Espaces normés
Normes
Exercice 1 [ 00454 ][correction]
SoientN1, N2deux normes sur un R-espace vectoriel E.
a) On noteB1={x∈E/N1(x)61} etB2={x∈E/N2(x)61}.
Montrer
B1=B2⇒N1=N2 b) Même question avec les boules unités ouvertes.
Exercice 2 [ 02639 ][correction]
On définit surE=C0([0,1],R) une norme par N(f) =
Z 1 0
|f(t)|dt a) Soienta, b>0 etu, v >0. Etablir que
√a+
√
b= 1⇒ 1 u+v 6 a
u+b v b) Soientf, g∈E telles quef, g >0. Montrer
N((f+g)−1)6 N(f)2N(f−1) +N(g)2N(g−1) (N(f) +N(g))2 c) En déduire que
N(f+g)N((f+g)−1)6max(N(f)N(f−1), N(g)N(g−1)) Exercice 3 [ 02766 ][correction]
Soit (E,kk) un espace vectoriel normé surK(K=RouC).
a) Montrer que pour tousx, y∈E
kxk+kyk62 max{kx+yk,kx−yk}
b) Montrer que l’on peut avoir l’égalité avecx6= 0 ety6= 0.
Désormais la norme est euclidienne.
c) Montrer que pour tousx, y∈E kxk+kyk6√
2 max{kx+yk,kx−yk}
d) Peut-on améliorer la constante√ 2 ?
Exercice 4 [ 00795 ][correction]
Soitn∈Navecn>2. Existe-t-il une normek.ksur Mn(C) invariante par conjugaison, c’est-à-dire telle que :
∀(A, P)∈ Mn(C)×GLn(C),kAk=
P−1AP
Etude de normes
Exercice 5 [ 00457 ][correction]
PourA= (ai,j)∈ Mn,p(K). On pose
kAk1=
n
X
i=1 p
X
j=1
|ai,j|, kAk2= v u u t
n
X
i=1 p
X
j=1
|ai,j|2 et kAk∞= max
16i6n,16j6p|ai,j| Montrer quek.k1,k.k2 etk.k∞ définissent des normes surMn,p(K).
Exercice 6 [ 00459 ][correction]
PourA= (ai,j)∈ Mn(R) on pose
kAk=
n
X
i,j=1
a2i,j
1/2
Montrer quek.k est une norme matricielle i.e. que c’est une norme surMn(R) vérifiant
∀A, B∈ Mn(R), kABk6kAk kBk
Exercice 7 [ 03625 ][correction]
PourA= (ai,j)∈ Mn(C), on pose kAk= sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|
a) Montrer quek.kdéfinit une norme sur Mn(C).
b) Vérifier
∀A, B ∈ Mn(C),kABk6kAk kBk
Exercice 8 [ 00460 ][correction]
PourA= (ai,j)∈ Mn(C), on pose kAk= sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|
a) Montrer quek.kest une norme d’algèbre sur Mn(C).
b) Montrer que siλest valeur propre deAalors|λ|6kAk.
Exercice 9 [ 00461 ][correction]
Soientp >1 etq >1 tel que 1/p+ 1/q= 1.
a) Montrer que poura, b>0
ab6 1 pap+1
qbq
Pourx= (x1, . . . , xn)∈Kn ety= (y1, . . . , yn)∈Kn, on pose :
kxkp=
n
X
i=1
|xi|p
!1/p
et kykq =
n
X
i=1
|yi|q
!1/q
b) Soitxet y dansKn non nuls. Établir
|xiyi| kxkpkykq 6 1
p
|xi|p kxkpp +1
q
|yi|q kykqq et en déduire
n
X
i=1
|xiyi|6kxkpkykq
c) En écrivant
(|xi|+|yi|)p=|xi|(|xi|+|yi|)p−1+|yi|(|xi|+|yi|)p−1 justifier
kx+ykp6kxkp+kykp d) Conclure quek.kp définit une norme surKn.
Exercice 10 [ 00462 ][correction]
Pourx= (x1, . . . , xn)∈Kn et p>1 on pose kxkp =
n
X
i=1
|xi|p
!1/p
Montrer
kxk∞= lim
p→+∞kxkp
Exercice 11 [ 03248 ][correction]
Soienta1, . . . , an des réels etN :Kn→Rl’application définie par N(x1, . . . , xn) =a1|x1|+· · ·+an|xn|
A quelle condition sur lesa1, . . . , an, l’applicationN définit-elle une norme sur Kn?
Exercice 12 [ 00456 ][correction]
Soientf1, . . . , fn: [0,1]→Rcontinues.
A quelle condition l’application
N : (x1, . . . , xn)7→ kx1f1+· · ·+xnfnk∞ définit-elle une norme surRn?
Exercice 13 [ 00455 ][correction]
Montrer que l’applicationN :R2→Rdéfinie par N(x1, x2) = sup
t∈[0,1]
|x1+tx2| est une norme surR2.
Représenter la boule unité fermée pour cette norme et comparer celle-ci àk.k∞.
Exercice 14 [ 03905 ][correction]
On note`1(N,K) l’ensemble des suitesu= (un)∈KNsommable i.e.
`1(N,K) =n
u∈KN/X
|un|<+∞o
Montrer que`1(N,K) est unK-espace vectoriel et que l’application donnée par kuk1=
+∞
X
n=0
|un|
y définit une norme
Exercice 15 [ 03903 ][correction]
SoitIun intervalle d’intérieur non vide deR. On note L1(I,K) l’ensemble des fonctionsf :I→Kcontinues et intégrables i.e.
L1(I,K) =
f ∈ C(I,K)/
Z
I
|f|<+∞
Montrer queL1(I,K) est unK-espace vectoriel et que kfk1=
Z
I
|f(t)|dt y définit une norme.
Exercice 16 [ 03904 ][correction]
SoitIun intervalle d’intérieur non vide deR. On note L2(I,K) l’ensemble des fonctionsf :I→Kcontinue et de carré intégrable i.e.
L2(I,K) =
f ∈ C(I,K)/
Z
I
|f|2<+∞
Montrer queL2(I,K) est unK-espace vectoriel et que kfk2=
Z
I
|f(t)|2 dt 1/2
y définit une norme.
Exercice 17 [ 03906 ][correction]
On note`2(N,K) l’ensemble des suitesu= (un)∈KNde carré sommable i.e.
`2(N,K) =n
u∈KN/X
|un|2<+∞o
Montrer que`2(N,K) est unK-espace vectoriel et que l’application donnée par kuk2=
+∞
X
n=0
|un|2
!1/2
y définit une norme.
Exercice 18 [ 04096 ][correction]
On introduit une normek.k sur l’espace des colonnesMn,1(R) en posant Non défin
et noteS l’ensemble formé des colonnes deMn,1(R) de norme égale à 1.
a) SoitA∈ Mn(R). Montrer l’existence de sup
X∈S
kAXk b) On pose
N(A) = sup
X∈S
kAXk
Justifier que pour toutX ∈ Mn,1(R),kAXk6N(A)kXk.
c) Vérifier queN définit une norme surMn(R).
d) Montrer
N(A) = sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|
Distance
Exercice 19 [ 03272 ][correction]
On norme l’espaceB(N,R) des suites bornées par la norme infinie notéek.k∞. Déterminer la distance de la suiteeconstante égale à 1 au sous-espace vectorielC0
des suites réelles convergeant vers 0.
Exercice 20 [ 03273 ][correction]
On norme l’espaceB(N,R) des suites bornées par la norme infini notéek.k∞. Déterminer la distance de la suiteu= ((−1)n)n∈Nau sous-espace vectorielC des suites réelles convergentes.
Exercice 21 [ 00470 ][correction]
On norme l’espaceB(N,R) des suites bornées par la norme infini notéek.k∞. Pourx∈ B(N,R), on note ∆xla suite de terme général
∆x(n) =x(n+ 1)−x(n) puis on formeF ={∆x/x∈ B(N,R)}.
Déterminer la distance de la suiteeconstante égale à 1 au sous-espace vectorielF.
Exercice 22 [ 03463 ][correction]
SoitE l’espace des fonctions bornées de [−1,1] vers Rnormé par kfk∞= sup
x∈[−1,1]
|f(x)|
Déterminer la distance de la fonction f :x7→
1 six∈]0,1]
0 six= 0
−1 six∈[−1,0[
au sous-espace vectorielF deE formé des fonctions continues de [−1,1] vers R.
Comparaison de normes
Exercice 23 [ 00466 ][correction]
SoitE=C0([0,1],R). On définit les normesk.k1,k.k2 etk.k∞ par : kfk1=
Z 1 0
|f(t)|dt, kfk2= Z 1
0
f(t)2dt 1/2
et kfk∞= sup
[0,1]
|f| a) Montrer quek.k∞ est plus fine quek.k1 etk.k2 mais qu’elle n’équivaut ni à l’une, ni à l’autre.
b) Comparerk.k1 etk.k2.
Exercice 24 [ 00467 ][correction]
SoitE=C1([−1,1],R). On définit N1, N2 etN3 par N1(f) = sup
[−1,1]
|f|, N2(f) =|f(0)|+ sup
[−1,1]
|f0| etN3(f) = Z 1
−1
|f| a) Montrer queN1, N2et N3sont des normes surE.
b) ComparerN1 etN2 d’une part,N1 etN3 d’autre part.
Exercice 25 [ 02412 ][correction]
Soient l’espaceE=
f ∈ C1([0,1],R)/f(0) = 0 et N l’application définie surE par
N(f) =N∞(3f+f0)
a) Montrer que (E, N) est un espace vectoriel normé puis qu’il existeα >0 tel queN∞(f)6αN(f).
b) Les normesN∞ et N sont-elles équivalentes ?
Exercice 26 [ 00465 ][correction]
SoientE=C1([0,1],R) etN :E→R+ définie par N(f) =
s f2(0) +
Z 1 0
f02(t)dt a) Montrer queN définit une norme surE.
b) ComparerN et k.k∞.
Exercice 27 [ 00473 ][correction]
SurR[X] on définit N1et N2 par : N1(P) =
+∞
X
k=0
P(k)(0)
etN2(P) = sup
t∈[−1,1]
|P(t)|
a) Montrer queN1 etN2 sont deux normes surR[X].
b) Etudier la convergence pour l’une et l’autre norme de la suite de terme général Pn= 1
nXn c) Les normesN1et N2 sont-elles équivalentes ?
Exercice 28 [ 00468 ][correction]
On noteR(N)l’ensemble des suites réelles nulles à partir d’un certain rang.
On définit des normesk.k1, k.k2et k.k∞ surR(N)en posant kuk1=
+∞
X
n=0
|un|, kuk2=
+∞
X
n=0
u2n
!1/2
et kuk∞= sup
n∈N
|un| a) Comparerk.k1 etk.k∞.
b) Comparerk.k1 etk.k2.
Exercice 29 [ 00469 ][correction]
On note`1(N,R) l’espace des suites réelles sommables. Cet espace est normé par kuk1=
+∞
X
n=0
|un| a) Soitu∈`1(N,R). Montrer queuest bornée.
Cela permet d’introduire la normek.k∞définie par kuk∞= sup
n∈N
|un| Comparerk.k1 etk.k∞.
b) Soitu∈`1(N,R). Montrer queuest de carré sommable Cela permet d’introduire la normek.k2définie par
kuk2=
+∞
X
n=0
u2n
!1/2
Comparerk.k1 etk.k2.
Exercice 30 [ 03265 ][correction]
On noteB(N,R) l’espace des suites réelles bornées normé park.k∞.
a) Soita= (an) une suite réelle. Former une condition nécessaire et suffisante sur la suiteapour que l’application
Na:x7→
+∞
X
n=0
an|xn| définit une norme surB(N,R).
b) ComparerNa et k.k∞. Exercice 31 [ 00039 ][correction]
a) Montrer que
N∞(u) = sup
n∈N
|un| et N(u) = sup
n∈N
|un+1−un|
définissent des normes sur l’espaceE des suites réelles bornéesu= (un)n∈Ntelles queu0= 0.
b) Montrer que
∀u∈E, N(u)62N∞(u) Déterminer une suite non nulle telle qu’il y ait égalité.
c) Montrer que ces deux normes ne sont pas équivalentes.
Comparaison de normes équivalentes
Exercice 32 [ 00463 ][correction]
On noteE=C1([0,1],R).
a) Pourf ∈E, on pose
N(f) =|f(0)|+kf0k∞ Montrer queN est une norme sur E.
b) Pourf ∈E, on pose
N0(f) =kfk∞+kf0k∞
On vérifie aisément queN0 est une norme surE. Montrer qu’elle est équivalente à N.
c) Les normesN et N0 sont elles équivalentes àk.k∞?
Exercice 33 [ 03267 ][correction]
Soient l’espaceE=
f ∈ C1([0,1],R)/f(0) = 0 et N1, N2 les applications définies surE par
N1(f) =kf0k∞ et N2(f) =kf +f0k∞ a) Montrer queN1 etN2 définissent des normes surE.
b) Montrer queN2 est dominée parN1. c) En exploitant l’identité
f(x) = e−x Z x
0
(f(t) +f0(t)) etdt montrer queN1est dominée parN2.
Exercice 34 [ 00464 ][correction]
On noteE leR-espace vectoriel des fonctionsf : [0,1]→Rde classeC1 vérifiant f(0) = 0. Pourf ∈E, on pose
N1(f) = sup
x∈[0,1]
|f(x)|+ sup
x∈[0,1]
|f0(x)| etN2(f) = sup
x∈[0,1]
|f(x) +f0(x)|
Montrer queN1 etN2 sont deux normes surE et qu’elles sont équivalentes.
Exercice 35 [ 02411 ][correction]
Soit
E=
f ∈ C2([0, π],R)/f(0) =f0(0) = 0 a) Montrer que
N :f 7→ kf+f00k∞ est une norme surE.
b) Montrer queN est équivalente à
ν :f 7→ kfk∞+kf00k∞
Exercice 36 [ 03262 ][correction]
SoientE=C([0,1],R) etE+ l’ensemble des fonctions deE qui sont positives et ne s’annulent qu’un nombre fini de fois. Pour toute fonctionϕ∈E+ et pour toute fonctionf ∈E on pose
kfkϕ= sup
t∈[0,1]
{|f(t)|ϕ(t)}
a) Montrer quek.kϕ est une norme surE
b) Montrer que siϕ1 etϕ2sont deux applications strictement positives deE+ alors les normes associées sont équivalentes.
c) Les normesk.kxet k.kx2 sont elles équivalentes ?
Exercice 37 [ 02767 ][correction]
SoientE=C([0,1],R) etE+ l’ensemble des fonctions deE qui sont positives et ne s’annulent qu’un nombre fini de fois. Pour toute fonctionϕ∈E+ et pour toute fonctionf ∈E on pose
kfkϕ= Z 1
0
|f(t)|ϕ(t) dt a) Montrer quek.kϕ est une norme surE
b) Montrer que siϕ1 etϕ2sont deux applications strictement positives deE+ alors les normes associées sont équivalentes.
c) Les normesk.kxet k.kx2 sont elles équivalentes ?
Equivalence de normes en dimension finie
Exercice 38 [ 00458 ][correction]
SoitN une norme surMn(R). Montrer qu’il existec >0 tel que N(AB)6cN(A)N(B)
Exercice 39 [ 03146 ][correction]
Soientn∈Net El’espace des polynômes réels de degrés inférieurs à n.
Montrer qu’il existeλ >0 vérifiant
∀P ∈E, Z 1
0
|P(t)|dt>λ sup
t∈[0,1]
|P(t)|
Exercice 40 [ 00474 ][correction]
Pourd∈N, on poseE=Rd[X] l’espace des polynômes réels en l’indéterminéeX de degrés inférieurs ou égaux àd.
a) Pourξ= (ξ0, . . . , ξd) famille de d+ 1 nombres réels distincts etP ∈E, on pose Nξ(P) =
d
X
k=0
|P(ξk)|
Montrer queNξ définit une norme sur E.
b) Soit (Pn) une suite de polynômes éléments deE. Pour toutn∈N, on écrit Pn=
d
X
k=0
ak,nXk
Etablir que les assertions suivantes sont équivalentes : (i) la suite de fonctions (Pn) converge simplement surR;
(ii) la suite de fonctions (Pn) converge uniformément sur tout segment deR; (iii) pour toutk∈ {0, . . . , d}, la suite (ak,n) converge.
Exercice 41 [ 02768 ][correction]
SoitEun sous-espace vectoriel de dimension finied>1 de l’espaceC([0,1],R) de fonctions continues.
a) Etablir l’existence de (a1, . . . , ad)∈[0,1]d tel que l’application N :f ∈E7→
d
X
i=1
|f(ai)|
soit une norme.
b) Soit (fn) une suite de fonctions deE qui converge simplement vers une fonctionf : [0,1]→R.
Montrer quef est élément deE et que la convergence est uniforme.
Exercice 42 [ 01582 ][correction]
Montrer que si (Pn) est une suite de fonctions polynomiales de degré inférieur àN convergeant simplement vers une fonctionf surRalorsf est une fonction polynomiale.
Exercice 43 [ 02409 ][correction]
a) Quelles sont les valeurs dea∈Rpour lesquelles l’application (x, y)7→Na(x, y) =p
x2+ 2axy+y2 définit une norme surR2.
b) SiNa etNb sont des normes, calculer inf
(x,y)6=0
Na(x, y)
Nb(x, y) et sup
(x,y)6=0
Na(x, y) Nb(x, y)
Suites de vecteurs
Exercice 44 [ 03143 ][correction]
SoientA, B∈ Mp(R). On suppose
(AB)n→Op
Montrer que
(BA)n→Op
Exercice 45 [ 01670 ][correction]
SoientA, B∈ Mn(R) telles que Ak−−−−−→
k→+∞ P et Bk−−−−−→
k→+∞ Q
On suppose que les matricesA etB commutent. Montrer que les matricesP etQ commutent.
Exercice 46 [ 00471 ][correction]
Soit (An) une suite de matrices inversibles deMp(K).
On suppose
An→Aet A−1n →B Montrer queAest inversible et déterminer son inverse.
Exercice 47 [ 00472 ][correction]
A quelle condition surA∈ Mp(K) existe-t-ilM ∈ Mp(K) telle que Mn−−−−−→
n→+∞ A?
Exercice 48 [ 03010 ][correction]
SoitA∈ Mp(C). On suppose que la suite (An)n∈Nconverge versB.
Montrer queB est semblable à une matrice diagonale n’ayant que des 0 et des 1.
Exercice 49 [ 03022 ][correction]
a) SoitA∈ Mp(R) diagonalisable vérifiant Sp(A)⊂]−1,1[. MontrerAn→Op. b) Même question avec trigonalisable au lieu de diagonalisable.
Exercice 50 [ 03036 ][correction]
Soit (An) une suite convergente d’éléments deMn(K) et de limiteA∞. Montrer que pournassez grand
rg(An)>rg(A∞) Exercice 51 [ 03475 ][correction]
Soit (Ak) une suite de matrice deMn(C) convergeant versA∈ Mn(C).
On suppose que lesAk sont tous de rangpdonné. Montrer que rgA6p.
Exercice 52 [ 03413 ][correction]
Soitq∈N?. On noteEq l’ensemble desA∈GLn(C) telles que Aq =In
a) Que dire deA∈Eq telle que 1 est seule valeur propre deA? b) Montrer queIn est un point isolé deEq.
Exercice 53 [ 03851 ][correction]
Soita∈R. Déterminer lim
n→+∞Ann avec An =
1 −a/n a/n 1
Exercice 54 [ 03925 ][correction]
SoitA∈ Mn(R) une matrice antisymétrique telle que la suite (Ak)k∈Nconverge versB dansMn(R).
Que dire deB?
Séries de vecteurs
Exercice 55 [ 02728 ][correction]
SoitM ∈ Mn(C). Montrer l’équivalence de :
(i) toute valeur propre deM est de module strictement inférieur à 1 ; (ii) la suite (Mk) tend vers 0 ;
(iii) la série de terme généralMk converge.
Exercice 56 [ 04052 ][correction]
SoientE un espace de dimension finie de normek.k etf une application de E versE.
On dit quef est contractante si
∃k∈[0,1[,∀x, y∈E,kf(y)−f(x)k6kky−xk
a) On suppose quef est contractante et l’on introduit la suite (xn)n∈Ndéterminée par
x0∈E et∀n∈N, xn+1=f(xn) Montrer que la convergence de la sériePxn+1−xn. En déduire quef admet un unique point fixe.
b) Montrer que s’il existep∈N? tel quefp soit contractante alorsf admet un unique point fixe.
Corrections
Exercice 1 :[énoncé]
a) Soitx∈E. Six= 0 alorsN1(x) =N2(x) = 0. Sinon : Posonsy=Nx
1(x). On ay∈B1⊂B2 doncN2(y)61 d’oùN2(x)6N1(x).
De manière symétriqueN1(x)6N2(x) puis l’égalité.
b) On reprend la démarche ci-dessus à partir de
y= x
N1(x) +ε
avecε >0 pour obtenirN2(x)< N1(x) +εavant de faire tendreεvers 0.
Exercice 2 :[énoncé]
a) Par réduction au même dénominateur a
u+b v − 1
u+v =av(u+v) +bu(u+v)−uv uv(u+v)
qu’on peut réécrire a u+b
v − 1
u+v =(√ av−√
bu)2+ (a+b+ 2√
ab−1)uv uv(u+v)
et si√ a+√
b= 1 alors a u+b
v− 1
u+v =(√ av−√
bu)2 uv(u+v) >0 b)
N((f +g)−1) = Z 1
0
dt
f(t) +g(t) 6a Z 1
0
dt f(t)+b
Z 1 0
dt
g(t) =aN(f−1) +bN(g−1) qui donne l’inégalité voulue avec
a= N(f)2
(N(f) +N(g))2 etb= N(g)2 (N(f) +N(g))2 qui sont tels que√
a+√ b= 1.
c) Par l’inégalité triangulaire
N(f+g)N((f+g)−1)6(N(f) +N(g))N((f+g)−1)
et en vertu de ce qui précède
N(f+g)N((f+g)−1)6 N(f)2N(f−1)
N(f) +N(g) +N(g)2N(g−1) N(f) +N(g) qui donne
N(f+g)N((f+g)−1)6 N(f)
N(f) +N(g)M + N(g)
N(f) +N(g)M =M avec
M = max(N(f)N(f−1), N(g)N(g−1)) Document3
Exercice 3 :[énoncé]
a)x=12(x+y) +12(x−y) donc
kxk6max{kx+yk,kx−yk}
Aussikyk6max{kx+yk,kx−yk}donc
kxk+kyk62 max{kx+yk,kx−yk}
b) SurR2 aveckk=kk∞, il y a égalité pour x= (1,0) ety= (0,1).
c) On a déjà
(kxk+kyk)262kxk2+ 2kyk2 Orx= 12(x+y) +12(x−y) donne
kxk2=1 4
kx+yk2+kx−yk2+ 2kxk2−2kyk2 aussi
kyk2=1 4
kx+yk2+kx−yk2−2kxk2+ 2kyk2 donc
kxk2+kyk261 2
kx+yk2+kx−yk2 puis
(kxk+kyk)262 max{kx+yk,kx−yk}2 qui permet de conclure.
d) Non, surR2, il y a égalité pourx= (1,0) ety= (0,1).
Exercice 4 :[énoncé]
Casn= 2
Par l’absurde supposons qu’une telle norme existe.
PosonsA=
0 1 0 0
etB=
0 2 0 0
.
Les matricesAetB sont semblables (viaP = diag(1/2,1)) donckAk=kBk. Or B= 2A donckBk= 2kAkpuiskAk= 0.
C’est absurde carA6=O2. Cas général : semblable.
Exercice 5 :[énoncé]
Ce sont les normes usuelles associées à la base canonique surMn,p(K).
Exercice 6 :[énoncé]
k.kest une norme surMn(R) car c’est la norme 2 associée à la base canonique de Mn(R).
On a
kABk2=
n
X
i,j=1 n
X
k=1
ai,kbk,j
!2
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
n
X
k=1
ai,kbk,j
!2 6
n
X
k=1
a2i,k
n
X
`=1
b2`,j
donc
kABk26
n
X
i,k=1
a2i,k
n
X
j,`=1
b2`,j =kAk2kBk2 puis
kABk6kAk kBk
Exercice 7 :[énoncé]
a) L’applicationk.kest bien définie deMn(C) dansR+. SikAk= 0 alors
∀16i6n,
n
X
j=1
|ai,j|= 0
et donc
∀16i, j6n, ai,j= 0 ainsi la matriceA est nulle.
De plus
kλAk= sup
16i6n n
X
j=1
|λai,j|= sup
16i6n
|λ|
n
X
j=1
|ai,j|=|λ| sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|=|λ| kAk et
kA+Bk= sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j+bi,j|6 sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|+|bi,j| donc
kA+Bk6 sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|+ sup
16i6n n
X
j=1
|bi,j|=kAk+kBk b) On a
kABk= sup
16i6n n
X
j=1
n
X
k=1
ai,kbk,j
6 sup
16i6n n
X
j=1 n
X
k=1
|ai,kbk,j| Or
n
X
j=1 n
X
k=1
|ai,kbk,j|6
n
X
k=1 n
X
j=1
|ai,k| |bk,j|=
n
X
k=1
|ai,k|
n
X
j=1
|bk,j|6
n
X
k=1
|ai,k| kBk6kAk kBk
donc
kABk6kAk kBk
Exercice 8 :[énoncé]
a) L’applicationk.k est bien définie deMn(C) dansR+. SikAk= 0 alors
∀16i6n,
n
X
j=1
|ai,j|= 0 et donc
∀16i, j6n, ai,j= 0 ainsi la matriceA est nulle.
De plus
kλAk= sup
16i6n n
X
j=1
|λai,j|= sup
16i6n
|λ|
n
X
j=1
|ai,j|=|λ| sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|=|λ| kAk
et
kA+Bk= sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j+bi,j|6 sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|+|bi,j| donc
kA+Bk6 sup
16i6n n
X
j=1
|ai,j|+ sup
16i6n n
X
j=1
|bi,j|=kAk+kBk Enfin
kABk= sup
16i6n n
X
j=1
n
X
k=1
ai,kbk,j
6 sup
16i6n n
X
j=1 n
X
k=1
|ai,kbk,j|
Or
n
X
j=1 n
X
k=1
|ai,kbk,j|6
n
X
k=1 n
X
j=1
|ai,k| |bk,j|=
n
X
k=1
|ai,k|
n
X
j=1
|bk,j|6
n
X
k=1
|ai,k| kBk6kAk kBk
donc
kABk6kAk kBk b) Soitλ∈Sp(A), il existe X6= 0, AX=λX.
En notantx1, . . . , xn les éléments de la colonne X (non tous nuls) on a
∀i∈ {1, . . . , n},λxi=
n
X
j=1
ai,jxj
Considéronsi∈ {1, . . . , n}tel que|xi|= max
16j6n|xj| 6= 0.
La relation précédente donne :
|λ| |xi|6
n
X
j=1
|ai,j| |xj|6
n
X
j=1
|ai,j| |xi|
donc
|λ|6
n
X
j=1
|ai,j|6kAk
Exercice 9 :[énoncé]
a) L’inégalité vaut poura= 0 oub= 0. Poura, b >0.
La fonction ln est concave :
∀λ∈[0,1] ,∀x, y >0,λln(x) + (1−λ) ln(y)6ln(λx+ (1−λ)y)
Appliquée àx=ap,y=bq et λ= 1/pcela donne : 1
pln(ap) +1
qln(bq)6ln 1
pap+1 qbq
puis
ab6 1 pap+1
qbq b) On applique le résultat précédent àa= kxk|xi|
p
etb=kyk|yi|
q
pour obtenir
|xiyi| kxkpkykq 6 1
p
|xi|p kxkpp +1
q
|yi|q kykqq En sommant pouri∈ {1, . . . , n}, on obtient
n
X
i=1
|xiyi| kxkpkykq 6 1
p+1 q = 1 puis
n
X
i=1
|xiyi|6kxkpkykq
c) Par l’inégalité triangulaire kx+ykpp=
n
X
i=1
|xi+yi|p6
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)p Or par l’identité proposée
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)p6
n
X
i=1
|xi|(|xi|+|yi|)p−1+
n
X
i=1
|yi|(|xi|+|yi|)p−1 Par l’inégalité du b)
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)p6kxkp
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)(p−1)q
!1/q +kykp
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)(p−1)q
!1/q
donc
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)p 6
kxkp+kykp Xn
i=1
(|xi|+|yi|)p
!1/q
car (p−1)q=pq−q=p
puis
n
X
i=1
(|xi|+|yi|)p
!1/p
6kxkp+kykp car 1−1/q= 1/p(et l’inégalité vaut que
n
P
i=1
(|xi|p+|yi|p)6= 0 ou non) Finalement
kx+ykp6kxkp+kykp
d) Les propriétéskxkp= 0⇒x= 0 etkλxkp =|λ| kxkp sont immédiates.
Exercice 10 :[énoncé]
Sikxk∞= 0 alorsx= 0 etkxkp= 0 donc kxk∞= lim
p→+∞kxkp Sikxk∞6= 0. Pour toutp>1,
kxk∞6kxkp6(nkxkp∞)1/p =n1/pkxk∞−−−−−→
p→+∞ kxk∞ donc
p→+∞lim kxkp=kxk∞
Exercice 11 :[énoncé]
Notons (e1, . . . , en) la base canonique deKn. SiN est une norme alors
N(ei) =ai>0
Il est donc nécessaire que lesa1, . . . , an soient tous strictement positifs pour que N soit une norme.
Inversement, supposons que lesa1, . . . , an sont tous strictement positifs.
L’applicationN est alors à valeurs dansR+. La relationN(λx) =|λ|N(x) est immédiate.
Puisque lesai sont positifs, on aN(x+y)6N(x) +N(y) car ai|xi+yi|6ai|xi|+ai|yi|.
Enfin, siN(x) = 0 alors par nullité d’une somme de quantités positives
∀i∈ {1, . . . , n}, ai|xi|= 0 donc
∀i∈ {1, . . . , n}, xi= 0 i.e.x= 0
Exercice 12 :[énoncé]
L’applicationN:Rn →R+ est bien définie car toute fonction continue sur le segment [0,1] y est bornée
La liberté de la famille (f1, . . . , fn) est une condition nécessaire car, sinon, une relation linéaire sur la famille (f1, . . . , fn) détermine unn-uplet (x1, . . . , xn) non nul tel queN(x1, . . . , xn) = 0.
Inversement, supposons la famille (f1, . . . , fn) libre.
Soientλ∈R,x= (x1, . . . , xn)∈Rn et y= (y1, . . . , yn)∈Rn.
SiN(x) = 0 alorsx1f1+· · ·+xnfn= 0 et donc (x1, . . . , xn) = (0, . . . ,0) car (f1, . . . , fn) libre.
N(λx) =kλx1f1+· · ·+λxnfnk∞=kλ(x1f1+· · ·+xnfn)k∞=|λ|N(x).
N(x+y) =k(x1+y1)f1+· · ·+ (xn+yn)fnk∞=
k(x1f1+· · ·+xnfn) + (y1f1+· · ·+ynfn)k∞6N(x) +N(y).
FinalementN est une norme surRn
Exercice 13 :[énoncé]
Quandtvarie de 0 à 1, l’expression|x1+tx2| varie de|x1|à |x1+x2| Par suite, on peut exprimer plus simplement l’action deN :
N(x1, x2) = max{|x1|,|x1+x2|}
Soientx= (x1, x2) ety= (y1, y2) deux vecteurs deR2.
N(x+y) = max{|x1+y1|,|x1+y1+x2+y2|}6max{|x1|+|y1|,|x1+x2|+|y1+y2|}6N(x)+N(y) Pourλ∈R,
N(λ.x) = max{|λ| |x1|,|λ| |x1+x2|}=|λ|N(x)
Enfin siN(x) = 0 alors|x1|=|x1+x2|= 0 et doncx1=x1+x2= 0 puisx= 0.
AinsiN définie bien une norme surR2. Six1>0, x2>0 alorsN(x) =x1+x2.
Six160, x2>0 alorsN(x) = max(−x1,|x1+x2|).
Six1>0, x260 alorsN(x) = max(x1,|x1+x2|).
Six160, x260 alorsN(x) =−(x1+x2).
Ces considérations permettent de représenter la boule unité fermée.
La boule unité fermée pour la norme N De manière immédiate :N(x)62kxk∞. Aussi|x1|62N(x) et puisque|x2|6|x1+x2|+|x1|on a aussi|x2|62N(x).
On en déduitkxk∞62N(x).
Exercice 14 :[énoncé]
`1(N,K)⊂KNet KNest unK-espace vectoriel.
(0)n∈N∈`1(K).
Pourλ, µ∈Ketu, v∈`1(N,K),
|(λu+µv)n|6|λ| |un|+|µ| |vn| Par comparaison de séries à termes positifs
λu+µv∈`1(N,K)
`1(N,K) est un sous-espace vectoriel deKN, c’est donc unK-espace vectoriel.
L’applicationk.k1:`1(N,K)→R+est bien définie.
Soitu∈`1(N,K). Sikuk1= 0 alors
+∞
P
n=0
|un|= 0 donc pour toutn∈N,|un|= 0 et par suiteu= 0.
Soitλ∈Ket u∈`1(N,K) kλuk1=
+∞
X
n=0
|λun|=
+∞
X
n=0
|λ| |un|=|λ|
+∞
X
n=0
|un|=|λ| kuk1 Soitu, v∈`1(N,K)
ku+vk1=
+∞
X
n=0
|un+vn|6
+∞
X
n=0
(|un|+|vn|) =
+∞
X
n=0
|un|+
+∞
X
n=0
|vn|=kuk1+kvk1
Exercice 15 :[énoncé]
L1(I,K)⊂ C(I,K) etC(I,K) est unK-espace vectoriel.
˜0∈L1(I,K).
Soitλ, µ∈Ketf, g∈L1(I,K).
Pour toutt∈I,
|(λf+µg)(t)|6|λ| |f(t)|+|µ| |g(t)|
donc par comparaison de fonctions positivesλf+µg∈L1(I,K).
FinalementL1(I,K) est un sous-espace vectoriel deC(I,K) et c’est donc un K-espace vectoriel.
L’applicationk.k1:L1(I,K)→R+ est bien définie.
Soitf ∈L1(I,K). Si kfk1= 0 alorsR
I|f(t)|dt= 0 or|f|est continue et positive surI d’intérieur non vide doncf = ˜0.
Soitλ∈Ket f ∈L1(I,K).
kλfk1= Z
I
|λ| |f(t)|dt=|λ| kfk1 Soientf, g∈L1(I,K)
kf+gk16 Z
I
|f(t)|+|g(t)|dt=kfk1+kgk1 k.k1 définit bien une norme surL1(I,K)
Exercice 16 :[énoncé]
L2(I,K)⊂ C(I,K) etC(I,K) est unK-espace vectoriel.
0∈L2(I,K).
Soitλ∈Ket f ∈L2(I,K). Pour toutt∈I.
|(λf)(t)|2=|λ|2|f(t)|2 donc par comparaisonλf∈L2(I,K).
Soitf, g∈L2(I,K). Pour toutt∈I
|(f+g)(t)|26(|f(t)|+|g(t)|)2=|f(t)|2+2|f(t)| |g(t)|+|g(t)|262
|f(t)|2+|g(t)|2 car 2ab6a2+b2
Par comparaison de fonctions positivesf+g∈L2(I,K).
FinalementL2(I,K) est un sous-espace vectoriel deC(I,K) et c’est donc un K-espace vectoriel.
L’applicationk.k2:L2(I,K)→R+ est bien définie.
Soitf ∈L2(I,K). Sikfk2= 0 alorsR
I|f(t)|2 dt= 0 or|f|2est continue et positive surI d’intérieur non vide donc
∀t∈I,|f(t)|2= 0 puisf = ˜0.
Soitλ∈Ket f ∈L2(I,K).
kλfk2= Z
I
|λ|2|f(t)|2dt 2
=|λ| kfk2 Soitf, g∈L2(I,K).
kf+gk226 Z
I
(|f(t)|+|g(t)|)2 dt=kfk22+ 2 Z
I
|f(t)| |g(t)|dt+kgk22 Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz, pourf, g: [a, b]→Rcontinue par morceaux,
Z b a
f(t)g(t) dt
6 Z b
a
f(t)2dt
!1/2
Z b a
g(t)2dt
!1/2
Ici Z b
a
|f(t)| |g(t)|dt6 Z b
a
|f(t)|2 dt
!1/2 Z b
a
|g(t)|2 dt
!1/2
6kfk2kgk2
Or pourf :I→R+ continue par morceaux intégrable
∀[a, b]⊂I, Z b
a
f(t) dt6 Z
I
f donc ici
Z
I
|f(t)| |g(t)|dt6kfk2kgk2 et enfin
kf+gk226(kfk2+kgk2)2 ce qui permet de conclure.
Exercice 17 :[énoncé]
`2(N,K)⊂KNet KNest unK-espace vectoriel.
0∈`2(K).
Pourλ∈Ketu∈`2(N,K),λu∈`2(N,K).
Pouru, v∈`2(N,K),
|(u+v)n|26|un|2+ 2|un| |vn|+|vn|262
|un|2+|vn|2 car 2ab6a2+b2.
Par comparaison de séries à termes positifs,u+v∈`2(N,K).
`2(N,K) est un sous-espace vectoriel deKN, c’est donc unK-espace vectoriel.
L’applicationk.k2:`2(N,K)→R+ est bien définie.
Soitu∈`2(N,K). Si kuk2= 0 alors
+∞
P
n=0
|un|2= 0 donc pour toutn∈N,|un|2= 0 puisu= 0.
Soitλ∈Ket u∈`2(N,K)
kλuk= v u u t
+∞
X
n=0
|λun|2= v u u t
+∞
X
n=0
|λ|2|un|2=|λ|
v u u t
+∞
X
n=0
|un|2=|λ| kuk2
Soitu, v∈`2(N,K) ku+vk22=
+∞
X
n=0
|un+vn|26
+∞
X
n=0
|un|2+ 2
+∞
X
n=0
|un| |vn|+
+∞
X
n=0
|vn|2
Or par l’inégalité de Cauchy-Schwarz
N
X
n=0
|un| |vn|6 v u u t
N
X
n=0
|un|2 v u u t
N
X
n=0
|vn|
En passant à la limite quandN→+∞
+∞
X
n=0
|un| |vn|6 v u u t
+∞
X
n=0
|un|2 v u u t
+∞
X
n=0
|vn|
Ainsi
ku+vk226(kuk2+kvk2)2 puis
ku+vk26kuk2+kvk2