• Aucun résultat trouvé

Sur la loi du rayonnement noir. Réponse à M. E. Bauer

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Sur la loi du rayonnement noir. Réponse à M. E. Bauer"

Copied!
4
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00242069

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242069

Submitted on 1 Jan 1913

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Sur la loi du rayonnement noir. Réponse à M. E. Bauer

J. de Boissoudy

To cite this version:

J. de Boissoudy. Sur la loi du rayonnement noir. Réponse à M. E. Bauer. J. Phys. Theor. Appl.,

1913, 3 (1), pp.649-651. �10.1051/jphystap:019130030064901�. �jpa-00242069�

(2)

649 tion théorique tout à fait précise. C’est là, à mon avis, l’argument le plus fort que l’on puisse apporter en faveur de la théorie de Planck.

SUR LA LOI DU RAYONNEMENT NOIR. 2014 RÉPONSE A M. E. BAUER ;

Note complémentaire de M. J. DE BOISSOUDY.

A l’hypothèse que j’ai proposée et que résument les conditions (2),

Ni. Bauer oppose l’hypothèse (7) qui, sous la forme que lui a donnée M. Ehrenfest, serait, à son avis, seule d’accord avec le principe de la

méthode statistique de Boltzmann.

1° Pour -t,, > hv ou q > h, les résonateurs se comportent d’une façon normale : on a y = 1;

~° Pour les valeurs de q comprises entre o et 7a, les résonateurs restent au repos : y = o ;

3° Pour q .r 0, y devient infini, et cela de telle façon que l’on ait:

Ao étant une constante.

Les conditions ~1° et 2° sont les mêmes dans l’hypothèse (2). Le

désaccord porte donc sur la valeur de Yo et indirectement sur celle de Wo représentant la fraction du nombre total des résonateurs qui

reste au repos.

?o

D’après M. E. défini comme la limite de l’intégrale "{dg

0

quand qo tend vers o, ne peut être qu’une constante puisque ,r n’est

fonction que de q. Cela revient en somme à raisonner comme si la fonction y, tout en étant discontinue au point q = o, passait néan-

moins par une transition insensible, au voisinage immédiat de ce point, d’une valeur nulle, pour ~>o, à une valeur infinie, pour q=o.

Sans cette convention, l’intégrale n’aurait aucun sens et il ne sau-

rait être question de limite. Or rien ne prouve que cette convention soit légitime et que l’artifice mathématique qui consiste à rétablir

la continuité de la fonction ;~ au voisinage de q = o et qui per-

met ainsi de définir algébriquement la probabilité vo (de même

o

que Wo sera défini comme la limite de b quand 7

o

tend vers zéro) corresponde bien à la réalité.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019130030064901

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019130030064901

(3)

650

On peut d’ailleurs remarquer que cette limite n’est pas toujours

déterminée au point q = o et aux différents points singuliers la fonction y devient infinie.

Ainsi, dans l’hypothèse de Planck, la fonction y passe alternative- ment de o à oc . Elle est nulle pour toutes les valenrs de -n com- prises entre deux multiples successifs de hv, et infinie pour ces valeurs particulières o, hv, 2hv, 3hv,

...

On a de plus :

en appelant Yn la limite de l’intégrale (où n désigne un

nombre entier) quand q, tend vers zéro.

Ces conditions suffisent à déterminer E et W. On a en effet

d’après (6)

qui est bien la valeur de l’énergie moyenne admise par Planck ; et d’après (5):

qui est bien aussi la répartition admise. Cette dernière équation

montre, en effet, comme Nernst l’avait supposé a priori, que la frac- tion du nombre des résonateurs dont l’énergie est n fois le

quantum hv est égale à la fraction de ceux-ci qui aurait une énergie comprise entre et (n + 1) hv s’ils suivaient la loi de répartition

de Maxwell.

Cependant la valeur commune des ,in est absolument arbitraire, quelle que soit d’ailleurs la convention initiale faite La fonction y n’est en effet déterminée qu’à un facteur constant près, mais on peut éliminer une fois pour toutes ce facteur constant en posant par

exemple y = 1 toutes les fois que les équations de la mécanique sont

applicables. Cette convention ou toute autre analogue laisse subsister

l’indétermination complète des intégrales Yn.

(4)

651 Il est clair d’autre part que la condition. = 1 ne signifie pas, à elle seule, que les résonateurs se comportent d’une façon norînale

moins de prendre ce mot dans une acception toute particulière). Dans

le cas des équations de Hamilton, qui est le seul cas qu’on puisse

vraiment considérer comme normal, le dernier multiplicateur y est

une constante que nous pouvons prendre égale à 1; mais la réparti-

tion est alors entièrement déterminée par la température; elle est indépendante de la nature de la particule en mouvement. Tel serait le cas d’un gaz à deux dimensions, constitué de points mobiles sur

une surface.

Il n’en est pas ainsi dans l’hypothèse de M. Ehrenfest; on a en

effet d’après (5) :

u1.T

~on obtient pour ~~ une expression dans laquelle intervient la nature même du résonateur, autrement dit sa fréquence.

La répartition normale ne peut être obtenue, pour y = 1, que si

l’on pose

-

c’est la valeur que j’ai admise. Je ne pense pas que le fait d’y faire figurer la température constitue un cercle vicieux. Sans doute la no-

tion de température, qui s’introduit uniquement par la considération de probabilités, n’a de sens que pour un système complexe de parti-

cules matérielles. La fonction y existe au contraire pour un résona- teur isolé ; elle en représente les propriétés élémentaires. Son

expression doit donc être, dans tous les cas, indépendante de la tem- pérature. Mais Yo n’est pas une valeur particulière de y, comme la notation pourrait le faire supposer. D’après la définition que j’ai rappelée plus haut, 10 est la limite d’une intégrale. Ce n’est donc

pas une probabilité élérnentaire. Il ne paraît pas y avoir de contra- diction à y faire intervenir la température.

La relation de la température et de l’énergie nous est fournie par le principe de l’équipartition. En maintenant la validité de ce prin- cipe pour toutes les valeurs de l’énergie supérieures au quantum hv,

nous le considérons par là même comme la seule base fondamentale

de définition de la température.

Références

Documents relatifs

La représentation de la superposition de plusieurs spectres de corps noir permet de faire le lien entre la température du corps noir et la longueur d'onde où a lieu

3/ Pour l’oscillogramme n°2, si on avait réglé la sensibilité verticale sur 5 V /div, quel aurait été l’aspect

[r]

Il se pourrait qu'il soit incontournable étant donné une parenté entre la détermination des... valeurs m(n) et le problème des diviseurs de Dirichlet qui est toujours

L'étude précédente vous a permis de tracer la puissance mesurée à la photopile en [onction de la température du filament. Vous pouvez maintenant utiliser cette courbe

Afin de bien planifier une activité à l’extérieur, il est essentiel de se fixer une intention pédagogique claire lors de chaque sortie (p. ex., amener les élèves à découvrir

Les personnes qui croient aux examens normalisés reconnaissent elles aussi les limites des comparaisons à grande échelle en raison des différences entre les pays, les provinces,

Le taux de réussite du test est de 95%, ce qui signifie que si une personne est malade le test est positif avec probabilité 0.95, et qu’inversement si une personne est saine son