HAL Id: jpa-00234153
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Diffusion des rayons X dans l’aluminium par les ondes
d’agitation thermique
Ph. Olmer
To cite this version:
Mme A. Daudin et M.
Guy
Carmouze ont contribué à mener lesexpériences
à bien en collaborant audépouillement
des résultats et à la constructiondes
appareils.
Manuscrit reçu le 21 1 octobre 1948.
WBLIOGRAPHIE. [I] AUGER et DAUDIN, J. Phys. Radium, 1945, 6, p. 841.
[2] DAUDIN, Ibid., 1947, 8, p. 301.
[3] DAUDIN et LOVERDO, Ibid., 1947, 8, p. 233.
[4] LOVERDO et DAUDIN, Ibid., 1948, 9, p. 134.
[5] COCCONI, LOVERDO et TONGIORGI, Phys. Rev., 1946, 70, p. 841.
[6] BROADBENT et JANOSSY, Proc. Roy. Soc., A, 1947, 191, p. 517 et 1948, 192, p. 364.
[7] TREAT et GREISEN, Phys. Rev., 1948, 74, p. 414. [8] ROSSI. Communication privée.
[9] MURA, SALVINI et TAGLIAFERRI, Nuovo Cimento, 1947,
4, p. 102.
[10] COCCONI, FESTA, Ibid., 1946, 3, p. 297.
[11] MAZE, FRÉON et AUGER, Phys. Rev., U. S. A., 1948, 73, p. 418.
[12] COCCONI, Nuovo Cimento, 1947, 4, p. 227.
[13] COCCONI, Phys. Rev., U. S. A., 1947, 72, p. 964. [14] COCCONI, Ibid., 1947, 72, p. 390.
[15] HEISENBERG, Die Kosmische Strahlung, Berlin, 1943.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. SÉRIE VIII, TOME X, MARS 1949.
DIFFUSION DES RAYONS X DANS L’ALUMINIUM PAR LES ONDES D’AGITATION
THERMIQUE
Par PH. OLMER.
Assistant à la Faculté des Sciences de Paris.
Sommaire. - L’étude de la diffusion des rayons X en dehors des directions de réflexion sélectives de
Bragg, diffusion en partie causée par l’agitation thermique est, à l’heure actuelle, le seul phénomène
permettant d’obtenir directement la vitesse et, partant, la fréquence des ondes élastiques
longitu-dinales et transversales se propageant dans le cristal et ce, depuis les longueurs d’ondes infinies
jusqu’aux longueurs d’ondes limites définies par les dimensions de la maille.
On montre qu’il est cependant nécessaire d’évaluer avec soin différents termes correctifs dus au
faible pouvoir séparateur de la chambre d’ionisation, à la diffusion par effet Compton et aux processus
d’échanges multiples photons-quantum élastique.
L’étude porte sur des monocristaux d’aluminium et les dispersions n’ont été calculées que suivant
les axes quaternaires. Pour les grandes longueurs d’ondes, on retombe approximativement sur les valeurs classiques déduites des mesures mécaniques. Mais alors que dans le cas des ondes
transver-sales, la dispersion des fréquences avec le vecteur d’onde est quasi sinusoïdale, elle s’en écarte fran-chement dans le cas des ondes longitudinales. L’allure de ces courbes permet de déduire certaines
caractéristiques des interactions entre atomes à l’intérieur du cristal et de retrouver notamment une
valeur de la chaleur spécifique en bon accord avec la valeur expérimentale.
Lorsqu’un
faisceau de rayons Xmonochromatique
tombe sur up
monocristal,
il seproduit,
en dehorsdes réflexions sélectives de
Bragg,
unediff usion,
généralement
faible,
dont la cause estmultiple;
une
partie
revient à l’effetCompton,
une autre auximperfections
duréseau,
une troisième enfin, àl’agi-tation
thermique.
C’est cette dernière
qui
faitl’objet
de notre étudedont nous allons résumer ici les
principaux
résul-tats (1)..
, zAppareillage.
--- Les cristaux utilisés sont desmonocristaux
d’aluminium,
extra pur, à99,998
%.
(1) Pour plus de détails, voir P. OLMER, Interactions
photons-phonons et diffusion des rayons X dans l’aluminium. Bull.
Soc, franç. Minéralogie, 1948, ’11, p. 145-258.
Ils sont
exempts
de tensions, comme le montre la finesse des tachesqu’ils
donnent auxdiagrammes
de cristal tournant ou de Laue. Onnégligera
donc,
dans tout cequi
suit,
la diffusion causée par lesimperfections
du réseau ou laprésence
d’impuretés.
Leur orientation est déterminée par des
diagrammes
à la chambre deWeissenberg;
enfin,
leur surfaceplane,
surlaquelle
les mesuress’effectuent,
estdebarrassée de la
légère
couche d’alumine formée au cours du traitementthermique
par unpolissage
électrolytique.
L’appareil
est unspectromètre
deBragg
classique,
à chambre d’ionisation. La radiation utilisée est laradiation
Ka du
molybdène,
delongueur
d’ondemoyenne 0,710
À,
obtenue par un monochromateurà cristal courbé. A la différence des mesures effec-tuées par voie
photographique,
les mesures à lachambre d’ionisation
permettent
de comparerdirec-tement l’intensité d’un faisceau diffusé dans une
certaine direction et dans un
angle
solide déterminéà l’intensité du faisceau incident. Ce
rapport
peut,
dans certains cas, s’abaisser à 0--5. Les mesures se
font par une méthode de
zéro,
encompensant
lescharges apportées
par l’ionisation par descharges
créées par influence.L’appareil
de mesure est unélectromètre de Lindemann, à
quadrants,
monté enhétérostatique symétrique
et dont on observe ladéviation de
l’équipage
au moyen d’unmicroscope.
Compte
tenu des causesperturbatrices,
dérive desaccumulateurs,
ionisation créée par lerayonnement
cosmique,
onpeut,
par ceprocédé,
évaluer des courants d’ionisation de l’ordre de I o-16 Acorres-pondant
à l’arrivée d’unphoton
hv Mo Ka
dans lachambre,
toutes les secondes.z
Dans les cas les
plus
défavorables,
lerapport
id
J0
de l’intensité du faisceau diffusé à l’intensité totale du faisceau incident se mesure à 8 pour 100.
Évaluation
dupouvoir
diffusantglobal
moyen
Pb"2,
--~Supposons
tout d’abord le faisceau incidentparallèle,
et soit E sonénergie
corres-pondant,
dans la chambred’ionisation,
à un courantd’intensité
Jo.
Dans le cas d’une
photométrie,
soit al’angle
derencontre des rayons incidents avec le
plan
del’éprouvette
monocristalline et soit bl’angle
moyen dedépart
des rayons diffusés entrant dans lachambre
(fiv. 1).
_L’angle
de diffusion est 2 q = a ~- b.Si s est la section droite du faisceau, le volume irradié à la
profondeur z
etd’épaisseur
dz estet si n
représente
le nombre d’électrons par centi-mètre cube desubstance,
le nombre dn d’électronscompris
dans ce volume sera n dv.L’énergie
irradiant de volume à la cote z est E’.Soit de’
l’énergie
diffusée dans la direction dedépart
et dansl’angle
solide dc~.Cette
énergie
estproportionnelle
au nombred’électrons dn, à
l’angle
solide dw et au fluxd’énergie
E’incident
2013’
Onpeut
donc écrires
p
représente
la fractiond’énergie
diffusée par unélectron du volume do. Nous
rapporterons
cettefraction diffusée à celle
qui
le serait par un électronlibre de Thomson diffusant dans les mêmes
condi-tions
géométriques,
zu.’
Fig. 1.
On définit ainsi un
pouvoir di f f usant global
moyen,
P gm
= p,
global,
car il serapporte
aussi’l’
bien à l’effet
Compton qu’à
la diffusion parl’agi-tation
thermique,
moyen, car les faisceaux incidentset diffusés ne sont pas
parallèles
etqu’aux
diffé-rents
couples
incident-diffuséqui
contribuent à unemême
photométrie correspondent
despouvoirs
diffusants différents.Nos
éprouvettes
sont suffisammentépaisses
et lesangles a
et b ne descendentjamais
au-dessous de certaines limites pour que laproportion
du rayon-nement incidentqui puisse
sortir du cristal par uneautre face que la face d’entrée
ne"dépasse
pasi/iooo.
Cecipermet,
dans lecalcul,
de sommer sur zpris
de zéro à l’infini. Dans ces
conditions,
si ,u~ repré-sente le coefficientd’absorption
par électron de la substance et si l’on admet que, dans la chambre d’ionisation les courantsenregistrés
sontpropor-tionnels aux
énergies
des faisceauxqui
leur ontdonné
naissance,
on trouve facilementexpression
danslaquelle
d~ est défini parl’angle
solide
qui
soutend la fente d’entrée de la chambre d’ionisation. Apartir
des mesures durapport ),
°
Jo
on
peut
donc calculerPgm.
Représentation
des résultats dans le réseauréciproque.
-réciproque.
Rappelons
qu’un
tel réseau estcarac-térisé par les trois translations fondamentales
Ai,
A2,
A3
(2)
déduites des translations de la maille du réseau véritable al, a2, a3 par les relationsLes noeuds du réseau
réciproque
de notation hklcorrespondent
à la famille deplans
réticulaires(hkl)
du réseau
primitif,
d’intervalle réticulaire dàki et ladistance de ce noeuds Mh~l à
l’origine
I du réseauréciproque
estPour
l’aluminium,
cristallisant dans le sys-tèmecubique à
facescentrées,
avec a =4,o4
Á,
le réseau
réciproque
estcubique
centré,
avecA =
49,38. ic~crn-~.
Rappelons
encore que l’onappelle première
zonede Brillouin autour d’un noeuds hkl du réseau
réci-proque, le
solide,
centré sur cenoeuds,
de volumeégal
à la maille du réseauréciproque
et limité parles
plans
médiateurs des droitesjoignant
le noeudsconsidéré à ses
plus proches
voisins. Dans le cas del’aluminium,
lapremière
zone est un cuboctaèdre~f 9~ 2).
Fig. 2.
Portons,
dansl’espace réciproque
un vecteurSI,
parallèle
à la direction du faisceau incident, delon-gueur h
(- ? longueur
d’onde de la radiationutilisée)
,
,
et
ayant sofi
extrémité enl,
origine
du réseauréci-proque. Portons de même un vecteur
SX,
d’ori-gine
S,
delongueur,
etayant
la direction du’
-faisceau diffusé
( fig. 3).
On retrouve enS I,
SXl’angle
de diffusion 2 p et le module du vecteur
IX,
diffé-rence des deuxpremiers,
etappelé
le Uecteur dedi f f usion,
est1 --- 1 ... ;.-"
(2) Pour nous conformer à l’usage, nous représenterons les vecteurs par des lettres en caractères gras.
Le
point
X estappelé
pôle
dedi f f usion.
On sait que, dans ces
conditions,
chaque
fois quele
pôle
de diffusion côïncide avec un des noeuds duréseau
réciproque
Mlkl,
on a réflexion sélective deBragg,
sur la famille deplans
réticulaires de nota-tion hkl.-
Fig. 3.
Nos mesures ont
spécialement porté
sur desposi-tions du
pôle
de diffusion sedéplaçant
sur un axequaternaire
du réseauréciproque,
notamment surl’axe
(002~,
entre les noeud 002 et 006 et sur l’axejoignant
les noeuds004,
024 et 024.Fjg. 4.
Néanmoins,
des mesures effectuées en de nombreuxpoints
ontpermis
de dessiner dansl’espace
réci-proque des
surfaces d’isodiflusion,
surfaces sursection de ces surfaces d’isodiffusion autour du
noeud
004,
par leplan
(100)
du réseauréciproque
La limite de lapremière
zone seprésente
commeun
octogone.
On notera l’allure en « ailes depapillon »,
ainsi que l’existence de
pics
dupouvoir
diffusantsur l’axe
[ooi],
aux limites des zones 002 et 006.Il faut bien remarquer que ces courbes
expéri-mentalement
déduites,
serapportent
aupouvoir
diffusant
global
moyen; c’est-à-direqu’il
yinter-vient,
outre l’effetCompton,
les différents termes del’agitation
thermique.
C’est cequi explique
l’absence de certains éléments de
symétrie
que l’on serait en droitd’y
trouver.Les différentes corrections. - Avant de
pouvoir
tirer de ces données desrenseignements
sur lesvitesses des ondes
acoustiques
qui
sepropagent
dansle
milieu,
il estindispensable
de leur faire subir uncertain nombre de corrections.
Correction de
divergence.
- Par suite de ladivergence
de nos faisceaux incidents etdiffusés,
les nombres obtenus dans
chaque
photométrie
sont des nombres moyens. Leprincipe
de l’évaluation decette correction est le suivant :
Dans le réseau
réciproque,
àchaque couple
incident-diffusécorrespond
unpôle
de diffusion X.Ces
pôles
serépartissent
dansl’espace
réciproque
dans un certain domaine dit domaine de
divergence,
centré sur un
point
moyenX.
qui correspond
auxrayons incident et diffusé moyens, ce derinier tombant au centre de la fente de la chambre d’ionisation.
Par une étude
d’optique géométrique
des faisceaux incidents etdiffusés,
onpeut
construire ce domainede
divergence.
En
première
approximation,
il a la forme d’unparallélépipède
de volume(Xo’
~3~, Ï) 0 et
{Jwo étant les valeurs desdivergences
principales
enlargeur
et en hauteur des faisceaux incidents et diffusés.On
peut également
construire engrandeur
et endirection le lieu des
points
S,
origine
des rayonsincidents dans le réseau
réciproque, points
que nousappellerons
lespoints-sources.
Cette surface-source se
place
par définition à unedistance )
,de
l’origine
I,
et seprésente
comme uneportion
desphère,
assimilée à sonplan
tangent
de forme
rectangulaire
et de surface4«°r’°
·L’énergie
transportée
par un faisceau élémentaireissu d’un
point
S de cettesurface, varie. Elle
dépend
de la
répartition
enlargeur
et en hauteur del’énergie
du faisceauincident,
répartition
que l’onpeut
obtenir
expérimentalement.
D’autre
part,
pour unpôle
Xi de diffusion donné,les seuls incidents
ayant
pu contribuer à la diffusionen ce
pôle
seplacent
sur une droite0,
intersectiondu
plan
médiateur du vecteurIXI
avec la surface-source( fig.
5).
Cecicorrespond
à la définition mêmedu vecteur de diffusion.
Fig. 5.
On
peut
construire cette droite 0 en fonction desdonnées
géométriques
de la diffusion aupôle
Xi.
Tous les
points
de cettedroite,
cependant,
ne conviennent pas, seuls seront à considérer ceuxqui
correspondent
à des diffusésTXI
entranteffecti-vement dans la chambre d’ionisation.
Si l’on
prend
maintenant un volume élémen-tairedvi
centré autour deXi
et semblable audomaine de
divergence,
son volume est,d’après (3),
On
peut
ainsi connaîtrel’énergie
dupinceau
incident élémentaire contribuant à cette diffusion. Le courant d’ionisation dii
qu’on
y obtiendrait estdonné par une formule
analogue
à(1)
danslaquelle
on
prend
pour valeur dupouvoir
diffusant cellequi
correspond
à laposition
dupôle
Xi
parrapport
auxsurfaces d’isodiffusion. ,
Si nous effectuons la somme des
du
relatives auxdifférents domaines élémentaires
doi
du domaine dedivergence,
on trouve, engénéral,
un nombredifférent de l’intensité mesurée
id-
C’est que, dansdans notre mesure
globale,
nous avons affecté lepouvoir
diffusant moyen obtenu au centre du domaine dedivergence
au lieu de l’affecter au centre degravité
des différents domaines élémentaires.
Nous définirons ainsi un
f acteur
dedivergence
id
par la relation
TABLEAU 1.
au centre
X,
dudomaine
dedivergence
estDans nos mesures, nous avons divisé le domaine de
divergence
en48
domaines élémentaires. Lefacteur de
divergence
varie entre 1,20 et 0,70(voir
Tableaux 1 et
II).
On voit donc que son influenceest loin d’être
négligeable,
elle est d’autantplus
forte que, pour la
photométrie
envisagée,
le domainede
divergence
seplace
dans unerégion
où legradient
des surfaces d’isodiffusion est élevé.Correction d’effet
Compton. -
On évaluera lacontribution de J’effet
Compton
sous forme d’unpouvoir
diffusant d’effetCompton
Pic.
Si Z est le nombre
atomique
de l’élément considéré(13
pourl’aluminium),
on montre[1]
queexpression
danslaquelle
lerapport
/;:1
est donné1G
par les différentes théories de l’effet
Compton.
Nous avons tout d’abord
pris
pour évaluer cerapport
une formule déduite par Waller[2]
deconsi-dération
théorique
et dontBewilogua
a dressé untableau en fonction de a-1 sin 9. Les valeurs de Pc
auxquelles
elle conduit :,ontportées
sur la courbe 1de la
figure
6.Ces valeurs sont certainement
trop
itnportantes,
surtout aux faibles
angles
de diffusion. Ellesatteignent,
dans certains cas, la valeur dupouvoir
diffusant
global
vrai et conduisent à des courbes dedispersion
des vitesses différentes pour lesdiffé-rentes zones.
Laval
[3]
a montréqu’un
atomeengagé
dans uncristal
produisait
un effetCompton
moindre que s’ilTABLEAU II A.
TABLEAU II B.
dans l’aluminium sont
portées
sur la courbe II dela
figure
6. Ce sont elles que nous avons finalementFig. 6.
adoptées.
Il n’en reste pas moins que cette incertitudesur l’effet
Compton
est une des causesqui
limite leplus
laprécision
de nos mesures.Correction due aux différents termes de
l’agitation
thermique,. -
On sait que les atomesd’un cristal ne sont pas
immobiles,
mais oscillentconstamment autour de leur
position
d’équilibre.
Pour un édifice contenant N
atomes,
onpeut
résoudre cetteagitation
thermique
en 3 N ondesqui,
dansle cas de
l’aluminium,
necomprenant
qu’un
seulatome par maille
élémentaire,
sont toutes dutype
acoustique.
Ces ondes sepropagent
en gros avec laVitesse du son; elles se
groupent
3 par 3 suivant N vec-teurs depropagation
fondamentauxS j
= ~ , ~1
étantla
longueur
d’onde de l’ondeacoustique
considérée. L’une de ces ondes estpratiquement
longitudi-nale,
les deux autrespratiquement
transversales,
les trois formant dans tous les cas dansl’espace
untrièdre
trirectangle. Quand
le vecteur depropagation
coïncide avec un axe de
symétrie
de la structure,ces ondes redeviennent exactement
longitudinales
et transversales.Les trois ondes
correspondant
à un même vec-teur S ont la mêmelongueur d’onde,
mais elles ontdes
fréquences
et des vitesses différentes.D’autre
part,
on sait[C[3
que, par suite de la structure discontinue des milieuxcristallins,
deuxvecteurs d’onde S et S + M différant entre eux
d’une translation du réseau
réciproque
Mcorres-pondent
au mêmedéplacement
des atomes. Nouspropagation
fondamentaux lesplus petits possibles,
dont les modules sont inférieurs à la translation
élémentaire du réseau
réciproque.
Si l’on mène ces N vecteurs àpartir
d’un noeud du réseauréci-proque, leurs extrémités se
répartissent
dans lapremière
zone centrée sur ce noeuds.Pour des cristaux suffisamment
développés,
ladiffusion ne
dépend
pas des formes extérieures.On
peut
donc admettre les conditionscycliques
de Born[4]
et considérer le cristal comme formé par larépétition
dans les trois directions del’espace
d’unparallélépipède,
semblable à la maille élémentaire etdans
lesquels
les ondesacoustiques
reprennent
pério-diquement
les mêmes valeurs. Ses arêtes sont définies par les translationsCette « maille
cinétique
»comprend
us = N atomes.Les extrémités des vecteurs de
propagation
fonda-mentaux coïncident alors avec les noeuds d’un réseau
élastique
dont lestranslations,
u foisplus petites
que celles du réseau
réciproque,
sontLeur densité y est J =
vN, v
étant le volume de lamaille élémentaire du cristal.
-Dans la théorie de la diffusion des rayons X par
l’agitation
thermique,
J. Laval[5]
montre que l’onpeut
résoudre le flux diffusé de la manière suivante : 10 Une radiationfondamentale,
de même fré-quence v que les rayons X incidents. Cette radiationcorrespond
au réseau nonperturbé
parl’agitation
thermique;
elle neprend
une intensité notable quesi le
pôle
de diffusion coïncide avec l’un des noeudsdu réseau
réciproque.
C’est la condition de réflexion sélective deBragg;
l’influence del’agitation
ther-mique
ne se fait sentir que sur son intensitéqu’elle
module par un facteurH,
dit facteur deDebye.
20 Des radiations de
fréquence il -1-
vxl, ditesradiations du
premier
ordre,
vxireprésentant
lafréquence
d’une ondeappartenant
à un vecteur depropagation
S,,.
Ces radiationscorrespondent
augain
ou à laperte
d’unquantum
élastique,
nous dirons d’unphonon
par lephoton
incident. Ellessont en nombre de
6N,
mais,
pour uneposition
donnée du vecteur de
diffusion,
n’auront une intensiténotable que les six ondes
(trois
defréquence v
+ vxl,trois de
fréquence
- vxi)
correspondant
au vecteurde
propagation
S,
= MXjoignant
le noeud duréseau
réciproque
leplus proche
aupôle
dediffu-sion X
(~g. 7).
On a, en somme, réflexion sélectivedes rayons X sur les
plans
d’ondesacoustiques
ayant
comme vecteur de
propagation X
=Sx
+ M et doncidentiques
aux ondes5~,.
Dans ces
conditions,
on trouve q.ue la valeur dupouvoir
diffusant dupremier
ordrequi
leurcorres-pond
est donnée parexpression
danslaquelle
X
représenter
le module duvecteur de
diffusion,
f
le facteur de structureato-mique,
H le terme deDebye,
m la masse del’atome,
Fig. 7.
Z son nombre
atomique,
6a; et vxil’énergie
et lafréquence
des ondes admettant le vecteurSx
comme vecteur depropagation
et,
enfin,
1 Xu, ~i 1
l’angle
duvecteur de diffusion avec
l’amplitude
Uxi des ondesconsidérées.
30 Des radiations de
fréquence v
;± Vxi ± v~i,dites radiations du second ordre dans
lesquelles
lephoton
incident aéchangé
deuxphonons
avec les ondesacoustiques,
soit sur deux ondesdiffé-rentes
«(Xi
~
~i),
soit sur la même onde«(Xi
=pi).
Sur les 18 N2 radiations du second ordre
corres-pondant
à ce processusd’échange,
seulesn’inter-viendront d’une manière notable que celles
qui
correspondent
à descouples
d’ondesacoustique
dont les deux vecteurs depropagation
Sx
etS~
menés à
partir
d’un noeud du réseauréciproque,
ont leur résultantegéométrique
aboutissant aupôle
de diftusion X
( fig. 8).
D’après
la définition despremières
zones, on voit que lespoints
Q
définissant ces deux vecteurs serépartiront
sur les noeuds du réseauélastique
compris
dans le volume commun à unepremière
zone centrée sur le n0153ud M considéré et à une pre-mière zone centrée sur lepôle
X. Ilexiste,
engénéral,
huit noeuds 1B1 du réseau
réciproque
dont lapremière
zone recoupe celle centrée sur lepôle
X.diffusant du deuxième ordre,
expression
danslaquelle
les lettres ont la mêmesignification
queprécédemment, v représentant
levolume de la maille élémentaire du cristal et les termes en (Xi étant relatifs aux différentes
ondes
ayant
comme vecteurs depropagation
les vecteursSx
etS~.
_
Fig. 8.
Dans le calcul de
P2,
nous avons été amené à fairecertaines
hypothèses simplificatrices
sanslesquelles
le calcul serait inextricable. Nous assimilons donc les
premières
zones à dessphères
de mêmevolume,
nous supposons
l’équipartition
del’énergie
entre les différentes vibrations et nous prenons, pour lesdifférentes
ondes,
une vitesse depropagation
moyenne, définie parl’expression
Vi
etVt
étant les vitesses des ondeslongitu-dinales et transversales déduites des mesures
méca-niques.
Les résultats obtenus pour
P2
sontportés
dans lesTableaux I et II. On voit
qu’il
estindispensable
d’en tenir
compte, P2
variant comme1 X B~,
alors queP1
varie seulement commeX 2,
dans les zonesde notation
élevées,
c’est-à-dire pour des vecteurs Ximportants, P2
peut
dépasser
la moitié deP1.
Nous avons de même calculé le
pouvoir
diffusant du troisièmeordre,
correspondant à
des ondes diffusées defréquences v
£v~i ~
V’Yi. Lescalculs sont, de ce
fait,
beaucoup
plus
laborieux etles résultats montrent que, bien que
P,
variecomme ;
sa contribution restecependant
faible pour les zones dans
lesquelles
nos mesures ont été faites. Nous ne l’avonsporté
sur les Tableaux 1 et I I quelorsque
sa valeurdépassait
o,01.Ayant
ainsi calculé les valeurs deP,,
P2
etP;,
on
peut
les retrancher dupouvoir
diffusantglobal
vraiP gv
et obtenir ainsi lepouvoir
diffusant dupremier
ordreP1.
Détermination de la vitesse des ondes
longi-tudinales. - Le
pôle
de diffusion estpris
suivantl’axe
quaternaire
[00 ]
du réseauréciproque ( fig.
9).
Fig. 9.
Sur les trois ondes
qui correspondent
au vecteur depropagation
S =MX,
seule l’ondelongitudinale
ulcontribuera à la
diffusion,
le termecorrespondant
en cos2
1 XUz!
1
[form. (4)]
étantégale
à i. Les deuxondes transversales u, et
u~,
perpendiculaires
auvecteur de
diffusion,
nejoueront
aucun rôle. On voit ainsi que sur les 3N ondesd’agitation
thermique qui
sepropagent
dans le cristal, on isole la contribution d’une seule onde.Si CI est
l’énergie qui
luicorrespond,
Vi savitesse,
ul,sa
fréquence,
on a vi = ~ et l’on tire de(4)
) X )
1
et1
sont déterminés par les conditionsgéométriques
de laphotométrie,
le facteur de struc-tureatomique f
estpris
dans les Tables de James etBrindley [6],
H, le facteur deDebye,
égal
àest
également
donné dans les Internationale Tabellenen fonction de la
température caractéristique
0 de l’aluminium(3980 K)
et de latempérature
T de nosexpériences
( T
=29oo
K).
Le calcul de Vi se fait par
approximations
succes-sives ;
on suppose tout d’abordl’équipartition
del’énergie
réalisée entre les différentes ondes et l’onprend
~l = kT. Ceci fournit unepremière
valeurfréquence
de l’onde et donc sonénergie
par la formuleclassique
Les valeurs finalement obtenues en fonction des
différents vecteurs d’onde
Sa
sontportées
sur leTableau
I,
ainsi que les valeurs de vlcorrespon-dantes.
Fig. o.
Elles sont
également portées
sur lafigure
io, où les différentspoints expérimentaux correspondent
à des mesures effectuées dans les zones002,
004et 006. On voit que si l’on tient
compte
desnom-breuses corrections et des facteurs d’incertitudes
qui
jalonnent
noscalculs,
ces différentspoints
seplacent
relativement bien sur une courbe.
Sur cette
figure
10, nous avonségalement
porté
en
abscisse,
en dessous de la valeur du vecteurd’onde
S,
la valeur de lalongueur
d’ondeacoustique
correspondante
A= m’
’On voit que la vitesse
ISI
des ondes
acoustiques longitudinales
n’est pasconstante avec la
longueur
d’onde,
qu’elle
diminuequand
A diminue etqu’elle
s’effondre littéra-lementquand
celle-ci tombe au-dessous de 5 Â environ. La limite de la zonecorrespond
à lalongueur
d’onde limite
4,o4
~., égale
aux dimensions de lamaille
cubique
à faces centrées de l’aluminium.Extrapolée
pour leslongueurs
d’onde infinies() S
=o),
cette courbe doit redonner la valeur dela vitesse des ondes
longitudinales
pour le son oules vibrations
mécaniques.
La seule valeur citée dans la littérature est celle de Goens[7].
Elle estde
6,30 .
10" cm : s, en bon accord avec nos résultats.Détermination de la vitesse des ondes trans-versales. - Le
pôle
de diffusion estplacé
suivantla droite
joignant
le noeuds 004 du réseauréciproque
aux noeuds 024 et 024I).
Dans cesconditions,
sur les trois ondes
correspondant
au vecteurS,
l’ondelongitudinale
fait unangle
voisin de goo avec le vecteur X. Elle n’intervient donc dans la diffusion que comme un terme correctif facile à calculer àpartir
des résultatsprécédents.
D’autrepart,
l’unedes deux ondes transversales
u’
est, par raison desymétrie,
perpendiculaire
au vecteur X. L’effetprincipal
de la diffusionest
donc dû à l’ondetrans-versale u,. Si l’on
appelle’6
l’angle
de IX avecIM,
~/
l’énergie
de l’ondelongitudinale,
et celle del’onde transversale, vl, et vt leurs
fréquences
respec-tives,
ontire,
d’après (4),
Le calcul s’effectue
également
parapproximations
successives de la même manière que dans le cas
précédent.
Fig. I I.
On obtient ainsi la valeur de la vitesse
V,
des ondes transversales en fonction de leur vecteurd’onde S.
Les résultats sont
portés
sur les Tableaux II.Dans le Tableau II
A,
on aporté
les résultatsexpé-rimentaux se
rapportant
à deuxpositions
symé-triques
dupôle
X parrapport
au noeud004,
l’indi-cation D >
Do
correspondant
au cas où ladiffé-rence des
positions
duporte-cristal
pour la diffusionenvisagée
(D)
et pour laposition
de réflexion sélec-tive(Do)
estpositive,
l’autre,
dans le cas contraire. Les facteurs dedivergence
à calculer dans cesdeux cas sont
légèrement différents;
ce n’estqu’après
leurprise
encompte
que l’onpeut
prendre
la valeur moyenne des deuxpouvoirs
diffusantsP gv
etcontinuer sur celle-ci
(Tableau
IIB)
la suite des calculs.longi-tudinales,
on remarquequ’il
n’y
a pas, dans ce cas,d’effondrement de la vitesse à la limite de la zone. De
plus,
lerapport
v°° =
3’°6
,
OÙ VL
représente
VL
Fig. 1 2.
la vitesse
correspondant
au vecteur d’onde limiteSL
=4,04 Â
est sensiblement voisinde ’
2
Dans le même travail de Goens
[7],
la valeur de la vitesse des ondes transversales déduite des mesuresmécaniques
était de3,25.
1 o cme : s. Cette valeurnous semble un peu forte. Si nous
représentons,
eneffet,
sur lafigure
12, la courbethéorique
desvitesses
correspondant
à unedispersion
sinusoïdale desfréquences
dont nous verrons l’intérêt au
paragraphe
suivant,
cettecourbe,
où la valeur de la constante estajustée
pour redonner la valeurV 00
= 3,25. 10"(courbe II),
passe manifestement au-dessus de nospoints expérimentaux.
Aucontraire,
cette mêmecourbe calculée pour la valeur
V~ = 3,06. Ioe
(courbe I)
en rendbeaucoup
mieuxcompte.
Il faut remarquer
ici,
comme les valeurs des Tableaux 1 et IIl’indiquent,
que la diffusion par les ondestransversales,
defréquences plus
faibles,
estbeaucoup
plus importante
que celleproduite
parles ondes
longitudinales.
Il en résulte que les fac-teurs de correctionPc,
P2 et
P3
auront moinsd’importance,
et ladispersion
des résultats est beau-coupplus
faible.Dispersion
desfréquences
des ondesacous-triques
dans l’aluminium. - Onpeut
représenter
les résultats des courbesexpérimentales
obtenuessous une forme
légèrement
différente,
enportant,
"
en fonction du vecteur d’onde
S,
nonplus
la valeurde la
vitesse,
mais la valeur de lafréquence
de l’ondecorrespondante v
=Fig. 13.
Les courbes ainsi obtenues sont
portées
sur lafigure
13, lacourbe ,),
étant relative aux ondes transversales et la courbe v/ aux ondeslongitudi-nales,
toutes deux serapportant
à des vecteurs depropagation
dirigés
suivant un axequaternaire.
En unpoint
quelconque
de cescourbes,
lecient
angulaire
de la droite OPreprésente
la vitesse dephase
de l’onde considérée, alors que le coefficientangulaire
de latangente
à la courbe en.
,lis!
1représente
la vitesse de groupe. La distinction entre les deux dans un milieu discontinu comme le milieucristallin,
est d’ailleurs assez arbitraire.Considérons tout d’abord la courbe de
dispersion
desfréquences
des ondes transversales. Nous avonspris
pourreprésenter
nos résultatsexpérimentaux,
la courbe
(10)
enl’ajustant,
pour avec la valeurV~
= cm : s. La courbe dedispersion correspondante,
pour lesfréquences,
est donc de la forme
avec
La
conséquence
d’une telle courbe dedispersion
sinusoïdale est la suivante. Comme ils’agit
icid’ondes se
propageant
suivant un axequaternaire,
lesplans
réticulaires(ioo)
oscillenttransversa-lement,
enbloc,
les uns parrapport
aux autres.On retrouve donc un
problème analogue
à celuitraité par de nombreux auteurs et notamment par
Brillouin
[4]
et relatif à lapropagation
d’ondesélastiques
suivant une file d’atomes. Il suifit icide
remplacer
la masse d’uneparticule
par la massedu
plan
réticulairecorrespondant.
On sait que, dans ces
conditions,
lesfréquences
qui
peuvent
se propager sont données parl’équation
générale
équation
danslaquelle
mreprésente
la masse duplan
et les dOff ’ tGn
les dérivées secondesplan
et lesdifférents G, les
dérivées secondes del’énergie
d’interaction d’unplan
avec son nièmcvoisin,
pour ledéplacement
considéré. Cetteformule est obtenue en
négligeant,
dans ledéve-loppement
en série deTaylor
del’énergie
poten-tiel,le Wn de deux
plans,
les termes du second ordre. Si l’on ne considère que les actions entreplans
immédiatement
voisins,
, 1. t..
lesimmédiatement
voisins,
négligeant
ainsi lesr)1-.. d2W 1
i 1 ...
par
rapport
au terme on retrouve la loi de
i-dispersion
sinusoïdaleavec
Cette
dispersion,
que nous obtenons ici d’unemanière
expérimentale,
nousindique
donc que, dansle
déplacement
transversal des diff érentsplans
réti-culaires les uns par
rapport
aux autres, seules les actions entreplans
immédiatement voisins seront àconsidérer. Ceci se
comprend
aisémentquand
onconsidère les
particularités
de cetype
de dépla-cement.Dans le cas des ondes
longitudinales,
aucontraire,
ladispersion
trouvée s’écarte très nettement de la loisinusoïdale. Elle est caractérisée par une
fréquence
maximum vN[ =
go . 1011
correspondant
approxima-tivement au vecteur d’onde
soit à la
longueur
d’onde =5,~[
A.La courbe descend ensuite
rapidement
pourrejoindre
avec unetangente
théorique
horizontale(non
mise en évidenceexpérimentalement)
la limitede la zone, la
fréquence
limite étant environ deIl y a tout lieu de croire que cette décroissance existe
bien,
mais que cettefréquence
limite esttrop
faible
(1).
Onpeut
cependant
affirmer que, dans le casdes ondes
longitudinales,
on nepeut
plus
se bornerà considérer l’action des
plans
immédiatement voisins. En considérant la structure del’aluminium,
cubique
à facescentrées,
ons’aperçoit,
eneffet,
que, dans le cas des
déplacements longitudinaux,
le deuxième
plan
doit avoir une influencenotable,
les atomes y étant directement enregard
de ceuxdu
plan origine,
alors que ceux dupremier plan
sedisposent
en chicane(fig.
z 4).
Fig. I4.
En ne considérant que les deux
premiers
plans,
on
peut
écrire pour loi dedispersion
desfréquences
B 1
en
appelant
et
Pour observer un
maximum, il
faut quel’expres-sion
puisse
s’annuler,
cequi
entraîne lacondi-SIon
-l pUIsse
s annu er, ce qUI en raIne a con 1-extion
2013
4.-
Le maximum seproduit
alors pour laG2_
valeur de x définie par
(~) Nous devons signaler que de grandes ’précautions ont été prises pour éliminer complètement l’harmonique deux du rayonnement incident qui, pour cette position particulière,
serait réfléchi sélectivement et viendrait perturber nos
Il est
difflcile,
vu la faibleprécision
des mesuresrelatives aux ondes
longitudinales,
de déduire lavaleur du
rapport )
de laposition
sur la courbe G2du maximum. Des calculs sont actuellement en cours, utilisant les
renseignements
que l’onpossède,
à l’heureactuelle,
sur la théorieélectronique
desmétaux,
pour obtenir apriori
la valeur durapport G1
Signalons,
toutefois,
que si des courbes obtenues àpartir
de lasimple
formule(12)
et pour différentesvaleurs du
rapport
2013
donnent un accordqualitatif
G2
grossier,
il est néanmoinsimpossible
de choisir cerapport
de telle manière que la courbe correspon-danteprésente
un maximum voisin de go. oll suivid’une chute aussi brutale. ’
Deux
hypothèses
peuvent, a
priori,
êtreenvisagées
pour
expliquer
ce désaccord :a. La diffusion causée par les ondes
longitudinales
étantfaible,
l’évaluarion des termes correctifsP,,
P2
etP3
prend
uneimportance
considérable,
surtout aux limites de la zone. Cette évaluation seraittrop
forte pour les vecteurs d’onde
correspondant
aumaximum de la
courbe,
trop
faible à la limite de la zone.Nous avons vu, en
effet, que le calcul des
pouvoirs
diffusant des deuxième et troisième ordres s’était fait en affectant aux ondes
longitudinales
ettrans-versales,
une vitesse moyenne, définie par(6)
sansdispersion.
Ceci n’est certainementqu’une première
approximation.
0D’autre
part,
l’effetCompton
doitprésenter,
dansun
cristal,
une véritable structurefine;
pour un vecteur de diffusiondonné,
ildoit,
suivantl’énergie
et la direction de l’électron de
recul, passer par des
maxima et des minima. Nousespérons
que lescalculs actuellement
poursuivis
par M. J. Lavalpermettront
depréciser
cettequestion.
b. D’autre
part,
onpeut
supposer que, dansl’évaluation de la formule
(11),
le fait denégliger
les termes du second ordre dans ledéveloppement
ensérie de
Taylor
del’énergie
d’interaction ne constitueégalement
qu’une première approximation.
Si nousappelons,
eneffet,
Xn l’abscisse duplan
n et celle duplan-
n +1,
Yn et y,,, lesdéplacements
de cesplans
parrapport
à leurposition d’équilibre,
d l’inter-valle entre deuxplans
àl’équilibre,
on aOn
peut
ainsi écrireCe n’est que si le terme -- r~,t) est
petit
que l’onpeut
se limiter ainsi au terme dupremier
ordre.Or,
pour leslongueurs
d’ondes voisines de lalongueur
d’ondelimite,
ilpeut
devenir notable.Il semble donc
qu’il
faille,
pour les très courteslongueurs
d’ondes tout aumoins,
faire intervenir le termesuivant,
dans ledéveloppement.
Spectre
de vibration du, cristal d’aluminium.Chaleur
spécifique.
- Avec les seuls résultatspartieis déjà
obtenus,
onpeut
obtenir unepremière
indication du
spectre
de vibration du cristal.~ Fig. 15.
Un résultat
classique
montre que, pour un cristalcontenant N
atomes,
le nombre de vibrations dontles
fréquences
s’étagent
entre les valeurs ) et ,, -p d,~est donné par
-
-expression
danslaquelle v
représente
le volume de la maille élémentaire, U et V les vitesses de groupe et les vitesses dephase
des ondeslongitudinales
ettransversales
correspondant
àchaque
vecteur d’onde.On
peut
obtenir ces données àpartir
de nos résultatsEn
supposant
que suivant toutes les directions la loi dedispersion
soit la même et enprenant
pourpremière
zone de Brillouin unesphère
ayant
même volume que le cuboctaèdrethéorique,
on obtientpour
spectre
desfréquences
du cristal d’aluminium lespectre
représenté
par lafigure
15,
danslaquelle
on a
porté
en ordonnées non pas le nombre d91,mais le
rapport
20132013
du nombre de vibrations com-Nprises
entre lesfréquences v
et v + du au nombre N d’atomes de la maillecinétique,
pour des bandes de-
fréquences
delargeur
d1J = Le nombre totalde vibrations du cristal étant
3N, l’aire limitée par
la courbe doit être
égale
à3 ;
c’est cequi
est assezbien vérifié.
Ce
spectre
diffère sensiblement duspectre
théo-rique
donné parDebye, qui
ne considéraitqu’une
seule
fréquence
maximum commune aux ,troistypes
d’ondes. Il serapproche
des courbesthéoriques
données par
Blackmann,
cependant
l’allure de la courbe dedispersion
des ondeslongitudinales
entraîne une accumulation desfréquences
dans labande
comprise
entre et48 . z o11
s-1 où l’on trouveà la fois des
fréquences correspondant
à des ondes transversales et à des ondeslongitudinales
de faibleset de
grandes
valeursde ~
S1.
Il est évident
qu’en
ne considérantplus
la zonecomme une
sphère,
mais comme uncuboctaèdre,
l’existence de
recoins,
correspondant
à des vecteursd’ondes limites
légèrement
différents,
ainsi que le fait que les courbes dedispersion
dépendent
de la direction du vecteur depropagation,
produiraient
un étalement des discontinuités.
Il est alors facile de passer de ce
spectre
devibra-tions au calcul de la chaleur
spécifique
de l’alu-minium. Enappelant V 1B1
lafréquence
maximum,
on sait que l’on a
A
partir
de nos résultatsexpérimentaux,
ontrouve,
pour chaleur
spécifique
à volumeconstant,
la valeur c, = 0,211. La valeur trouvée dans laitté-rature pour cp est
o,2 IQ.
On passe facilement de l’une à l’autre par les
relations
thermodynamiques
classiques
où «
représente
le coefficient de dilatationther-mique, Z
le coefficient decompressibilité
et p
la densité. Ceci conduit à une valeur de c,,déduite des
mesuresthermiques,
c,, =o, 206,
au lieu de 0, 2I 1donnée par la diffusion des rayons X.
L’accord n’est pas
parfait
par suite deshypothèses
faites. L’étude de la diffusion suivant les direc-tions(i I i)
et(110)
l’améliorera certainement. On nesaurait
cependant
reconnaître,
d’une manièreplus
probante,
l’intérêt de cette nouvelletechnique
d’investigation
du corps solidequi,
pour délicatequ’elle
soit,
permet
d’obtenir sur ladynamique
interne du corps solide et sans déformation ducristal,
tout un ensemble derenseignements
que les mesuresmécaniques
sontincapables
de fournir.Manuscrit reçu le 13 décembre 1948.
BIBLIOGRAPHIE.
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