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Solution du problème 71

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Academic year: 2022

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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

H. F AURE

Solution du problème 71

Nouvelles annales de mathématiques 1

re

série, tome 3 (1844), p. 170-172

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1844_1_3__170_1>

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(2)

SOLUTION DU PROBLEME 71. (T. II , p .327.) F A R M . F A U R S ( H . ) ,

élève en spéciales.

Soit l'équation r3- f 3/?

Posons A = \/ p

1

— q. Si les trois racines sont réelles , elles sont comprises, la première entre —p —- 2A et —p— A; la deuxième entre —p — A et —^>-hA; la troisième entre

—p+A. et —-ji + âA.

Posons x-=y—p. Si Ton substitue cette valeur à la place de x dans l'équation, la transformée

(1) ^3—3A*H-2/i3—3pgr+r=:O, H

O Cette équation peut se mettre sous la forme (y —A}2 (y + 2A) 2A* <

o; tous les résultats deviennent intuitifs. Tni.

(3)

— 171 —

manque de second terme. Les racines de cette équation étant égales à celles de la proposée augmentées de p, la question sera ramenée à prouver que l'équation en y a une racine comprise entre —2A et — A , la deuxième entre

— A et + A> et la. troisième entre + A et + 2A , en sup- posant d'abord que toutes les racines soient réelles.

Pour démontrer qu'il y a une racine entre — 2 A et — A , il suffit de faire voir que si l'on substitue ces quantités à la place de y dans l'équation (1), on obtient deux résultats de signes contraires.

Or, en égalant à zéro la dérivée du premier membre de l'équation on a :

y— Aa= 0 , d'où jr = ± A .

Si les racines sont réelles, celles de la dérivée le sont aussi ; donc A2 est une quantité positive. Le second terme de l'équation est donc négatif, quant au dernier il peut être po- sitif ou négatif. Supposons-le d'abord positif. D'après le théo- rème de Rolle , il y a une racine entre -J- A et —A ; or

— A donne pour résultat 2Ai-J-2/?5—3pq-\-r, quantité positive ; donc -f- A donne un résultat négatif.

Effectuons la substitution de — A et de — 2 A

pour^-=—A , on a pour résultat 2A3-j-2/>3—3/*/-f~ 2.

y= — 2A » _ 2 A3+ 2 / A — fyq + ± Le premier résultat est positif ; je dis que le deuxième est négatif. Si dans l'équation on fait y = 0, on obtient un ré- sullat positif, ainsi que pour y = <x>. Mais comme l'équa- tion a deux racines positives , puisque son premier membre offre deux variations r et que toutes ses racines sont réelles ; on est certain ea vertu du théorème de Rolle, que si l'on substitue la racine positive -f-A de la dérivée dans l'équa- tion, on doit obtenir un résultat négatif. Faisant la substi- tution , on trouve

—2A ' + 2]>*-

(4)

— 172 —

Donc entrer = — A ety =— 2A, il y a une racine de l'équa- tion. Comme -f- A. et — A , ont aussi donné des résultats de signes contraires , il y a une racine entre -f- A et — A .

Si Ton fait y = + 2A , on obtient un résultat négatif ; par conséquent entre -J-A et + 2A, il y a une racine de la transformée.

Si l'équation avait son dernier terme négatif, on chan- gerait^ en — y y et en changeant les signes de tous les termes, on obtiendrait une équation dans laquelle le second terme est négatif et le dernier positif; on pourra donc en tirer les mêmes conséquences que précédemment.

Si l'équation n'a qu'une racine réelle , la dérivée a ses ra- cines imaginaires. Par conséquent la racine réelle de l'équa- tion ne peut être comprise entre les quantités imaginaires - 2 A et -J-2A.

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