DS 2 : Suites et étude de fonction (convexité).
Exercice 1.
(6 points) On considère la suite (an) définie par la relation de récurrence :
a0=−19 5
an+1=−3an−16 an+5
Nous allons chercher à déterminer l’expression deanen fonction de deux façons différentes : 1. Par une suite intermédiaire. On définie la suite (bn) par l’expressionbn= 1
an+4 a. Déterminerb0?
b0= 1
−19
5 +4=5
b. Montrer que (bn) est une suite arithmétique dont on déterminera la raison.
On abn= 1
an+4⇔an+4= 1
bn ⇔an= 1 bn−4
bn+1= 1
an+1+4= 1
−3an−16 an+5 +4
= an+5
−3an−16+4an+20=an+5 an+4=
1 bn+1
1 bn
=bn+1
Donc (bn) est une suite arithmétique de raison 1 et de premier termeb0=5
c. En déduire l’expression debn puis dean en fonction denpournentier naturel. Avec le résultat de la question précédente :
bn=b0+1×n=5+n et an= 1
bn−4= 1 5+n−4
2. Maintenant retrouvons le résultat obtenu à la question précédente par récurrence. C’est à dire, montrer par récurrence que pournentier naturel l’on a :
an= 1 5+n−4 On posePn: "an= 1
5+n−4" pourn∈N Initialisation : Pourn=0, on a :
a0=−19
6 et 1
5+0−4=−19 6 DoncP0vrai.
Hérédité : Soitn∈N. SupposonsPnvrai c’est-à-direan= 1
5+n−4. Alors :
an+1=−3an−16 an+5 =
−3 µ 1
5+n −4
¶
−16 µ 1
5+n−4
¶ +5
=
−3 5+n−4 µ 1
5+n+1
¶=
−3−20−4n 5+n µ6+n 5+n
¶ =−23−4n 6+n
Nous devons obtenir :
1
5+(n+1)−4=1−24−4n
(n+6) =−23−4n 6+n
Nous avons montré quePnvrai implique quePn+1. Or nous avons queP0vrai. Nous avons donc montré par récurrence que :
∀n∈N, an= 1 5+n−4
3. La suite (an) est-elle bornée et si c’est le cas, en proposer un encadrement.
L’on a :
n>0⇔n+5>6 |{z}⇔
la fonction inverse étant↓surR+
0< 1 n+561
5⇔ −4< 1 n+5−4
| {z }
an
61
5−4=−19 6
La suite (an) est donc bien bornée.
4. Déterminer la limite de la suite (an).
nlim→+∞n+5= +∞ ⇒ lim
n→+∞
1
n+5=0⇒ lim
n→+∞un= lim
n→+∞
1
5+n−4= −4
Exercice 2.
(8 points) Soitgla fonction définie surRpar :g(x)=x3 3 +2
3 On considère la suite (vn) définie pour toutn∈Npar :
½ v0 ∈ R vn+1 = f(vn) 1. Étude de la fonctiong.
a. Étudier les variations de la fonctiongainsi que sa convexité.
g′(x)=x2>0 doncgest croissante surR.
g′′(x)=2xdoncg′′(x)60 surR−estgest concave etg′′(x)>0 surR+doncgest convexe surR+. de plusgadmet un point d’inflexion en 0 de coordonnées (0,23).
b. Montrer queg(x)−x=1
3(x−1)2(x+2) 1
3(x−1)2(x+2)=1
3(x2−2x+1)(x+2)=1
3(x3−2x2+x+2x2−4x+2)=1 3x3+2
3−x=g(x)−x puis résoudre l’équation :
g(ℓ)=ℓ⇔g(ℓ)−ℓ=1
3(ℓ−1)2(ℓ+2)=0⇔ℓ=1 ouℓ= −2 2. Dans cette questionv0= −1.
a. Démontrer par un raisonnement par récurrence quevn6vn+161 pour toutn∈N. On posePn: "vn6vn+161 pourn∈N.
Initialisation :Pour=0.v1=−1 3 +2
3=1 3. Doncv06v161. DoncP0vrai.
Hérédité : Soitn∈N. SupposonsPnvrai. C’est à dire : vn6vn+161
Commegest croissante surR, on a :g(vn)6g(vn+1)6g(1) Doncvn+16vn+261.
DoncPnhéréditaire orP0vrai. On a donc montrer par récurrence.
∀n∈N, vn6vn+161 b. En déduire que la suite (vn) converge et déterminer sa limite.
La suite est donc croissante et majorée par 1. Elle converge donc vers une limite ℓetℓ∈[−1,1] (puisse que v0= −1 et∀n∈N,vn61)
On a doncvn→ℓdoncvn+1→ℓ. De plusgest continue doncg(vn)=vn+1→g(ℓ) doncg(ℓ)=ℓ. Or d’après la question 1. b.ℓ∈{−2,1}. Commeℓ∈[−1,1] on peut conclure queℓ=1
3. Dans cette questionv0=2.
a. A l’aide de la calculatrice déterminer les valeurs approchées dev1,v2etv10et faire une conjecture sur les varia- tions de la suite et sur sa limite.
v1=g(v0)=10
3,v2=g(v1)≃13,01 etv3≃735
L’on peut conjecturer que (vn) est croissante, diverge et tend vers+∞.
b. Démontrer par un raisonnement par récurrence que 16vn6vn+1pour toutn∈N. On posePn: "vn6vn+1pourn∈N.
Initialisation :Pourn=0.v1=10 3 . Doncv06v1. DoncP0vrai.
Hérédité : Soitn∈N. SupposonsPnvrai. C’est à dire : vn6vn+1
Commegest croissante surR, on a :g(vn)6g(vn+1) Doncvn+16vn+2.
DoncPnhéréditaire orP0vrai. On a donc montrer par récurrence.
∀n∈N,vn6vn+1
c. Démontrer la conjecture faite relativement à la limite de la suite (vn).
Supposons que (vn) soit majorée. Par le même raisonnement fait à la question 2. b. la suite (vn) tend vers une limiteℓqui est soit 1 soit−2. Or comme (vn) est croissante∀n∈N,u0=26undoncℓ>2 d’où la contradiction.
Donc (vn) n’est pas majorée, or elle est croissante. Donc (vn) diverge et rend vers+∞.
Exercice 3.
On considère la fonction :t : R → R
x 7→ −2x2+2
On notePla parabole d’équationy= −2x2+2.
Elle coupe l’axe des abscisses enA(−1,0) etB(1,0).
SoitC(x,t(x)) un point dePetH(x,0) oùx∈[−1,1].
L’objectif de l’exercice est d’étudier la surface du triangle
rectangleAHC. −1 0 1
1 2
O −→ı
−
→
A B
x H C
1. Dans cette question, on considère la fonction :
h : [−1,1] → R x 7→ −x3−x2+x+1 a. Tableau de variation de h sur [−1,1].
h′(x)= −3x2−2x+1=(x+1)(−3x+1) x
x+1
−3x+1 h′(x)
h(x)
−1 13 1
0 + +
+ 0 −
0 + 0 −
00
3227 3227
00 β
1 α
1
b. Déterminer le maximum de la fonctionhsur [−1,1].
D’après le tableau de variation de la fonctionh, le maximum de la fonction est32
27obtenue pourx=1 3. c. Déterminer le nombre de solution de l’équationh(x)=1.
Comme 32
27>1, la fonction étant continue, d’après le tableau de variation de la fonctionh, l’équationh(x)=1 admet exactement 2 solution sur [−1,1], une sur l’intervalle [−1,13] et une deuxième sur [13,1].
d. Résoudre cette équationh(x)=1.
h(x)=1⇔ −x3−x2+x=x(−x2−x+1)x=0⇔x=0 ou −x2−x+1
∆=p
5, doncx1=−1−p 5
2 etx2=−1+p 5
Les solutions de cette équation sur [−1,1] sont donc 1 et2 x2≃0,618.
2. Montrer que la surface du triangleAHCest donnée en fonction dexparh(x).
La surface du triangleAHCest : 1
2AH×HC=1
2(x+1)t(x)=1
2(x+1)(−2x2+2)=(x+1)(−x2+1)= −x3−x2+x+1=h(x)
3. En déduire, la surface maximale du triangle rectangle AHC ainsi que la valeur dexpour laquelle cette surface est maximale.
D’après la question 1.a. la surface est maximale pourx=1
3est vaut alors32 27
4. Déterminer la ou les positions du point C pour que la surface du triangle rectangle AHC soit égale à 1. (ce qui revient à résoudreh(x)=1) On noteraϕla solution non entière de équation.
5. Vérifier queϕ2=1−ϕ. Pour l’anectode 1
ϕest appelé nombre d’or.
Exercice 4.
Soitf la fonction définie sur l’intervalle ]− ∞;−1[∪]−1 ;+∞[ par :f(x)=3− 4 x+1. On considère la suite définie pour toutn∈Npar :
½ u0 = 4 un+1 = f(un) 1. Étude de la fonctionf.
a. Déterminer la dérivée de la fonction f est étudier de la variation de cette fonction.
f′(x)= 4
(x+1)2 et f′′(x)= −8 (x+1)3
b. Étudier la convexité de la fonction f sur ]− ∞;−1[∪]−1 ; +∞[. Existe-t-il des points d’inflexion?
La dérivée seconde est du signe inverse de (x−1) x
f′(x) f(x)
−∞ 1 +∞
+ −
conv exe conv ace
Pas de point d’inflexion.
c. Résoudref(x)=xsur ]− ∞;−1[∪]−1 ;+∞[.
f(x)=x⇔3− 4
x+1−x=−x2+2x−1
x+1 =0⇔ −x2+2x−1= −(x−1)2=0⇔x=1
2. Sur le graphique ci-dessous, on a tracé la courbeC représentative de la fonction f sur l’intervalle [0 ;+∞[ et la droite Dd’équationy=x.
a. Sur le graphique ci-dessous, placer sur l’axe des abscisses,u0,u1,u2etu3. Faire apparaître les traits de construc- tion.
b. Que peut-on conjecturer sur le sens de variation et la convergence de la suite (un) ? 3. Dans cette question, nous allons démontrer les conjectures formulées à la question 2. b.
a. Démontrer par un raisonnement par récurrence que 16un+16unpour toutn∈N. On posePn: "16un+16unpourn∈N.
Initialisation :Pourn=0.u1=2,2.
Donc 16u1=2,26u0=4. DoncP0vrai.
Hérédité : Soitn∈N. SupposonsPnvrai. C’est à dire : 16un+16un
Comme f est croissante sur ]−1,+∞[, on a :f(1)6f(un+1)6f(un) Donc 16un+26un+1.
DoncPnhéréditaire orP0vrai. On a donc montrer par récurrence.
∀n∈N,16un+16un
b. Déduire des questions précédentes que la suite (un) est convergente et déterminer sa limite.
On a démontré que la suite (un) est décroissante et minorée par 1 : elle est donc convergente vers un nombreℓ supérieur ou égal à 1.
La fonctionf est continue car dérivable sur ]−1 ; +∞[; la relation de récurrence un+1=f(un) donne à la limiteℓ=f(ℓ) Or d’après la question 1.c. alorsℓ=1.
La suite (un) converge vers 1.
0 1 2 3 4 5 6
−1
0
−1 1 2 3 4 5
O →−
ı
−
→
D
C
u0= u1
u2
u3