Astérisque
B ERNARD T EISSIER
Résultats récents sur l’approximation des morphismes en algèbre commutative
Astérisque, tome 227 (1995), Séminaire Bourbaki, exp. n
o784, p. 259-282
<http://www.numdam.org/item?id=SB_1993-1994__36__259_0>
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RÉSULTATS RÉCENTS
SUR L’APPROXIMATION DES MORPHISMES
EN
ALGÈBRE
COMMUTATIVE[d’après André, Artin, Popescu
etSpivakovsky]
par Bernard TEISSIER
259
Séminaire BOURBAKI 46ème
année,
1993-94 n° 784Mars 1994
0. INTRODUCTION
On sait bien que pour un
système d’équations algébriques
en n variables à coef- ficientsentiers,
les solutions dont les coordonnées sont des nombresalgébriques
sontdenses
parmi
les solutionscomplexes.
Si l’on considère deséquations algébriques
dont les coefficients sont eux-mêmes des
polynômes,
disons en zl, ... , zp, onpeut
se demander si
parmi
les solutionsqui
sont des séries formelles ouconvergentes
en zi, ... , zp celles
qui
sontalgébriques (en
un sensconvenable)
sur l’anneauC[zl, ... , zp]
despolynômes
sont encore denses.Ce
type
dequestion, depuis
sa solution affirmative par M. Artin à la fin des années60,
porte le nomd’approximation
d’Artin. A la fin des années70,
il estapparu que ces résultats
d’approximation
étaient desconséquences
d’un résultatd’approximation (au
sens maintenant de limiteinductive)
demorphismes réguliers
entre anneaux n0153thériens par des
objets
de même nature mais detype fini,
cequi
est une sorte de résolution des
singularités
relatives. Les nombreusesconséquences
de ce
résultat,
démontré parPopescu
et André d’une part etSpivakovsky
d’autrepart, forment le
sujet
de cetexposé.
1. L’ÉNONCÉ
Soit ~: A --~ B un
morphisme
d’anneaux. Lemorphisme a
est ditrégulier
s’il est
plat
et si pour tout idéalpremier P
deA,
la B ®AK(P)
S. M. F.
Astérisque 227** ( 1995)
est
géométriquement régulière,
oùK(P)
=Ap /PAp
est le corps résiduel deAp.
Cela veut dire que B
Q9 A K
est encore un anneau n0153thérienrégulier
pour toute extension finie K de~(~P).
Une conditionéquivalente ([22])
est que pour tout idéalpremier Q
de B laA-algèbre BQ
obtenue de B par localisation soit formellement lisse pour latopologie Q-adique.
Exemples
demorphismes réguliers :
- Si A et B sont des corps, un
morphisme injectif
A -~ B estrégulier
si etseulement si il fait de B une extension
séparable
de A.- Le
morphisme
naturel A -SA (M)
de A dansl’algèbre symétrique
d’unA-module M est
régulier
si et seulement si M est un A-moduleprojectif.
- Si l’anneau A est
excellent,
cequi
est le cas des anneaux de lagéométrie algébrique
ouanalytique usuelle,
pour tout idéal I deA, l’homomorphisme
A -A
de A dans son
complété I-adique
estrégulier ( c f . [22],
scholie7.8.3).
- Pour tout anneau n0153thérien excellent A et tout entier n, l’inclusion naturelle A ~
A~~XI, ... , Xn~~
est unmorphisme régulier.
- Le
composé
de deuxmorphismes réguliers
estrégulier
et si lecomposé
dedeux
morphismes
entre anneaux n0153thériens estrégulier,
et si03C8
est fidèlementplat, alors ~
estrégulier.
Enparticulier,
sik{ Xl,
... ,Xn~
est un anneau de séries conver-gentes
sur un corps valué non discret decaractéristique zéro,
il est excellent([23])
etil résulte de ce
qui précède
quel’homomorphisme l~ ~X 1, ... , X n ~ -~ 1~ {X l , ... ,
est
régulier.
- Soient k un corps et
(R, m)
unek-algèbre
localerégulière
telle quel’homomorphisme
naturel k ~R/m
soitséparable.
Alors l’inclusion k ~ R estun
morphisme régulier.
- Soient k un corps de
caractéristique
zéroalgébriquement
clos et V unek-algèbre (non
nécessairementn0153thérienne) qui
est un anneau devaluation;
lemorphisme k ~
V estrégulier ( c f le §3 ci-dessous).
- Soit V --~ V’ un
morphisme
local entre deux anneaux de valuation discrète.C’est un
morphisme régulier
si :- On a
mv.V’
= mv~ .- Le corps des fractions de V’ est une extension
séparable
de celui de V.- Le corps résiduel de V’ est une extension
séparable
de celui de V.- Soit K un sous-ensemble de Stein de
Cd compact,
connexe, et tel que pour tout sous-ensembleanalytique
V deCd
l’intersection K n V n’aitqu’un
nombrefini de composantes connexes
(par exemple
unpolycylindre
fermé deCd).
SoitAK
l’anneau des fonctionsanalytiques
sur K. L’anneauAK
est n0153thérien et de dimensiond,
etl’homomorphisme
naturelC[zi , ... , zd]
~AK
estrégulier.
(cf. [16], Prop. 4.6).
- Soit H une variété de Nash
compacte,
et soit l’anneau des fonctions de’Nash
sur Q. Son inclusion naturelleJV(S~) ~ 0(H)
dans l’anneau des fonctionsanalytiques
réelles sur 0 est unmorphisme régulier
d’anneaux n0153thériens(cf [15]).
Rappelons
que le faisceau des fonctions de Nash surRd
est défini ainsi:Pour tout ouvert connexe de
Rd, désigne
l’anneau des fonctionsanalytiques
réelles sur U
qui
sontalgébriques
sur l’anneau depolynômes
..., Etantdonné x E
Rd,
l’anneau localNx
des germes de fonctions de Nash en unpoint
est le hensélisé du localisé en ce
point
de l’anneau depolynômes R~xl, ... ,
Une variété de Nash est un espace
topologique séparé
annelé en anneaux locaux et localementisomorphe
à un ouvert deRd
muni du faisceau des fonctions de Nash.Régularité
et lissité :Un
homomorphisme
d’anneaux A -~ C fait de C une deA-algèbre
detype
fini si C est
engendré
en tant queA-algèbre
par un nombre finid’éléments,
cequi
revient à dire que laA-algèbre
C estisomorphe
à unquotient
d’un an-neau de
polynômes
en un nombre fini d’indéterminées à coefficients dans A. Si A estsupposé n0153thérien,
cet idéal est detype
fini. UneA-algèbre
detype
finiC = ...,
un~~J
est dite lisse en un idéalpremier Q
ESpecC correspondant
E
un]
s’il existe un entier r, despolynômes
gl, ... , gr dans l’idéal J dont lesimages
dansA~ul, ... , engendrent JA(ul, ... ,
et rindices
il, ... , ir
tels quel’image
dans C du déterminantjacobien det( â~)
EA[u1, ... , un] n’appartienne
pas àQ"
Si r = n, on dit que lemorphisme Ap - CQ
est
étale,
où P estl’image réciproque de Q
dans A. On sait([22])
que si C estune
A-algèbre
detype fini, l’homomorphisme
A -3 C est lisse(c’est-à-dire
lisseen Q pour
tout Q
ESpecC),
si et seulement si il estrégulier
au sens ci-dessus.La différence entre
régulier
et lisse tient donc dans la condition definitude, qui
permet de donner un critèrejacobien
de lissité.1.1 Théorème
(Popescu [34],[35],[36], Spivakovsky [42];
voir aussi[32]
et[5]).-
Soit a: A ~ B un
homomorphisme
d’anneaux n0153thériens. Il estrégulier
si etseulement si il
fait
de B une limite inductivefiltrante
deA-algèbres
detype fini
lisses.
On peut voir
(cf ~8~,
Lemme5.2)
que l’assertion du théorème estéquivalente
à l’énoncé suivant :
Pour toute
A-algèbre
detype fini
C et toutA-homomorphisme
s: C -
B,
il existe unA-homomorphisme
~: C - D de C dans uneA-algèbre
de
présentation finie lisse,
et unA-homomorphisme
t: D - B tels que t o À = s.2. APPLICATIONS
Commençons
par montrerquelques
avatars de ce résultat. Lepremier
résultatde cette nature est dû à
Néron,
motivé par desproblèmes
de Géométriearithmétique (réduction
des variétésabéliennes).
2.1 Théorème
(Désingularisation
deNéron, cf [30]).-
Soit a~: V -~ V’ un mor-phisme
entre deux anneaux de valuation discrète. S’il estrégulier,
laV -algèbre
V’est limite inductive
filtrante
deV -algèbres
lisses detype fini.
Par
ailleurs, l’analogue
du théorème 1.1 dans lacatégorie
desalgèbres
an-alytiques
sur un corps decaractéristique
zéro(c’est-à-dire
desalgèbres qui
sontdes
quotients d’algèbres
de sériesconvergentes
à coefficients dans un corps valuénon discret de
caractéristique zéro)
a été démontré par A. Ploski en 1974. Ce résultat va aussi nous montrer le lien entrel’approximation
par desalgèbres
lissesde type fini et
l’approximation
de solutions formelles desystèmes d’équations
par des solutionsanalytiques, qui
avait été démontrée en 1968 par M. Artin.2.2 Théorème
(Ploski [33]).- Étant
donné un corps k decaractéristique
zéro valuénon
discret,
soient n, p et q desentiers;
posons x =(xl,
...,zp) ,
Y =(Yl,
...,Yn).
Soient
fl (x, Y),..., fq(x, Y)
des sériesconvergentes
sans terme constant dansY~.
Posonsf(x, Y) = ( f 1 (~, Y),
...,fq(x, Y)) ~
S’il existe une solution
formelle S(x) = (Sl(x),
..., E deséquations
f(x, Y)
=0, formée
de séries sans termeconstant,
alors il existe un entier m, des sériesconvergentes
sans terme constant Eoù A =
(Ai ,
...,Am)
est unefamille finie d’indéterminées,
et des sériesformelles
sans terme constant
Hl (x), ... , H.,",(x)
telles que:Ce résultat
implique
facilement l’énoncésuivant,
enremarquant
que l’onpeut remplacer
par unealgèbre k-analytique quelconque:
Soit A une
algèbre analytique,
notons mA l’idéal maximal de A et a: A ~Â
le
morphisme
naturel de A dans soncomplété m A-adique.
Considérons une "A-algèbre analytique
detype fini" C,
c’est-à-dire unealgèbre
de laforme
A{Y}/( f l, ... , f q),
etsupposons-la
munie d’unA-homomorphisme
C ~Â,
cequi correspond
à la donnée d’une solutionformelle
deséquations f i
= 0(l’image
de Alors il existe une
C-algèbre analytique
detype fini
D lisse sur A et munied’un
A-homomorphisme
D -Â faisant
commuter lediagramme
ci-dessous:Puisque
lesalgèbres analytiques
sont des anneaux locaux n0153thériens excel- lents([23]),
lemorphisme ~: A -~ A
estrégulier,
etd’après
le théorème des fonc-tions
implicites,
unealgèbre analytique
detype
fini lisse sur A est de la forme Le résultatprincipal
est donc unegénéralisation
à tous lesmorphismes réguliers
entre anneaux n0153thériens du résultat obtenu par Ploski dans lacatégorie
des
algèbres analytiques.
Le résultat de Ploski entraîne le célèbre théorème
d’approximation
d’Artin :2.3 Théorème
(Artin [6]).-
Soient n, p et q desentiers;
posons x =(xl, ... , xP),
Y =
(YI, ... , Yn)
et soientfi (x, Y),
...,fq(x, Y)
des sériesconvergentes
sans terme constant dans
C{x, Y~.
S’il existe une solution
formelle (Sl(x), ... , Sn(x))
E deséquations
f 1 (x, Y) - ~ ~ ~ - 0, formée
de séries sans terme constant, alorspour tout entier N il existe une solution
convergente (S1(x),
...,Sn(x))
Etelle que, notant l’idéal maximal de
C~(x~~,
onait,
pour 1j
p,°
Autrement
dit,
les solutionsconvergentes
sont densesparmi
les solutions formelles pour latopologie mC[[x]]-adique
deC[[x]]n.
Etant
donné un entierN,
il suffit en effet de choisir des séries convergentesHjN) (x)
assezproches
des séries formellesHj(x)
du théorème de Ploski pour avoirles inclusions E Les forment
alors une solution
approchée
à l’ordre N et convergente.Une
première conséquence nouvelle,
et la motivationprincipale,
de laconjec-
ture d’Artin-théorème de
Popescu
etSpivakovsky,
est la preuve en toutegénéralité
d’une autre
conjecture
d’Artin dont de nombreux casparticuliers
étaientdéjà
établis
([7],[8],[39]). Rappelons
d’abord que l’on ditqu’un couple (A, r)
formé d’unanneau n0153thérien A et d’un idéal r de A
possède
lapropriété d’approximation si,
pour tout
système
finid’équations polynomiales
à coefficients dansA,
l’ensemblede ses solutions dans A est dense pour la
topologie r-adique
dans l’ensemble deses solutions dans le
complété r-adique Â
de A.Par
ailleurs,
on ditqu’un
telcouple (A, r)
est uncouple
henséliensi,
pour touteA-algèbre
Bqui
est étale sur A et telle que lemorphisme
induitA/r 2014~ B/rB
soit un
isomorphisme,
il existe unA-morphisme
B - A. On suppose que r est contenu dans le radical de A. Onrappelle (cf. [23]) qu’étant
donné un anneau localA,
on ditqu’une A-algèbre
locale B est strictement essentiellement étale si B estA-isomorphe
à unealgèbre Cn
localisée d’uneA-algèbre
étale en un idéalpremier,
telle que le
morphisme
A -~Cn
soit local et induise unisomorphisme
des corps résiduels.La limite inductive
(filtrante)
de toutes lesA-algèbres
strictement essentielle- ment étales est le henséliséAh
de A. Cette limite inductive est un anneaulocal,
n0153thérien si A
l’est,
et lecouple (Ah, mAh )
est hensélien. Etant donnée une inclu- sion d’anneaux n0153thériens A cB,
le hensélisé de A dans B est la limite inductivedes
sous-A-algèbres
de Bqui
sont étales sur A. Onpeut
alors définir le hensélisé d’uncouple (A, r)
comme le hensélisé de A dans soncomplété r-adique A.
Il résulte du lemme de Hensel
([13])
que toutcouple (A, r) qui possède
lapropriété d’approximation
esthensélien;
uneéquation
satisfaisantl’hypothèse
dulemme de Hensel a une solution dans
A,
et parl’approximation
elle en a donc unedans
A,
cequi
prouve que(A, r)
est hensélien. Artin avaitconjecturé
laréciproque
sous
l’hypothèse
que A estexcellent,
et en effet on a le :2.4 Théorème
(Popescu, Spivakovsky).-
Soit(A, r)
uncouple
hensélien tel que lemorphisme
naturel a: A ->Â
de A dans soncomplété r-adique
soitrégulier.
Alors le
couple (A, r) possède
lapropriété d’approximation.
En
particulier,
si(A, mA)
est un anneau local hensélienexcellent,
ilpossède
la
propriété d’approximation
pour latopologie mA-adique.
Démonstration : montrons
qu’un couple
hensélien(A, r) ayant
lapropriété
quel’homomorphisme
decomplétion
a: A ~Â
est limite inductive filtrante de A-algèbres
detype
fini lissespossède
lapropriété d’approximation.
2.5 Lemme.- Soit a: A ~ B un
morphisme
d’anneaux n0153thériensqui fait
de Bune limite inductive
filtrante
deA-algèbres
lisses detype fini.
Alors B est limiteinductive
filtrante
deA-algèbres
detype fini
étales sur desA-algèbres
depolynômes.
Etant
donnés uneA-algèbre
detype
finiet un
A-morphisme p: C -~ B, d’après l’hypothèse,
lemorphisme
C ~ B sefactorise en C ~ D - B où D est une
A-algèbre
detype
fini lisse. Nous pouvons donc supposer que C est lisse detype
fini sur A. Alorsl’algèbre symétrique
Sdu C-module
J/J2
est aussi lisse detype
fini sur A.D’après
le lemme d’ Elkik(lemme
3.6ci-dessous) appliqué
à V =SpecC,
nous pouvonsprésenter
S commequotient
d’unealgèbre
depolynômes Awl, ... , vm]
par un idéal(que
nous noteronsencore
J) engendré
par une suite dem-(dimS-dimA) éléments,
donc comme uneintersection
complète
relative au-dessus deSpecA.
Utilisant lapropriété
universelle del’algèbre symétrique
et le fait que =A ~u~ / J,
on peut étendre à S lemorphisme
p: C -~ B enassignant
des valeurs arbitraires dans B auxgénérateurs
de
J,
et ainsi se ramener au cas où C est une intersectioncomplète
relative lisse surA,
c’est-à-dire queC = A~ul, ... , 2Ln~l ( f l, ... , f n-r)
avecht(fl,... f n-r)
= n - r.A l’aide du critère
jacobien
delissité,
onpeut
se ramener enfin au cas où C estune extension étale de
type
fini de ...,ur~ .
Terminons la preuve de la
propriété d’approximation:
nous revenons au cas où B =Â,
et nous sommes maintenant en mesure de raisonner comme dans le cas ana-lytique :
fixons un entier N et, pourchaque
i E{1,..., ?~},
choisissons un élément xi E A tel quep(u2) - x2 E
et posonsRN(ui)
= xi.L’homomorphisme RN: A~ul, ... , un]
- A ainsi défini induit modulo ...,un]
+( f l,
...,f r),
c’est-à-dire sur
C/rNC
le mêmehomomorphisme
que p. Notons encore u2l’image
dans C de la variable ui.
L’algèbre Ci
=C/(t6i 2014
xl, ... , ur -xr), qui
est une A-algèbre étale, possède
doncmod.rN
unA-homomorphisme
dans A. Par lapropriété
hensélienne de
(A, r),
cethomomorphisme
est induit par unA-homomorphisme
A. Par
composition
avec lemorphisme canonique
C -Ci,
on obtient unA-morphisme A, qui
coïncide avec p mod.rN .
Cela montre bien que(A, r) possède
lapropriété d’approximation.
Remarquons
que le théorème dePopescu
etSpivakovsky
entraîne le résultat de Ploski dans le cas où leséquations
sontpolynomiales
en(Y) ;
en effet à toutealgèbre
detype
fini sur unealgèbre analytique
A onpeut
associer sonanalytisée,
so-lution du
problème
universel évident pour lesmorphismes
dans desA-algèbres
ana-lytiques,
etl’analytisée
d’uneA-algèbre
locale étale sur unealgèbre
depolynômes
à coefficients dans A est une
algèbre
de sériesconvergentes
à coefficients dans A.Dans ce
qui
suit nous nous interesseronsparticulièrement
au hensélisé de l’anneau localisé1~~x1, ...
de l’anneau despolynômes
en l’idéal maximal despolynômes qui
s’annulent àl’origine.
Cet anneau local n0153therien hensélien seranoté
l~ (x 1, ... xr);
il est deplus excellent,
etlorsque k
est un corps valué non dis- cret, il est contenu dans l’anneau des sériesconvergentes.
Le théorème dePopescu
et
Spivakovsky
a aussi pourconséquence
un théorèmed’algébrisation
dû à Artin:2.6 Théorème.- Soient k un corps, n, p, et q des
entiers;
posons x =(xl,
...,Y =
(Yl, ... , Yn)
et soientf 1 (x, Y), ... , f q (x, Y)
des séries sans terme constant dansl~(x,Y).
S’il existe une solutionformelle (S1(x),
...,Sn(x))
E deséquations f1(x, Y) = ...
=fq(x, Y)
=0, formée
de séries sans termeconstant,
alors il existe un entier m, des séries sans terme constant
(Tl (x, A),
...,Tn (x, A) )
EA)n,
où A =(Al,
...,Am)
est unefamille finie d’indéterminées,
et des sériesformelles
sans terme constantHl (x),
...,Hm(x)
tellesSi nous
appliquons
le théorème nonplus
aumorphisme régulier k(x)
-1~[[x]]
de
k(x)
dans les séries formelles mais aumorphisme régulier k(x)
-k{x}
dansl’anneau des séries
convergentes lorsque k
est un corps valuécomplet
nondiscret,
cet énoncé a la
conséquence géométrique
suivante:’
Soit
(X, o)
C un germed’espace analytique défini
par deséquations
=
0, ... , Sn(x)
=0,
où lesS2(x)
Eh{x}
sont des solutions d’unsystème d’équations f1(x, Y) = ...
=fq(x,Y)
= 0polynomiales
en Y àcoefficients
dansAlors il existe un entier m, un sous-espace
(x, o)
C xdéfini
par deséquations algébriques Sl (x, A) _ ~ ~ ~
=Sn(x, A)
= 0 avecSi (x, A)
Ek(xl, ... ,
zd,Ai,..., Am)
et une sectionanalytique
s:(kd, 0)
- xkm, 0)
telleque X = x n
Autrement
dit,
tout germeanalytique
X défini par deséquations qui
sontdes solutions
d’équations polynomiales
à coefficients dans l’anneau des fonctionsalgébriques
est une sectionanalytique
d’un espacealgébrique.
Si l’on
peut
s’assurer enajoutant
à(Sl (x), ... , Sn (x))
des fonctionssupplémentaires
et aux deséquations algébriques
auxiliaires quel’espace
JY est suffisamment
équisingulier
lelong
de{0}
xkm,
enapproximant
la sections par une section
algébrique s’,
on obtiendra un espacealgébrique ~ ~ s’(kd) qui
estéquisingulier
avecX,
et on auraprouvé
que tout germeanalytique
estéquisingulier (par exemple homéomorphe
par unhoméomorphisme stratifié)
à ungerme
algébrique.
Souvent leséquations supplémentaires
font intervenir des fonc- tionsdépendant
de moins devariables,
et l’on souhaite que les solutionsalgébriques
aient la même
propriété.
C’est une des motivations du théorèmed’approximation cylindrique
que nous verronsplus
bas.Une autre
conséquence
du théorème dePopescu-Spivakovsky
est le résultatsuivant,
démontré par Denef et Harbater( [16] )
dans des casparticuliers:
2.7 Théorème.- Soit
Ap l’algèbre
desfonctions analytiques
sur unpolycylindre
fermé
P deCd,
et soitApg
le hensélisé de A =C[zl, ... zd]
dansA p .
Alors pourtout
système d’équations polynomiales
àcoefficients
dansAp,
les solutions dansAPg
sont denses pour la normeuniforme parmi
les solutions dansA p .
Nous avons vu que l’inclusion A -
Ap
est unmorphisme régulier;
ladémonstration suit le même chemin que la démonstration de la
propriété d’approximation
vueplus haut, l’argument
final étantremplacé
par une version normée du théorème des fonctionsimplicites
que l’on trouve dans~16~ .
L’application
du théorème dePopescu
etSpivakovsky
aumorphisme
JU(S~) -~
du§1
apermis
récemment à M.Coste,
J. Ruiz et M. Shiota([15])
de résoudre
plusieurs problèmes
de la théorie des fonctions de Nash. Le résultat de base est lesuivant,
oùS~’) désigne l’espace
desmorphismes
de Nash entredeux variétés de
Nash,
etC~(S~, S~’)
celui desmorphismes analytiques:
2.8 Théorème
([15]).-
Soient S~ CRd,
S~’ C deux variétés deNash,
avecQ compacte. Soient
Fl, ... , Fq:
S~ x S~’ - R desfonctions
de Nash. Alors toutesolution
analytique
y =f (x) , f
E(~(S~, S~’),
dusystème
peut
êtreapproximé
pour latopologie
deWhitney
par des solutions des mêmeséquations, qui
sont desfonctions
de Nashglobales
y =g(x),
g E,IU(SI, S2’) ,
Une
conséquence
estqu’un morphisme analytique f : S~ ->
fV entre variétés deNash,
avec Hcompacte, peut
êtreapproché
par unmorphisme
de Nash g. Si S C Q et S’ C f!’ sont des sous-ensemblessemi-algébriques
tels que =S,
on peut
choisir g
tel queg-1 (S’)
= Spuisque
cela ne faitqu’imposer
des relationsalgébriques.
L’APPROXIMATION CYLINDRIQUE
Soient ... = 0 des
équations.
Ilarrive,
enparticulier
en théorie del’équisingularité,
ou en théoriedes
équations
aux dérivéespartielles,
que l’on connaisse des solutions formelles ouanalytiques
telles que yl(z),
..., y~(x)
nedépendent
que des variables zl, ...,où
ij
croîtavec j.
On se demande si l’on peutapproximer
ces solutions par des solutionsanalytiques
oualgébriques
ayant la mêmepropriété.
Onsavait,
et nousverrons
plus bas,
que laréponse
estnégative
engénéral lorsque
leséquations fk
sontanalytiques (Gabrielov [20]),
et le faitqu’elle
soitpositive
dans le casd’équations
algébriques
n’est démontré quegrâce
au théorème dePopescu-Spivakovsky.
Ils’agit
essentiellement de montrer que des anneaux comme
l~ ~~zl, ... , (zr+1,
...,zn) ,
ont la
propriété d’approximation,
ce que lestechniques
antérieures nepermettaient
pas. La preuve de l’énoncé
qui suit, qui
sert en théorie del’équisingularité,
estinspirée
des preuves d’un résultat un peuplus
faible(2.9 ci-dessous) rédigées
par G. Pfister(communication directe),
D.Popescu ([36]),
et M.Spivakovsky ([42]).
2.9 Théorème.- Soit
un
diagramme
d’anneaux n0153thériens tel que les ai soient desmorphismes réguliers.
Posons
Ai
=Al et,
pourchaque
i >2, Ai
=Ai Bi-1. Supposons
que pourchaque
i l’anneauAi
est n0153thérien et que pour i > 2 lemorphisme
~2
= ~i ®~2-1: Ai -~ Bi
estrégulier.
Soit C =
A~ul, ... , un~/J
uneA-algèbre
detype fini
munie d’unA-morphisme
p: C ~ B tel que en
fait
pourchaque j, p(ul ),
...,proviennent
d’élémentsde les
ij
croissantavec j.
Pourchaque
indicek,
il existe uneAk-algèbre
detype fini Dk
étale sur uneAk-algèbre
depolynômes
et munie d’unAk-morphisme Dk - Bk
telle que lesp(ul ),
...,proviennent
enfait
d’éléments deSoit donc C = une
A-algèbre
detype
fini munie d’unA-morphisme
p: A - Bpossédant
lespropriétés
ci-dessus. Notons u1, ..., u~i les variables dontl’image
dans Bprovient
deBi. Remarquons
que pourchaque
il’homomorphisme
p: C ~ B peut s’écrire commecomposé
où la
première
flèche est unisomorphisme.
Choisissons des éléments w1, ... , wn tels que ... , Wji E
B,,
et que les Wlpour ~
soient lesimages
des élémentscorrespondants
dans lesBl,
avec l’abusde notation
nécessaire,
et que/?~_i
o ... o Pourchaque
entieri ,
1 ~ i m, posonsoù Ji désigne
l’idéal Nous pouvons considérerCi
comme uneAi-
algèbre
detype fini, engendrée
par lesimages
des ..., uji, et laconjonction
du
morphisme naturel ~2
= o~2 Q9,Q2-1. AZ ~ B2
et des évaluations = wk pour +1 1~ j2,
détermine unA~-morphisme B,. Puisque
parhypothèse
lemorphisme 03C3’i: A’i ~ Bi
estrégulier,
onpeut
trouver uneA’i-algèbre
de
type
finiD2
étale sur uneA’i-algèbre
depolynômes
et unmorphisme
Bfactorisant le
morphisme pi.
Unealgèbre
étale sur unealgèbre
depolynômes
étantdécrite par un nombre fini de
polynômes,
donc decoefficients,
laA~-algèbre Di
esten fait définie sur une
sous-Ai-algèbre
detype
fini deA’i,
que l’on peut supposer de la formeAi Q9Ai-l
où est uneAi-1-algèbre
de type fini munie d’unAi-1-morphisme
dansBi-l
dontl’image
contient les 03C9ji-2+1, ... ,Puisque
le
morphisme
estrégulier,
laAi-1-algèbre C"i-1
est dominée par unealgèbre Di-l
étale sur unealgèbre
depolynômes,
munie d’unAi-1-morphisme
pi:
qui
estl’algèbre
cherchée. On effectue cette construction d’abord pour i = m, et on se trouve avecBm-i
et exactement dans la même situation que pourA, B,
et C. On démontre ainsi par récurrence descendante l’existence desAi-algèbres D2.
Ceci achève la preuve du Théorème.Supposons
maintenant donné un idéal r deA,
notons ril’image réciproque
der dans
Ai,
etriBi l’image
de ri dansBi. Supposons
que chacun descouples (Ai, ri)
est
hensélien,
et que le passage auxcomplétés ri-adiques
induit desisomorphismes
A2 r-" Bi .
2.10 Corollaire
(Théorème d’approximation cylindrique, [42],
Th.10.2).- Étant
donnée une
A-algèbre
detype fini
C = ...,un~~J,
pour tout entier N et toutA-morphisme
p: C -> B tel que pourchaque i,
...,proviennent
deBj, ii
existe unmorphisme
pN : C - B tel que pourchaque i, pN (ul ), ... ,
proviennent
deAi
et queprovienne
d’un élément de pour1 k Ji.
Fixons un entier
N,
et choisissons dansAi
des élémentsSI,..., Sjl
congrusmod.
(rIBI)N
auximages
de ul, ... , Exactement comme dans la démonstration du théorèmed’approximation,
en utilisant le fait queDi
est étale sur uneAI-
algèbre
depolynômes,
on montre que l’on peut trouver dansAi
des éléments SI, ... , Sjl congrus mod.r f
auximages
de ui , ... , Ujl et définissant unAi-mor-
phisme Ai.
Celafait,
on peut fixer ui = SI,..., Ujl = sj1 dans toute lasituation,
recommencer avecA2,
et continuer ainsijusqu’à Am,
cequi
prouve le résultat.L’exemple privilégié
est celuioù,
étant donné un anneauAo équipé
d’unenorme
multiplicative,
parexemple
un corps valuécomplet
nondiscret,
on aA2
=zi},
ou bienBi
=Ao~~zl, ... ,
Soit n un
entier,
posons Y =(Y1, ... , Yn),
et donnons-nous unsystème d’équations Y),..., f q (z, Y))
E et une solutionY
E Bn telle quealors pour tout entier N il existe une solution telle que l’on ait
LA CONJECTURE DE BASS-QUILLEN
Soit k un corps; la
conjecture
de Serre: tout moduleprojectif
detype fini
sur une
k-algèbre
depolynômes
estlibre,
démontrée par Suslin etQuillen, peut
être reformulée en : tout module
projectif
detype fini
sur ...,un]
est de laforme V Q9k l~~ul, ... , un]
où V est unk-espace
vectoriel de dimensionfinie.
Bass etQuillen
ont demandé si l’énoncé restait vrailorsque k
étaitremplacé
par un anneau n0153thérienrégulier. D’après
un théorème de recollement deQuillen ([38]),
il suffitde prouver le résultat
lorsque
B est un anneau local n0153thérienrégulier.
Lindel aprouvé
le résultat dans le cas"géométrique", plus précisément
sousl’hypothèse
que l’anneau local B est lisse de
type
fini sur un corps. Le théorème dePopescu- Spivakovsky
permet de s’affranchir del’hypothèse
definitude,
pour prouver laconjecture
deBass-Quillen
dans un casplus général :
2.11 Théorème
(partie
de laConjecture
deBass-Quillen, cf [42]).-
Soit B unanneau n0153thérien
régulier. Supposons
que, pourchaque
idéal maximal m deB,
l’anneau localisé
Bm
contient un corps ou un anneau de ’Dedekind local tel que7r rt m2
et que l’extension de corpsA/(7r)
-B/m
soitséparable (en particulier,
lemorphisme
d’inclusion A -Bm
estrégulier). Alors,
pour tout entier n, toutB[ul, ... , un~-projectif
detype fini
M est de laforme Mo
®BB~ul, ... , u~~
où
Mo
est un B-moduleprojectif
detype fini (isomorphe
à ... ,un) M ).
De
même,
par réduction au cas detype fini, Spivakovsky
prouve dans ungrand
nombre de cas une autreconjecture
deQuillen:
Dans la situation
ci-dessus,
considérons pour un idéal maximal m un élément u EBm
tel que u et 7r soient linéairementindépendants
dans leBm/m-espace
vec-toriel
m/m2,
ouque ~
soit inversible dansBm.
Alors tout(Bm)u-module projectif
de
type fini
est libre.C’est une version locale d’une autre
conjecture
deQuillen
encore:Étant
donnés un schéma affine
régulier
X et un diviseur nonsingulier
ZC X,
toutfibré vectoriel sur
X B
Z s’étend en un fibré vectoriel sur X.3. QUELQUES ÉLÉMENTS DE DÉMONSTRATION
Les
premières
démonstrations des théorèmesd’approximation
par Artin dans le cadreformel/analytique
ouformel/hensélien
concernaient desmorphismes
a: A -~
Â,
donc desmorphismes
sans extension résiduelle entre anneaux de mêmedimension,
et deplus
A était soit un anneau de sériesconvergentes
soit le hensélisé d’un anneau depolynômes,
disons en dvariables,
et B l’anneau des séries formelles.Elle
procédaient
par récurrence sur d au moyen du théorème depréparation
deWeierstrass. Dans le cas
général
cette méthode estinapplicable.
La démonstration dePopescu
et celle deSpivakovsky
doivent surmonter deuxtypes
de difficultés:faire diminuer par des extensions de
type
fini C -~ C’ le lieucritique (la
par- tie "résolution" de ladémonstration)
et se ramener au cas où a: ~4 -~ B est unmorphisme
d’anneaux locaux à extension résiduelle triviale.L’IDÉAL CRITIQUE D’UNE A-ALGÈBRE DE TYPE FINI
Soient A un anneau n0153thérien et C = ...,
un]/J
uneA-algèbre
detype
fini. Considérons l’idéal
HCIA
de Cengendré
par lesimages
dans C de tous leséléments de ... ,
un]
de la forme où r est unentier,
g =(gl ,
...,gr )
CJ, j
=( jil , ... ,
est le déterminantjacobien det( â~ ),
1i,
k r et Cappartient
à l’idéal résiduel(g) : ( f ),
cequi signifie
que l’on ac.( f )
C(g).
Ilrésulte du critère
jacobien
que l’idéalHCIA
définit le lieu de non-lissité deSpecC
sur
SpecA: Étant
donné un idéalpremier Q
deC, l’algèbre
localiséeCQ
est lissesur A si et seulement si
HCIA et
Q.Un intérêt de cette définition un peu
alambiquée
est queHc / A
définit encorele lieu de non-lissité en restriction à
chaque composante
irréductible deSpecC, quelle
que soit sa dimension. Uneprésentation plus générale
de cetteconstruction,
en rapport avec la
cohomologie d’André,
se trouve dans[5].
L’idéegénérale
desdémonstrations est de faire des extensions de
type
fini C -~ C’ telles quel’image
dans B de soit
plus
grosse que celle de Pour cela on travaille d’abord dansl’algèbre
localisée de B en un idéalpremier
minimal de(CO)HOMOLOGIE D’ANDRÉ
Soit B un
homomorphisme d’anneaux,
et soit W un B-module.Dans
[4],
André associe à ces données pourchaque
entier i > 0 des B-moduleset
Hi (A, B, W);
laremarquable
construction d’André est purementalgébrique;
on peut en obtenir uneinterprétation plus géométrique
et desgénéralisations
à l’aide ducomplexe cotangent
de Grothendieck et Illusie([26]).
Nous n’utiliserons ici que les
propriétés
fondamentales suivantes :Notant le B-module des A-différentielles de Kâhler de
B ,
on a :3.1
Proposition ([4], Prop. 16.12, Prop. 16.13).-
On a :Un
point
fondamental est que lesA-algèbres
lisses sont desobjets acycliques
pour cette
(co)homologie:
3.2
Proposition ([4], Prop. VII.23, Prop. XVI.17,
Th.30).-
Pour unmorphisme
d’anneaux n0153thériens a: A -
B,
les conditions suivantes sontéquivalentes:
1 )
a estrégulier,
2) H2(A, B, W)
= 0 pour tout i > 0 et tout B-moduleW,
3) W )
= 0 pour tout idéalpremier Q
de B et tout~(~)-espace
vectorielW,
4) W )
= 0 pour tout idéalpremier Q
de B et tout vectorielW,
5) Hi(A, B, W)
= 0 pour tout idéalpremier Q
deB,
tout~(~)-espace
vectoriel W et tout i > 0.En
fait, 03C3
estrégulier
si et seulement siHl (A, B, B) -
0 et est unB-module
plat.
UneA-algèbre
deprésentation
finie est lisse si et seulement si leB-module
Hk(A, B, B)
est nul pour k = 1 etprojectif pour k
= 0. Dans ce cas, lesB, W )
etHi(A, B, W )
sont nuls pour tout B-module W et tout i > 1.La suite exacte de
cohomologie prend
la forme suivante(dite
de Jacobi-Zariski) :
3.3
Proposition ([4], Chap 5).-
Soient F -> B unmorphisme
deA-algèbres
etW un
B-module. Il y
a deux suites exacteslongue
s:Les
propriétés
ci-dessus de lacohomologie
d’André et le faitqu’elle
commuteaux limites inductives filtrantes
([4], Chap. III, Prop. 35) impliquent
aussitôt que si a: A -> B est limite inductive filtrante deA-algèbres
detype
finilisses, a
estrégulier.
Il faut montrer laréciproque.
La démonstration de
Popescu
est très bien refondue à l’aide de lacohomologie
d’André dans
[5] (On
consultera aussi[3]).
Voici un
plan
de la démonstration deSpivakovsky, qui
estplus géométrique
etplus
facile àesquisser.
Pour unepartie,
elle estguidée
parl’analogie
suivante: soientk un corps
algébriquement
clos et V unek-algèbre qui
est un anneau de valuation du corps des fonctions d’une variétéalgébrique
sur k. Alors lemorphisme k --~
Vest
régulier
parce que le calcul des groupes decohomologie
d’André commute auxlimites inductives filtrantes
d’algèbres
et que V est limite inductive filtrante de k-algèbres
lisses essentiellement detype
fini(localisées d’algèbres
de typefini);
c’estun avatar du théorème d’uniformisation locale de Zariski
([46]),
et lesk-algèbres
lisses dominant une
k-algèbre
essentiellement detype
fini donnée sont construites par des éclatements.L’exemple
donné au§1
utilise en outre le fait que le corpsdes fractions d’une