ITEM 322.1 : toxidermies médicamenteuses
GENERALITES
Définition :
effets secondaires cutanés des médicaments administrés par voie interne, à dose thérapeutiqueÉpidémiologie
!! Iatrogénie médicamenteuse : problème majeur de santé publique
Parmi les effets indésirables des médicaments : manifestation la plus courante
Prévalence
o parmi les utilisateurs de médicaments d’usage courant : 1-3%
o parmi les patients hospitalisés : 10%
Notification aux instances de pharmacovigilance : obligation légale (++ toxidermies graves ou non connues)
Physiopathologie (2)
Effet pharmacologique ou toxique de la molécule o mécanisme : NON immunologique
o prévisibilité : souvent, en fonction du mode d'action de la molécule o exemple : alopécie induite par les antimitotiques
Effets secondaires à une réaction immunologique
o médiée par les IgE = réactions d'hypersensibilité immédiate :
survenue : rapide après prise médicamenteuse
manifestations (3) : urticaire, angiœdème ou choc anaphylactique
o médiée par les lymphocytes = réactions d'hypersensibilité retardée (++ plus fréquentes) :
survenue : plusieurs jours après prise médicamenteuse
manifestations : tableau de sévérité variable (toxidermie érythémateuse NET)
Étiologies
!!tout médicament peut être responsable d'une toxidermie !!
(molécules plus fréquentes que d'autres)
!! médicaments anodins : IPP, paracétamol, IEC !!
Classification
Toxidermies NON graves
o toxidermies érythémateuses = exanthèmes maculopapuleux [40-60% des notifications de toxidermie]
o urticaire superficielle [10-30% des notifications de toxidermie]
o photosensibilité o érythème pigmenté fixe
Toxidermies GRAVES (rares)
o angiœdème (œdème de Quincke) et choc anaphylactique o pustulose exanthématique aiguë généralisée = PEAG
o syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse = syndrome DRESS
o nécrolyse épidermique toxique = syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell
Pronostic
Formes de toxidermies bénignes : > 90%
Formes de toxidermies mettant en jeu le pronostic vital : très rares o prévalence : 1 cas pour 10 000 à 1 000 000 patients traités
o conséquence : trop rares pour être détectées lors des essais précédant l’AMM d’un nouveau médicament
CAT devant une toxidermie grave
Arrêt immédiat du (des) médicament(s) suspect(s)
Hospitalisation en urgence
HYPERSENSIBILITES IMMEDIATES
NON GRAVE : URTICAIRE
Moins de 10% des urticaires aiguës sont de cause médicamenteuse.
De nombreuses infections, ++ virales, peuvent être responsables d’une urticaire aiguë – en particulier chez l’enfant.
Physiopathologie
Réaction immunologique (IgE-médiée) = hypersensibilité immédiate
o préalable : sensibilisation requise = n’apparaît donc PAS lors du 1er contact ++
o emploi ultérieur du médicament : contre-indication à vie ++ (risque d’anaphylaxie)
Réaction pharmacologique liée aux propriétés du médicament o mécanisme : activation de médiateurs de l'inflammation o type de réaction : inconstantes chez un même individu o survenue :
après la 1ère prise : possible après plusieurs jours
après la dernière prise : possible après plusieurs heures
o médicaments incriminés : pénicillines, codéines, aspirine à dose anti-inflammatoire, AINS
Diagnostic
Interrogatoire : prurit
Examen physique
o type de lésion : papules o évolution : mobiles et fugaces
o survenue : quelques minutes à quelques heures après l'administration o signes associés : arthralgies
suite à l’injection de protéines étrangères : évoquer une maladie sérique
suite à l’administration d’ATB (le plus souvent) : évoquer une pseudo-maladie sérique
GRAVE : ANGIŒDEME (ŒDEME DE QUINCKE) / CHOC ANAPHYLACTIQUE
Mécanismes
(2) Histaminolibération Réaction IgE-dépendante = spécifique
o risque élevé : récidive au même médicament
o risque élevé : réactions croisées avec médicaments de formule proche (pénicillines et autres ß-lactamines)
Réaction IgE-indépendante = activation pharmacologique de médiateurs de l’inflammation o type de réaction : anaphylactoïde
o risque élevé : récidive avec médicaments de même effet pharmacologique
!! mêmes s’ils sont de formule chimique différente (exemple : PDC iodés hyperosmolaires)
Accumulation d’autres médiateurs
Accumulation de bradykinine (< 5% des angiœdèmes) o étiologies : angiœdèmes aux IEC ou aux gliptines o œdème : persiste souvent > 24h
o signes associés = digestifs : douleurs abdominales et diarrhées (tableau parfois pseudo-chirurgical)
Accumulation de leucotriènes (dérivés de l’acide arachidonique) o étiologie : angiœdème aux AINS
Traitement
Réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes : traitement en urgence o antihistaminiques
o mesures de réanimation en fonction du grade de sévérité (épinéphrine)
Angiœdème IEC ou gliptine : traitements habituels des angiœdèmes (corticoïdes, antihistaminiques) = inefficaces
HYPERSENSIBILITES RETARDEES
NON GRAVE : TOXIDERMIE ERYTHEMATEUSE = EXANTHEME MACULO-PAPULEUX
Étiologies
(médicaments responsables) Antibiotiques : amino-pénicillines, β-lactamines ++, sulfamides
Antibactériens
Antituberculeux
Anti-comitiaux
Diagnostic
Examen clinique
Interrogatoire :
o début : 4-14 jours après le début du traitement (« érythème du 9ème jour ») o prurit : OUI fréquent, d’intensité variable
Examen physique
o localisation initiale : tronc ou racine des membres o extension : possible pendant quelques jours o fièvre : MODEREE ou NON
o type de lésion = exanthème polymorphe associant :
éruption morbilliforme : macules isolées avec intervalle de peau saine
lésions en nappes : confluentes
papules ou plaques œdémateuses : avec parfois disposition arciforme
purpura pétéchial : déclive (sur les jambes), plus fréquent en cas érythème intense
énanthème : NON
!!MAIS±chéilite:lésions érythémateuses±squameuses / fissurées = versant semi-muqueux des lèvres toxidermie érythémateuse = exanthème maculopapuleux
exanthème morbilliforme éléments isolés ou confluents en nappes (persistance d’intervalles de peau saine)
exanthème scarlatiniforme lésions érythémateuses, maculeuses diffuses
(peu ou PAS d’intervalles de peau saine)
o rechercher de manière systématique des signes de toxidermie grave = HOSPITALISATION :
étendue : exanthème généralisé, scarlatiniforme, extension très rapide
infiltration des lésions (++ œdème du visage)
fièvre élevée
poly-ADP
douleurs cutanées ou muqueuses intenses
érosions muqueuses
signe de Nikolsky : décollement cutané par frottement appuyé en peau saine
purpura infiltré ou nécrose, peau d’aspect grisâtre (souffrance épidermique importante) Examens complémentaires
NFS : possible éosinophilie, souvent modérée (< 1 000 éléments/mm3)
Fonctions rénale et hépatique : si atteinte = signe de toxidermie grave
Biopsie cutanée : aspect histologique peu spécifique
o nécroses kératinocytaires
o infiltrat inflammatoire : souvent discret, pouvant comporter des éosinophiles
Diagnostic différentiels (origine infectieuse)
!! enfants : origine infectieuse des exanthèmes = 70-80%
Contage
Syndrome infectieux
Énanthème
Caractère monomorphe de l’exanthème
Évolution
Après arrêt du traitement : régression sous 1 semaine à 10 jours
Souvent en fin d’évolution : fine desquamation
NON GRAVE : PHOTOSENSIBILITE
Étiologies
(médicaments responsables) Photo-toxicité ATB : cyclines, quinolones
Phénothiazines
Amiodarone
Méladinine
Photo-allergie (traitement par voie systémique ou topique)
Phénothiazines
Sulfamides
AINS
Diagnostic
Examen clinique Interrogatoire :
o survenue : dans les heures qui suivent une exposition solaire
o localisation préférentielle : photo-distribution = zones découvertes (visage, décolleté, extrémités) o argument de poids pour une cause « exogène » (médicament, contact) : PAS d’ATCD de photosensibilité
Examen physique o photo-toxicité :
!! dépend : dose du médicament + dose d’UVA
éléments cliniques :
– « coup de soleil » = érythème actinique intense (malgré exposition limitée) – bulles tendues des mains ou des jambes (« pseudo-porphyrie »)
– décollement distal douloureux de la tablette des ongles (onycholyse)
survenue : dans les heures qui suivent l’exposition et dès les 1ères prises médicamenteuses o photo-allergie :
lésions : eczéma (débutant aux zones exposées, pouvant s'étendre aux zones couvertes)
facteur déclenchant : parfois expositions solaires minimes
survenue : 7 à 21 jours après le début du traitement
évolution : exceptionnelle persistance malgré l'arrêt du TTT inducteur = photosensibilité persistante
photosensibilité
éruption érythémateuse diffuse du dos des poignets, symétrique, à limite nette (localisation aux zones exposées au soleil) surmontée de quelques éléments squameux pityriasiformes (petites squames fines peu adhérentes)
NON GRAVE : ERYTHEME PIGMENTE FIXE
Étiologies
(médicaments responsables) AINS
Paracétamol
!! pathognomonique : seule dermatose cause quasi-exclusivement médicamenteuse !!
Diagnostic
Examen clinique Interrogatoire : survenue rapide, < 48h après la prise du médicament inducteur
Examen physique : macules
o nombre : quelques (1 à 10)
o localisation préférentielle : OGE ou lèvres MAIS atteinte muqueuse rarement multifocale o couleur : érythémateuses
o forme : arrondies
o taille : quelques cm de diamètre o douleur : OUI souvent
o profondeur : infiltrées (deviennent alors des plaques) o évolution : possible vers bulles
Évolution
Arrêttraitement: disparition lésions inflammatoires en qq jours tâches pigmentées, brunes ou ardoisées (inconstant)
Réintroduction traitement : récidive rapide au(x) même(s) site(s)
érythème pigmenté fixe (phase aiguë) macule érythémateuse nummulaire à centre bulleux
GRAVE : PUSTULOSE EXANTHEMATIQUE GENERALISEE (PEAG)
Étiologies
(médicaments responsables) ATB +++ : amino-pénicillines, pristinamycine, sulfamides, quinolones
Diltiazem
Terbinafine
Hydroxychloroquine
Diagnostic
Examen clinique Interrogatoire : 1 à 4 jours après prise médicamenteuse
Examen physique o initialement :
fièvre
érythème scarlatiniforme : – forme : en nappe
– localisation préférentielle : grands plis (aisselles, aines) o puis : pustules superficielles (!! amicrobiennes)
survenue : en quelques heures
taille : < 2 mm
contenu : lactescent
évolution : ± confluence détachement partiel de la partie superficielle sous-cornée de l’épiderme o AEG : SOUVENT
o atteinte muqueuse : inconstante
Examens complémentaires
Biologie : hyperleucocytose à PNN, parfois majeure +++
Biopsie cutanée : accumulation de PNN dans la partie superficielle de l’épiderme = pustules sous-cornées
Diagnostic différentiel : psoriasis pustuleux généralisé [variante rare de psoriasis]
Début : moins brutal
Évolution : plus prolongée
ATCD : psoriasis
Biopsie (aspect histologique) : non discriminant
Évolution :
régression rapide après arrêt du traitement (pustules disparaissent en quelques jours) avec desquamation diffusePEAG
semis de petites pustules sur fond érythémateux à topographie péri-flexuale
GRAVE : SYNDROME D’HYPERSENSIBILITE MEDICAMENTEUSE ou SYNDROME DRESS
(rare) DRESS = Drug Reaction with Eosinophilia and Systemic SymptomsÉtiologies
(médicaments responsables) Antiépileptiques
Sulfamides
Minocycline
Allopurinol
Diagnostic
Terrain : sujets à peau noire (semble-t-il)
Interrogatoire : survenue tardive = 2 à 8 semaines après prise médicamenteuse
Examen physique : plusieurs critères
o gravité et étendue de l’éruption : parfois érythrodermie
o infiltration de l’éruption : œdème du visage et des extrémités (!! signe important et caractéristique) o prurit : sévère
o ADP : diffuses o fièvre : élevée o atteintes viscérales :
souvent : hépatite et néphropathie interstitielle
également possibles : pneumopathie interstitielle, myocardite, syndrome d’activation macrophagique
Examens complémentaires
Hémogramme : indispensable
o hyperéosinophilie : souvent > 1500/mm3, !! parfois retardée o et/ou lymphocytose : avec SMN
Fonction rénale : indispensable
Fonction hépatique : indispensable
Sérologies : réactivations de virus du groupe herpès o HHV6 ++
o HHV7 o EBV o CMV Diagnostics différentiels
Autres causes d'érythrodermie
!! écarté par : anamnèse, histologie cutanée et NFS o psoriasis
o eczéma
o lymphomes T épidermotropes = mycosis fongoïde et syndrome de Sézary
Syndromes hyperéosinophiliques primitifs ou secondaires : début habituellement moins aigu
Évolution
Régression : lente, éruption cutanée pouvant durer plusieurs semaines
Poussées : plusieurs, cutanées et/ou viscérales
o apparition : semaines à mois qui suivent l'épisode initial o souvent associées : réactivations virales
LES PLUS GRAVES : SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON ET SYNDROME DE LYELL (nécrolyse épidermique toxique = NET)
surface d’épiderme nécrosé (décollé ou décollable) = facteur pronostic majeur syndrome de Stevens-Johnson syndrome de Lyell
< 10% > 30%
continuum… possible extension en quelques jours
Étiologies
(médicaments responsables = idem Stevens-Johnson et Lyell) Sulfamides antibactériens
Antiépileptiques
AINS (oxicams)
Allopurinol
Névirapine
Diagnostic
Examen clinique Interrogatoire : survenue 7 à 21 jours après prise médicamenteuse
Examen physique
o phase initiale = cutanéomuqueuse : peu spécifique
fièvre
brûlures oculaires
pharyngite
éruption érythémateuse (douleur : OUI – prurit : NON) o phase d’état = quelques heures à quelques jours : caractéristique ++
érosions muqueuses multifocales
bulles cutanées
signe de Nikolsky (recherche en zone « saine ») : lambeaux d'épiderme se détachent au frottement syndrome de Stevens-Johnson syndrome de Lyell-NET
type de lésion : bulles et vésicules o localisation : disséminées
o confluence : NON (restent distinctes) o taille : petite
décollement cutané :
o zones par confluence : limitées o surface : < 10%
décollement cutané :
o localisation : vastes lambeaux o caractère :
décollé : derme nu suintant rouge vif
décollable : aspect « linge mouillé » o surface : > 30%
lésions vésiculo-bulleuses sur base érythémateuse avec intervalles de peau saine
exanthème diffus sans intervalle de peau saine, larges érosions post-bulleuses, décollements en linge mouillé, aspect grisâtre de la peau témoin de
la nécrose de l’épiderme
fièvre
état général : très altéré
± atteintes viscérales : polypnée + hypoxémie = nécrose épithélium bronchique = prono. défavorable
Examens complémentaires
Biologie
o NFS : leucopénie
o fonctions d’organe : signes de défaillance multiviscérale
o ionogramme : troubles hydroélectrolytiques [déperditions cutanées]
Biopsie cutanée
o épiderme : nécrosé sur toute son épaisseur, se détachant du derme o derme : peu modifié (discret infiltrat lymphocytaire)
o IFD : NEGATIVE
Diagnostics différentiels
Syndrome de Stevens-Johnson : érythème polymorphe majeur o terrain : enfant et adulte jeune
o étiologies :
50-60% : réaction à un herpès récurrent (labial ++)
rare : pneumopathies à Mycoplasma pneumoniae o diagnostic : !! clinique
lésions cutanées : en « cocardes » typiques ou « cibles »
– forme : 3 zones concentriques avec un centre inconstamment vésiculo-bulleux – localisation : distribution acrale (coudes, genoux, mains, pieds, visage)
– topographie : souvent symétrique
lésions muqueuses : lésions érosives ++ = définissent l'érythème polymorphe majeur
Syndrome de Lyell-NET
o épidermolyse staphylococcique :
terrain : nourrisson
atteinte muqueuse : NON
décollements cutanés :
– clinique : superficiels, souvent péri-orificiels et des grands plis – histologie : sous-cornés
pronostic : bon sous antibiothérapie o dermatose bulleuse auto-immune :
nécrose de l'épiderme : NON
IFD : dépôts d’anticorps o brûlures :
atteinte muqueuse : NON
nécrose cutanée : profondeur variable
Pronostic vital et fonctionnel
Risque de mortalité : élevé (20-25%)
Ré-épidermisation : 10-30 jours séquelles assez fréquentes o troubles de la pigmentation
o cicatrices muqueuses (oculaires = synéchies)
Complications (5)
1 complication muqueuse : oculaire = mise en jeu du pronostic visuel
1 complication viscérale initiale : pulmonaire = détresse sur SDRA
3 complications générales : déshydratation, sepsis, dénutrition
Traitement
Mise en condition : transfert en REA
Traitement symptomatique : remplissage et RHE / support nutritionnel / soins locaux / IOT
!! Colonisation bactérienne sur peau lésée inévitable : pas d’ATB tant que pas de sepsis
!! NPO SAT-VAT : bulles = équivalents de plaies cutanées
DIAGNOSTIC DE CAUSE : IMPUTABILITE
Recherche d’une cause : faisceau d'arguments MAIS aucun n'a une valeur absolue
Nombreux pièges dans l'interrogatoire médicamenteux
o omission de ce qui n'est pas considéré comme médicament :
analgésiques ou somnifères pris occasionnellement
édulcorants de synthèse
produits de « médecines » parallèles
o attribution par excès à un méd. prescrit pour une infection : celle-ci étant responsable de l'événement cutané
DONC : rôle potentiel d'un médicament = score d'imputabilité
o extrinsèque : connaissance d'accidents identiques pour un médicament donné = littérature, banque de PV o intrinsèque : lien de causalité entre prises d'un patient donné, clinique et chronologie des évènements
Imputabilité intrinsèque
Imputabilité chronologique Délais évocateurs : confère tableau partie « résumé »
Évolution : amélioration après arrêt du traitement ou aggravation après poursuite du traitement
Réintroduction
o reproduction de la toxidermie après réintroduction volontaire du médicament suspect = évitée
o récidive après réintroduction accidentelle ou antécédent d'effet analogue lors d'une prise antérieure +++
Imputabilité sémiologique : clinique caractéristique ?
Considéré comme acceptable
o syndrome de Stevens-Johnson ++
o syndrome de Lyell-NET o PEAG
Accident médicamenteux pour lequel ce score le plus fort : érythème pigmenté fixe
Facteurs favorisants
!! atopie : n'est pas un FdR de toxidermie !!
Certaines infections virales (parfois bien documentées)
o primo-infection EBV + ampicilline : classique éruption érythémateuse
après guérison : risque d'éruption = même que dans la population générale
CAT : réintroduction donc possible o VIH : toxidermies bénignes ET graves
o réactivation des virus du groupe herpès (HHV6, HHV7, EBV, CMV) : syndrome d'hypersensibilité médicamenteuse
Immunosuppression quelle qu’en soit sa cause
Facteurs génétiques : HLA B*5701 et DRESS à l'abacavir chez les Caucasiens (!! recherche avant prescription)
Élimination des autres causes
Investigations exhaustives justifiées si : suspicion pour un médicament absolument indispensable au patient
Autres cas : rechercher seulement causes qui nécessiteraient un traitement spécifique Tests
Nombreux proposés : in vitro et in vivo
Test validés rares : prick-tests pour les réactions d'hypersensibilité immédiate à la pénicilline ou aux curarisants
Imputabilité extrinsèque : notoriété
Connaissance des médicaments qui sont inducteurs les plus fréquents d'un type donné
Argument de probabilité, utilisation délicate pour un individu
Liste des médicaments le plus souvent en cause pour chaque variété de toxidermie : confère tableau partie « résumé »
!! en cas de réaction grave : utilisation ultérieure
contre-indiquée par écrit sur un document remis au malade ou sur le carnet de santé !!
AUTRES REACTIONS
Réactions inflammatoires cutanées associées à l’utilisation des anti-TNF
Réactions d'hypersensibilité aiguë = réactions anaphylactoïdes
Durée : transitoire
Intensité souvent modérée : prurit, urticaire
Survenue : possible dès la première perfusion
Indication à : réduire le débit de perfusion (pour traitement injectables par perfusion) Réactions inflammatoires retardées
Effets secondaires cutanées des anticancéreux
Toxidermie immunoallergiqueCytotoxicité des antimitotiques
Toxicité spécifique des thérapies ciblées
Incidence et diversité : croissante
Effets fréquents et « attendus » : information du patient et mesures préventives
Poursuite du traitement : !! ne contre-indique pas la poursuite (selon grade de toxicité)
Réversibles ? OUI, après diminution de dose ± arrêt du traitement
classification des effets indésirables cutanés des anticancéreux par mécanisme
description clinique et prise en charge des principales toxicités cutanées des thérapies ciblées en cancérologique principales toxicités cutanées des thérapies ciblées en cancérologie
éruption acnéiforme traitement par cétuximab
syndrome mains-pieds traitement anti-angiogénique
multi-cible (sunitinib)
photosensibilité – érythème phlycténulaire à la face dorsale des
orteils après port de chaussures traitement par anti-BRAF réaction psoriasiforme paradoxale
pustulose palmoplantaire observée sous biothérapie
(anti-TNF)
mucite à J10 d’une chimiothérapie avec vaste
ulcération de la face ventrale de la langue