Le nouveau quartier gare de Châteaurenard
Obras architectes-urbanistes Horizons Paysages
Trajéo Transversal Altostep
Plan Guide
Maîtrise d’œuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHÂTEAURENARD Ville de Châteaurenard
Janvier 2018
M istral
H
aies brise ventH
aies propriétésH
aies brise vuen
10m 7m
5m
typologie de Haies
R éseau d ’ iRRigation
1 2 3
9 4
5 7
6
8
C anaux d ’ irrigation dans la Campagne
p
hotosd’
ambianCesCanauxCuvelés enbéton
1/50e
1/50e
1/50e
CanauxCuvelés enbétonetbois
CanauxCuvelés enterre
1
2
3
C anal prinCipal dans la ville
CanalprinCipal Centreville
1/50e
CanalprinCipal baladeentre 2 eaux
1/50e
p
hotosd’
ambianCes4
5
r éseau seCondaire à travers la ville
Canalentre
2 propriétés
Canalpassant surlafriChe snCf 1/50e
1/50e
p
hotosd’
ambianCes6
7
r éseau seCondaire à travers la ville
CanalmettantàdistanCe lespropriétésdelarue
CanalmettantàdistanCe lespropriétésdelarue
1/50e
1/50e
p
hotosd’
ambianCes8
9
Centre Ancien
[Rue Jentelin]
Faubourg
[Boulevard Gambetta]
Habitat collectif
[HLM Saint Roch]
Pavillonnaire
[Chemin du pigeonnier]
Huertas
[Chemin du Four de Basile]
Espace public Espace public
Espace public
Espace public
Espace public
Voiries / stationnements Voiries utilisées par les piétons Trottoirs Jardins/Jardinets Bâtit
Le cœur historique de la ville est issu de l’héritage médiéval.
Il est composé d’un bâti hétéroclite dense dont le front bâti est la qualité première de l’espace public. On observe aussi le plus souvent un flou entre l’espace public et privé : les perrons sont pour la plupart agrémentés de végétations (grimpantes le plus souvent) amenant une valeur ajoutée au bien commun.
Les placettes deviennent des espaces de rencontres et d’échanges, devenant une pièce supplémentaire aux habitations adjacentes.
Les rues sont piétonnes ou semi-piétonne, le bâti est de faible hauteur dépassant rarement 2 étages.
Des petites places forment des centralités dans les vides présents dans le centre ancien.
N
L e cœur historique
R evêtements sol :
On observe des revêtements de pierre calcaire de couleur claire sur l’ensemble du périmètre de différents traitements (pavés, dalles). La mise en œuvre est dans l’ensemble de qualité et l’utilisation d’un même matériaux et d’une même teinte participe à une cohésion d’ensemble.
m obilieR :
Voici un assortiment de mobilier en fonte créant une unité dans ce centre villageois. On note en revanche un manque d’assise sur le boulevard Carnot. Des bancs ont été installés dans les petites places récemment crées.
P alette végétale :
La palette est assez diversifiée, de la strate herbacée à la strate arborée. On observe de
multiples floraisons et un soins apporté aux jardinières et espaces plantés qui ornent ce
quartier. On peut remettre en cause le caractère un peu ‘‘kitsch’’ de certains végétalisation.
L es anciens faubourgs
Dans la morphologie de la ville, les faubourgs présentent un début d’organisation le long d’anciennes grandes routes. On retrouve la même structure de bâti dans le cœur historique (R+2 max), mais avec une certaine homogénéité de l’ensemble.
Ils possèdent de petits jardinés en front, ce qui met le bâti à distance de la route. Certains ont des jardins de plus grande taille à l’arrière ou des garages orientés Nord.
N
On observe parfois d’anciennes
fermes abandonnées, entièrement
recouverte de lierre et présentant
des arbres remarquables.
L es faubourgs pLanifiés
Ces faubourgs de l’époque moderne se développent autour d’une trame organisée et un système parcellaire régulier. Le front bâti s’assoie le long de boulevard ou de petites voies sans pour autant être très dense (R+1, voir R+2 max). Ceux-ci ont tous un jardin orienté Sud et un garage orienté Nord. Ces jardins bien qu’ayant la même taille et la même forme sont aménagés de façon différentes et participent à la qualité de l’espace public. Les rues les plus habitées sont calmes, car en retraits des principales voies de communications.
N
R evêtements sol :
Dans les Faubourgs, les trottoirs et la voie sont traités en enrobé noir. La limite entre eux et fait par des bordures béton. Sur les parties réaménagées le revêtement de sol est en béton désactivé de couleur clair.
m obilieR :
À l’image de son réaménagement partiel, les faubourgs anciens présentent parfois du mobiliers vieillissants (années 80), mais aussi du mobilier plus actuels sur les parties récemment aménagées. Ils gardent toutefois une ressemblance dans leurs formes.
Les faubourgs planifiés, plus en périphérie présentent peu voir aucun mobilier.
P alette végétale :
On remarque une disparité entre les espaces réaménagés, denses et riches en plantation
et les espaces peu valorisés et plantés. Certains carrefour présentent une pluralité de
feuillages et floraisons tandis que d’autres espaces sont assez pauvres. Quelque soit les
rues, les petits jardinets privés participent pleinement à l’ambiance des rues.
L es Logements coLLectifs
En parallèle du développement des lotissements pavillonnaires,
le logement collectif s’est implanté sur la commune. Présent
sous la forme de petites barres (R+3/4), avec un vaste parking en
enrobé au pied et quelques arbres d’ombrages. Ils présentent
peu de confort et donne un caractère négligé aux espaces
publics.
R evêtements sol :
A l’inverse des nouveaux logements collectifs créés dans le centre, les logements collectifs des années 70/80 installées dans les faubourgs pèchent au niveau des revêtements.
Ceux-ci sont traités en enrobé, leurs états dégradés donnent au lieu une sensation d’abandon.
m obilieR :
On remarque peu de mobiliers car il y a peu d’espaces publics. Peu de soin est apporté à l’ensemble.
P alette végétale :
La palette végétale se réduit à quelques arbres sur les parking (du Pinus pinea le plus
souvent) et des haies mono spécifiques en limites d’espace habité (Nerium oleander).
L es Logements coLLectifs récents
Les logements collectifs construits depuis peu sont moins hauts (R+2) que les précédents.
On note une certaine intégration dans le tissu urbain avec un bâti dense mais plus travaillé.
Les stationnements se font en sous sol et sont donc moins gourmands en espace. On observe ici une tentative de partage des espaces extérieurs avec un pied de jardin collectif. Ils sont pourtant dénués de tout sens, ne présentant pas la moindre intimité.
Le jardin est une thématique N
récurrente à Châteaurenard. En
voici l’exemple parfait, bien que
la réalisation soit maladroite (vis-à-
vis).
R evêtements sol :
Sur ce secteur assez récent, on note un travail sur les revêtements. L’utilisation de la pierre sur les espaces publics prend plusieurs aspects. Les placettes et les bordures sont traitées sous forme de dalles ou de pavés. Les cheminements eux, sont traités en béton désactivé. Les teintes reprennent ceux du cœur de ville.
m obilieR :
Le soin apporté au mobilier dans ces espaces correspond à l’aménagement récent de ces lieux. Les matériaux du mobilier reprennent ceux des revêtements de sol. On sent une recherche de durabilité et d’homogénéité.
P alette végétale :
On observe une richesse d’espèces sur l’espace public (Magnolia grandiflora Campsis
radicans, Celtis australis, Gaura lindheimerii ...) tandis que les tentatives de jardin privé
sont maladroites. Une haie trop jeune et du gazon vienne remplir ces jardins qui seront
sans doutes que très rarement utilisés.
L e paviLLonnaire
Le développement des lotissements pavillonnaires depuis une trentaine d’année marque le paysage : l’implantation de maisons individuelles ne se soucis guère du paysage sur lequel elles s’installent tant en terme architectural, qu’en terme de trame parcellaire. Ces lotissements pensés pour un déplacement en voiture mettent hors d’échelle l’individu, ce qui entraine l’absence d’espaces publics. L’isolement des habitations les unes des autres par des clôtures hautes ne favorise pas les relations de voisinages sur ce secteur marqué par l’individualisme et le ‘‘tout voiture’’.
N
Contrairement à ce que l’on pourrait
croire, les espaces imperméabilisés
sont nombreux tant les voiries sont
nombreuses.
R evêtements sol :
Dans les lotissements traversés, on remarque l’omniprésence de l’enrobé. Cela donne une atmosphère chaude et stérile au lieu. De plus, l’état du revêtement est dégradé à certains endroit ce qui participe encore plus à rendre désagréable les espaces publics. Cette prédominance de l’enrobé rends aussi ce secteur fortement imperméable.
m obilieR :
Le mobilier dans les zones pavillonnaires est trop disparates.
Cette négligence correspond à un manque d’espaces public flagrant dans ce type de quartier.
P alette végétale :
Bien que dense sur les photos, la diversité végétale est réduite. On remarque essentiellement des haies mono spécifiques (Nerium oleander ou Prunus laurocerasus) et de rares arbres (Morus alba ou Cupressus sempervirens).
L’espace public se limitant souvent a des trottoirs, il bénéficie
de la végétation des jardins privés, souvent dense mais
peu diversifiée.
L es huertas
Les Huertas sont d’anciennes fermes transformées le plus sou- vent en villa et présentant tout autour un jardin assez dense. Tout autour de cette maison, on observe une multitude de cultures (Vignes, maraîchage , fruitiers...). Celle-ci sont protégées par un système complexe de haies brise-vent, haies brise-vue et haies délimitant les propriétés. Tout ceci participe à une ambiance de pleine verdure. L’espace public se résout à la voirie mais la végétation dense sur l’espace privé participe pleinement au cadre idyllique du secteur.
N
R evêtements sol :
L’unique revêtement présent est l’enrobé de la route.
m obilieR :
Aucun mobilier n’est présent dans ce secteur. Seuls quelques barrières en bois viennent clôturer les espaces cultivés.
P alette végétale :
Dut à sa fonction agricole, l’espace présente une palette végétale très élargie, riche et dense, toutes strates confondues amenant de réelles qualités à l’espace :
- Haies brises-vents : Cupressus sempervirens - Haies brises-vues : Cupressus arizonica
- Haies de propriétés : Canne de Provence, Ronciers ...
- Cultures : Maraîchère, légumières ...
- Jardin : Palmiers, Bambous, Lauriers, Rosiers ...
Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep 39
Annexe 1 :Terre de Provence Un Territoire de projets
Une nouvelle liaison rapide vers l’échangeur A7 de Cavaillon grâce à la mise en service de la déviation de Cabannes
en 2015 1 La T2 de la LEO
Une nécessité pour désenclaver le Nord du Pays d’Arles
1 La RD570n : un axe majeur de déplacement pour le pays d’Arles à requalifier et à connecter avec la LEO et le
contournement autoroutier
2 Projet de redéploiement du MIN à connecter à la LEO et à Bonpas
Echangeur Avignon Sud
Vers Arles
T1 existante T2 en projet
Vers Saint- Rémy de Provence
Sagnon
Iscles Grands Vignes
Rocade Nord
5 Pôles d’activité existants ou en projet
mobilisés pour le redéploiement du MIN
PR
8 Ouverture d’un nouveau Lycée en 2019
Châteaurenard Avignon
9 nouveau
« quartier gare » sur le site du Min actuel
Rognonas
Barbentane
Eyragues Maillane
Zi du Pont
Vers Mollégès, Plan d’Orgon,
Orgon Graveson
PR
7 Projets de parking relais en lien avec le Grand Avignon
Verquières
Plaines Les
4 plateforme multimodale de
Courtine
Zone de
la gare Horsière
Chaffine, Barret
Saint-Andiol Noves
Cabannes
Saint Roch
1 Le Contournement autoroutier d’Arles Une nécessité pour désenclaver le Sud du Pays d’Arles
10 Traversées urbaines à requalifier PG_160713
Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep 43 PG_161031
Cartographie extrait del’étude de faisabilité de la réutilisation de l’emprise de la Voie ferrée Barbentane - Plan d’Orgon, Eureca,Artelia; avril 2016/ juillet 2016 Profils de transformation possible de la voie:
1ère possibilité : emprises inférieures à 4,50m Aménagements possibles :
‐ A1 : Voie verte (vélos + piétons)
‐ A2 : Voie bus sens unique
2ème possibilité : emprises comprises entre 4,50m et 7,00m Aménagements possibles :
‐ A1 et A2
‐ B1 : Voie bus sens unique + vélo + contresens cyclable
‐ B2 : B1 + un cheminement piéton
3ème possibilité : emprises supérieures à 7,00m Aménagements possibles :
‐ A1, A2, B1, B2
‐ C1 : Voie double sens bus admettant les cycles
‐ C2 : C1+ un cheminement piéton
> >
1ère possibilités 2ème et 3ème possibilité
2 Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Trasnversale - Altostep
Le paysage
On l’a bien compris, c’est le paysage et ceux qui l’entretiennent depuis plusieurs siècles qui sont à l’origine du caractère de Chateaurenard et de son intelligente fabrication : les haies protectrices, l’eau d’arrosage et le sol fertile. Ces éléments ont permis une production nourricière qui a fait la richesse de ce territoire fertile. Comme pour l’agriculture, à partir de ces trois éléments, on peut créer un dispositif urbain de “bon vivre” qui met en place une optimisation énergétique des installations humaines, une climatisation naturelle presque gratuite, une qualité des lieux habités et des espaces publics, une fertilité mise à disposition des futurs habitants et pourquoi pas de la collectivité si elle s’empare de ce sujet.
Dans notre projet ces trois éléments fondent et “organisent” l’urbanisation future. Ils l’organisent non seulement pour rendre le nouveau quartier plus confortable mais mettent en place une méthode d’appropriation de ce territoire disponible, tout en préservant son caractère actuel qui apparaît très évident lorsqu’on observe l’organisation du territoire au nord du boulevard Genevet.
Le projet propose donc une charpente paysagère confortable qui permet de structurer et d’orienter les futurs usagers du site facilement. Il permet aussi d’accueillir les futurs programmes de construction (habitat, bureaux, commerces et artisanat) de manière souple et en fonction des contenus quelle que soit par ailleurs leur évolution dans le temps.
La mesure des parcellaires créés reprend celle des haies plus au nord et l’orientation reprend leur logique “variable” malgré le calage “mesuré” de chacune d’elle pour subvenir à leur mission de protection au vent dominant.
La dimension structurelle du paysage dans le projet permet d’envisager le préverdissement comme une valeure, un outil à la fois d’anticipation et de continuité au service de la mise en oeuvre du projet dans la durée.
Plus haut Marc Bigarnet et Frédéric Bonnet ont évoqué l’importance de la maîtrise des changements climatiques et la nécessité de trouver des solutions à mettre en place le Plan Climat-Energie. Pour aller dans ce sens, nous devons saisir l’opportunité d’un territoire qui nous donne ici les clés ”naturellement”.
On ne réinventera pas ce qui a mis ce temps long pour exister, par contre l’objectif du projet est bien de le réactualiser en s’appuyant sur ces éléments qui fondent ce grand paysage et dont l’organisation est une merveilleuse mécanique au service de l’évolution du territoire.
Horizons, paysagistes
«
«
la matrice du projet
2. le projet par thème
3
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4 Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Trasnversale - Altostep
Les éléments de nature climatique
limiter “l’îlot de chaleur”
LE VENT : La position des haies coupe-vent et les implantations baties participent à la protection efficace contre le mistral. Ce sont les dispositifs de protection au vent qui donnent la structure paysagère la plus visible. Un ajustement fin est fait pour permettre de préserver au maximum les vues vers le chateau perché sur sa colline.
L’EAU : le réseau de canaux pour la plupart enterrés actuellement, sont mis à jour et utilisés à la fois pour irriguer les plantations des espaces publics et celle des jardins privatif, mais aussi comme dispositif complémentaire de collecte des eaux pluviales.
2. le projet par thème
“La récupération des eaux pluviales doit se faire via des toituresinaccessibles pour viser à minima 20% des besoins en arrosage couvert par les eaux pluviales.
Le projet contribue à réduire considérablement
l’imperméabilisation des sols par une végétalisation importante du quartier et le recours à des revêtements perméables : le coefficient d’imperméabilisation du projet est estimé à 0,56 contre 0,88 actuellement.”
5
Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Trasnversale - Altostep
LE SOLEIL & L’OMBRE : Les haies, les alignement et les bosquets d’arbres comme les constructions apportent l’ombre rafraichissante le long des parcours sans pourtant altérer l’ensoleillement des logements et des activités en hiver.
LA PIERRE : La minéralisation des sols est limitée aux édifices et aux voies qui les desservent.
Pour les édifices, il s’agit d’abord de garantir la meilleure inertie termique possible en limitant les constructions légères. Pour les sols, il s’agit de diminuer au maximum,
les surfaces imperméabilisées par la mise au point de sols minéraux poreux, clair et ombragé.
“Le confort d’été et d’hiver des espaces extérieurs et du bâti est assuré en exploitant l’ensoleillement et les effets d’ombrage.
Sur la base de retour d’expérience, nous visons une différence de température de l’air au niveau du parc linéaire de la voie ferrée d’à minima 2°C inférieure à celle de l’aire de stationnement du Super U.”
« Le recours à la pierre, matériau local de couleur claire, à faible albédo, garantit une bonne inertie thermique des constructions et des sols, limite l’effet d’îlot de chaleur et favorise le confort des espaces extérieurs ».
6 Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Trasnversale - Altostep
Les formes urbaines
2. le projet par thème
Habiter
Pour préciser les idées proposées plus haut dans le projet de paysage du quartier, ici nous visualisons de façon plus pragmatique les qualités de confort de ces propositions.
Les bâtiments et les haies brise vent protègent du Mistral, les espaces habités, les jardins collectifs ou privatifs attenants au sud.
Au nord des bâtiments, des venelles d’accès ou sentes piétonnes traversent d’Est en Ouest sont protégées du soleil par les bâtiments eux même (ombrage des stationnements d’appoint notamment).
Ces espaces de “frontage” entre les immeubles créent des lieux “mixtes” dont l’intimité peut varier en fonction des implantations par rapport au bâti et en fonction de l’intensité végétale : on pourra y trouver des bandes jardinés, des jardins partagés sous des formes associatives ou collectives.
La gestion de ces espaces pourra être mis en délégation afin de maitriser la charge d’entretien de la collectivité, même si le sol reste propriété de la commune.
«
«
La ressource en eau est précieuse et les canaux utilisés par le syndicat des arrosants sont multipliés et/ou remis en service pour permettre une irrigation et une climatisation naturelle des espaces publics.
Des canaux de faible profondeur sont disposés pour prolonger le réseau déjà très complet d’arrosage gravitaire.
Ils assurent l’arrosage des haies brises vents qu’ils bordent souvent, comme celui des jardins privatifs en approvisionnant des citernes entérrées (boites à eau) capablent de permettre un arrosage sous pression des espaces jardinés (publics et privés).
Les futurs opérations immobilières paieront un droit d’eau pour péréniser les actions du syndicat et permettre à ce dernier de prolonger sa gestion sur tout le territoire. Ce point est la garantie d’avoir à disposition cette ressource naturelle en pérénisant ce mode de distribution tout en la gérent de façon économe.
Horizons, paysagistes
7
Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Trasnversale - Altostep
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46
Le plan guide
«
La question de la trame verte et bleue renvoit à différents thèmes qui permettent l’intégration d’un projet au dispositif local paysager (structure, charpente), aux continuités écologiques, à l’accès à l’eau pour la faune.Dans la tradition provençale, l’eau irrigue les terres pour les rendre fertiles et productives.
Aujourd’hui la trame hydraulique de la plaine de la Durance et de la vallée du Rhône s’inscrit dans l’énergie folle mise en œuvre pour irriguer et nourrir. Pour prolonger les continuités des politiques publiques en matière de continuités et par respect pour nos aïeux qui ont travaillé dur, nous proposons de prolonger et préserver la trame de l’eau sur l’ensemble du site.
Plusieurs facteurs président dans l’utilisation de la trame verte et bleue dans le projet urbain aujourd’hui :
> la réponse au plan climat-énergie dans le cadre du grenelle de l’environnement en réduisant grâce à la présence coisée du végétal et de l’eau les températures par leur simple présence (entre 4°c et 7°c la nuit).
> la mise en cohérence de la trame végétale urbaine et de la trame végétale agricole permet d’intégrer sans effort le nouveau quartier entre espace agricole et centre urbain dense de la ville constitué tout en favorisant une économie dans la dépense d’énergie : la trame végétale amoindrit la force du mistral notamment et réduit la déperdition d’énergie des bâtiments. Elle réduit aussi l’inconfort de l’espace public lorsqu’il est exposé au vent et permet aussi d’ombrager l’espace public. Ce dispositif contribue également à diminuer la rémanence thermique des sols de jour comme de nuit.
> la trame bleue, lien à la temporalité naturelle : l’eau coule tranquilement à la vitesse d’un pas ; l’eau est distribuée gravitairement le long de la trame du nouveau quartier jusqu’à ses bords à l’ouest eau nord (sens de l’écoulement de l’eau)
> l’eau est distribuée selon une trame calculée au plus juste en lien avec la planéité du site. Chaque jardin privé reçoit l’eau du canal et paie sa redevance au syndicat des arrosants.
Cette taxe assez peu chère par rapport aux services rendus (notamment le rafraîchissement de l’atmosphère), permet au syndicat de péréniser la bonne gestion des canaux, lônes et filioles.
C’est donc une énergie qui limite grandement les émissions de gaz à effet de serre.
La profondeur des canaux et filioles est très faible de manière à éviter la mise en danger d’autrui, la vitesse d’écoulement également.
> au bout de la chaine : l’arrosage se fait dans les espace privés comme publics par des réservoirs alimentés par des pompes permettant la mise sous pression des systèmes d’arrosage (voir coupe (2)). Une attention particulière sera prise pour limiter les besoins en eau notamment
dans le choix précis des végétaux.
«
la pérénisation du réseau d’irrigation gravitaire existant pour l’arrosage des jardins publics
Les canaux d’irrigation
1
2
3
le prolongement du réseau d’irrigation existant pour l’arrosage des jardins privés
la valorisation des canaux au sein des espaces publics majeurs
1. La charpente des espaces publics
La trame bleue
DC_160316
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1 1
1
1
2
2
2 2
2 2
2 2
2
2 2
2
3
3
Canaux d’irrigation éxistants ou prolongés Prolongement enterré du réseau d’irrigation Point d’arrosage
Espaces publics (pm)
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Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep
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Le plan guide
On l’a vu dans le chapitre précédent, la trame verte est inhérente à la position de l’eau dans le plan du quartier. La charpente paysagère du projet que nous proposons :
- organise les réductions de gaz à effet de serre en protégeant le bâti des déperditions d’énergie par la filtration de la force du vent par de grands végétaux disposés en haies brise-vue et brise-vent (1),
- permet le repérage des lieux majeurs comme la nouvelle entrée du centre-ville par le quartier gare avec des alignements structurants (3),
- caractérise des séquences et des identités de lieux dans le quartier, notamment les cœurs d’îlots (4) et le long du nouvel aménagement du boulevard Genevet (2).
- aménage à moindre frais d’investissement et de gestion le nouveau quartier. Les jardins de cœurs d’îlots sont privatifs ; à ce titre ils seront décrits dans les fiches de lots et de programmation des opérations immobilières pour participer à la caractérisation de l’esprit
“Parc” du projet en plus des espaces publics déjà plantés. Ils le rendront simplement plus épais et participatif de ce caractère (4).
Ce chapitre sur l’espace privé est développé ensuite dans le chapitre qui suit.
1. La charpente des espaces publics
La trame verte
2 3 4
1 &
Les pins structurants
Les haies brise vue, brise vent
1
2
Les bandes et alignements majeurs
les arbres du parc et des jardins
3
4
Les typologies végétales
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Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep 49 Les haies brise vue, brise vent
Haies basses buissonnantes fleuries
Chênes verts / Chênes Blanc ou Frênes Oxyphylles
Les pins structurants Pins d’Alep et Pins parasol
Les bandes et alignements majeurs Mail structurant de Chênes verts Alignement de Micocouliers Les arbres du parc et des jardins Arbres de petit à moyen jet en cépé, Frênes Oxyphylles, Tilleuls, Micocouliers
1
2
3
4 Jardins Publics
Espaces publics (pm)
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Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep
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Le plan guide
Les hauteurs bâties sont limitées à R+3
Ce gabarit permet d’intégrer l’ensemble du projet en continuité de l’échelle du faubourg Nord, même si certains points hauts pourraient être toléré ponctuellement sans que cela ne dénature la qualité du projet.
Nous privilégions d’abord la qualité très aérée du quartier, limitant l’emprise au sol des constructions et ménageant de vrais jardins ou cours, essentiels à une qualité de vie contemporaine. Pour éventuellement plus de rentabilité des terrains, nous souhaiterions engager d’abord les débats sur les hauteurs, avant de devoir remettre en cause la présence généreuse du paysage dans le quartier.
Volontairement, les épannelages sont variés, allant du R+1 au R+3.
Cette variation possible permet de répartir sur un même îlot, des modes d’habiter différents, plutôt que de localiser les maisons individuelles dans un secteur, les petits collectifs dans un autre.
Cette réflexion engage, nous en somme conscients, une réflexion sur la traduction réglementaire du PLU qui souvent exprime des hauteurs plafond et des prospects définissant la Surface De Plancher constructible maximale, que les pétitionnaires ont intérêt à optimiser, au détriment quelquefois de la qualité des logements.
La diffusion de ce dispositif sur l’ensemble du site permet aussi plus d’ouvertures sur la nature des programmes de logements, comme par exemple la possibilité de
“maisons chics”, type maison de ville, disposant d’un très grand volume habitable mais d’un jardin plus réduit, quelquefois moins recherché pour des questions d’entretien par exemple. Cette typologie est réellement “faubourienne” et peut très bien trouver sa place sur le secteur Gare, garantissant de fait une réelle mixité des populations. Pourquoi pas imaginer aussi des “maisons d’artistes”, comme il existe des appartements d’artistes dans les ville plus importantes…
Nous l’avons montré précédemment, nous souhaitons dissocier la question
des hauteurs de la nature des modes d’habiter. Le R+3 n’est pas forcément un immeuble de logement social. Il peut aussi être une suite de maisons de villes juxtaposées, ou être composé de maisons en duplex superposées.
La réflexion sur les hauteurs s’appui aussi sur les principes suivants:
-1 Les volumes les plus hauts protègent les plus bas du Mistral, les cours et les jardins, mais aussi les maisons à R+1
-2 Cette hiérarchie de répartition des épannelages permet par ailleurs de garantir au maximum l’ensoleillement des logements pour les demies-saisons et l’hiver, mais aussi de garantir le plus possible de vues sur le Château et la colline du Griffon. C’est nous semble-t-il, un point important pour la valorisation de ce secteur Nord du centre-ville.
-3 Enfin peut-être, La répartition des points les plus hauts est organisée pour que jamais un point haut masque les vues sur le château d’un autre. Cette règle est un peut complexe à traduire d’un point de vue réglementaire, mais elle peut être négociée en intelligence par le biais des fiches de lots.
Dans l’expression de la maquette, nous avons fait varié aussi l’expression des toitures:
Pour les construction les plus hautes à R+3, le toit est une belle solution. Ces toitures peuvent intégrer les équipements techniques disgracieux et apporter un réel confort thermique.
En dessous du R+3, c’est à dire pour les R+1 et R+2, les toitures sont exprimées par des terrasses accessibles. Ces terrasses complètent le vocabulaires des espaces extérieurs en prolongement du logement, tels que les terrasses et jardin de plain- pied, les loggias ou les balcons des étages intermédiaire.
«
«
Les hauteurs bâties
2. Formes urbaines et architecture
DC_160316
Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep 79
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Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep
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Le plan guide
3. Approche environnementale
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Orientations de développement durable
Politique environnementale
Conscient des enjeux de développement durable à l’échelle de la planète et de leur déclinaison à l’échelle de son propre territoire, la ville de Châteaurenard s’est engagée dans une politique ambitieuse en matière d’environnement, d’énergie et de cohésion sociale.
Depuis 2010, la commune et ses partenaires locaux sont investis dans la mise en œuvre de l’Agenda 21 de Châteaurenard. Après une première phase engagée jusqu’en 2016 où plusieurs actions ont vu le jour (création de l’EcoQuartier du Vigneret, réalisation de la ferme photovoltaïque, mise en place d’une thermographie aérienne communale…), le renouvellement de ce document a été lancé en 2015 et a permis de synthétiser l’ensemble des enjeux de territoire autour :
- Des ressources naturelles (espaces naturels, gestion de l’eau, gestion des déchets, gestion de l’énergie)
- De la ville durable (aménagement du territoire, habitat et logement) - De la mobilité durable,
- De la consommation responsable (économie, tourisme, emploi) - De la cohésion sociale.
L’Agenda 21 développe ainsi une stratégie globale pour le développement durable. La ville de Châteaurenard s’inscrit en parallèle dans le programme « AGIR pour l’énergie » et le processus Cit’ergie pour renforcer son engagement dans la maîtrise de l’énergie et la production d’énergie renouvelable. A l’échelle territoriale du Pays d’Arles, la commune s’oriente également vers l’excellence énergétique et écologique avec l’adoption du Plan Climat Energie Territorial (PCET).
Cette stratégie de développement durable se traduit dans chaque projet d’aménagement du territoire. Le futur quartier Gare est donc une nouvelle opportunité de mettre en application les grandes orientations de cette politique ambitieuse.
Orientations générales de développement durable
Enjeux environnementaux
Pour le projet du quartier Gare, plusieurs enjeux environnementaux ont ainsi été identifiés comme prioritaires par la ville de Chateaurenard :
> La stratégie énergétique
- Réduire les besoins énergétiques des bâtiments et des futurs aménagements urbains, - Développer une production ambitieuse en énergies renouvelables.
> Les continuités écologiques et les déplacements doux
- Utiliser les continuités écologiques comme support des les cheminements doux pour favoriser le recours aux modes doux,
- Connecter le quartier Gare au centre-ville de Chateaurenard.
> La gestion de l’eau et les îlots de fraîcheur
- Associer le végétal et utiliser la présence de l’eau comme source de fraîcheur, - Adapter l’arrosage au système centralisé des services de la ville.
> La gestion différenciée des espaces verts
- Assurer le maintien et la pérennité de la qualité paysagère et écologique des futurs aménagements,
- Privilégier des espèces adaptés aux caractéristiques climatiques facilitant et minimisant l’entretien nécessaire,
- S’inscrire dans un objectif zéro-phyto.
> Ressources locales et réemploi
- Recourir aux matériaux locaux et au réemploi pour la construction et l’aménagement du futur quartier.
> La gestion des déchets
- Développer une stratégie enclin à la réduction et au tri des déchets, - Permettre la mise en place de composteurs collectifs.
> Phase chantier
- Anticiper la période de chantier pour minimiser les nuisances ressenties (réunions publiques, communication active, phasage des chantiers)
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Dialogue Compétitif - Maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération du quartier de la GARE de CHATEAURENARD - Obras - Horizons - Trajéo - Transversal - Altostep 81 ...déclinés sous trois échelles...
...vers une synthèse aux différentes échelles de la ville...
A l’échelle de la ville/quartier gare A l’échelle de l’îlot
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A l’échelle du bâti
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1. Stratégie climatique et énergétique
2. Mobilité
3. Stratégie végétale
4. Gestion des déchets
5. Modes de vie Cinq
thèmes...
Les échelles de la “ville durable”
L’approche de développement durable du quartier Gare développée dans ce chapitre a vocation à aborder les principales problématiques environnementales se posant:
- A l’échelle de la ville / du quartier Gare - A l’échelle de l’îlot,
- A l’échelle du bâti.
Cette approche repose sur la mise en perspective des enjeux environnementaux à ces différentes échelles associant conjointement les engagements de la collectivité et ceux de la sphère privée. Celles-ci interagissent entre elles et représentent la clef de compréhension de la ville durable pour le quartier Gare. Elles permettent de faire le lien entre les ambitions stratégiques de la ville de Chateaurenard et la mise en œuvre opérationnelle du projet en intégrant pleinement la dimension environnementale.
La ville “bio-climatique”
Le bio-climatisme est une des notions fondamentales de l’architecture durable. Elle a été développée amplement ces dernières décennies à l’échelle du bâti en tenant compte de son implantation et de son orientation pour valoriser les caractéristiques climatiques (ensoleillement, vent, présence végétale…). Sa pleine expression se heurte néanmoins à la limite du périmètre bâti, ne sachant influencer les facteurs climatiques à l’échelle du quartier ou de la ville.
Au sein de la ville bio-climatique, le bio-climatisme est ainsi pensé en amont de l’architecture, à l’échelle urbaine et garantie la viabilité d’une architecture bio- climatique fondamentale. Elle permet ainsi de donner aux espaces extérieurs publics et privés et au bâti l’ensemble des conditions climatiques permettant de valoriser les potentialités du climat, du milieu et des ressources naturelles en s’affranchissant des contraintes qui en émanent (exposition au Mistral, effet de surchauffe estivale, effet d’îlot de chaleur urbain).
Cinq thèmes pour une cohérence environnementale
Le chapitre ainsi présenté allie les enjeux environnementaux identifiés par la ville et les concepts de « ville durable » et de « ville bio-climatique » aux différentes échelles. Il se construit autour de 5 grandes thématiques transversales :
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