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UNIVERSITE FRANÇOIS RABELAIS DE TOURS

DEPARTEMENT DE PSYCHOLOGIE- UFR ARTS ET SCIENCES HUMAINES

Le partenariat pour contenir la déviance des jeunes !

Étude menée sur un quartier sensible de Dreux.

Mémoire présenté en vue de l’obtention du DUFRA

« Diplôme Universitaire de Formation en Ressources Humaines et Animation des Groupes »

Présenté par HUSEYIN KARAOGLAN

Sous la direction de ROLAND FONTENEAU

(Maître de Conférences Université Tours) et

ERIC LEPAGNOT (Tuteur- Chargé de mission – Conseil général Eure-et-Loir – Direction Culture, Sport, Vie associative)

SESSION JUIN 2009 SUFCO- Formation Continue

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SOMMAIRE

Avant-propos... 5

Mes remerciements ... 7

Le résumé de la thèse ... 9

Liste des sigles et abréviations ... 11

INTRODUCTION... 13

I- Le contexte général : Un territoire compliqué par la multitude des dispositifs ... 17

A- Présentation des principaux indicateurs de la ville de Dreux... 19

Le contexte géopolitique de Dreux... 20

Composition de la population :... 20

L’environnement économique : ... 21

Diagnostic Réussite éducative ... 25

Diagnostic citoyenneté et prévention de la délinquance ... 27

Diagnostic participation des habitants, accompagnement social ... 30

Les axes de travail dans le projet urbain de cohésion sociale (CUCS) :... 34

B- Le contexte de l’étude ... 37

Cadre général de mon intervention... 37

Diagnostic du secteur des Rochelles ... 38

Synthèse du la partie ... 39

II- Partie conceptuelle : L’action éducative et déviances des adolescents ... 41

Problématique... 43

Hypothèse... 43

La déviance et conduites déviantes ... 43

Le phénomène de groupe ... 48

L’adolescence ... 49

La Politique éducative... 53

1ère scène de vie : La famille ... 54

2ème scène de vie : L’école de la République ... 55

3ème scène de vie : Les accueils (extrascolaires) de loisirs ... 61

III- La démarche méthodologique : Travailler sur un projet global pour les jeunes ... 65

A- Méthodologie... 67

Rappel de l’hypothèse ... 67

L’échantillonnage ... 76

Grille d’analyse vierge... 77

B- Analyses ... 79

Analyse comparative selon les personnes interviewées ... 79

Résumé de l’analyse comparative ... 101

La validation ou le rejet de l’hypothèse de recherche ... 103

Synthèse de la partie : ... 104

IV- Interprétation : Favoriser les partenariats d’initiatives locales... 105

1.La ville de Dreux ... 107

2.Les acteurs de terrain ... 108

3.L’éducation familiale ... 109

4.Les jeunes mineurs... 112

5-L’éducation scolaire dit formelle... 115

6-Les structures d’éducation dit non-formelle... 118

7-Les dispositifs et partenariats ... 120

La marguerite du partenariat... 123

Conclusion ... 125

Annexes ... 126

La table des matières... 127

Bibliographie ... 129

Lexique des mots... 132

Grille d’analyse d’un entretien... 133

Les partenaires (liste non exhaustive) ... 137

Quelques conditions d’un partenariat... 138

Dialogue Adultes/adolescents :... 139

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Mémoire DUFRA psen par Hüseyin KARAOGLAN- Juin 2009

Pour télécharger ce document, rendez-vous à l’adresse Internet suivant :

http://boxecitoyenne.sport.fr ou

http://kennedy28.blogs.fr

ou en cliquant sur le lien ci-dessous :

https://share.acrobat.com/adc/document.do?docid=72886390-4b51-4c49-84ef- 4256a16aaac5

Pour me contacter

[email protected]

&

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Avant-propos

Ce mémoire est le fruit de mon expérience personnelle dans la vie d’un quartier classé, selon les appellations des pouvoirs publics français, en zone d’éducation prioritaire pour l’Education nationale, ou en Zone urbaine sensible définie pour être la cible prioritaire de la politique de la ville. Il est l’aboutissement d’une longue réflexion sur l’approche de la prévention de la délinquance juvénile via un partenariat entre le secteur public (l’Etat, éducation nationale, collectivités territoriales), privé (monde associatif, entreprises…) et sphère familiale.

En effet, loin de toutes considérations et propos cloisonnés en une réflexion purement et simplement théorique, la rédaction de ce mémoire puise ses fondements au travers d’une réalité sociale et d’un quotidien qui restent à ce jour nullement figés.

En effet, le caractère changeant et multiple des situations voire problématiques sociales, économiques mais aussi culturelles observées à l’égard des populations du quartier ciblé constitue aujourd’hui l’élément clef de ma recherche scientifique. Je me suis toujours intéressé sur la réussite éducative des adolescents en milieu défavorisé et les influences relatives à l’environnement, l’empreinte familiale et l'imprédictible personnalité propre de chacun.

C’est en ce sens et cela en cohésion avec le territoire d’action, que j’ai essayé de mettre en lumière au travers des pages qui suivent un mémoire où l’adaptabilité et la souplesse sont des critères de réussite dans toutes actions partenariales à finalités éducatives.

Comme décrit au préalable, ce mémoire est le fruit d’une réflexion pragmatique et praxéologique où chaque partie relève d’un diagnostic issu directement de la réalité sociale, d’une explication des comportements physiques et psychologiques qui s’adapte intentionnellement aux conditions de l’environnement et atteindre ainsi les objectifs visés. (Ludwig von Mises, L'Action humaine, 1949).

A l’opposé de toutes solutions miracles et autres remèdes d’alchimistes nous donnant les apparats d’un « Médecin malgré lui » (Molière), ou d’un militant de service « Samu social », je garderai en mémoire au fil de l’élaboration de ce mémoire les propos d’un célèbre humoriste français :

« Dans uns société en pleine mutation, mieux vaut penser le changement que de changer le pansement ». Francis Blanche.

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Mes remerciements

En 2007, dans le but de mieux connaître les initiatives de prise en charge dans le domaine de la jeunesse réalisées conjointement par l’Education nationale, les collectivités territoriales, les familles et les associations, j’ai rencontré plusieurs représentants responsables des questions éducatives de la ville de Dreux.

Cette problématique m’a semblé être un exemple intéressant de prise en charge collective car nul ne peut résoudre seuls les problèmes posés par la déviance. J’ai vécu une douzaine d’années dans les milieux difficiles, et travaillé dans le domaine de l’éducation populaire pour ensuite décider d’approfondir de façon scientifique le cas, d’où ce mémoire.

Ce travail scientifique est en effet le résultat de deux riches années de recherche qui m’ont permis d’explorer un sujet aussi large que l’éducation partagée. Ce travail a été le fruit de nombreuses collaborations aussi enrichissantes les unes que les autres. Aussi je tiens à remercier ici tous ceux qui, de près ou de loin, y ont pris part.

Je remercie d’abord Albéric de Mongolfier, Président du Conseil Général, Roland Beaujean, et André Gelineau, membres du conseil d’administration du Comité Départemental Olympique et Sportif d’Eure et Loir d’avoir porté financièrement et logistiquement cette formation en m’associant à cette fabuleuse équipe. Aussi, je remercie vivement mes employeurs : l’ABC pour les financements et l’IFAC pour le temps libéré à cette formation.

Je remercie très fortement Eric Lepagnot, mon tuteur de mémoire pour son soutien au bon avancement de mes travaux ! merci pour cette réelle disponibilité, pour son regard critique concernant mon sujet de recherche, merci d’avoir tenu avec beaucoup d’enthousiasme ce rôle essentiel de tuteur jusqu’au bout.

Je souhaite dire aussi combien j’ai pu apprécier tout au long de ces deux années la collaboration étroite des étudiants DUFRA, qui m’ont donné les premiers conseils pour m’occuper au mieux de ce précieux travail mené durant ce mémoire et celles et ceux qui ont accepté de me confier les nombreux articles et documents de travail pour cette étude.

Sincères remerciements à l’ensemble du personnel de l’établissement de l’antenne scientifique universitaire de Chartres (ASUC) se sont déroulées mes années de formation.

Je dois évoquer aussi les diverses collaborations fructueuses initiées au cours de cette période. Dans cette optique, j’accorde ici une attention particulière à Pascal Lerest, pour sa disponibilité, son intérêt, son soutien, et non pas exclusivement concernant les expériences d’ethnologie, mais pour bien d’autres conseils éclairés ! Au même titre, un grand merci aux professeurs de cette formation ; à Daniel Alaphilippe et Christine Maintier pour les échanges très instructifs ; en espérant que cette collaboration se poursuive ! Une profonde gratitude va également envers Sam Ba qui a accepté d’être interviewé, en ce qui concerne notamment les pratiques partenariales sur la ville, ainsi qu’envers Jean-Pierre Dubreuil pour toutes ses analyses. Je tiens à remercier également Hélène Barbe pour une essentielle initiation à la vie associative ! Aussi, au monde de l’éducation nationale à savoir Marie Meliand et M. Moumni pour m’avoir accueilli dans leur établissement.

Enfin, mes remerciements vont à Moussa Arab également pour avoir éclairé ma lanterne sur la vie du quartier des Rochelles.

Je remercie très vivement les différentes personnes qui ont accueilli avec forte sympathie mon sujet de recherche comme Anne Houdebert et Jérôme Pineau.

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Mes remerciements vont également à Jean-Marc Providence, qui est parmi les premiers à m’avoir orienté dans cette recherche scientifique.

Enfin, que ma famille, mon frère (paix à son âme), mes amis et toutes les personnes que j’ai pu côtoyer durant ces deux années soient profondément et chaleureusement remerciés de m’avoir soutenu pour mener à bien ce projet. En espérant avoir donné envie à d’autres, et surtout à mon fils, et à mes élèves de suivre le chemin passionnant de la recherche scientifique !

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Le résumé du mémoire

La multiplication des actes de délinquance et d’incivilité commispar des mineurs, et autres comportements déviants poussent parfois à l’échec scolaire au sein des établissements scolaires. En revanche l’articulation des trois lieux de socialisation et d’éducation qui peuvent être la famille, l’école et les associations d’éducation populaire peuvent diminuer et contenir la déviance des jeunes et notamment les adolescents. Les phénomènes de

«galère», de «zonage», d’enclavement territorial et d’exclusion peuvent être mis en étroite corrélation avec l’inégalité des chances face aux études, à l’emploi et à la consommation dont les jeunes du quartier souffrent.

Durant ces entrevues, plusieurs propositions des interviewés ont été dégagées.

Comme nous allons le voir, la recherche a démontré que beaucoup de travail social et de dispositifs se superposent, et s’avèrent sans effets marquants sur la politique éducative.

En effet, le constat général est qu’il y a une diversité des partenaires dans les dispositifs d’aménagement du temps de l’enfant. Les ministères, les collectivités locales et territoriales, les associations, les organismes à vocationsociale sont impliqués parfois pour les mêmes populations. Que la forte hétérogénéité des intervenants professionnels et de leur statut (enseignants, fonctionnaires territoriaux, travailleurs sociaux, animateurs, agents municipaux, aides-éducateurs, bénévoles), ainsi que l’empilement successif de dispositifs et de procédures (CEL, Clas, CUCS etc…), sans parler de la complexité des financements croisés liésaux opérations de la politique de la ville, conduisent sur le terrain à unegrande confusion organisationnelle qui empêche toute évaluation sérieuse et par là même la lisibilité financière de ces opérations.

Enfin, la nécessité et la pertinence d’un partenariat tripartite entre le secteur public (exemple : éducation nationale), le secteur privé (exemple : association) et la sphère familiale serait sans doute fort pertinent. L’efficacité d’un travail partenarial serait complémentaire sur la jeunesse et la recherche de solutions contenant une plus value éducative constituerait un champ de recherche fascinant mais complexe. Du même coup, il serait sans doute stratégique, tant pour les partenaires publics que privés, de favoriser la recherche d’un partenariat. Dans le cadre de l’éducation partagée, il devient évident que tant les principes énoncés que les solutions dépendent de l’apport des divers partenaires.

Jadis simples relations pour échanger, informer et communiquer entre les différents partenaires publics et privés sur l’éducation partagée, de nos jours ces moments de rencontres deviennent de plus en plus tributaires d’une adhésion et d’une collaboration des diverses parties prenantes de la société, et ce, afin de répondre aux défis que pose le XXIème siècle. C’est à ce prix qu’il sera possible de réaliser ce changement de paradigme afin de faire reconnaître à tous les partenaires de modifier leurs pratiques qui, en somme, rencontrent des difficultés de convergence au détriment de la jeunesse, et par conséquent de l’avenir de notre société.

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Liste des sigles et abréviations

AADEF Accueil, écoute et orientation pour chacun des membres de la famille AAH L’allocation Adulte Handicapé

ABC Association

Académie de boxe citoyenne

ADIE Association pour le droit à l'initiative économique

ADSEA Association Départementale pour la Sauvegarde de l'Enfant à l'Adult AEPS animations éducatives périscolaires

AFB Ateliers de Formation de Base AID Amitié internationale drouaise

ANRU Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine API Allocation de parent isolé

APROFED Association de femmes sénégalaises ASE Aide Sociale à l'Enfance

AVIEL Association Aide aux Victimes d’Infractions d’Eure et Loir

CAE Centre d'Action Educative - Protection Judiciaire de la Jeunesse CAdD Communauté d’Agglomération du Drouais

CAF Caisse d’Allocations Familiales

CAIRN Portail Internet regroupant des revues en sciences humaines et sociales

CARVEJ Contrat d'aménagement des rythmes de vie des enfants et des jeunes CATE Dispositif pour des personnes "déficientes intellectuelles"

CESC Conseil d’éducation à la santé et à la citoyenneté CCAS Centre Communal d’Action Sociale

CCI Chambre de Commerce et d’Industrie

CEDACT Centre de développement au service des collectivités territoriales CEL Contrat Educatif Local

CERTU Centre d’Etudes sur les Réseaux, les Transports, l’Urbanisme et les Constructions Publiques

CIO Centre d’information et d’orientation.

CISPD Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance CLAS Contrat local d’accompagnement à a scolarité

CLJ Conseil Local de la Jeunesse

CLSH Centre de Loisirs sans hébergement COPIL Comité de pilotage politique

CPCA Conférence Permanente des Coordinations Associatives CPE Conseiller Principal d’Education

CRIA Le Centre Ressources Illettrisme Alphabétisation CTL Contrat Temps Libre

CTT Comités Techniques Thématiques CUCS Contrat Urbain de Cohésion Sociale CVL Centre de Vacances et de Loisirs

DDJS Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports

DDPJJ Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse DDTEFP Direction Départementale du travail, de l’emploi et de la formation

professionnelle

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DIIESES Délégation Interministérielle à l'Innovation, l'Expérimentation Sociale et l'Economie Sociale

DPRU Direction de la Prévention et des Risques Urbains

DUFRA Diplôme Universitaire de Formation aux Ressources humaines et animations des groupes

DVSQ Direction de la Vie Sociale des Quartiers EEP Entreprise d’Entraînement Pédagogique

FCPE Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques FSL Fonds de solidarité pour le logement

GUP Gestion Urbaine de Proximité

ICN L’association des parents ressources IFAC Institut de formation et de Conseil

IFEP L’association Insertion-Formation-Education-Prévention INAVEM Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation INIREP Institut inter-régional d'éducation permanente

INSEE Institut National des Statistiques des Etudes Economiques IP Inspection académique

IUP Aménagement et développement territorial JADES Association Jeunesse active drouaise et séniors MEFE Maison de la formation et de l’emploi

Mp3 : Format audio électronique compressée

OPAC Office Public d'Aménagement et de Construction PAVA Parcours d’Accès Vers l’Alternance

PJJ Protection Judiciaire de la Jeunesse

PLDALPD Plan Local Départemental d’Aide au Logement des Publics Défavorisés

PLH Le programme local de l'habitat PRE Programme de Réussite Educative RMI Revenu minimum d’insertion

RSE La responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises SASD Le Service d’action sociale départementale

SCOT Schéma de cohérence territoriale SPE Service Public de l’Emploi

UNEDIC Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce

VAE Validation des acquis de l’expérience ZEP Zone d’éducation prioritaire

ZUS Zone Urbaine Sensible

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I NTRODUCTION

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L’incertitude, la complexité ainsi que la rapidité des changements sociétaux constituent les principales caractéristiques et enjeux auxquels doivent faire face l’Etat, les collectivités locales, les organisations privés et les responsables directs des enfants qui sont les familles face aux déviances.

Les pratiques autour de la déviance des jeunes doivent être collectives, partenariales car nul ne peut résoudre seul les problèmes posés par certains jeunes qui s’inscrivent dans des conduites de plus en plus déviantes.

Aujourd’hui, nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion générale visant à optimiser les liens verticaux et horizontaux existant entre le centre de gravité qu’est le jeune et les partenaires extérieurs (Porter, 1985) susceptibles de construire ou de conforter l’action destinée en direction des jeunes. Dès lors, il apparaît légitime et nécessaire de s’interroger sur les éléments qui seront susceptibles d’augmenter la capacité du partenariat à atteindre les objectifs fixés. Sur ce thème, une problématique retient mon attention : comment le partenariat peut-il contenir la déviance des jeunes ?

Tel qu’il sera discuté dans le cadre de ce mémoire, les manœuvres de partenariats connaissent un taux d’échec relativement important (Mohr et Spekman, 1994). Cet état de fait associé à la faiblesse des recherches portant sur les processus de gestion et la mise en œuvre des partenariats (Gulati, 1998) légitiment un questionnement sur les facteurs de réussite des actions de partenariat. En effet, si un nombre conséquent de travaux existe sur les différentes formes de partenariats ainsi que sur les facteurs explicatifs de leur constitution, plus rares sont les études portant sur leur condition de gestion et de mise en œuvre. (Brulhart, 2002).

L’objet de ce mémoire est d’étudier les partenariats possibles pour prévenir, voire contenir les phénomènes de déviances des jeunes. Par conséquent, la contribution scientifique est de définir dans un sens plus large les partenariats contractuels, qui se définissent comme des ententes dont le but est de déléguer certaines compétences, mais également les partenariats consensuels, qui visent davantage à développer des projets communs où les intérêts de chacun sont interreliés.

Il est d’intérêt d’étudier le contexte général de la ville de Dreux, pour comprendre les efforts constants de la politique de la ville pour multiplier les dispositifs visant à mettre de l’ordre et de la cohérence au sein des procédures et des intervenants. Or, aujourd’hui le constat de ces dispositifs est qu’ils ont souvent permis de dégager des moyens importants, mais qu’ils demeurent souvent des échecs organisationnels d’où sont exclus les partenaires les plus légitimes (associations, familles, enfants…).

Le premier chapitre du mémoire est consacré à une présentation du contexte général de la ville de Dreux. Il sera question de faire un état des lieux sur le territoire, avec un zoom sur le quartier des Rochelles pour tenter de comprendre la complexité et la multitude d’acteur qui font du travail social sur le territoire.

Dans le second chapitre, la partie conceptuelle sera décrite, incluant l’action éducative et les déviances des adolescents.

Au troisème chapitre, la démarche méthodologique sera décrite, en se penchant sur l’analyse comparative des données issues des entevues semi-dirigées avec les divers partenaires ainsi que d’autres personnes-clés, ainsi que l’élaboration d’un projet global sur les jeunes.

Le quatrième chapitre constitue l’analyse de l’interprétation, le sens que je donne à mon travail de recherche, en vue de favoriser les partenariats d’initiatives locales pour contenir la délinquance. Une discussion sur les résultats ainsi qu’une conclusion complètent ce mémoire.

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I- Le contexte général

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Un territoire compliqué par la multitude des dispositifs

A- Présentation des principaux indicateurs de la ville de Dreux

Plan général de la ville de Dreux

Préambule :

Tirés du Programme Local de l’Habitat de février 2006, les indicateurs détaillés ci après, actualisent les données statistiques INSEE 1999 et nous permettent de repérer les évolutions de la population.

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Le contexte géopolitique de Dreux

Evolution générale

La Communauté d’Agglomération du Drouais compte 19 communes pour près de 55 000 habitants. En 1999, lors du dernier recensement réalisé par l’INSEE, le territoire intercommunal comptait 54 387 habitants, contre plus de 57 500 en 1990.

Ce taux de croissance négatif de -0,63% marque un tournant en comparaison de la période précédente où la croissance avait connu un rythme soutenu de l’ordre de 1,15% par an, supérieur à la moyenne départementale.

Concernant les communes : un taux de croissance négatif particulièrement élevé a été enregistré sur Dreux (-1,11%) mais neuf autres communes de taille variable ont également connu des pertes de population.

L’inversion de la tendance en matière de croissance est liée d’une part à la légère baisse du taux d’accroissement naturel (de 1,28% à 0,90%), et d’autre part, de manière principale, à l’accentuation d’un solde migratoire négatif. En effet, depuis 1982, l’agglomération enregistre plus de départs de ménages que d’arrivées. Mais ce déséquilibre s’est nettement accentué sur la période 1990-1999 avec un taux de -1,53% par an.

Le solde naturel étant partout resté positif, ce sont bien les migrations de ménages qui ont fait perdre des habitants à une dizaine de communes. Sur Dreux, ce taux se fait très élevé, de l’ordre de -2,13% par an.

Les dynamiques démographiques observées entre 1990 et 1999 ont manifestement pris de nouvelles inflexions depuis 1999. La perte d’habitants semble en effet diminuer sur le territoire, malgré un rythme de construction encore modéré.

La tendance à la diminution ne serait plus liée qu’à la perte d’habitants sur Dreux même. De fait, à Vernouillet on note un retournement de tendance, avec un accroissement net de la population depuis 1999. Les autres communes connaissaient déjà, au global, un rythme positif entre 1990 et 1999, elles ont continué à gagner des habitants, selon un rythme plus marqué : 0,66% par an contre 0,40% seulement auparavant. Mais les recensements partiels en cours semblent annoncer un redéploiement de la population.

Composition de la population :

Une population particulièrement jeune :

L’indice de jeunesse (qui fait le rapport des moins de 20 ans sur les plus de 60 ans) est exceptionnellement élevé sur ce territoire, puisqu’il se situe à 1,90. L’agglomération se situe de ce point de vue au-dessus de la moyenne départementale, dont l’indice atteint pourtant 1,28. Sur plusieurs communes, il dépasse même 2. C’est le cas pour Dreux. Cet indice fort sur la communauté témoigne de la présence de nombreuses familles avec enfants. En effet, la part des moins de 20 ans est tout a fait prégnante sur l’agglomération puisqu’ils représentent près d’un tiers des habitants (31%). Notons tout de même que la part des personnes âgées n’est pas pour autant négligeable, les plus de 60 ans constituant 16% de la population au total.

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De grands ménages en moyenne

La présence de familles sur le territoire est confirmée par l’importance de la taille moyenne des ménages, qui s’élève à 2,80 personnes. Elle est supérieure à la moyenne de l’Eure et Loir, elle-même élevée (2,59).

Son taux de diminution a été de -0,68% par an, proche du rythme moyen départemental.

Cette baisse a permis à l’ensemble des communes de se situer à moins de 3 personnes par ménages en 1999, alors que tel était encore le cas de neuf d’entre elles en 1990. Dans les principales communes où l’offre en logement, plus diversifié, devrait être susceptible de répondre aux besoins de décohabitation, on rencontre de très fortes moyennes : 2,77 à Dreux et surtout 2,92 à Vernouillet. Dans ces communes, le parc social héberge des familles nombreuses, mais le manque de solutions viables pour le desserrement des ménages est également une explication de l’importance des ménages.

La taille des ménages est un indicateur important car son évolution peut illustrer des besoins différenciés : jeunes en décohabitation, séparations des couples, vieillissement de la population…

Synthèse :

Un territoire d’environ 54 000 habitants où la population diminue depuis 1990.

Une baisse notable entre 1990 et 1999 (-0,63% par an)

- tournant par rapport à la période précédente (1,15% entre 1982 et 1990) - exception à l’échelle de l’Eure et Loir (+0,32%)

Du fait d’un solde migratoire négatif de -1,53%

- départs de ménages liés aux faibles perspectives d’emploi et de logement - sur Dreux, une perte particulièrement marquée de -2,13% par an

Un tassement de la déprise depuis 1999.

Une taille des ménages élevée de 2,80.

- supérieure à la moyenne départementale (2,76) - elle a diminué à un rythme de -0,68% par an

- présence importante de familles nombreuses, mais également du manque de solutions pour le desserrement des ménages

L’environnement économique :

Une situation d’emploi fragile

Lors du recensement de 1999, le taux de chômage s’avérait particulièrement préoccupant sur l’agglomération drouaise, avec un taux de 18,8%. On se situait alors bien au-dessus de la moyenne d’Eure et Loir, qui était de 10,9%. C’est principalement la situation de Dreux et de Vernouillet qui influaient sur ce taux, avec respectivement 23,5% et 17,4% de chômeurs.

Selon les données du Plan Local Départemental d’Aide au Logement des Publics Défavorisés (PLDALPD), sur la zone d’emploi de Dreux, le taux de chômage était de 12,0%

à la fin mars 2005 contre 9,1% en moyenne en région Centre et 9,5% dans le département

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de l’Eure et Loir. Ce secteur est le plus touché du département même si le taux de chômage y a diminué de 0,7% depuis un an.

Notons ensuite la forte représentation du secteur pharmaceutique et optique. Figure également en bonne place le secteur de la grande distribution avec « Cora » à Dreux et « Hyper U » à Vernouillet (436 emplois à eux deux).

Concernant l’implantation générale des entreprises sur les cantons drouais, on note que sur plus de 1 600 établissements, 972 sont situés sur la ville de Dreux elle-même (soit 60,5%). Le canton Dreux Sud est le deuxième secteur le plus concerné par l’implantation d’entreprises, avec la commune de Vernouillet. Les entreprises commerciales sont les plus répandues (47% du total) mais certainement pas les plus pourvoyeuses d’emploi.

Des situations sociales et économiques précaires Les niveaux de revenus

Au niveau global sur l’agglomération, près d’un foyer sur deux se situe en dessous du plafond d’imposition, ce qui correspond à la moyenne nationale. Cette moyenne recouvre cependant de nets contrastes entre les communes. Ces ménages non imposables sont plus représentés sur Vernouillet (50%) et Dreux (56%).

Ménages imposables Ménages Non imposables

Dreux 5 097 44% 6 456 56%

Vernouillet 1 969 50% 1 937 50%

CAdD 9 964 51% 9 702 49%

Eure et Loir 98 272 60% 65 561 40%

Source : Direction Générale des Impôts, Filocom 2003

On note donc que les communes qui constituent des pôles d’emploi importants sont également celles qui regroupent le plus de ménages défavorisés. C’est en effet sur leur territoire que se sont constitués d’importants quartiers locatifs sociaux pour loger la main d’oeuvre, principalement ouvrière. Alors que le secteur connaît des difficultés, ces quartiers d’habitat social regroupent à présent des populations à revenus modestes ou précaires.

Les allocataires de la CAF

Des données de la Caisse d’Allocations Familiales peuvent également être analysées à l’échelle intercommunale. En sus des informations concernant les niveaux de revenus, elles permettent de qualifier la nature des ressources des habitants de ces communes.

Prestations représentant moins de la moitié des revenus

Prestations représentant entre 50% et 80% des revenus

Prestations représentant plus de 80% des

revenus

Dreux 4 332 69% 566 9% 1 290 20%

Vernouillet 1 468 77% 144 8% 259 14%

CAdD 6 821 73% 738 8% 1 616 17%

Source : CAF 2002

Pour un quart des allocataires de la CAdD, les prestations de la CAF forment plus de la moitié des revenus globaux. Pour 17% en particulier, ce sont plus de 80% des ressources qui découlent de ces allocations. Cette part de ménages fortement dépendants des allocations se fait plus importante encore sur Dreux : ils constituent 20% des ménages.

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En 2002 sur l’agglomération Drouaise, 3 205 allocataires de la CAF disposent de ressources inférieures au seuil des bas revenus, soit 669,40 € mensuels par unité de consommation. 78% d’entre eux vivent sur Dreux (2 508 allocataires à bas revenus).

Les allocataires sont majoritairement (67%) des ménages avec enfants, ce qui s’explique par la prédominance traditionnelle des allocations familiales parmi les prestations CAF.

Inversement les familles monoparentales et les personnes isolées sont plus représentées parmi les allocataires du Drouais que sur l’ensemble de l’agglomération. D’ailleurs plus d’un quart de ces allocataires sont des familles monoparentales (28%) soit 890 familles, dont près de 700 sur Dreux.

• Les minimas perçus

Parmi les minima perçus, les bénéficiaires du RMI sont 1 152 sur l’agglomération dont 941 (soit 81,7%) sur la ville de Dreux et 14,6% sur Vernouillet. Seuls 2% des allocataires sont bénéficiaires de l’API. L’allocation Adulte Handicapé concerne quant à elle 566 personnes soit 6% des allocataires. Pour cette prestation également, les bénéficiaires se trouvent concentrés sur Dreux et Vernouillet qui doivent offrir des logements mieux adaptés.

Synthèse :

Un pôle d’emploi important aux marges de l’Ile de France.

- taux d’emploi excédentaire de 1,17 pour la CAdD

- profil industriel ancien en déclin, un paysage économique en redéfinition

- influence croissante de l’ouest de la Région Parisienne pour bon nombre de résidents

Une précarité socio-économique

- départs de ménages liés aux faibles perspectives d’emploi et de logement

- taux de chômage préoccupant : 18,8% en 1999 contre 10,9% dans le département - près d’un ménage sur deux (47%) est allocataire de la CAF en 2002 et 5 900 ménages

perçoivent l’allocation logement

- plus d’un millier de RMistes (1 152 en 2002)

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Diagnostic Réussite éducative

1 – La situation sur le territoire en matière d’éducation

Les établissements scolaires de Dreux et de Vernouillet accueillent un effectif d’élèves en 2006 de :

Dreux Vernouillet

Ecoles maternelles 1460 528

Ecoles élémentaires 2068 776

Collèges

Dreux : Albert Camus, Pierre et Marie Curie, Louis Armand, Paul Fort, Martial Taugourdeau

1975 Lycées

Dreux : Rotrou, Branly, lycée professionnel Maurice Violette, lycée professionnel G. Courtois

3284 Enseignement privé (institut St-Pierre et St-Paul)

1er degré 2nd degré

441 1222

Non communiqué

2 - Les contrats portant sur l’éducation

Le Contrat Educatif Local –CEL- est un dispositif interministériel (Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, Ministère de l’Education Nationale, Ministère de la Culture, Ministère délégué à la Ville) qui a pour but d’encourager et de soutenir, sur un territoire, une politique éducative en faveur des enfants et des jeunes. Il permet une mise en cohérence et une harmonisation des différents temps qui composent la vie d’un enfant ou d’un jeune : temps scolaire, temps périscolaire et temps extrascolaire permettant une continuité éducative. Ces contrats ont une durée de trois ans.

– Le CEL de Dreux

Le premier contrat a été signé en 2000 mais fait suite à un Projet Educatif Local en 1999 et à 3 ans de contrat « Aménagement des Rythmes de Vie de l’Enfant » sur 4 sites pilotes.

Le CEL de Dreux est caractérisé par une intervention de la commune concernant le temps périscolaire par la mise en place d’ateliers dans l’ensemble des établissements scolaires et par une participation des associations sur des actions périscolaires et extra scolaires (les activités ont lieu après les cours ou la restauration scolaire).

Les associations participantes sont : AAPE Michelet, Alliance Basket, ASC Jean Zay, Cercle Laïque, DAC Handball, ICN, ABC, JADES.

L’objectif pour l’enfant est de :

- organiser les différents temps de sa journée, - contribuer au développement de sa personnalité, - l’aider dans sa réussite scolaire,

- développer l’apprentissage de la citoyenneté,

- lui inculquer le respect des droits de l’homme, des libertés et des devoirs, - lui apporter le désir d’apprendre, ouvrir sa curiosité,

- lui donner un autre mode de contact avec son environnement.

(26)

3 - Le Programme de Réussite Educative sur Dreux

Le Programme de Réussite Educative –PRE- de Dreux, porté par la Caisse des Ecoles de la ville et financé en grande partie par l’Etat1, a été lancé en septembre 2005 (signature de la convention attributive de subvention le 21 septembre 2005). Il concerne les enfants âgés de 2 à 16 ans et leurs parents, repérés comme ayant des fragilités (difficultés familiales, de santé, ou autre), ayant un impact sur leurs chances de réussite. La participation active des parents est un des fondements du programme.

Le programme fait intervenir de manière active les services de l’Inspection Académique, les écoles, collèges et lycées, la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, la sous préfecture, les représentants des parents d’élèves, la CAF, le Conseil Général… ce qui nécessite un travail permanent de coordination et de concertation. Pour permettre cette synergie et le bon déroulement des actions, l’équipe opérationnelle de soutien est composée d’un coordonnateur, d’un psychologue, d’une médiatrice sociale, d’une éducatrice de jeunes enfants, d’un agent administratif, qui s’ajoutent aux vacataires et notamment aux interprètes. La composition de cette équipe existe depuis mars 2006 mais est complétée depuis décembre 2006 par une deuxième psychologue (qui remplace la médiatrice) et de 3 professionnels vacataires (2 éducatrices et 1 enseignant). Depuis le 30 mars, la signature d’une convention de partenariat et de partage des informations rend possible le suivi individuel.

Le dispositif est conduit à travers deux types d’actions : le suivi individualisé et les actions collectives :

- le suivi individualisé : il s’agit du suivi personnalisé d’enfants et de familles repérés comme vivant des situations difficiles présentant un frein à la réussite éducative. Elles représentent la base du travail de l’équipe opérationnelle de soutien,

- les actions collectives : elles se résument dans les fiches actions traitant de domaines variés, allant de l’apprentissage de la lecture à la santé en passant par du soutien parental, des actions culturelles…

4 – L’Inspection Académique-IA

L’inspection Académique est fortement impliquée dans le programme de réussite éducative de Dreux, ce qui mobilise l’ensemble des services et des personnels autour de l’Inspecteur de l’Education nationale en charge de la circonscription et des Principaux de collèges.

5 – La Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports –DDJS-

La DDJS a contribué à la mise en place du programme de réussite éducative sur Dreux en apportant son concours technique et pédagogique. La DDJS participe par ailleurs aux différentes instances et notamment au conseil consultatif chargé de valider les actions et la procédure d’évaluation.

6 – Le Conseil Général

Le Conseil Général intervient notamment dans le programme de réussite éducative de Dreux à travers :

- ses travailleurs sociaux, qui effectuent un travail de proximité, et ses cadres.

1Mises à disposition de personnels, de locaux, prise en charge des frais de transport et de courrier par la ville

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Diagnostic citoyenneté et prévention de la délinquance

1 - Le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance –CISPD-

La CAdD a créé en 2003 le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, instance de concertation et de prise de décision, regroupant tous les acteurs de l’agglomération agissant dans le cadre de la sécurité et de la prévention de la délinquance.

La structure du CISPD est telle que :

- 10 groupes territoriaux existent, afin de respecter les logiques de territoires et travailler en proximité : un groupe spécifique aux communes rurales, deux ateliers de vigilance sur Vernouillet, sept comités de proximité à Dreux,

- 5 groupes thématiques afin de concentrer les efforts dans des domaines particuliers : les bailleurs, les transporteurs, la sécurité routière, les gens du voyage, le monde économique,

- un bureau restreint, - une séance plénière.

Le CISPD est doté d’un outil d’aide à la décision chargé de centraliser les différentes données relatives à la délinquance et aux actes d’incivilité sur le territoire, chacun des acteurs devant donner les informations qui le concernent. La fourniture complète des données et leur analyse doit permettre de mieux comprendre les mécanismes de la délinquance sur l’agglomération. A ce titre et par son rôle d’animation, le CISPD est un acteur majeur dans cet axe.

2- La Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse – DDPJJ-

La protection judiciaire de la jeunesse est chargée, dans le cadre de la compétence du ministère de la Justice, de l’ensemble des questions intéressant la protection de l’enfance.

A ce titre, elle assure dans les établissements et services du secteur public et par le contrôle qu’elle exerce sur les établissements et services du secteur privé, l’éducation de mineurs délinquants ou en danger. Ses missions s’inscrivent dans un cadre juridique spécifique marqué par d’importantes évolutions. L’un des principes fondamentaux qui sous- tend cette législation est celui de la primauté accordée à l’éducation dans la réponse judiciaire. Ainsi, la diversité des mesures, des peines et des missions exercées par les services en application de cette législation ne doit pas faire perdre de vue le socle commun qui les traverse : la mission d’éducation de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse.

Localement, un centre d’action éducative est implanté à Dreux. C’est un service de milieu ouvert de la PJJ. Il intervient après décision de justice auprès de mineurs maintenus dans leur milieu social. Ce service compte sept éducateurs, une assistante sociale, une psychologue, une secrétaire et une directrice. Il intervient sur le Nord du département (au Nord de la ligne La Loupe/Epernon). Il assure en simultané le suivi d’environ 180 jeunes dans le cadre pénal et civil.

Au titre de sa mission de prévention et de son inscription dans différentes politiques publiques, la PJJ et le CAE de Dreux en particulier, peuvent intervenir à la demande dans des établissements scolaires ou auprès d’autres professionnels (assistantes sociales scolaires, CPE par exemple).

(28)

3 – La Direction Départementale de la Jeunesse et des sports –DDJS-

La politique éducative en faveur des enfants et des jeunes développée dans le cadre des dispositifs de la DDJS participe à une prévention primaire en favorisant le développement des jeunes et leur engagement à travers les pratiques sportives, culturelles et socio éducatives. Les dispositifs visent à développer des politiques territoriales globales en favorisant l’accessibilité aux pratiques sportives, culturelles et socio-éducatives.

4 – Le cabinet du Préfet d’Eure et Loir

Un pôle de prévention de la délinquance a été créé au début de l’année 2006 au bureau du cabinet du Préfet. Il est composé de deux agents dont une chargée de mission à la sécurité et à la prévention de la délinquance. Cette dernière a un rôle de transversalité, de coordination et est l'interface entre les communes et l'Etat, en assurant le suivi des CLSPD.

Elle a en charge certains dossiers thématiques :

- suivi scolaire et suivi des phénomènes de violences en milieu scolaire, en lien avec l’inspection académique (commission d’assiduité notamment) et les maires,

- violences intra-familiales en lien avec la chargée de mission au droit des femmes et à l’égalité,

- prévention de la délinquance des mineurs, en lien avec les services de police et de gendarmerie,

- rencontre dans les quartiers avec les travailleurs sociaux…

Par ailleurs, elle a en charge, en lien avec les différents partenaires, l’élaboration du plan départemental de lutte contre la toxicomanie et du plan départemental de prévention de la délinquance. Enfin, le pôle assure l’exploitation des statistiques de la délinquance et des synthèses des services de police.

5 – Le Conseil Général

Le Conseil Général participe à la prévention de la délinquance en finançant d’une part des opérations d’investissement (logement social, aménagement urbain, études) et d’autre part des opérations de fonctionnement dans le domaine social. A ce titre, de multiples actions sont financées (conduites addictives, accès au droit, citoyenneté, agents de tranquillité, préventions diverses…).

6 – La ville de Dreux

o Ville de Dreux et les groupes territoriaux

La Direction de la Prévention et des Risques Urbains –DPRU-, en partenariat avec la Direction de la Vie Sociale des Quartiers –DVSQ-, a mis en place un dispositif de prévention et de sécurité à l’échelle des sept quartiers de la ville.

L’objectif recherché, à travers la prise en compte de cette dimension d’ordre sécuritaire à l’échelle du quartier, consiste à assurer une présence des services en charge de la prévention et de la sécurité, proches des préoccupations et des attentes des citoyens.

Concrètement, le dispositif mis en place se veut être d’une part, tactique et opérationnel et d’autre part analytique et stratégique.

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– Intérêt stratégique et opérationnel :

Ce dispositif vise à recenser régulièrement au niveau de chacun des quartiers des faits ayant un impact préjudiciable sur la cohésion sociale et sur leur lieu de concentration. Le recueil de ces informations, communiquées par les acteurs de proximité (coordonnateurs, agents de médiation sociale, police municipale, agents de proximité…), permet d’envisager des stratégies d’intervention en partenariat avec les services de la ville, et le cas échéant avec les services externes (police nationale, justice, bailleurs sociaux...). Pour ce faire, des réunions régulières sont organisées au niveau de chaque quartier, à l’occasion desquelles des mesures sont prises visant la prise en charge et le traitement des problématiques répertoriées.

– Intérêt analytique et stratégique du dispositif :

A partir de ce recueil d’informations, une base de données est constituée et communiquée au fur et à mesure à la CAdD (CISPD), suivant une synthèse réalisée au moyen d’une

« fiche incident ». Les problématiques observées par le biais de ce support d’information serviront à alimenter le logiciel Corto (SIG) qui a pour fonction d’analyser les évènements (dans le temps et l’espace), et par voie de conséquence aboutir à la mise en place d’une stratégie de résolution des problèmes signalés.

La médiation a été mise en place début 2005 dans les quartiers concernés par la rénovation urbaine. En 2006 la municipalité a étendu ce service sur le secteur des Bâtes.

La médiation s’inscrit dans une démarche globale de GUP et laisse aux parties la liberté de résoudre elles-mêmes les petits conflits qui troublent les relations sociales entre voisins.

Ses missions sont ainsi définies : - écouter et orienter les habitants, - régler les conflits,

- créer un lien avec les habitants, les partenaires sociaux, - prévenir les incivilités, les dégradations de biens,

- sécuriser les opérations de secours,

- assurer dans le cadre de l’ORU une veille technique et sociale,

- accompagner les habitants pour l’application des nouvelles règles du tri sélectif et pour le respect de l’environnement.

Aide aux Victimes d’Infractions d’Eure et Loir –AVIEL-

L’AVIEL est l’association d’Aide aux Victimes sur le département d’Eure et Loir. C’est une association loi 1901 adhérente à l’INAVEM -Institut National d’Aide aux Victimes et de Médiation-, présente que l’ensemble du département avec 13 points d’accueil dont 9 permanences sur l’agglomération drouaise, assurées par deux salariés à temps plein. Elle participe au Service Public de la Justice.

L’AVIEL accueille toutes personnes qui s’estiment victimes d’une infraction sans aucune discrimination, conformément à la mission définie dans la convention entre le Ministère de la Justice et les Services d’Aide aux Victimes, afin de leur venir en aide en leur proposant une écoute, un soutien, une information sur leurs droits, une aide à la constitution de dossiers techniques, un accompagnement dans leurs démarches, et le cas échéant une orientation vers les services ou professions spécialisés.

(30)

Les prestations fournies par les professionnels de l’AVIEL sont gratuites et soumises au principe de la confidentialité.

Deux actions relatives à la prévention de la délinquance sont développées sur l’agglomération drouaise :

- l’action de correspondant social à l’Hôtel de Police de Dreux,

- l’action d’aide aux victimes à la Maison de Justice du Drouais et dans les quartiers de l’agglomération drouaise.

L’objectif de cette action est d’assurer des permanences de proximité d’aide aux victimes à toutes personnes qui, sur l’agglomération drouaise, s’estiment victimes d’une infraction.

Les victimes peuvent ainsi bénéficier dans leur quartier d’un professionnel de l’aide aux victimes qui va les accueillir, les écouter, les informer, les accompagner et les orienter si nécessaire.

Diagnostic participation des habitants, accompagnement social, illettrisme et alphabétisation, sport-culture-loisirs

Cet axe, qui reprend les dossiers transversaux, traite à la fois de la participation des habitants (qui sur le territoire, prend notamment la forme du Fonds de Participation des Habitants), de l’accompagnement social, de l’illettrisme et alphabétisation, des actions sportives, culturelles et de loisir…

Le Fonds de Participation des Habitants

Suite à des discussions d’une part entre les financeurs de ce fonds (les deux villes et l’Etat), et d’autre part le Cercle Laïque, qui en est le gestionnaire, il a été décidé que le fonds serait maintenu dans le CUCS, sous réserve de quelques modifications. Ainsi, la nouvelle convention fait apparaître :

- des taux de financement du FPH différents en fonction du type de porteur ou du type d’action (80% en cas de présentation par un groupement d’habitants ; 80%

pour des actions à visées culturelles),

- une rétribution du Cercle Laïque pour les frais occasionnés par la gestion du FPH à hauteur de 1% des sommes annuellement versées aux associations.

L’accompagnement social des habitants

Cet accompagnement s’effectue par deux types d’acteurs: des acteurs du type IFEP, ADSEA; d’autres du type associatif ou les villes. Par ailleurs, les centres sociaux présents sur les sept quartiers de la Ville de Dreux et de Vernouillet mènent des actions de développement de la vie sociale par des actions culturelles, de loisir, voire d'insertion sociale, dont l'objectif est de toucher tous les publics et toutes les tranches d'âge.

(31)

Le Conseil Général

Le Service départemental d’action sociale s’inscrit dans les missions d’intérêt général et d’utilité sociale de l’Action Sociale et Médico-Sociale définie par le code de l’action sociale et des familles. Les actions menées par le Service Départemental d’Action Sociale, dans le respect de la personne et de ses droits tendent :

- à promouvoir l’autonomie et la protection des personnes, - à renforcer la cohésion sociale,

- à prévenir les exclusions,

- à concourir au rétablissement du lien social.

Le SASD d’Eure et Loir exerce ses missions dans les domaines suivants : - l'enfance et la famille (protection de l'enfance et enfance en danger),

- l'insertion sociale de toute personne en situation de détresse ou en situation difficile, - l’accompagnement vers le domaine de l’insertion professionnelle,

- le logement et l’éducation budgétaire,

- l’accompagnement social des personnes âgées et handicapées, - l’action sociale dans les quartiers,

- l’accompagnement social spécifique logement (secteur diffus).

Le service d’action sociale articule principalement ses missions autour de cinq axes : - accueil : accueil du public sur sites et consultations sociales, conseils, accès aux

droits, orientation,

- accompagnement social : accompagnement social ou d’intégration sociale à destination des personnes en situation de difficulté sociale, économique, de perte d’autonomie ou de maltraitance ; accompagnement social à l’insertion dans toutes ses dimensions ; action éducative budgétaire ; soutien psychosocial y compris l’aide éducative ; accompagnement social spécifique logement,

- expertise : évaluations et enquêtes sociales à la demande du Procureur de la République, de l’ASE., de la PMI, de la Préfecture et des Sous-préfectures, du FSL, des élus… ou émanant de procédures internes tel que le recueil d’information, - partenariat : multiple tant au plan local que départemental,

- évaluation des besoins des populations et représentation du conseil général dans diverses instances : tableaux de bord, réunions de concertation et coopération diverses.

L’IFEP

L’association Insertion-Formation-Education-Prévention –IFEP- est une association loi 1901 à but non lucratif, qui travaille sur la ville de Dreux en réponse à un marché public de prévention spécialisée. Son intervention est basée sur l’arrêté interministériel de juillet 1972.

Son action éducative est basée sur :

- la libre-adhésion des jeunes et des familles, - le respect de leur anonymat,

- la complémentarité sociale, - la transversalité des réponses, - la notion d’acteur social, - une intervention en réseaux.

L’action éducative prend la forme de :

- action de rue et de présence sociale dans l’ensemble des lieux, sites fréquentés par le public,

- entretiens éducatifs dans les équipements de prévention générale, - accompagnement éducatif, liens, complémentarité sociale,

- participation des équipes aux actions, fêtes, manifestations locales.

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L’ADSEA

Le service de prévention spécialisée de l’ADSEA 28 intervient sur l’agglomération Drouaise depuis 1972, date de ses premières actions sur la commune de Dreux, et depuis 1995 sur la commune de Vernouillet. La Prévention Spécialisée, compétence du Département depuis la loi de décentralisation du 6 Janvier 1986, est une action sociale territorialisée inscrite dans la loi du 2 janvier 2002 dans le champ de l'Aide Sociale à l'Enfance.

Sa mission s'exerce dans les lieux où se manifestent des risques d'inadaptation sociale afin de prévenir la marginalisation et de faciliter l'insertion ou la promotion des jeunes et des familles. Les actions dites de prévention spécialisées s’exercent auprès des jeunes et des familles en difficulté ou en rupture avec leur milieu. La prévention spécialisée se caractérise par l’approche d’un jeune dans son milieu de vie en lui laissant le libre choix d’adhérer à l’accompagnement proposé.

La mission du service de prévention spécialisée ne fait l’objet d’aucun mandat judiciaire ou administratif et présuppose, conformément aux textes en vigueur, la libre adhésion des jeunes, le respect de la confidentialité des jeunes et des familles, la complémentarité sociale et l’action sur le milieu.

Ville de Dreux

Dans le cadre de la Gestion Urbaine de Proximité, l’accompagnement social existe et notamment pour les questions liées au déménagement, à la sensibilisation sur le tri sélectif, à la formation de personnels.

En janvier 2005, la Municipalité de Dreux a mis en place une nouvelle organisation qui permet aux élus d’être plus proches des habitants.

Ce dispositif baptisé PROXIMUM « proximité au maximum », organise une répartition des élus sur sept quartiers couvrant la totalité du territoire de la Ville, avec à la tête de chaque quartier un Adjoint. Cet Adjoint est assisté d’un coordonnateur de quartier. L’Adjoint préside le comité de proximité composé de conseillers municipaux, d’habitants et de jeunes du Conseil Drouais de la Jeunesse. L’Adjoint et son comité sont à l’écoute des habitants et déterminent ensemble les priorités du quartier.

Chaque quartier bénéficie d’un budget qui s’ajoute au budget général de la Ville et permet de réaliser les opérations retenues par le comité de proximité.

A travers ce dispositif la volonté est d’adapter les décisions aux réalités du quartier et des aspirations des habitants.

Dans le cadre de Proximum, l’adjoint de quartier, le comité de proximité et le coordonnateur sont à l’écoute des habitants afin de les aider à résoudre leurs problèmes touchant des domaines aussi divers que l’emploi, l’éducation, le logement, l’environnement. Le volet social de Proximum (accompagnement individuel) est pris en charge par le CCAS de la Ville et ses partenaires. Le coordonnateur ou l’élu alertent le CCAS sur des situations problématiques et le CCAS prend aussitôt le relais. L’équipe de médiation sociale, rattachée à la Direction de la Vie des Quartiers, contribue au mieux vivre des habitants.

Les mairies de quartier centralisent des services aux habitants (état-civil, antenne de services publics, Poste...) et permettent d'orienter et d'accompagner les habitants vers les structures pouvant répondre à leurs besoins (logement, emploi, services sociaux, santé, cadre de vie....).

(33)

3 - L’illettrisme

Le CRIA

Dans le cadre d’un Plan Régional de Lutte contre l’Illettrisme 2006 - 2008, les missions du CRIA 28 s’organisent autour de trois axes principaux :

Axe 1 : observatoire de la lutte contre l’illettrisme, de sa prévention et des compétences de base

Axe 2 : amélioration de la qualité des actions existantes en matière de lutte contre l’illettrisme et de prévention de l’illettrisme

Axe 3 : faire prendre en compte l’illettrisme et sa prévention dans les dispositifs institutionnels existants (points d’appui, clés d’entrée, coordination)

4- Sport Culture Loisirs

La Ville de Dreux est porteuse d'actions culturelles et de loisirs via ses Centres sociaux, les deux centres culturels implantés en ZUS, le service des sports et le service Animation Grands Projets. Toutes ces actions sont menées en cohérence avec les activités conduites par les associations.

Modalités de mise en œuvre et suivi du Contrat Urbain de Cohésion Sociale Divers comités permettent le contrôle, le suivi, l’adaptation du CUCS aux évolutions du territoire et de la vie associative :

1 un Comité de pilotage politique (COPIL) : il se réunit une fois par an, vers le mois de septembre, et permet non seulement de faire un bilan des actions financées dans le cadre du CUCS, mais aussi de définir des priorités de l’année suivante. Le COPIL réunit les partenaires financiers et signataires : Etat, Ville de Dreux, Ville de Vernouillet, Communauté d’Agglomération du Drouais, Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances, Conseil Général, Conseil Régional, Caisse d’Allocation Familiale, OPAC.

2 un Comité Technique Elargi : il discute des actions proposées par les associations et les villes, en respect des orientations fixées par le COPIL et se réunit au moins deux fois par an : une première fois pour étudier les actions proposées par les associations et les villes, une seconde pour effectuer un bilan de ces actions. Il est composé des partenaires financiers et signataires ainsi que des représentants des services déconcentrés.

3 des Comités Techniques Thématiques : en fonction des axes du CUCS et des besoins, des Comités Techniques Thématiques sont créés afin de permettre une cohérence des actions développées sur le territoire et une adaptation aux besoins repérés.

Les comités techniques thématiques suivants ont notamment été créés :

- un CTT sur la santé (avec deux orientations : la prévention et l’accès à la santé, - un CTT sur l’alphabétisation et l’illettrisme,

- un CTT sur l’accompagnement social.

La citoyenneté et la prévention de la délinquance (Axe 5) sont gérées par le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la délinquance -CISPD-, il en assure la cohérence des actions de prévention de la délinquance.

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Evaluation :

Le Cabinet MOUVENS effectue une mission d’accompagnement de la Sous-préfecture de Dreux à l’identification des indicateurs afin d’identifier à partir de la mi-décembre 2006 des indicateurs pertinents illustrant l’efficacité des actions menées dans le cadre du CUCS.

Les axes de travail dans le projet urbain de cohésion sociale (CUCS) : Axe 3/6 : Récapitulatif de la Réussite éducative

POINTS FORTS POINTS FAIBLES

- programme ambitieux de réussite éducative développé sur Dreux,

- large éventail de dispositifs existants (CEL, CLAS…), permettant le suivi scolaire et l’accompagnement des enfants dans les domaines sportifs, culturels, artistiques,

- synergie et travail en commun des acteurs travaillant dans le domaine éducatif.

- capacité d’accueil du programme de RE qui pour certaines de ses activités sera bientôt limitée (coup de pouce cle).

OBJECTIFS OPERATIONNELS

Renforcer les dispositifs existants en lien avec le milieu scolaire ⇒ Villes, IA

• actions de communication à destination des financeurs

• actions de communication à destination du public Réduire le décrochage scolaire

Classe relais du collège Pierre et Marie Curie Renforcer l’accompagnement parental

Création d’un lieu d’accueil enfants/parents aux Bâtes Développement d’actions liées à la parentalité

Ajuster les réponses aux besoins

• Actions de formation des intervenants encadrant Développer les actions d’accueil éducatif

• Renforcer les espaces temps éducatifs et de loisirs (CLSH, CLAS, CVL…),

• Développement des actions de formations des encadrants

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Axe 5/6 : Récapitulatif de la Citoyenneté et de la prévention de la délinquance

POINTS FORTS POINTS FAIBLES

- existence du CISPD,

- vidéoprotection sur la ville de Dreux, - médiation prévention,

- équipes de prévention spécialisée.

- manque d’information sur le suivi post- carcéral,

- dégradations, notamment de mobilier urbain.

OBJECTIFS OPERATIONNELS

Développer des activités afin de placer l’agglomération SOUS la moyenne nationale en terme de délinquance

• Travail à accentuer avec le CISPD, en tant que créateur de liens entre acteurs,

• Implication des habitants des quartiers,

• Lutte contre la toxicomanie,

• Mise en place des groupes territoriaux du CISPD dans les quartiers,

• Soutien des associations favorisant le dialogue entre les jeunes et les représentants de l’ordre,

CLJ, Raid Aventures, Dispositif Relais du Collège Pierre et Marie Curie, associations sportives diverses…

• Développement de l’éducation citoyenne et de la lutte contre les violences.

Accompagner et informer le public dans le besoin

• Accompagnement du public sortant de prison, et notamment les jeunes (thème également développé dans l’axe 1),

• Informer le public sur ses droits et devoirs

Actions de l’Association pour l’aide aux victimes d’infractions d’Eure et Loir Actions dans le domaine de la lutte contre les discriminations

• Information des jeunes sur les conséquences des infractions

Action en partenariat avec des établissements scolaires et des associations

• Accompagner les jeunes risquant la marginalisation Note : les autres axes sont en annexes

(36)
(37)

B- Le contexte de l’étude

Cadre général de mon intervention

En préambule à ma mémoire de recherche sur la ville de Dreux, je souhaite fixer le cadre global de mon intervention qu’est l’organisation d’un partenariat tripartite pour lutter contres les comportements déviants.

L’importance de l’enjeu, la nécessité de prendre pleinement en compte la dynamique de l’éducation nationale à travers les institutions scolaires, la dynamique municipale et associative en direction des jeunes me conduit à proposer des hypothèses d’actions évolutives, avec des objectifs clairement établis.

Le quartier des Rochelles :

En 1999, le quartier comptait 5583 habitants. Le quartier est composé notamment de logements collectifs sur Barthou Macé, et Jean Poulmarch ainsi que d’habitations individuelles sur le reste du quartier, notamment sur la Mare Gallot. Le quartier des Rochelles fait l’objet du programme de rénovation urbaine.

Cartographie issue de BD CARTO-IGN-2000 Autorisation n°2001CUDC 0074 DDE Eure et Loir- Janvier 2007

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