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Submitted on 1 Jan 1953
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Note sur l’effet des vibrations atomiques sur le
paramagnétisme et sur la chaleur spécifique
T.G. Owe Berg
To cite this version:
100.
NOTE SUR
L’EFFET
DES VIBRATIONSATOMIQUES
SUR LEPARAMAGNÉTISME
ET SUR LA CHALEURSPÉCIFIQUE
Par T. G. OWE BERG,
Avesta (Suède).
Sommaire. - En appliquant la formule théorique de la susceptibilité ~ donné dans une Commu-nication précédente, on trouve que les valeurs calculées sont trop grandes à des températures basses,
près de la température Curie. Cela est expliqué par un mécanisme de résonance entre les vibrations
ato-miques therato-miques et les oscillations de l’énergie d’interaction entre les états de spins parallèles et
antiparallèles. Cette résonance entraine une absorption d’énergie, à laquelle est dû le pic de la chaleur spécifique. Un tel mécanisme est aussi applicable au pic dans la chaleur spécifique associé avec l’ordre
dans des alliages.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE LE RADIUM. TOME
14,
FÉVRIER1953,
I)ans une Communication
précédente
[1],
nous avonstraité,
lasusceptibilité Z
du nickel. Nous sommes arrivé à la formuleavec les dénotations :
n, nombre des
atomes;
MB, lemagnéton
deBohr;
S,
le nombre des électrons d célibataires(«
unpai-red
»);
k,
la constante deBoltzmann;
T,
latempérature
absolue;
,0,
latempérature
Curie.Pour le but de cette
Communication-ci,
il faut considérer la déduction de la formule(1)
un peuplus
en détail.Nous
partons
de la formuleoù
T,.
désigne
une «température
critique
», etsuivons
laprésentation
de Frôhlich[2].
Pour
S == I, nous avons les formulesclassiques
et
où A est
l’énergie
d’interaction.Le moment effectif par atome
à S U
I est doncL’énergie
d’interactionA12
de deux aimants à moments M1, et fl2 estoù r est la distance entre les aimants et q est une
fonction de leurs coordinées
angulaires.
Cettefor-mule
appliquée
à deux électrons donne avecM1 == M2- = MB, en
effet,
A12 =
A. Si M1 = MB est le moment d’un électron etle moment d’un atome à S électrons d
célibataires,
nous trouvons de(6) l’énergie
d’interaction entreun électron et un atome voisin
d’où
Par
conséquent,
pourS=I,
il fautremplacer,
dans la formule(4)
pour par-pour obtenir
Tsc
De
(2)
avec(9)
nous obtenons(1).
Nous avons
déjà
démontré que la formule(1)
donne une très bonne concordance avec les mesures
de Fallot
[3]
pour lenickel,
à savoir à destempéra-tures au-dessus de 13ooo
K,
l’écartétant,
eneffet,
plus
petit
que l’erreurexpérimentale.
Pour0,
nous101
avons
pris
latempérature
Curie au maximum de lachaleur
spécifique,
pour S des valeurs calculées de lacapacité
calorifique [1].
Pour examiner l’écart à des
températures
plus
basses,
nous considérons d’abord l’influence d’uneerreur en enS sur la valeur de 03B3. Avec
nous obtenons de
(1)
Cela nous donne
Les valeurs calculées de S nous donnent
Alors, Z
estindépendant
de l’erreur en S à T = I o23°K. Sidex>
o, on aOr,
à 10230K,
la valeurde Z
calculée est 3,3pour ioo
plus
haute que la valeur mesurée.Aussi,
aux
température
i o23, a > o. Parconséquent,
l’écart nepeut
pass’expliquer
par une erreur en S. Enparticulier,
à T ==7o6o
K,
les mesures deSucksmith et Pierce
[4]
]
donnent X =89,69.
1o6.Cette valeur dans
(1)
donne S = 3,51 I une valeur tout à faitimpossible,
parceque S
doit resterplus
petit
que SI = 2 de l’atome libre.La
formule
fondamentale(2)
a été déduite pour des atomes libres. Enprincipe,
elle n’est donc valablequ’aux températures
lesplus
élevées. Il faut donc la modifier auxtempératures
basses,
à savoirprès
de latempérature
Curie. Cela nepeut
pas se faire sans connaissance des facteursqui
influencent laliberté des atomes. Nous allons maintenant discuter
ses facteurs d’une manière
qualitative.
Lorsqu’un
électronchange
le sens despin, l’énergie
d’interaction sechange
par 2 A . SiS = I,
il fautque tous les S électrons de l’atome
changent
lesens de
spin
simultanément etl’énergie
change
par 2 AS. Nous pouvons donc considérer lesélec-trons célibataires de l’atome comme un oscillateur
à la
fréquence
.
On
peut
sefigurer
ce processus comme uneoscilla-tion
d’énergie
entre les états+ A
et- A,
c’est-à-’ dire entre desspins
parallèles
etantiparallèles.
Les atomes font aussi des vibrations dans la
maille à la
fréquence
où
Q
est lacapacité
calorifique
et N est le nombre d’atomes du métal.
A résonance entre les deux oscillations
(13)
et
(14),
on a avec(8)
ou, avec
Q
en kilocalories paratome-gramme,
Nous pouvons considérer les deux
oscillations,
celle del’énergie
d’interaction et celle des atomes,Fig. I.
comme
s’opérant
dans deux circuits oscillateursaccouplés,
le circuit secondaire étant accordé à lafréquence
(13),
etappliquer
à ce modèle la théoriedes circuits
accouplés.
D’un intérêtparticulier
est d’abordl’impédance
d’accouplement
La
figure
i montre la variation de lapart
réelle et de lapart
imaginaire
de ZI avec lafréquence
aux deux côtés de lafréquence
de résonance v o.L’énergie
d’oscillationemmagasinée
dans uncircuit à
résonance,
dont l’inductance estL,
est I2
LI2,
I étantl’amplitude
du courant. Cetteénergie
doit êtreapportée
au circuit àl’excitation
de
l’oscillation,
maispeut
êtreregagnée,
pourvuqu’elle
ne soit pas consommée en forme depertes
d’énergie
dans des résistances ou par radiation.une
période
de l’oscillationest ,
R I2.
Ensuppo-2w
sant que
l’énergie
d’oscillation ’
L 12 est entière-ment consommée par despertes,
il faut doncapporter
l’énergie
chaque
foisqu’un
spin change
son sens.L’énergie
moyenneapportée
et consommée par oscillateur est doncEn absence du circuit
secondaire,
l’énergie
emma-gasinée
dans le circuitprimaire
seraitCette formule nous donne 12.
Après l’accouplement
du circuitsecondaire,
l’impédance
dans le circuitprimaire
augmente
par .Rl + wL’. Pour maintenir l’étatd’oscillation,
il faut doncapporter
l’énergie
Nous faisons abstraction de l’influence de
l’accou-plement
sur lafréquence
primaire
w. A une valeurconstante donnée de w, l’état d’oscillation restant
le
même,
le besoinaugmenté d’énergie
apparaît
en forme d’une croissance de la chaleur
spécifique C/,
du métal. Nous avons donc
L’énergie
d’oscillationsapportée
au circuitsecon-daire est
proportionnel
àIm Z-1,
donné dans lafigure
1 en fonction de v. Parconséquent,
il. fautaugmenter
la valeur de 0 donnée par(17)
par unequantité proportionnelle
àImZ’,
cequi
nous donne pour latempérature
Curie effectiveFig. 2.
La
figure
2 montre la fonction8’ == f ( T);
lafigure
3, celle deACp = f(T).
Fig. 3.
Courbe pointillée avec l’addition d’un terme constant pour T > 0.
Les courbes
expérimentales
deCp, = f (T)
pur
lenickel,
d’après
Ahrens[5],
Grew[5], Lapp
[5]
et Moser[6]
sontreproduites
dans lafigure
4
etcelles pour le
fer,
d’après
Eucken et Wert[5]
etFig. 4. - La chaleur
spécifique
Cp
du nickel.8 Moser, x Ahrens, + Lapp,
[.1
Grew.Pallister
[7]
dans lafigure
5. Les valeursmarquées
dans lafigure
5 sont cellesqui
ont étéjugées
parPallister les
plus probables après
unecomparaison
de ses valeurs propres à celles
d’après
Austin,
Awberry
etGriffiths,
Lapp
etSykes.
Les valeursd’après
Eucken etWert
n’étaient pas ’incluses dans cettecomparaison.
103
une courbe
régulière
unissant lesparties
de lacourbe au-dessous et au-dessus du domaine du
pic.
àcp
est l’ordonnée au-dessus de cette courbe. La courbe de Pallister fait voir le domaine àAC,
oau-dessus de T = 0. Les
courbes
pour le nickel
ne
possèdent
pas ce domaine. Il est difficile d’en trouverl’explication.
Il estpossible
quel’énergie
de l’oscillation ne soit pas retournée auxvibra-tions
atomiques,
mais aux mouvementsthermiques
. Fig. 5.
- La chaleur
spécifique
C
du fer:X Pallister, 8 Eucken et
Wert.
électroniques.
Aussi,
nous n’avons tenucompte
que de la contribution àQ,
par les vibrationsato-miques.
Pour tenircompte
de la chaleurspécifique
électronique,
nous avons additionné un terme constant àAC,
pour T > 0. Le résultat est montré par la courbepointillée
dans lafigure
3.Nous avons donc
-expliqué qualitativement
la décroissance de 0et,
parconséquent,
la décroissancede Z
avec latempérature
décroissanteprès
de latempérature
Curie.
Enoutre,
nous avons aussi obtenu uneexplication qualitative
dupic
de la chaleurspécifique.
A défaut des mesuresexactes,
nous ne pouvons pas pousser
l’argumentation
plus
loin.
Cependant,
il fautajouter
que la chaleurspécifique
desalliages
ordonnés,
qui
a unpic
corres-pondant,
doit êtreexplicable
par un mécanismesemblable,
oùl’énergie
oscille entre celles de l’étatordonné et de l’état désordonné.
On
peut
s’attendre que lepic
doublecaracté-ristique
aux circuitsaccouplés paraisse
dans lacourbe de la chaleur
spécifique.
Engénéral,
cen’est pas le cas,
cependant.
Le seul cas connu d’unpic
double est la chaleurspécifique
del’alliage
Ni3lB1n
ordonné[8]. Évidemment, l’accouplement
entre les deux circuits doit êtreplus
ferme pourl’ordre-désordre que pour le
magnétisme.
Il est difficile à dire si lepic
double pourNi3Mn
est unpic
doublede résonance ou s’il est dû à d’autres
phénomènes.
La valeur
de Q
qu’il
fautemployer
dans(17)
est, évidemment,
Qtot désignant
la chaleur totale mesurée. Cela nousdonne,
au lieu de(17),
avec
Qtr,t
etOQ
exprimés
en kilocalories paratome-gramme. ’
Nous avons calculé
OQ
de(24)
avec les valeursexpérimentales
de 0 etQtot
pour lenickel,
le fer et le cobalt. Le tableau I donne les valeurs cal-culées4Qcatc
ainsi que les valeurs4Q,
bsobtenues,
comme
expliqué plus
haut,
des courbesexpéri-mentales.
TABLEAU 1.
En vue de l’incertitude des valeurs
OQ",,S
et des grossesapproximations,
la concordance est satisfaisante.Le travail dont le résultat est
rapporté
dans cette Communication a été fait dans le laboratoire d’Avesta Jernverks AB(Suède).
Nous tenons àexprimer
notregratitude
à la Direction d’Avesta Jernverks AB pour avoir bien voulu nous donner l’autorisation de lapublier.
Manuscrit reçu le 15 novembre 1952.
BIBLIOGRAPHIE.
[1] OWE BERG T. G. - J.
Physique Rad., I95I, 12, 4I8-429. [2] FRÖHLICH H. 2014 Elektronentheorie der
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[3] FALLOT M. - J.
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[4] SUCKSMITH W. et PIERCE R. R. 2014 Proc.
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[5] LANDOLT et BÖRNSTEIN. 2014 Physik. chem. Tabellen,
Berlin, I923-I936. [6] MOSER H. -
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