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9 2.6 Tableau du simplexe

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(1)

OPTIMISATION

LICENCE MATHÉMATIQUE ET GESTION2013-2014

Table des matières

2 Programmation linéaire 1

2.1 Optimisation linéaire . . . . 1

2.2 Polytopes . . . . 3

2.3 Recherche d’un optimum . . . . 5

2.4 Algorithme du simplexe à une phase . . . . 6

2.5 Algorithme du simplexe à deux phases . . . . 9

2.6 Tableau du simplexe . . . . 11

2.7 Programmation linéaire avec R . . . . 12

2.8 Exercices . . . . 13

2 Programmation linéaire

2.1 Optimisation linéaire

Définitions 2.1. – Une fonction affine (sur Rn) est une fonction de la forme x 7→ a·x+b, avecaRnetb R

– Un problème d’optimisation linéaire est un problème de la forme

min ou maxf(x), sous contraintesgj(x) 0, hl(x) 0, km(x) = 0, j = 1, . . . , j1, l = 1, . . . , l1, k= 1, . . . , k1

Ici, toutes les fonctions qui apparaissent sont affines

– SixRn, la notationx0symbolisexj 0,j = 1, . . . , n De mêmexyest une notation pourxj yj,j = 1, . . . , n On utilise aussix >0pourxj >0,j = 1, . . . , n, etc.

Problème sous forme standard

(2)

Définition 2.2. Un problème d’optimisation linéaire sous forme standard est un problème de la forme(P LS) min

Ax=b x≥0

c·x

Proposition 2.3. Tout problème d’optimisation linéaire peut être mis sous la forme standard(P LS), éventuellement au prix d’un ajout de nouvelles variables

Démonstration. Pour transformer un problème en(P LS):

max min: on transformemax(c·x+b)enbmin(−c)·x c·x+b c·x: on transformemin(c·x+b)enb+ minc·x

xj quelconque xj 0: on peut écrire un scalaire sans contrainte de signe,yR, sous la formey =z1z2, avecz1, z2 0

v·xα v·x=α: on av·xα⇐⇒v·xz =αpour un scalairez 0 v·xα v·x=α: on av·xα⇐⇒v·x+z =αpour un scalairez 0 – Dans les deux derniers cas :z =variable d’écart

Exemple

Le problèmemax(x1x2+ 3)sousx1+x2 1,x1 0,

équivaut àmin(z1+z2z3)sousz1, z2, z3, z4 0,−z1+z2z3z4 = 1 Élimination des contraintes redondantes

Définitions 2.4. SoitAMm,n(R). La matriceAest pleine si son rang estm Si le rang deAest< m, alorsAest déficiente

Proposition 2.5. Hypothèse : le systèmeAx=best compatible Conclusion :

il existe une matrice pleineA˜et un˜btels que

{xRn; Ax=b}={xRn; ˜Ax= ˜b}

Démonstration. – Par récurrence surm, le nombre de lignes deA – Le casm= 1:

si le rang deAest1, on prendA˜=Aet˜b =b si le rang deAest nul, on prendA˜= 0et˜b= 0 – Passage dem1àm:

siAest pleine, on prendA˜=Aet˜b=b

(3)

siA est déficiente, alors il existej ∈ {1, . . . , m}tel que lj(A) = X

k6=j

λklk(A), d’oùbj = X

k6=j

λkbk (par compatibilité du système)

La matrice A˜ obtenue en privantAde la jeligne et le vecteur˜b obtenu en privantb debj satisfontAx˜ = ˜b, alors queA˜a(m1)lignes. On peut donc remplacerA˜(doncA) par une matrice pleine

Problème linéaire encore plus standard

– De ce qui précède, on peut toujours supposer A pleine, c’est-à-dire rang A = m, ce qui impliquem n

– Sim=n, alors la solution deAx =best unique et le problème d’optimisation trivial – On supposera donc toujours dans la suite :

Apleine m < n

2.2 Polytopes

Définitions 2.6. – Un polytope convexe est un ensemble P de points de Rn défini par un nombre fini de contraintes affines satisfaites au sens large

– Un polytope convexe en forme standard est un ensemble de la formeP ={xRn; Ax= b, x0}, avecApleine de rangm < n

xest un sommet de P si et seulement si :x ∈ P et il n’existe pasy, z ∈ P avec y 6= z et x(y, z)

– Une base deA(avecApleine de rangm < n) est une partieB={j1, . . . , jm} ⊂ {1, . . . , n}

telle que les colonnes d’indicesj1, . . . , jm deAsoient libres, ce qui équivaut à : la matrice carréeB formée avec les lignes deAet les colonnes d’indicesj1, . . . , jmdeAest inversible Exemple

Le polytope ci-dessus est donné par les contraintes

x1+x2 1, x1 x2 1, x1x2 ≥ −1 xest un sommet,yetz ne le sont pas

(4)

1

x=(1,0) z

y

Exemple

Pour la matriceA=

1 2 2 3 1 2 3 4

, les bases sont{1,3},{1,4},{2,3},{2,4},{3,4}

SoientAune matrice pleine,Bune base deAetB la sous-matrice deAassociée àB Après permutation de colonnes, on peut identifierA(B|N)

Après permutation des indices, un point x de Rn s’identifie àx (xB, xN), avec xB Rm et xN Rn−m, de sorte queAx=BxB+N xN

Les coordonnées dexBsont les coordonnées en base, les coordonnées dexN sont les coordonnées hors base

Sij ∈ B, alorsj est une variable en base ; sij 6∈ B, alorsjest une variable hors base Exemple

SoientA=

1 2 2 3 3 1 2 3 4 4

etB={1,3}

AlorsB = 1 2

1 3

,N =

2 3 3 2 4 4

,xB = (x1, x3),xN = (x2, x4, x5) Les coordonnéesx1, x3 sont en base, les coordonnéesx2, x4, x5 sont hors base Les variables1et3sont en base, les variables2,4et5sont hors base

Définitions 2.7. SoientAune matrice pleine,Bune base deAetA (B |N)la décomposition deAassociée àB

– La solution de base associée à B et au systèmeAx = b est x (xB,0), avec xB la seule solution deBxB =b. On désigne aussi cetxparxB

Ou encore : c’est l’unique solution deAx=btelle quexN = 0

– La solution de basexest admissible si et seulement sixB 0, ce qui équivaut àx∈ P – La baseBest admissible si et seulement sixB est admissible

Théorème 2.8. SoitP = {x Rn ; Ax = b, x 0} un polytope convexe en forme standard (doncAest pleine)

Alorsxsommet deP ⇐⇒xsolution de base admissible pour une certaine baseBdeA

(5)

Solution de base implique sommet. Siy, z ∈ P ett ∈]0,1[sont tels quex = (1t)y+tz, alors (1)xB = (1t)yB+tzB et (2)xN = (1t)yN +tzN

De (2) etyN, zN 0, on ayN =zN = 0

DeAx = Ay = Az = b, on aBxB = ByB = BzB = b, d’oùxB = yB = zB, ce qui implique x=y=z

Sommet implique solution de base. Après permutation,A(C |M), avecxC >0etxM = 0 Soit w solution de Cw = 0. Pourε > 0 petit, on a xC ±εw > 0 et x = 1/2y + 1/2z, avec y(xC εw,0),z (xC+εw,0). Commey, z ∈ P, on doit avoiry =z, d’oùw= 0

Il s’ensuit queC est injective, c’est-à-dire les colonnes de C sont libres. On peut compléter C à une matrice carréeB, extraite deAet de même rang que celui deA.B correspond alors à une base BdeA

AvecA(B|N), on axN = 0, d’oùxest la solution de base associée àB

Au passage, nous avons établi le résultat suivant

Corollaire 2.9. Soitx∈ P. SoitCla sous matrice deAcorrespondant aux coordonnée strictement positives deA, c’est-à-dire :A(C|M)etx(xC, xM), avecxC >0etxM = 0

Hypothèse :

Cest injective, ou encore l’équationCw = 0n’a que la solutionw= 0, ou encore les colonnes de Csont libres

Conclusion : xest un sommet

Par ailleurs, la réciproque est vraie

2.3 Recherche d’un optimum

Théorème 2.10. On considère le(P LS) min

Ax=b x≥0

c·x Hypothèse :

il existe une solutionxdu(P LS) Conclusion :

il existe une solutionydu(P LS)qui soit, de plus, un sommet deP

Démonstration. On considère, parmi toutes les solutionsz ∈ P du(P LS), une,y, qui a le moins de coordonnées strictement positives. SoitA(C|M),y (yC, yM), avecyC >0etyM = 0 Soitwsolution deCw = 0. D’abord, on acC ·w = 0(1). En effet, si z (yC ±εw,0), alorsz est admissible pourεpetit. Commeyest optimal, on trouve±εcC ·w0, d’oùcC ·w= 0 On montre ensuite quew= 0(d’oùysommet). Preuve par l’absurde : siw6= 0, on peut supposer, par exemple,w1 >0. Soitε:= min

wj>0xj/wj>0

Soit z ε(w,0) et soit x := y z. Alors : x 0, xM = 0 et xC 6> 0. Par ailleurs, Ax = CxC + M xM = Ay Cz = Ay = b. Donc x est une solution du (P LS) ayant moins de

(6)

coordonnées strictement positives quey. Par ailleurs, on a aussic·x =c·y (grâce à (1)), d’oùx optimal. Contradiction !

Recherche naïve d’un optimum

Algorithme Hypothèse :

il existe une solution du(P LS) Pour en trouver une :

– On initialisez =

– On considère toutes les parties demélémentsB ⊂ {1, . . . , n}

– On vérifie si la matriceB associée àBest inversible

– Sinon, on passe auBsuivant. Si oui, on calculexB :=B−1b

– SixB 6≥0, on passe auBsuivant. Sinon, on remplacezparmin{z, cB·xB}, oùc(cB, cN) – À la fin,zest le minimum du(P LS)

Inconvénients

– Nombre prohibitif de calculs :CnmpartiesBà regarder, résolution deBxB =bpour chaque base

– On peut obtenir unzfini même si l’infimum du(P LS)vaut−∞

Exemples

– Pour le problème(P LS) min

x1=1 x1,x2≥0

(x1x2), on az = 1alors que l’infimum est−∞

– Pour un problème avec 100 inconnues et 10 contraintes, il faut regarder C10010 familles de vecteurs deR10. Le nombre de familles est à douze chiffres

2.4 Algorithme du simplexe à une phase

Calcul de base

– SoientBune base admissible,Bla matrice associée,A(B|N), etx(xB, xN)un point deP

– AlorsxB =B−1(bN xN)(carAx=b) – On a donc

c·x=cTx=cTBB−1b+ (cTN cTBB−1N)xN

Définition 2.11. Le vecteurcN := (cTN−cTBB−1N)T =cN−NT(B−1)TcBest le vecteur des coûts réduits (associé à la baseB)

Étape#0

On part d’une base admissibleB

(7)

Étape#1

SicN 0, STOP :x(B−1b,0)est solution optimale etz =cTBB−1best le minimum du(P LS) Démonstration. Six ∈ P, alors c·x = cTx = cB·B−1b+cN ·xN cB·B−1b, carxN 0et cN 0

Le minimum est atteint quandxN = 0, ce qui donnex(B−1b,0) Numérotation des coordonnées : un exemple

Sin= 5,m= 2etB ={1,3}, alors les coordonnées decN ont comme indices2,4et5

Par abus de langage, la première, deuxième, troisième coordonnée decNsont appelées deuxième, quatrième et cinquième coordonnée

Étape#2

SicN 6≥0, soitcila première coordonnée<0decN et soitison rang

Soit aussivilaiecolonne deB−1A(par abus de langage,viest appelée laiecolonne deB−1N) Étape#3

Sivi 0, STOP : l’inf du(P LS)est−∞et n’est pas atteint

Démonstration. Pour simplifier les notations, on supposeB={1, . . . , m},i=m+ 1

Soitf = (1,0, . . . ,0) Rn−m. Soitt 0. On posexN =t f 0etxB =B−1bB−1N t f = B−1bB−1N t f =B−1btvi 0. Soitx(xB, xN)∈ P

On ac·x=cTBB−1b+t(cTN B−1N)f =cTBB−1b+t ci → −∞ quandt→ ∞ Numérotation des coordonnées : un exemple

Le colonnes de B−1A ou B−1N ont m coordonnées. On numérote ces coordonnées selon les indices qui donnentB

Exemple : siB = {1,3,4}et une colonne deB−1N estd = (2,4,3)T, alors2est la coordonnée de rang 1,4de rang3et3de rang4. Doncd= (d1, d3, d4)T

Même numérotation pour les coordonnées deB−1b Étape#4

Sivi 6≤0, soitJ :={k∈ B; vki >0} 6= On posetk = (B−1b)k

vik ,k ∈ J

On choisit le plus petitj tel quetj = min

k∈J tk On remplaceBparB˜:=B \ {j} ∪ {i}

Rappel

Lemme 2.12(de substitution). SoitF = (ek)k∈Iune famille libre dans un espace vectorielV. Soit f V,f =X

k

λkfk. Siλi 6= 0, alorsF \ {fi} ∪ {f}est encore une famille libre

Proposition 2.13(L’étape#4diminue le coût). B˜est une base admissible etc·xB˜c·xB

(8)

B˜est une base. On désigne parAkles colonnes deA

Il faut montrer que la famille{Ak; k ∈ B} \ {Aj} ∪ {Ai}est libre AvecλT := (λk)k∈B, on a

Ai =X

k∈B

λkAk ⇐⇒Ai =⇐⇒λ=B−1Ai =vi Commevji >0, la conclusion suit du lemme de substitution

B˜est une base admissible. On peut supposerB={1, . . . , m}eti=m+ 1

Avec des notations déjà utilisées, soient xN = tjf, xB = B−1b −B−1N xN, de sorte que x (xB, xN)vérifieAx=b,xm+1 0etxk = 0sik m+ 2

Pour conclure, il suffit de montrer quexk 0,k= 1, . . . , metxj = 0

Pourk = 1, . . . , m, on axk = (B−1b)ktjvik0. Par choix dej, on axj = 0 Corollaire 2.14. Dans la baseB, on axB˜(B−1btjvi, tjf)

Le coût diminue en passant deBàB.˜ Dans la baseBon axB˜(B−1btjvi, tjf), de sorte que c·xB˜=cTBB−1b+tj(cTNf cTB(B−1N)i)

=cTBB−1b+tj(cTN cTBB−1N)f =cTBB−1b+tjci cTBB−1b=c·xB

Remarque

SiB−1b >0, alorstj >0pour toutj ∈ J

Définition 2.15. Une baseBest non dégénérée siB−1b >0

Théorème 2.16(non dégénérescence=convergence). Hypothèse : Les bases admissibles sont non dégénérées

Conclusion :

L’algorithme du simplexe donne en un nombre fini d’itérations la solution du(P LS)

Démonstration. Si on passe par l’étape#4, on trouvec·xB˜ < c·xB =le coût décroît strictement

=on ne passe pas deux fois par la même base=le nombre d’étapes est fini=on s’arrête à une étape type#1ou#2 =on trouve la solution du(P LS)

Théorème 2.17(Bland 1977 ; admis). L’algorithme du simplexe donne, en un nombre fini d’étapes, la solution optimale du(P LS)

Voir une preuve à l’adresse

http ://www.cmi.univ-mrs.fr/∼lugiez/Enseignement/Master1/RO/Cours/cours3.pdf pages6et7

L’argument essentiel est : si on passe plusieurs fois par une étape du type#4, alors les bases B correspondantes sont différentes (l’algorithme ne cycle pas)

Algorithme du simplexe à une phase Entrées :

(9)

– un(P LS)

– une base admissible Sorties :

– le coût optimalz du(P LS)

– siz >−∞, une solution optimalexB

Corollaire 2.18. Si le coût optimal d’un problème de programmation linéaire n’est pas−∞, alors il existe une solution optimale

Inconvénient du simplexe à une phase : suppose connue une base admissible, qui peut être difficile à trouver dans la pratique

Un cas particulier où il y a une base admissible "toute faite" est le(P LΣ) min

Ax≤b x≥0

c·x, avec AMm,n(R)

b Rm,b 0

Comment obtenir une base admissible pour(P LΣ):

– on introduit les variables d’écartxj,j =n+1, . . . , n+m, de sorte queAx+(xn+1, . . . , xn+m)T = b

– alors{n+ 1, . . . , n+m}est une base admissible

2.5 Algorithme du simplexe à deux phases

Phase#0 Entrée : Un(P LS) Sortie :

– siP =∅, l’informationP = – siP 6=∅, une base admissibleB Phase#1: celle du simplexe à une phase

Entrées : – un(P LS)

– une base admissible Sorties :

– le coût optimalz du(P LS)

– siz >−∞, une solution optimalexB Simplexe à deux phases : phase#0

Étape#1

On transformeA A,˜ b ˜bde sorte que˜b 0

(10)

Pour ce faire, sibj 0, alors on ne modifie nibj, nilj(A). Sibj <0, alors on remplacebj par−bj etlj(A)par−lj(A)

Cette étape ne change pas le rang deA

Ainsi, il suffit de traiter la phase#0sous les hypothèses : Apleine, rangA < n

b 0 Étape#2

On résout, avec l’algorithme du simplexe à une phase, le problème auxiliaire (en forme standard) (P A) min

Ax+y=b x≥0,y≥0

(y1+. . .+ym),

problème :

– de variableX = (x1, . . . , xn, y1, . . . , ym)(X1, . . . , Xm+n) – de matrice(A|Im), qui est pleine

– de base admissible B = {n + 1, . . . , n+ m}, qui donne la solution de base admissible X (0, b)(c’est ici que la première étape sert)

Pour le problème (P A), le coût est toujours 0. Il s’ensuit qu’il existe toujours une solution optimale de base, associée à une baseB, et donnant le coût optimalz0 de(P A)

Étape#3

Siz0 >0, STOP : on aP =∅. Les contraintes du(P LS)sont incompatibles

Démonstration. Par l’absurde. Si x ∈ P, alorsX (x,0)est admissible pour (P A) et le coût associé àX (x,0)est nul. Contradiction avecz0 >0

Étape#4

Siz0 = 0, alorsP 6=

Démonstration. SoitX (x, y)une solution optimale. On a alors : y= 0

Ax=b x0

Étape#5

On écrit(A|Im) (C D |E F), avec les sous-matrices choisies de sorte que la solution optimale de base de(P A)s’écriveX (xC, xD, yE, yF), avec xC > 0, etyE en base, alors quexD etyF sont hors base

Alors les colonnes deC sont libres

On complète C à une sous-matrice B (C | G) de A, carrée et de rang m. Les indices des colonnes deBforment une base admissibleBdeA, car siA(C|G|N), alorsxB (xC,0,0)

(11)

Comment compléterC : nous le verrons dans la section "tableau du simplexe"

On est à la fin de la phase#0: on dispose d’une base admissibleBpour le(P LS)

2.6 Tableau du simplexe

Pour le calculer, il faut : – un(P LS)

– une base admissibleB, de matrice associéeB Le tableau du simplexe est

B−1A B−1b cT cTBB−1A w

avecw =−cTB ·xB (doncwest l’opposé du coût estimé en la solution admissible de base corres- pondant àB)

C’est un tableau à(m+ 1)-lignes et(n+ 1)-colonnes

Après permutation éventuelle des colonnes, on aA(B |N),c(cB, cN), et le tableau devient

Im B−1N B−1b

0 cTN cTBB−1N w

Proposition 2.19(Pivotage du tableau). Quand on passe de la base B à une nouvelle base B˜ = B \ {ij} ∪ {i}(avecij ∈ Beti6∈ B), le tableau du simplexe change de la façon suivante : on fait un pivot de Gauss par dans la iecolonne, en prenant comme pivot(B−1A)ij

Plus spécifiquement, si(tlk)l=1,...,n+1

k=1,...,m+1sont les éléments du tableau correspondant à la base Bet si lk,k = 1, . . . , m+ 1sont les lignes de ce même tableau, alors on obtient les nouvelles lignes˜lkde la manière suivante :

˜lj =lj/tij

– pourk 6=j,˜lk=lk tik tijlj Pratique du simplexe à une phase Étape#1

On regarde le vecteur lignecTNcTBB−1N (c’est la partie hors base de la dernière ligne du tableau)

(12)

– Si toutes ses coordonnées sont 0, STOP : la base Best optimale, la solution optimale est xB (B−1b,0), le coût optimal est−w

– Sinon, on passe à l’étape#2 Étape#2

On trouve le premieritel que laiecoordonnée decTN cTBB−1N soit<0 On passe à l’étape#3

Étape#3

Soitvilaiecolonne deB−1A

– Sivi 0, STOP : l’inf du(P LS)est−∞et n’est pas atteint – Sinon, on passe à l’étape#4

Étape#4

SoitB ={j1, . . . , jm}. On considère J :={k; vki >0}

tk = (B−1b)k

vki ,k ∈ J

On considèrek ∈ J tel quetk soit le plus petit possible. En cas de ballotage, on choisit lek qui donne le plus petitjk

On changeBen{j1, . . . , jk−1, i, jk+1, . . . , jm}

On change le tableau du simplexe en utilisant la technique du pivotage du tableau (irentre,ksort) Passage de la phase#0à la phase#1

La phase#0donne (après résolution du(P A)) une base B ={j1, . . . , js, p1, . . . , pr}, avec lesjl correspondant à des variablesx, lesplà des variables d’écarty

Pour passer à la phase#1, il faut remplacer, dansB, les variablesypar des variablesx Pour ce faire :

– Pour chaquel= 1, . . . , r, on considère la ligneLldu tableau correspondant à la variablepl – On prend uni∈ {1, . . . , n}tel queLi 6= 0(on peut montrer qu’un teliexiste toujours) – On sort deBla variableplet on fait rentrer la variablei(selon l’algorithme de pivotage)

2.7 Programmation linéaire avec R

Le logiciel R traite des problèmes d’optimisation linéaire pas forcément en forme standard : la seule obligation est la positivité des variables. Les autres contraintes peuvent apparaître comme des contraintes d’égalité ou d’inégalité au sens large

Exemple

Le problème min(x1 +x2 +x3) sous les contraintes x1, x2, x3 0, x1 x2 1, x1 +x3 3, x1x2x3 = 1 est acceptable pour R

Il faut charger le package lpSolve

(13)

– On rentre le vecteur de coûtcpar la commande

> f.obj <−c(là on met les coordonnées dec, séparées par des virgules) – On rentre la matriceAdes contraintes par la commande

> f.con < −matrix (c(là on met les éléments de A, par ligne et séparés par des vir- gules, nrow=là on met le nombre de lignes deA, byrow =T RU E)

– On rentre les signes des contraintes dansAx?bpar la commande

> f.dir < −c(là, on met les signes sous la forme” = ”ou<= ”ou>= ”, séparés par des virgules)

– On rentrebpar la commande

> f.rhs <−c(là, on met les coordonnées debséparées par des virgules) – La commande

> lp(”max”ou”min”, f.obj, f.con, f.dir, f.rhs) donne le coût optimal

– La commande

> lp(”max”ou”min”, f.obj, f.con, f.dir, f.rhs)$solution donne une solution optimale de base

Exemple

Pour résoudre le problèmemax(x1+9x2+x3)sous les contraintesx1, x2, x3 0,x1+2x2+3x3 9et3x1 + 2x2+ 2x3 15:

> f.obj <−c(1,9,2)

> f.con <−matrix(c(1,2,3,3,2,2), nrow= 2, byrow=T RU E) > f.dir <−c(”<= ”,<= ”)

> f.rhs <−c(9,15)

Les résultats s’obtiennent avec les commandes > lp(”max”, f.obj, f.con, f.dir, f.rhs)

qui donne le coût optimal40.5

> lp(”max”, f.obj, f.con, f.dir, f.rhs)$solution qui donne une solution optimale de base(0,4.5,0)T

2.8 Exercices

Exercice : Mettre le systèmex1+x2 1,x1x2 1,x10,x2 0sous forme standard Pour le système standard, trouver les bases et les solutions de base admissibles

Exercice : Mêmes questions pourx1+x23,x1+x37,x1 0,x2 0,x30

Exercice : Résoudre, par énumération des sommets, le problèmemax(x1+2x2)sous contraintesx1+x2 1,x1x21,x1 0,x20

Exercice : Résoudre le problème précédent par la méthode du simplexe

(14)

Exercice : Même question pourmax(10x1 + 12x2 + 12x3)sousx1, x2, x3 0,x1+ 2x2 + 2x3 20, 2x1+ 2x2+x3 20et2x1+x2+ 2x320

Exercice : Résoudremin(x1+x2+x3)sous contraintesx1, x2, x3, x4 0,x1+ 2x2+ 3x3 = 3,−x1+ 2x2+ 6x3= 5,4x2+ 9x3 = 5,3x3+x4 = 1

Exercice : Idem pourmin(2x1+3x2+3x3+x4−2x5)sousx1, x2, x3, x4, x50,x1+3x2+4x4+x5= 2, x1+ 2x23x4+x5 = 2,x1+ 4x23x3 =−1

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