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Sur les sommes des puissances semblables des racines ; formules de Newton

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

C.-A. L AISANT

Sur les sommes des puissances semblables des racines ; formules de Newton

Nouvelles annales de mathématiques 4

e

série, tome 5

(1905), p. 512-514

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1905_4_5__512_0>

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(2)

[A3b]

SUR LES SOMMES DES PUISSANCES SEMBLABLES DES RACINES;

FORMULES DE NEWTON;

PAR M. C . - A . LAISANT.

Lus formules rlassicjues de Newton, relatives aux sommes des puissances semblables des racines d'une équation algébrique, peuvent être établies par une méthode qui évite, pour ainsi dire, tout calcul, et qui mériterait de passer dans renseignement, car elle dispense de tout effort de mémoire. Nous nous propo- sons de l'indiquer ici.

Si

= A0:r"*-h A!a?"*-1-*- A2#"<-2-+-...-f- Xm^x-h Am= o

est une équation algébrique ayant pour racines a, b, ..., /, nous désignerons, comme d'habitude, par St, S2, ...

la somme des racines, la somme de leurs carrés, etc.

Par substitution des racines, et addition, il est évi- dent que l'on a

(i) A0S,n-h Ai S,«_!-+-.. .-h Am_i SL-4- /?iAm= o.

D'autre part, on a, en vertu des relations entre les racines et les coefficients,

t = o,

c'est-à-dire que S< ne dépend que de A et A4. Si l'on veut trouver S2, en se rappelant que •— = ?lab, on a

(3)

( 5.3 ) d'où

Ao S2 -+- Af S i •+- A2 = o ,

si bien que S2 ne dépend que de Ao, AM A2.

D'une manière générale, la somme Spy étant une fonction de degré /;, ne pourra jamais dépendre que de Ao, A4, . . . , Ay,, et non des coefficients suivants, qui sont des fonctions des racines de degrés supérieurs à p.

Par conséquent, toutes les équations qui ont pour coefficients de leurs /; ~j- 1 premiers termes

Ao, Ai, . . . , Ap

a u r o n t mêmes valeurs pour S i , S2, • - . , Sp. Parmi toutes ces équations, prenons celle de degré p,

AQXP-\- AiXP-1 -h...-+- Ap-icc -h A;, = o,

et appliquons-lui la formule (1) ci-dessus. Nous aurons

Ao Sp -h Ax S^-i H- . . . -h A ^ - i Si H- p Ap = o,

c'est-à-dire la formule générale de Newton. Naturelle- ment ceci s'applique à toutes les valeurs entières de/;, jusqu'à p = ///.

Pour plus de clarté, I équation /"(.r) = o aura même S< que l'équation

qui a une racine unique.

Elle aura mêmes S< et S2 que

Ao x2 -+- Ai x -h A2 = o.

Elle aura mêmes S*, S2 et S3 que

A0j?3-t- Axx*-\- Asx + A3= o :

et ainsi de suite.

H nous paraît difficile qu'un élève ayant appris, et

Ann. de Ifathemat., 4e série, t. V. (Novembre 190^.) 33

(4)

(

5 - 4

)

compris, cette démonstration si simple, puisse jamais l'oublier.

Remarque. — On reprochera peut-être à cette démon- stration un défaut de rigueur, en alléguant que S^ pour- rait prendre une forme telle que ^ par exemple, P et Qp étant de certaines fonctions des coefficients Ao, A4, . . . . A cette objection il est possible, ce me semble, de ré- pondre que les relations en jeu ne sont pas-des égalités arithmétiques, mais bien des identités algébriques; si bien que dans chacune de ces relations il faut supposer que les S et les A sont remplacées par les fonctions des racines que ces lettres représentent. Si donc on avait S^ = j : > c'est que les deux fonctions P et Q présente-p raient un facteur commun; et la fraction ^ , devenueP irréductible, devrait prendre simplement la forme d'un polynôme homogène de degré p, par rapport aux ra- cines. Les vérifications directes failes sur les cas p — i, ƒ> = £, p — 3 sont, d'ailleurs, de nature à faire dispa-

raître toute obscurité.

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