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Etude fiscale 5 18 mars 2009

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Texte intégral

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Etude fiscale

5 – 18 mars 2009

Régime des déductions en matière de TVA

Calcul définitif des droits à déduction 2008 et des régularisations à effectuer

   

Résumé

 

Les redevables de la TVA doivent, pour le 25 avril, procéder à la détermination du  quantum définitif de taxe déductible au titre de leurs acquisitions de biens et de  services de l’année 2008 et opérer, s’il y a lieu, la régularisation annuelle des droits  à déduction attachés aux biens d’investissement. 

 

Ces ajustements, qui concernent au premier chef les entreprises qui ne consacrent  qu’une partie de leur activité à des opérations ouvrant droit à déduction (banques,  compagnies d’assurances), peuvent aussi avoir à être opérés par les entreprises  titulaires de recettes accessoires exonérées, telles que revenus d’immeubles et  produits financiers.  

 

Pour la première fois, les calculs s’effectuent suivant les modalités fixées par le  décret du 16 avril 2007 dont les dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier  2008. Sans modifier fondamentalement le régime des droits à déduction, ce texte  tend à individualiser les détaxations en considération de la contribution de chaque  dépense aux opérations économiques ouvrant droit à déduction, contribution qui  va se refléter dans un coefficient de déduction sujet à variation dans le temps. 

 

Enfin, les entreprises dont le chiffre d’affaire non imposé à la TVA a représenté plus  de 10 % en 2008 doivent calculer leur pourcentage d’assujettissement à la taxe sur les salaires  pour  l’année 2009, étant précisé  que ce calcul s’opère  en  rattachant  les  dividendes et autres produits  financiers hors  champ au  chiffre  d’affaires non imposé. 

(2)

 

Sommaire

 

I. Les coefficients 4

A. Coefficient d’assujettissement 4

B. Coefficient de taxation 5

C. Coefficient d’admission 5

D. Coefficient de déduction 5

E. Degré d’individualisation des coefficients de déduction 6

II. Calcul du coefficient de taxation forfaitaire 7

A. Déductions provisoires pratiquées en 2008 et 2009 7

B. Mode de calcul du coefficient 7

C. Chiffre d’affaires à retenir 7

D. Sommes à exclure du rapport 8

1. Recettes des opérations situées hors du champ d’application de la TVA  8

2. Sommes imposables exclues du rapport  8

3. Précisions concernant les opérations financières et immobilières 

accessoires exonérées  9

a. Opérations financières  9

b. Opérations immobilières  10

4. Précisions concernant les subventions  10

5. Pluralité d’activités non soumises à des dispositions identiques au regard 

de la TVA (secteurs distincts)  11

E. Règles particulières à suivre par les banques 11

III. Détermination des coefficients définitifs pour l’année

2008 (et provisoires pour 2009) 13

IV. Régularisations annuelles et globales de la taxe

initialement déduite 14

A. Règles générales 14

(3)

 

B. Période de régularisation 15

C. Régularisations annuelles 15

1. Immobilisations en cours d’utilisation au 1er janvier 2008  15 2. Cas d’application et modalités des régularisations annuelles  16 a. Cas d’application de la régularisation annuelle  16 b. Date et modalités pratiques de la régularisation  17 c. Calcul de la régularisation annuelle à opérer  17

D. Régularisations globales 18

1. Cas d’exigibilité de la régularisation globale  18

2. Calcul de la régularisation globale  18

a. Cession ou apport non soumis à la TVA sur le prix total ou la valeur 

totale  19

b. Transferts entre secteurs d’activité  19

c. Cession ou apport soumis à la taxe sur le prix total ou la valeur totale  20 d. Modification législative ou réglementaire des règles d’exclusion du 

droit à déduction  20

e. Biens devenant utilisés pour la réalisation d’opérations ouvrant droit à 

déduction  20

f. Biens cessant d’être utilisés pour la réalisation d’opérations ouvrant 

droit à déduction  21

V. Secteurs distincts 21

A. Sectorisation résultant d’une pluralité d’activités non soumises à des

dispositions identiques 21

B. Sectorisation à raison de la réalisation de certaines activités 22

C. Autres situations 22

D. Conséquences de la sectorisation 23

1. Détermination des droits à déduction  23

2. Obligations  24

a. Comptabilité  24

b. Déclaration au service des impôts  24

c. Modalités de déclaration de la TVA  24

d. Cessation d’une activité constituée en secteur distinct  25

VI. Rapport d’assujettissement à la taxe sur les salaires 25

(4)

 

A. Détermination du pourcentage d’assujettissement à la taxe sur les salaires 26

B. Incidence des secteurs distincts sur le montant de la taxe sur les

salaires 28  

     

   

Les assujettis sont autorisés à déduire la TVA grevant leurs dépenses si celles-ci : 

− concourent à la réalisation d’activités ou d’opérations qui entrent dans le  champ d’application de la TVA et sont soumises à cette taxe ou, si elles en sont  exonérées,  ouvrent  néanmoins  droit  à  déduction  (opérations  intracommunautaires, opérations bancaires, d’assurance ou de  réassurance  réalisées au profit de personnes domiciliées ou établies en dehors de l’UE et  exportations) ; 

− et ne sont pas frappées par une mesure d’exclusion du droit à déduction. 

 

I. Les coefficients

Le droit  à  déduction repose sur trois coefficients, dits d’assujettissement, de  taxation et d’admission, dont le produit détermine le coefficient de déduction de  chaque dépense. 

 

A. Coefficient d’assujettissement

Le coefficient d’assujettissement (CGI, ann. II, art. 206-II) est égal à la proportion  d’utilisation de la dépense pour la réalisation d’opérations imposables, c’est-à-dire  qui entrent dans le champ d’application de la TVA. Il est égal à 1 si la dépense est  utilisée exclusivement pour la réalisation d’opérations imposables. Il est égal à 0 si  elle est utilisée exclusivement pour la réalisation d’opérations situées en dehors du  champ d’application de la TVA. Il est compris entre 1 et 0 lorsque la dépense est  utilisée à la fois pour la réalisation d’opérations situées dans le champ d’application  de  la  taxe  et  pour  la  réalisation  d’opérations  situées  en  dehors  du  champ  d’application, le coefficient étant le reflet de la proportion d’utilisation de la  dépense à des opérations imposables. 

Le coefficient d’assujettissement est déterminé par l’assujetti sous sa responsabilité  et doit correctement traduire l’utilisation réelle de la dépense. 

(5)

 

Il  est  possible  d’appliquer  un  coefficient d’assujettissement unique  pour  l’ensemble des dépenses de l’entreprise qui ne sont pas spécifiquement affectées  soit à la réalisation d’opérations situées dans le champ d’application de la TVA, soit  à la réalisation d’opérations situées hors champ (voir ci-dessous p.6). 

 

B. Coefficient de taxation

Le coefficient de taxation (CGI, ann. II, art. 206-III) traduit, pour chacune des  dépenses de biens ou de services qui sont utilisées pour la réalisation d’opérations  situées dans le champ d’application de la TVA, la proportion de son utilisation pour  la réalisation d’opérations ouvrant droit à déduction. Le coefficient de taxation est  égal à 1 lorsque les opérations auxquelles concourt la dépense ouvrent toutes droit  à déduction. Il est égal à 0 lorsque la dépense est exclusivement utilisée pour la  réalisation d’opérations n’ouvrant pas droit à déduction. 

Enfin,  lorsqu’une  dépense  est  utilisée  concurremment  pour  la  réalisation  d’opérations  relevant  des  deux  catégories,  le  coefficient  à  appliquer  est  un coefficient de taxation forfaitaire déterminé en fonction du rapport existant  entre le chiffre d’affaires réalisé au titre des opérations soumises à la TVA et le  chiffre d’affaires total réalisé par l’assujetti (les modalités de calcul de ce coefficient  forfaitaire sont exposées ci-dessous p.7). 

 

C. Coefficient d’admission

Le coefficient  d’admission (CGI,  ann.  II, art.  206-IV)  traduit  l’application  des  mesures  d’exclusion  ou  de  restriction  du  droit  à  déduction  prévues  par  la  réglementation pour certains biens et services. Il est égal à 1 lorsque la dépense  n’est  pas  affectée  par  une  mesure  d’exclusion  ou  de  limitation  du  droit  à  déduction. Il est égal à 0 lorsqu’il s’agit d’un bien ou d’un service frappé par une  mesure d’exclusion radicale du droit à déduction. Il est compris entre 0 et 1 lorsqu’il  s’agit d’un bien ou d’un service affecté par une mesure de restriction du droit à  déduction. Le coefficient d’admission n’est susceptible de varier dans le temps  qu’en cas de modification de la réglementation relative à la mesure d’exclusion ou  de restriction concernée. 

 

D. Coefficient de déduction

Le coefficient de déduction est le produit des trois coefficients précédents. 

Le coefficient de déduction détermine le montant de la taxe déductible lors de la  réalisation de la dépense et celui des régularisations auxquelles l’assujetti peut être  ultérieurement tenu en cas de changement dans l’utilisation du bien ou du service. 

(6)

 

Un coefficient de déduction doit donc en principe être  calculé pour  chaque  dépense réalisée par un assujetti, y compris s’il s’agit d’un redevable intégral et  quand bien même la dépense n’est visée par aucune mesure d’exclusion ou de  limitation, ces deux éléments conduisant alors à la fixation d’un coefficient de 1. 

Arrondis : Chacun des quatre coefficients, et donc, en particulier, le coefficient de  déduction qui  est le  produit  des trois premiers, est arrondi  à  la deuxième décimale par excès (CGI, ann. II, art. 206-V 2). 

 

E. Degré d’individualisation des coefficients de déduction

En principe, lors de l’acquisition, l’importation ou la livraison à soi-même de  chaque bien ou service, l’entreprise doit attribuer à sa dépense le coefficient qui  correspond à la nature des opérations auxquelles cette dépense concourt. Mais on  va voir immédiatement que les assujettis ne sont pas systématiquement astreints à  une individualisation aussi poussée. 

 

Par dérogation au principe ci-avant : 

1° Les assujettis sont tenus de recourir au coefficient de taxation forfaitaire  pour les dépenses de biens et de services qu’ils utilisent concurremment pour la  réalisation d’opérations  imposables ouvrant  droit  à  déduction et d’opérations  imposables n’ouvrant pas droit à déduction (CGI, ann. II, art. 206-V 1 1°). 

2° Les assujettis ont la faculté d’utiliser : 

- Un coefficient d’assujettissement unique pour l’ensemble des biens et services  qu’ils utilisent à la fois pour des opérations situées dans le champ et pour des  opérations situées hors du champ. La proportion d’utilisation de ces biens et  services communs aux deux catégories d’opérations peut être fixée sur la base de  critères tels que le temps d’utilisation des moyens d’exploitation communs, les  surfaces affectées, les recettes tirées de chacune des deux catégories d’activités ou  encore les salaires versés aux personnels qui y concourent. 

Ces règles sont celles qui avaient cours pour déterminer la clé de répartition d’où  procédait l’affectation des dépenses (ancien art. 207 bis de l’annexe II au CGI). 

- Un coefficient de taxation unique, constitué par le coefficient visé au 1° ci- dessus, pour l’ensemble des biens et services qu’ils utilisent pour la réalisation de  leurs opérations imposables ouvrant droit à déduction et de celles n’ouvrant pas  droit à déduction. L’exercice de cette faculté ne requiert aucune autorisation  préalable (CGI, ann. II, art. 206-V 1 2°). 

Lorsque l’assujetti a plusieurs secteurs distincts d’activité (voir p. 21), il lui est  loisible de choisir entre l’application d’un coefficient de taxation unique par secteur  ou d’un coefficient unique global. 

 

(7)

 

II. Calcul du coefficient de taxation forfaitaire

Le coefficient de taxation forfaitaire applicable aux dépenses qui concourent à des  opérations imposables n’ouvrant pas toutes droit à déduction est déterminé chaque  année de  façon  provisoire  en fonction du chiffre d’affaires de l’année  civile  précédente. Le coefficient de taxation forfaitaire provisoire est donc en principe le  coefficient de taxation forfaitaire définitif de l’année civile n-1. En cas de début  d’activité, il y a lieu de retenir un coefficient de taxation provisoire fondé sur le  chiffre d’affaires prévisionnel. 

 

A. Déductions provisoires pratiquées en 2008 et 2009

Pour les déductions opérées pendant l’année 2008, l’administration avait admis  l’utilisation d’un coefficient de taxation provisoire correspondant au prorata de  déduction forfaitaire arrêté définitivement au titre de l’année 2007 dans le cadre  des anciennes dispositions de l’article 212 de l’annexe II au CGI, sans qu’aient  toutefois à être inscrites au dénominateur les subventions non imposables perçues  en 2007 (Rescrit n° 2007/40/TCA). 

 

B. Mode de calcul du coefficient

Le coefficient de taxation forfaitaire est égal au rapport entre : 

− au numérateur, le montant total du chiffre d’affaires afférent aux opérations  ouvrant droit à déduction, y compris les subventions directement liées au prix  de ces opérations ; 

− et,  au  dénominateur, le  montant  total du  chiffre d’affaires afférent  aux  opérations  imposables  (soumises  à  la  TVA  et  exonérées),  y  compris  les  subventions directement liées au prix de ces opérations. 

Le coefficient de taxation forfaitaire est arrondi à la deuxième décimale par excès. 

 

C. Chiffre d’affaires à retenir

Les sommes mentionnées aux deux termes du rapport s’entendent tous frais et  taxes compris à l’exception de la TVA. 

Les  opérations  doivent  être  prises  en  compte  dès  le  moment  où  intervient  l’exigibilité de la taxe (livraison pour les ventes et, pour les services, encaissement  ou facturation si le prestataire a opté pour les débits). 

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Lorsque la TVA a été calculée sur la marge, la somme à porter aux deux termes du  rapport consiste en principe dans le montant total de la recette hors TVA et ne se  limite donc pas à la fraction du prix soumise à la taxe. 

 

D. Sommes à exclure du rapport

1. Recettes des opérations situées hors du champ d’application de la TVA

Les recettes qui ne correspondent pas à des opérations situées dans le champ  d’application de la TVA ne sont pas prises en compte pour le calcul du coefficient  de taxation. 

Sont ainsi notamment exclus du rapport :  

− les indemnités représentatives de la réparation d’un préjudice,  

− les  recettes  financières  qui  ne  résultent  pas  d’une  activité  économique  (dividendes, produits de cession de participations, produits de cession de titres  négociables, bénéfices tirés de la participation dans une société de personnes :  voir BOI 3 A-1-06 n° 5 à 10), 

− les intérêts moratoires, 

− les pénalités de retard reçues par un client de son fournisseur défaillant (BOI 3  B-1-06 du 25 janvier 2006), 

− les sommes conservées par un prestataire ou un vendeur à la suite du dédit de  son client (CJCE, aff. C-277/05, arrêt du 18 juillet 2007, société thermale  d’Eugénie les Bains). Suivant nos informations, l’administration admet que les  arrhes reçues par un établissement hôtelier au moment de la réservation ne  sont pas imposables au moment de leur encaissement. Autrement dit, ces  arrhes ne sont jamais imposables en tant que telles. 

− les subventions non imposables (voir précisions ci-après). 

 

2. Sommes imposables exclues du rapport

Les produits des opérations suivantes sont exclus du rapport : 

Cessions de biens d’investissement  corporels  ou incorporels  (CGI,  ann.  II,  art.206-III 3 3° a).  

A noter : La Cour de Justice a jugé récemment que cette règle ne s’applique pas à  une entreprise de crédit-bail qui acquiert des véhicules en vue de les louer puis de  les revendre dès lors que la vente de ces véhicules au terme des contrats fait partie  intégrante des activités économiques habituelles de l’entreprise. Cette décision, qui  serait pénalisante si elle devait s’appliquer aux biens dont la cession est exonérée,  n’a pas, à ce jour, été commentée par l’administration (CJCE, Aff. C-98/07, arrêt du 

(9)

 

13 décembre 2007, Nordania Finans, voir Mois Fiscal Mai 2008, p. 10). 

2° Opérations financières et immobilières accessoires exonérées (CGI, ann. II, art. 

206-III-3-3°-b) : voir ci-dessous § 3. 

3° Livraisons à soi-même de biens immobilisés imposées à la TVA. 

4° Remboursements de débours effectués pour le compte de tiers et exclus de la  base d’imposition en application de l’article 267-II-2° du CGI. 

Sommes reçues d’un tiers avec mandat de les répartir au bénéfice d’autres  personnes et d’en rendre un compte exact. 

 

3. Précisions concernant les opérations financières et immobilières accessoires exonérées

a. Opérations financières

Les opérations financières situées dans le champ d’application de la TVA mais qui  sont exonérées de cette taxe devraient, en principe, être inscrites au dénominateur  du rapport servant à la détermination du coefficient de taxation forfaitaire. Elles  sont  toutefois  exclues du  calcul  du rapport  si  elles  présentent un  caractère  accessoire.  

Les opérations concernées sont toutes celles visées au 1 de l’article 261 C du CGI,  c’est-à-dire notamment les intérêts des obligations et des TCN, la rémunération des  prêts et pensions de titres, le gain net des opérations faites sur le MATIF, le MONEP  et les marchés à terme de marchandises. 

Sont considérées comme accessoires celles de ces opérations qui présentent un lien  avec  l’activité principale  de  l’assujetti  et  dont  la  réalisation  nécessite  une  utilisation de 10 % au maximum des biens et des services grevés de TVA acquis  par l’entreprise (CGI, ann. II, art. 206-III 3 3° b et BOI 3 A-1-06 du 10 janvier 2006). 

Aussi l’entreprise doit-elle déterminer la proportion d’utilisation de chaque bien ou  service acquis à la réalisation des opérations financières exonérées et n’ouvrant pas  droit à déduction. Les critères à retenir pour déterminer cette proportion sont, par  exemple, la durée d’utilisation ou les surfaces employées.  

Le pourcentage obtenu est appliqué à la valeur d’acquisition de chaque bien ou  service grevé de TVA pour déterminer sa « valeur d’utilisation ». La somme des 

« valeurs  d’utilisation »  sera ensuite  comparée au montant total de la valeur  d’acquisition de l’ensemble des biens et services de l’entreprise. Ce calcul s’opère  en négligeant les dépenses de frais généraux (rescrit n° 2007/5 du 27 février  2007).  

En toute occurrence, la condition du faible degré d’utilisation des dépenses aux  opérations financières est réputée satisfaite si le montant des produits financiers  accessoires n’excède pas 5 % du chiffre d’affaires TTC de l’entreprise (BOI 3 A 1-06  n° 33). 

(10)

 

Enfin, si les produits financiers exonérés qui présentent un lien avec l’activité de  l’entreprise nécessitent une consommation des dépenses de biens et de services de  l’entreprise supérieure à la limite de 10 %, l’entreprise a la faculté de constituer un  secteur distinct regroupant l’ensemble des opérations financières exonérées sous  réserve du respect des conditions de forme et de fond attachées à la constitution  d’un tel secteur (voir ci-après p. 24). 

Les établissements de crédit, établissements financiers et assimilés sont autorisés  à exclure de leur coefficient de taxation forfaitaire les produits financiers issus de  leur portefeuille immobilisé s’ils sont inférieurs à 5 % des recettes totales. Dans le  cas contraire, ces établissements ne sont pas autorisés à constituer un secteur  distinct  au  titre  de  ces  recettes  qui  sont  directement  liées  à  l’activité  de  l’établissement. 

 

b. Opérations immobilières

Les  opérations  immobilières  exonérées  (autres  que  les  cessions  de  biens  d’investissement qui sont exclues du rapport en tant que telles ; voir ci-dessus p. 8)  sont exclues du rapport si elles présentent un caractère accessoire au regard des  critères fixés pour l’application de la limite de 10 % décrite ci-dessus (CGI, ann. II,  art.  206-III 3 3° b). Cette limite  est commune  aux opérations financières et  immobilières exonérées. Sont essentiellement concernées les recettes tirées de  locations qui se rattachent à une activité principale autre que la mise en valeur d’un  patrimoine immobilier. 

 

4. Précisions concernant les subventions

Seules les subventions directement liées au prix d’opérations imposables sont  retenues pour la détermination du coefficient de taxation forfaitaire (CGI, ann. II,  art.206-III 3 1°), ce qui  exclut la prise en  compte de toute  autre forme  de  subvention.  

La notion d’opération imposable renvoie au champ d’application de la TVA. 

Les subventions directement liées au prix d’opérations effectivement soumises à la  TVA ou ouvrant droit à déduction sont inscrites aux deux termes du rapport tandis  que celles qui sont directement liées au prix d’opérations n’ouvrant pas droit à  déduction ne sont inscrites qu’au dénominateur. 

Les  subventions  visées  sont  celles  qui  constituent  soit  la  contrepartie  d’une  opération réalisée au profit de la partie versante (quelle que soit la qualification de  subvention, il s’agit alors en fait du prix payé pour l’opération) soit le complément  du prix d’une opération, reçu d’un tiers qui n’est pas le bénéficiaire de l’opération. 

Pour être regardée comme formant un complément de prix, la subvention reçue  d’un tiers doit constituer un élément ou la totalité du prix d’une livraison de bien  ou d’une prestation de service, le principe de son versement doit exister en droit ou 

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en fait avant le fait générateur de l’opération et il doit exister une relation non  équivoque entre la décision de la partie versante d’octroyer la subvention et la  diminution tarifaire pratiquée par le bénéficiaire. Selon l’administration, il n’est  toutefois pas nécessaire que le montant de la subvention corresponde strictement à  la diminution du prix ; il suffit que le rapport entre celle-ci et la subvention soit  significatif. La subvention doit permettre au client de payer un prix inférieur à celui  du marché ou, à défaut, au prix de revient de l’opération (BOI 3 A-7-06, instruction  du  16  juin 2006 à  laquelle il convient de  se référer pour des exemples  de  subventions constitutives ou non de subventions complément de prix). 

 

5. Pluralité d’activités non soumises à des dispositions identiques au regard de la TVA (secteurs distincts)

L’article 209-I 2ème alinéa de l’annexe II au CGI prévoit que les secteurs d’activité  qui ne sont pas soumis à des dispositions identiques au regard de la TVA font  l’objet de comptes distincts pour l’application du droit à déduction (voir p. 21).  

Lorsque l’assujetti a constitué des secteurs d’activité distincts, le chiffre d’affaires à  retenir pour le calcul du coefficient de taxation est celui du ou des secteurs pour  lesquels le bien ou le service est utilisé. Lorsque le bien ou le service est utilisé pour  plusieurs secteurs d’activités sans être utilisé pour tous les secteurs d’activités de  l’entreprise, le coefficient de taxation est déterminé au vu du chiffre d’affaires des  seuls secteurs concernés (la règle qui prescrivait alors le recours au prorata général  n’est donc pas transposée pour l’application de la nouvelle réglementation). 

 

E. Règles particulières à suivre par les banques

Les banques qui ont opté pour leur assujettissement à la TVA doivent tenir compte  des particularités suivantes : 

1° Bien que n'étant pas soumis à la TVA, les services bancaires ou financiers  désignés aux paragraphes a à e du 1° de l'article 261 C du CGI doivent figurer au  numérateur du prorata, en application de l'article 271 V b du CGI, lorsqu'ils sont  rendus à des personnes domiciliées ou établies en dehors de la CE ou se rapportent  à des exportations de biens. 

2° Les opérations sur les devises, de même que les opérations sur titres visées au e  du 1° de l'article 261 C, doivent être traitées comme des prestations de services  dont la recette se limite au montant des profits et autres rémunérations (§ IV de  l'article 256 du CGI). 

Cette disposition interdit aux banques, pour le calcul des droits à déduction nés des  opérations hors CE, d'inscrire leurs opérations de change manuel au numérateur du  prorata pour le montant total du produit de la transaction. 

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3° Le Conseil d’Etat estime que les intérêts reçus de la clientèle doivent être inclus  au dénominateur du prorata (et au numérateur s'ils proviennent d'emprunteurs  hors CE) pour leur montant brut sans déduction des charges de refinancement  (arrêt du 16 septembre 1998 N° 177005). 

4° Les commissions sur l'émission et le placement d'actions ne peuvent pas être  soumises à TVA, mais la DLF estime que la gestion de portefeuille sous mandat est  taxable de plein droit à la TVA (lettre de la DLF du 28 février 2007 adressée à  l’Association Française de Gestion Financière). 

5° En ce qui concerne le change, les banques qui ne sont pas en mesure de fixer  leurs droits à déduction en fonction du montant exact des profits retirés de chaque  catégorie d'opérations sont autorisées à porter au numérateur du prorata une  quote-part de leur profit de change global fixée comme suit (Doc. adm. 3 L 551  nos 5 et 6, à jour au 10 mai 1996) : 

Change scriptural. - Le profit de change global est supposé provenir en premier  lieu du profit afférent aux exportations. La somme correspondante sera elle même  réputée représenter à concurrence de 40 % de son montant le profit lié aux  exportations en dehors de la CE et sera donc reprise à due concurrence au  numérateur du prorata. 

S'il subsiste un solde, la part restante du profit de change global sera considérée  comme provenant d'opérations extra territoriales ouvrant droit à déduction à  concurrence de 32 % de son montant. 

Explication de ce taux : Cette part restante est considérée comme provenant  d'opérations territorialement rattachées à la France à hauteur de 20 % et 40 % du  solde sont réputés provenir d'opérations faites au profit de personnes établies en  dehors de la CE (40 %× 80 %=32 %). 

Change manuel. - Les profits réalisés sur les opérations de change manuel seront  repris au numérateur du prorata à hauteur de 30 % de leur montant. 

6° Le résultat des swaps d'intérêts et swaps de devises peuvent être retenus  pour leur montant net, en appliquant l'une des deux méthodes préconisées par  l'instruction du 9 août 2004 (BOI 3 L-2-04). 

− Selon la première méthode, c'est le cumul des seuls flux nets positifs dégagés  sur chaque contrat (différence positive entre les flux financiers versés et les flux  financiers reçus y compris, le cas échéant, la soulte) qui figure au dénominateur  du prorata de déduction de TVA. Lorsque le contrat est conclu avec une  contrepartie  établie  hors  de  la  CE,  son  flux  positif  vient  également  au  numérateur. Cette méthode de calcul, contrat par contrat, ne permet donc pas  d'imputer les flux nets négatifs qui se dégageraient de l'un sur les flux positifs  se dégageant des autres. 

− Selon la seconde méthode, le résultat net positif dégagé sur l'ensemble des  contrats (somme algébrique des flux financiers reçus et versés sur l'année)  figure au dénominateur du prorata. Le résultat net positif des contrats conclus  avec des contreparties établies hors de la CE est repris au numérateur. Dans le 

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cas d'un résultat net négatif, celui-ci ne peut ni être pris en compte pour le  calcul du prorata, ni être reporté sur les résultats des années suivantes. 

Sont concernés les swaps de taux d'intérêts (contrat entre deux opérateurs qui  décident d'échanger leurs conditions d'accès au marché financier : conditions  d'emprunt ou de placement) et les swaps de devises (contrat entre deux opérateurs  qui décident d'échanger le service de deux dettes libellées dans deux devises  différentes), sans qu'il y ait lieu de distinguer suivant qu'ils présentent un caractère  synchrone ou asynchrone. Les swaps de change (double opération de change dont  l'une est faite au comptant et l'autre à terme) sont exclus et restent soumis aux  règles prévues pour les opérations de change. 

7° Le résultat des deux autres catégories d'instruments financiers à terme que sont  les contrats à terme ferme et les contrats notionnels peuvent valablement être  déterminés suivant l'une des deux méthodes proposées pour le calcul du résultat  des swaps d'intérêts et swaps de devises (voir 6° ci-dessus). 

Comme c'est le cas pour les opérations d'échange, le recours à l'une ou l'autre de  ces méthodes de calcul est obligatoire (Instruction du 17 janvier 2006, BOI 3 L-1- 06). 

 

III. Détermination des coefficients définitifs pour l’année 2008 (et provisoires pour 2009)

Lors de l’acquisition, l’importation ou la livraison à soi-même de chaque dépense de  bien ou de services supportée ou réglée en 2008, l’assujetti a en principe appliqué  un coefficient de déduction qui n’est que provisoire en tant qu’il s’est appuyé sur  des coefficients d’assujettissement et de taxation provisoires. Telle sera à nouveau  la situation en 2009 (et les années suivantes).  

Le nouveau dispositif réglementaire ne donnant pas d’indication en cette matière, il  y a lieu, selon nous, de soumettre les détaxations opérées provisoirement en  2009 aux coefficients suivants :  

− pour les biens et services voués à une utilisation spécifique soit dans le  secteur des opérations imposables soit dans le secteur des opérations hors  champ, le  coefficient  d’assujettissement  qui correspond à  cette  utilisation  (respectivement 1 et 0) ; 

− pour les biens et services voués à une utilisation partagée entre les deux  secteurs, soit le coefficient d’assujettissement unique définitif de l’année 2008  (cas où l’entreprise a recouru à ce coefficient unique), soit la proportion  prévisionnelle d’utilisation de chaque bien ou service à des opérations entrant  dans le champ d’application de la TVA ; 

− pour  les  biens  et  services  utilisés  concurremment  pour  la  réalisation 

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d’opérations imposables  ouvrant  droit  à  déduction  et  d’opérations  imposables n’ouvrant pas droit à déduction, le coefficient forfaitaire définitif de  taxation  de l’année 2008 (solution  confirmée implicitement par  le rescrit  n° 2007/40 du 23 octobre 2007). 

En cas de démarrage de l’activité en 2009, le coefficient de taxation forfaitaire provisoire ne pourra  être déterminé que sur la base du chiffre d’affaires prévisionnel de l’année en cours (comme le  prévoyaient les dispositions de l’article 214 de l’annexe II au CGI avant l’entrée en vigueur du  décret du 16 avril 2007). 

Les assujettis doivent, avant le 25 avril, déterminer les coefficients définitifs  pour l’année 2008. L’échéance est différée au 31 décembre 2009 pour ceux qui  sont devenus redevables de la TVA durant l’année 2008 (CGI, ann. II, art. 206-V 2). 

La différence constatée entre le montant de la déduction définitive et le montant  de la déduction opérée lors de l’acquisition de la dépense donne lieu, selon le cas, à  un reversement ou à une déduction complémentaire. 

Cette régularisation est effectuée quelle que soit l’importance de l’écart constaté  entre le coefficient provisoire et le coefficient définitif. 

Rappelons que la valeur d’actif d’un bien immobilisé n’est pas corrigée pour tenir  compte de l’écart entre le montant du coefficient de déduction provisoire et celui  du coefficient définitif si cet écart n’excède pas 5 points. Dans ce cas, l’écart peut  être porté directement au compte de résultat (cf. notre guide du résultat 2008  n° 2138). 

 

IV. Régularisations annuelles et globales de la taxe initialement déduite

A. Règles générales

Les biens constituant des immobilisations sont sujets à des régularisations qui se  traduisent, suivant le cas, par un reversement de taxe au Trésor  ou par un  complément de déduction. 

Les régularisations annuelles sont opérées à raison des variations annuelles de  valeur des coefficients d’assujettissement et de taxation par rapport aux coefficients  de référence (CGI, ann. II, art. 207-II). 

Les régularisations globales sont opérées lorsque surviennent certains événements. 

Elles entraînent la modification des coefficients de référence pour la période de  régularisation restant à courir (CGI, ann. II, art. 207-III). 

Les coefficients de référence s’entendent normalement des coefficients définitifs  déterminés  l’année  suivant  celle  de  l’acquisition  du  bien  ou  du  service.  Ils  correspondent  toutefois  aux  coefficients  provisoires  dans  le  cas  où  une  régularisation globale s’impose entre la date de l’acquisition et le 25 avril de 

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l’année suivante (date à laquelle doivent être déterminés les coefficients définitifs). 

 

B. Période de régularisation

Le  point  de  départ  du  délai  de  régularisation  des  biens  constituant  des  immobilisations est l’année au cours de laquelle le bien est acquis, importé, achevé,  utilisé pour la première fois ou transféré entre secteurs d’activités. 

La période de régularisation est de cinq ans pour les biens meubles (CGI, ann. II,  art. 207-II 1) et de vingt ans pour les immeubles (CGI, ann. II, art. 207-II 3). 

Ces périodes incluant l’année en cours de laquelle s’est opérée la détaxation  initiale, comptée pour une année pleine, chaque bien n’est soumis à régularisation  que jusqu’à l’expiration de la quatrième année (dix-neuvième année pour les  immeubles) suivant celle de son acquisition. Ainsi à l’égard des biens autres que les  immeubles, 2008 est la dernière année d’application d’une régularisation pour les  acquisitions faites en 2004. 

Une nouvelle période de régularisation commence à courir en cas de transfert du  bien par l’assujetti d’un secteur d’activité à un autre secteur d’activité ou en cas de  transfert  du  bien  dans  un  autre  patrimoine,  à  l’exception  toutefois  d’un  changement de patrimoine par transmission d’universalité totale ou partielle de  biens. Dans ce dernier cas, le bénéficiaire est en effet réputé poursuivre la personne  de l’apporteur ou du cédant en sorte que le point de départ et la durée de la  période de régularisation restent ceux auxquels le bien était soumis chez l’auteur de  la transmission. 

 

C. Régularisations annuelles

1. Immobilisations en cours d’utilisation au 1er janvier 2008

Un coefficient de référence doit être attribué aux biens immobilisés qui étaient en  cours d’utilisation au 1er janvier 2008, c’est-à-dire à l’occasion de l’entrée en  application des dispositions du décret du 16 avril 2007. 

La détermination de ce coefficient obéit aux règles suivantes : 

− le coefficient d’assujettissement de référence est celui qui aurait résulté de  l’application des nouvelles règles à la date de l’acquisition de l’immobilisation ; 

− de même, le coefficient d’admission de référence est celui qui résulte de l’état  des restrictions qui étaient en vigueur lors de l’acquisition de l’immobilisation ; 

− le coefficient de taxation de référence des biens autres que ceux dont le  coefficient d’assujettissement de référence est nul, est égal au rapport existant  entre, d’une part, le montant de la taxe initialement déduite et, d’autre part, 

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celui  de  la  taxe  ayant  initialement  grevé  le  bien,  affecté  du  coefficient  d’assujettissement de référence tel que déterminé ci-dessus. 

Ce coefficient n’est ni plus ni moins que le résultat de la division du montant de la  taxe initialement déduite par celui de la taxe incluse dans le prix du bien. 

Exemple : Acquisition en 2007 par une entreprise titulaire d’un prorata de 35 %  d’un bien, non soumis à restriction de droit à déduction, qu’elle a affecté à hauteur  de 85 % à la réalisation d’opérations imposables. La TVA grevant ce bien, 1000 €  par hypothèse, a été récupérée à hauteur de 850 x 35/100 = 297,50 €. 

Coefficient d’assujettissement de référence : 0,85 

Coefficient de taxation de référence : 297,50/1000×0,85 = 0,35 

Coefficient de référence (compte tenu d’un coefficient d’admission de 1) : 0,85 x  0,35 = 0,2975 arrondi à 0,30. 

 

2. Cas d’application et modalités des régularisations annuelles

Les régularisations annuelles doivent être opérées tout au long de la période  pendant laquelle la détaxation n’est pas définitivement acquise (délai de 5 ans  porté à 20 ans pour les immeubles) pour tenir compte de la variation pendant cette  période des coefficients d’assujettissement et/ou de taxation. 

Remarque : En cas de survenance d’un événement ayant justifié une régularisation  globale entraînant une modification d’un coefficient de référence (voir les cas  examinés ci-après au b, p. 19, et au c, p. 20), il est encore tenu compte de l’ancien  coefficient de référence pour le calcul de la régularisation annuelle suivante (CGI,  ann. II, art. 207 II 6). La modification du coefficient de référence n’est prise en  compte que pour les régularisations annuelles effectuées au titre de l’année suivant  celle au cours de laquelle est intervenue la régularisation globale. 

 

a. Cas d’application de la régularisation annuelle

Une  régularisation  annuelle  est  exigible  si  le  produit  des  coefficients  d’assujettissement et de taxation de l’année écoulée  excède d’au moins un dixième le produit des coefficients d’assujettissement et de taxation de référence  (CGI, ann. II, art.207-II 4). 

Il est précisé que, pour ce calcul, les nouveaux coefficients d’assujettissement et de  taxation ne sont pas arrondis, ni leur produit.  

Aucune régularisation n’est à l’inverse exigée lorsque la variation du produit des  coefficients d’assujettissement et de taxation de l’année n’excède pas un dixième  du produit des coefficients d’assujettissement et de taxation de référence. 

De même, en application de l’article 207-II 5 de l’annexe II du CGI, aucune  régularisation ne doit ou ne peut être opérée lorsque : 

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− le coefficient de référence du bien immobilisé est égal à 0 (conséquence de la  jurisprudence de la Cour de justice Lennartz, CJCE, aff. C-97/90, arrêt du 11  juillet 1991, selon laquelle aucun droit à déduction ne prend pas naissance  lorsque le bien n’est pas affecté, dès son acquisition, à des opérations situées  dans le champ d’application de la TVA) ; 

− ou, s’agissant d’un immeuble, lorsque le bien a été acquis, livré, apporté ou  utilisé pour la première fois avant le 1er janvier 1996 (avant cette date, la  période de régularisation était de dix ans pour les immeubles). 

 

b. Date et modalités pratiques de la régularisation

La  déduction  complémentaire  ou  le  reversement  de  TVA  qui  résulte  de  la  régularisation annuelle doit être effectué avant le 25 avril de l’année suivante sur  la déclaration mensuelle CA3 (CGI, ann. II, art. 207-II 4). En cas d’omission d’une  régularisation annuelle se traduisant par une déduction complémentaire, celle-ci  peut  être effectuée  sur  l’une  des déclarations  ultérieures souscrites  avant  le  31 décembre de la deuxième année qui suit celle de l’omission (CGI, ann. II, art. 

208-I). 

Le montant de la régularisation à opérer doit, suivant le cas, figurer ligne 15 « TVA  antérieurement déduite à reverser » ou ligne 21 « Autre TVA à déduire ». 

 

c. Calcul de la régularisation annuelle à opérer

Lorsqu’elle doit être opérée (voir ci-dessus) la régularisation annuelle est égale : 

− pour les immeubles, au vingtième de la taxe initiale, multiplié par la différence  entre le coefficient de déduction nouveau et le coefficient de déduction de  référence. La formule est donc : 

  taxe initiale x (coefficient de déduction de l’année – coefficient de déduction    de référence) / 20 

− pour les biens autres que les immeubles, au cinquième de la taxe initiale,  multiplié par la différence entre le nouveau coefficient de déduction et le  coefficient de déduction de référence. La formule est donc : 

  taxe initiale x (coefficient de déduction de l’année – coefficient de déduction de    référence) / 5 

Remarques :  

1° La régularisation annuelle ne peut être entraînée que par la variation du produit  des seuls coefficients d’assujettissement et de taxation. Toutefois, lorsqu’elle se  justifie, elle se calcule sur la base du coefficient de déduction qui tient compte des  trois coefficients d’assujettissement, de taxation et d’admission. 

2° La taxe initiale est celle qui a grevé l’acquisition, l’importation ou la livraison à  soi-même du bien. 

3° En  ce  qui concerne  l’incidence comptable  des  régularisations  annuelles, 

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l’administration continue d’admettre que celles-ci restent sans effet sur les valeurs  d’inscription  des  biens  à  l’actif  immobilisé  de  l’entreprise.  Corrélativement,  l’assujetti doit procéder, suivant les situations, à la comptabilisation d’une perte ou  d’un produit exceptionnel (rescrit n° 2008/32 du 16 décembre 2008). 

 

D. Régularisations globales

Attention : Les régularisations globales sont à opérer sur la déclaration souscrite  au titre du mois au cours duquel se produit l’événement qui les justifie. Toutefois,  lorsqu’elle se traduit par un complément de déduction, la régularisation peut se  faire sur l’une des déclarations souscrites jusqu’au 31 décembre de la deuxième  année qui suit celle au cours de laquelle est intervenue l’événement en cause (CGI,  ann. II, art. 208-I).  

La régularisation globale (CGI, ann. II, art. 207-II) a pour objet d’apurer la situation  d’un bien qui change de statut pour toute la période restant à courir des quatre ou  dix-neuf  années  suivant  celle  de  sa  détaxation  initiale.  Contrairement  à  la  régularisation annuelle, elle doit s’opérer quelle que soit l’importance de l’écart  entre  le coefficient  de référence  et  celui calculé  suite à  l’événement  qui  la  déclenche. 

 

1. Cas d’exigibilité de la régularisation globale

Ces cas sont limitativement énumérés à l’article 207-III 1 de l’annexe II au CGI. Ils  résultent des événements suivants : 

− cession ou apport non soumis à la TVA sur le prix total ou la valeur totale ; 

− transfert entre secteurs distincts d’activités ; 

− cession ou apport soumis à la TVA sur le prix total ou la valeur totale ; 

− modification législative ou réglementaire des règles d’exclusion du droit à  déduction ; 

− première utilisation des biens pour la réalisation d’opérations ouvrant droit à  déduction (hormis le cas où le bien était affecté à l’origine à des opérations  hors champ, ce qui lui valait un coefficient d’assujettissement égal à 0 ; voir ci- dessus p.17) ; 

− cessation de l’utilisation du bien pour la réalisation d’opérations ouvrant droit à  déduction. 

 

2. Calcul de la régularisation globale

Comme on l’a vu, la régularisation globale consiste à ajuster les droits à déduction, 

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à la date de l’événement qui la déclenche, pour la période restant à courir du délai  de régularisation, en postulant que la situation va rester inchangée jusqu’à l’issue  de cette période. Une fois la régularisation opérée, le coefficient de référence de  l’immobilisation  est  modifié  et  les  régularisations  ultérieures  (et  notamment  annuelles) s’opéreront sur la base de ce nouveau coefficient. 

 

a. Cession ou apport non soumis à la TVA sur le prix total ou la valeur totale

La régularisation prend nécessairement la forme d’un reversement qui est égal à la  somme des régularisations annuelles qui auraient été effectuées, sur la base d’un  coefficient de taxation, et donc de déduction, égal à 0, jusqu’au terme de la  période si le bien était resté utilisé pour une activité exonérée n’ouvrant pas droit à  déduction (CGI, ann. II, art. 207-III 2 1°). 

Le bénéficiaire de l’apport ou de la cession peut, en contrepartie, déduire une  fraction de la taxe ayant initialement grevé le bien égale au rapport existant entre le  nombre d’années restant à courir dans le délai de régularisation et le nombre  d’années que comporte la période de régularisation. Ce transfert est subordonné à  la  condition  que  le  bien  constitue  également  une  immobilisation  pour  le  bénéficiaire de la cession ou de l’apport et que le cédant ou l’apporteur lui délivre  une attestation (CGI, ann. II, art. 207-III 3). Une nouvelle période (complète) de  régularisation s’ouvrira alors chez le nouveau titulaire du bien.  

En  pratique,  ce  cas  concerne  essentiellement  les  cessions  d’immeubles  non  soumises à la TVA, les immeubles concernés étant donc ceux qui sont cédés pour la  première fois plus de cinq ans après leur achèvement ou ceux qui sont cédés pour  au moins la deuxième fois depuis leur achèvement qui remonte à moins de cinq ans  (CGI, art. 257-7°).  

 

b. Transferts entre secteurs d’activité

En application de l’article 207-III 1 1° de l’annexe II au CGI, le transfert d’une  immobilisation entre deux secteurs distincts d’activité est traité comme une cession  non soumise à la TVA assortie, le cas échéant, d’un transfert du droit à déduction  (voir ci-dessus). Le transfert ouvre également un nouveau délai de régularisation. 

Le transfert d’un bien mobilier d’un secteur ouvrant droit à déduction vers un  secteur  totalement exonéré rend exigible  non pas une régularisation mais  la  taxation d’une livraison à soi-même sur le fondement de l’article 257-8°-1-c du  CGI,  dès  lors  que  le  bien  avait  ouvert  droit  totalement  ou  partiellement  à  déduction. En revanche, le transfert d’un immeuble dans les mêmes conditions  (d’un secteur ouvrant droit  à déduction à un secteur exonéré) donne lieu à  régularisation (rescrit n° 2007/42 du 23 octobre 2007). 

 

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c. Cession ou apport soumis à la taxe sur le prix total ou la valeur totale

Ce cas de régularisation globale trouve à s’appliquer aux immobilisations qui n’ont  pas ouvert intégralement droit à déduction. Il en résulte nécessairement une  déduction  complémentaire  qui  correspond  à  la  somme  des  régularisations  annuelles calculées jusqu’au terme de la période  de régularisation  en  tenant  compte d’un coefficient de déduction égal à 1. 

Cas particulier  :  Comme  sous  le  régime antérieur,  la  TVA ayant  grevé  un  immeuble affecté à l’habitation devient intégralement déductible lors de sa cession  soumise à TVA. 

 

d. Modification législative ou réglementaire des règles d’exclusion du droit à déduction

Dans ce cas, la somme des régularisations annuelles à opérer jusqu’au terme de la  période de régularisation s’effectue en tenant compte du nouveau coefficient  d’admission. La période  de  régularisation  ouverte  avant  la survenance  de la  modification législative ou réglementaire continue à courir. 

 

e. Biens devenant utilisés pour la réalisation d’opérations ouvrant droit à déduction

Ce  cas  est  celui  des  immobilisations  dont  le  coefficient  de  taxation  était  précédemment égal à 0 et prend, du fait d’un changement dans l’utilisation du  bien, une valeur supérieure à 0. 

En  pratique,  il  s’agit  de  la  situation  qui  était  précédemment  traitée  par  la  détermination d’un « crédit de départ ». 

Dans ce cas, la somme des régularisations annuelles à opérer jusqu’au terme de la  période de régularisation s’effectue en tenant compte du nouveau coefficient de  taxation.  Seul  le  coefficient  de  taxation  de  référence  est  modifié  après  la  régularisation globale et la période de régularisation ouverte avant le changement  d’utilisation du bien continue à courir. 

Précisions : L’assujetti peut déduire à proportion du coefficient de déduction la  taxe initiale ayant grevé l’acquisition d’un bien en stock dans l’hypothèse ou celui-ci  cesse  d’être  utilisé  exclusivement  pour  la  réalisation  d’opération  exonérées  n’ouvrant pas droit à déduction. Il en est de même pour les biens immobilisés qui  n’ont pas encore été utilisés (CGI, ann. II, art. 207 IV 2). 

En  revanche,  conformément à  la  jurisprudence Lennartz (voir p.  17), aucune  régularisation n’est opérée et aucune modification de coefficient de référence  n’intervient  en  ce  qui  concerne  les  biens  immobilisés  dont  le  coefficient  d’assujettissement de référence est égal à 0.  

 

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f. Biens cessant d’être utilisés pour la réalisation d’opérations ouvrant droit à déduction

Si une immobilisation cesse d’être utilisée pour des opérations ouvrant droit à  déduction mais continue à l’être pour des opérations exonérées situées dans le  champ d’application de la TVA, la régularisation globale s’effectue, comme dans le  cas précédent, par la somme des régularisations annuelles à opérer jusqu’au terme  de la  période  de  régularisation  en  tenant  compte  de  la  nouvelle  valeur  du  coefficient de taxation qui est égale à 0. Seul le coefficient de taxation de référence  est modifié et la période de régularisation ouverte avant le changement intervenu  dans l’utilisation du bien continue à courir. 

En revanche, si l’immobilisation cesse d’être utilisée pour la réalisation d’opérations  imposables  (situées dans  le champ d’application  de  la TVA), la  régularisation  globale s’effectue par la somme des régularisations annuelles à opérer jusqu’au  terme de la période de régularisation en tenant compte du nouveau coefficient  d’assujettissement qui est égal à 0. 

L’assujetti perd alors toute possibilité de bénéficier d’un complément de déduction  ultérieur en cas de nouvelle utilisation du bien pour des opérations imposables. 

Précision : En cas de cessation de l’activité économique imposable, seuls les  immeubles  donnent  lieu  à  régularisation  globale.  Les  biens  mobiliers  d’investissement et les stocks donnent lieu à la taxation d’une livraison à soi-même  sur le fondement de l’article 257-8°-1 d du CGI et les services donnent lieu à  reversement intégral de la taxe déduite (rescrit n° 2007/43 du 23 octobre 2007). 

 

V. Secteurs distincts

L’article 209-I de l’annexe II au CGI prévoit que les opérations qui ne sont pas  soumises  à  des  dispositions  identiques  au  regard  de  la  TVA  doivent  être  comptabilisées dans des comptes distincts pour l’application du droit à déduction  (règle générale). 

Il énumère, en outre, les situations suivantes dans lesquelles la constitution d’un  secteur distinct est obligatoire. 

 

A. Sectorisation résultant d’une pluralité d’activités non soumises à des dispositions identiques

La  constitution  de  secteurs  ne  se  conçoit  qu’en  cas  de  pluralité  d’activités  économiques non soumises à des règles identiques au regard de la TVA. Par  pluralité d’activités, la jurisprudence retient habituellement des critères tenant à la 

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nature  économique  des  activités,  la  mise  en  œuvre  de  moyens  distincts  (investissements,  locaux  et  personnel)  et,  bien  entendu,  la  comptabilisation  distincte. 

Cette sectorisation est de droit et s’impose aux assujettis comme à l’administration. 

 

B. Sectorisation à raison de la réalisation de certaines activités

L’article  209-I  énumère  les activités  devant  obligatoirement donner  lieu à  la  constitution d’un secteur. Il s’agit de : 

− chaque immeuble ou ensemble d’immeubles composé de logements sociaux à  usage locatif dont la livraison à soi-même est imposable en application des  alinéas 9 à 12 du c du 1 du 7° de l’article 257 du CGI, 

− les immeubles ou ensemble d’immeubles dont la location est soumise à la TVA  sur option (CGI, art. 260-2°), 

− les services mentionnés à l’article 260 A du CGI (option pour l’assujettissement  à la TVA de certains de leurs services par les collectivités territoriales : fourniture  d’eau  dans  les  communes  de  moins  de  3000  habitants,  assainissement,  abattoirs publics, marchés d’intérêt national, enlèvement et traitement des  ordures  ménagères  lorsque  l’activité  est  financée  par  le  paiement  de  la  redevance prévue à l’article L. 2333-76 du code général des collectivités  territoriales), 

− les organismes sans but lucratif au titre, d’une part, de leurs opérations qui ne  sont pas soumises à la TVA, ainsi que les ventes consenties à leurs membres au- delà de la limite de 10 % de leurs recettes totales et, d’autre part, au titre de  chacune des manifestions de bienfaisance ou de soutien qu’ils organisent et  dont les recettes sont imposables à la TVA, 

− chacune des opérations de lotissement ou d’aménagement de zone réalisées  par les collectivités territoriales. 

 

C. Autres situations

1° Sociétés de fait et sociétés en participation : ces sociétés doivent, quelle que  soit la durée du contrat, être considérées comme constituant un secteur d’activité  distinct des activités propres de leurs membres. En pratique, les opérations de la  SEP ou de la société de fait sont érigées en secteur distinct d’activité par le gérant. 

2° Comme on l’a vu (p. 9) les entreprises qui perçoivent des produits financiers  présentant un caractère accessoire par rapport à l’activité principale de l’entreprise  mais requérant une utilisation non négligeable (10 % ou plus) de biens et de  services  grevés  de  TVA  peuvent  constituer  un  secteur  distinct  regroupant 

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l’ensemble des opérations financières en cause sous réserve de respecter toutes les  conditions de fond et de forme résultant de la constitution de secteurs (BOI 3 A-1- 06). 

3° Départements d’outre-mer : un secteur d’activité distinct doit être constitué  pour chaque activité soumise à l’un des régimes particuliers de déduction propres à  ces départements. 

4° Groupes de sociétés : lorsque les salariés employés par une société continuent  à dépendre juridiquement d’une autre société du même groupe, les sommes reçues  par cette dernière sociétés (la société de rattachement) à titre de remboursement  de ses frais de personnel, peuvent ne pas être soumises à la TVA. A cet effet, la  société de rattachement doit traiter comme un secteur distinct son « activité » de  mise à disposition de personnel, secteur dont les recettes sont représentées par les  remboursements de salaires exonérés de TVA. 

5° Pour  mémoire,  s’agissant  des  entreprises étrangères  disposant  d’un  établissement en France, les dépenses engagées par l’établissement français pour  les besoins de services rendus au siège ouvrent droit au remboursement de la TVA  qui les a grevées suivant la procédure prévue par les articles 242 0M à 242 0T de  l’annexe II au CGI. Lorsque l’activité de l’établissement s’étend à des opérations  effectuées pour le compte de personnes juridiquement distinctes du siège étranger,  ce remboursement est admis dans les conditions de droit commun et l’obligation  de constituer deux secteurs distincts inscrite dans la documentation administrative  3 D 1323 n° 75 à 79 est, de ce fait, caduque (lettre de la DLF du 14 février 2007). 

 

D. Conséquences de la sectorisation 1. Détermination des droits à déduction

Dans  la  mesure où  les droits  à  déduction  de  la  taxe grevant  les  dépenses  d’investissement sont désormais régis, comme les autres dépenses, par le principe  de l’affectation, la sectorisation présente un intérêt moindre que par le passé. 

Toutefois, le coefficient de taxation forfaitaire applicable aux biens affectés à un  secteur  d’activité  dans  lequel  sont  réalisées  des  opérations  imposables  dont  certaines  n’ouvrent  pas  droit à déduction,  est déterminé  à  raison du  chiffre  d’affaires du secteur d’activité concerné (ancien prorata de secteur). On rappelle,  en effet, qu’il est possible au sein de chaque secteur d’appliquer à l’ensemble des  dépenses un coefficient de taxation forfaitaire unique (p. 6). 

Lorsqu’une dépense d’investissement concourt aux activités de l’ensemble des secteurs de l’assujetti, le droit à déduction est calculé par application du coefficient  de taxation forfaitaire général de l’entreprise déterminé en tenant compte de  l’ensemble des opérations imposables de l’ensemble des secteurs distincts. 

En revanche, lorsqu’une dépense concourt aux activités de plusieurs secteurs sans 

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profiter à l’ensemble des secteurs d’activité de l’entreprise, son coefficient de  taxation forfaitaire est déterminé en tenant compte du chiffre d’affaires des seuls  secteurs concernés. 

On rappelle que le changement d’affectation d’un bien immobilisé d’un secteur  distinct vers un autre secteur distinct entraîne soit la taxation d’une livraison à soi- même soit une régularisation globale des droits à déduction, assortie d’un éventuel  transfert de droit à déduction vers le nouveau secteur auquel est affecté le bien  (voir ci-dessus p. 19) 

 

2. Obligations

a. Comptabilité

La  comptabilité  de  l’assujetti  doit  suivre  distinctement,  pour  chaque  secteur  d’activité : 

− les acquisitions de biens et de services, 

− les cessions de biens constituant des immobilisations et les transferts de ces  biens à un autre secteur, 

− le montant des opérations imposables et non imposables. 

Pour ce faire, la tenue de deux ou de plusieurs comptabilités séparées n’est pas  indispensable dès lors que la comptabilité de l’entreprise, complétée le cas échéant  par des registres annexes, fait apparaître distinctement les données comptables  propres à chaque secteur de manière à justifier les mentions portées sur les  déclarations de l’entreprise. 

 

b. Déclaration au service des impôts

 Les assujettis qui appliquent un coefficient de taxation forfaitaire distinct pour une  activité nouvellement créée doivent en faire la déclaration au service des impôts  dans les quinze jours. Ils doivent également déclarer toute modification aboutissant  à la création d’un secteur exonéré. Il convient de déclarer également la constitution  d’un secteur financier exonéré. 

 

c. Modalités de déclaration de la TVA

Pour  l’exercice  des  droits  à  déduction,  les opérations  relavant  des  différents  secteurs peuvent être regroupées sur une déclaration unique. A titre facultatif, il est  possible de recourir à l’utilisation de l’imprimé 3310 ter qui permet de porter à la  connaissance  de  l’administration  les  éléments  d’informations  concernant  les  secteurs distincts constitués par l’entreprise. 

Précision concernant les sociétés en participation : la déclaration des opérations  faites en commun par les membres est en principe englobée dans celle souscrite 

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