Afin de traiter cette partie du programme, nous avons décomposé ce chapitre en six doubles pages avec à chaque fois une phase de sensibili- sation et une phase d’analyse à partir de supports variés : photographies, données statistiques, jeu de rôle, articles de presse, dessin satirique…
• La première double page clarifie les notions de revenu disponible et de pouvoir d’achat. La phase de sensibilisation passe par un travail sur des photographies représentant différents élé- ments qui composent le revenu disponible. La phase d’analyse formalise le mode de calcul du revenu primaire et disponible et définit la notion de pouvoir d’achat. Le document 4 montre le lien entre l’évolution des prix à la consommation et l’évolution du pouvoir d’achat.
• La deuxième double page aborde l’arbitrage entre consommation et épargne en faisant in- tervenir la notion de taux d’intérêt. La fable re- visitée de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi, sensibilise les élèves aux enjeux de cet arbi- trage entre consommation et épargne. La phase d’analyse précise le lien entre taux d’intérêt et taux d’épargne. Le document 4 est un article de presse qui présente l’effet de la crise actuelle sur l’arbitrage des ménages entre épargne et consommation.
• La troisième double page, en phase avec les indications complémentaires du programme of- ficiel, présente les différentes formes d’épargne.
Le travail de sensibilisation se fait à travers un jeu de correspondance entre des photographies publi- citaires et un texte présentant différents produits d’épargne (livret d’épargne, épargne retraite…).
La phase d’analyse précise la distinction entre épargne financière et non financière. Dans une op- tique plus sociologique, elle aborde aussi à l’aide des documents 3 (tableau statistique) et 4 (article de presse) les inégalités sociales face à l’épargne.
La quatrième double page n’est pas directe- ment en lien avec le programme officiel mais il RAPPEL DU PROGRAMME
thèmes d’exploration et questionnements associés I. ménages et consommation
Comment les revenus et les prix influencent- ils les choix des consommateurs ? (thème obli- gatoire)
notions à découvrir : revenu disponible, consom mation, épargne, pouvoir d’achat.
Indications complémentaires à l’usage des professeurs : Après avoir constaté que le revenu disponible se répartit entre consom- mation et épargne et évoqué les différentes formes d’épargne, on montrera à partir de données chiffrées simples que la consomma- tion des ménages dépend à la fois du niveau de leur revenu et du prix des biens. On mettra en évidence les effets dans le temps de l’évo- lution du pouvoir d’achat sur la structure de la consommation des ménages. On initiera les élèves à interpréter les valeurs significatives que peuvent prendre les élasticités (prix et re- venu) pour quelques types de biens en mettant en évidence l’intérêt de cet outil pour l’éco- nomiste.
◗ But pédagogique et structure du chapitre
Le titre du programme officiel de seconde
« Comment les revenus et les prix influencent- ils les choix des consommateurs ? » invite à ex- pliquer aux élèves les principaux déterminants économiques de la consommation : les prix et les revenus. Les quatre notions centrales à trans- mettre sont le revenu disponible, la consomma- tion, l’épargne et le pouvoir d’achat. Les notions d’élasticité-prix et d’élasticité-revenu mention- nées dans les indications complémentaires se- ront abordées dans la mesure où elles nous sem- blent contribuer à la cohérence de ce chapitre.
Comment les revenus
et les prix influencent-ils les choix des consommateurs?
� MANUEL, PAGES 13-28
ChAPitRE
1
◗ Ouverture de chapitre
� MANUEL, PAGE13
Cette page d’ouverture est structurée autour de deux documents iconographiques et de deux titres d’articles de presse couplés deux à deux.
Le but est de faire réfléchir les élèves sur l’effet du prix sur les choix de consommation.
Le document de gauche fait référence à l’im- portance du phénomène du hard discount dans une période de crise où les consommateurs sont de plus en plus sensibles au prix et au thème du pouvoir d’achat. Le document de droite prend le contre-pied du premier en montrant qu’en pé- riode de crise le secteur du luxe se porte bien.
Le premier exercice qui peut être proposé aux élèves est de décrire les deux images et de faire le lien entre l’image et le titre de l’article de presse. On peut ensuite leur demander pour- quoi ces deux titres de presse sont en apparence contradictoires ? Enfin, on pourra les interroger sur les différentes raisons qui expliquent le suc- cès du hard discount ou la bonne santé du sec- teur du luxe.
1.
Comment mesurer le revenu disponible et le pouvoir d’achat des ménages ?� MANUEL, PAGES 14-15 document 1 (« découvrir »)
1. Le document a représente une fiche de paie.
Le salaire net est le salaire que perçoit le salarié après prélèvement des cotisations sociales sur le salaire brut.
2. Les grandes entreprises du CAC 40 cotées en Bourse ont reversé 54,2 milliards d’euros aux actionnaires sous forme de dividendes.
3. Les impôts représentés sur le document c sont la taxe foncière, la taxe d’habitation et l’im- pôt sur le revenu.
4. Les allocations familiales sont des aides fi- nancières distribuées par la CAF pour venir en aide aux familles ayant au moins deux enfants de moins de 20 ans.
document 2
5. 2 400 + 2 200 = 4 600.
Le montant total mensuel des revenus du travail de ce ménage est de 4 600 euros.
nous a semblé pertinent dans ce chapitre sur la consommation d’expliquer le fonctionnement de cette ressource financière qui suscite souvent la curiosité des élèves : le crédit à la consomma- tion. La phase de sensibilisation est une simula- tion sur Internet d’un crédit à la consommation pour acheter une automobile. Cette phase per- met de clarifier les notions de capital emprunté, de mensualité, d’intérêt et surtout de coût total du crédit. La phase d’analyse aborde, à l’aide d’un dessin satirique et d’un article de presse, le fonctionnement et les dangers potentiels du crédit revolving.
• La cinquième double page montre comment le revenu d’un ménage oriente ses choix de consommation. La phase de sensibilisation passe par un jeu de rôle où l’élève est amené à élaborer différents budgets en fonction de ses ressources. La phase d’analyse étudie, à l’aide d’un tableau statistique (doc. 3), l’évolution au long terme de la structure de la consommation des ménages. Le document 4 présente la notion d’élasticité-revenu à l’aide d’exemples chiffrés tirés d’une étude de l’INSEE.
• La sixième double page étudie l’impact du prix sur les choix de consommation des ménages. La phase de sensibilisation passe par l’étude chif- frée du lien entre quantité de tabac consommée et le prix de ce bien. La phase d’analyse présente la notion d’élasticité-prix et donne des exemples concrets pour les différents types de biens : les biens inélastiques avec l’essence, les biens supé- rieurs avec les produits de luxe et enfin les biens fortement élastiques avec le cas des changes pour bébés.
◗ Liens avec d’autres chapitres Ce chapitre sur les déterminants économiques de la consommation se prolonge dans le chapitre 2 par une analyse plus sociologique du phéno- mène : consommation comme effet de signe, analyse de la mode, etc.
Le chapitre 4 étudie la répartition de la valeur ajoutée en reprenant des notions étudiées dans ce chapitre : revenu du travail, revenu du patri- moine (intérêts, dividendes…).
Enfin, le chapitre 5 reprend la notion d’élastici- té-prix pour comprendre les stratégies tarifaires des entreprises.
Le pouvoir d’achat et le lien entre cette notion et le revenu disponible est abordé dans le document 4 (question 11) : l’évolution du pouvoir d’achat dépend de l’évolution du revenu disponible et de l’évolution des prix à la consommation.
2.
Consommer ou épargner : un choix difficile ?� MANUEL, PAGES 16-17 document 1 (« découvrir »)
1. La cigale avoue avoir consommé tout l’été l’intégralité de ses ressources sans penser à l’hi- ver. D’où la réponse de la fourmi qui lui conseille d’épargner à l’avenir en mettant de côté une par- tie de sa nourriture pour l’hiver.
2. La cigale est décrite comme un animal oisif qui ne pense qu’à consommer ses revenus sans se préoccuper de l’avenir. À l’inverse, la fourmi précautionneuse est jugée plus vertueuse eu égard à son souci d’épargner une partie de ses revenus.
document 2
3. Leïla est la cigale alors que Yasmine est la fourmi.
4. L’épargne est une somme d’argent (le capital) que l’épargnant peut prêter à une banque. Ce ca- pital étant prêté, l’épargnant ne peut en disposer immédiatement pour consommer. De la même ma- nière qu’un propriétaire d’un appartement perçoit un loyer en louant son bien, un épargnant perçoit des intérêts en prêtant son capital à une banque.
5. Plus le taux d’intérêt est élevé, plus l’épargne va être rémunérée. D’où la tendance des mé- nages à privilégier l’épargne à la consommation.
6. À l’inverse, si les taux d’intérêt sont proches de zéro, les ménages auront tendance à privilé- gier la consommation à l’épargne, c’est-à-dire à adopter un comportement plus proche de la ci- gale que de la fourmi.
document 3
7. Le revenu disponible est le revenu restant après avoir ajouté au revenu primaire les presta- tions sociales et soustrait les impôts directs et les cotisations sociales.
8. D’après la revue Alternatives économiques, le taux d’épargne des ménages en 2007 en Espagne était de 3 % du revenu disponible.
6. Les trois exemples de revenus du patrimoine évoqués sont : le loyer, les intérêts et les dividendes.
7. Les revenus mixtes sont les revenus des tra- vailleurs indépendants (artisan boulanger, plom- bier à son compte ou médecin libéral).
8. 2 400 + 2200 + 600 + 5 + 10 + 2 400 = 7 615 Le revenu primaire mensuel de ce ménage est de 7 615 euros.
document 3
9. Revenu disponible = revenus primaires – co- tisations sociales – impôts directs + prestations sociales.
10. Salaire ➞ revenu du travail ; honoraires d’un médecin ➞ revenu mixte ; taxe foncière
➞ impôt direct ; dividendes ➞ revenu du patri- moine ; allocations CAF ➞ prestation sociale ; aide au logement ➞ prestation sociale ; intérêts de livret A ➞ revenu du patrimoine ; cotisation vieillesse ➞ cotisation sociale.
document 4
11. Les deux éléments à prendre en compte pour mesurer l’évolution du pouvoir d’achat d’un mé- nage sur une période donnée sont : l’évolution de son revenu disponible et l’évolution des prix à la consommation.
12. Le pouvoir d’achat, à revenu disponible constant, diminue si les prix à la consommation augmentent.
13. Une entreprise de grande distribution comme E. Leclerc peut « [défendre] votre pouvoir d’achat » en essayant de vendre ses produits moins cher que les autres enseignes en luttant contre la hausse du code barre !).
◗ faire le point
Avant de pouvoir calculer le revenu disponible, il faut connaître la notion de revenu primaire. Le document 2 permet à l’élève de comprendre les différents éléments à prendre en compte pour calculer le revenu primaire : revenus du travail, revenus du patrimoine (intérêts, dividendes, loyers…) et revenus mixtes.
La formule pour calculer le revenu disponible se trouve dans le schéma du document 3. Ce docu- ment permet de préciser les notions de cotisa- tions sociales, d’impôts directs et de prestations sociales.
9. Le taux d’épargne des ménages américains est très faible (0,5 %), ce qui laisse présager que ces derniers sont plutôt « cigales » que « fourmis ».
10. L’écart entre le taux d’épargne des ménages en France et aux États-Unis est de 11,5 points de pourcentage. Ce qui signifie que ce taux est 24 fois plus élevé en France qu’aux États-Unis pour l’année 2007 ! L’enseignant peut profiter de cette réponse pour faire une digression sur la crise des subprimes et le surendettement d’une catégorie des ménages nord-américains.
document 4
11. D’après ce texte, le taux d’épargne des mé- nages en France pour 2009 pourrait atteindre 16,3 %.
12. Les ménages français ont décidé d’épargner davantage en raison de la crise et « pour faire face aux coups durs ».
13. Dans cette période économiquement dif- ficile, la volonté des ménages d’accroître leur épargne entraîne nécessairement une diminution de la consommation : « Dans ce contexte d’in- certitude, 60 % des Français disent “faire plus attention à leurs dépenses”. »
◗ faire le point
Les notions d’épargne et de consommation sont définies dans le « Point Notion » du document 1.
Le taux d’intérêt est une variable déterminante pour comprendre l’arbitrage entre consom- mation et épargne (document 2) : plus le taux d’intérêt est élevé, plus le taux d’épargne, toutes choses égales par ailleurs, sera important. Le taux d’épargne moyen diffère d’un pays à un autre (doc. 3) et dépend aussi étroitement de la conjoncture économique (doc. 4) : en période de récession ou de crise, les ménages ont ten- dance à accroître leur épargne et à diminuer leur consommation « afin de se protéger face à l’ave- nir et de pouvoir faire face au quotidien ».
3.
Quelles sont les différentes formes d’épargne ?� MANUEL, PAGES 18-19 document 1 (« découvrir »)
1. Les deux grandes familles d’épargne sont l’épargne financière et l’épargne non financière.
2. a ➞ livret d’épargne ; b ➞ épargne retraite ; c ➞ action ; d ➞ épargne logement ; e ➞ contrat d’assurance-vie ; f ➞ épargne salariale ; g ➞ in- vestissement immobilier.
3. Livret d’épargne ➞ intérêts ; contrat d’as- surance-vie ➞ rente ; épargne logement ➞ in- térêts ; épargne retraite ➞ rente ou intérêts ; épargne salariale ➞ intéressement ou divi- dendes ; investissement immobilier ➞ loyer.
document 2
4. D’après l’INSEE, le taux d’épargne des mé- nages français en 2008 était de 15 %.
5. La courbe orange et la courbe rose correspon- dent à l’épargne non financière.
6. Si l’on additionne les données des courbes rose, bleue et orange, on obtient la courbe verte.
En effet, l’épargne totale est égale à l’épargne financière et à l’épargne non financière.
7. La composante principale de l’épargne des ménages en 2008 était l’investissement immo- bilier. Celle qui a le plus augmenté entre 1987 et 2002 est l’épargne financière.
document 3
8. D’après l’INSEE en 2007 : 83,2 % des mé- nages possédaient au moins un livret d’épargne.
50,3 % des ménages ayant un cadre comme personne de référence possédaient des actions.
17,3 % des ménages de moins de 30 ans possé- daient un patrimoine immobilier.
9. Le livret d’épargne est un produit d’épargne populaire dans la mesure où plus de 80 % des ménages en possédaient au moins un en 2007. À l’inverse, seul un ménage sur quatre en moyenne possédait des actions à cette même date.
10. Le patrimoine immobilier et dans une moindre mesure l’assurance-vie et l’épargne re- traite sont les produits d’épargne où il existe une inégalité importante des ménages en fonction de l’âge. Concernant la CSP de la personne de référence du ménage, c’est sur les actions et le patrimoine immobilier que l’on observe le plus d’écart entre les cadres et les ouvriers.
11. On imagine qu’un cadre possède des re- venus plus importants qui lui permettent d’ac- quérir plus rapidement qu’un ouvrier un bien immobilier. Par ailleurs, on comprend aisément qu’un ménage constitué de personnes de moins
de 30 ans a moins de chance d’avoir accumulé des richesses suffisantes pour investir dans l’im- mobilier qu’un ménage de personnes de plus de 50 ans.
document 4
12. La composante principale du patrimoine des Français est l’investissement immobilier et plus particulièrement la résidence principale. Ce ré- sultat confirme ce que nous avions étudié dans le document 2 (question 7).
13. La répartition du patrimoine des ménages est très inégalitaire dans la mesure où la moitié de celui-ci est entre les mains de seulement 10 % des ménages. De plus, la moitié des ménages les moins riches ne possède que 10 % du patrimoine total.
14. Un ménage qui a de faibles revenus ne pour- ra bien souvent pas mettre de l’argent de côté une fois payé le loyer, la nourriture et les dé- penses courantes à la fin du mois. À l’inverse, un ménage à fort revenu pourra plus facilement épargner.
◗ faire le point
Le document 1 décrit les deux grandes fa- milles d’épargne : l’épargne financière (livret d’épargne, action, épargne logement, etc.) et l’épargne non financière (investissement im- mobilier ou investissement des entreprises in- dividuelles). Chaque produit d’épargne étant associé à des revenus du patrimoine (intérêts, dividendes, loyers, rentes, etc.).
Par ailleurs, les choix des produits d’épargnes sont étroitement corrélés à l’âge ou à la CSP (doc. 3) : le livret d’épargne est le produit d épargne « populaire » par excellence, alors que les actions ou l’investissement immobilier sont des produits d’épargne relativement peu fré- quents chez les ouvriers et les jeunes ménages.
Le document 4 confirme cette idée en montrant les inégalités sociales face à l’épargne : 10 % des ménages les plus riches se partagent 50 % patri- moine total des ménages.
4.
Le crédit à la consommation : une ressource supplémentaire à utiliser avec précaution ?� MANUEL, PAGES 20-21 document 1 (« découvrir »)
1. Le montant du crédit est de 5 000 € et celui des mensualités sans assurance 98,28 € et avec assurance 101,62 €. Ces mensualités vont s’éta- ler sur 60 mois, soit 5 ans.
2. L’assurance proposée en option peut per- mettre à l’emprunteur de se couvrir contre un certain nombre de risques : décès, perte totale et irréversible d’autonomie, maladie, accident.
3. 5 000 +1 097,29 = 6 097,29 €
L’emprunteur devra rembourser 6 097,29 euros pour ce crédit à la consommation (assurance comprise).
4. Les intérêts représentent environ 20 % du ca- pital emprunté. Le risque de cette ressource fi- nancière est d’inciter les ménages à s’endetter et à payer beaucoup d’intérêts, plutôt que de se constituer une épargne rémunérée.
document 2
5. Les deux grandes familles de crédits sont les crédits à la consommation et les crédits immobiliers.
6. D’après l’Observatoire des crédits aux mé- nages, en 2008, 5,7 millions de ménages avaient un crédit à la consommation en cours (soit 21,3 % de l’ensemble des ménages).
7. La zone verte représente les ménages qui ont à la fois un crédit immobilier et un crédit à la consommation en cours en 2008, soit 3,3 mil- lions de ménages.
8. 5 + 5,7 – 3,3 = 7,4.
Le nombre total de ménages ayant un ou plusieurs crédits en cours en 2008 était de 7,4 millions.
document 3
9. Le crédit revolving peut être un véritable piège pour les familles modestes car ces derniers devront constamment payer des intérêts dans la mesure où le crédit se recharge automatique- ment. La facilité avec laquelle on peut obtenir de l’argent incite de nombreuses familles à s’endet- ter et à devoir ensuite s’acquitter de mensualités de remboursement très élevées.
venus du ménage, perte d’emploi, accumulation de crédits. Le document 4 expose une autre fa- cette du surendettement : le crédit revolving et ses taux d’intérêts souvent prohibitifs.
5.
Comment les ménages consomment- ils en fonction de leur revenu ?� MANUEL, PAGES 22-23 document 1 (« découvrir »)
1. Les dépenses indispensables pourraient être : la nourriture, le loyer, la carte de transport en commun ou la facture d’eau et d’électricité.
Ces dépenses cherchent à satisfaire des besoins vitaux. Remarque : discussion possible sur le caractère vital de l’abonnement téléphone et Internet.
2. Les dépenses les moins nécessaires pourraient être : le cinéma, le week-end à la mer, le restau- rant ou l’écran plat. Ces dépenses sont faculta- tives par rapport à celles liées aux besoins vitaux décrits précédemment.
3. Elsa : loyer + nourriture + facture d’eau et d’électricité + carte de transport en commun + facture de téléphone et Internet + 1 pantalon + 1 paire de chaussures + un restaurant (ou deux entrées au cinéma) = 1 100 €. Elsa ne peut donc pas épargner 100 € par mois.
Anissa : Loyer + nourriture + facture d’eau et d’électricité + carte de transport en commun + facture de téléphone et Internet + 2 pantalons + 1 paire de chaussures + week-end à la mer + lecteur MP3 + 4 sorties au restaurant et 5 en- trées de cinéma = 1 600 €
Manon : loyer + nourriture + facture d’eau et d’électricité + carte de transport en commun + facture de téléphone et Internet + 2 pantalons + 2 paires de chaussures + 2 week-ends à la mer + lecteur MP3 + 5 sorties au restaurant et 8 en- trées au cinéma = 2 000 €
document 2
4. 1 137 + 1 601 = 2 738.
D’après le CREDOC, en 2009, le montant des dépenses contraintes et incontournables pour les 10 % des personnes les plus riches était de 2 738 €.
5. D’après le CREDOC, en 2009, les 10 % des ménages les plus pauvres consacraient 87 % 10. Sylvain a commencé à emprunter pour des
achats exceptionnels puis, petit à petit, il a utilisé le crédit pour une grande partie de ses dépenses courantes. Pour se sortir de cette situation de sur en dettement, il a dû déposer un dossier au- près de la Banque de France.
11. La ministre de l’Économie ne souhaite pas in- terdire cette pratique du crédit car cette suppres- sion pourrait contracter le niveau de consomma- tion des ménages, et à terme pourrait détruire des emplois.
document 4
12. Le personnage sur la chaise rouge repré- sente le banquier et ceux sur les sièges noirs des clients pour un crédit.
13. Plus le taux de cholestérol est élevé, plus cela est dangereux pour la santé. De même, plus le taux d’intérêt d’un crédit est élevé, plus cet em- prunt est dangereux pour l’emprunteur.
14. L’auteur de ce dessin humoristique souhaite nous mettre en garde contre le comportement parfois cupide des banquiers qui gagnent de l’ar- gent sur le compte de clients parfois trop cré- dules : les deux clients expriment de la compas- sion pour le banquier sans réaliser que c’est eux qui vont pâtir de ce taux d’intérêt de 20 %.
15. Il serait très réducteur d’imputer aux établis- sements de crédit la responsabilité du surendette- ment de certains ménages. Ces derniers utilisent parfois cette ressource financière de manière ina- déquate en vivant bien au-dessus de leurs moyens avec des dépenses de consommation qui dépas- sent régulièrement leurs revenus. D’où la néces- sité pour les pouvoirs publics de légiférer pour mieux encadrer la pratique du crédit revolving.
◗ faire le point
La définition du crédit se trouve dans le « Point Notion » lié du document 1. Ce document précise les notions de capital emprunté, de taux d’intérêt et surtout de coût total du crédit. Le document 2 précise qu’à côté du crédit à la consommation, la deuxième grande famille de crédit est le crédit immobilier.
Le document 3 expose un cas concret d’un in- dividu qui se retrouve en situation de suren- dettement. Les causes peuvent être multiples : dépenses de consommation supérieures aux re-
ressource du ménage : plus les ressources sont faibles, plus la part du budget consacrée aux dépenses contraintes et incontournables est im- portante. Inversement, plus les ressources sont importantes, plus la part consacrée aux dépenses facultatives est forte.
6.
Quels sont les effets du prix sur les choix des consommateurs ?� MANUEL, PAGES 24-25 document 1 (« découvrir »)
1. D’après l’INSEE, en 1970, l’indice du prix du tabac était de 100 (indice base 100 en 1970) et la consommation moyenne était de 6,5 grammes par jour et par adulte. En 2009, cet indice était de 220 et la consommation moyenne n’était plus que de 3 grammes par jour et par adulte.
2. De 1960 à 1975, l’indice du prix du tabac a diminué de 120 à 90 environ. De 1975 à 1990, il est resté relativement stable. Et enfin, de 1990 à 2005, il a plus que doublé pour atteindre 220.
3. De 1960 à 1975, la consommation moyenne de tabac a augmenté de 6 à 7 grammes par jour et par adulte. De 1975 à 1990, cette moyenne a légèrement diminué pour atteindre environ 6.
Et, enfin, de 1990 à 2009, celle-ci a fortement baissé dans la mesure où elle a été divisée par 2 environ.
4. Au regard de ce document, il semble exister une corrélation entre ces deux variables.
document 2
5. L’élasticité-prix est généralement négative car la demande d’un bien « quelconque » a tendance à diminuer quand son prix augmente toutes choses égales par ailleurs.
6. Le document 1 montre que l’élasticité-prix du tabac est négative.
7. – 1/10 = – 0,1
L’élasticité-prix du lait est de – 0,1, ce qui montre que ce bien est plutôt inélastique.
document 3
8. D’après ce rapport officiel, l’élasticité-prix à court terme de l’essence est de – 0,08 % et l’élasticité-prix à long terme est de – 3 %.
9. L’élasticité-prix de l’essence est proche de zéro à court terme car, même si son prix augmente, de leur budget aux dépenses contraintes et
incontournables.
6. Plus les personnes sont modestes, plus la part du budget consacrée aux dépenses contraintes et incontournables est forte. Inversement, plus la personne est riche, plus la part du budget consa- crée aux dépenses facultatives est forte.
7. Comme nous l’avons vu dans le document précédent, Elsa, avec un revenu de 1 100 €, doit consacrer toutes ses ressources aux dépenses contraintes et incontournables. À l’inverse, Manon, avec son revenu de 2000 €, peut se per- mettre de consacrer une part plus importante de ses ressources aux dépenses facultatives.
document 3
8. D’après l’INSEE, les ménages consacraient en moyenne, en 1960, 38 % de leur budget aux dépenses alimentaires. En 2007, ils consacraient en moyenne 16 % de leur budget aux dépenses de loisirs, culture et communication.
9. Les postes budgétaires qui ont le plus aug- menté entre 1960 et 2007 sont : les transports, le logement et les loisirs. Ceux qui ont le plus diminué sur cette même période sont l’alimenta- tion et l’habillement.
10. La part du budget alimentation a diminué sur ces cinquante dernières années non parce que les ménages se nourrissent moins, mais parce que leurs revenus ont augmenté beaucoup plus rapi- dement que leurs dépenses d’alimentation.
document 4
11. Un bien normal est un bien dont l’élasticité- revenu est supérieure à 0, alors qu’un bien infé- rieur a une élasticité-revenu inférieure à 0.
12. Les dépenses qualifiées de « luxe » par Engel sont constituées de biens supérieurs.
◗ faire le point
Le document 3 expose les évolutions sur un de- mi-siècle de la structure de consommation des ménages. On constate qu’il y a des postes dont la part dans le budget total diminue (alimenta- tion ou habillement), et d’autres dont la part aug- mente (logement, loisirs, santé, etc.).
Par-delà ces évolutions moyennes, le docu- ment 2 montre que la structure du budget de consommation est intimement liée au niveau de
Le document 4 montre que les biens de luxes se distinguent des autres biens car leur élasti- cité-prix est positive (les quantités demandées augmentent quand le prix augmente). Enfin, le document 5 expose un exemple de bien avec une élasticité-prix est très forte (les changes pour bébé), c’est-à-dire dont les quantités vendues dépendent étroitement de son prix.
◗ exercices
� MANUEL, PAGE 28 VérIfIer ses cOnnaIssances
1. Dans l’ordre : ménages ; épargner ; crédit ; service ; besoin ; consommation ; revenus ; patrimoine ; taux d’intérêt ; immobiliers ; surendettement.
2. a. F ; b. F ; c. F ; d. V ; e. F.
apprOfOndIr ses cOnnaIssances
3. a. D’après l’INSEE, l’évolution annuelle du pouvoir d’achat des ménages en juin 2007 était de +1,6 % (soit une augmentation de 1,6 % du pouvoir d’achat sur un an). En juin 2008, ce chiffre était descendu à – 0,6 % (soit une dimi- nution de 0,6 % du pouvoir d’achat sur un an).
b. D’après le texte, la diminution du pouvoir d’achat entre juin 2007 et juin 2008 est principa- lement imputable à « une véritable flambée des prix, notamment des produits alimentaires et du pétrole ».
c. Le pouvoir d’achat tient compte à la fois des salaires et des prix à la consommation : une aug- mentation des salaires de 2,2 % entre juin 2008 et juin 2009 et une baisse de 0,5 % des prix à la consommation sur cette même période aboutis- sent à une augmentation du pouvoir d’achat de 2,7 % (2,2 + 0,5).
d. Au vu de ce graphique, cette phrase semble justifiée sur la période 1999-2009.
4. a. Le montant du SMIC en janvier 2010 était de 1 056,24 € net mensuel à temps complet.
b. En reprenant la définition du pouvoir d’achat, si les loyers parisiens ont augmenté dix fois plus vite (5 %) que le SMIC (0,5 %), on peut en dé- duire que le pouvoir d’achat d’un travailleur au SMIC locataire à Paris a dû baisser.
c. Encore une fois, en reprenant la définition du pouvoir d’achat, si les prix à la consommation les besoins en transport utilisant cette source
d’énergie sont incompressibles pour le bon fonc- tionnement de l’économie. Individuellement, une personne devra toujours se rendre à son tra- vail en voiture et consommer la même quantité d’essence, même si le prix augmente un peu à court terme.
10. Des exemples de biens dont l’élasticité-prix est proche de zéro : l’électricité, acier, blé…
document 4
11. Ces quatre produits ont pour point commun d’être des produits dits de luxe.
12. Un produit de luxe doit être cher pour être réservé à une élite, le posséder devenant un signe extérieur de richesse. Par ailleurs, le prix élevé est un gage de qualité et de bonne facture du produit.
13. Contrairement aux autres biens, les marques de luxe n’ont pas intérêt à baisser leurs prix car le bien vendu perdrait son caractère luxueux et dis- tinctif. Les clients des produits de luxe se détour- neraient alors de ce bien devenu « banal » que tout le monde pourrait se permettre d’acheter.
14. L’élasticité-prix des biens de luxe est donc souvent positive.
document 5
15. L’élasticité-prix des changes pour bébés est fortement négative.
16. Cette phrase montre pourquoi l’élasticité- prix de ce bien est importante : si le prix baisse, les consommateurs augmentent leur demande, quitte à stocker des changes pour bébés (et inversement).
17. Prenant conscience de la sensibilité accrue des consommateurs par rapport au prix de ce bien, la société Pampers a décidé de s’adapter au marché en proposant un change pour bébés
« low cost ».
◗ faire le point
La notion d’élasticité-prix est définie dans le do- cument 2 avec un exemple chiffré. Le document 3 donne un exemple de bien dont l’élasticité-prix est presque nulle (l’essence), c’est-à-dire dont les quantités vendues ne dépendent quasiment pas de son prix.
OuVrages à cOnsuLter
– Nicolas Herpin et Danièle Verger, Consom
mation et modes de vie en France. Une approche économique et sociologique sur un demisiècle, La Découverte (coll. Grands Repères), 2008.
Les auteurs analysent les évolutions de la consommation et des modes de vie depuis 50 ans en France.
– Raphaël Prunier, Mieux connaître les produits d’épargne, SEFI (coll. ID reflex), 2010.
L’auteur explique avec pédagogie les avan- tages et les inconvénients de différents produits d’épargne.
– Nicolas Pécourt, Un monde sans crédit ?, Eyrolles, 2010.
L’auteur expose les dangers du crédit revolving tout en montrant que le crédit à la consommation reste un outil incontournable au bon fonctionne- ment économique.
dOcumentaIres audIOVIsueLs
– 30 Glorieuses, 20 Rugueuses. 50 ans d’écono
mie racontés par la pub, Scéren (CNDP), 1997.
Ce documentaire, qui peut être emprunté au CDDP ou au CRDP, présente les évolutions des modes de consommation sur un demi-siècle à travers la publicité (livret pédagogique inclus).
– Pouvoir d’achat : révélation sur la flambée des prix, M6 CAPITAL, le 20 janvier 2008.
Ce documentaire visualisable en streaming sur des sites Internet explique, à partir de cas concrets, le mécanisme qui relie le pouvoir d’achat et les prix à la consommation.
– Crédit : enquête sur ces cartes qui promettent de l’argent, CAPITAL, le 17 janvier 2010.
Ce documentaire visualisable en streaming sur des sites Internet présente le fonctionnement et les pièges potentiels du crédit revolving.
n’ont augmenté que de 0,1 % sur toute l’année de 2009, et si le SMIC a été revalorisé de 0,5 %, alors en théorie on peut imaginer que le pouvoir d’achat d’un salarié au SMIC a augmenté de 0,4 % sur cette période.
d. Avec un revenu de 1 056,24 € net mensuel à temps complet, un locataire parisien au SMIC a peu de chance de pouvoir épargner après avoir payé ses dépenses de nourriture, ses factures, etc.
◗ Bibliograhie
sItes Internet
– www.adeic.asso.fr
L’Adéic est une association nationale de consommateurs créée par la Fédération de l’Éducation nationale et agréée par le garde des Sceaux. Ce site pédagogique explique les droits du consommateur.
– www.lafinancepourtous.com
Ce site a pour vocation de contribuer à l’éduca- tion financière des jeunes et des adultes. Il pro- pose entre autres des simulations pour organiser ses budgets de consommation ou de financement de crédit.
– www.60millions-mag.com
60 millions de consommateurs est une associa- tion qui défend les droits des consommateurs.
Ce site propose une multitude de conseils pour éviter certains pièges de la consommation.
Ces trois sites Internet proposent des cas pra- tiques qui pourront être étudiés en classe.
Concernant les crédits et les produits d’épargne, les sites Internet des grandes banques com- merciales proposent des pages Web qui pour- ront faire l’objet d’un cas pratique à étudier en classe : exemple avec un livret jeune de la Caisse d’Épargne.
– Enfin, le site de l’INSEE propose aussi des sta- tistiques sur l’évolution de la consommation et du pouvoir d’achat sur une longue période.