MF/MM SEANCE DU 23 JUIN 2008 2008/327 - DENOMINATION "PLACE EMIR ABD EL-KADER" A LYON
7E (DIRECTION DÉPLACEMENTS URBAINS) Le Conseil Municipal,
Vu le rapport en date du 3 juin 2008 par lequel M. le Maire expose ce qui suit :
« Une place située à l’intersection des avenues Jean Jaurès, Félix Faure et Grande rue de la Guillotière à Lyon 7e n’est pas dénommée (cet espace se situe plus précisément face au numéro 20 de l’avenue Jean Jaurès).
Sur proposition du Père Christian Delorme et en accord avec M. le Maire du 7e arrondissement, je suggère que cette place soit dénommée « place Emir Abd El-Kader », afin de rendre hommage à cet homme politique, philosophe et écrivain algérien.
Abd El-Kader (1808-1883) : personnage éminent et charismatique, inscrit au panthéon de l’histoire de l’Algérie contemporaine, est le fondateur d’un Etat moderne et humaniste. Il n’a cessé d’œuvrer au rapprochement de l’Orient et de l’Occident et au dialogue des cultures et des religions.
Dès 1830 et la prise d’Alger par la France, l’Emir Abd El-Kader manifeste son engagement à la tête des tribus de la région d’Oran et de Mascara qui refusent de se soumettre aux troupes françaises. Il livre, durant dix-sept années, une lutte contre cette occupation en Algérie. Acculé, il finit par se rendre en 1847. Malgré la promesse qui lui a été faite, il est emprisonné en France de 1848 à 1852 avec sa famille et ses proches.
Progressivement, ses conditions de détention s’assouplissent. Par l’intermédiaire d’un de ses visiteurs français, il entre en relation épistolaire avec Napoléon III. En 1852, l’Empereur des Français lui adresse une lettre pour annoncer sa libération.
Désormais, il n’est plus traité en ennemi vaincu mais en hôte et devient un ami fidèle de la France. De retour de captivité, il n’hésite pas à se rendre à Lyon, le 12 décembre, pour assister à l’inauguration de la statue de la Vierge à la basilique de Fourvière avant d’être reçu avec solennité par le Cardinal de Bonald.
Il part en Turquie puis en Syrie, où il se consacre à une activité intellectuelle et religieuse, prolongeant l’éducation de ses enfants par un enseignement qui fait de lui un maître spirituel renommé dans le monde musulman.
Il meurt à Damas (Syrie) en 1883. En 1966, ses cendres sont rapatriées en Algérie où il est considéré comme un héros national, ce retour est accueilli triomphalement par la population ».
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Vu l’avis émis par le Conseil du 7e arrondissement ;
Ouï l’avis de sa Commission Déplacements – Voirie – Sécurité – Ecologie urbaine ;
D E L I B E R E
La place située à l’intersection des avenues Jean Jaurès, Félix Faure et Grande rue de la Guillotière à Lyon 7e (face au numéro 20 de l’avenue Jean Jaurès), est dénommée « place Emir Abd El-Kader ». La présente décision n’a aucune incidence sur la dénomination et l’adressage des voies adjacentes.
(Et ont signé les membres présents) Pour extrait conforme,
Pour le Maire, l’Adjoint délégué, J.L. TOURAINE