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Mesure de la vitesse d'une onde de choc par blocage des triodes HF

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Academic year: 2021

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(1)

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Mesure de la vitesse d’une onde de choc par blocage des

triodes HF

Nguyen van Trong

To cite this version:

(2)

87 A.

MESURE DE LA VITESSE D’UNE ONDE DE CHOC PAR BLOCAGE DES TRIODES HF

Par NGUYEN VAN

TRONG,

Département de

Physique,

Faculté des Sciences de Lille.

Résumé. 2014

Nous proposons une méthode

photoélectrique simple

et rapide pour mesurer la vitesse d’un front lumineux de

plasma

dans un tube de choc du type coaxial [1]. Elle élimine les variations accidentelles du signal

photoélectrique

et les

perturbations

dues à l’onde réfléchie.

Abstract. 2014 We describe

a

simple

and

rapid

photoelectric method for mesuring the velocity of a

self-luminous plasma front in a coaxial

plasma

shock tube. This method eliminates the accidental

variations of the photoelectric signal and the perturbations due to the reflected wave.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE SUPPLÉMENT AU rio 6.

PHYSIQUE APPLIQUÉE

.

TOME 25, JUIN 1964, PAGE 87 A.

1. La mesure de la vitesse d’un

plasma

[2],

quand

elle est relativement basse

(de

l’ordre de 10

km/s)

ne nécessite que le

dispositif

particulièrement

simple représenté

par la

figure

1. Le

plasma

se

déplace

derrière deux fenêtres en

plexiglass percées

sur le tube de choc. Deux lentilles

convergentes

permettent

de former

l’image

des deux trous sur la cathode d’un

photomultiplicateur

qui

attaque

en Y un

oscilloscope

rapide.

Le déclenchement de

l’oscil-loscope

est assuré par le courant de

décharge

lui

même. ,

FIG. 1.

L’allure de la brillance donnée par

chaque

fenêtre est

représentée

par la

figure

2 en l’absence de l’onde réfléchie.

En A le front lumineux arrive devant le trou

considéré ;

la brillance

augmente

alors

rapidement

si la

tréquence

10

du circuit de

décharge

est

élevée ;

elle atteint son maximum en B et reste ensuite à peu

près

constante

jusqu’à

la fin de la

décharge

en odulant

légèrement

à la

fréquence

2 f o ;

en C la

décharge

est

pratiquement

terminée et la brillance diminue

exponentiellement.

La

superposition

des

signaux

donnés par deux fenêtres distantes de 20 cm donne des oscillo-grammes

plus

ou moins faciles à

interpréter.

La

rIG. 2.

figure

3

représente

par

exemple

la courbe obtenue dans le cas où la vitesse moyenne entre les deux fenêtres est de 11

km jsec,

la

fréquence’propre

du circuit de

décharge

de 48 kHz et en l’absence de l’onde réfléchie.

FIG. 3.

Ici,

la forme de la courbe est facile à

interpréter :

en A le front lumineux arrive devant le

premier

trou, le

signal

augmente

rapidement

atteint une

sorte de

palier ;

le front lumineux continuant sa

course atteint la deuxième fenêtre d’où nouvelle

(3)

88 A

augmentation

du

signal

qui

reste ensuite à peu

près

constant

jusqu’à

la fin de la

décharge ;

en C

la

décharge

est terminée et l’extinction commence sur tout l’intérieur du

tube,

la décroissance du

signal

à une allure

exponentielle.

Le

point

A est facile à déterminer

quand

la

décharge

condensée est

rapide (fo

élevée)

la montée du

signal

étant

brusque.

Le

point

B est en

général

difficile à déterminer avec certitude

’pour

des

vitesses

supérieures

à 10

km f s

et pour

de

faibles

fréquences f o

de

décharge.

En

effet,

il est nécessaire

que la durée de transit AB soit

supérieure

au

temps

de montée AA’ du

signal

dû au

premier

trou. Si on assimile la montée du

premier

et du duxième

signal

à des

droites,

comme le montre la

figure 4,

le

point

B est difficile à déterminer

lorsque

le deuxième

signal

apparait

avant que le

premier

ait terminé sa montée.

FIG. 4.

Cette méthode de

superposition

de deux

signaux

présente

eh outre un

grave

inconvénient : si le

premier

signal

pour une raison

quelconque

pré-sente

;une

irrégularité,

on

risquera

de la

prendre

pour le deuxième

signal,

d’où une erreur dans le

calcul des vitesses.

2. Pour éliminer ces inconvénients nous utilisons une méthode basée sur le

blocage

de deux

ampli-ficateurs haute

fréquence

à triodes mis en

parallèle

sur la même résistance de

charge.

FIG. 5.

La

figure

5 nous donne le schéma du

montage.

Chaque

fenêtre

pratiquée

dans le tube de choc sert à éclairer un

photomultiplicateur

par l’intermé-diaire d’une lentille

convergente.

Chaque

photo-multiplicateur

attaque

une

grille

de la double

triode HF

(12

AT 7

Philips).

Les deux anodes

sont reliées à une même résistance de

charge

de

2 kQ. A cause de la haute tension d’alimentation

(170 volts)

une

attaque

en différentiel de

l’oscil-loscope cathodique

est

préférable.

Les cathodes

sont

polarisées

automatiquement

à

0,5

volt en l’absence de

signal.

Cette

polarisation

est obtenue

à l’aide de deux résistances distinctes pour éviter

que le

blocage

d’une triode ne modifie la

polari-sation

cathodique

de l’autre.

Les

photomultiplicateurs

utilisés sont des IP 22 RCA à 9

étages.

Ils sont peu sensibles

(0,6

A/lumen) ;

mais il est inutile d’utiliser des

photomultiplicateurs

très

sensibles

beaucoup

plus

coûteux et

plus

délicats,

puisque

nous avons assez de lumière. Ceux-ci sont

capables

de débiter des

courants

importants (2 mA) pendant

toute la durée de

décharge (200

pLs

environ)

sans donner de

signes

de défaillance

après

une

longue

série d’essais.

Or,

il est intéressant d’obtenir des courants

photo-électriques

élevés : car cela

permet

de réduire la résistance de

charge

des

photomultiplicateurs

et

d’augmenter

ainsi la

rapidité

du circuit de mesure ;

un autre

avantage

appréciable

est que les courants induits par les ondes

parasites produites

par la

décharge

prennent

alors une

importance

relative

moins

grande.

La résistance

anodique

des

photo-multiplicateurs

doit rester néanmoins suffisante

(20 kQ)

pour leur fournir une certaine

protection

contre les suréclairements. De

fait,

cette résistance assez élevée ne nous

gêne guère,

puisque

ce que nous cherchons à obtenir n’est pas le

signal

photo-électrique

tout

entier,

dont

l’amplitude

dépas-serait souvent

(-

40

volts) ;

mais cherchons seule-ment la tension

(-

3

volts)

suffisante pour

bloquer

les triodes de la 12 AT 7 dont lès cathodes sont

polarisées

à

0,5

volts. Le

temps

nécessaire pour atteindre cette tension est nettement inférieur au

temps

de montée du

signal

photoélectrique

tout

entier.

3. Voici comment on

peut

expliquer

le

fonction-nement de ce

montage :

En l’absence de tout

signal

photoélectrique

la résistance de

charge

commune aux deux

ampli-ficateurs est parcourue par un courant constant.

Lorsque

le

plasma

arrive à la

première fenêtre,

le

photomultiplicateur

qui

lui est associé envoie un

signal négatif qui bloque

un des

amplificateurs,

et le courant diminue

brusquement

dans la

résistance

anodique

commune. La

première

fenêtre reste

suffi-samment éclairée

pendant

toute la durée de la

décharge (environ

200

(.Ls)

pour que

l’amplificateur

qui

lui

correspond

reste

bloqué.

(4)

89 A

ce que le

plasma

arrive à la deuxième fenêtre. Le deuxième

amplificateur

se

bloque

à son tour et le

courant s’annule

jusqu’à

la fin de la

décharge.

La

photographie (fig.

6)

nous donne l’allure de la

Fie. 6. - Le

balayage en x est de 10 micro-secondes par division. La durée de transit du plasma entre les deux fenêtres est de 27 micro-secondes dans l’exemple donné.

courbe observée à

l’oscilloscope cathodique.

On

peut

en. déduire le

temps

de transit du

plasma

entre les deux fenêtres. Connaissant la distance.

qui

les

sépare (20

cm)

on calcule la vitesse moyenne du

plasma

sur ce parcours. Nous avons pu ainsi

mesurer dans de bonnes conditions des vitesses

atteignant

24

km/s.

4. La méthode que nous venons

d’exposer

est

une véritable remise en forme des

signaux

photo-électriques.

Les variations accidentelles de l’allure du

signal,

les

perturbations

due à l’onde réfléchie n’ont

plus

aucune

importance

parce que les

ampli-ficateurs une fois

bloqués

le restent

pendant

toute la durée de

décharge.

Cette

simplification

de la forme de la courbe observée à

l’oscilloscope

per-mettrait d’utiliser

plus

de deux fenêtres et d’avoir une idée des variations de la vitesse du

plasma

le

long

du tube de choc.

Manuscrit reçu le 6 octobre 1963.

BIBLIOGRAPHIE [1] KOLB (A. C.) et GRIEM (H. R.), dans Atomic and

Molecular Processes, 1962 (Bates D. R., éd.). On y trouve une abondante bibliographie sur les ondes de choc.

[2] GAYDON et HURLE, Schok tube in high temperature

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