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Submitted on 1 Jan 1964
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Mesure de la vitesse d’une onde de choc par blocage des
triodes HF
Nguyen van Trong
To cite this version:
87 A.
MESURE DE LA VITESSE D’UNE ONDE DE CHOC PAR BLOCAGE DES TRIODES HF
Par NGUYEN VAN
TRONG,
Département de
Physique,
Faculté des Sciences de Lille.Résumé. 2014
Nous proposons une méthode
photoélectrique simple
et rapide pour mesurer la vitesse d’un front lumineux deplasma
dans un tube de choc du type coaxial [1]. Elle élimine les variations accidentelles du signalphotoélectrique
et lesperturbations
dues à l’onde réfléchie.Abstract. 2014 We describe
a
simple
andrapid
photoelectric method for mesuring the velocity of aself-luminous plasma front in a coaxial
plasma
shock tube. This method eliminates the accidentalvariations of the photoelectric signal and the perturbations due to the reflected wave.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE SUPPLÉMENT AU rio 6.
’
PHYSIQUE APPLIQUÉE
.
TOME 25, JUIN 1964, PAGE 87 A.
1. La mesure de la vitesse d’un
plasma
[2],
quand
elle est relativement basse(de
l’ordre de 10km/s)
ne nécessite que ledispositif
particulièrement
simple représenté
par lafigure
1. Leplasma
sedéplace
derrière deux fenêtres enplexiglass percées
sur le tube de choc. Deux lentillesconvergentes
permettent
de formerl’image
des deux trous sur la cathode d’unphotomultiplicateur
qui
attaque
en Y unoscilloscope
rapide.
Le déclenchement del’oscil-loscope
est assuré par le courant dedécharge
luimême. ,
FIG. 1.
L’allure de la brillance donnée par
chaque
fenêtre estreprésentée
par lafigure
2 en l’absence de l’onde réfléchie.En A le front lumineux arrive devant le trou
considéré ;
la brillanceaugmente
alorsrapidement
si latréquence
10
du circuit dedécharge
estélevée ;
elle atteint son maximum en B et reste ensuite à peuprès
constantejusqu’à
la fin de ladécharge
en odulant
légèrement
à lafréquence
2 f o ;
en C ladécharge
estpratiquement
terminée et la brillance diminueexponentiellement.
La
superposition
dessignaux
donnés par deux fenêtres distantes de 20 cm donne des oscillo-grammesplus
ou moins faciles àinterpréter.
LarIG. 2.
figure
3représente
parexemple
la courbe obtenue dans le cas où la vitesse moyenne entre les deux fenêtres est de 11km jsec,
lafréquence’propre
du circuit dedécharge
de 48 kHz et en l’absence de l’onde réfléchie.FIG. 3.
Ici,
la forme de la courbe est facile àinterpréter :
en A le front lumineux arrive devant lepremier
trou, lesignal
augmente
rapidement
atteint unesorte de
palier ;
le front lumineux continuant sacourse atteint la deuxième fenêtre d’où nouvelle
88 A
augmentation
dusignal
qui
reste ensuite à peuprès
constantjusqu’à
la fin de ladécharge ;
en Cla
décharge
est terminée et l’extinction commence sur tout l’intérieur dutube,
la décroissance dusignal
à une allureexponentielle.
Le
point
A est facile à déterminerquand
ladécharge
condensée estrapide (fo
élevée)
la montée dusignal
étantbrusque.
Lepoint
B est engénéral
difficile à déterminer avec certitude
’pour
desvitesses
supérieures
à 10km f s
et pourde
faiblesfréquences f o
dedécharge.
Eneffet,
il est nécessaireque la durée de transit AB soit
supérieure
autemps
de montée AA’ dusignal
dû aupremier
trou. Si on assimile la montée du
premier
et du duxièmesignal
à desdroites,
comme le montre lafigure 4,
lepoint
B est difficile à déterminerlorsque
le deuxièmesignal
apparait
avant que lepremier
ait terminé sa montée.
FIG. 4.
Cette méthode de
superposition
de deuxsignaux
présente
eh outre ungrave
inconvénient : si lepremier
signal
pour une raisonquelconque
pré-sente
;une
irrégularité,
onrisquera
de laprendre
pour le deuxièmesignal,
d’où une erreur dans lecalcul des vitesses.
2. Pour éliminer ces inconvénients nous utilisons une méthode basée sur le
blocage
de deuxampli-ficateurs haute
fréquence
à triodes mis enparallèle
sur la même résistance decharge.
FIG. 5.
La
figure
5 nous donne le schéma dumontage.
Chaque
fenêtrepratiquée
dans le tube de choc sert à éclairer unphotomultiplicateur
par l’intermé-diaire d’une lentilleconvergente.
Chaque
photo-multiplicateur
attaque
unegrille
de la doubletriode HF
(12
AT 7Philips).
Les deux anodessont reliées à une même résistance de
charge
de2 kQ. A cause de la haute tension d’alimentation
(170 volts)
uneattaque
en différentiel del’oscil-loscope cathodique
estpréférable.
Les cathodessont
polarisées
automatiquement
à0,5
volt en l’absence designal.
Cettepolarisation
est obtenueà l’aide de deux résistances distinctes pour éviter
que le
blocage
d’une triode ne modifie lapolari-sation
cathodique
de l’autre.Les
photomultiplicateurs
utilisés sont des IP 22 RCA à 9étages.
Ils sont peu sensibles(0,6
A/lumen) ;
mais il est inutile d’utiliser desphotomultiplicateurs
trèssensibles
beaucoup
plus
coûteux et
plus
délicats,
puisque
nous avons assez de lumière. Ceux-ci sontcapables
de débiter descourants
importants (2 mA) pendant
toute la durée dedécharge (200
pLsenviron)
sans donner designes
de défaillanceaprès
unelongue
série d’essais.Or,
il est intéressant d’obtenir des courants
photo-électriques
élevés : car celapermet
de réduire la résistance decharge
desphotomultiplicateurs
etd’augmenter
ainsi larapidité
du circuit de mesure ;un autre
avantage
appréciable
est que les courants induits par les ondesparasites produites
par ladécharge
prennent
alors uneimportance
relativemoins
grande.
La résistanceanodique
desphoto-multiplicateurs
doit rester néanmoins suffisante(20 kQ)
pour leur fournir une certaineprotection
contre les suréclairements. De
fait,
cette résistance assez élevée ne nousgêne guère,
puisque
ce que nous cherchons à obtenir n’est pas lesignal
photo-électrique
toutentier,
dontl’amplitude
dépas-serait souvent(-
40volts) ;
mais cherchons seule-ment la tension(-
3volts)
suffisante pourbloquer
les triodes de la 12 AT 7 dont lès cathodes sontpolarisées
à0,5
volts. Letemps
nécessaire pour atteindre cette tension est nettement inférieur autemps
de montée dusignal
photoélectrique
toutentier.
3. Voici comment on
peut
expliquer
lefonction-nement de ce
montage :
En l’absence de tout
signal
photoélectrique
la résistance decharge
commune aux deuxampli-ficateurs est parcourue par un courant constant.
Lorsque
leplasma
arrive à lapremière fenêtre,
lephotomultiplicateur
qui
lui est associé envoie unsignal négatif qui bloque
un desamplificateurs,
et le courant diminuebrusquement
dans larésistance
anodique
commune. Lapremière
fenêtre restesuffi-samment éclairée
pendant
toute la durée de ladécharge (environ
200(.Ls)
pour quel’amplificateur
qui
luicorrespond
restebloqué.
89 A
ce que le
plasma
arrive à la deuxième fenêtre. Le deuxièmeamplificateur
sebloque
à son tour et lecourant s’annule
jusqu’à
la fin de ladécharge.
Laphotographie (fig.
6)
nous donne l’allure de laFie. 6. - Le
balayage en x est de 10 micro-secondes par division. La durée de transit du plasma entre les deux fenêtres est de 27 micro-secondes dans l’exemple donné.
courbe observée à
l’oscilloscope cathodique.
Onpeut
en. déduire letemps
de transit duplasma
entre les deux fenêtres. Connaissant la distance.
qui
lessépare (20
cm)
on calcule la vitesse moyenne duplasma
sur ce parcours. Nous avons pu ainsimesurer dans de bonnes conditions des vitesses
atteignant
24km/s.
4. La méthode que nous venons
d’exposer
estune véritable remise en forme des
signaux
photo-électriques.
Les variations accidentelles de l’allure dusignal,
lesperturbations
due à l’onde réfléchie n’ontplus
aucuneimportance
parce que les ampli-ficateurs une foisbloqués
le restentpendant
toute la durée dedécharge.
Cettesimplification
de la forme de la courbe observée àl’oscilloscope
per-mettrait d’utiliser
plus
de deux fenêtres et d’avoir une idée des variations de la vitesse duplasma
lelong
du tube de choc.Manuscrit reçu le 6 octobre 1963.
BIBLIOGRAPHIE [1] KOLB (A. C.) et GRIEM (H. R.), dans Atomic and
Molecular Processes, 1962 (Bates D. R., éd.). On y trouve une abondante bibliographie sur les ondes de choc.
[2] GAYDON et HURLE, Schok tube in high temperature