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HAL Id: hal-00380940

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I-TYPES OF SYSTEM F

Karim Nour

To cite this version:

Karim Nour. I-TYPES OF SYSTEM F. Informatique Théorique et Applications, 2001, 35, pp.223-237.

�hal-00380940�

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LES I -TYPES DU SYST ` EME F I -TYPES OF SYSTEM F

Karim NOUR1

R´esum´e. -Nous d´emontrons dans ce papier que les types du syst`emeF habit´es uniquement par desλI-termes (les I-types) sont `a quantificateur positif. Nous pr´esentons ensuite des cons´equences de ce r´esultat et quelques exemples.

Abstract. -We prove in this paper that the types of systemFinhabited uniquely byλI-terms (theI-types) have a positive quantifier. We give also consequences of this result and some examples.

Mathematics Subject Classification : 03B40, 68Q60 Keywords : λI-calculus - systemF -I-type.

1 Introduction

LeλI-calcul est une restriction duλ-calcul o`u on ne peut abstraire sur une vari- able que si elle est libre dans le terme. Dans ce calcul, on a l’´equivalence entre

“la normalisation faible” et “la normalisation forte”. H. Barendregt a d´emontr´e dans [1] que le λI- calcul est suffisant pour repr´esenter les types de donn´ees courants et programmer toutes les fonctions calculables.

J.-Y. Girard a d´emontr´e dans [3] que l’on peut aussi repr´esenter les types de donn´ees courants dans le syst`eme de typage F. Cependant les fonctions repr´esentables sur ces types sont celles dont les preuves de terminaison se font dans l’arithm´etique de Peano du second ordre.

Les types du syst`eme F qui repr´esentent les types de donn´ees courants sont tous habit´es par au moins unλ-terme qui n’est pas unλI-terme. Une question alors se pose : peut-on repr´esenter les types de donn´ees courants par des types du syst`emeFhabit´es uniquement par desλI-termes (ces types sont appel´es des I-types)?

Le but de cet article est d’´etudier lesI-types du syst`emeF. On d´emontre que tout quantificateur du second ordre d’un I-type est positif. On donne ensuite une application de ce r´esultat sur les types entr´ees et les types sorties d´efinis dans [2]. On montre aussi que pour v´erifier si un type est unI-type, on peut se liminter aux types simples (types sans quantificateurs). On pr´esente enfin quelques exemples deI-types.

1LAMA - Equipe de Logique - Universit´e de Chamb´ery - 73376 Le Bourget du Lac - Email [email protected]

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2 Notations et d´ efinitions

2.1 Quelques d´efinitions du λ-calcul

Etant donn´es des´ λ-termest, u, u1, ..., un, l’application de t`ausera not´ee (t)u, et (...((t)u1)...)un sera not´e (t)u1...un.

Sitest unλ-terme, on d´esigne parF v(t) l’ensemble de ses variables libres.

Si u et v sont des λ-termes, alors on note hu, vi le λ-terme λx(x)uv o`u xne figure pas dansuet v.

On note id = λxx, 0 = λxλyy et 1 = λxλyx. L’entier de Church n est le λ-terme λxλf(f)...(f)x((f) r´ep´et´enfois).

On noteβ (resp. βη) laβ-r´eduction (resp. la βη-r´eduction).

Unλ-terme est dit β-normal (resp. βη-normal) s’il ne contient pas de β-redex (ni deβ-redex ni deη-redex).

Unλ-terme est ditr´esolublesi sa r´eduction de tˆete termine.

2.2 Le λI-calcul

efinitions1) L’ensemble desλI-termes(not´e ΛI) est d´efinie par induction : – Sixest une variable, alorsxΛI.

– Siu, vΛI, alors (u)vΛI.

– SiuΛIet xest libre dans u, alorsλxuΛI.

2) UnλK-termeest unλ-terme qui n’est pas unλI-terme.

LeλI-calcul poss`ede les propri´et´es suivantes (voir [1]).

Th´eor`eme 2.1 1) SitΛI, ettβηt, alors t ΛI etF v(t) =F v(t).

2) UnλI-terme est fortement normalisable ssi il est faiblement normalisable.

NotationOn note 0 =λxλf(((x)id)id)f et, pour toutnIN,n+ 1 =n+ 1.

Le th´eor`eme suivant montre qu’enλI-calcul on peut repr´esenter toutes les fonc- tions partielles r´ecursives (voir [1]).

Th´eor`eme 2.2 Pour toute fonction partielle r´ecursive f : INk IN, il existe unλI-termef tel que :

(f)n1...nk βf(n1, ..., nk)si f(n1, ..., nk)est d´efinie.

(f)n1...nk est non r´esoluble sinon.

(4)

2.3 Le syst`eme F

efinitions1) Lestypesdu syst`emeFsont construits `a partir des variables de typeX, Y, Z, ...en utilisant les op´erations suivantes :

– SiE etF sont des types, alorsEF est un type.

– SiE est un type, etX est une variable de type, alors∀XE est un type.

On d´efinit d’une mani`ere usuelle les variableslibresetli´eesd’un type.

2) SoientA, F deux types et X une variable. Le type A[F/X] est obtenu en remplacant dansAtoute occurrence de la variable X par le typeF.

3) Les r`egles de typage du syst`emeF sont les suivantes : (ax)x1:A1, ..., xn:AnF xi:Ai (1in)

(→i) Γ, x:AFt:B

ΓF λxt:AB (→e) ΓF u:AB ΓFv:A ΓF(u)v:B

(∀i) ΓFt:A X non libre dans Γ

ΓFt:∀XA (∀e) ΓF t:∀XA Gest un type ΓF t:A[G/X]

On ´ecrit ΓF t:Asitest typable de typeAdans le contexte Γ.

Le syst`emeF poss`ede les propri´et´es suivantes (voir [3] et [4]).

Th´eor`eme 2.3 1) Un type est pr´eserv´e durant uneβ-r´eduction.

2) Unλ-terme typable est fortement normalisable.

efinitionUn typeDdu syst`emeFest ditpropressi si∀XEest un sous-type deDalorsX est libre dansE.

Dans la suite on restreint le syst`emeFaux types propores. Pour cela on modifie l´eg`erement la r`egle (∀e) en demandant `aX d’ˆetre libre dansA.

Les lemmes suivants seront utilis´es dans la suite (voir [3] et [4]).

efinitionSoient Id=∀X{X X},Bool=∀X{X (X X)} et Ent=

∀X{X [(XX)X]}.

Lemme 2.1 Soitt unλ-termeβ-normal.

1)Ft:Idssit=id.

2)Ft:Bool ssit=0out=1.

3)Ft:Ent ssi il existenINtel que t=n(n0).

efinitionSi A et B sont deux types alors on note AB le type ∀X{(A (B X))X}o`uX est une variable qui ne figure pas dans AetB.

Lemme 2.2 1) SiΓFu:A etΓF v:B, alors ΓFhu, vi:AB.

2) SiΓFt:AB, alors ΓF (t)1:Aet ΓF (t)0:B.

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efinitionUn contexteCh iest un terme duλ-calcul avec un trou (une seule occurrence d’une constante sp´eciale duλ-calcul). On note Chuile r´esultat de la substitution du trou deCh iparuet ceci sans renommage des variables li´ees deCh i.

Lemme 2.3 Si dans le typageΓF Chui:Aon aΓ Fu:B, alors pour tout λ-termev tel que ΓF v:B on aΓF Chvi:A

PreuveIl suffit de remplacer dans le typage ΓF Chui:A l’arbre de typage

de ΓF u:B par celui de ΓF v:B.

NotationsPour simplifier on note la formule∀X1...∀XnF par∀XF et la for- muleA1(A2...(An A)...) parA1, A2, ..., AnA.

3 Les I -types du syst` eme F

efinitionUn type closD du syst`emeF est ditI-type ssi sit est unλ-terme closβ-normal tel queF t:D, alorst est unλI-terme.

Nous allons d´emontrer qu’un I-type du syst`eme F (habit´e par au moins un λ-terme) est un type `a quatificateur positif. Nous pr´esentons tout d’abord, sur des exemples, la m´ethode adopt´ee.

ExemplesSoient E = ∀X{∀Y(Id Y)Id} et F =∀X{∀Y(Y Id) Id}. Ces types ne sont pas `a quantificateur positif car le quantificateur ∀Y occure n´egativement dansE et F. Nous allons montrer comment fabriquer `a partir d’unλI-terme de typeE (resp. de typeF) unλK-terme de mˆeme type.

Consid´erons les deux typages suivants :

x:∀Y(IdY)x:∀Y(IdY)

x:∀Y(IdY)x:IdId F id:Id x:∀Y(IdY)(x)id:Id

λx(x)id:∀Y(IdY)Id

λx(x)id:E x:∀Y(Y Id)x:∀Y(Y Id)

x:∀Y(Y Id)x:IdId F id:Id x:∀Y(Y Id)(x)id:Id

λx(x)id:∀Y(Y Id)Id

λx(x)id:F

Les deux typages suivants donnent desλK-termes de typeE etF :

(6)

x:∀Y(IdY)x:∀Y(IdY)

x:∀Y(IdY)x:Id(BoolId) id:Id

x:∀Y(IdY)(x)id:BoolId 0:Bool x:∀Y(IdY)(x)id 0:Id

λx(x)id 0:∀Y(IdY)Id

λx(x)id 0:E x:∀Y(Y Id)x:∀Y(Y Id) x:∀Y(Y Id)x: (BoolId)Id

0:Bool id:Id

F h0,idi:BoolId x:∀Y(Y Id)(x)h0,idi:Id

λx(x)h0,idi:∀Y(Y Id)Id

λx(x)h0,idi:F

Remarquons que dans le premier typage on a remplac´e la variableY (qui est en position n´egative dans E) par Bool Id et dans le deuxi`eme typage on a remplac´eY (qui est en position positive dans F) par BoolId. On peut v´erifier facilement qu’en remplacantY parBool(BoolId) on trouve aussi des λK-termes de type E et F. Signalons enfin qu’il suffit de remplacer le typeBoolpar un type quelconque habit´e par unλK-terme ou par une nouvelle variable de type. Nous allons montrer qu’on peut g´en´eraliser cette m´ethode pour un type quelconque. Ceci n´ecessite l’introduction de plusieurs notions et la d´emonstartion de plusieurs r´esultats.

efinitionPour tout type A et pour toute variable X, on d´efinit deux con- stantes duλ-calcul UA,X et VA,X. Le λU V-calculest obtenu en consid´erant les r`egles de r´eduction suivantes :

(λxu)v ֒βu[v/x]

(UY,X)t ֒ut si Y 6=X (VY,X)t ֒vt si Y 6=X (UBC,X)t ֒uλy(UC,X)(t)(VB,X)y (VBC,X)t ֒v λy(VC,X)(t)(UB,X)y

(UY B,X)t ֒u(UB,X)t (VY B,X)t ֒v(VB,X)t

On ´ecritt ֒ t si t est obtenu `a partir de t en appliquant un nombre fini de fois les r`egles pr´ec´edentes.

Lemme 3.1 La clˆoture r´eflexive et transitive de la r´eduction ֒u (resp. de

֒v) est fortement normalisable.

PreuveOn d´efinit, par induction sur lesλU V-termes, une notion de longueur : N(x) = 0,N((u)v) =N(u) +N(v),N(λxu) =N(u) etN(UA,X) =N(VA,X) = L(A) o`u L(A) est le nombre des connecteurs logiques de A. Il est clair que si t ֒ut out ֒v t, alorsN(t)> N(t). D’o`u le r´esultat. efinitionsSoittunλU V-terme etE un ensemble de variables.

1) Une occurrence d’une variablexdanstest diteE-inactivessi ou bienxEou bien il existe un sous-termeudettel quexF v(u) et il existe une occurrence

(7)

d’une variable E-inactive y telle que ((...(y)u1...ui)λy1...λymλxu)ui+1...un est un sous-terme det.

2) Un sous-termeude test ditE-inactifssiu= (x)u1...un etxest E-inactive danst.

3) Un sous-terme ude t est dit E-passif ssi il existe un λU V-terme E-inactif (x)u1...un dettel que ui=λy1...λymu.

Lemme 3.2 Soientu, vdesλU V-termes,E un ensemble de variables etx6∈E.

Les occurrences des variablesE-inactives (resp. les termesE-inactifs, les termes E-passifs) de uet v sont des occurrences des variables E-inactives (resp. des termesE-inactifs, des termes E-passifs) deu[v/x].

PreuveFacile.

efinitionSoitE un ensemble de variables. UnλU V-termetest ditE-bonssi chaque occurrence deUB,Xdanstest appliqu´ee `a un seul argumentwet(UB,X)w estE-passif et chaque occurrence deVB,X danst est appliqu´ee `a unλU V-terme E-inactive.

Il est clair qu’unλU V-termeE-bon a l’une des formes suivantes : λxu, (x)u1...un, (λxu)vv1...vn ou (VB,X)(x)u1...un. Le lemme suivant caract´erise lesλU V-termes E-bons.

Lemme 3.3 1)λxuestE-bon ssiuestE− {x}-bon.

2)(x)u1...un est E-bon ssi pour tout(1in), ui est E-bon ou (sixE) ui=λy1...λym(UB,X)w etwestE− {y1, ..., ym}-bon.

3)(λxu)vv1...vn estE-bon ssiv est E-bon, pour tout(1in),vi estE-bon etuestE− {x}-bon.

4)(VB,X)(x)u1...un estE-bon ssixE et(x)u1...un estE-bon.

PreuveFacile.

Lemme 3.4 Soientu, vdesλU V-termes et Eun ensemble de variables. Siu, v sontE-bons, alors(u)v estE-bon.

PreuveFacile.

Lemme 3.5 Soientu, vdesλU V-termes,E un ensemble de variables etx6∈E.

Siu, vsont E-bons, alorsu[v/x]estE-bon.

PreuveOn utilise le lemme 3.2.

Th´eor`eme 3.1 Sit est unλU V-termeE-bon ett ֒t, alors t estE-bon.

PreuveIl suffit de faire la preuve pour un seul pas de r´eduction. On proc`ede par induction surtet on utilise les lemmes 3.3, 3.4 et 3.5.

– Si t = λxu, alors il suffit d’appliquer l’hypoth`ese d’induction et utiliser le lemme 3.5.

(8)

– Sit = (x)u1...un, alors on a deux cas a voir. Si ui estE-bon et se r´eduit a ui, alors il suffit d’appliquer l’hypoth`ese d’induction et utiliser le lemme 3.3. Si xE, ui =λy1...λym(UB,X)wet w est E− {y1, ..., ym}-bon, alors le r´esultat est ´evident si on fait la r´eduction dans w. Si on r´eduit le U-redex, alors ceci d´epend deB.

- Si B = Y 6= X, alors ui se r´eduit `a λy1...λymw. Or comme w est E {y1, ..., ym}-bon, alors, en utilisant le lemme 3.3,λy1...λymwestE-bon et donc t aussi.

- SiB=CD, alorsuise r´eduit `aλy1...λymλy(UD,X)(w)(VC,X)y. Or comme westE− {y1, ..., ym}-bon, alors (par d´efinition)t est E-bon.

- SiB=∀Y C, alors le r´esultat est ´evident.

– Sit = (λxu)vv1...vn, alors le r´esultat est ´evident si on fait la r´eduction dans les termes u, v, v1, ..., vn. Si t = (u[v/x])v1...vn, alors le r´esultat provient des lemmes 3.4 et 3.5.

– Si t = (VB,X)(x)u1...un, alors le r´esultat est ´evident si on fait la r´eduction dans les termesu1, ..., un. Si on r´eduit leV-redex, alors ceci d´epend de B.

- SiB=Y 6=X, alorst= (x)u1...un qui estE-bon.

- Si B = C D, alors t se r´eduit `a λy(VD,X)(x)u1...un(U)y. Donc (par d´efinition)t est E-bon.

- SiB=∀Y C, alors le r´esultat est ´evident. efinitionUn λU V-termet est ditbon ssi il estF v(t)-bon.

Corollaire 3.1 Sit est unλU V-terme bon ett ֒t, alors t est bon.

PreuveD’apr`es le th´eor`eme 3.1.

efinitionSoitU et V deux constantes fix´ees du λ-calcul. Pour tout type A et pour toute variableX, on d´efinit par induction deuxλ-termesIA,X etJA,X de la mani`ere suivante :

IY,X =idsi Y 6=X JY,X =idsi Y 6=X IX,X =U JX,X =V

IBC,X =λxλy(IC,X )(x)(JB,X )y JBC,X =λxλy(JC,X )(x)(IB,X )y IY B,X=λx(IB,X )x JY B,X =λx(JB,X )x

Lemme 3.6 Pour tout type A et pour toute variable X, les λ-termes IA,X et JA,X sont desλI-termes.

PreuvePar induction surA.

efinitionOn associe `a chaqueλU V-termet unλ-terme not´ebtde la mani`ere suivante : bx=x,λxud =λxbu, (u)vd = (u)bv,b UdA,X =IA,X etVdA,X =JA,X . Lemme 3.7 Siu, vsont des λU V-termes, alors u[v/x] =d u[bbv/x].

PreuvePar induction suru.

(9)

Lemme 3.8 Soientu, vdesλU V-termes. Si u ֒v, alors buβbv.

PreuvePar induction suruet on utilise le lemme 3.7. Lemme 3.9 Sit est un λU V-terme tel que bt est fortement normalisable, alors test fortement normalisable.

PreuveSinon, alors il existe une suite (ti)i telle quet =t0 et (ti ֒β ti+1 ou ti ֒u ti+1 ou ti ֒u ti+1). D’apr`es les lemmes 3.1 et 3.9, il existe une suite croissante d’entiers (ni)i telle quen0 = 0 et tcni β tdni+1. Ce qui contredit le

fait quebt est fortement normalisable.

Avec les hypoth`eses du lemme pr´ec´edent (et en utilisant le lemme 3.8) on a unicit´e de la forme normale det.

Donc la suite on fixe une constante duλ-calculαet une constante de typeO.

efinitions 1) Soient U = λxλdhx, αi et V = λx(x)α1. Pour tout type A et pour toute variable X, on note IA,X = IA,X [U/U, V /V] et JA,X = JA,X [U/U, V /V].

2) Pour tout typeGdu syst`emeF, on noteG=O(GO).

Lemme 3.10 Pour tout type Aet pour toute variable X, on a : 1)α:OFIA,X :∀Y{A[Y /X]A[Y/X]}.

2)α:OFJA,X :∀Y{A[Y/X]A[Y /X]}.

PreuvePar induction surA.

– SiA =Y 6=X, alors A[Y /X] = A[Y/X] = Y, IA,X =JA,X =id et on a α:OFid:∀Y{Y Y}.

– SiA=X, alorsA[Y /X] =Y,A[Y/X] =Y,IA,X =U et JA,X =V. On a les deux typages suivants :

α:O, x:Y, d:Y F hx, αi:Y O α:OF U:∀Y{Y Y} α:O, x:Y,F(x)α1:Y α:OFV :∀Y{YY}

– Si A = B C, alors A[Y /X] = B[Y /X] C[Y /X], et A[Y/X] = B[Y/X] C[Y/X]. Par hypoth`ese d’induction on a α : O F IC,X :

∀Y{C[Y /X] C[Y/X]} et α : O F JB,X : ∀Y{B[Y/X] B[Y /X]}.

Donc

α:O, x:B[Y /X]C[Y /X], y:B[Y/X]F (JB,X)y:B[Y /X] α:O, x:B[Y /X]C[Y /X], y:B[Y/X]F (x)(JB,X)y:C[Y /X] α:O, x:B[Y /X]C[Y /X], y:B[Y/X]F(IC,X)(JB,X)y:C[Y /X]

α:O,F IA,X :∀Y{A[Y /X]A[Y/X]}

(10)

De mˆeme on d´emontre queFJA,X :∀Y{A[Y/X]A[Y /X]}.

– SiA =∀ZB, alors A[Y /X] = ∀ZB[Y /X], et A[Y/X] = ∀ZB[Y/X]. Par hypoth`ese d’induction on aα:OF IB,X:∀Y{B[Y /X]C[B/X]}. Donc

α:O, x:∀ZB[Y /X]F(IB,X)x:B[Y/X] α:O, x:∀ZB[Y /X]F(IB,X)x:∀ZB[Y/X]

F IA,X :∀Y{A[Y /X]A[Y/X]}

De mˆeme on d´emontre queFJA,X :∀Y{A[Y/X]A[Y /X]}. efinitions 1) Soit t un terme β-normal ; t s’´ecrit λx1...λxn(x)t1...tm. Les sous-termes essentiels de t sont, par d´efinition, (x)t1...tm et les sous-termes essentiels desti (1im).

2) Soient Γ un contexte,Aun type, ettunλ-termeβ-normal. On dit quetest unλ-termeη-longde typeAdans le contexte Γ ssi ΓFt:Aet dans ce typage tous les sous termes essentiels det sont typ´es par des variables de type.

Lemme 3.11 Si t un λ-terme β-normal tel que ΓF t :A, alors il existe un λ-termeη-long t de typeAdans le contexte Γtel quetη t.

PreuveIl suffit de remplacer chaque sous-terme essentielude t de typeB =

∀X0(B1...∀Xn−1(Bn→ ∀XnX)...) par leλ-termeλx1...λxn(u)xn...x1. efinitions1) Un sous-termeudetest diten position d’applicationssi il existe un termevtel que (u)v est un sous-terme det.

2) Un sous-termeudetest diten position d’arguments’il n’est pas en position d’application.

Lemme 3.12 Soienttunλ-termeβ-normal contenantα. Siα:O,ΓF t:A, alorsαest en position d’argument dans tet donc, pour tout λ-termeβ-normal u,t[u/α] estβ-normal.

PreuveFacile.

efinitionUn λ-terme t est dit bon ssi le λU V-terme t[UX,X/U,VX,X/V] est bon.

Lemme 3.13 Sitest unλ-terme bon β-normal contenant l’une des constantes U ouV, alors t[U/U, V /V]est normalisable et sa forme normale contient α.

PreuveSi t contient U, alorsU est appliqu´e `a un seul terme a, et donc dans t[U/U, V /V] le sous-terme (λxλdhx, αi)ase r´eduit `aλdha, αisans cr´eer des nou- veaux redex. Si t contient V, alors V est appliqu´e `a un terme de la forme (x)a1...an, et donc danst[U/U, V /V] le sous-terme (λx(x)α1)(x)a1...anse r´eduit

`a (x)a1...anα1sans cr´eer des nouveaux redex. Dans les deux cas la forme nor-

male det[U/U, V /V] contientα.

(11)

Lemme 3.14 Soient u1, ..., un, v1, ..., vm des λI-termes, A un type contenant X comme variable libre. SiT = ((JA,X)(x)u1...un)v1...vm est typable, alors la forme normale deT contientα.

Preuve Consid´erons le λ-terme T = ((JA,X )(x)u1...un)v1...vm. D’apr`es le lemme 3.6,T est un λI-terme. Comme T est fortement normalisable (sinon T ne le sera pas) et A contient X, alors, d’apr`es le lemme 3.6 et le th´eor`eme 2.1, la forme normaleT1 contientU ouV. SoitT′′= ((VA,X)(x)u1...un)v1...vm. D’apr`es le lemme 3.9,T′′est fortement normalisable, et si on noteT1′′sa forme normale, alorsT1 =Tc1′′. T′′ est unλU V-terme bon, alors, d’apr`es le corollaire 3.1,T1′′est bon ne contenant que desUX,X et desVX,X , doncT1 est bon. Donc, d’apr`es le lemme 3.13,T1[U/U, V /V] contientα. Or commeT =T[U/U, V /V],

alors la forme normale deT contient aussiα.

efinitionOn distingue trois r`egles d’´elimination du quantifiacteur : (∀e)1

ΓF λxt:∀XA ΓF λxt:A[G/X]

(∀e)2

ΓF (x)t1...tn:∀XA ΓF(x)t1...tn:A[G/X]

(∀e)3

ΓF(λxu)vt1...tn :∀XA ΓF (λxu)vt1...tn:A[G/X]

Lemme 3.15 Soit t un λI-terme β-normal. Si dans un typage Γ F t : C on utilise la r`egle(∀e)2, alors il existe un λ-terme β-normal t contenant αet Γ, α:OFt:C.

PreuveDans le typage det on a donc

F (x)u1...un:∀XA

F (x)u1...un :A[G/X]

. . .

F (x)u1...unv1...vm:B

et danst, (x)u1...unv1...vmn’est pas appliqu´e `a un autreλ-terme.

Consid´erons le typage suivant

F (x)u1...un :∀XA

(x)u1...un:A[G/X] α:OF JA,X :A[G/X]A[G/X]

∆, α:O(JA,X)(x)u1...un :A[G/X]

. . .

, α:O((JA,X)(x)u1...un)v1...vm:B

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