Bulletin des médecins suisses
Bollettino dei medici svizzeri Schweizerische Ärztezeitung
Editorial 815
Les objectifs de la FMH: notre stratégie jusqu’en 2016
FMH 817
Analyse coût-utilité des activités qualité:
un nouvel outil pour plus de clarté
EMH 831
Le nouveau site du BMS est en ligne!
Tribune 849
Analyse en terme d’offre et de demande du marché des médecins en Suisse
«Et encore…» par Eberhard Wolff 858
Mémoire et oubli
22
29. 5. 2013S O M M A I R E
FMH
Editorial
815 Les objectifs de la FMH:
notre stratégie jusqu’en 2016 Jürg Schlup
Lors de sa séance du 25 avril dernier, la Chambre médi- cale a approuvé la nouvelle stratégie de la FMH sur pro- position du Comité central. Jürg Schlup, président de la FMH, présente les principaux objectifs dans son éditorial.
ASQM/DDQ
817 Analyse coût-utilité des activités qualité:
un nouvel outil pour plus de clarté Hélène Beutler, Johannes Brühwiler, Christoph Gehrlach, Martina Hersperger, Rebekka Kurz, Varja Meyer, Adrian Rohrbasser
L’équipe de projet interdisciplinaire de l’Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM) s’est fixé pour ob- jectif d’élaborer un outil d’évaluation des activités qua- lité proche de la pratique. A découvrir dans le présent article.
Prévention
819 Reconnaîtriez-vous une infection au VIH?
Alexandra Calmy, Jan Fehr, Pietro Vernazza, Daniel Oertle
Le nombre de nouvelles infections par le VIH a de nou- veau fortement augmenté l’année dernière. C’est pour- quoi les auteurs du présent article soulignent l’impor- tance d’une détection précoce des maladies sexuelle- ment transmissibles tout en rappelant les symptômes d’une primo-infection par le VIH.
Comité central
820 Séance du Comité central du 18 avril 2013
821 Nouvelles du corps médical
Organisations du corps médical
Instituts de Médecine de Premier Recours 823 Recherche en médecine de famille/
premier recours
Autres groupements et institutions
825 L’ASSM prend part à trois études ASSM scientifiques
Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM)
Les questions relatives à la fin de vie suscitent un intérêt grandissant. L’ASSM participe à trois études sur les déci- sions médicales en fin de vie.
827 Trendszenarien Integrierte Versorgung: fmc mehr Differenzierung
Vorstand des Forum Managed Care (fmc)
Au moyen de scénarios de tendances, le Forum Managed Care (fmc) tente d’évaluer le développement futur des réseaux de soins intégrés suite à leur rejet par le peuple.
830 SAPP: die erste Arbeitsgemeinschaft für SAPP Perinatale Pharmakologie in der Schweiz Irene Hösli, Ursula von Mandach
L’Association suisse de pharmacologie périnatale (SAPP) se compose d’un groupe interdisciplinaire qui recueille des informations sur l’utilisation de médicaments et d’autres substances au cours de la grossesse et de l’allai- tement afin de les mettre à disposition des utilisatrices et utilisateurs sous forme simplifiée.
A propos d’EMH
831 Le nouveau site du BMS est en ligne!
Matthias Scholer
Le nouveau site internet du BMS utilise les nombreuses fonctionnalités d’internet dans le but de favoriser l’échange d’opi- nions entre les lecteurs de ma- nière simple et attrayante. Le ré- dacteur du site internet présente les principales nouveautés.
S O M M A I R E
Rédaction
Dr et lic. phil. Bruno Kesseli (Rédacteur en chef) Dr Werner Bauer Prof. Dr Samia Hurst Dr Jean Martin, p.-d.
lic. oec. Anna Sax, MHA Dr Jürg Schlup (FMH) Prof. Dr Hans Stalder Dr Erhard Taverna
lic. phil. Jacqueline Wettstein (FMH) Rédaction Ethique
Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.
Pr Lazare Benaroyo Dr Rouven Porz Rédaction Histoire médicale Prof. Dr et lic. phil. Iris Ritzmann PD Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction Economie
Secrétariat de rédaction Elisa Jaun
Adresse de la rédaction
EMH Editions médicales suisses SA Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz Case postale, 4010 Bâle
Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected] Internet: www.bullmed.ch Editeur
FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, Case postale 170, 3000 Berne 15
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Internet: www.fmh.ch Production Schwabe AG, Muttenz
Annonces Publicité Dr Karin Würz
Cheffe placement des annonces Tél. 061 467 85 49, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
«Offres et demandes d’emploi/
Immeubles/Divers»
Matteo Domeniconi, personne de contact Tél. 061 467 85 55, fax 061 467 85 56 Courriel: [email protected]
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Abonnements Membres de la FMH
FMH Fédération des médecins suisses Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11, fax 031 359 11 12 Abonnements EMH
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I M P R E S S U M
FMH Services
835 Zahlungseingang pünktlich FMH Factoring Services
836 Assurance ménage et RC privée FMH Insurance Services
837 Emplois et cabinets médicaux
Tribune
A propos du Bulletin des médecins suisses 848 Samia Hurst vient renforcer l’équipe
rédactionnelle du BMS Bruno Kesseli
L’équipe du BMS est heureuse d’accueillir une nouvelle collègue. Samia Hurst, médecin et professeur d’éthique biomédicale à Genève, a été élue au comité de rédaction du BMS par le Conseil d’administration des Editions mé- dicales suisses (EMH).
Point de vue
849 Analyse en termes d’offre et de demande du marché des médecins en Suisse Claudine Mathieu Thiébaud, Riccardo Crivelli
Les lois de l’économie de marché ne sont que difficile- ment applicables au «marché de la santé» dans lequel les médecins fournissent leurs prestations. Les auteurs réfléchissent au fonctionnement de ce marché particu- lier et à la manière d’assurer le difficile équilibre entre le nombre de médecins et leur spécialisation.
852 Spectrum
Horizons
Incontro con …
853 «Il cancro è anche una malattia sociale»
Daniel Lüthi
Il est officiellement à la retraite depuis 6 ans et pourtant il continue à s’engager sans relâche. Franco Cavalli tra- vaille toujours 60 à 70 heures par semaine, mais cette fois «presque gratuitement». Un portrait du Tessinois qui s’est distingué non seulement par son activité en tant que médecin et scientifique, mais aussi par son en- gagement politique et social.
Sous un autre angle 856 Von Lenin zu Timur
Erhard Taverna
Quelques impressions d’un voyage dans l’ex-république soviétique d’Ouzbékistan et de ses villes fascinantes telle Samarcande qu’on croirait issue d’un conte des Mille et Une Nuits.
Et encore…
858 Mémoire et oubli Eberhard Wolff
La démence fait peur car elle conduit à une perte de contrôle et d’autonomie. L’oubli n’a pourtant pas que des aspects terribles.
Anna
E d i t o r i a l
F M H
En politique de santé, la FMH doit se confronter à des dos- siers de plus en plus chauds:
relève insuffisante, gel des ad- missions, initiative des méde- cins de famille, développe- ment des DRG, négociations tarifaires, loi sur le dossier électronique du patient, loi sur les produits thérapeutiques, caisse unique. Pour défendre de manière ciblée et efficace les intérêts de nos membres et le bien-être des patients dans le débat politique de tous les jours, nous devons pouvoir nous reposer sur un point de vue clair qui indique une direction précise. Sur proposition du Comité central, la Chambre médi- cale a approuvé une nouvelle stratégie, dont voici les princi- paux objectifs:
La FMH s’engage pour une couverture médicale de haute qualité, accessible à tous et particulièrement avantageuse pour les patients. Les prises en charge doivent être considé- rées dans leur globalité, en particulier en considérant les tra- jectoires de santé depuis les soins de premier recours aux soins de réadaptation.
La FMH soutient en priorité la promotion de la relève pro- fessionnelle. Nous avons besoin de plus de places de forma- tion pour les étudiants, de modèles de travail compatibles avec une vie de famille (également dans les hôpitaux), et par ailleurs, il faut soutenir les médecins qui souhaitent réinté- grer la profession.
La FMH représente les intérêts de tous ses membres, elle reconnaît la diversité de leurs opinions, tout en accordant beaucoup d’importance à dégager des consensus, l’objectif étant de s’exprimer ouvertement d’une seule voix.
Pour favoriser un rapprochement entre les médecins actifs dans la politique professionnelle, la FMH intensifie sa
Afin d’améliorer le dialogue et la coopération avec les dif- férents acteurs de la santé, notamment avec les organisations de patients, la FMH consolide le lien de confiance entre l’opi- nion publique et le corps médical. En concertation avec les professionnels impliqués, la FMH propose des solutions concrètes pour le système de santé et la prise en charge des patients.
La FMH continue à soutenir les progrès en matière de qualité et à améliorer la sécurité des patients. C’est aux méde- cins de définir ainsi ce qui constitue la qualité en médecine.
La FMH s’engage pour une rémunération adéquate des prestations médicales ainsi que pour un environnement pro- fessionnel conforme aux conditions légales et compatible avec une vie de famille et une vie saine.
La FMH soutient la poursuite du développement de l’eHealth, en l’orientant vers les attentes des médecins. Elle développe aussi la plateforme électronique nécessaire pour la communication et les échanges de données.
La FMH soutient et encourage la médecine de famille, que ce soit pour les enfants ou les adolescents ou pour les soins psychiques.
La FMH s’investit en faveur de conditions-cadres solides et réalistes pour l’exercice de la profession. Elle propose à ses membres des prestations qui facilitent leur activité profes- sionnelle.
Les services du Secrétariat général et les prestations com- merciales ou non sont développés plus avant, plus accessibles et mieux connus de tous les membres.
C’est pour atteindre ces objectifs que nous allons investir nos forces et nous avons besoin de votre soutien pour réussir dans ces démarches.
Dr Jürg Schlup, président de la FMH
Les objectifs 2016 de la FMH:
notre orientation actuelle
Pour la FMH, une prise en charge médicale de haute qualité accessible à tous est une priorité.
La FMH s’investit en faveur de
conditions-cadres stables et réalistes
pour ses membres.
A S Q M / D D Q
F M H
Analyse coût-utilité des activités qualité:
un nouvel outil pour plus de clarté
Les activités en faveur de la qualité font partie intégrante du quotidien des méde- cins. Or, à ce jour, le rapport coût-utilité n’a pas encore été analysé pour la plupart d’entre elles. Avec le soutien d’une équipe de projet interdisciplinaire, l’Académie suisse pour la qualité en médecine s’est donc fixé pour objectif de développer un outil d’évaluation pragmatique et proche de la pratique.
Situation initiale
Les résultats du projet de Monitorage de la qualité en médecine ambulatoire dans l’ensemble de la Suisse, organisé par le département Données, démographie et qualité (DDQ) de la FMH en collaboration avec dix sociétés de discipline médicale, ont montré de manière éclatante le vaste éventail des activités qua- lité existantes (par ex. questionnaires à l’intention des patients, formations continues, cercles de qua- lité, etc.) [1]. La plupart d’entre elles permettent d’optimiser les processus dans la pratique et d’éviter les erreurs. Comme ce type de démarches implique toutefois fréquemment une charge de travail ou fi- nancière supplémentaire pour le médecin, il est d’autant plus important de réfléchir à leur rapport coût-utilité et de procéder à une analyse approfondie dans le contexte professionnel et pratique propre à chaque activité.
Parallèlement aux travaux de monitorage de la qualité, le département DDQ a passé en revue la litté- rature consacrée au rapport coût-utilité des activités qualité et publié un document intitulé «Qu’apporte aux patients et aux médecins la démarche qualité?»
[2]. En résumé, les grandes lignes de cette analyse mettent en relief la complexité du sujet, liée à la diver- sité des facteurs à prendre en compte et à la difficulté de les chiffrer en termes de coûts. Même si relative- ment peu d’études se sont penchées sur la question et mettent en relation ces facteurs, il est tout à fait pos- sible de déterminer les différents aspects de l’utilité et du coût d’une activité qualité et de les classer par ca- tégories. Comme ces facteurs restent difficiles à chif- frer, il faut prendre en compte l’évaluation faite par le médecin de ses activités qualité sur la base de son expérience clinique, pratique et organisationnelle.
Lancement du projet
Ce contexte a incité le département DDQ à créer un groupe de projet (cf. liste des auteurs du présent ar- ticle) en collaboration avec les représentants des so- ciétés de discipline impliquées dans le projet-pilote
de monitorage de la qualité et avec les experts en ges- tion de la qualité du groupe de projet de la HES ber- noise, dans le but de se pencher plus en détail sur le rapport coût-utilité des activités qualité. En 2010, le groupe de projet a lancé le projet-pilote «Evaluation et promotion des activités qualité (EPAQ)», afin de développer et de tester une grille d’évaluation pour analyser le rapport coût-utilité des activités qualité de façon pragmatique et axée sur la pratique. Les dif- férents groupes de réflexion ont pris en compte les estimations des médecins en exercice et la grille d’éva- luation a ainsi pu être continuellement développée pour devenir un véritable outil d’évaluation. Ce pro- cessus s’est déroulé dans un souci constant de créer une méthode qui permette de transformer une éva- luation du rapport coût-efficacité (par définition subjective) en résultats aussi objectifs et universels que possible. Les résultats ainsi obtenus pourraient ensuite servir de base de décision pour ou contre la mise en œuvre d’une activité qualité. Le nom «Analyse coût-utilité des activités qualité (AQA)» s’est concrétisé au cours de la phase de développement.
Analyse coût-utilité des activités qualité:
objectifs et défis
L’analyse coût-utilité (AQA) vise à passer au peigne fin les activités qualité du domaine ambulatoire en utilisant un procédé analytique pratique et structuré (fig. 1). Ainsi, les sociétés de discipline médicale ou les cabinets de groupe disposeront d’informations afin de promouvoir des activités qualité spécifiques, en fonction de leurs besoins.
Les nombreuses discussions menées au sein du groupe de projet et des groupes de réflexion ont montré que développer un tel outil représente un réel défi. Les difficultés portent notamment sur:
– la compréhension et l’application – le degré de simplification approprié
– le manque d’unité dans l’évaluation notamment en raison des expériences antérieures et des diffé- rents lieux de travail des participants
Equipe de projet (ordre alph.):
Hélène Beutler b, Johannes Brühwiler c, Christoph Gehrlach d, Martina Hersperger a, Rebekka Kurz d, Varja Meyer a, Adrian Rohrbasser e
a FMH, Académie suisse pour la qualité en médecine (ASQM) (direction du projet) b Fédération des médecins
psychiatres-psychothéra- peutes de Suisse (FMPP) c Médecins de famille Suisse
(MFE)
d Centre de compétences en gestion de la qualité de la HES Berne
e Société suisse de médecine générale (SSMG)
Correspondance:
FMH, ASQM Département DDQ Elfenstrasse 18 CH-3000 Berne 15 Tél. 031 359 11 11 Fax 031 359 11 12 asqm[at]fmh.ch
A S Q M / D D Q
F M H
– les différences de compréhension et le fait que les analyses finales dépendent toujours de l’activité et des expériences personnelles du praticien Toutefois, il est aussi clairement apparu que l’utilisa- tion d’un tel outil sert non seulement à développer la qualité, mais aide aussi le groupe à se forger une opinion structurée et donc à prendre des décisions, sans que la procédure soit simplement réduite à une évaluation qualitative et quantitative des activités.
Cet outil poursuit deux objectifs: d’un côté la défini- tion du coût et de l’utilité d’une activité qualité et de l’autre la promotion du processus de réflexion en rapport avec une activité qualité; notons toutefois que, selon le groupe, l’un aura un rôle plus impor- tant que l’autre. Le processus d’évaluation développé dans le cadre des travaux du groupe de projet a tou- jours été qualifié d’important, de précieux et de sti- mulant par les médecins pour poursuivre les discus-
s’ensuit a lieu dans le cadre d’une discussion de groupe structurée et avec l’aide d’un modérateur pro- fessionnel familiarisé avec l’outil d’évaluation. Le dé- roulement est précisé dans la figure ci-contre. Dans l’idéal, le groupe est composé de 4 à 8 experts fami- liarisés avec les questions de qualité en général et avec l’activité qualité à évaluer en particulier.
Etat du projet
L’outil d’évaluation «Analyse coût-utilité des activités qualité (AQA)» est actuellement testé dans la pratique par différents groupes professionnels. Au terme de cette phase test, il sera décidé si cet outil sera mis à disposition d’autres groupes de spécialistes intéressés.
Des informations complémentaires ainsi que la notice explicative et les informations destinées aux groupes de spécialistes intéressés peuvent être télé- chargées sur www.asqm.ch (Thèmes → Projets relatifs à la qualité → Analyse coût-utilité des activités qua- Figure 1
Déroulement de l’analyse coût-utilité d’une activité qualité.
Travaux préparatoires
Le groupe de spécialistes (société de discipline médicale, cabinet de groupe, etc.) définit les activités qualité à analyser et les personnes qui participent à l’évaluation.
Atelier commun animé par un modérateur professionnel familiarisé avec l’outil d’évaluation
Etape 1: définitions
Définir ensemble l’activité qualité choisie, établir les conditions-cadres de sa mise en œuvre et déterminer si son utilité se réfère à l’ensemble du collectif de patients ou à un groupe précis (p. ex. les malades chroniques).
Etape 2A: évaluation des critères d’utilité pour le patient
p. ex.: utilité de l’activité qualité pour la satisfaction du patient, sa sécurité et le résultat des traitements, etc.
Etape 2B: évaluation des critères d’utilité pour le médecin
p. ex.: utilité de l’activité qualité pour la satisfaction au travail du médecin, ses compétences professionnelles, etc.
Etape 2C: évaluation des critères d’utilité pour le cabinet médical
p. ex.: utilité de l’activé qualité dans les processus du cabinet, la sécurité au travail des collaborateurs, etc.
Etape 3A: évaluation de la charge de travail pour le médecin
p. ex.: investissement du médecin en termes de temps et de frais de cours, de séminaires et/ou de formation postgraduée, etc.
Etape 3B: évaluation de la charge de travail pour le cabinet médical p. ex. investissement du personnel en termes de temps, frais matériels, etc.
Etape 4A: résumé des évaluations réalisées
Au terme de l‘évaluation de chaque critère de coût et d‘utilité, l’outil d’évaluation détermine les valeurs moyennes.
Etape 4B: résumé des évaluations réalisées
Le groupe complète le rapport chiffré du coût et de l’utilité par une évaluation finale de la qualité.
P r é ve n t i o n
F M H
Reconnaîtriez-vous une infection au VIH?
Comme le montre la dernière statistique de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), le nombre de nouvelles infections au VIH a de nouveau fortement augmenté l’année dernière.
Il est donc d’autant plus important pour nous, médecins, de déceler suffisamment tôt l’existence d’une éventuelle maladie sexuellement transmissi- ble et de proposer un test VIH à nos patientes et patients.
L’infection au VIH se transmet particulièrement facilement durant les trois premiers mois qui suivent la contamination. De nombreuses infections ont en effet lieu durant cette période dite de primo-infec- tion, lorsque la personne concernée n’a pas encore été diagnostiquée. D’où l’importance de détecter à temps une primo-infection. Et vous, reconnaîtriez- vous une infection au VIH? Les symptômes d’une primo-infection sont similaires à ceux d’une infec- tion grippale. C’est pourquoi il faut toujours penser à une primo-infection au VIH en présence de patients souffrant d’une maladie accompagnée de fièvre et ressemblant à une mononucléose. Des symptômes
atypiques comme des maladies cutanées, des troub- les neurologiques ou des résultats sanguins aty- piques pourraient faire penser à une infection au VIH: en présence de tels symptômes, il faut donc sys- tématiquement proposer un test VIH. Attention:
dans certains cas, un test de détection du VIH (anti- corps/antigènes) ne suffit pas et il peut s’avérer né- cessaire d’ordonner une PCR VIH pour diagnostiquer une primo-infection. Tout médecin qui oublie de proposer un test VIH dans ces situations (de même qu’en présence d’une femme enceinte ou d’un don- neur d’organe) enfreint son devoir de diligence.
Avant chaque test VIH, il convient de solliciter l’accord de la patiente ou du patient. Des directives sur le «Provider Initiated Counselling and Testing (PICT)» seront publiées par l’OFSP en été 2013.
En posant le bon diagnostic, nous pouvons, nous médecins, contribuer à empêcher de nouvelles infec- tions au VIH.
C’est pourquoi il ne faut jamais oublier le test VIH!
Alexandra Calmy, Jan Fehr, Pietro Vernazza,
Daniel Oertle
Commission fédérale pour la santé sexuelle (CFSS)
Correspondance:
Dr Daniel Oertle
Délégué de la FMH à la CFSS Dennlerstrasse 25 CH-8047 Zurich
Alexandra Calmy, Jan Fehr, Pietro Vernazza,
Daniel Oertle
Eidg. Kommission für sexuelle Gesundheit (EKSG)
Korrespondenz:
Dr. med. Daniel Oertle Delegierter der FMH in der EKSG Dennlerstrasse 25
CH-8047 Zürich
Erkennen Sie eine HIV-Infektion?
Wie die neueste Statistik des Bundesamtes für Ge- sundheit (BAG) zeigt, ist die Zahl der HIV-Neuinfek- tionen im letzten Jahr wieder deutlich angestiegen:
Umso wichtiger ist es, dass wir Ärztinnen und Ärzte ein Vorliegen einer möglichen sexuell übertra- genen Krankheit frühzeitig erkennen und Patientin- nen und Patienten einen HIV-Test anbieten.
Eine HIV-Infektion ist in den ersten drei Mona- ten nach erfolgter Infektion besonders leicht über- tragbar. Viele Ansteckungen erfolgen in dieser Zeit der Primoinfektion, wenn die betroffene Person noch nicht diagnostiziert ist. Umso wichtiger ist es, eine Primoinfektion zu erkennen. Würden Sie eine HIV-Infektion erkennen? Eine Primoinfektion äussert sich wie ein grippaler Infekt. Deshalb ist bei Patien- ten mit einer fieberhaften Erkrankung, die an eine Mononukleose erinnert, immer an die Möglichkeit einer HIV-Primoinfektion zu denken. Atypische Symptome von Hauterkrankungen, neurologische Erscheinungen oder atypische Blutbefunde könnten
an eine HIV Infektion denken lassen: Immer dann ist ein HIV-Test anzubieten! Achtung: Unter Umstän- den reicht ein HIV-Suchtest (Antikörper/Antigen) nicht aus und es kann nötig sein, eine HIV-PCR zu veranlassen, um eine Primoinfektion zu diagnosti- zieren. Wer in diesen Situationen – ähnlich wie bei Schwangeren oder Organspendern – vergisst, einen HIV-Test anzubieten, verletzt die ärztliche Sorgfalts- pflicht.
Vor jedem HIV-Test ist das Einverständnis der Pa- tientinnen und Patienten einzuholen. Eine entspre- chende überarbeitete Richtlinie zu Provider Initiated Counselling and Testing (PICT) wird im Sommer 2013 vom BAG publiziert werden.
Wir Ärztinnen und Ärzte können durch richtiges Diagnostizieren weitere HIV-Infektionen verhindern helfen.
Darum: Nicht vergessen: HIV-Test!
Z e n t r a l v o r s t a n d
F M H
Nouvelles du Comité central
Séance du Comité central du 18 avril 2013
Swiss eHealth Barometer – Lors de l’enquête «Swiss eHealth Barometer», réalisée cette année pour la quatrième fois, l’échantillon interrogé regroupant médecins, responsables informatiques des hôpitaux et cantons a été élargi aux pharmaciens ainsi qu’à 1011 personnes majeures. Avec un taux de 20 %, la participation des médecins est légèrement inférieure à celle des années précédentes (2012: 24 %) mais elle rend compte d’une dynamique intéressante. En ef- fet, un tiers des médecins installés et agréés in- diquent gérer les dossiers de leurs patients entière- ment sous forme électronique, dont un tiers depuis moins de deux ans. Même si ces chiffres peuvent être biaisés, l’interprétation de cette tendance tend à in- diquer un changement en faveur du dossier électro- nique du patient. Les principaux obstacles qui vont à l’encontre du passage au dossier électronique sont un temps de saisie plus long et une dépendance à l’égard des fournisseurs de logiciels. La position des citoyens face à la cybersanté dépend quant à elle da- vantage de leur rapport à l’informatique que de leur expérience personnelle dans le domaine de la santé:
plus ils sont familiarisés avec les outils informa- tiques, moins leurs réserves face à la cybersanté sont importantes, internet faisant d’ores et déjà partie de leur quotidien pour les questions liées à la santé.
Codex NAKO – Afin de proposer aux médecins un instrument pour d’éventuelles procédures d’écono- micité, NewIndex s’est fixé pour objectif de créer un pool regroupant les données de l’ensemble du terri- toire et de mettre des données agrégées à la disposi- tion du miroir du cabinet. Ce dernier permet aux
médecins de comparer leur situation à celle de collè- gues de la même discipline. Depuis 2004, les don- nées anonymisées, consolidées et agrégées, qui sont analysées et évaluées par NewIndex au Centre de consolidation national (NAKO), sont devenues indis- pensables lors des négociations tarifaires de la FMH et des sociétés cantonales de médecine. NewIndex a désormais complété le codex NAKO qui règle l’utili- sation des données par des réglementations plus strictes et prévoit une clause pénale en cas d’utilisa- tion abusive.
Affiliation collective de cabinets médicaux – En vertu du droit de l’AVS, les employés peuvent être as- surés auprès d’une caisse de compensation profes- sionnelle comme Medisuisse à condition que leur employeur soit membre de l’organisation fondatrice.
Cette condition est remplie lorsque le médecin (ou les médecins, dans le cas d’un cabinet de groupe) est affilié à la FMH à titre indépendant. Cependant, cette condition n’est pas remplie lorsque l’employeur est un cabinet médical enregistré comme personne morale (par ex. SA ou Sàrl), étant donné que les en- treprises ne peuvent actuellement pas devenir membres de la FMH. Il serait dès lors judicieux que les membres de la FMH puissent s’assurer auprès de Medisuisse indépendamment de la forme juridique de leur cabinet. Pour cela, il convient de compléter les Statuts de la FMH par une affiliation collective destinée aux cabinets médicaux (en complément et non en remplacement de l’affiliation individuelle des médecins concernés).
Un registre pour vous trouver:
doctorfmh.
C o m i t é c e n t r a l
F M H
Nouvelles du corps médical
Praxiseröffnung /
Nouveaux cabinets médicaux / Nuovi studi medici
AG
Andrea Janis-Burkhart,
Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, Gehrenhagweg 11, 5420 Ehrendingen BS
Anjeung Kang Bellin,
Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe, Freie Strasse 38, 4001 Basel
GE
Alessandro Caviezel, Spécialiste en urologie,
76A, avenue de la Roseraie, 1205 Genève Linda Belabbas-Hedjal,
Spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, 72, bvd de Saint-Georges, 1205 Genève TG
Urs Streckeisen,
Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, Luxburgstrasse 9, 9322 Egnach
TI
Caterina Podella,
Specialista in neurologia, via Pian Scairolo 34, 6915 Pambio-Noranco
ZH
Claudia Willeke,
Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, Bahnhofplatz 5, 8400 Winterthur
Todesfälle / Décès / Decessi Kurt Hausammann (1953), † 19.11.2012, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 8272 Ermatingen
Matyas Csepelényi (1941), † 4.4.2013, Spécialiste en gynécologie et obstétrique, 2900 Porrentruy
Hugo Grandi (1931), † 13.4.2013, Facharzt für Oto-Rhino-Laryngologie, 8741 Zalaapàti HU
Athos Gallino (1920), † 18.4.2013, Specialista in ginecologia e ostetricia, 6500 Bellinzona
Andreas Billeter (1936), † 30.4.2013,
Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie, 8700 Küsnacht ZH
Jean-Pierre Monod (1954), † 30.4.2013, Médecin praticien et Spécialiste en médecine interne générale, 2108 Couvet
Nicolas Dousse (1963), † 30.4.2013, Spécialiste en médecine interne générale, 1782 Belfaux
Marcel Werder-Degrandi (1936), † 5.5.2013, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 6010 Kriens
Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder ha- ben sich angemeldet:
Linda Abrecht, Fachärztin für Kardiologie FMH, Alexandraweg 33, 3006 Bern
Martin Doser, Facharzt für Anästhesiologie FMH, Klinik Sonnenhof, Buchserstrasse 30, 3006 Bern
Berthold Flamming, Facharzt für Psychiatrie und Psychotherapie FMH, Schänzlistrasse 33, 3000 Bern 25
Helge Horn, Facharzt für Psychiatrie und Psy- chotherapie FMH, Waisenhausplatz 25, 3011 Bern
Karola Tiedtke, Fachärztin für Psychiatrie und Psychotherapie, Helvetiastrasse 5, 3005 Bern Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen in- nerhalb 14 Tagen seit dieser Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio einge- reicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Ein- sprachen.
Ärztegesellschaft des Kantons Luzern
Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt haben sich angemeldet:
Nondini Chaudhuri, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin FMH, ab 1.7.2013: Pilatus- praxis, Hallwilerweg 2, 6003 Luzern
Petra Kolditz, Fachärztin für Kinder- und Ju- gendmedizin, spez. Neuropädiatrie FMH, Chinderarztpraxis, Ruopigenring 37, 6015 Luzern Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu rich- ten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern.
F M H
N o u ve l l e s d u c o r p s m é d i c a l
F M H
Gesellschaft der Ärztinnen und Ärzte des Kantons Solothurn
Zur Aufnahme als ordentliche Mitglieder per 2.5.2013 haben sich angemeldet:
Niklaus F. Friederich, Facharzt für Orthopädi- sche Chirurgie und Traumatologie des Bewe- gungsapparates, Orthoklinik Dornach AG, Spital weg 11, 4143 Dornach
Christian Gauss, Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie des Bewegungs- apparates, Praxis am Kronenplatz, Hauptgasse 67, 4500 Solothurn
Jürgen Geywitz, Praktischer Arzt, Wissbächlistr. 18, 2540 Grenchen
Roland Löw, Facharzt für diagnostische Radio- logie, Rodiag AG, Belchenstr. 18, 4600 Olten Patrick Meyer, Facharzt für Orthopädische Chir- urgie und Traumatologie des Bewegungsappa- rates, Orthoklinik Dornach AG, Spitalweg 11, 4143 Dornach
Jana Valtcheva Peyer, Praktische Ärztin, Ziegel- feldstr. 5, 4600 Olten
Lilian Saemann, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe, Dornacherplatz 15, 4500 Solothurn
Gafur Sherbeti, Facharzt für Psychiatrie und Psy- chotherapie, Baslerstr. 118, 4632 Trimbach Björn Wind, Facharzt für Orthopädische Chir- urgie und Traumatologie des Bewegungsappa- rates, Orthoklinik Dornach AG, Spitalweg 11, 4143 Dornach
Einsprachen gegen diese Aufnahmen sind mit Begründung innert 10 Tagen seit Publikation beim Co-Präsidenten der Gesellschaft der Ärz- tinnen und Ärzte des Kantons Solothurn ein- zureichen.
Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz
Zur Aufnahme in die Ärztegesellschaft des Kantons Schwyz hat sich angemeldet:
Ahmed Khattab, Facharzt für Kardiologie, Jubi- läumsstrasse 73, 3005 Bern. Eröffnung einer kardiologischen Praxis in Pfäffikon SZ ab Januar 2014.
Einsprachen gegen diese Aufnahme richten Sie schriftlich innert 20 Tagen an Dr. med. Hugo Brunner, Dorfstrasse 14, 6417 Sattel.
Unterwaldner Ärztegesellschaft Zur Aufnahme in die Unterwaldner Ärzte- gesellschaft hat sich angemeldet:
Roman Gaudenz, Facharzt Innere Medizin und Infektiologie FMH, Ennetmooserstrasse 19/Kan- tonsspital, 6370 Stans
Einsprachen gegen diese Aufnahme sind mit Begründung innert 20 Tagen an die Präsiden- tin der Unterwaldner Ärztegesellschaft zu richten.
Prise de position des cinq instituts/unités suisses de médecine de famille/
premier recours (MF/MPR)
Recherche en médecine de famille/
premier recours
Partout dans le monde, y compris en Suisse, la méde- cine de famille/premier recours (MF/MPR) repré- sente le plus important groupe de spécialistes et est un pilier central dans le système de soins. Elle prend en charge et assure les soins et le suivi thérapeutique complet pour la majorité des motifs de consultations en soins primaires.
La présence et l’ancrage académique des MF/MPR sont pourtant très variables. Alors qu’il existe une tradition académique ancienne dans les pays scandi- naves, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, l’ancrage acadé- mique de la MF/MPR est encore fragile dans les pays germanophones comme en Suisse. Ce n’est que ces dernières années, sous la pression de la pénurie an- noncée des MF/MPR, que les efforts se sont multipliés pour une académisation de la MF/MPR dans les uni- versités. Les instituts suisses de MF/MPR collaborent étroitement ensemble dans ce sens. L’objectif de ce document est une prise de position commune et fon- damentale par les instituts suisses de MF/MPR réunis pour définir l’importance et le rôle académique de la MF/MPR.
La MF/MPR est caractérisée par un contexte particulier et nécessite des connaissances médicales spécifiques
Chaque spécialité médicale est caractérisée par des connaissances spécifiques. Ces connaissances se dé- veloppent continuellement par la recherche y rela- tive, notamment pour la MF/MPR. On a longtemps ignoré cet état de fait, considérant la MF/MPR comme une branche transversale dans laquelle il suffisait d’appliquer simplement les connaissances spécifiques d’autres spécialités. Pourtant le contexte de la MF/
MPR se définit lui aussi par des caractéristiques pro- pres, qui rendent inadéquate la simple application de l’évidence des études cliniques issues d’autres contextes. Ceci s’applique autant aux processus dia- gnostiques que thérapeutiques. Par exemple, lorsqu’un patient se présente avec un symptôme en MF/MPR, le spectre des diagnostics différentiels est bien plus large qu’en médecine spécialisée et la pro- babilité de l’existence d’une maladie particulière est significativement plus faible. Ceci a des implications sur les valeurs prédictives positives des tests diagnos- tiques et par là même sur une hypothèse diagnos- tique. En ce qui concerne la thérapeutique, les pa-
tients des MF/MPR diffèrent aussi de ceux des études cliniques disponibles, en étant souvent plus âgés et souffrant de polypathologies.
Les instituts de MF/MPR sont les représen- tants académiques pour l’enseignement et la recherche
La création et le développement de connaissances spécifiques et la définition de recommandations de bonnes pratiques de l’art médical pour une spéci- alité donnée, sont aussi des éléments fondamentaux de la profession de MF/MPR. Il en découle le droit légitime de représentation académique par des ins- tituts universitaires propres à la MF/MPR. En Suisse, les instituts de MF/MPR des cinq universités de Bâle, Berne, Genève, Lausanne et Zurich remplissent cette fonction. Ce sont des unités autonomes pour l’enseignement, la recherche et la formation post- graduée et elles agissent de façon indépendante face aux associations cantonales, professionnelles ou poli- tiques. Elles doivent ainsi ne rendre de compte qu’à la science et à l’enseignement. Chaque institut a son propre agenda de recherche et ses propres axes prio- ritaires, dont il assure continuellement le développe- ment. Il existe une étroite collaboration entre les ins- tituts réunis dans le cadre formel de la Swiss Academy for Family Medicine (SAFMed).
La recherche est une composante
fondamentale de la profession de MF/MPR La recherche en MF/MPR n’est possible que par et en collaboration avec les MF/MPR! Participer activement à la recherche spécifique de la discipline devrait être une évidence pour chaque MF/MPR. Si les MF/MPR n’assuraient pas eux-mêmes cette tâche, la MF/MPR ne ferait qu‘hériter d’un savoir théorique dérivé des autres spécialités et de recommandations de bonnes pratiques de la MF/MPR non adaptés à leur propre spécificité. Chaque acte médical de MF/MPR serait évalué selon les critères de connaissances des autres spécialités. Ceci serait inapproprié pour la situation de la MF/MPR qui, comme déjà mentionné, présente son propre contexte, ses données épidémiologiques ainsi que des facteurs médicaux spécifiques. En effet, en MF/MPR, le cadre social et les relations médecin- patient de longue durée sont un atout supplémen- taire. Les exigences méthodologiques, éthiques et Thomas Rosemann a,
Thomas Bischoff b, Mireille Schaufelberger c, Johanna Sommer d, Peter Tschudi e
a Institut für Hausarztmedizin UniversitätsSpital Zürich b Institut universitaire
de Médecine générale, Policlinique médicale universitaire, Lausanne c Leiterin Institut und Lehre,
Berner Institut für Hausarzt- medizin BIHAM
d Responsable de l’UMPR (Unité de Médecine de Premier Recours), Faculté de Médecine, Université de Genève
e Vorsteher Institut für Hausarztmedizin IHAMB, Universität Basel
Correspondance:
Prof. Dr Thomas Rosemann PhD Institut für Hausarztmedizin UniversitätsSpital Zürich Pestalozzistrasse24 CH-9091 Zurich
thomas.rosemann[at]usz.ch
I n s t i t u s d e M é d e c i n e d e P r e m i e r R e c o u r s
O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L
I n s t i t u s d e M é d e c i n e d e P r e m i e r R e c o u r s
O R G A N I S AT I O N S D U CO R P S M E D I C A L
légales de la recherche en MF/MPR ne diffèrent pas de celles de la recherche fondamentale et clinique, rai- son pour laquelle les soutiens financiers des projets de recherche en MF/MPR devraient égaler ceux des autres spécialités.
Ces réflexions sont d’autant plus importantes que la recherche en MF/MPR aura des implications pour le développement futur de modèles efficients pour le système de santé.
Une recherche par les MF/MPR plutôt qu’une recherche sur les MF/MPR
Les connaissances issues des études cliniques rando- misées, à l’origine des recommandations pratiques des autres spécialités médicales ne peuvent pas tou- jours être transférées telles quelles à la MF/MPR mais doivent lui être adaptées. Ce processus d’adaptation
est une partie importante de la recherche en MF/
MPR. Les spécificités du cadre de la MF/MPR, en par- ticulier la faible prévalence, ont aussi des implica- tions pour l’interprétation des résultats d’études. Du point de vue des spécialités médicales, ceci est sou- vent mal intégré et certaines études ignorent ces facteurs contextuels, ce qui peut induire des conclu- sions discréditantes. Lors de ces études, les MF/MPR se trouvent réduits à des objets d’étude, des sortes de cobayes et l’on ne tient pas compte de leur situation particulière ni dans les hypothèses, ni dans la métho- dologie ni dans l’interprétation des résultats. Pour cette raison, les instituts de MF/MPR recommandent aux MF/MPR de ne participer qu’à des études dans lesquelles les instituts de MF/MPR sont impliqués soit dans la conception de l’étude, soit son déroule- ment ou dans l’interprétation des résultats.
Parallèlement au développement du savoir et de l’évidence dans un domaine, des efforts, variables selon la spécialité, sont nécessaires pour les transférer dans la routine médicale.
La recherche translationnelle permet ainsi le trans- fert de la recherche fondamentale vers la recherche clinique, alors que la recherche d’implémentation permet le transfert de la recherche clinique vers la pratique clinique quotidienne. L’implémentation de nouvelles méthodes diagnostiques dans un contexte clinique hospitalier est ainsi beaucoup plus simple que son implémentation en pratique ambulatoire en MF/MPR. Le cadre de la MF/MPR est défini par une structure totalement différente, dans laquelle la plu- part des MF/MPR se voient confrontés à des respon- sabilités d’entrepreneur et à ses exigences écono- miques propres. De nouvelles interventions – même si leur efficacité est démontrée – doivent tenir compte de la réalité économique du cabinet.
La recherche en MF/MPR contribue à un système de santé suisse de qualité tourné vers l’avenir
Au vu des évolutions démographiques, notre système de santé sera confronté à d’importants défis médicaux et économiques. Dans ce contexte il est primordial d’assurer à la population suisse une médecine de qua- lité adaptée aux besoins, en évitant des erreurs ainsi qu’une sur- ou sous-utilisation des ressources.
En fournissant des données valides, la recherche en MF/MPR peut ainsi participer activement au déve- loppement de modèles de soins de qualité innovants en Suisse, intégrant de bons rapports coût-efficacité.
La recherche est une composante fondamentale de la profession de médecin de famille/
premier recours.
La recherche en médecine de famille/premier recours
n’est possible que par et en collaboration avec les méde-
cins de MF/MPR!
Décisions médicales en fin de vie
L’ASSM prend part à trois études scientifiques
La conception de la fin de vie suscite un intérêt tou- jours croissant au sein de l’opinion publique. Le ren- forcement de l’autonomie, grâce aux instruments de prévoyance individuelle [1] introduits par le nouveau droit de protection de l’enfant et de l’adulte, mais éga- lement les différents débats sur le sens et la durabilité des traitements médicaux influencent les attentes des patients et de leurs proches. La réflexion sur le rôle et la responsabilité du corps médical dans l’accompa- gnement des patients en fin de vie fait depuis toujours partie des questions fondamentales relatives à la per- ception de l’activité médicale. Dans plusieurs de ses directives médico-éthiques, l’Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) s’est exprimée sur les dé- cisions difficiles qui se posent en fin de vie et s’est engagée depuis longtemps pour la reconnaissance et l’implémentation des soins palliatifs.
Etude 1:
Attitude du corps médical face à l’assistance au suicide
Dans ses directives sur la prise en charge des patientes et patients en fin de vie [2] et dans sa prise de position
«Problèmes de l’assistance médicale au suicide»[3], l’ASSM s’est exprimée sur la participation des méde- cins à l’assistance au suicide. Les directives n’excluent pas l’assistance au suicide par un médecin, mais la limite aux patients en fin de vie. Cette prise de po- sition a déclenché des débats animés; d’aucuns ont même exigé une adaptation des directives [4]. En no- vembre 2012, le Bulletin des médecins suisses avait organisé une table ronde «Suizidhilfe – (k)eine ärzt- liche Aufgabe?» (Assistance au suicide – est-elle (ou non) une activité médicale?) [5].
Dans le contexte de ces débats, l’ASSM a décidé de mettre au concours une étude, dont le but est d’analyser avec précision l’attitude du corps médical face à l’assistance au suicide. Les résultats de cette étude serviront de base à une discussion qui se dé- roulera au niveau interne dans un premier temps et qui sera ensuite publiée.
En 2011, le Fonds National Suisse a lancé un pro- gramme national de recherche «Fin de vie» (PNR 67) [6]. Son but est de «produire de manière scientifique des connaissances servant à définir des orientations ou des actions dans le domaine de la dernière phase de la vie et de les mettre à la disposition des déci- deuses et décideurs du système de santé, de la poli- tique et des professions qui s’occupent de la prise en
charge des personnes en fin de vie». L’ASSM salue ex- pressément cette initiative et participe activement à deux projets (étude 2 et étude 3).
Etude 2:
Décisions médicales en fin de vie:
fréquence et tendances en Suisse
De nos jours, nombreux sont ceux qui décèdent à un âge avancé et les décisions médicales (renoncement et/ou retrait thérapeutique) influencent ce processus.
En 2001, des données détaillées sur la pratique médi- cale ont été relevées pour la première fois dans le cadre de l’étude «Medical End-of-life Decisions in Six European Countries (EURELD-Studie)» à laquelle a également participé la Suisse alémanique [7]. L’étude actuelle – réalisée cette fois dans toute la Suisse – per- met d’avoir un aperçu de l’évolution de la pratique médicale et, le cas échéant, de savoir si – et en quoi – la Suisse romande et la Suisse italienne se distinguent de la Suisse alémanique. L’ASSM avait déjà participé à la première étude en tant qu’«administratrice» et assumera également ce rôle dans la nouvelle étude.
Les questionnaires remplis par les médecins seront adressés à l’ASSM, puis transmis au centre d’étude après avoir été anonymisés.
Etude 3:
L’incapacité de discernement en fin de vie et son évaluation
L’ASSM soutient un deuxième projet réalisé dans le cadre du PNR 67: l’étude «L’incapacité de discerne- ment en fin de vie et son évaluation». La capacité ou Académie Suisse des Sciences
Médicales (ASSM)
Correspondance:
Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM)
Petersplatz 13 CH-4051 Bâle mail[at]samw.ch
Etude 1:
Etude de l’ASSM sur l’attitude du corps médical face à l’assistance
au suicide
L’étude devra éclaircir les points suivants:
– Attitude des médecins face à l’assistance au suicide, sur le fond et en rapport avec un groupe de patients déterminé.
– Attitude des médecins concernant le rôle juste du corps médical en matière d’assis- tance au suicide.
– Disposition des médecins à participer à un suicide assisté.
– Expériences des médecins en matière de sui- cide médicalement assisté.
A S S M
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
A S S M
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
l’incapacité de discernement a des conséquences im- portantes pour l’implication du patient dans les déci- sions thérapeutiques. Toutefois il n’est pas toujours aisé de transposer des concepts juridiques à des affaires médico-psychologiques et inversement. L’ASSM sous- crit à ce projet, qui permet d’évaluer la capacité de discernement avec des standards fondés et clairement définis. Dans le cadre de cette étude, l’ASSM a parti- cipé à l’élaboration du questionnaire qui sera soumis aux médecins.
Références
1 Mandat pour cause d’inaptitude et directives anticipées.
2 Prise en charge des patientes et patients en fin de vie.
Directives médico-éthiques. www.samw.ch/fr/
Ethique/Fin_de_vie.html
3 Problèmes de l’assistance médicale au suicide – Prise de position de la Commission Centrale d’Ethique.
www.samw.ch/fr/Ethique/Fin_de_vie.html 4 Schafroth M. Suizidhilfe ist Teil der ärztlichen
Aufgaben – die Zeit ist reif für eine Anpassung der SAMW-Richtlinien. Bull Méd Suisses.
2012;93(34):1226–7.
5 Résumé de la table ronde du Bulletin des médecins suisses du 27 novembre 2012 à Bâle. Sax A.
Suizidhilfe – (k)eine ärztliche Aufgabe? Bull Méd Suisses. 2013;94(4):108–11.
6 www.nfp67.ch/F/Pages/home.aspx
7 Van der Heide A, Deliens L, Faisst K, Nilstun T, Norup M, Paci E. End-of-life decision-making in 6 European Countries. Descriptive Study. Lancet. 2003;362:345–50.
Etude 3:
«L’incapacité de discernement en fin de vie et son évaluation»
Prof. Dr Nikola Biller-Andorno, Dr Manuel Trachsel Le but de ce projet est de contribuer à la défini- tion de standards nationaux pour l’évaluation de la capacité de discernement. La dernière phase de la vie d’un être humain s’accompagne souvent d’un état d’incapacité de discernement. Or, en fin de vie, il se présente souvent des situations où des décisions complexes, requérant la capacité de dis- cernement, doivent être prises. Il faut donc que les médecins puissent vérifier si la patiente ou le patient est capable de discernement. S’il apparaît que la personne n’est pas (ou n’est plus) capable de discernement par rapport à une décision par- ticulière, cela a des conséquences sur la marche à suivre, par exemple, sur l’entrée en vigueur de directives anticipées ou la mise en place d’une personne habilitée à représenter le patient. Sur la base de cette enquête auprès de 300 médecins, une étude empirique sur la pratique d’évalua- tion actuelle en Suisse sera réalisée.
Etude 2:
«Décisions médicales en fin de vie:
fréquence et tendances en Suisse»
Prof. Dr Felix Gutzwiller, Dr Matthias Bopp, PD Dr Georg Bosshard, Dr Karin Faisst, Prof. Dr Samia Hurst, Dr Christoph Junker, Dr Margareta Schmid, Ueli Zell- weger MSc
Le projet entend fournir des informations va- lables et actuelles sur la nature et la fréquence des décisions médicales en fin de vie en Suisse.
Ce faisant, des comparaisons sont effectuées entre les régions linguistiques de Suisse, mais aussi avec d’autres pays européens. De plus, la comparaison avec la première étude de ce type réalisée en Suisse, permettra d’obtenir un aperçu de l’évolution dans le temps. 9000 certificats de décès de Suisse alémanique, de Suisse romande et du Tessin, sélectionnés de manière aléatoire, constituent le point de départ de cette étude. A partir du mois d’août 2013, les médecins ayant établi ces certificats de décès seront interrogés:
quels actes médicaux ont été effectués avant le décès du patient et dans quelle intention, com- ment les processus décisionnels se sont-ils dérou- lés, et quelles étaient les personnes impliquées?
Une information spécifique à l’intention des médecins paraîtra dans le Bulletin des médecins suisses n° 33 du 14 août 2013 ainsi que dans Pri- maryCare et la Revue médicale suisse dès le dé- but de l’enquête.
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Trendszenarien Integrierte Versorgung:
mehr Differenzierung
Drei Viertel der Stimmenden lehnten am 17. Juni 2012 die Managed-Care-Vorlage ab. Klar ist heute, dass das Abstimmungsverdikt gegen das Gesetz und nicht gegen die Integrierte Versorgung gerichtet war. In welche Richtung die Entwicklungen ge- hen könnten, skizziert das fmc in seinen Trendszenarien Integrierte Versorgung Schweiz.
Das Resultat war klar: Drei Viertel der Stimmenden lehnten am 17. Juni 2012 die Managed-Care-Vorlage ab. Für das Forum Managed Care (fmc) war aber ebenso klar: Die Entwicklung der Integrierten Ver- sorgung geht weiter. Dies unterstreichen die neusten Zahlen: Per Stichtag 1. Januar 2013 lassen sich rund
1,7 Millionen Versicherte in einem der 75 Ärzte- und Praxisnetze betreuen. Das sind 25 Prozent mehr als ein Jahr zuvor und fast eine Verdoppelung gegen- über 2010.
In welche Richtung wird sich die Versorgung künftig entwickeln? Für diese Frage erarbeitete das fmc in einem mehrstufigen Prozess Trendszenarien Integrierte Versorgung Schweiz mit einem Zeithori- zont bis 2020. Wichtige Erkenntnis dabei: Die Ge- sundheitsversorgung im Allgemeinen und die Inte- grierte Versorgung im Speziellen werden sich künf- tig differenzierter und je nach Umfeld unterschiedlich entwickeln. Drei Referenzszenarien skizzieren diese Entwicklungen (Tab. 1, nächste Seite).
Trendszenario «Land»
Wichtigstes Versorgungselement ist das regionale Gesundheitsnetz, das von einer Gruppe engagierter Haus- und Spezialärzte initiiert, zusammen mit dem regionalen Spitalzentrum aufgebaut wurde und das die Versorgung in der gesamten Region koordi- niert.
Das regionale Gesundheitsnetz umfasst u. a. Ge- sundheitszentren mit grundversorgenden und spe- zialisierten Ärzten, Ambulatorien, Radiologie, Diabe-
tesberatung und Physiotherapie. Einzelne Gesund- heitszentren stellen bestimmte Leistungen für die gesamte Region zur Verfügung, beispielsweise eine ambulante Psychiatrie und ein kleines chirurgisches Angebot. Der ausgeprägten Dezentralität der zu ver- sorgenden Bevölkerung trägt das Gesundheitsnetz mit
mobilen Grundversorger-Equipen (Flying Doctors) so- wie engeingebundenen Spitex-Diensten Rechnung.
Betreuungsprogramme für chronisch Kranke und tele- medizinische Angebote sind auf die Bedürfnisse der ländlichen Region abgestimmt.
Das regionale Gesundheitsnetz ist eigenständig organisiert. Wichtigste Träger sind die Gemeinden der Region bzw. deren Zweckverband sowie Private (z. B. Leistungserbringer/-organisationen). Der Aufbau wurde primär durch Eigenmittel finanziert, unter- stützt durch Förderbeiträge von Gemeinden, Kanton, Krankenversicherern und weiteren Partnern. Die lau- fende Tätigkeit des Gesundheitsnetzes wird weitge- hend durch Leistungsvergütungen gedeckt. Wo not- wendig, beteiligen sich der Zweckverband und der Kanton an gemeinschaftlichen Leistungen, z. B. für Notfall- oder Pikettorganisation.
Trendszenario «Urbane Region»
Wesentliches Charakteristikum ist ein regionaler Ko- operationsverbund mit einem Nebeneinander von unterschiedlichen Leistungserbringer-Konglomera- ten. Die Leistungserbringer-Konglomerate stimmen sich durch meist bilaterale Kooperationsvereinbarun- gen ab, beispielsweise Ärztenetze mit allgemeininter- nistischen und spezialisierten Gruppenpraxen, grös- Vorstand des Forum
Managed Care (fmc)
Korrespondenz:
PD Dr. Peter Berchtold Freiburgstrasse 41 CH-3010 Bern peter.berchtold[at]
college-m.ch
Die Gesundheitsversorgung wird sich künftig differenzierter und je nach Umfeld unterschiedlich entwickeln.
f m c
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
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AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
sere Ärztezentren mit Röntgen- und Labor-Einrich- tungen oder ein Psychiatrienetz mit den ambulanten und stationären Einrichtungen der Region.
Das kantonale Spital umfasst drei teilautonome Standorte mit unterschiedlichen Schwerpunkten und gemeinsamen, standortübergreifenden Bereichen.
Ausserdem betreibt das Spital ein Ärztezentrum und zwei Gemeinschaftspraxen, deren Ärzte und Personal flexibel im Spital oder im Ärztezentrum eingesetzt werden.
Die enge Zusammenarbeit von Grundversorgern, Spezialisten, ambulanten und stationären Leistungs- bereichen sowie die gemeinsame, mehrheitlich elek- tronische Patientendokumentation ermöglicht eine Vielfalt an Chronic-Care-Betreuungsmodellen. In die- sen Modellen ist differenziert vereinbart, wer den Pa- tienten steuert: In vielen Fällen ist es der Grundver- sorger, bei komplexen chronischen Situationen auch spezialisierte Leistungserbringer, und für pflegerisch Betreute stehen spital- oder netzbasierte Patienten-
Trendszenario «Gross-Stadt»
Die Gesundheits- und Patientenversorgung zeichnet sich durch ein vielfältiges Nebeneinander von inte- grierten ambulanten und stationären Organisatio- nen aus, welche sich auch aufgrund der hohen Leis- tungserbringer-Dichte konkurrenzieren. Mehrere und unterschiedlich positionierte Versorgungsnetze (Hausarztnetze, Netze für bestimmte Patientengrup- pen wie z. B. ein Onkologienetz usw.) bieten ihre Leistungen alleine oder in Kooperation mit anderen Organisatio nen wie Spitälern, Spitex, Pflegeheimen, Apotheken, Reha- und Physio-Einrichtungen an.
Oder grosse Gesundheitszentren, die von einem Spi- tal oder Ärztenetz realisiert wurden, betreiben Not- fallpraxen mit 365 x 24-Stunden-Zugang, Kompe- tenzzentren für bestimmte Patientengruppen (z. B.
psychiatrische Walk-in-Ambulatorien, Geriatrie- und Chronic-Care-Zen tren) sowie Spitex-Dienste mit ei- ner kleinen Bettenstation für die kurze Übergangsbe- treuung älterer Patienten. Das Universitätsspital ist in verschiedene dieser Vernetzungen eingebunden und betreibt zudem ein eigenes Patienten-Hotel und intermediäres Pflegeheim.
Die verschiedenen Organisationen stehen in einem innovationsförderlichen Wettbewerb, der ein wichtiges Steuerungselement darstellt. Zwischen inte- grierten Leistungserbringerorganisationen und Kran- kenversicherern werden unterschiedliche Formen der Leistungsvergütung vereinbart, welche die ange- schlossenen Leistungserbringer in eine gemeinsame Budgetmitverantwortung einbinden und neue Ele- mente (z. B. Pay-for-Performance) enthalten können.
Handlungsoptionen und Anreize
Welche Initiativen und Anreize würden diese Ent- wicklungen fördern? Dazu formulierte das fmc Hand- lungsoptionen und Anreize, die vor allem die verti- kale, sektorenübergreifende Integration fördern und sich vielerorts umsetzen lassen:
Leistungserbringerorganisationen ...
... bauen sektorenübergreifende Kooperationen mit anderen Leistungserbringern auf und realisieren Gesundheitszentren mit attraktiven Arbeitsplät- zen für Fachpersonen;
... entwickeln – allenfalls mit telemedizinischen Anbietern – Betreuungsprogramme für chronisch Kranke (mit Diabetes, COPD und Herzinsuffi- zienz);
... profilieren sich v. a. in urbanen und städtischen Re- gionen durch Differenzierung ihrer Angebote, z. B.
Tabelle 1
Drei Referenzszenarien für künftige Entwicklungen der Versorgung.
Trendszenario
«Land» Trendszenario
«Urbane Region» Trendszenario
«Gross-Stadt»
Regionale
Merkmale Ländliche bzw. bergige Region mit niedriger und saisonal schwan
kender Bevölkerungs
dichte Beispiele: Unter
engadin, Simmental – Saanenland
Eher städtisch geprägte, wirtschaftlich wichtige Region (Agglomeration, Einzugsgebiet
>150 000 Versicherte) Beispiele: Aarau – Baden, Grossraum Luzern
Grossstädtische Agglomeration mit Einzugsgebiet von
>300 000 Versicherten
Beispiele: Basel, Bern, Genf – Lausanne, Zürich
Merkmale
der Versorgung Sicherstellen der Versorgung durch eine Organisation der Integrierten Versor
gung, der fast alle Leistungsanbieter angehören Kein oder kaum Wettbewerb zwischen Leistungsanbietern Verträge zwischen einer Organisation der Integrierten Versor
gung und mehreren Versicherern
Optimieren der Versorgung durch einige Organisationen der Integrierten Versorgung
Wenig Konkurrenz zwischen Leistungsan
bietern
Verträge zwischen einer bis mehreren Organisationen der Integrierten Versor
gung und mehreren Versicherern
Optimieren der Versorgung durch viele Organisationen der Integrierten Versor
gung mit unterschied
lichen, sich konkurren
zierenden Angeboten Wettbewerb kann primäres Steuerungs
instrument sein Verträge zwischen mehreren Organisatio
nen der Integrierten Versorgung und mehreren Versicherern
f m c
AU T R E S G R O U P E M E N T S E T I N S T I T U T I O N S
... beteiligen Unternehmen aus anderen Branchen (z. B. Detailhandel, Hotellerie) am Aufbau von Ver- sorgungsnetzen;
... entwickeln erste Anwendungen für künftige elek- tronische Patientendossiers.
Krankenversicherer ...
... schliessen mit Leistungserbringerorganisationen Verträge ab, welche die sektorenübergreifende Ver- netzung fördern;
... können v. a. in ländlichen Regionen und bei Be- darf den Aufbau regionaler Versorgungsnetze mit Anschubfinanzierungen unterstützen und die Standortattraktivität in sehr abgelegenen/alpi- nen Regionen mit differenzierten Taxpunktwer- ten fördern;
... entwickeln neue Vergütungsmodelle (z. B. Mixed/
Bundled Payment, Pay for Performance) und wen- den sie in Pilotprojekten an;
... unterstützen Angebote zur Förderung von Ge- sundheits- und Patientenkompetenz der Ver- sicherten und Patienten.
Die Öffentliche Hand
bzw. Kantone und Gemeinden ...
... unterstützen bei Bedarf den Aufbau regionaler Versorgungsnetze mit vergünstigten Darlehen und Projektfinanzierungen;
... knüpfen Unterstützungsbeiträge an Bedingungen, welche z. B. Zusammenarbeit, Weiterbildung, oder Forschung in der Region begünstigen;
... fördern den Erfahrungsaustausch und den Wis- senstransfer zwischen Organisationen der Inte- grierten Versorgung;
... stellen v. a. in ländlichen Regionen als Anreiz für neue Leistungserbringer Räumlichkeiten zur Ver- fügung oder (vor-)finanzieren die IT-Infrastruktur.
Die Trendszenarien Integrierte Versorgung verstehen sich als Inspirations- und Diskussionsquelle und als
«work in progress». Es sind alle eingeladen, Stellung zu nehmen: die Vollversion der Trendszenarien und ein Link für Feedback sind auf www.fmc.ch zu finden.
fmc-Symposium 2013 am 27. Juni im Hallenstadion Zürich
Die Trendszenarien Integrierte Versorgung Schweiz sind auch Thema am diesjährigen Sym- posium des fmc, das sich der «Kultur des Gemein- samen» widmet. Die zentrale Frage lautet dabei:
Wie können die vielschichtigen Bedürfnisse und verschiedenen Wertesysteme der involvierten Ak- teure auf ein gemeinsames Ziel formiert werden:
die bestmögliche Versorgung eines Patienten, einer Patientin? Das laufend aktualisierte Pro- gramm mit der Möglichkeit zur Anmeldung fin- den Sie unter www.fmc.ch/symposium.
Das Symposium ist vom SIWF als Fortbildungs- veranstaltung anerkannt. Für die Teilnahme wer- den 5 Credits angerechnet.