Le plan guide
3.1 Stratégie climatique et énergétique
3. Approche environnementale
ENJEUX
- Valoriser les potentialités du climat : Fort ensoleillement
- S’affranchir des contraintes qui en émanent : exposition au Mistral, îlot de chaleur urbain, effet de surchauffe estivale …
CONCEPTION DU QUARTIER GARE
> Une attention particulière portée à l’implantation et à l’orientation du bâti et des espaces extérieurs publics comme privés.
> La trame végétale amoindrit la force du mistral notamment et réduit la déperdition d’énergie des bâtiments liés aux vents froids. Elle réduit aussi l’inconfort de l’espace public lorsqu’il est exposé au vent et permet aussi d’ombrager l’espace public. Ce dispositif contribue également à diminuer la rémanence thermique des sols de jour comme de nuit.
A l’échelle du quartier, de l’îlot : Une fraîcheur urbaine
ENJEUX
- Réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain - Assurer le confort des espaces extérieurs CONCEPTION DU QUARTIER GARE
> L’association de l’eau (à travers les canaux communaux) et du végétal (arbres, haies bocagères, voie verte, espaces verts) comme source de fraî- cheur. La création de canaux et la constitution d’un écosystème arbre/canal permettront ainsi de minimiser la chaleur ressentie et de créer de véritables îlots de fraîcheur disséminés au sein du quartier.
> La présence croisée du végétal et de l’eau permet d’abaisser les tempéra- tures entre 4°c et 7°c la nuit.
À l’échelle de la ville, du quartier : la ville bioclimatique
DC_161031
ENJEUX
- Réduire les besoins énergétiques et atteindre une meilleure efficacité éner- gétique
- Renforcer un engagement vers la maîtrise de l’énergie et la production d’énergie renouvelable
CONCEPTION DU QUARTIER GARE
> La réalisation d’un réseau de chaleur sur le quartier Gare a un potentiel réduit. Sa faisabilité dépend d’un remaniement fonctionnel et temporel qui ne semble pas adapté à l’échelle du projet. Les arguments défavorables sont :
o Une densité énergétique trop faible,
o Une planification des investissements étalée dans le temps, o Une faible mixité fonctionnelle,
o La diminution des besoins de chaleur des logements à venir.
> Une conception bioclimatique à privilégier avec la définition de variantes énergétiques pour l’intégration de solutions de production de chauffage et d’eau chaude sanitaire renouvelables à l’échelle de l’îlot, du bâti (ECS Solaire, biomasse, géothermie) : fixation d’un % des besoins couverts par les énergies renouvelables, fixation d’un % des besoins en Eau Chaude Sani- taires (ECS) couverts par des panneaux solaires thermiques, …
> Une attention particulière au confort d’été dans la conception des loge-
À l’échelle du quartier, du bâti : énergie renouvelable et mutualisée
Le plan guide
À l’échelle du quartier : production mutualisée d’énergie
Les orientations de développement durable et les solutions techniques proposées font suite aux échanges avec la ville de Chateaurenard lors du comité technique du 2 juin 2016.
3. Approche environnementale
Cette première approche sur la production mutualisée d’énergie doit permettre au maitre d’ouvrage de se positionner sur l’opportunité de la réalisation d’un réseau commun de chaleur et sur les solutions renouvelables mutualisées de production d’électricité.
Réseau de chaleur Hypothèses d’étude
Les différentes hypothèses de programmation et de phasage sont issues du Rapport de présentation et de la Synthèse des intentions urbaines réalisés en mars et mai 2016.
Programmation
Les typologies de bâtiments, par secteur, prises en compte sont les suivantes :
Phasage
Suivant le programme fonctionnel détaillé, la livraison des bâtiments est échelonnée de la façon suivante :
o Quartier Gare - Livraison des premières opérations : Janvier 2020 o M.I.N Sud - Livraison de 90% des opérations : Fin 2027
o M.I.N Nord - Livraison de 90% des opérations : Fin 2029
Paramètres caractérisant les bâtiments
Les indicateurs considérés pour caractériser les bâtiments sont les suivants : - Secteur géographique : cinq secteurs géographiques sont distingués.
L’approche géographique permet d’appréhender les distances entre la centrale de production et les lieux de consommation.
- Besoins de chaleur par typologie de bâtiments :
Carte des secteurs géographique (Source: Rapport de présentation - Mai 2016) [Légende couleur des secteurs au tableau ci-contre]
2. Le plan guide
2.3 Opportunités en énergies renouvelables et en réseaux communs
Production mutualisée d’énergie
Les orientations de développement durable et les solutions techniques proposées font suite aux échanges avec la ville de Chateaurenard lors du comité technique du 2 juin 2016.
Cette première approche sur la production mutualisée d’énergie doit permettre au maitre d’ouvrage de se positionner sur l’opportunité de la réalisation d’un réseau commun de chaleur et sur les solutions renouvelables mutualisées de production d’électricité.
Réseau de chaleur Hypothèses d’étude
Les différentes hypothèses de programmation et de phasage sont issues du Rapport de présentation et de la Synthèse des intentions urbaines réalisés en mars et mai 2016.
Programmation
Les typologies de bâtiments, par secteur, prises en compte sont les suivantes :
Logements Activités
commerciales Equipements
Secteur quartier Gare Maîtrisé
17 967m² SDP
(234 logt.) 1 771 m² SDP 1 559m² SDP
Secteur quartier Gare Non maîtrisé
8 617 m² SDP
(117 logt.) 4 487 m² SDP /
Secteur M.I.N Sud 19 678 m² SDP
(238 logt.) / 3 384 m² SDP
Secteur M.I.N Nord 7 394 m² SDP
(87 logt.) 3 596 m² SDP /
Phase conditionnelle 18 500 m² SDP
(254 logt.) 2 527 m² SDP /
Total 72 156 m² SDP
(930 logt.) 12 381 m² SDP 4 943 m² SDP
Phasage
Suivant le programme fonctionnel détaillé, la livraison des bâtiments est échelonnée de la façon suivante :
o Quartier Gare -‐ Livraison des premières opérations : Janvier 2020
o M.I.N Sud -‐ Livraison de 90% des opérations : Fin 2027 o M.I.N Nord -‐ Livraison de 90% des opérations : Fin 2029
Paramètres caractérisant les bâtiments
Les indicateurs considérés pour caractériser les bâtiments sont les suivants :
-‐ Secteur géographique : cinq secteurs géographiques sont distingués.
Carte des secteurs géographique (Source: Rapport de présentation -‐ Mai 2016)
[Légende couleur des secteurs au tableau ci-‐contre]
L’approche géographique permet d’appréhender les distances entre la centrale de production et les lieux de consommation.
-‐ Besoins de chaleur par typologie de bâtiments :
Les profils utilisés sont ceux de projets réalisés récemment par ALTO et visant des performances énergétiques similaires aux bâtiments prévus sur le quartier Gare (réglementation RT 2012) sur une zone climatique identique. Ils sont extraits de données de Simulations Thermiques Dynamiques (STD).
ECS : Eau Chaude Sanitaire
2. Le plan guide
2.3 Opportunités en énergies renouvelables et en réseaux communs
Production mutualisée d’énergie
Les orientations de développement durable et les solutions techniques proposées font suite aux échanges avec la ville de Chateaurenard lors du comité technique du 2 juin 2016.
Cette première approche sur la production mutualisée d’énergie doit permettre au maitre d’ouvrage de se positionner sur l’opportunité de la réalisation d’un réseau commun de chaleur et sur les solutions renouvelables mutualisées de production d’électricité.
Réseau de chaleur Hypothèses d’étude
Les différentes hypothèses de programmation et de phasage sont issues du Rapport de présentation et de la Synthèse des intentions urbaines réalisés en mars et mai 2016.
Programmation
Les typologies de bâtiments, par secteur, prises en compte sont les suivantes :
Logements Activités
commerciales Equipements Secteur quartier Gare
Maîtrisé
17 967m² SDP
(234 logt.) 1 771 m² SDP 1 559m² SDP Secteur quartier Gare
Non maîtrisé
8 617 m² SDP
(117 logt.) 4 487 m² SDP / Secteur M.I.N Sud 19 678 m² SDP
(238 logt.) / 3 384 m² SDP Secteur M.I.N Nord 7 394 m² SDP
(87 logt.) 3 596 m² SDP / Phase conditionnelle 18 500 m² SDP
(254 logt.) 2 527 m² SDP / Total 72 156 m² SDP
(930 logt.) 12 381 m² SDP 4 943 m² SDP
Phasage
Suivant le programme fonctionnel détaillé, la livraison des bâtiments est échelonnée de la façon suivante :
o Quartier Gare -‐ Livraison des premières opérations : Janvier 2020 o M.I.N Sud -‐ Livraison de 90% des opérations : Fin 2027
o M.I.N Nord -‐ Livraison de 90% des opérations : Fin 2029
Paramètres caractérisant les bâtiments
Les indicateurs considérés pour caractériser les bâtiments sont les suivants :
-‐ Secteur géographique : cinq secteurs géographiques sont distingués.
Carte des secteurs géographique (Source: Rapport de présentation -‐ Mai 2016) [Légende couleur des secteurs au tableau ci-‐contre]
L’approche géographique permet d’appréhender les distances entre la centrale de production et les lieux de consommation.
-‐ Besoins de chaleur par typologie de bâtiments :
Les profils utilisés sont ceux de projets réalisés récemment par ALTO et visant des performances énergétiques similaires aux bâtiments prévus sur le quartier Gare (réglementation RT 2012) sur une zone climatique identique. Ils sont extraits de données de Simulations Thermiques Dynamiques (STD).
ECS : Eau Chaude Sanitaire
2. Le plan guide
2.3 Opportunités en énergies renouvelables et en réseaux communs
Production mutualisée d’énergie
Les orientations de développement durable et les solutions techniques proposées font suite aux échanges avec la ville de Chateaurenard lors du comité technique du 2 juin 2016.
Cette première approche sur la production mutualisée d’énergie doit permettre au maitre d’ouvrage de se positionner sur l’opportunité de la réalisation d’un réseau commun de chaleur et sur les solutions renouvelables mutualisées de production d’électricité.
Réseau de chaleur Hypothèses d’étude
Les différentes hypothèses de programmation et de phasage sont issues du Rapport de présentation et de la Synthèse des intentions urbaines réalisés en mars et mai 2016.
Programmation
Les typologies de bâtiments, par secteur, prises en compte sont les suivantes :
Logements Activités
commerciales Equipements Secteur quartier Gare
Maîtrisé
17 967m² SDP
(234 logt.) 1 771 m² SDP 1 559m² SDP Secteur quartier Gare
Non maîtrisé
8 617 m² SDP
(117 logt.) 4 487 m² SDP / Secteur M.I.N Sud 19 678 m² SDP
(238 logt.) / 3 384 m² SDP Secteur M.I.N Nord 7 394 m² SDP
(87 logt.) 3 596 m² SDP / Phase conditionnelle 18 500 m² SDP
(254 logt.) 2 527 m² SDP / Total 72 156 m² SDP
(930 logt.) 12 381 m² SDP 4 943 m² SDP
Phasage
Suivant le programme fonctionnel détaillé, la livraison des bâtiments est échelonnée de la façon suivante :
o Quartier Gare -‐ Livraison des premières opérations : Janvier 2020 o M.I.N Sud -‐ Livraison de 90% des opérations : Fin 2027
o M.I.N Nord -‐ Livraison de 90% des opérations : Fin 2029
Paramètres caractérisant les bâtiments
Les indicateurs considérés pour caractériser les bâtiments sont les suivants :
-‐ Secteur géographique : cinq secteurs géographiques sont distingués.
Carte des secteurs géographique (Source: Rapport de présentation -‐ Mai 2016) [Légende couleur des secteurs au tableau ci-‐contre]
L’approche géographique permet d’appréhender les distances entre la centrale de production et les lieux de consommation.
-‐ Besoins de chaleur par typologie de bâtiments :
Les profils utilisés sont ceux de projets réalisés récemment par ALTO et visant des performances énergétiques similaires aux bâtiments prévus sur le quartier Gare (réglementation RT 2012) sur une zone climatique identique. Ils sont extraits de données de Simulations Thermiques Dynamiques (STD).
ECS : Eau Chaude Sanitaire
3.1 Stratégie climatique et énergétique
DC_161031
La faisabilité d’un réseau de chaleur dépend de plusieurs critères énoncés ci- dessous :
100% alimenté par des énergies renouvelables C’est techniquement et économiquement à éviter :
• L’optimum économique se situe autour de 50% de la puissance chaude fournie par une chaudière biomasse et 50% de la puissance fournie par une chaudière gaz, pour une couverture des besoins de chaleur par la biomasse autour de 85%.• Techniquement, lorsque la puissance chaude à fournir est inférieure à 20% de la puissance nominale totale (demi-saison), on utilise uniquement la chaudière gaz car la modulation de puissance sur une chaudière bois est limitée si on veut minimiser les pertes de chaleur (la chaudière bois nécessite une charge minimale pour une combustion propre et efficace et un cycle chaudière suffisamment long).
Une alimentation à 100% par des énergies renouvelables d’un réseau de chaleur sur le quartier Gare est techniquement à éviter.
Incertitude sur les besoins énergétiques
Suivant la programmation et les besoins de chaleur par typologie de bâtiments, les besoins globaux à l’échelle du quartier Gare sont estimés à :
afin de justifier de la faisabilité technico-économique d’un réseau de chaleur.
Ce critère fait partie d’une exigence d’éligibilité au fond chaleur de l’ADEME ; le seuil bas est limité à 1,5MWh/ml de réseau. La densité thermique des réseaux existants en France est en moyenne de 8 MWh/ml/an. Elle est entre 3 et 6 MWh/
ml/an pour les réseaux récents.
Dans le cas du quartier Gare, la densité de projet dans sa globalité est estimée à 2,5 MWh/an. Cela rend, économiquement, difficilement viable la solution d’un réseau de chaleur.
Planification des investissements
Un réseau de chaleur nécessite un investissement initial important, et doit être opérationnel dès les premiers bâtiments occupés et évolutif en fonction des futurs raccordements. Il est nécessaire de prévoir un planning favorable avec environ 40 à 50% de bâtiments raccordés au réseau dans les premières années de fonctionnement.
La planification actuelle prévoit la construction des opérations du quartier Gare et la restructuration du M.I.N sur une période allant de 2020 à 2029.
Le quartier Gare, premier secteur opérationnel, représente 38% de la
programmation (23% si seul le foncier maîtrisé est considéré). Ce planning ne semble pas opportun pour la réalisation d’un réseau de chaleur.
Classement du réseau de chaleur
Le classement d’un réseau de chaleur permet aux réseaux comprenant plus de 50% d’EnR, de rendre obligatoire le raccordement au bâtiment neuf dans le cadre d’une Déclaration de Service Public ou d’une régie. Cela permet de consolider un scénario réseau de chaleur, si envisagé, dans l’intérêt commun des usagers (réduction des coûts énergétiques) et de l’aménageur.
Il peut y avoir des écarts très significatifs entre ce qui est envisagé aujourd’hui et les besoins réels d’ici à dix, quinze ou vingt ans.
La faisabilité d’un réseau de chaleur dépend de plusieurs critères énoncés ci-‐
dessous :
100% alimenté par des énergies renouvelables C’est techniquement et économiquement à éviter :
• L’optimum économique se situe autour de 50% de la puissance chaude fournie par une chaudière biomasse et 50% de la puissance fournie par une chaudière gaz, pour une couverture des besoins de chaleur par la biomasse autour de 85%.
• Techniquement, lorsque la puissance chaude à fournir est inférieure à 20% de la puissance nominale totale (demi-‐saison), on utilise uniquement la chaudière gaz car la modulation de puissance sur une chaudière bois est limitée si on veut minimiser les pertes de chaleur (la chaudière bois nécessite une charge minimale pour une combustion propre et efficace et un cycle chaudière suffisamment long).
Une alimentation à 100% par des énergies renouvelables d’un réseau de chaleur sur le quartier Gare est techniquement à éviter.
Incertitude sur les besoins énergétiques
Suivant la programmation et les besoins de chaleur par typologie de bâtiments, les besoins globaux à l’échelle du quartier Gare sont estimés à :
Quartier Gare
Chauffage ECS Totaux
Logements 2 128,6 MWh/an 2 208,0 MWh/an 4 336,6 MWh/an Activités commerciales 143,6 MWh/an 31,0 MWh/an 174,6 MWh/an Equipement publics 59,3 MWh/an 12,4 MWh/an 71,7 MWh/an
TOTAL 2 331,5 MWh/an 2 251,3 MWh/an 4 582,8 MWh/an
Il peut y avoir des écarts très significatifs entre ce qui est envisagé aujourd’hui et les besoins réels d’ici à dix, quinze ou vingt ans.
Le cas des logements est notamment sensible avec les évolutions réglementaires
La densité énergétique du réseau de chaleur est un facteur de décision essentiel afin de justifier de la faisabilité technico-‐économique d’un réseau de chaleur.
Ce critère fait partie d’une exigence d’éligibilité au fond chaleur de l’ADEME ; le seuil bas est limité à 1,5MWh/ml de réseau. La densité thermique des réseaux existants en France est en moyenne de 8 MWh/ml/an. Elle est entre 3 et 6 MWh/ml/an pour les réseaux récents.
Dans le cas du quartier Gare, la densité de projet dans sa globalité est estimée à 2,5 MWh/an. Cela rend, économiquement, difficilement viable la solution d’un réseau de chaleur.
Planification des investissements
Un réseau de chaleur nécessite un investissement initial important, et doit être opérationnel dès les premiers bâtiments occupés et évolutif en fonction des futurs raccordements. Il est nécessaire de prévoir un planning favorable avec environ 40 à 50% de bâtiments raccordés au réseau dans les premières années de fonctionnement.
La planification actuelle prévoit la construction des opérations du quartier Gare et la restructuration du M.I.N sur une période allant de 2020 à 2029.
Le quartier Gare, premier secteur opérationnel, représente 38% de la programmation (23% si seul le foncier maîtrisé est considéré). Ce planning ne semble pas opportun pour la réalisation d’un réseau de chaleur.
Classement du réseau de chaleur
Le classement d’un réseau de chaleur permet aux réseaux comprenant plus de 50% d’EnR, de rendre obligatoire le raccordement au bâtiment neuf dans le cadre d’une Déclaration de Service Public ou d’une régie. Cela permet de consolider un scénario réseau de chaleur, si envisagé, dans l’intérêt commun des usagers (réduction des coûts énergétiques) et de l’aménageur.
Conclusion Opportunité de développement d’un réseau de chaleur
La faisabilité d’un réseau de chaleur dépend de plusieurs critères énoncés ci-‐
dessous :
100% alimenté par des énergies renouvelables C’est techniquement et économiquement à éviter :
• L’optimum économique se situe autour de 50% de la puissance chaude fournie par une chaudière biomasse et 50% de la puissance fournie par une chaudière gaz, pour une couverture des besoins de chaleur par la biomasse autour de 85%.
• Techniquement, lorsque la puissance chaude à fournir est inférieure à 20% de la puissance nominale totale (demi-‐saison), on utilise uniquement la chaudière gaz car la modulation de puissance sur une chaudière bois est limitée si on veut minimiser les pertes de chaleur (la chaudière bois nécessite une charge minimale pour une combustion propre et efficace et un cycle chaudière suffisamment long).
Une alimentation à 100% par des énergies renouvelables d’un réseau de chaleur sur le quartier Gare est techniquement à éviter.
Incertitude sur les besoins énergétiques
Suivant la programmation et les besoins de chaleur par typologie de bâtiments, les besoins globaux à l’échelle du quartier Gare sont estimés à :
Quartier Gare
Chauffage ECS Totaux
Logements 2 128,6 MWh/an 2 208,0 MWh/an 4 336,6 MWh/an Activités commerciales 143,6 MWh/an 31,0 MWh/an 174,6 MWh/an Equipement publics 59,3 MWh/an 12,4 MWh/an 71,7 MWh/an TOTAL 2 331,5 MWh/an 2 251,3 MWh/an 4 582,8 MWh/an
Il peut y avoir des écarts très significatifs entre ce qui est envisagé aujourd’hui et les besoins réels d’ici à dix, quinze ou vingt ans.
Densité énergétique
La densité énergétique du réseau de chaleur est un facteur de décision essentiel afin de justifier de la faisabilité technico-‐économique d’un réseau de chaleur.
Ce critère fait partie d’une exigence d’éligibilité au fond chaleur de l’ADEME ; le seuil bas est limité à 1,5MWh/ml de réseau. La densité thermique des réseaux existants en France est en moyenne de 8 MWh/ml/an. Elle est entre 3 et 6 MWh/ml/an pour les réseaux récents.
Dans le cas du quartier Gare, la densité de projet dans sa globalité est estimée à 2,5 MWh/an. Cela rend, économiquement, difficilement viable la solution d’un réseau de chaleur.
Planification des investissements
Un réseau de chaleur nécessite un investissement initial important, et doit être opérationnel dès les premiers bâtiments occupés et évolutif en fonction des futurs raccordements. Il est nécessaire de prévoir un planning favorable avec environ 40 à 50% de bâtiments raccordés au réseau dans les premières années de fonctionnement.
La planification actuelle prévoit la construction des opérations du quartier Gare et la restructuration du M.I.N sur une période allant de 2020 à 2029.
Le quartier Gare, premier secteur opérationnel, représente 38% de la programmation (23% si seul le foncier maîtrisé est considéré). Ce planning ne semble pas opportun pour la réalisation d’un réseau de chaleur.
Classement du réseau de chaleur
Le classement d’un réseau de chaleur permet aux réseaux comprenant plus de 50% d’EnR, de rendre obligatoire le raccordement au bâtiment neuf dans le cadre d’une Déclaration de Service Public ou d’une régie. Cela permet de consolider un scénario réseau de chaleur, si envisagé, dans l’intérêt commun des usagers (réduction des coûts énergétiques) et de l’aménageur.
Le plan guide
3. Approche environnementale
Centrale photovoltaïque citoyenne
Une centrale photovoltaïque citoyenne (ou villageoise) est un mode participatif de développement des énergies renouvelables. Ce procédé permet de faire participer la population à des questions liées à l’énergie et à la façon de concevoir des projets publics ou privés.
Potentiel solaire
Chateaurenard bénéficie d’un ensoleillement important avec une moyenne d’environ 4,8kWh/m². jour pour une surface orientée Sud et d’un angle de 44°.
A titre d’exemple, une installation de 100 m² de cellules photovoltaïques polycristalin selon une inclinaison de 20° permettrait de produire environ 10 188 KWh/an. Cette production équivaut à la consommation annuelle moyenne de 2,9 ménages français (source : ADEME).
Opportunité de développement
Le futur quartier Gare offre de nombreuses opportunités de développement en toiture. Les toitures d’équipements publics ou de surfaces commerciales sont les plus favorables à la mise en place d’une centrale photovoltaïques citoyenne.
Sont particulièrement concernés la future école, le pôle médical et les différents centres commerciaux du site.
Constituer une société citoyenne locale
L’investissement nécessaire à la création de la centrale est partagé et porté à la fois par des citoyens et par les collectivités locales au sein d’une société citoyenne locale. Cette société des centrales citoyennes pourrait associer : - Les collectivités (ville de Chateaurenard, Terre de Provence agglomération, CG 34, Région PACA)
- Les citoyens (particuliers, associations, club)
- Les acteurs régionaux (Energie Partagée, Energ’éthique, énergies coopératives) - les investisseurs (Enercoop, la Compagnie du vent…)
Exemple de réalisation
Plusieurs exemples de réalisation, situées à proximité de Chateaurenard, ont montré que le financement citoyen et participatif des énergies renouvelables est un moyen de soutenir des projets concrets :
> Ecole de Gaubert, Digne (04) Mise en service : Déc. 2013 Investissement : 25 000 € HT Surface en toiture : 34 m² Energie produite : 6,5MWh/an Recette : 2 100€/an
> Ferme, Moustiers (04) Mise en service : Juin 2016 Investissement : 48 000 € HT Surface en toiture : 140 m² Energie produite : 16MWh/an Recette : 3 155€/an vendu
> Industriel, Apt (84) Mise en service : 2016 Investissement : 325 000 € HT Surface en toiture : 1 400m² Energie produite : 250 MWh/an Recette : 36 000€/an
> Pays d’Aigues (84) - En cours de réalisation
11 installations proposées par une SAS coopérative portée par des citoyens 9 toitures de bâtiments publics (écoles, crèches…) et 2 habitations privées Investissement : 244 000 € HT
Surface en toiture totale : 550m² Energie produite : 119 MWh/an Recette : non connue
3.1 Stratégie climatique et énergétique
À l’échelle du quartier : production mutualisée d’énergie
PG_161031
> Ecole de Gaubert, Digne (04) > Ferme, Moustiers (04)
> Industriel, Apt (84)
Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep
88
> Interpréter les principes bioclimatiques du Mas provençal :
1 . ORIENTATION NORD/SUD
o Une orientation nord / sud adaptée selon leur situation géographique
o Une volumétrie compacte pour réduire l’emprise au vent, et ainsi les déperditions,
o Une réflexion sur la compacité du bâti a conduit à favoriser des plots d’une douzaine de mètres de profondeur permettant de privilégier des logements traversant,
o Une hiérarchie des épannelages au sein des îlots pour garantir au maximum l’ensoleillement des logements.
2 . SE PROTÉGER DU VENT
o La pointe de l’habitation est dirigée vers le Mistral, c’est un dispositif de défense nommé «la- pointe en avant». Il se complète par une ligne de défense constituée par une ou deux rangées de cyprès,
o Des volumes hauts au nord des îlots protègent les plus bas du Mistral, les cours et les jardins mais aussi les maisons R+1,
o Les façades Nord et Ouest des constructions sont en majeure partie opaques afin de se proté- ger du froid et du Mistral,
o Les grands végétaux disposés en haie brise-vent protègent le bâti des déperditions d’énergie par filtration de la force du vent.
3 . S’OUVRIR AU SUD
o Les ouvertures se multiplient sur la partie méridionale, plongeant sur la cour ensoleillée, à l’abri du vent et du froid,
o Les façades Est et Sud sont largement ouvertes et très ensoleillées. Elles reçoivent les loggias et balcons.
o Les platanes permettent de protéger du soleil en été sans le masquer en hiver.
4. UTILISER LA PIERRE
o L’inertie de la pierre régule naturellement les échanges thermiques entre le jour et la nuit.
> Une déclinaison de ces caractéristiques climatiques du territoire et des formes urbains au sein de labels de performances pour le bâti (Bâtiments Durables Méditerranéens, label Bâtiment Bas Carbone). Ces labels garantissent un niveau de qualité environnementale minimum sans compro- mettre la faisabilité économique des projets.
CONCEPTION DU QUARTIER GARE
Le plan guide
3. Approche environnementale
3.1 Stratégie climatique et énergétique
A l’échelle du bâti : Conception bioclimatique
1. ORIENTATION NORD / SUD
Les mas provencaux ont presque toujours une orientation Nord / Sud mais selon leur situation géographique, ils obéissent à une orientation plus ou moins rigoureuse.
Une volumétrie compacte réduit de façon notable l’emprise au vent, et ainsi les déperditions.
2. SE pROTégER DU vENT
Pour se protéger du vent, la pointe de l’habitation est dirigée vers le Mistral. C’est un dispositif de défense que l’on pourrait nommer «la point en avant». Il se complète par une ligne de défense constituée par une ou deux rangées de cyprés.
3. S’OUvRIR AU SUD
Les ouvertures fuient régulièrement le côté Nord et se multi- plient sur la partie méridionale, plongeant sur la cour ensoleillée, à l’abri du vent et du froid.
Les platanes permettent de protéger du soleil, sans le masquer.
4. UTIlISER lA pIERRE
Le mur traditionnel était une remarquable «machine thermique».
L’inertie de la pierre qui, dans la région d’Avignon est l’une des plus pertinentes pour la construction, régule naturellement les échanges thermiques entre le jour et la nuit.
lE MAS pROvENCAl
d’après «L’habitation rurale provençale. Le vent et le soleil. Quelques re- marques préliminaires», Jean Mercier, revue de géographie alpine, 1943, volume 31, numéro 4 (pp 525-533)
Mas situé à Châteaurenard SUd
Nord
plANETE
TERRITOIRE
QUARTIER vIllE MATéRIAUX
HABITATIONS
1. ORIENTATION NORD / SUD
Les mas provencaux ont presque toujours une orientation Nord / Sud mais selon leur situation géographique, ils obéissent à une orientation plus ou moins rigoureuse.
Une volumétrie compacte réduit de façon notable l’emprise au vent, et ainsi les déperditions.
2. SE pROTégER DU vENT
Pour se protéger du vent, la pointe de l’habitation est dirigée vers le Mistral. C’est un dispositif de défense que l’on pourrait nommer «la point en avant». Il se complète par une ligne de défense constituée par une ou deux rangées de cyprés.
3. S’OUvRIR AU SUD
Les ouvertures fuient régulièrement le côté Nord et se multi- plient sur la partie méridionale, plongeant sur la cour ensoleillée, à l’abri du vent et du froid.
Les platanes permettent de protéger du soleil, sans le masquer.
4. UTIlISER lA pIERRE
Le mur traditionnel était une remarquable «machine thermique».
L’inertie de la pierre qui, dans la région d’Avignon est l’une des plus pertinentes pour la construction, régule naturellement les échanges thermiques entre le jour et la nuit.
lE MAS pROvENCAl
d’après «L’habitation rurale provençale. Le vent et le soleil. Quelques re- marques préliminaires», Jean Mercier, revue de géographie alpine, 1943, volume 31, numéro 4 (pp 525-533)
Mas situé à Châteaurenard SUd
Nord
plANETE TERRITOIRE
QUARTIER vIllE MATéRIAUX
HABITATIONS
1. ORIENTATION NORD / SUD
Les mas provencaux ont presque toujours une orientation Nord / Sud mais selon leur situation géographique, ils obéissent à une orientation plus ou moins rigoureuse.
Une volumétrie compacte réduit de façon notable l’emprise au vent, et ainsi les déperditions.
2. SE pROTégER DU vENT
Pour se protéger du vent, la pointe de l’habitation est dirigée vers le Mistral. C’est un dispositif de défense que l’on pourrait nommer «la point en avant». Il se complète par une ligne de défense constituée par une ou deux rangées de cyprés.
3. S’OUvRIR AU SUD
Les ouvertures fuient régulièrement le côté Nord et se multi- plient sur la partie méridionale, plongeant sur la cour ensoleillée, à l’abri du vent et du froid.
Les platanes permettent de protéger du soleil, sans le masquer.
4. UTIlISER lA pIERRE
Le mur traditionnel était une remarquable «machine thermique».
L’inertie de la pierre qui, dans la région d’Avignon est l’une des plus pertinentes pour la construction, régule naturellement les échanges thermiques entre le jour et la nuit.
lE MAS pROvENCAl
d’après «L’habitation rurale provençale. Le vent et le soleil. Quelques re- marques préliminaires», Jean Mercier, revue de géographie alpine, 1943, Mas situé à Châteaurenard
SUd
Nord
plANETE TERRITOIRE
QUARTIER vIllE MATéRIAUX
HABITATIONS
1. ORIENTATION NORD / SUD
Les mas provencaux ont presque toujours une orientation Nord / Sud mais selon leur situation géographique, ils obéissent à une orientation plus ou moins rigoureuse.
Une volumétrie compacte réduit de façon notable l’emprise au vent, et ainsi les déperditions.
2. SE pROTégER DU vENT
Pour se protéger du vent, la pointe de l’habitation est dirigée vers le Mistral. C’est un dispositif de défense que l’on pourrait nommer «la point en avant». Il se complète par une ligne de défense constituée par une ou deux rangées de cyprés.
3. S’OUvRIR AU SUD
Les ouvertures fuient régulièrement le côté Nord et se multi- plient sur la partie méridionale, plongeant sur la cour ensoleillée, à l’abri du vent et du froid.
Les platanes permettent de protéger du soleil, sans le masquer.
4. UTIlISER lA pIERRE
Le mur traditionnel était une remarquable «machine thermique».
L’inertie de la pierre qui, dans la région d’Avignon est l’une des plus pertinentes pour la construction, régule naturellement les échanges thermiques entre le jour et la nuit.
lE MAS pROvENCAl
d’après «L’habitation rurale provençale. Le vent et le soleil. Quelques re- marques préliminaires», Jean Mercier, revue de géographie alpine, 1943, volume 31, numéro 4 (pp 525-533)
Mas situé à Châteaurenard SUd
Nord
plANETE TERRITOIRE
QUARTIER vIllE MATéRIAUX
HABITATIONS
1. ORIENTATION NORD / SUD
Les mas provencaux ont presque toujours une orientation Nord / Sud mais selon leur situation géographique, ils obéissent à une orientation plus ou moins rigoureuse.
Une volumétrie compacte réduit de façon notable l’emprise au vent, et ainsi les déperditions.
2. SE pROTégER DU vENT
Pour se protéger du vent, la pointe de l’habitation est dirigée vers le Mistral. C’est un dispositif de défense que l’on pourrait nommer «la point en avant». Il se complète par une ligne de défense constituée par une ou deux rangées de cyprés.
3. S’OUvRIR AU SUD
Les ouvertures fuient régulièrement le côté Nord et se multi- plient sur la partie méridionale, plongeant sur la cour ensoleillée, à l’abri du vent et du froid.
Les platanes permettent de protéger du soleil, sans le masquer.
4. UTIlISER lA pIERRE
Le mur traditionnel était une remarquable «machine thermique».
L’inertie de la pierre qui, dans la région d’Avignon est l’une des plus pertinentes pour la construction, régule naturellement les échanges thermiques entre le jour et la nuit.
lE MAS pROvENCAl
d’après «L’habitation rurale provençale. Le vent et le soleil. Quelques re- marques préliminaires», Jean Mercier, revue de géographie alpine, 1943, volume 31, numéro 4 (pp 525-533)
Mas situé à Châteaurenard SUd
Nord
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QUARTIER vIllE MATéRIAUX
HABITATIONS
Mas situé à Châteaurenard 1
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A l’échelle de l’îlot, du bâti : Energie Grise
ENJEUX
- Limiter l’empreinte environnementale des constructions en prenant en compte l’énergie grise consommée, - Intégrer une réflexion en cycle de vie en pensant dès à présent le réemploi possible des matériaux CONCEPTION DU QUARTIER GARE
> L’utilisation de matériaux à faibles impacts environnementaux pour l’aménagement des espaces extérieurs tels que des matériaux : issus du site et réemployés sur place (déblais/remblais, abattage arbres…) provenant de la récupération et du recyclage (rails de chemin de fer, mobilier urbain en acier recyclé …) d’origine renouvelable (bois éco-certifiés, liants végétaux…) issus de filières locales faiblement énergivores sur l’ensemble de leur cycle de vie.
> Une approche globale :
Dans l’objectif de limiter l’impact environnemental des matériaux de revêtement, il est possible de comparer les matériaux en fonction des différents paramètres de durabilité et notamment les indicateurs environnementaux. La comparaison globale permet de croiser les informations suivant différents indicateurs environnementaux :
• L’effet « Albédo »
• La qualité acoustique
• La possibilité de réemploi et de recyclage du matériau
• Le taux de matière recyclée
• La gestion de l’eau de ruissellement
• Les émissions CO2 / Consommation d’énergie
• L’Analyse en Cycle de Vie
• La pérennité du matériau
> Le recours à constructions en pierre massive :
Le plan guide
Les enjeux environnementaux actuels imposent de nouvelles conception de l’art de bâtir. C’est la responsabilité du projet urbain que d’offrir les meil- leures conditions pour que des architectures vertueuses puissent être dével- oppées selon des référentiels exigents en terme de qualité environnemen- tale. Il devient indispensable que ces débats puissent se poser très en amont, dès la conception du projet urbain
L’élaboration du plan de masse, dans ses qualités actuelles s’inscrit bien dans cette démarche (cf invariants du projet).
Elle conditionne le caractère de cette “ville familière”, dans sa matérialité qu’il nous semble pertinent ici de faire émerger: Le rapport architectural qu’entretiendront les nouvelles constructions avec celles du faubourg Nord, les continuités d’ambiances, du centre-ville vers le nouveau quartier.
La qualité du quartier dépendra grandement aussi de la qualité des constructions.
Nous préférons rester encore prudent sur la dénomination “éco-quartier”, devenant déjà un peu galvaudée. Le projet urbain du quartier gare et du MIN s’inscrit lui-même dans une stratégie à l’échelle de la commune, voire au delà avec les enjeux de relocalisation du Marché d’Intérêt National. Le futur quartier Gare et MIN n’est pas à isoler de son contexte. La réflexion “eco-responsable” s’imagine sans aucun doute à une échelle plus vaste que le seul périmètre du site.
Les matériaux bio-sourcés, une question actuelle
La production architecturale contemporaine est réinterrogée aujourd’hui, sur les énergies, les ressources, les savoirs-faire qu’elle mobilise. L’économie d’un projet se calcule de plus en plus sur la longue durée, en prenant en compte les coûts d’entretient à long terme, les énergies grises consommées, les qualités d’inertie thermiques des constructions etc…
Le projet urbain est aussi un moyen de renforcer l’économie locale, de valoriser les savoirs-faire et les ressources du territoire. Les exemples se multiplient aujourd’hui, souvent à l’échelle d’un édifice ou d’initiatives singulières.
Par nécessité, le secteur agroalimentaire et sa distribution s’organise dans ce
sens, renforçant les circuits courts. Cette même réflexion se traduit aussi pour la production architecturale et pourrait trouver tout son sens à l’échelle d’un nouveau quartier.
La pierre massive, le bois, la terre crue, le chanvre-chaux...
Les recherches comme les événements permettant de valoriser des modes de construction dit «alternatifs» se multiplient en France comme en Europe.
> La terre crue : A Lyon cette année «Terra 2016» fait événement avec la construction d’un prototype de logement collectifs construit en terre crue et bois, démontrant la capacité des techniques actuelles de mise en oeuvre de la terre crue, extraite souvent sur place, à permettre la construction de logements économiques.
> La pierre : La construction en pierre massive se développe considérablement notamment en Provence grâce à la présence de carrières particulière-ment appropriées à la construction (Fontvieille, Oppède…ect)
> Le bois : La filière Bois a considérablement évolué ces dernières années à travers l’évolution de modes constructif d’ossatures bois ou des immeubles de grande hauteur.
> Le chanvre-chaux : L’industrie de la production des matériaux de constructions développe de nouvelles tech-niques souvent issues des savoir-faires anciens, et lon redécouvre par exemple l’usage du chanvre associé à la chaux. Le projet du Quartier Gare de Châteaurenard peut être l’un des projets urbains des plus ambitieux actuellement sur ces questions.
Favoriser une synérgie entre les projets de la ville et l’équilibre des terres La relocalisation du MIN exigera des volumes importants de remblais, tout comme l’urbanisation du secteur MIN exigera des apports conséquents en terre végétale.
La synergie entre les projets urbains de Châteaurenard peut aussi engendrer la coordination des opérations, pour qu’un chantier d’un côté serve les intérêts d’un autre… Cette approche environnementale dépasse les limites strictes du quartier gare-MIN, mais elle peut engendre des économie substantielles à l’échelle des projets
3. Approche environnementale
3.1 Stratégie climatique et énergétique
> Favoriser l’utilisation des matériaux bio-sourcés A l’échelle du quartier, de l’îlot, du bâti
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La pierre massive
- Pierre des Estaillades - ressource locale Gilles Perraudin Architecte - 2015
Le Chanvre-chaux…
Paris 18E 4 logements sociaux en béton de chanvre, BBC - H&E 1 local commercial - Le bois
Obras architectes - 2016
maître d!ouvrage : Procivis, Colomiers habitat
La terre
mandataire : nunc architectes- Louis Piccon mai
Le plan guide
3. Approche environnementale
3.1 Stratégie climatique et énergétique
La pierre naturelle
Suivant la comparaison présentée ci-contre, la pierre naturelle est la plus favorable sur 5 des 8 indicateurs environnementaux définis.
Les effets positifs à noter :
- la pierre naturelle possède une pérennité élevée par rapport au béton. De l’ordre de 100 ans quand celle du béton est de 50 ans ;
- La transformation de la pierre naturelle nécessite uniquement de l’eau (aucun produit ou adjuvant) pour le sciage et le débitage et 100% de la matière première extraite est utilisée (concassage des chutes pour les remblais)… Elle nécessite donc très peu d’énergie pour sa transformation.
- le taux de réemploi et de recyclage en fin de vie est important. Il est par exemple de 90 % dans le cas des pavés de pierre ;
- La réutilisation des pierres naturelles est simple et la récupération aisée après nettoyage. Toutes sont réutilisables et recyclables après démontage et tri.
La pierre d’Estaillade pour les nouveaux espaces publics
Le choix de la pierre d’Estaillades pour les espaces publics du Quartier Gare à Chateaurenard est déterminé par les usages et les caractéristiques du lieu. Ce choix permet de réduire les impacts environnementaux sur les indicateurs jugés moins favorables pour le cas général de la pierre naturelle, et notamment : - la qualité acoustique : le bruit de roulement est principalement dû au trafic routier. Au sein du Quartier Gare, la pierre est utilisée pour la circulation des modes doux (piétons et deux roues non motorisées) ce qui permettra un impact sonore négligeable ;
- l’effet « Albédo » : la nature et la tonalité des matériaux déterminent le réfléchissement de la lumière et donc l’effet de réchauffement urbain. La pierre des Estaillades, en comparaison à la pierre naturelle classique, est de couleur très claire et a ainsi un albédo élevé. Ce choix limite le réchauffement urbain, apporte plus de sécurité et moins de dépense en éclairage la nuit ;
- Les émissions de CO2 : la pierre d’Estaillades est extraite dans les carrières de la commune d’Oppède située à 30 km de Chateaurenard. Cette proximité immédiate est très positive pour limiter les émissions de CO2 dû au transport.
La pierre d’Estaillades est ainsi un choix adapté au contexte local qui permet de limiter l’impact environnemental des revêtements de sol des espaces publics.
La pierre d’Oppède comme ressource pour la construction Depuis quelques années la construction en pierre massive reprend progressivement sa place dans la production contemporaine, initié par quelques architectes et aujourd’hui par des maîtres d’ouvrage engagés. Les expérimentations deviennent réalités, y compris dans la production de logement social dont on sait les budgets tendus. Les initiatives se multiplient, obligeant aussi les producteurs de pierre à réorganiser leurs modes de production, à être plus compétitifs.
Des recherches actuelles en France démontrent la pertinence de la construction en pierre. Dans le cadre du colloque «Construire en pierre massive et développement Durable» (Rodez - Nov 2010) il est démontré que parmi les trois modes de construction en pierre - pierre agrafée sur une structure (fragile), pierre autoporteuse de 10 cm devant l’isolant extérieur et pierre de taille, la dernière est la plus économique.
Par ailleurs, au moins deux opérations de logements sociaux récentes (Hérouville- Saint-Clair près de Caen et Cornebarrieux, près de Toulouse sont construites en pierres massives dans des budgets compatibles à leurs financements (moins de 1200€/m2)
Les dernières publications dans la revue AMC de décembre 2011 en attestent pour l’opération de Gilles Perraudin à Cornebarrieux, citée pour le prix de l’équerre d’argent 2011 décerné par «Le Moniteur».
Depuis, nombre d’opérations de logements, d’équipements publics ou de locaux d’activité se construisent en pierre massive, notamment en Provence.
Cette pierre que l’on évoque ici, est locale: La carrière d’Oppède par exemple, la plus importante pour le calcaire de construction en Europe, est à moins de 30 km de Châteaurenard.
> favoriser l’utilisation des matériaux bio-sourcés : la pierre naturelle A l’échelle du quartier, de l’îlot, du bâti
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Le plan guide
Les performances techniques de la pierre Performance à la compression
Ses performances à la compression sont indéniables, pour les pierres dures (Villebois ou Hauteville par exemple) mais aussi pour les pierres tendres comme celle d’Estaillade.
L’usage de la pierre est justement plus adapté en blocs massifs qu’en parements.
Protection intérieure
La pierre est un rempart naturel contre les agressions extérieures. Son épaisseur (pour le projet ici 30 cm) est choisie en fonction de sa capillarité. Sans ajout d’enduit ou autre écran, la pierre assure toute sa fonction de protection.
Incombustibilité
La pierre est incombustible (classée A1/MO) et ne dégage pas d’émission toxique en cas d’incendie.
Affaiblissement acoustique
La masse surfacique de la pierre d’Estaillade est de 480 kg/m2 environ, supérieure à un bloc de silicate de calcium
Isolation Intérieure
C’est le gage d’une protection optimale de l’isolation aux intempéries ou aux nuisibles.
L’isolation intérieure thermique est tout aussi capable de garder tout le bénéfice d’une construction en pierre.
Pour ce projet, l’intégralité des ponts thermiques est traitée par des dispositifs de ruptures simples, en façade courante comme en pignon.
Inertie thermique
Pour le projet, l’inertie thermique principale est réalisée par les dalles des planchers BA et par les refends entre logements en pierre massive apparente.
Énergie grise et développement durable
C’est la quantité d’énergie nécessaire à la production et à la fabrication des matériaux ou des produits industriels. C’est d’ailleurs un des grands concepts qui a conduit à ce grand chantier qu’est le développement durable avec la diminution des effets de serre.
Avec la pierre, pas de cuisson ni de transformation chimique.
En limitant le nombre d’opérations (extraction, coupe à dimension et acheminement jusqu’au chantier) la pierre répond simplement à un principe d’économie globale. Cette économie est aussi fondée sur un savoir-faire ancestral, présent depuis des générations chez les carriers et les tailleurs de pierre.
Entretien
La pierre massive ne nécessite aucun entretien
Plutôt qu’un ravalement périodique tous les dix ans, la pierre massive peut éventuellement nécessiter un nettoyage par nébulisation sur les pierres tendres
L’extraction
L’extraction de la pierre de taille, une technique issue de la Rome antique. Aujourd’hui un métier mécanisé, industrialisé. Les carrières choisies offrent de grandes capacité de production avec des autorisations d’exploitation pour au moins les 20 prochaines années.
Réemploi
C’est aussi l’un des arguments majeur de l’usage de la pierre: dans le cas de l’obsolescence des édifices, elle sert de «carrière» à de nouveaux édifices, sans aucune transformation lourde ou encore de protocole de recyclage, il suffit de les déplacer…
Dans tous les cas, les pierres composants les édifices appartiennent au patrimoine du maître d’ouvrage
Page de droite: quelques références architecturales en pierre massive
1 - Eliet et Lehman architectes - 16 logements collectifs, Bry-sur-Marne (Val de Marne) Immobilière 3F. coût : 1,9 M € - Pierre de Noyan
2 - Gilles Perraudin architecte - 20 logements sociaux, garages. ZAC de Monges, Croix du Sud Grand Toulouse -Obras architectes urbanistes Cornebarrieu, 2007-2011 Urbat. 1920 m2 - Pierre d’Estaillades - Nominé à l’Equerre d’Argent - Mies Van der Rohe Award 2013- European Union Price for Contemporary Architecture
3 - Gilles Perraudin architecte - Centre de Formation des Apprentis - Nîmes Margueritte 1997-99 m2 - Pierre de Vers Pont du Gard
4- Pascal Delrue - 12 logements dans 3 bâtiments R+1 quartier des Planchettes (Verdun), 2014; OPL de la Meuse. coût : 1,815 M € TTC
5 - Fernand Pouillon architecte 200 logements à Aix-en-Provence (1934)
Zac Monges-Croix-du-Sud - Obras architectes urbaniste avec B. Fortier - Gilles Perraudin il utilise la pierre massive, un calcaire d’Estaillades, au service d’une composition stricte et dépouillée qui relève de la rigueur monastique et prend vie sous le soleil du Midi.
3. Approche environnementale
3.1 Stratégie climatique et énergétique
A l’échelle du bâti
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Le plan guide
3. Approche environnementale
3.2 La mobilité
Les modes doux comme alternative au «tout voiture»
Face aux enjeux climatiques mondiaux, la question de la mobilité est devenue une préoccupation majeure. Limiter l’étalement urbain, diminuer les nuisances provoquées par les déplacements motorisés tout en conservant un développement dynamique et équilibré du territoire : tels sont les défis qui s’offrent à Châteaurenard. Les relever nécessite de rendre la ville accessible à tous en favorisant un meilleur partage de l’espace public.
La marche doit rester un mode déplacement important et le vélo doit apparaître désormais comme une alternative crédible au « tout voiture ».
Quelques chiffres clés de la Commune
• Une population qui a augmenté de 6% depuis 2008 pour atteindre une population de 15780 habitants.
• Une population de 15 à 64 ans qui compte 75% d’actifs, avec une augmentation de 3% depuis 2008.
• 43% des actifs habitent et travaillent sur la commune de Châteaurenard
•La part des modes doux est très réduite :
o 5,1 % des actifs vont à pied à leur travail o 2,9 % des actifs utilisent le vélo
o 85,5 % des actifs utilisent leur voiture.
La mobilité douce comme un des enjeux et des objectifs majeurs Elle constitue un des enjeux et des objectifs majeurs sur la Commune.
• Environnement : Une contribution majeure au plan climat, un environnement préservé et un cadre de vie apaisé et de qualité
• Articulation urbanisme/déplacements : Un étalement urbain maitrisé et un développement du territoire qui favorise le recours aux modes alternatifs à la voiture
• Mobilité pour tous : Une offre de déplacements attractive et adaptée aux différents territoires et usagers: accessible, diversifiée, coordonnée
Une population de 15 à 64 ans qui compte 75% d’actifs, avec une augmentation de 3% depuis 2008. source INSEE
Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone. Sources : Insee, RP 2007 et RP2013 exploitations principales
Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2013. Champ : actifs de 15 and ou plus ayant un emploi.
Soucre : Insee RP2013 exploitation principale.
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