GUIDE DE
PRESCRIPTION EN
CONSULTATION
NEUROLOGIQUE
MEMOIRE
pour obtention du
DIPLOME DE SPECIALITE MEDICALE EN NEUROLOGIE
Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat
Université Mohammed V de Rabat
Réalisé par : Dr. Sarra CHOUAIB
Sous la direction de : Pr. Wafa REGRAGUI
1
PLAN
INTRODUCTION ---3
ANNEXES :
o Liste des médicaments dépresseurs du système nerveux central---5
o Liste des médicaments sérotoninergiques---5
o Liste des médicaments abaissant le seuil épileptogène --- 6
o Liste des médicaments allongeant l’espace QT--- 7
o Liste des médicaments hyponatrémiants--- 8
o Principaux cytochromes (CYP), leurs principaux substrats
médicamenteux, leurs inducteurs et leurs inhibiteurs--- 9
CHAPITRES :
I.
CEPHALEES ET DOULEUR NEUROPATHIQUE : --- 12
o Traitement des céphalées primaires --- -13
o Traitement de l’HTICI --- 35
o Traitement de la douleur neuropathique --- 41
II.
TRAITEMENT DES EPILEPSIES --- 48
III.
PATHOLOGIE INFLAMMATOIRE : --- 63
o Corticothérapie orale et immunosuppresseurs --- 64
o Traitement de la SEP ---85
IV.
TRAITEMENT DES SYNDROMES MYASTHENIQUES : ---114
o Myasthénie auto-immune--- 115
o Syndrome de Lambert-Eaton---123
o Syndromes myasthéniques congénitaux---125
V.
PATHOLOGIE VASCULAIRE : ---129
o Traitement anticoagulant ---130
o Traitement anti-agrégant ---141
2
VI.
PATHOLOGIE DEGENERATIVE : ---155
o Traitement de la démence ---156
o Traitement de la maladie de Parkinson ---160
o Traitement de la SLA ---179
VII.
MOUVEMENTS ANORMAUX ET SPASTICITE : ---181
o Traitement du tremblement ---182
o Traitement de la dystonie ---195
o Traitement de la chorée --- -204
o Traitement des tics ---210
o Traitement des myoclonies --- -214
o Traitement de la spasticité ---218
VIII.
PATHOLOGIE NEUROPSYCHIATRIQUE : ---224
o Traitement antidépresseur ---225
o Traitement anxiolytique --- 235
3
INTRODUCTION
Le « Guide de prescription en consultation neurologique » est un outil d’aide
aux neurologues dans la gestion des traitements pharmacologiques,
symptomatiques ou étiologiques, fréquemment utilisés en consultation
neurologique.
Les informations contenues dans ce guide étant connues de tous les
neurologues, notre but est de rappeler, actualiser et attirer l’attention sur les
connaissances les plus utiles lors de la consultation.
Ce traité est organisé en fonction des principales pathologies rencontrées en
consultation neurologique. Pour chacune de ces maladies neurologiques, nous
rappelons les différentes classes thérapeutiques, et les molécules à utiliser,
avec leurs noms commerciaux. Nous précisons leurs indications préférentielles
ou
spécifiques,
leurs
principaux
effets
secondaires,
interactions
médicamenteuses et contre-indications. Nous attirons également l’attention du
neurologue sur les principaux bilans à réaliser en pré-thérapeutique et durant
le suivi. Cette organisation vise à permettre au neurologue un accès rapide et
facile à l’information recherchée.
La réalisation de cet ouvrage s’est basée sur une large revue des articles de la
littérature, prenant en compte les recommandations thérapeutiques de
différentes sociétés neurologiques, complétées par des informations pratiques
sur la gestion de ces traitements selon l’expérience et l’attitude d’équipes
reconnues. Les références utilisées figurent à la fin de chaque chapitre, et sont
organisées selon le même ordre d’pparition des paragraphes du chapitre
correspondant. Nous nous sommes basés sur le site électronique
« Médicament.ma » pour répertorier les médicaments disponibles au Maroc.
Nous espérons que ce traité répondra aux attentes des résidents en formation
et des praticiens neurologues et facilitera leur pratique quotidienne.
4
ANNEXES
Ces annexes visent à identifier les médicaments ayant une propriété
en commun qui risque d’interférer avec la prescription de ces
médicaments en association ou conditionner leur prescription dans
certaines conditions.
Ces annexes figurent en début du manuscrit pour attirer l’attention
du lecteur sur ces groupes de médicament avant de les découvrir au
fil des chapitres.
5
MEDICAMENTS DEPRESSEURS DU SYSTEME NERVEUX
CENTRAL
!! Majoration du risque de sédation si association entre eux ou avec l’alcool !! Majoration du risque de dépression respiratoire si association :
benzodiazépines et/ou barbituriques et/ou morphiniques • Benzodiazépines
• Sédatifs apparentés aux benzodiazépines : zopiclone, zolpidem
• Anti-histaminiques H1 : Hydroxyzine Atarax*, méclozine Agyrax*, diphenhydramine Nautamine* Benadryl*, dimenhydrinate Dramamine*, prométhazine Algotropyl* Phenergan*, alimémazine Théralène*, Brompheniramine Rupton*
• Barbituriques • Gabapentinoïdes • Anesthésiques
• Dérivés morphiniques :
o Analgésiques : morphine, codéine, tramadol, oxycodone
o Anti-tussifs : Dextrométhorphane Akindex* ; Pholcodine Hexapneumine* • Antalgiques : Pizotifène Sanmigran*
• Neuroleptiques : Tous, notamment : chlorpromazine Largactil*, lévomépromazine Nozinan*, cyamépromazine Tercian*
• Antidépresseurs sédatifs : amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine
• Anti-hypertenseurs centraux : clonidine, méthyldopa, moxonidine, rilménidine, urapidil, phentolamine, prazosine
• Immunosuppresseur : Thalidomide
MEDICAMENTS SEROTONINERGIQUES
!! Risque de syndrome sérotoninergique en monothérapie mais surtout si association : Myoclonie, rigidité, ataxie, hyperréflexie, frissons, agitation, convulsions, troubles de
conscience, dysautonomie (hypersudation, hyperthermie, tachycardie), collapsus circulatoire
• Antidépresseurs : Tricycliques, IRS, IRSNA, IMAOs • Triptans
• Opiacés : Tramadol, morphine, oxycodone, dextrométhorphane, péthidine, pentazocine • Lithium
• Anxiolytique : Buspirone
• Neuroleptiques : Olanzapine, quétiapine, clozapine, amisulpride • Anticonvulsivants : valproate, carbamazépine
6
MEDICAMENTS DIMINUANT LE SEUIL EPILEPTOGÈNE
• Neuroleptiques
• Antidépresseurs
• Antimigraineux : triptans, dérivés de l’ergot de seigle
• Antalgiques : Néfopam, AINS (indométacine), opioïdes (dextropropoxyphène et tramadol)
• Antispastique : Baclofène
• Anticholinestérasiques : donépézil, galantamine, rivastigmine, mémantine
• Atropiniques
• Antihistaminiques sédatifs
• Anxiolytique : buspirone
• Stabilisateur de l’humeur : lithium
• Sympathomimétiques : méthylphénidate
• Anti-infectieux :
o Antipaludiques : méfloquine, chloroquine, hydroxychloroquine
o Antibiotiques : quinolones, les bêtalactamines à fortes doses, les carbapénèmes
o Antirétroviral : éfavirenz, interférons
• Théophylline
• Anticancéreux : busulfan, carmustine, chlorambucil, chlorméthine, cisplatine, dacarbazine, hydroxyurée, ifosfamide, méthotrexate, paclitaxel, procarbazine, vinblastine, vincristine, vindésine
• Antiémétiques : sétrons
• Corticoïdes et immunosuppresseurs : ciclosporine, tacrolimus
• Anesthésiques locaux
• Vasodilatateurs : buflomédil, naftidrofuryl
• Inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 : sildénafil, tadalafil, vardénafil
• Antiarythmique : flécaïnide
• Antihypertenseurs : aliskirène, moxonidine, clonidine
7
MEDICAMENTS ALLONGEANT L’ESPACE QT
!! Risque de torsade de pointe
➢ Un ECG est recommandé avant l’instauration du traitement pour éliminer un syndrome du QT long.
➢ L’association de ces médicaments est déconseillée Antipsychotiques :
• Classiques : Halopéridol, dropéridol, pimozide, chlorpromazine
• Atypiques : Olanzapine, clozapine, quétiapine, rispéridone, aripiprazole, amisulpride, sertindole
Antidépresseurs :
• Tricycliques : Amitriptyline, imipramine, désipramine, maprotiline, doxépine • Tétracycliques : Miansérine
• IMAO-A : Moclobémide • ISRS : Citalopram, fluoxétine… • IRSNA : Venlafaxine
Régulateur de l’humeur : Lithium
Antiparkinsoniens : Amantadine, apomorphine Antimigraineux : Triptans
Anticholinestérasiques : donépézil, galantamine, rivastigmine, mémantine
Vasodilatateurs : Sildénafil Anti-infectieux :
• Antibiotiques : Macrolides, fluoroquinolones
• Antifongiques : Azolés (albendazole, itraconazole, kétoconazole…), amphotéricine B • Antipaludéens : Quinine, chloroquine, méfloquine
• Antiparasitaire : Pentamidine • Antiviral : Foscarnet
Antiarythmiques :
• Quinidine, disopyramide, amiodarone, sotalol, ibutilide, flécaïnide, cibenzoline, propafénone, aprindine.
Anti-histaminiques :
• Anti-histaminiques anticholinergiques : Hydroxyzine (Atarax*), méquitazine (Primalan*), cyproheptadine, prométhazine, dexchlorphéniramine, alimémazine, carboxinamine, buclizine, bromphéniramine, isothipendyl, doxylamine.
8 • Anti-histaminiques H1 non anticholinergiques : Cétirizine (Curtec*) ou Loratadine
(Clartec*) ont moins de risque d’allongement du QT. Gastro-prokinétique : Dompéridone, cisapride
Antimitotiques et chimiothérapie : Tamoxifène, doxorubicine
MEDICAMENTS HYPONATREMIANTS
• Anticonvulsivants • Neuroleptiques • Antidépresseurs • Opiacés • IPP • Quinolones • Diurétique • Chimiothérapie9
PRINCIPAUX CYTOCHROMES (CYP)
Leurs principaux substrats médicamenteux
Leurs inducteurs et leurs inhibiteurs
• Un inducteur augmente l’activité enzymatique des CYP => Augmentation du
métabolisme et élimination de leurs substrats médicamenteux => Diminution de l’effet de ces médicaments.
• Un inhibiteur inactive le CYP => Augmentation de la biodisponibilité de ses substrats médicamenteux.
• 2 substrats du même CYP peuvent entrer en compétition. Le substrat à plus forte affinité inhibe le métabolisme de l’autre substrat => Augmentation de la biodisponibilité de ce dernier
CYP Médicament (substrat du CYP)
Inhibiteur du CYP Inducteurs du CYP 1A2 • Neuroleptiques : Clozapine, olanzapine • Agonistes dopaminergiques : Ropinirole • Antidépresseurs : Fluvoxamine, clomipramine, imipramine, miansérine • Antalgiques : Caféine, paracétamol, zolmitriptan • Théophylline • Antidépresseur : Fluvoxamine • Antibiotiques : ciprofloxacine, norfloxacine, énoxacine • AINS : Rofécoxibe • Immunosuppresseur : Tacrolimus • Antihypertenseur : Dihydralazine • Tabac • Légumes (choux, brocolis) 2C9 • Antivitamines K • Antiagrégant : Ticlopidine • Anticonvulsivants : Phénytoïne, valproate, phénobarbital • Antidépresseurs : Fluoxétine • AINS : Diclofénac, ibuprofène, indométacine, naproxène, oxicams, célécoxib • Anticonvulsivants : Valproate, phénytoïne • Antiarythmique : Amiodarone • Anti-agrégant : Clopidogrel • Anti-infectieux : Fluconazole, miconazole, métronidazole, éfavirenz, delavirdine • Hypolipémiants : Gemfibrozil, • Anticonvulsivants : Carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, primidone • Corticoïdes : Dexaméthasone
10 fluvastatine • AINS : Phénylbutazone • Anti-hépatotoxique : Silibinine • Anti-allergique : zafirlukast • Anticancéreux : Imatinib 2C19 • Anticonvulsivants : Phénytoïne, valproate, phénobarbital, diazépam • Antidépresseurs : Amitriptyline, citalopram, escitalopram, moclobémide • Neuroleptiques : Clozapine • IPP : Esoméprazole, lansoprazole, oméprazole, pantoprazole • Anticonvulsivants : Topiramate, valproate, felbamate • Antidépresseur : Fluvoxamine • Antiagrégant : Ticlopidine • IPP : Oméprazole, ésoméprazole • Anti-infectieux : Fluconazole, voriconazole, métronidazole, éfavirenz, delavirdine • Anticancéreux : Imatinib Non inductible 2D6 • Antidépresseurs : Fluoxétine, paroxétine, venlafaxine, sertraline, miansérine, prométhazine, amytriptyline, nortriptyline, maprotyline, clomipramine, imipramine, trimipramine, trazodone, fluvoxamine, • Neuroleptiques : Chlorpromazine, halopéridol, chlorzoxazone, thioridazine, perphénazine, rispéridone, mirtazapine • Antalgique : Tramadol • Métoprolol, propranolol, timolol Antidépresseurs : Venlafaxine, fluoxétine, clomipramine, paroxétine, moclobémide Antiarythmiques : Flécaïnide, amiodarone, quinidine, propafénone Neuroleptiques : Rispéridone, halopéridol, thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine Anti-H1 : Prométhazine Anti-H2 : Cimétidine Anticancéreux : Imatinib Antifongique : Terbinafine Antipaludéen : Chloroquine, halofantrine Non inductible
11 3A4 • Anticoagulants oraux :
Rivaroxaban, apixaban • Antiagrégant : Clopidogrel • Anticonvulsivant : carbamazépine, éthosuximide, felbamate • Sédatifs : Midazolam, alprazolam, clonazépam, zolpidem, zopiclone • Statines : Simvastatine, atorvastatine • Neuroleptiques : Pimozide, clozapine, quétiapine, mirtazapine • Antidépresseurs : Sertraline, buspirone, citalopram, escitalopram, clomipramine, imipramine, néfazodone, nortriptyline, réboxétine • Corticoïdes : Prednisone, méthylprednisone, dexaméthasone • Inhibiteurs calciques : Nifédipine, amlodipine, nicardipine, diltiazem, vérapamil • Immunosuppresseurs : Ciclosporine, tacrolimus, cyclophosphamide • Sildénafil • Ergotés : bromocriptine • Antalgiques : Codéine, tramadol • Colchicine • Lansoprazole • oxybutinine • Anticonvulsivants : Valproate • Immunosuppresseur : tacrolimus • Corticoïdes : Méthylprednisolone • Antidépresseur : Néfazodone • Antiarythmique : Amiodarone • Antihypertenseur : Dihydralazine • Anticalciques : Diltiazem, vérapamil • Anti-infectieux : Antifongiques azolés, macrolides, éfavirenz, indinavir, nelfinavir, ritonavir, amprénavir, délavirdine, Cobicistat • Anti-hépatotoxique : Silibinine • Anti-H2 : Cimétidine • Anticancéreux : Imatinib • Pamplemousse • Anticonvulsivants : Topiramate, primidone, phénytoïne, phénobarbital, carbamazépine, oxcarbazépine, felbamate • Millepertuis • Corticoïdes : Dexaméthasone • AINS : Phénylbutazone • Anxiolytique : Meprobamate • Anti-infectieux : Rifampicine, névirapine, éfavirenz, amprénavir, griséofulvine • Thérapie hormonale : Aminoglutéthimide
12
CEPHALEES
ET
DOULEUR
13
CEPHALEES PRIMAIRES
PLAN :
CRITERES DIAGNOSTIQUES DES PRINCIPALES CEPHALEES PRIMAIRES
1. Résumé des principales caractéristiques des céphalées primaires
2. Détails des critères diagnostiques des céphalées primaires
I. Migraine
A. REGLES GENERALES
B. TRAITEMENTS
1.
Traitement aigu des céphalées
2.
Traitement prophylactique
3.
Hygiène de vie
4.
Situations particulières
a. Enfant/adolescent
b. Femme enceinte
c. Femme allaitante
II. Céphalées de tension
1. Traitement aigu
2. Traitement prophylactique
3. Traitement non pharmacologique
III. Algie vasculaire de la face (Cluster Headache)
A. REGLES DE BASE
B. TRAITEMENTS
1.
Traitement de la crise douloureuse
2.
Traitements transitoires
3.
Traitement préventif
4.
Traitement des formes réfractaires
5.
Situations particulières
14
IV. Hémicranie paroxystique et hémicranie continue
1. Indométacine
2. Autres traitements préventifs possibles
3. Situations particulières
V. SUNCT et SUNA
1. Traitement prophylactique
2. Traitement transitionnel
3. Situations particulières
VI. Névralgies crâniennes
1. Névralgie du trijumeau
2. Névralgie glossopharyngienne
3. Névralgie intermédiaire (VII bis)
4. Névralgie occipitale
5. Situations particulières
VII. Céphalée primaire en coup de tonnerre
1. Traitement prophylactique
2. Situations particulières
VIII. Céphalées hypniques
1. Traitements aigus
2. Traitement prophylactique
3. Situations particulières
15
CRITERES DIAGNOSTIQUES DES PRINCIPALES CEPHALEES PRIMAIRES
1. Résumé des principales caractéristiques des céphalées
primaires :
Migraine
Céphalées
de tension
Algie
vasculaire
de la face
Hémicranie
paroxystique
Hémicranie
continue
≥ 5 crises ≥ 10 crises ≥ 5 crises(1x /2j à 8x /j)
≥ 20 crises (> 5x /j)
>3 mois 4 à 72 h 30 min à 7 j 15 min à 3h 2 à 30 min
Unilatérale Bilatérale Unilatérale Unilatérale Unilatérale Pulsatile Pression Modérée à sévère Légère à modérée Sévère à très sévère Nausées-vomissements Pas de nausées-vomissements ≥ 1 signe autonomique ipsilatéral Agitation motrice ≥ 1 signe autonomique ipsilatéral Agitation motrice ≥ 1 signe autonomique ipsilatéral Agitation motrice Efficacité de l’indométacine Efficacité de l’indométacine
SUNCT
SUNA
Céphalées
en coup de
tonnerre
Céphalées hypniques
≥ 20 crises (≥ 1x /j) ≥ 20 crises (≥ 1x /j)≥ 10 j/mois pendant > 3 mois
Pendant le sommeil, provoquant le réveil 1 sec à 10 min 1 sec à 10 min ≥ 5 min 15 min à 4 h (après le réveil)
Unilatérale Unilatérale Coup de poignard Coup de poignard Coup de tonnerre (brutal, max en < 1 min) Modérée ou sévère Modérée ou sévère ≥ 1 signe autonomique ipsilatéral : Injection conjonctivale ET Larmoiement ≥ 1 signe autonomique ipsilatéral : Injection conjonctivale OU Larmoiement
Pas de signe autonomique Pas d’agitation
16
2. Détails des critères diagnostiques des céphalées primaires :
Céphalées Critères diagnostiques de l’ICHD-3
Migraine
A. Au moins cinq crises répondant aux critères B-D
B. Crises de céphalée durant 4 à 72 heures (sans traitement
ou avec un traitement inefficace)
C. Céphalée ayant au moins deux des quatre caractéristiques
suivantes :
1. topographie unilatérale
2. type pulsatile
3. intensité douloureuse modérée ou sévère
4. aggravée par ou entraînant l’évitement de l’activité
physique de routine (par ex. marche ou montée des
escaliers)
D. Durant la céphalée, au moins l’un des symptômes suivants
1. nausées et/ou vomissements
2. photophobie et phonophobie
E. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de
l’ICHD-3
Céphalées
de tension
A. Céphalées répondant aux critères B-D et :
1. Episodique peu fréquente : Au moins 10 épisodes de
céphalée survenant < 1 jour/mois en moyenne (< 12
jours/an).
2. Episodique fréquente : Au moins 10 épisodes de
céphalée survenant 1 à 14 jour(s)/mois en moyenne
pendant > 3 mois (entre ≥ 12 et < 180 jours/an).
3. Chronique : Céphalée survenant ≥ 15 jours/mois en
moyenne depuis > 3 mois (≥ 180 jours/an).
B. Durée de 30 minutes à 7 jours
C. Au moins deux des quatre caractéristiques suivantes :
1. localisation bilatérale
2. à type de pression ou de serrement (non pulsatile)
3. intensité légère ou modérée
4. absence d’aggravation par les activités physiques de
routine comme marcher ou monter des escaliers
D. Présence des deux caractéristiques suivantes :
1. ni nausée, ni vomissement
2. pas plus d’un de ces deux signes associés:
photophobie ou phonophobie
E. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de
l’ICHD-3.
17 Algie vasculaire de la face (Cluster headache)
A. Au moins cinq crises répondant aux critères B-D B. Douleur sévère à très sévère, unilatérale, orbitaire,
susorbitaire et/ou temporale durant 15 min à 3 h (non traitée) C. L’un des éléments suivants ou les deux :
1. au moins un des signes/symptômes autonomiques suivants, ipsilatéral à la douleur:
a) injection conjonctivale et/ou larmoiement b) congestion nasale et/ou rhinorrhée c) œdème palpébral
d) sudation du front et de la face e) myosis et/ou ptosis
2. une sensation d’impatience ou une agitation motrice D. Fréquence des crises comprise entre une tous les deux jours et
8 par jour
E. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3 Hémicranie
paroxystique
A. Au moins 20 crises répondant aux critères B-E
B. Douleur sévère, unilatérale, orbitaire, sus-orbitaire et/ou temporale durant 2 à 30 minutes
C. L’un des éléments suivants ou les deux :
1. au moins un des signes/symptômes autonomiques suivants, du même côté que la douleur :
a. injection conjonctivale et/ou larmoiement b. congestion nasale et/ou rhinorrhée c. œdème palpébral
d. sudation du front et/ou de la face e. myosis et/ou ptosis
2. une impression d’impatience ou une agitation motrice D. Survenant à une fréquence de > 5 fois par jour
E. Prévenue de façon complète par des doses thérapeutiques d’indométacine
Hémicranie continue
A. Céphalée unilatérale répondant aux critères B-D
B. Présente durant >3 mois, avec des exacerbations d’intensité modérée ou plus importante
C. L’un des éléments suivants ou les deux :
1. au moins un des signes/symptômes autonomiques suivants, du même côté que la douleur :
a) injection conjonctivale et/ou larmoiement b) congestion nasale et/ou rhinorrhée c) œdème palpébral
d) sudation du front et/ou de la face e) myosis et/ou ptosis
2. une impression d’impatience ou une agitation motrice, ou une aggravation de la douleur par le mouvement
D. Répond de façon complète à des doses thérapeutiques d’indométacine
18 Crises d’allure névralgique unilatérales de courte durée (SUNCT et SUNA)
A. Au moins 20 crises répondant aux critères B-D
B. Céphalée unilatérale, modérée ou sévère, orbitaire, susorbitaire, temporale et/ou avec une autre distribution trigéminale, durant 1 seconde à 10 min et survenant comme un coup de poignard unique, une série de coups de poignard, ou en dents de scie C. Au moins un des cinq symptômes/signes autonomiques crâniens
suivants, ipsilatéral à la douleur :
1. injection conjonctivale et/ou larmoiement 2. congestion nasale et/ou rhinorrhée 3. œdème palpébral
4. sudation du front et/ou de la face 5. myosis et/ou ptosis
D. Survenant à une fréquence d’au moins une fois par jour E. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3. SUNCT (avec injection conjonctivale et larmoiement) :
A. Crises répondant aux critères précédents
B. Les deux éléments suivants, ipsilatéraux à la douleur : 1. injection conjonctivale
2. larmoiement.
SUNA (avec signes autonomiques crâniens) : A. Crises répondant aux critères précédents
B. Pas plus d’un des éléments suivants, ipsilatéral à la douleur : 1. injection conjonctivale 2. larmoiement. Céphalées primaires en coup de tonnerre
A. Céphalée répondant aux critères B et C
B. Apparition soudaine, atteignant l’intensité maximale en < 1 minute
C. Durant ≥ 5 minutes
D. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3 Céphalées
hypniques
A. Céphalées récurrentes répondant aux critères B-E
B. Se développant seulement pendant le sommeil et provoquant le réveil
C. Survenant ≥ 10 jours/mois pendant > 3 mois D. Durant de 15 minutes à 4 heures après le réveil E. Pas de symptôme autonomique crânien ou d’agitation F. N’est pas mieux expliquée par un autre diagnostic de l’ICHD-3
19
I.
Migraine :
A. REGLES GENERALES :
B.
TRAITEMENTS :
1. Traitement aigu des céphalées :
Il s’agit de monoprises. L’efficacité est jugée sur :
• L’amélioration/disparition des céphalées à 2h de la prise médicamenteuse • Le maintien de l’amélioration 24h après la prise médicamenteuse.
Il faut établir avec le patient un plan thérapeutique, avec l’antalgique à utiliser selon l’intensité de la crise migraineuse.
a. Principaux traitements :
• Triptans : o Sumatriptan 25mg < 50mg < 100mg (Imigran* 50mg) o Zolmitriptan 2,5mg; 5mg (Zomig* 2,5mg) o Eletriptan 20mg < 40mg < 80mg (Relpax* 40mg) o Rizatriptan 5mg < 10mg (Migrix*5; 10mg)‼ Contre-indications : Artériopathies ; HTA non contrôlée.
‼ Risque de syndrome sérotoninergique si association à d’autres médicaments sérotoninergiques
• Poser le diagnostic de migraine selon les critères de l’ICHD-3
• Différencier entre 2 types de migraine :
o Episodique
o Chronique : céphalées ≥15 jours/mois avec ≥8 jours/mois de
crise migraineuse typique
• Prendre en compte le coût, la tolérance, les contre-indications, les
comorbidités, et les préférences du patient.
• Le traitement comporte plusieurs volets :
o Traitement aigu des céphalées
o Traitement préventif
20 • AINS :
o Aspirine 500mg, 1000mg :
▪ 500mg : Asafarm* cp ; Aspégic*sachet ; Aspro* cp ; Lisaspin* poudre
▪ 1000mg : Aspégic AD* sachet ; Lisaspin* poudre o Ibuprofène 200mg < 400mg :
▪ 200mg : Algantil* ; Algofène*; Analgyl* ; Antarène* ; Intralgis* ; Nodolfen* ; Nurodol*.
▪ 400mg cp : Algofène* ; Antarène* ; Brufen* ; Ibuphil* ; Nodolfen* ; Nurodol*.
▪ 300mg gélule : Dolfène* ; Ibumac LP* ▪ 250mg suppo : Algantil*
▪ 500mg suppo : Brufen* o Naproxène 500mg :
• Algixène* 250mg gélule ; 500mg suppo. • Naprosyne* 500mg cp ; 500mg suppo.
• Naproxène pharma* 550mg capsule rectale ; ou gélule. o Diclofénac 50mg < 100mg :
▪ 12,5mg : Voltarène* suppo
▪ 25mg : Cataflam* dragée ; Cenix* cp ou suppo ; Clofène* cp ; Diclomax* cp ; Diclopharm* cp ; Difal* cp ou suppo ; Fénac* cp ; Voltarène* cp ou suppo ; Xénid* cp ou suppo
▪ 50mg : Cataflam* dragée ; Cenix* cp ; Clofène* cp ou suppo ; Diclo pharma* cp ; Dicloberl* cp ; Diclofénac Win* cp ; Diclomax* cp ; Difal* cp ; Fénac* cp ; Pharmaflam* cp ; Voltarène* cp ; Xénid* cp.
▪ 75mg : Cataflam* suppo ; Diclomax LP* gélule ; Divido* gélule ; Voltarène LP* cp
▪ 100mg : Cenix* suppo ; Clofène* suppo ; Diclo pharma* cp ou suppo ; Dicloberl* suppo ; Diclomax LP* gélule ; Difal* suppo ; Fénac* suppo ; No-Flam* suppo ; Pharmaflam* cp ou suppo ; Voltarène* suppo ou LP cp ; Xénid* suppo.
• Paracétamol 1000mg :
▪ Andol* cp ; Cétamyl* cp ; Doliprane* cp ; Dolostop* cp ; Parantal* cp ou suppo.
21
b. Autres possibilités thérapeutiques :
• Combinaisons :
Les combinaisons sont à envisager en 2e intention, si échec de la monothérapie, car elles sont plus efficaces.
➢ Sumatriptan 85 + Naproxène 500 ➢ Paracétamol + Triptan
➢ Paracétamol 650 + Tramadol 75 (2cp de Ixadol*/Myantalgic*/Tracet* 37,5/325)
➢ Paracétamol 500 + Aspirine 500 + caféine 130mg (Parasphan* 135/265/40)
➢ Paracétamol 400 + Codéine 25mg (Codoliprane*/Cédol* 400/20 ; Codalgine*/Codamol Plus*/Nodol Codéine* 500/30 ; Oralgan Codéine* 300/25)
• Métoclopramide 10mg :
➢ En traitement adjuvant (surtout si nausée)
➢ Cloprame* cp ou suppo ; Primpéran* cp ; Vomistop* cp ou suppo. • Traitements injectables :
➢ Métoclopramide 10mg en IV (Cloprame*). ➢ Kétoprofène 100mg en IM (Profénid*, Flexen*)
➢ Paracétamol 1000mg en IV (Amipar*, Andol*, Perfalgan*). ➢ Tramadol 100mg en IM ou IV (Nomadol*, Tramadol Normon*). ➢ Diclofénac 75mg en IM (Clofène*, Diclo*, Dicloberl*, Difal*,
Pharmaflam*, Voltarène*, Xénid*).
➢ Valproate de sodium 400 à 1000mg en IV ➢ Magnésium 1 à 2g en IV : dans la migraine avec aura ➢ Halopéridol en IM (Halopéridol* 5mg/ml).
2.
Traitement prophylactique :
a. Indications :
• ≥3 crises/mois de céphalées modérées ou sévères non répondeuses aux antalgiques avec retentissement fonctionnel
• 6 à 8 crises/mois même si antalgiques efficaces, car risque de développer des céphalées d’abus médicamenteux
• Contre-indications aux antalgiques
• Impact important sur la vie ou symptômes invalidants (aura du tronc cérébral, migraine hémiplégique)
b. Durée du traitement :
22
c.
Molécules :
Molécules Contre-indications Principaux effets secondaires Bêtabloqueurs : Métoprolol 100-200mg : • Lopressor* retard 200mg cp. Propranolol 80-240mg : • Avlocan* 40mg cp ; • Avlocardyl* 40mg cp Bradycardie, hypotension, asthme, insuffisance cardiaque Intolérance de l’orthostatisme, de l’exercice, fatigue, vertiges Topiramate 50-200mg : • Topiramate GT* cp (25mg ; 50mg ; 100mg et 200mg) Néphrolithiase, insuffisance rénale, acidose métabolique Paresthésies, perte de poids, troubles mnésiques et phasiques Amitryptiline 10-200mg (B) : • Laroxyl* cp 25mg, 50mg ; Gouttes 40mg/ml Troubles de conduction ou de rythme cardiaque, idées/comportement suicidaires Prise de poids, sécheresse buccale, constipation, brouillard visuel, fatigue Dépakine 500-2000mg : • Dépakine* (sirop 150ml ; solution buvable 200mg/ml ; cp 200mg et 500mg ; Chrono 500mg) • Encorate* (cp 200mg et 500mg) • Epileptol* (sirop 5,76% ; solution
buvable 20% ; cp 200mg et 500mg) • Micropakine LP* (Granulés 250mg ; 500mg ; 750mg et 1000mg) • Valpakine* (sirop 200mg/ml et 5,764g/100ml) • Valpro LP* (cp sécable 500mg) Femme en âge de procréation, insuffisance hépatique, pancréatite, désordre hématologique Prise de poids, tremblement, alopécie, nausée, fatigue Venlafaxine 75-225mg (B) : • Effexor* 25mg, 50mg, LP 37,5mg, LP 75mg ; • Velaxor* LP 37,5mg, LP 75mg ; • Venlax XR Cooper* 75mg, 150mg Insuffisance rénale ou hépatique, idées/comportement suicidaire Nausée, vertiges, insomnie, diaphorèse, dysfonction sexuelle Gabapentine : • Gabamox* gél 300mg et 400mg • Neurontin* gél 300mg • Nupentin* gél 300mg et 400mg
Insuffisance rénale Vertige, fatigue, œdème périphérique
23
d. Autres possibilités thérapeutiques :
• Toxine botulique A : efficace dans la migraine chronique seulement.
• Neurostimulation non-invasive : stimulation transcutanée du nerf supra-orbitaire, stimulation magnétique transcrânienne, stimulation vestibulaire calorique.
• Thérapie comportementale : techniques de relaxation, thérapie cognitivo-comportementale pour diminuer la fréquence des crises et leur impact sur la vie du patient.
• Perspectives : Anti-CGRP ligand ou récepteur (l’Erenumab a l’autorisation de la FDA).
3. Hygiène de vie :
a. Garder une routine constante peu stressante : même horaire de sommeil, de réveil et de repas
b. Exercice régulier d’intensité modéré en aérobie
c. Identifier et éviter les facteurs déclenchant les crises : stress, odeurs, aliments, chaleur…
d. Eviter les facteurs de chronicisation de la migraine : obésité, troubles du sommeil, excès de caféine, maladie psychiatrique, abus d’antalgiques, autres douleurs associées
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4. SITUATIONS PARTICULIERES :
a. Enfant/adolescent : • Traitement préventif :
o Topiramate est le seul approuvé, à 2 mg/kg/j, chez l’adolescent de 12-17 ans. o Aucun traitement préventif n’est approuvé pour l’enfant de moins de 12 ans.
➢ Traitements à envisager : Propranolol, Amitriptyline, Topiramate, Candesartan, Venlafaxine, Mémantine, Valproate de sodium.
o Mélatonine 3mg le soir : bien tolérée. Riboflavine 400mg/j : bien toléré. • Traitement de crise :
o Voie orale :
▪ Paracétamol 15 mg/Kg (Age> 4ans) ; ▪ Ibuprofène 7,5 à 10 mg/Kg/6h (< 4 ans) ; ▪ Naproxène 5 à 10 mg/Kg ;
▪ Diclofénac
▪ Triptans : adolescent 12-17 ans. Almotriptan, sumatriptan/Naproxène, Rizatriptan (6 ans)
o Spray nasal : triptans, dihydroergotamine, Ketorlac.
o Suppositoires : Prochlorperazine, Chlorpromazine, dihydroergotamine, sumatriptan.
o Auto-injection : Sumatriptan 6mg ; dihydroergotamine, ketorolac 0,5mg/Kg, prochlorperazine 0,15 mg/kg.
o Patch transdermique : anti-émétique granisetron.
b. Femme enceinte :
• Permis : Paracétamol, Métoclopramide, Duloxétine, injection de toxine botulique.
o bêtabloquants (dégression au 3e trimestre si possible, ou surveillance du nouveau-né : TA, FC,
glycémie).
• Contre-indiqués : Valproate, Topiramate, venlafaxine, associations médicamenteuses (paracétamol, aspirine, caféine), opioïdes.
• Peuvent être considérés :
o AINS non sélectifs : dans le 2e trimestre (Ibuprofène: le moins nocif)
o Triptans : si bénéfice > risque (1e trimestre : troubles du comportement)
o Tricycliques (amytriptiline) : si bêtabloquants contre-indiqués ou inefficace dans la prophylaxie migraineuse => Risque de syndrome de sevrage chez le nouveau-né. o Caféine : à faible dose => risque d’avortement, d’accouchement prématuré.
o Corticoïdes : à faibles doses dans l’état de mal migraineux. A éviter pendant le 1e trimestre.
=> Risque de maturation pulmonaire précoce
c. Femme allaitante :
• Permis : Paracétamol, ibuprofène, sumatriptan, caféine à dose modérée, métoprolol, tricycliques, venlafaxine, duloxétine, gabapentine, toxine.
25
II.
Céphalées de tension :
1. Traitement aigu :
a) En 1e intention : • Paracétamol 1000mg, • Aspirine 500 à 1000mg, • Ibuprofène 200 à 400mg, • Naproxène 375 à 550mg, • Diclofénac 50 à 100mg.• Kétoprofène 25 à 50mg : Toprec* 25mg cp. Bi-Profénid* 100; 150mg LP. Flexen* 50mg caps ; 100mg suppo. Kétalgic LP* 100 ; 200mg gél. Kétoflex* 50mg gél ; 100mg suppo. Nofene* 100mg cp/ suppo. Profénid* 50mg gél ; 100mg cp/suppo; 200mg cp.
b) En 2e intention :
• Caféine en association au paracétamol ou AINS.
c) Dans les formes réfractaires :
• Association Butalbital + Aspirine + Caféine : Fiorinal* gélule 50mg/330mg/40mg • Association Paracétamol + dichloralphénazone + isométheptène : Nodolor* ou
Midrin* gélule 325mg/100mg/65mg.
2. Traitement prophylactique :
❖ Si fréquence des céphalées > 2j/semaine, ou retentissement sur la vie quotidienne. ❖ Essayer la dégression progressive après 6 à 12 mois de traitement.
a) Antidépresseurs tricycliques :
• Amitriptyline : En 1e intention
o Dose initiale : 10mg/j au coucher (5 gouttes) o Titration : Paliers de 10mg/semaine
o Maximum : 100 mg/j.
• Clomipramine : Anafranil*dragée 25mg, retard 75mg o Dose initiale : 25mg/j
o Titration : paliers de 25mg/semaine o Maximum : 250mg/j.
b) Antidépresseurs tétracycliques :
• Maprotiline : Ludiomil* 25mg ; 75mg cp o Dose initiale : 25mg/j le soir o Dose maximale : 150mg/j • Miansérine : Athymil* 30mg cp o Dose initiale : 30mg/j o Dose maximale : 90mg/j c) IRSNA : • Mirtazapine 30mg/j : En 2e intention
• Venlafaxine 75 à 150mg/j : Si les précédents ne sont pas tolérés.
d) Myorelaxants :
• Tizanidine : Sirdalud* 4mg cp
3. Traitement non pharmacologique :
a) Kinésithérapie : Amélioration de la posture, relaxation, massage, exercices à domicile,
stimulation électrique.
26
III. Algie vasculaire de la face (Cluster Headache) :
A. REGLES DE BASE :
B. TRAITEMENTS :
1. Traitement de la crise douloureuse :
• Oxygène au masque :
o 100% avec débit 12 à 15l/min pendant plus de 20 min. • Triptans :
o Forme sous-cutanée > nasale > orale. o Molécules : Sumatriptan, Zolmitriptan. • Octréotide :
o Sandostatine* sous-cutanée. • Stimulation non-invasive du nerf vague :
o Plusieurs fois/jr : en prévention aigue des cluster headache épisodiques.
2. Traitements transitoires :
• Corticothérapie orale < 1mois, <4 fois/an. • Bloc anesthésique du nerf grand occipital.
• Poser le diagnostic selon les critères diagnostiques ICHD-3 : • Eliminer une cause secondaire par :
o IRM cérébrale avec coupes sur la région hypophysaire et les sinus caverneux) +/- angio artérielle tête et cou.
o VS
o Avis ophtalmo, ORL, dentaire.
• Essayer l’indométacine, efficace dans les diagnostics différentiels (hémicranie paroxystique, hémicranie continue)
27
3. Traitement préventif :
En titration progressive puis arrêt progressif après la fin du cycle de céphalées • Vérapamil :
o Fibrocard LP* 180 ; 240mg gélule.
o Dose totale de 480 à 720mg/j en 3 prises.
o Contre-indications : BAV ; hypotension ; insuffisance cardiaque. o Avis cardiologique avec ECG avant l’initiation, 10 à 14 jours après un
changement de dose, puis chaque 6 mois au cours du traitement. • Topiramate
• Lithium
• Mélatonine : En traitement adjuvant • Baclofène
• Acide valproïque
4. Traitement des formes réfractaires :
Neuromodulation invasive : stimulation du ganglion sphéno-palatin, stimulation du nerf occipital, DBS de l’hypothalamus.
5. Situations particulières :
Femme enceinte/allaitante :
➢ Traitement de la crise douloureuse : o Oxygénothérapie
o Lidocaïne nasale (en 2e intention)
o Corticoïdes à faibles doses : A considérer (L’éviter pendant le 1e trimestre => Risque de maturation pulmonaire précoce)
o Blocs nerveux : permis ➢ Traitement préventif :
o Vérapamil : permis.
o Lithium : A considérer si algie faciale réfractaire au Vérapamil => Risque de malformations congénitales.
28
IV. Hémicranie paroxystique et hémicranie continue :
1. Indométacine :
• Di-indo* 25mg cp ou gélule ; 50mg cp ou suppo; 100mg suppo. Idol* 100mg suppo. Indolan* 25mg gélule ; 50mg et 100mg suppo. Indopharm* 25mg gélule ; 50 et 100mg suppo
• Titration : 25mg x3/j à 75mg x3/j en 1 à 2 semaines, à garder 1 à 2 semaines. • A l’amélioration des céphalées, diminuer jusqu’à la dose minimale efficace
<100mg, puis arrêter progressivement après la rémission. • Avec IPP ou anti-H2
2. Autres traitements préventifs possibles :
• AINS (ibuprofène, célécoxib), vérapamil, topiramate, mélatonine, gabapentine.
• Bloc du nerf grand occipital ou du ganglion sphénopalatin. 3.
Situations particulières
:Femme enceinte/allaitante :
o L’indométacine doit être arrêtée avant tout projet de grossesse o AINS non sélectifs : peuvent être considérés dans le 2e trimestre
(Ibuprofène : le moins nocif) o Vérapamil, bloc nerveux : permis.
o Gabapentine : permise chez la femme allaitante. o Topiramate: contre-indiqué
29
V.
SUNCT et SUNA :
A différencier de la névralgie du trijumeau (où il n’y a pas de signes autonomiques)
1. Traitement prophylactique :
a) Lamotrigine : • En 1e intention.
• Titration jusqu’à une dose journalière de 100 à 200mg • Maximum : 600mg/j. b) Autres : • Topiramate (jusqu’à 700mg/j), • Carbamazépine (jusqu’à 1600mg/j), • Oxcarbazépine (jusqu’à 2400mg/j), • Duloxétine (30 à 120mg/j). • Gabapentine (jusqu’à 3600mg/j), • Prégabaline (jusqu’à 600mg/j)
2. Traitement transitionnel :
En attendant que le traitement prophylactique soit efficace. a) Lidocaine :
• IV 1mg/kg/h à 3,5mg/kg/h pendant 7 à 10 jours. • Contre-indications : troubles du rythme cardiaque. • Précautions : Monitorage cardiaque continu. b) Corticoïdes : Per os ou IV.
3. Situations particulières :
Femme enceinte :
➢ Permis : Lamotrigine, Duloxétine
➢ Contre-indiqués : Topiramate, carbamazépine, oxcarbazépine,
➢ Peuvent être considérés : Corticoïdes à faibles doses dans l’état de mal migraineux.
A éviter pendant le 1e trimestre=> Risque de maturation pulmonaire précoce
Femme allaitante : ➢ Permis :
o corticoïdes IV (allaiter avant, tirer et jeter le lait pendant et 4h après la perfusion),
30
VI. Névralgies crâniennes :
Le traitement pharmacologique est celui utilisé dans les douleurs neuropathiques (voir chapitre douleur neuropathique)
• Antidépresseurs tricycliques • IRS
• Anti-épileptiques : carbamazépine, oxcarbazépine, gabapentine, prégabaline • Opioïdes
• Toxine botulique 1. Névralgie du trijumeau :
Voir chapitre « douleur neuropathique ». 2. Névralgie glossopharyngienne :
• Rechercher une cause secondaire
• Interventions invasives : Décompression microvasculaire, gammaknife Surtout si présence de syncopes vagales (Risque vital)
3. Névralgie intermédiaire (VII bis) :
• Si elle est réfractaire au traitement médical : ablation chirurgicale du ganglion géniculé et du nerf intermédiaire.
4. Névralgie occipitale :
• Kinésithérapie avec correction de la posture
• Bloc nerveux du nerf grand occipital par des anesthésiques ou des corticoïdes. • Ablation par radiofréquence
• Stimulation du nerf occipital
5. Situations particulières :
Femme enceinte :
• Permis : Lamotrigine, Duloxétine, injection de toxine botulique, blocs nerveux. • Contre-indiqués : Valproate, Topiramate, venlafaxine, opioïdes.
• Peuvent être considérés :
o AINS non sélectifs : dans le 2e trimestre (Ibuprofène: le moins nocif)
o Tricycliques (amytriptiline) : => Risque de syndrome de sevrage chez le nouveau-né.
Femme allaitante :
• Permis : Paracétamol, ibuprofène, tricycliques, venlafaxine, duloxétine, gabapentine, lamotrigine, toxine, bloc nerveux.
31
VII. Céphalée primaire en coup de tonnerre :
1. Traitement prophylactique :
Si céphalées fréquentes et handicapantes. a. Indométacine :
• Di-indo* 25mg cp ou gélule ; 50mg cp ou suppo ; 100mg suppo. Idol* 100mg suppo. Indolan* 25mg gélule ; 50mg et 100mg suppo. Indopharm* 25mg gélule ; 50 et 100mg suppo
• Posologie : voir chapitre hémicranie paroxystique et hémicranie continue b. Naproxène :
• Algixène* 250mg gélule ; 500mg suppo. Naprosyne* 500mg cp ; 500mg suppo. Naproxène pharma* 550mg capsule rectale ; 550mg gélule. • Posologie : de 250 à 550mg/j.
c. Mélatonine :
• Cicardin* 2mg cp : 1 à 3 mg chaque nuit • Seul traitement chez l’enfant.
d. Nimodipine :
• Modine* 30mg cp : 30 à 60mg x 6/j pendant 3 à 4 semaines puis dégression progressive
e. Gabapentine :
• Gabamox* gél 300mg et 400mg. Neurontin* gél 300mg. Nupentin* gél 300mg et 400mg
• Jusqu’à 3600mg/j
2. Situations particulières
Femme enceinte/allaitante :
o L’indométacine doit être arrêtée avant tout projet de grossesse o AINS non sélectifs : peuvent être considérés dans le 2e trimestre
(Ibuprofène : le moins nocif) o Vérapamil, bloc nerveux : permis.
32
VIII. Céphalées hypniques :
1. Traitements aigus :
Au moment des céphalées. a) Caféine :
1 tasse de café, ou en comprimé de 40, 60, 100 ou 200mg b) Autres moins efficaces :
i. Analgésiques contenant la caféine :
• Paracétamol + caféine : Algik* 500mg/50mg cp ou sachet.
CéfalineHauth* 500mg/50mg sachet. EfdolCafeine* 500mg/50mg cp. Panalgic* 500mg/50mg cp.
• Paracétamol + caféine + Propyphénazone : Claradol Plus* 250mg/50mg/150mg
ii. AINS, triptans, paracétamol, inhalation d’oxygène.
2. Traitements prophylactiques :
a) Caféine : En 1e intention.
Posologie : une tasse de café au coucher, ou 1 comprimé. b) Lithium :
En 2e intention. Teralithe* 250mg cp sécable. i. Posologie :
▪ Dose initiale : 150 ou 200 mg au coucher,
▪ Dose efficace : 300 à 600 mg à atteindre après 1 à 2 semaines ii. Effets secondaires :
a. Tremblement, somnolence b. Diarrhée, polyurie, soif
c. Interactions médicamenteuses multiples : diurétiques, AINS, IEC… iii. Surveillance :
a. Fonction rénale et thyroïdienne
b. Concentration plasmatique de lithium cible : 0,5 à 1mmol/l. iv. Contre-indications :
a. Insuffisance cardiaque, maladie cardiovasculaire b. Insuffisance rénale ou trouble hydroélectrolytique c. Psoriasis d. Hypothyroïdie c) Indométacine : En 3e intention. i. Posologie : o 25 à 150mg/j au coucher ii. Effets secondaires :
• Ulcère et hémorragies gastro-intestinales • Insuffisance rénale
33 d) Mélatonine :
Circadin* 2mg cp LP
• Posologie : 3 à 5mg, voire 12mg au coucher. e) Autres : • Topiramate (25 à 100mg/j) • Gabapentine (300 à 1200mg/j) • Prégabaline (75mg à 300mg/j) • Amitriptylline (10 à 100mg/j) • Lamotrigine (25 à 200mg/j). • Oxétorone (60mg x 3/j) : Nocertone* 60mg cp 3.
Situations particulières :
Femme enceinte :• Permis : Paracétamol, Lamotrigine, oxygénothérapie
• Contre-indiqués : Topiramate, venlafaxine, associations médicamenteuses (paracétamol, aspirine, caféine)
• Peuvent être considérés :
o AINS non sélectifs : dans le 2e trimestre (Ibuprofène : le moins nocif) o Triptans : si bénéfice > risque (1e trimestre : troubles du comportement) o Tricycliques (amytriptiline) => Risque de syndrome de sevrage chez le
nouveau-né.
o Caféine : à faible dose => risque d’avortement, d’accouchement prématuré.
Femme allaitante :
• Permis : Paracétamol, ibuprofène, sumatriptan, caféine à dose modérée, oxygénothérapie, tricycliques, gabapentine, lamotrigine.
34
REFERENCES :
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hypnicheadache. J Headache Pain. 2010; 11:349–354
Hans-Christoph Diener, Mark Obermann, DagnyHolle. Hypnic Headache: Clinical Course and
35
TRAITEMENT MEDICAMENTEUX DE
L’HYPERTENSION INTRACRANIENNE
IDIOPATHIQUE
(HTICI)
PLAN
I.
REGLES GENERALES
II.
MOLECULES
1) Acétazolamide (DIAMOX* 250mg cp)
2) TOPIRAMATE (TOPIRAMATE GT* 25 ; 50 ; 100 ; 200mg)
3) FUROSEMIDE (LASILIX* cp)
REFERENCES
36
Régression totale de l’OP
ET
Absence de :
• Céphalées,
• Acouphènes pulsatiles,
• Altération persistante du champ visuel.
I. REGLES GENERALES :
• Le traitement médicamenteux doit être accompagné d’un régime diététique, pauvre en sel et à visée de perte de poids progressive et soutenue.
• Le traitement médical a montré son efficacité dans les atteintes visuelles modérées (OP stade II ou moins)
• Si atteinte visuelle sévère : Une corticothérapie de courte durée en bolus peut être administrée.
• Si atteinte visuelle sévère fulminante, ou d’aggravation progressive malgré traitement médicamenteux : Proposer la chirurgie.
II. MOLECULES :
1) ACETAZOLAMIDE (DIAMOX* 250mg cp):
a) Rôle :
• Diminution de la production du LCR dans le plexus choroïde par inhibition de l’anhydrase carbonique.
• Amélioration du champ visuel, du stade de l’œdème papillaire, et de la qualité de vie
b) Posologie :
• Commencer par : 1 g/j, en 3 à 4 prises/j (car la forme 500mg LP n’existe pas au Maroc).
• Augmentation posologique progressive jusqu’à la dose maximale tolérée. • La dose efficace maximale est de : 4 g/j.
• Enfant : 5 à 10mg/Kg/j c) Durée du traitement :
• Bénéfice prouvé d’un traitement de 1 an.
• Surveillance ophtalmologique (AV, FO, CV) : Mois 1, 2, 3, puis chaque 3 mois. • A 6 mois, commencer la dégression progressive jusqu’à arrêt du médicament
37 d) Effets secondaires :
• Neurologiques : Paresthésies, dysgueusie (goût métallique), céphalées, vertiges, acouphènes, somnolence.
L’Ajout de sel de potassium diminue les paresthésies : o DiffuK* 600mg : 2 à 3 gélules/j
o Kalief* 1,4g : 1 à 2 cp/j
o Potassium sirop* : 2 à 3 cuillères à soupe/j
• Gastro-intestinaux : Nausées, diarrhée, vomissements, anorexie, RGO, sécheresse buccale, constipation.
• Généraux : Fatigue, malaise, myalgies, arthralgies
• Hydro-électrolytiques : déshydratation, hypokaliémie, acidose métabolique, hyperuricémie, hyperchlorémie, hyperglycémie, hyperammoniémie
• Rénales : Polyurie, lithiase urinaire
• Cardiaques : palpitations, tachycardie, variations tensionnelles. • Psychiatrique : dépression, anxiété
• Ophtalmologiques : glaucome aigu par fermeture d’angle et/ou myopie • Cytopénies : anémie, thrombopénie, leucopénie
• Hépatotoxicité : élévation des transaminases
• Réaction d’hypersensibilité : rash, prurit, anaphylaxie, syndrome de Stevens-Johnson
• Tératogénicité chez l’animal, risque d’avortements. e) Contre-indications :
• Grossesse (surtout le 1e trimestre+++) • Allergie aux sulfamides
• Insuffisance hépatique ou rénale sévère • Lithiase urinaire
• Précautions si diabète ou goutte f) Surveillance :
• BêtaHCG avant traitement
• Transaminases pendant la phase d’ascension thérapeutique • Kaliémie (si association à d’autres médicaments hypokaliémiants)
38
2) TOPIRAMATE (TOPIRAMATE GT* 25 ; 50 ; 100 ; 200mg) :
a) Rôle :
• Inhibiteur de l’anhydrase carbonique, plus faible que l’acétazolamide.
• Réduction des céphalées et de l’OP. Amélioration du champ visuel. Effet anorexigène.
b) Posologie :
• Commencer par : 50mg/j (25mg x 2/j)
• Augmenter par paliers de 25mg/semaine jusqu’à 150mg/j en 2 prises/j. c) Effets secondaires :
• Neurologiques : Paresthésies distales, dysgueusie, vertiges, acouphènes, tremblement
• Généraux : fatigue, arthralgies, myalgies, sécheresse cutanée, hyperthermie Bonne hydratation, surtout si chaleur ou effort.
• Métaboliques : Acidose métabolique, hypokaliémie, hyperchlorémie, hyperammoniémie (surtout si association au valproate)
• Urologiques : lithiase urinaire, dysfonction sexuelle
• Gastro-intestinaux : Anorexie et perte de poids, nausées, diarrhées, vomissements, douleur abdominale.
• Ophtalmologique : troubles visuels, myopie aigue et glaucome à angle fermé • Neuropsychiatriques : Dépression, difficultés de concentration, troubles
mnésiques, somnolence, confusion, troubles du langage expressif, anxiété. • Cytopénies : anémie, leucopénie, thrombopénie
• Cardiovasculaire : bradycardie, hypotension, bouffée vasomotrice • Réactions d’hypersensibilité : rash, prurit, alopécie
• Malformations fœtales d) Contre-indications :
• Femme en âge de procréer en absence de contraception efficace • Grossesse
• Allaitement • Enfant < 6 ans • Risque suicidaire
39
3) FUROSEMIDE (LASILIX* cp):
a) Rôle :
Diurétique de l’anse
Peut être utilisé en 3e intention. Pas d’études randomisées prouvant son efficacité
b) Posologie : 20 à 40mg x 2/j c) Effets secondaires :
• Ototoxicité : surdité, acouphènes
• Hydro-électrolytiques : Déshydratation, Hypovolémie, insuffisance rénale, hypokaliémie, hyponatrémie, hyperuricémie
Supplémentation potassique.
• Cytopénies : Thrombopénie, neutropénie • Réaction allergique : Rash, anaphylaxie d) Contre-indications :
• Grossesse • Allaitement
• Insuffisance rénale ou hépatique sévère • Hypovolémie, hypokaliémie, hyponatrémie • Uropathie obstructive
e) Surveillance :
40
REFERENCES :
Martin W. ten Hove, Deborah I. Friedman, Anil D. Patel, Isabella Irrcher, Michael Wall, Michael P. McDermott, for the NORDIC Idiopathic Intracranial Hypertension Study Group. Safety and Tolerability of Acetazolamide in the IdiopathicIntracranial Hypertension Treatment Trial. J Neuro-Ophthalmol. 2016; 36: 13-19
Michael Wall, Mark J. Kupersmith, Matthew J. Thurtell, Heather E. Moss, Elizabeth Ann Moss, and Peggy Auinger, for the NORDIC Idiopathic Intracranial Hypertension Study Group. The Longitudinal Idiopathic Intracranial Hypertension Trial: Outcomes from Months 6 – 12. Am J Ophthalmol. 2017 April ; 176: 102–107.
Jan Hoffmann, Susan P Mollan, Koen Paemeleire, Christian Lampl, Rigmor H Jensen & Alexandra J Sinclair. European Headache Federation guideline on idiopathic intracranial hypertension. The Journal of Headache and Pain (2018) 19:93
Sivashakthi Kanagalingam, Prem S. Subramanian. Update on Idiopathic Intracranial Hypertension. Curr Treat Options Neurol. 2018; 20:24
C¸ elebisoy N, Go¨kc¸ay F, S¸irin H, Akyu¨rekli O¨. Treatment of idiopathic intracranial hypertension: topiramate vs acetazolamide, an open-label study. Acta NeurolScand 2007: 116: 322–327
William J Scotton et al. Topiramate is more effective thanacetazolamide at lowering intracranial pressure. Cephalalgia 2019, Vol. 39(2) 209–218
Ginger C. Minton, April D. Miller, P. Brandon Bookstaver, and Bryan L. Love. Topiramate: Safety and Efficacy of its Use in the Prevention and Treatment of Migraine. Journal of Central Nervous System Disease 2011:3 155–168
Matthew J. Thurtell, and Michael Wall. Idiopathic Intracranial Hypertension (Pseudotumor Cerebri): Recognition, Treatment, and Ongoing Management. CurrTreat Options Neurol. 2013 February ; 15(1): 1–12.
41
TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE DE LA
DOULEUR NEUROPATHIQUE
PLAN
I.
REGLES GENERALES
II.
MOLECULES
III. PRINCIPAUX EFFETS SECONDAIRES
IV. ALGORITHME DE PRISE EN CHARGE
42
I.
REGLES GENERALES :
• Douleur neuropathique : douleur secondaire à une lésion primaire du
système somato-sensoriel, périphérique ou central.
• Evaluer la douleur neuropathique : questionnaire DN4, sévérité et
retentissement.
• Evaluer le bénéfice, les éventuels effets secondaires et interactions du
médicament, et les comorbidités du patient.
• Titration progressive du médicament, tous les 1 à 7 jours selon la tolérance.
• Arrêt progressif du médicament si inefficacité.
• Proposer des traitements non-pharmacologiques : psychothérapie,
physiothérapie.
Questionnaire DN4
Question 1 : La douleur présente-t-elle les caractéristiques suivantes :
Oui
Non
Brûlure
Sensation de froid douloureux
Décharges électriques
Question 2 : La douleur est-elle associée dans la même région aux
symptômes suivants ?
Oui
Non
Fourmillements
Picotements
Engourdissement
Démangeaisons
Question 3 : La douleur est-elle localisée dans un territoire où l’examen
trouve ?
Oui
Non
Hypoesthésie tactile
Hypoesthésie algique
Question 4 : La douleur est-elle provoquée ou augmentée par ?
Oui
Non
Frottement
Le diagnostic de douleur neuropathique (DN) est porté si le score du
patient est ≥ 4/10 (sensibilité de 83%, spécificité de 90%)
43
II. MOLECULES :
CLASSE MOLECULES
Antidépresseurs tricycliques
• Amitriptyline (Laroxyl* cp 25mg, 50mg ; Gouttes 40mg/ml) • Clomipramine (Anafranil*dragée 25mg, retard 75mg) • Imipramine (Tofranil* cp 25mg)
• Trimipramine (Surmontil* cp 25mg, sol. Buv 4%) • Lofepramine, Nortriptyline (Nortrilen* )
• Dosulépine (Prothiaden* 25 ; 75mg cp), Doxépine (Quitaxon* 10mg cp) Antidépresseurs
IRS • Citalopram (Seropram* 20mg cp • Escitalopram (Cilentra* 10mg ; Esciplex* 10mg, 20mg ; Exidep* 5mg, 10mg, ) 20mg ; Humorex* 10mg, 20mg, gouttes 20mg/ml)
• Fluoxétine (Fluctine* 20mg ; Fluoxet* 20mg ; Fluzoft* 20mg ; Proquiet* 20mg ; Prozac* 20mg, sirop 20mg/ml ; Serdep* 20mg ; Tuneluz* 20mg) • Paroxétine (Deroxat* 20mg ; Divarius* 20mg ; Panekal* 20mg ; Paroxétine
GT* 20mg ; Paroxétine WIN* 20mg ; Paxil CR* 12,5mg ; 25mg ; Tre-zen*
20mg ; Xerium* 20mg, 20mg/ml)
• Sertraline (Deprestat* 50mg, Inidep* 50mg, 100mg ; Lustral* 50mg, 100mg ;
No-dep* 50mg ; Psytral* 50mg ; Sertam* 50mg ; Sertraline GT* 50mg,
100mg ; Zoloft* 50mg) Autres antidépresseurs : IRSNA IRNA … • IRSNA :
o Duloxétine (Cymbalta* 30mg, 60mg ; Dulophi* 20mg, 30mg, 60mg) o Venlafaxine (Effexor* 25mg, 50mg, LP 37,5mg, LP 75mg ; Velaxor LP*
37,5mg, 75mg ; Venlax XR Cooper* 75mg, 150mg) o Mirtazapine (Remeron* cp 30mg)
• IRNA : Reboxétine : Edronax* 4mg cp .
• Antidépresseur anxiolytique : Trazodone (Trazodone Mylan* 50 ; 100mg cp ; non disponibles au Maroc).
Anti-épileptiques (voir chapitre anti-épileptiques)
• Carbamazépine, oxcarbazépine • Gabapentine, prégabaline
• Lacosamide, Lamotrigine, Lévétiracétam, Phénytoine, Valproate, Topiramate Opioïdes • Tramadol (Cetra* 37,5mg/325mg ; Doltram* ; Ixadol* 37,5mg/325mg ;
Myantalgic* ; Nomadol* 50mg ; Sedalgic* 325mg/37,5mg ; Tracet*
37,5mg/325mg ; Tramadol normon* 50mg ; Tramal* 50mg, 100mg, 150mg, 200mg, LP 100mg ; Tramium* 100mg, 150mg, 200mg ; Tremadol* 50mg ;
Triadol* 50mg)
• Buprenorphine (Temgesic* cp 0,2mg ; Sol. Buv. 0,3mg/ml)
• Fentanyl (Abstral* cp 100, 200, 400; Durogésic* patch 25, 50, 75, 100; • Morphine (Moscontin* cp 10mg, 30mg, 60mg, 100mg; Sevredol* cp 10mg,
20mg)
• Co-codamol, Co-dydramol, Dihydrocodeine, Oxycodone, Oxycodone +
naloxone, Tapentadol : .
Autres
traitements
Flécaine (Flécaine* 100mg ; Flécainidesynthemedic* 100mg ; Tambocor* 100mg)
Lidocaine topique (EMLA* 5% crème, Moridil* pommade) Agonistes des récepteurs 5-HT1 (Triptans)