qu'au cours de l'in¬

vention. Nousentrons maintenant dans unepartie moins spé¬

ciale du sujet. Les complications quinous restentà décrirese surajoutentà la cataracte, comme peuvent en chirurgie géné¬

rale se surajouter aux lésions de certains organes des lésions indépendantes d'organes voisins. Nous n'aurons plus affaire à des maladies graves produisant justement

le même effet que la cataracte qu'on veut extraire, si

bien que, dans certains cas cette opération faite et bien faite, l'effet dont on poursuivait la suppression, cécité, n'a plus qu'une cause au lieu de deux, mais n'en continue pas moins d'exister intégralement comme auparavant. Nous n'avons plus à nous demander, pour les complications qu'il

nous reste à décrire, s'il faudra, ou non opérer, mais bien

dnand et comment, dans quelles conditions, par quelle méthode, avec quelles modifications l'opération devra être faite. Chez un malade atteint de bronchiteaiguë, de coque-

(26)

26

luche, d'asthme, il faudra simplement, après une

certaine

précaution, ajourner au

besoin quelque temps l'opération.

Mais plus spécialement les maladies diverses

des

zones

anté¬

rieures del'œilpourront avoir sur une

opération tentée

sans

les précautions nécessaires les plus graves

conséquences. On

devra rechercher avec un soin minutieux, avant l'opération

l'état d'intégrité plus ou moinsparfaite des

parties accessoires

de la vision, voir s'il n'y a pas deblépharite, si

l'implantation

des cils n'est pas viceuse (trichiasis), si ces

derniers

ne

font

pas défaut (alopécie), on vérifiera avec

soin l'état de la

con¬

jonctive. S'il existe une conjonctivite

lacrymale,

ou

si cette

affectionest due à des granulations. Il faut interroger

les culs-

de-sac conjonctivaux, et tout spécialement

celui de la

pau¬

pière supérieure, et faire l'injection et le

cathétérisme des

voies lacrymales pour en constater le degré

de perméabilité.

Si la cornée est touchée, si le malade estatteint

d'une

kératite, ou mieux d'un abcès de la cornée, il fauttout

d'abord

le guérir de cette affection, attendre qu'un processus

de répa¬

ration ait pris la place du processus ulcératif, avant

de penser

à l'extraction de la cataracte qui le moment venu,

devra être

faite par la méthode combinée, c'est-à-dire en

excisant l'iris

dans le point de la cornée le moins altéré par

la cicatrice

qu'aura déterminéel'ulcération cornéenne.

La conduite à tenir serait la même en présence d'un

leu-

come de lacornée.

Il arrive fréquement aussi que la cataracte

coïncide avec

uncatarrhe des voies lacrymales. —Que faut-il

faire dans ces

cas? La méthode ancienne desoblitérationsparles

caustiques

et parle feu semble devoir êtrerejetée, pourdonner

la préfé¬

renceàl'extirpationtotale dusac lacrymal.Nous

rapporterons

à ce sujet une présentation de malade, faite il y a

deux ans,

par M. Rollet. 11 présenteunemaladequi

demandait l'opération

de la cataracte, étant atteinte enmême temps d'un

catarrhe

des voies lacrymales à droite. Les séances de

cathétérisme

provoquèrent une exagération des phénomènes

inflammatoi¬

resdu côté du canal nasal etdu sac. M. Rollet pratiqua

alors

(27)

27

l'ablation totale du sac et douze jours après put

extraire la

cataracte du même côté, sans crainte

d'infection.

M. Rollet a fait un grandnombre

d'extirpations du

sac

dans

cesconditions avec de bons résultats.

Citerons-nous comme complication la présence d'un

pté-

rygionà la partie interne

de l'œil

et

empiétant

sur

les limi¬

tesde la cornée? La nature decette productioncellulo-vascu-

laire, son siège en un point du

globe oculaire

que

n'intéressera jamais le couteau de

l'opérateur et qui

ne

lui

permet pas d'envahir le champ visuel

font

que

cette produc¬

tion ne saurait être bien sérieusementconsidérée comme une complication de la cataracte. Nousfaisons

des réserves bien

entendu, relativement aux cas très rares où le

ptérygion

normalement développé et envahissant se propage

jusqu'au

centre même dela cornée. C'est alors une complication véri¬

tablequi nécessiteune opérationspécialeet

contraint d'ajour¬

nerparfois l'extraction de la cataracte.

Du gerontoxon.

Sans vouloir donner une importance exagérée au géron-

toxoncommecomplicationde cataracte, il

convient de

ne pas

le méconnaître au moment de l'opération pour le choix du

procédé.

b'arcsénileest produit parunedégénérescence

cellulo-grais-

seusedes cellules etespaces intercellulairesdu

tissu cornéen.

C'est le fait d'un ralentissement de la circulation locale. Il

coïncide le plus souvent avec l'athérome

généralisé

et on

constate souvent en même temps la régression graisseuse

dansles muscles de l'œil. L'onconçoit fort bien que dans ces

conditions, il sera de toute nécessité d'éviter autant que possible dans l'incision à faire à la cornée,lesparties atteintes

dece ralentissement nutritif et les parties circonvoisines. On

éloignera,

autant que possible, l'incision de l'arc

sénile; il

ne

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