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Submitted on 18 Sep 2019
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Synthèse de contrôleurs D-stabilisants pour les modèles flous T-S
Abdelmadjid Cherifi, Kevin Guelton, Laurent Arcese
To cite this version:
Abdelmadjid Cherifi, Kevin Guelton, Laurent Arcese. Synthèse de contrôleurs D-stabilisants pour les
modèles flous T-S. 24èmes Rencontres Francophones sur la Logique Floue et ses Applications (LFA
2015), Nov 2015, Poitiers, France. �hal-02109339�
Synth` ese de contrˆ oleurs D-stabilisants pour les mod` eles flous T-S
Abdelmadjid Cherifi Kevin Guelton Laurent Arcese CReSTIC EA3804, Universit´ e de Reims Champagne-Ardenne
Moulin de la housse BP1039, 51687 Reims cedex 2, France email : Pr´ [email protected]
R´ esum´ e :
Ce papier pr´ esente la synth` ese de lois de commande non-PDC (Compensations-Parall` eles-Distribu´ ees) pour les mod` eles Takagi-Sugeno (T-S) continus assurant un placement de pˆ oles de ses polytopes.
Bas´ ee sur le concept de la D-stabilit´ e, une r´ eponse d´ esir´ ee du syst` eme peut ˆ etre obtenue en pla¸ cant les pˆ oles des polytopes en boucle ferm´ ee dans une r´ egion pr´ ed´ efinie du plan complexe. Apr` es avoir pr´ esent´ e ces conditions de D-stabilit´ e quadratiques pour les mod` eles T-S en boucle ferm´ ee, de nouvelles conditions sous forme d’In´ egalit´ es Matricielles Lin´ eaires (LMI ) moins conservatives ont ´ et´ e obtenues en utilisant des Fonctions de Lyapunov Floues (FLF) impliquant une structure floue en double somme. L’efficacit´ e des r´ esultats propos´ es est illustr´ ee par une comparaison entre les r´ esultats pr´ esent´ es et les r´ esultats de l’´ etat de l’art et une simulation d’un mod` ele de bras de robot flexible.
Mots-cl´ es :
Mod` eles Takagi-Sugeno, Loi de commande non-PDC, D-stabilit´ e, LMI.
1 Introduction
Les mod` eles flous Takagi-Sugeno (T-S) [1]
constituent une classe de syst` emes polyto- piques convexes permettant d’´ etendre cer- tains concepts de l’automatique lin´ eaire au cas non lin´ eaire. Ainsi, un syst` eme non lin´ eaire peut ˆ etre repr´ esent´ e exactement par un mod` ele flou T-S sur un compact de l’es- pace d’´ etat par le biais d’une d´ ecomposition en secteurs non lin´ eaires [2]. Le probl` eme de contrˆ ole des mod` eles T-S est g´ en´ eralement
´
etudi´ e via la m´ ethode directe de Lyapu- nov [2, 3]. Dans ce contexte, le d´ efi consiste
`
a exprimer les conditions de stabilit´ e sous forme d’in´ egalit´ e matricielle lin´ eaire (LMI) [4] qui peuvent ˆ etre r´ esolues par des algo- rithmes d’optimisation convexe [5]. Les pre-
miers r´ esultats de stabilisation ont ´ et´ e ob- tenus ` a partir d’une loi de commande PDC (Parallel Distributed Compensation) et de Fonctions de Lyapunov Quadratiques (FLQ) [3, 2]. Cependant ces m´ ethodes exigent de trouver une solution commune pour un ensemble d’in´ egalit´ es lin´ eaires matricielles (LMIs) (voir [6] concernant les sources de conservatisme dans les ´ etudes des mod` eles T- S). Afin de r´ eduire le conservatisme, d’autres fonctions de Lyapunov alternatives ont ´ et´ e consid´ er´ ees comme les fonctions de Lyapu- nov par morceaux [7], les fonctions de Lya- punov ` a commutation [8] et les fonctions de Lyapunov non-quadratiques ou encore ap- pel´ ees Fonctions de Lyapunov Floues (FLF) [9, 10, 11]. Dans ce contexte, le recours ` a des fonctions de Lyapunov non-quadratiques s’av` ere plus appropri´ e. En effet, celles-ci sont bas´ ees sur la mˆ eme structure d’intercon- nexion que les mod` eles T-S ` a analyser [9, 12].
N´ eanmoins, dans le cas continu, les d´ eriv´ ees temporelles des fonctions d’appartenance ap- paraissent dans les conditions de stabilit´ e.
Afin de contourner ce probl` eme, de nom- breux travaux sont bas´ es sur l’hypoth` ese que ces d´ eriv´ ees sont born´ ees, et que leurs bornes sont connues avant la synth` ese de la boucle ferm´ ee [9], ce qui peut s’av´ erer compliqu´ e en pratique. Pour pallier ce probl` eme, des condi- tions locales ont ´ et´ e propos´ ees [13] mais qui, du fait de leur complexit´ e, ne feront pas l’ob- jet de la pr´ esente ´ etude.
Dans ce papier, nous nous int´ eressons ` a de
nouvelles conditions LMI garantissant un
placement de pˆ oles dans une r´ egion d´ efinie.
En effet, assurer la stabilit´ e asymptotique ne signifie pas n´ ecessairement assurer une bonne r´ eponse transitoire du syst` eme en boucle ferm´ ee. Dans ce contexte, certains travaux ont ´ et´ e r´ ealis´ es afin d’am´ eliorer la r´ eponse transitoire en boucle ferm´ ee en ajoutant des contraintes de placement de pˆ ole au probl` eme de la stabilisation [14, 15]. N´ eanmoins, ces r´ esultats sont donn´ es dans le cadre qua- dratique, qui pr´ esentent les limitations dis- cut´ ees ci-dessus. Par cons´ equent, apr´ es avoir pr´ esent´ e les concepts de base de la D-stabilit´ e [16] et leur extension aux mod´ eles T-S dans le cadre quadratique, de nouvelles condi- tions non-quadratiques sont propos´ ees via une FLF [17], impliquant une structure floue
`
a double somme afin de r´ eduire le conser- vatisme, sans toutefois tenir compte de l’es- timation du domaine d’attraction, qui fera l’objet de travaux ult´ erieurs. Enfin, l’effica- cit´ e des r´ esultats propos´ es sera illustr´ ee ` a tra- vers deux exemples en simulation.
2 Pr´ eliminaires
Consid´ erons le mod` ele T-S donn´ e par [1] :
˙ x(t) =
r
X
i=1
h
i(z(t)) (A
ix(t) + B
iu(t)) (1) o` u x(t) ∈ R
n, u(t) ∈ R
met z(t) sont respectivement le vecteur d’´ etat, le vecteur d’entr´ ee et le vecteur de pr´ emisses. Pour i ∈ I
r= {1, ..., r}, h
i(z(t)) ∈ [0, 1]
repr´ esentent des fonctions d’appartenance avec
r
P
i=1
h
i(z(t)) = 1. A
i∈ R
n×net B
i∈ R
n×msont les matrices r´ eelles constantes d´ efinissant la dynamique du syst` eme.
Afin de stabiliser (1), consid´ erons la loi de commande non-PDC donn´ ee par [18] :
u(t) =
r
X
i=1
h
i(z(t))F
i rX
j=1
h
j(z(t))H
j!
−1x(t) (2)
o` u F
i∈ R
m×net H
j∈ R
n×nsont des ma- trices de gain constantes ` a d´ eterminer.
Notations : Dans la suite de cet article, les matrices sont suppos´ ees de dimensions appropri´ ees. De plus, afin d’all´ eger les expressions math´ ematiques, le temps t ou les variables de pr´ emisses z sont omis lorsqu’il n’y a pas d’ambigu¨ıt´ e. M 0 (resp. ≺ 0) et I d´ efinissent respective- ment une matrice d´ efinie positive (resp.
n´ egative) et une matrice identit´ e de di- mensions appropri´ ees. Pour toute matrice carr´ ee Q, on note H(Q) = Q + Q
T. Dans une matrice, un ast´ erisque (∗) d´ esigne une quantit´ e transpos´ ee. Soit un ensemble de matrices r´ eelles M
iet N
ij, tel que pour tout i ∈ I
r2, on note M
z=
r
P
i=1
h
i(z)M
i, N
zz=
r
P
i=1 r
P
j=1
h
i(z)h
j(z)N
ij. Enfin, ⊗ d´ esigne le produit de Kronecker.
A partir des notations pr´ esent´ ees ci-dessus, et en substituant (2) dans (1), la dynamique en boucle ferm´ ee s’´ ecrit :
˙
x(t) = ˜ A
zzx(t), A ˜
zz= A
z+ B
zF
zH
z−1(3) Par cons´ equent, ∀i ∈ I
r, l’obtention des ma- trices F
iet H
itelle que la dynamique de la boucle ferm´ ee (3) soit stable garantit la stabi- lisation du mod` ele T-S (1) par la loi de com- mande non-PDC (2). L’objectif de ce travail est de proposer de nouvelles conditions LMI pour la synth` ese de (2) via le concept de D- stabilit´ e [16]. L’hypoth` ese, la d´ efinition et les lemmes suivants seront utilis´ es par la suite.
Hypoth` ese 1. Le mod` ele T-S (1) est sup- pos´ e continu et d´ erivable ∀t ∈ R
∗+et ∀x(t) ∈ Ω ⊆ R
n, o` u Ω est l’espace de validit´ e du mod` ele T-S.
D´ efinition 1. (R´ egion LMI) [16] : Un sous ensemble D du plan complexe est appel´ e une r´ egion LMI s’il est d´ efini par deux matrices L = L
T∈ R
d×det M ∈ R
d×dtelles que :
D = {λ ∈ C : L + λM + ¯ λM
T< 0} (4)
o` u d est appel´ e l’ordre de la r´ egion LMI.
Par la suite, nous allons consid´ erer la r´ egion LMI d´ efinie ci-dessous et repr´ esent´ ee par la figure 1 :
1. le plan gauche d´ efinie par Re(λ) < β, 2. le secteur conique d´ efinie par son apex
en (γ, 0) et un angle π/2 − θ,
3. un cercle centr´ e en (q, 0) avec un rayon s,
conduisant aux matrices suivantes : L =
−2β 0 0 0 0
0 −2γ cos θ 0 0 0
0 0 −2γ cos θ 0 0
0 0 0 −s −q
0 0 0 −q −s
(5)
M =
1 0 0 0 0
0 cos θ sin θ 0 0 0 − sin θ cos θ 0 0
0 0 0 0 1
0 0 0 0 0
(6) Pour plus de d´ etails et exemples illustrant comment obtenir les matrices L et M pour diff´ erentes r´ egions LMI le lecteur peut consulter [16, 19].
β Axe réel
Axe imaginaire
!0 γ
!s θ
Figure 1 – R´ egion LMI d´ efinie par (5) et (6).
Lemme 1. (D-stabilit´ e)[16] : Soit une r´ egion LMI d´ efinie par (4). Un syst` eme dy- namique (e.g. la boucle ferm´ ee d’un mod` ele flou T-S (3)) est dit D-stable s’il existe une fonction de Lyapunov V(x) v´ erifiant :
1 2
V˙(x)
V(x)
∈ D, i.e. : L⊗V (x)+M ⊗ 1
2 V ˙ (x)+M
T⊗ 1
2 V ˙ (x) ≺ 0 (7)
Notons que, afin de r´ eduire le conservatisme des conditions LMI propos´ ees, de nombreux lemmes sont d´ edi´ es au d´ ecouplage de termes crois´ es (relaxation de sommes) [6]. Dans la suite, le lemme suivant est employ´ e, alors qu’il ne constitue pas la meilleure alterna- tive, pour permettre une comparaison avec des travaux r´ ecents [15], sans alt´ erer la mise en ´ evidence du gain de conservatisme apport´ e dans le cadre de cette ´ etude et qui rel` eve de l’application de fonctions de Lyapunov non- quadratiques.
Lemme 2. [20] : Soient Γ
ij, pour (i, j) ∈ I
r2, des matrices de dimension appropri´ ees.
Γ
zz≺ 0 est v´ erifi´ ee si les conditions suivantes sont v´ erifi´ ees :
Γ
ij+ Γ
ji≺ 0, i ≤ j, (i, j ) ∈ I
r2, (8) Dans le cas quadratique, de premi` eres condi- tions de D-stabilisation ont ´ et´ e propos´ ees [15]. Celles-ci sont r´ esum´ ees par le lemme sui- vant :
Lemme 3. [15] : Soit L et M deux matrices d´ efinissant une r´ egion LMI (voir d´ efinition 1). S’il existe des matrices P = P
T0, et F
jtelles que les conditions LMI suivantes soient v´ erifi´ ees :
Ψ
ij+ Ψ
ji≺ 0, ∀(i, j) ∈ I
r2(9) Ψ
ij= L ⊗ P + He (M ⊗ (A
iP + B
iF
j)) ,
(10) alors le mod` ele T-S (3) est D-stabilis´ e par la loi de commande (2) avec H
i= P commun.
Notons que les conditions du th´ eor` eme 3 ont
´ et´ e obtenues avec la fonction de Lyapunov candidate :
V (x(t)) = x
T(t)P
−1x(t), P = P
T0 (11) De plus, elles ne permettent la synth` ese que d’une loi de commande PDC, i.e. H
z= P dans (2), et sont donc conservatives.
Dans la suite, on propose des conditions
de D-stabilit´ e non-quadratique o` u H
zn’est
plus n´ ecessairement sym´ etrique et peut ˆ etre d´ ecoupl´ ee des matrices de Lyapunov. De plus, pour r´ eduire le conservatisme, une fonc- tion de Lyapunov non-quadratique, impli- quant une double somme [17], sera utilis´ ee.
3 R´ esultats principaux
Dans cette section, l’objectif est de proposer de nouvelles condition LMI pour la stabili- sation d’une classe de syst` emes non lin´ eaires (1) par la loi de commande non-PDC (2).
Cette loi de commande doit garantir un pla- cement de pˆ oles du syst` eme en boucle ferm´ ee dans une r´ egion LMI pr´ ed´ efinie. Ce r´ esultat est r´ esum´ e par le th´ eor` eme suivant :
Th´ eor` eme 1. Sous l’hypoth` ese 1, on sup- pose que ∀k ∈ I
r, ∃φ
k= inf
x∈Ω
( ˙ h
k(x)) ≤ 0, φ
k6= −∞. Supposons les φ
kconnus et L et M deux matrices d´ efinissant une r´ egion LMI. Pour (i, j, k) ∈ I
r3, s’il existe les ma- trices X ˜
ij= ˜ X
ijT, R ˜
ij= ˜ R
ijT, H
j, F
jet un sca- laire ε > 0, tels que les conditions (12), (13) et (14) soient v´ erifi´ ees, alors le mod` ele T-S (3) est D-stabilis´ e par la loi de commande non-PDC (2).
X ˜
ij+ ˜ X
ji0, i ≤ j, (i, j) ∈ I
r2, (12) X ˜
ijk+ ˜ X
jik0, i ≤ j, (i, j, k) ∈ I
r3, (13) Υ
ij+ Υ
ji≺ 0, i ≤ j, (i, j) ∈ I
r2, (14) avec X ˜
ijk= ˜ X
kj+ ˜ X
ik+ ˜ R
ij,
Υ
ij=
"
Υ
(1,1)ij(∗) Υ
(1,2)ij−εI ⊗ H(H
j)
# ,
Υ
(1,1)ij= L ⊗ X ˜
ij+ H M ⊗
A
iH
j+ B
iF
j− Φ ˜
ij,
Υ
(1,2)ij= M ⊗ ( ˜ X
ij− H
j) + εI ⊗ (H
jTA
Ti+ F
jTB
iT),
Φ ˜
ij= 1 2
r
X
k=1
φ
kX ˜
ijk.
D´ emonstration. Consid´ erons la FLF donn´ ee par [17] :
V ˜ (x(t)) = x
T(t) ˜ X
zz−1x(t) (15)
Le syst` eme en boucle ferm´ ee (3) est stable si,
∀i ∈ I
r, X ˜
ij= ˜ X
ijT0 et :
V ˙ (x) = ˙ x
TX ˜
zz−1x + x
TX ˜
zz−1x ˙ + x
TX ˙˜
zz−1x
= 2x
TA ˜
TzzX ˜
zz−1+
12X ˙˜
zz−1x
= 2x
TX ˜
zz−1A ˜
zz+
12X ˙˜
zz−1x < 0
(16) A partir du lemme 1 et sachant que V (x) > 0, la boucle ferm´ ee du mod` ele T-S (3) est D-stable si :
L ⊗ V ˜ (x) + M ⊗ 1 2
V ˙˜ (x) + M
T⊗ 1 2
V ˙˜ (x) ≺ 0 (17) On pose Z
zz= ˜ X
zz−1A ˜
zz+
12X ˙˜
zz−1, (17) s’´ ecrit alors :
L ⊗ x
TX ˜
xx−1x + H(M ⊗ x
TZ
xxx) ≺ 0 (18) En utilisant les propri´ et´ es du produit de Kro- necker, (18) devient :
µ
TL ⊗ X ˜
zz−1+ H(M ⊗ Z
zz)
µ ≺ 0 (19) avec µ = I ⊗ x. D’o` u, ∀x :
L ⊗ X ˜
zz−1+ H(M ⊗ Z
zz) ≺ 0 (20) En multipliant ` a gauche et ` a droite (20) par (I ⊗ X ˜
z) et comme ˜ X
zzX ˙˜
zz−1X ˜
zz= − X ˙˜
zz, on obtient :
L ⊗ X ˜
zz− H
M ⊗
12X ˙˜
zz+H
M ⊗ A ˜
zzX ˜
zz≺ 0 (21) Consid´ erons ` a pr´ esent un scalaire arbitraire ε et introduisons les termes nuls :
H(M ⊗ A ˜
zzH
z) − H(M ⊗ A ˜
zzH
z) = 0 (22) et
H(εI ⊗ A ˜
zzH
zTA ˜
Tzz) − H(εI ⊗ A ˜
zzH
zA ˜
Tzz) = 0 (23) En additionnant (21) avec (22) et (23), on obtient :
L ⊗ X ˜
zz− H
M ⊗
12X ˙˜
zz+ H(M ⊗ A ˜
zzH
z) +H(M ⊗ A ˜
zzX ˜
zz− M ⊗ A ˜
zzH
z+ εI ⊗ A ˜
zzH
zTA ˜
Tzz)
−εI ⊗ H( ˜ A
zzH
zA ˜
Tzz) ≺ 0
(24)
c’est ` a dire :
L ⊗ X ˜
zz+ H M ⊗
A ˜
zzH
z−
12X ˙˜
zz+H((I ⊗ A ˜
zz)(M ⊗ ( ˜ X
zz− H
z) + εI ⊗ H
zTA ˜
Tzz))
(I ⊗ A ˜
zz)(−εI ⊗ H(H
z))(I ⊗ A ˜
Tzz) ≺ 0
(25) On note que P
ri=1
h ˙
i(z) = 0, pour toutes ma- trices sym´ etriques ˜ R
ij∈ R
n×non a :
X ˙˜
zz=
r
X
i=1 r
X
j=1
h
i(z)h
j(z)
r
X
k=1
h ˙
k(z) ˜ X
ijk(26)
avec ˜ X
ijk= ˜ X
kj+ ˜ X
ik+ ˜ R
ijSous l’hypoth` ese 1, on suppose que ∀k ∈ I
r,
∃φ
k= inf
x∈Ω
( ˙ h
k(x)) ≤ 0, φ
k6= −∞. L’in´ egalit´ e (25) est v´ erifi´ ee si :
L ⊗ X ˜
zz+ H M ⊗
A ˜
zzH
z−
12Φ ˜
zz+H((I ⊗ A ˜
zz)(M ⊗ ( ˜ X
zz− H
z) + εI ⊗ H
zTA ˜
Tzz))
(I ⊗ A ˜
zz)(−εI ⊗ H(H
z))(I ⊗ A ˜
Tzz) ≺ 0
(27) avec ˜ Φ
zz=
r
P
i=1 r
P
j=1
h
i(z)h
j(z)
r
P
k=1
φ
kX ˜
ijket :
r
X
i=1 r
X
j=1
h
i(z)h
j(z) ˜ X
ijk0 (28)
En appliquant le lemme 2, (28) est v´ erifi´ ee si (13) est v´ erifi´ ee. (27) peut ˆ etre ´ ecrit sous la forme suivante :
I I ⊗ A ˜
zz T"
Υ
(1,1)zz(∗) Υ
(1,2)zz−εI ⊗ H(H
z)
# I I ⊗ A ˜
zz≺ 0
avec : (29)
Υ
(1,1)zz= L ⊗ X ˜
zz+ H
M ⊗
A ˜
zzH
z− 1 2
Φ ˜
zzΥ
(1,2)zz= M ⊗ ( ˜ X
zz− H
z) + εI ⊗ H
zTA ˜
TzzL’in´ egalit´ e (29) est v´ erifi´ ee si : Υ
zz=
"
Υ
(1,1)zz(∗) Υ
(1,2)zz−εI ⊗ H(H
z)
#
≺ 0 (30) Finalement, en appliquant le lemme 2, (30) est v´ erifi´ ee si (14) est v´ erifi´ ee.
Remarque 1. Les conditions pr´ esent´ ees dans le th´ eor` eme 1 ne sont pas stricte- ment LMI car elles n´ ecessitent la connais- sance d’un param` etre ε, qui doit ˆ etre fix´ e
`
a l’avance. Notons que dans la preuve du th´ eor` eme 2, l’introduction de ce param` etre n’est plus obligatoire. Nous avons n´ eanmoins choisi de le laisser afin de donner plus de li- bert´ e au choix de U
het V
h. Ce param` etre est usuellement choisi dans une famille logarith- mique telle que ε ∈ {10
−6, 10
−5, ..., 10
6} (voir par exemple [18] ou [21]).
Remarque 2. Les conditions pr´ esent´ ees dans le th´ eor` eme 1 sont moins conserva- tives que celles pr´ esent´ ees dans le lemme 3.
N´ eanmoins, les conditions obtenues via une fonction de Lyapunov non-quadratique sont des conditions locales et ne garantissent la stabilit´ e que dans un sous-espace appel´ e ”Do- maine d’attraction (DA)” qu’il conviendrait d’estimer et qui fera l’objet de travaux ulte- rieurs. Dans le corollaire suivant, une forme quadratique du th´ eor` eme 1 est pr´ esent´ ee. Le r´ esultat obtenu est plus conservatif mais ga- rantit une stabilit´ e globale.
Corollaire 1. Soient L et M deux matrices d´ efinissant une r´ egion LMI. Pour (i, j) ∈ I
r2, s’il existe les matrices P = P
T0, H
j, F
jet un scalaire ε > 0, tels que la condition (31) soit v´ erifi´ ee, alors le mod` ele T-S (3) est D-stabilis´ e par la loi de commande non-PDC (2).
Ξ
ij+ Ξ
ji≺ 0, i ≤ j, (i, j) ∈ I
r2, (31) avec :
Ξ
ij=
"
Ξ
(1,1)ij(∗) Ξ
(1,2)ij−εI ⊗ H(H
j)
# ,
Ξ
(1,1)ij= L ⊗ P + H (M ⊗ (A
iH
j+ B
iF
j)) ,
Ξ
(1,2)ij= M ⊗(P −H
j)+εI ⊗(H
jTA
Ti+F
jTB
iT),
D´ emonstration. Triviale en fixant X ˜
ij=
P = P
T0 commune et ˜ R
ij= −2P dans
les conditions du th´ eor` eme 1.
Remarque 3. Bien que quadratiques, les conditions du corollaire 1 permettent n´ eanmoins la synth` ese d’une loi de com- mande non-PDC (2). Ces conditions sont donc moins conservatives que le lemme 3.
4 Exemples de simulation
4.1 Exemple 1
Soit le mod` ele T-S donn´ e par :
˙ x(t) =
2
X
i=1
h
i(x
1(t))(A
ix(t) + B
iu(t)) (32) avec x(t) = [x
1(t) x
2(t)]
T, h
1(x
1) = (1 − sin(x
1))/2, h
2(x
1) = 1 − h
1(x
1) et :
A
1=
2 −10
2 0
, B
1= 1
1
, A
2=
a −5
1 2
, B
2= b
2
.
Les param` etres a et b sont d´ edi´ es ` a compa- rer les domaines de faisabilit´ e obtenus, trac´ e dans la figure 2, du th´ eor` eme 1, du corollaire 1 et du lemme 3 [15]. Les domaines de faisa- bilit´ e ont ´ et´ e obtenus via la LMI Toolbox de Matlab [5] avec s = 5, q = −8, β = 5, θ = 9π/20, γ = 1 et ε ∈ [10
−6, 10
6] (voir re- marque 1 ). La figure 2 confirme la r´ eduction du conservatisme escompt´ ee.
4.2 Exemple 2
Soit le bras de robot flexible repr´ esent´ e dans la figure 3 [22].
La dynamique non lin´ eaire de ce robot peut ˆ
etre exactement repr´ esent´ ee par le mod` ele T- S suivant [21] :
˙ x(t) =
2
X
i=1
h
i(x
1(t))A
ix(t) + Bu(t) (33) o` u x = [x
1x
2x
3x
4]
Test le vecteur d’´ etat, x
1et x
2sont respectivement les positions angu- laires du bras et de l’actionneur, x
3= ˙ x
1et
−100 −8 −6 −4 −2 0 2 4 6 8
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
a
b
Théorème 2 Corollaire 1 Lemme 3
Figure 2 – Comparaison des domaines de faisabilit´ e du th´ eor` eme 1, du corollaire 1 et du lemme 3 [15].
Figure 3 – Bras de robot flexible [22].
x
4= ˙ x
2, u est l’entr´ ee, h
1(x
1) = 1 − h
2(x
1) avec h
2(x
1) = (1 − f(x
1))/(1 + ρ) et, ∀x
1f(x
1) = sin x
1/x
1∈ [ρ ; 1] avec ρ = min(sin x
1/x
1) ≈ −0, 2172 et :
A
1=
0 0 1 0
0 0 0 1
k−mgL J1
k
J1
0 0
k J2
k
J2
0 0
,
A
2=
0 0 1 0
0 0 0 1
k−mgLρ J1
k
J1
0 0
k J2
k
J2
0 0
, B =
0 0 0
1 J2
o` u J
1= J
2= 1 kg.m
2sont les inerties de l’actionneur et du bras, m = 1 kg est la masse du bras, L = 1 m est la longueur du bras, k = 100 N.m.rad
−1est la raideur du ressort, g = 9.81 m.s
−2est l’acc´ el´ eration de la gravit´ e.
Un contrˆ oleur non-PDC (2) a ´ et´ e synth´ etis´ e
au travers du th´ eor` eme 1, via la toolbox
LMI de MATLAB [5], avec la r´ egion LMI
d´ efinie pr´ ec´ edemment pour s = 8, q = 7, β = 3, θ = π/5, γ = 3 et φ
1= φ
2= −2.
La solution avec ε = 0.008 est donn´ ee par les matrices gain de la loi de commande non- PDC (2) suivantes :
H
1=
0.015 0.016 −0.055 −0.036 0.016 0.018 −0.075 −0.069
−0.056 −0.076 0.407 0.414
−0.036 −0.069 0.417 0.639
,
H
2=
0.020 0.020 −0.066 −0.049 0.020 0.023 −0.083 −0.080
−0.067 −0.083 0.410 0.393
−0.049 −0.081 0.396 0.633
,
F
1= [ −0.151 0.230 −2.753 −8.072 ] , F
2= [ −0.135 0.317 −2.062 −8.013 ] .
La figure 4 montre les trajectoires de l’´ etat du syst` eme en boucle ferm´ ee, la d´ eriv´ e tem- porelle des fonctions d’activation ainsi que l’emplacement des pˆ oles, pour les conditions initiales x(0) = [−π/5 π/5 0 0]
T. On notera que l’hypoth` ese ˙ h
k(z) ≥ φ
k= −2 est v´ erifi´ ee dans cette simulation.
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
−10
−5 0 5 10
Temps (s) xi(t)
(a)
x1(t) x2(t) x3(t) x4(t)
−20 −15 −10 −5 0 5 10 15 20
−10
−5 0 5 10
Partie réelle
Partie imaginaire
(c)
λ1(x(t)) λ2(x(t)) λ3(x(t)) λ4(x(t))
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
−2
−1 0 1 2
Temps (s)
˙h(x(t))
(b)
dh1(xt))/dt dh2(xt))/dt