HAL Id: jpa-00236851
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Submitted on 1 Jan 1873
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Régulateur à gaz
M.E. Lemoine
To cite this version:
M.E. Lemoine. Régulateur à gaz. J. Phys. Theor. Appl., 1873, 2 (1), pp.261-263.
�10.1051/jphystap:018730020026101�. �jpa-00236851�
26I est retenu, et les traits sont
jaunes ;
mais voici une secondeexpé-
rience
qui
réussitégalcment
bien sur le verre et sur le caoutchouc : On frotte uneplaque
de caoutchouc avec une peau dechat, puis
avec une
pointe métallique
on écrit sur laplaque
ainsi électrisée.Si alors on
projette
encore lemélange
de soufre et deminium,
lescaractères
apparaissent
enjaune
sur fond rouge. Dans cette secondeexpérience,
les traits ne sont pas aussi nets que dans lapremière.
Des ramifications naissent de différents
points
de lafigure,
et si l’ona écrit un mot, les lettres sont
quelquefois
réunies par des traitsirréguliers.
Le verrepréalablement
électrisé avec un coussin demachine
électrique
donne des résultatsanalogues,
et les caractères tracésapparaissent
enjaune
sur fond rouge.RÉGULATEUR A GAZ;
PAR M. E. LEMOINE,
Ancien Élève de l’École Polytechnique.
MM.
Champion,
Pellet et Grenier ont eubesoin,
dans leurs recherches surl’analyse quantitative
de lasoude,
d’une flamme, constante; pourl’obtenir,
ils ontemprunté
à l’industrie le rheo- mètresGiroud (1);
nous pensons que, dans bien des cas, cet appa- reil peut servir auxphysiciens
et aux chimistes : aussi allons-nousen donner la
description.
L’appareil,
dont la forme extérieure est celle d’uncylindre,
de4 centimètres de diamètre sur
3e,8
dehaut,
estreprésenté
encoupe axiale
(fin. 1).
L’intérieur de cecylindre
estoccupé
par une cavitécylindro-annulaire,
danslaquelle
on verse unliquide.
Unecloche
métallique mince, percée
d’un trou o,sépare,
par le lutliquide employé,
l’intérieur del’appareil
en deuxparties : l’espace
sous la cloche et
l’espace
autour de la cloche et au-dessus. A lapartie supérieure
de celle-ci est unpetit
cônequi, lorsqu’elle
sesoulève,
vientboucher,
en tout ou enpartie,
undiaphragme
o’placé
dans le couvercle del’appareil.
Laglycérine,
ne secongelant
(1) Traité de la Pression, par H. Giroud (Gauthieir-Villars).
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018730020026101
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qu’à.
unetempérature
de - 35degrés
et nes’évaporant
pas sensible-ment aux
températures atmosphériques,
est leliquide généralement employé.
Cela
po3é,
laissons le gaz arriver sous lacloche;
s’il a une pres- sion suffisante, il soulève lacloche,
passe par o, par o’ et vientFig. 1.
brûler au bec. Le minimum de
pression
nécessaire pour quel’ap- pareil fonctionne,
minimum déterminé par lepoids
descloches,
estde 12 à 14 millimètres d’eau.
Soient
p la
pression
du gaz sous lacloche, pression rapportée
à l’unitéde
surface;
la pression
du gaz au-dessus de lacloche, pression rapportée
à l’unité de
surfacc ;
7: le
poids
de cette cloche ;s la section de cette
cloche ;
puisque
la cloche est enéquilibre,
la sonmne des forcesqui
la pous-sent de bas en haut
égale
celle des forcesqui
la poussent de hauten
bats ;
on a doncd’ail
La différence des
pressions
sous la cloche et sur la cloche est doncconstante
(1),
et c’est sous cettepression
différentielle constante (’ ) On néglige:10 L’épaisseur de la cloche qui fait que la section sur laquelle agit p n’est pas tout
à fait la même que celle sur laquelle agit p’;
2° La variation de poussée du liquide suivant la position de la cloche.
263
que le gaz s’écoule par l’oriiice constant o;
donc, puisqu’en
unpoint
o de passage du gaz l’écoule111cllt est constant, il en est de même forcément en tout autrepoint,
et pour cela la clocheprend
la
position qui
laisse passer autour du cône en o’ le volumequi
passe en o.
Lorsque
l’on veut être maître de faire varier le débit del’appa- reil,
on yajoute
un tuyau surlequel
est extérieurement une clefou un robinet. Ce tuyau
prend
le gaz sous la cloche et le ramène au-dessus : il débite donc aussi sous lapression p-p’;
mais lasection
d’écoulement, qui
varie avec l’ouverture derobinet,
laissevarier à volonté le volume
qui
s’écoule.SUR UNE EXPÉRIENCE DE MARIOTTE ;
PAR M. E. BOUTY.
On connaît
l’explication
des attractions et desrépulsions
appa-rentes que l’on observe entre de
petits
corps flottant sur un mêmeliquide. L’expérience suivante, indiquée
parMariette (1),
se rat-tache aux mêmes
principes.
On
prend
deux vases de verre A et B que l’onremplit d’eau,
l’un Aà moitié, l’autre B
complétement,
et de telle sorte que l’eau forme au-dessus du bord une surface convexe.On voit alors les bulles d’air
qui
peuvent se trouver sur leliquide
se coller au bord dans le vase
A,
etgarder
le milieu dans le vase B.De
petites
balles de verre creuses, et engénéral
tous lespetits
corps flottants mouillés parl’eau,
se comportent de la mêmesmanière;
tandis que de
petites
boules de cired’Espagme,
ou de toute autresubstance non
mouillée ,
sedisposent
d’une manièreinverse ;
ellesse
placent
aumilieu,
dans le vaseA,
et semblent fuir lesbords,
tandis
qu’elles s’y précipitent
dèsqu’on
lesdépose
sur la surfacede B.
On se rendra un compte exact de ces effets contraires en remar-
quant que la forme de la surface du
liquide
est concave contre la(1) Traité du mouvement des eaux et des autres corps fluides, par Mariotte; Paris, 1700.