EPFL
Algèbre linéaire 1ère année 2006-2007
Corrigé de la série 26
Correction exercice 1
(Attention ! ! On remarquera que les notations utilisées dans l’énoncé diffèrent de celles utilisées dans le cours. Dans ce corrigé on adoptera les notations du cours c’est à dire que la matrice de l’application linéaire f : E → F par rapport aux bases B de E et C de F sera notée [f]C,B. Ainsi la question de l’exercie 1 devient : déterminer [f]C2,B2)
Soient E un F-espace vectoriel de dimension finie et B, B0 deux bases de E. On note PB0,B la matrice de passage de B à B0 i.e. [Id]B0,B.
On a
PB1,B2 =
0 1 1 1 0 1 1 1 0
et
PC2,C1 =
1 1 1 −1
d’où
[f]C2,B2 =PC2,C1[f]C1,B1PB1,B2 =
−3 1 6
−1 1 −4
.
Correction exercice 2
Considérons la matrice Ci,j dont le terme à la i-ème ligne et j-ème colonne est égal à 1et tous les autres termes de la matrice sont nuls. On a
ACi,j =
a1,i 0 ... 0
an,i
où seule la j-ème colonne est non-nulle. D’où tr(ACi,j) = aj,i. De même on montre que tr(BCi,j) =bj,i. En faisant varier i et j on obtient
∀(i, j)∈ {1, . . . , n} × {1, . . . , n} aj,i =bj,i d’où A=B.
Correction exercice 3
1. La matrice H étant supposée de rang 1, il existe une colonne non-nulle U =
u1
... un
de M at(n,1,F) telle que les colonnes de H soient colinéaires à U. Par conséquent, il existe v1, . . . , vn ∈F tels que
H = (v1U, . . . , vnU) =
u1v1 . . . u1vn ... ... unv1 . . . unvn
=U Vt
1
où V =
v1
... vn
d’où tr(H) =Pn
i=1uivi =VtU.
2. Soit A∈M at(n, n,F). En utilisant le premier point on a HAH = (U Vt)A(U Vt) = U(VtAU)Vt. Comme VtAU ∈M at(1,1,F)'F on a
HAH = (VtAU)U Vt = (VtAU)H.
On a
AH =
(Pn
k=1a1,kuk)v1 . . . (Pn
k=1a1,kuk)v1
... ...
(Pn
k=1an,kuk)vn . . . (Pn
k=1an,kuk)vn
Donc tr(AH) =Pn
j=1vj(Pn
k=1aj,kuk) = VtAU et donc HAH =tr(AH)H.
Correction exercice 4
L’application p étant un projecteur, on sait que Im(p)⊕Ker(p) =E (cf exercice 1 de la Série 11). Soient B1 une base de Im(p) et B2 une base deKer(p), alors B=B1∪ B2 est une base de E et
[p]B =
1
. ..
1 0
. ..
0
où le nombre de 1 sur la diagonale est la dimension de Im(p) c’est à dire le rang de p. On conclut que tr(p) = rg(p).
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