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￿￿￿ PGCD ET PPCM, ALGORITHMES DE CALCUL. APPLICATIONS.

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Academic year: 2022

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(1)

��� PGCD ET PPCM, ALGORITHMES DE CALCUL. APPLICATIONS.

SoitAun anneau unitaire commutatif intègre etKun corps.

I. Notion de PGCD et de PPCM sur un anneau factoriel

I. A. Généralités

[Per��, §II.�, p��] [Rom��, Ch�, p���]

D����������. [������������]

Poura, bœA, on dit queadivisebet on notea|bsi÷cœA|b=ac, ou encore(b)µ(a).

D����������. [�������� ��������]

a, bœAsont dits associés sia|betb|a(ou s’il existeuœAtel quea=ub).

R��������. C’est une relation d’équivalence (notée≥). Deux éléments associés sont in- discernables du point de vue de la divisibilité.

D����������. [������������]aœAnon inversible et non nul est dit irréductible si pour toutb, cœAtels quea=bc, alorsbœAoucœA.

E�������. DansZ, les éléments irréductibles sont les nombres premiers et leurs opposés.

D����������. [PGCD,PPCM]Soienta, bœA. On dit que

dœAest unPGCDdeaetbet on noted=a·bsi’cœA, c|aetc|b=∆c|d,

mœAest unPPCMdeaetbet on notem=absi’cœA, a|cetb|c=∆m|c.

aetbsont dits premiers entre eux sia·b= 1.

R��������. L’existence dePGCDetPPCMn’est pas garantie en général. S’ils existent, ils sont définis à un inversible près. On peut généraliser à une famille quelconque d’éléments.

P�����������. DeuxPGCD(resp.PPCM) dea, bœAsont associés.

Anneau factoriel, propriété d’existence et d’unicité. Dans la suiteAest factoriel.

Écriture en produit d’irréductibles, valuationp-adique E�������. ZetK[X]sont factoriels.

Existence dePGCD,PPCM, expression en fonction des décompositions en produit d’irréduc- tibles, expression en terme d’idéauxæok pour lePPCMmais pas pour lePGCD(l’anneau n’est pas nécessairement principal! )

Application pour lePPCM: dans un groupe, il existe un élément d’ordre l’exposant du groupe Lemmes deG����

Exemples dansZ, dans les anneaux de polynômes.

On a(a·b)(ab) =abeta·(b‚a) =a=a‚(b·a)

I. B. Contenu d’un polynôme

[FGN��, §�.��, p���–���] [Per��, p��]

Contenu, lemme deG����

P������������. [������� �’E���������]

SoitAun anneau factoriel. SoitP =qn

i=0aiXi œA[X]. SoitpœApremier. Sip- an,

i < n, p|aietp2-a0, alorsPest irréductible dansFrac(A)[X].

Théorème deG����:A[X]factoriel siAl’est

II. Vers le théorème de B����� : PGCD sur un anneau principal

[Rom��, §�.�, p���] [Per��, §II.�.e, p��]

Anneau principal, exemple deZ, deK[X] K[X, Y]est factoriel non principal

SiAest principal, on a bien(a·b) = (a) + (b)(théorème deB�����). En particulier condition pour queaetbsoient premiers entre eux! Exemples

Généralisation à une famille d’éléments Application : lemme des noyaux

III. Algorithmes de calcul dans les anneaux euclidiens

III. A. Obtention du PGCD

[Rom��, §�.�, p���]

Anneau euclidien, stathme, exemple deK[X]avec le degré Euclidien implique principal implique factoriel

Exemple d’anneau principal non euclidien

Algorithme d’E������: on utilise la division euclidienne en s’appuyant sur le fait que sia = bq+ravecr”= 0alorsa·b=b·r

Exemple d’application de l’algorithme

III. B. Recherche d’une relation de B�����

Algorithme d’E������étendu : en remontant dans l’algorithme, on obtient une relation deB�-

����.

Exemple avec lePGCDde polynômes

ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page��sur���

(2)

Agrégation – Leçons ���–PGCDetPPCM, algorithmes de calcul. Applications.

IV. Applications aux équations en arithmétique

IV. A. Équations diophantiennes

[Rom��, §��.�, p���] [FGN��, §�.��, p���]

Définition d’une équation diophantienne [Com��, §��.�, p���]

Cas de l’équationax=b

Équationax+ny=c, réécriteax©c modn: ensemble des solutions, existence si et seule- ment sia·n | b, dans ce cas une solution particulière est donnée par l’identité deB�����, exemples

Soientn, mØ2.

T���������. Soita œ Nú, b œ Z. On note = a·net on écrita = ”aÕ etn = ”nÕ. L’équationax © b modna des solutions entières si et seulement si | bet dans ce cas, si b = ”bÕ, les solutions sont lesbÕxÕ0+knÕaveck œ ZetxÕ0est une solution particulière de aÕx©1 modnÕ.

Généralisation àqaixi=b: calcul par récurrence d’une solution T���������. [�������� ��S�����G������]

Soitpun nombre premier impair tel queq = 2p+ 1est premier. Alors il n’existe pas de triplet(x, y, z)œZ3tel quep-xyzetxp+yp+qp= 0.

IV. B. Systèmes de congruence

[Rom��, §��.�-�, p���–���]

T���������. [�������� ��� ������ �������]

Soient n1, . . . , nr œ N des entiers distincts. Ces entiers sont premiers entre eux si et seulement siZ/nZetrr

j=1Z/njZsont isomorphes, oùn=rr

j=1nj. Plus précisément, l’application:kn ‘≠æ(kni)iÆrest un isomorphisme d’anneaux.

E��������. Z/4Zn’est pas isomorphe à(Z/2Z)2. T���������. L’isomorphisme inverse est donné par(ki

ni

)iÆr ‘≠æ qr

j=1kjuj n nj

noù l’on a choisit(uj)1ÆjÆrtels queqr

j=1uj n nj = 1.

Soientn, mØ2.

A������������. Soita, bœZet(S)le système d’équations;

x©a modn

x©b modm d’inconnue xœZ. Sin·m= 1, alors

• on cherche une relation deB�����un+vm= 1avecu, vœZ,

• on a alors une solution particulière deS:x0=unb+vma,

• les solutions deS sont les(x0+knm)kœZ.

E��������. Les solutions de;

x©2 mod 3

x©4 mod 5 sont les(14 + 15k)kœZ.

ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page��sur���

(3)

Agrégation – Leçons ���–PGCDetPPCM, algorithmes de calcul. Applications.

������

Algorithme d’E������

SoitAun anneau euclidien. L’algorithme d’E������détermine lePGCDde deux éléments : Entrée :a, bœA, b”= 0

Sortie :d, u, vtels queau+bv=detd=a·b

Algorithme :u0= 1, u1= 0, v0= 0, v1= 1, r0=a, r1=b, i= 1 Tant queri”= 0 :

ri+1Ωri≠1qiri (division euclidienne deri≠1parri) ui+1Ωui≠1qiui

vi+1Ωvi≠1qivi

iΩi+ 1

Renvoyerri≠1, ui≠1, vi≠1

Algorithme d’E������étendu

������

L’objectif est de généraliser les notions dePGCDet dePPCMconnue surNà des anneaux.

���������

Q En quoi le lemme des noyaux est une application du théorème deB�����?

Q Dans le cas des anneaux euclidiens, retrouve-t-on exactement les mêmes résultats que dans Z?

R DansZon a unicité de la division euclidienne. DansAeuclidien, il faudrait imposer une condition supplémentaire pour l’avoir.

Q Quelle est la complexité de l’algorithme d’E������?

R O(ln(a)/ln(b)).

Q Connaissez-vous un algorithme plus simple que l’algorithme d’E������? R On aa·b= (a≠b)·bpoura, bœ N.

Tant queasontbsont non nuls, on remplace lemax(a, b)parmax(a, b)≠min(a, b).

Une autre possibilité récursive :

siaetbsont pairs,PGCD(a, b) = 2 PGCD(a/2, b/2), siaest pair etbimpair,PGCD(a, b) = PGCD(a/2, b),

si les deux sont impairs, on regarde s’ils sont divisibles par3...

Q Montrer queZ[Ô5]ƒZ[X]/(X2≠5). Calculerd= 9·3(2 +iÔ5).

R z=a

5b,N(z) =a2+ 5b2.zinversible correspond àN(z) = 1ou encorezœ{±1}.

3est un diviseur commun donc3|d. On a9 = 3◊3 = (2 +iÔ5)(2≠iÔ5) SizzÕ= 2 +iÔ5, on aN(z)N(zÕ) = 9

Q Que dire des orbites de l’action deGL2(Z)surZ2? R (a b)≥(c d)sia·b=c·d=e(sie=au+bv:3

u v

b/e a/e

4 3 a

b/e 4=3

e b

4 ).

Réciproquement, deux vecteurs dans la même orbite ont mêmePGCDpar transitivité.

Q Et pour l’action deGLn(Z)surZn?

R On espère le même résultat. Par le théorèmeB�����, on aq

iaiui =dmais on ne va pas pouvoir trouver explicitement la matrice correspondante.

En revanche, siV =Z(u1, . . . , un)etW ={(x1, . . . , xn)œ Zn|q

aixi= 0}, alorsWV = 0et doncW ƒZn≠1est un sous-groupe d’un groupe abélien libre donc est un groupe abélien libre. On a donc la matrice qu’il nous faut via cet isomorphisme.

�������������

[Com��] F.C�����:Algèbre et géométrie. Bréal,����.

[FGN��] S.F��������, H.G�������et S.N������:Oraux X-ENS - Algèbre�. Cassini,����.

[Per��] D.P�����:Cours d’algèbre. Ellipses,����.

[Rom��] J.-E.R�������: Mathématiques pour l’agrégation : Algèbre et géométrie. De Boeck,

����.

ÉNS Paris-Saclay –����/���� AntoineB������–https://perso.ens-lyon.fr/antoine.barrier/fr/ Page��sur���

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