HAL Id: jpa-00206664
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Petits angles de diffusions élastiques antiprotons-noyaux complexes de l’émulsion nucléaire à 3 GeV/c
Jacques Bermond, R. Brou, Michel Flard, Yves Le Querler
To cite this version:
Jacques Bermond, R. Brou, Michel Flard, Yves Le Querler. Petits angles de diffusions élastiques
antiprotons-noyaux complexes de l’émulsion nucléaire à 3 GeV/c. Journal de Physique, 1968, 29 (5-6),
pp.402-408. �10.1051/jphys:01968002905-6040200�. �jpa-00206664�
PETITS
ANGLES
DE DIFFUSIONSÉLASTIQUES ANTIPROTONS-NOYAUX
COMPLEXES DE L’ÉMULSION NUCLÉAIRE
A 3GeV/c
Par
JACQUES BERMOND,
RENÉBROU,
MICHEL FLARD et YVES LEQUERLER,
Laboratoire de Physique Corpusculaire, Faculté des Sciences, Caen.
(Reçu
le 23 octobre1967.)
Résumé. - Les
paramètres
du modèleoptique
nucléaire(rayon
d’interaction R =R0
A1/3,parties
réelleV0
etimaginaire
W dupotentiel)
sont déterminés àpartir
duspectre expérimental
de diffusions
élastiques d’antiprotons
de 3GeV/c
sur les noyauxcomplexes
de l’émulsionionographique.
La recherche et le calcul desangles
s’effectuent par deux méthodes différentes dont unesemi-automatique
pour la détection desangles
inférieurs à 9 mrd. Le meilleurajustement
conduit aux résultats suivants :R0
= 1,37 ± 0,10 fermi ;V0
= 23 ± 8 MeV ; W = 32 ± 10 MeV pour desangles
dont laprojection
horizontaleappartient
à l’intervalle 3 à 39 mrd.Abstract. 2014 Nuclear
optical
model parameters(interaction
radius R =R0 A1/3;
realV0
and
imaginary
Wpotential parts)
are estimated fromexpérimental
elasticscattering spectra
ofantiprotons
at 3GeV/c
oncomplex
nuclei inphotographic
emulsion.Scanning
and calculation ofangles
are madeby
two different ways : one of which isespecially designed
for semi-automatic detection ofangles
less than 9 mrd. The best fitgives
thefollowing
results :R0
= 1.37 ± 0.10 fermi ;V0
= 23 ± 8 MeV ; W = 32 ± 10 MeV for anangular région
whichprojects
on a 3-39 mrd interval.Introduction. - A haute
6nergie,
on considèreg6n6ralement
que1’amplitude
de diffusionelastique
est
purement imaginaire. Cependant,
lacomparaison
des resultats
expérimentaux
avec le theoremeoptique
montre que la
participation
de lapartie
r6elle n’estpas
n6gligeable.
Afin de determiner avec
precision
lesparametres
du modele
optique nucl6aire,
ilimporte
d’obtenirune distribution
experimentale
desangles
de diffusionsélastiques
apartir
d’unestatistique
suffisante. Ce sont 6videmment les diffusions auxpetits angles qui
sontles
plus
nombreuses etqui permettent,
deplus,
demettre en evidence 1’existence de la
partie
r6elle de1’amplitude
de diffusionnucléaire,
dans la zone d’inter-f6rence des
champs
nucl6aire et coulombien.Dans cette
expérience,
1’accent a ete mis sur ladetection et la mesure des
angles
inferieurs a 10 mrd.1.
Expdrience.
- Notre etude a ete r6alis6e au moyen depellicules
d’émulsion nucl6aire Ilford G5, expos6es
etd6velopp6es
auC.E.R.N.,
, de dimen-sions
23,3
X14,3
cm X 600 microns. Les traces exa-min6es ont ete s6lectionn6es en fonction de leur densite de
grains (traces
au minimumd’ionisation)
et de leur direction par rapport a celle du faisceau.
Nous avons
employ6
deux m6thodes de detection et de mesured’angles :
1.1. METHODE I. - Les traces sont
align6es paral-
16lement a l’un des
déplacements
de laplatine
dumicroscope
a 1’aide d’unesurplatine
munie d’un dis-positif
permettant une rotation controlee. Tout chan- gementbrusque
et durable de direction de la trace est retenu pour examen. Avant etapres
lepoint
dediffusion
presume,
nous avons mesure les trois coor-donn6es de dix
points
distants de 1 mm.L’examen du
graphe
de laprojection
horizontale ade
1’angle
et de saprojection P
dans unplan
verticalcontenant la trace de la
particule
diffusée permet d’eliminer les courbures et les deformations locales.Par
suite,
laposition
du sommet deI’angle
peut 6tre fix6e a moins de0,5
mmpr6s. L’angle
a est calcul6par la m6thode des moindres carr6s. A cause de l’im-
precision
des mesures enprofondeur
et des variations du coefficient decontraction,
nous n’avons pas calcul6 laprojection B.
Par cette
m6thode,
5 577 traces d’unelongueur
totale de
269,2
m sont examinees et 1 297angles
retenus.
Nous avons elimine les
angles
dont le sommet setrouvait a moins de 4 mm du d6but de la trace. Une trop faible
longueur disponible
avant le sommet nepermet
ni dedistinguer
unangle
d’une 6ventuelle courbure ni de faire une mesureprecise.
Nous retran-chons dans le calcul de la
longueur
totale lesquatre
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01968002905-6040200
403
premiers
millimetres de toutes les traces retenues.La
presence
de deuxangles
sur une meme tracen’a ete observ6e que 29 fois et ces seconds
angles
6taient en
general
assezgrands.
Ceci montre la diffi-cult6 de detecter deux
changements
de direction suc-cessifs. Nous avons alors exclu les
angles
trouv6sen deuxieme
position.
Lalongueur
totale retenue,somme des
longueurs
utiles avant un6v6nement,
estde
195,3
m. Les variations du libre parcours moyenen fonction de la
longueur
de trace sontplus impor-
tantes pour les
petits angles [1].
L’efficacité de la m6thode est donc insuffisante pour ces derniers.1.2. METHODE II. - Cette m6thode
[2]
a ete uti-lisee pour 1’6tude de la diffusion
multiple [3], [4].
Onmesure
systématiquement
les fl6ches yi pour des lon- gueurs de cellule t et on determine lesangles
(x entrecordes
s6par6es
par une distance connue nt.Soit :
S’il
n’y
a pas de diffusionsimple
ou dedeformation,
les
quantités Di. n
sontpetites,
a1’energie
consid6r6eet pour des
longueurs
de cellule de 500 microns. Leur valeur moyenne est nulle.La variance sur les
Di. n
est, pour une valeur donnee de n :ou
D2
etDb
sont les contributionsrespectives
de ladiffusion
multiple
et des bruits sur les diff6rences secondes pour unelongueur
de cellule t.Si pour une trace donnee on consid6re les valeurs successives de
Di. n
en l’absence dediffusion,
ellessont, en
module,
inferieures a : :Une diffusion
simple qui
se traduit par unchangement
de direction
brusque
et durable de la trace affecte(n
+2)
valeurs successives deDi. n qui
sont alorssup6rieures
aDk.
Suivant laposition
du sommet de1’angle
a entre lespoints
Yj et yj + 1, lesquantités Dj, n
et
Dj + n + 1, n
sont6gales
a une fraction de at.On
prendra
donc :Compte
tenu desquantités Ds
etDb pr6alablement
estim6es pour la
longueur
de cellule consid6r6e[2],
nous avons determine les valeurs de
Dk
et de t defaçon
a d6tecter d’une maniere certaine lesangles
strictement
sup6rieurs
a2,5
mrd.Une etude
pr6liminaire
a montrequ’un
seuil trop bas entrainait un nombre élevé d’6v6nements fortuitsqui masquaient
lapresence
d’unangle
memegrand (voir
tableauI).
Eneffet,
la detection(calculs
effec-tu6s par un
ordinateur)
s’est d6roul6e de lafaçon
suivante :
Recherche
automatique
de :a)
n valeurs cons6cutives et de memesigne
desDi,n > Dk;
b) (n
+1)
valeurs cons6cutives et de memesigne
desDi,n > Dk;
;c) (n
+2)
valeurs cons6cutives et de memesigne
desDi, n > Dk;
;d) (n
+3)
valeurs cons6cutives et de memesigne
desDi, n > Dk.
Le cas
a)
sepresente
pour lespetits angles
auvoisinage
duseuil,
il n’a pas ete considere dans la distribution.Le
cas b)
seproduit quand
le sommet del’angle
est au
voisinage
d’unpointe; et c)
est le cas normald’un
angle
degrandeur
suffisammentsup6rieure
auseuil pour que
Dj, n
etDj+n+1, n
le soient aussi.Quant
ad),
il seproduit lorsqu’un
6v6nement for- tuit se superpose a la diffusion :courbure, bruits,
etc.,ou que deux
angles
cons6cutifs se trouvent a moins de nt. Ce dernier cas aegalement
ete elimine.La
probability
en 1’absence de diffusionsimple,
detrouver n valeurs successives de
Di, n > Dk
decroitTABLEAU I
En A,
angles
detectes par la recherche de n,(n
+1), (n
+2)
valeurs cons6cutives deDi, n >
Dk.En B,
angles
d6tect6s par la recherche de(n
+1), (n
+2)
valeurs consecutives deDi, n > Dk-
quand
n etDk
croissent :toutefois,
si n etDk
sont trop6lev6s,
la limite inferieure de detection 1’est aussi.Nous avons
explore
par cette m6thode48,36
m detrace avec une cellule de base de 500 microns et en
prenant
n = 5.2.
Comparaison
des deux mdthodes. - Pour lespetits angles,
la seconde m6thode s’est r6v6l6e satis- faisante entre 3 mrd(limite
inferieure dedetection)
et 9
mrd;
ce sont les resultats de cette detectionqui
ont ete finalement retenus. Les courbes de la
figure
1donnent,
pour les deuxm6thodes,
les distributionsFIG. 1. -
Longueurs
de trace avant detection d’unangle, sup6rieures
ouegales
a unelongueur
L pour 3 a 9 mrd.int6grales
deslongueurs
de traceprecedant
unangle
detecte dans l’intervalle 3 a 9 mrd. Elles mettent en
evidence la difference d’efficacité entre les deux m6- thodes de detection pour cette
region angulaire.
Les deux m6thodes conduisent a des resultats concordants pour des
angles sup6rieurs
a 9 mrd.La distribution
experimentale
ainsi d6termin6e estcorrig6e
de la contamination du faisceau de10,7 %
de mesons u et
2,6 %
de mesons 1t[5]
et normalis6eau parcours de 100 m
d’antiproton.
Le calcul de la section efficace differentielle d’interaction des m6-sons 7r a ete effectue en utilisant le modele
optique
pour des valeurs de
param6tres deja
d6termin6es dansune
experience pr6c6dente [6].
Nous avons
suppose
que cesparametres
variaientpeu avec
1’energie
incidente. Le calcul a ete fait pourRo
=1,20 ± 0,05 fermi,
6 =25 ±
10 mb et V =13 ±
10 MeV. 11 a ete tenu compte pour le calcul d’erreur de l’incertitude sur cesparametres.
3. Modele
optique.
- Nous avonscompare
nosresultats
expérimentaux
avec le spectre de diffusions donne par le modele de noyaud6velopp6
parR.
J.
Glauber[7].
Soit zz’ latrajectoire
d’une par- ticule de hauteenergie passant
aproximite
du centred’un noyau
(fig. 2).
FIG. 2. -
Diagramme sch6matique
d’une diffusion p- noyau. L’6chelle relative de a et R n’est pasrespectée.
Chaque noyau-cible
est affect6 d’unpotentiel sph6- rique V(r)
dont la contribution nucl6aire n’intervientqu’a
l’int6rieur d’unesphere
de rayon R et dont la contribution coulombiennen’agit qu’a
des distances inferieures a a =Jí2m;le-2
Z-1/3.On
appelle b
leparametre d’impact
et k le nombre d’onde de laparticule
incidente dans lesysteme
ducentre de masse
(SCM);
soit u un vecteur unitairetel que r = b + uz,
1’equation
de Klein-Gordon s’6crit :ou
T(r) d6signe
la fonction d’onde de laparticule
incidente.
En tenant compte du fait que
V « E
et des relations :il vient :
Si 6
d6signe F angle
de diffusion dans le SCM et que l’on se borne auxangles
suffisammentpetits
pour que0 (kR) -1/2,
,l’amplitude
dediffusion f(6)
de la fonc- tion d’onde T s’6crit :f o d6signe
la fonction de Bessel d’ordre zero.Le
potentiel
6tudi6 ici est unpotentiel complexe
carr6 de hauteur V
= Uo
- i W et derayon R
=Ro All3
ou A est le nombre de masse du noyau. W est lie a la section efficace d’interaction
p
- N par :405
ou
p est
la densite de nucl6ons dans le noyau. Les noyaux de 1’6mulsion nucl6aire ont ete classes en troiscategories Br, Ag
et 1’ensembleC,
N et 0.Apres
conversion dans lesysteme
dulaboratoire,
la section efficace différentielle
dcr/dQ
pour 1’ensemble des noyaux est calcul6e en tenant compte de lacomposition
de 1’6mulsion.Le nombre de diffusions
d’antiprotons
par lon- gueur L et par intervalled’angle
d6 est :N
d6signe
le nombre de noyaux par unite de volume.4. Distribution
theorique
despetits angles
en pro-jection
horizontale. -L’exp6rience
donne le nom-bre
N(oc) d’angles
dont laprojection
horizontale ct estcomprise
dans l’intervalle(a
+Aoc,
a -Act),
alorsque
N(6)
est le nombred’angles
de diffusion dont la valeur dans1’espace
se trouve dans l’intervalle(6 +A0, 0 - AO).
Nous avons donc calcule le nombre
d’angles N’(a) correspondant
aN(6) qui
seprojettent
sur leplan
horizontal dans l’intervalle de centre oc. Les
angles
consid6r6s 6tant
petits,
on a : 62 = oc2 +B2. Chaque angle
de valeur absolue 0 peut 6trerepresente
par unpoint
M duquart
de cercle(y) (fig. 3).
Si nous admettons
l’isotropie
pour une valeur don- n6e de 6(la sym6trie gauche-droite
a ete observ6esur les
projections
horizontales : donc apriori
pas d’effet depolarisation),
tous lespoints
de(y)
sontegalement probables.
Il en r6sulte que tous lesangles
d’un intervalle
(6i, Oi
+k)
sontrepr6sent6s
par unpoint
de la couronne circulaire d’aire
Sz.
Lesangles
de cetintervalle
qui
seprojettent
dans(ocj, a.j + p)
ont leurspoints figuratifs
dans laportion
ABCD d’aireaii.
La
probabilite
pourqu’un angle
de l’intervalle(Oil 6i+k)
seprojette
dans l’intervalle(ocj, a.j+p)
est :FiG. 3. -
Representation
desangles
0 de1’espace
dontla
projection
horizontale est a et dont laprojection
verticale est B. Dans le cas d’une
isotropie,
lespoints representatifs
tels que M sontégalement
distribuésdans le
quadrant.
En
prenant
uneorigine
commune et le meme inter-valle de
classe,
on a :Les
Pji
ontpr6alablement
ete calcul6s pour des inter- valles de 3 mrddepuis zéro jusqu’à
60 mrd(tableau II).
00
La
quantite
e= I Pij Ni (0)
a eteestimee,
dansi=15
tous les cas,
n6gligeable
devant les erreursexperi-
mentales.
TABLEAU II
FIG. 4. - Variation au
voisinage
du minimumpour les differents
parametres
de laprobabilité
d’obtenir unx2 superieur
a une valeur donn6e.5. Ddtermination des
param6tres
du modeleoptique.
- L’ajustement deN’ (cx) sur N( cx)
pour3
oc 39 mrda ete realise a I’aide du test
du X2
pour differentes valeurs desparam6tres Ro, Vo
et 6. Les calculs effectues par un ordinateur nous ontpermis
de faire varier :et
Comme le montrent les courbes de la
figure 4,
ouon a
represente
laprobabilite P(x2)
pourque x2 6gale
ou
d6passe
une valeur donnee en fonction des troisparam6tres
auvoisinage
duminimum,
le meilleurajustement
est obtenu pourP(x2)
voisin de 30%.
En consid6rant comme
significative
une diff6rencede
P(x2)
de 10%,
les valeurs desparametres
sont :ce
qui correspond
a :Sur la
figure 5,
la courbe enpointiII6 repr6sente
la distribution
d’angles
par 100 m obtenue pour ces~
FIG. 5. - Distributions
théorique (en pointille)
etexp6-
rimentale des
angles
de diffusion p-noyauxcomplexes
de 1’emulsion.
407
parametres
par intervalle de 3 mrd dans leplan
horizontal. Les valeurs
experimentales
concordentparticulierement
avec cette distributiontheorique
poura
22,5
mrd. Lapartie imaginaire
W dupotentiel
Vn’est pas en
accord,
pour le rayon d’interactiondonne,
avec le libre parcours moyen
d’absorption
X trouve6gal
a(29 ±1)
cm dans uneexperience prece-
dente
[8];
il est vrai que, dans ce derniertravail,
lesph6nom6nes
d’annihilation n’ont pas etes6par6s
deFiG. 6. - Libre parcours moyen
d’absorption
pour differentes valeurs duparametre Ro
en fonction de la section efficace d’interaction. La zone hachureerepré-
sente le domaine d’erreur.
1’ensemble des
absorptions.
On peut remarquer( fig. 6)
que la valeur de X d6duite de 6 est
proche
des libresparcours moyens
d’absorption
determines dans les reactions p - N(X
voisin de 35cm).
6.
Comparaison
avec d’autresexperiences
dans les emulsions nucldaires. - 11 faut noter que les resultats de G. Faucher ont ete obtenus apartir d’angles
dediffusions assez
grands (1,5
a6,75°)
dont laprobabilite
d’8tre
élastiques
d6croit tresrapidement (1 %’
a4°)
et que la determination des
param6tres
s’est effectu6een tenant
compte
de la section efficaced’absorption.
Cet auteur a de
plus indique qu’il
etaitpossible,
enne consid6rant que les
diffusions,
de choisir un modeleavec
Ro
voisin de1,40
fermi. R. Kahn n’a consid6r6 dans son travail que desangles sup6rieurs
a10,5
mrdet des diffusions sur le noyau moyen de 1’6mulsion.
Conclusion. - L’utilisation d’une nouvelle m6thode de detection
semi-automatique
etind6pendante
del’observateur a
permis
d’obtenir unspectre
de diffu- sionsélastiques p-noyaux complexes
dans uneregion
de faibles moments de transfert
(zone
d’interference deschamps
coulombien etnucl6aire), propice
a uneevaluation des
param6tres
du modeleoptique.
Lesvaleurs trouv6es pour ces derniers et le libre parcours moyen
qui
en d6coule(fig. 6)
ne font pasapparaitre,
pour les interactions consid6r6es
ici,
de differences tr6s caract6ris6es entre lesantiprotons
et lesprotons.
L’6mulsion permet, du fait de son
pouvoir
deresolution,
une bonne determinationexperimentale
des
petits angles,
mais sa structurehétérogène
renddifficile la
comparaison
avec lesph6nom6nes p-p.
Des mesures de diffusion
p-noyaux
ont ete effectu6es dans des conditionsexperimentales plus
favorablessur cible
homog6ne [12].
Lacomparaison
des resultatsavec differents modeles nucl6aires
[13], [14], [15]
amontre la
complexite
d’uneinterpretation theorique complete
des interactionsparticules-noyaux.
Dans le modele
optique, l’application
du m6mepotentiel complexe, ind6pendamment
de la nature dunoyau, ne
peut
donnerqu’une
ideeglobale
de l’inter- actionantiprotons-noyaux.
Dans le cas d’uneexperi-
mentation sur noyau bien
defini,
le choix d’une theorieplus
61abor6es’imposerait.
Deplus,
ce modele n’envi- sage que les diffusionsélastiques
et lesabsorptions
sans tenir
compte
du caractereparticulier
de 1’annihi- lation. Le faitqu’on
nepuisse,
apriori, s6parer
lesph6nom6nes d’absorption
desph6nom6nes
d’annihi-lation conduit a un libre parcours moyen d’interaction
plus petit
pour lesantiprotons.
Nous nous proposonsde determiner la section efficace d’annihilation des
p
dans les emulsions
ionographiques
par 1’6tudesysté- matique
des 6toiles.Remerciements. - Nous tenons a
exprimer
a M. leProfesseur
Schérer,
directeur du Laboratoire dePhy- sique Corpusculaire,
notre reconnaissance pour ses encouragements et l’int6r6t constantqu’il
aport6
àce travail.
Nous remercions MM.
Jacob
et Pham ChiCong
du C.C.S.E. de Caen pour leur aide dans l’exécution des
calculs,
ainsi que MmesParis, Leterrier,
Rothen-bacher et Landaud pour leur collaboration
technique.
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