Bases et techniques de PNL
Formation donnée Coaching Québec
Table des matières
Les notions de base de la PNL 6
Historique de la PNL : les influences 6
Les influences de la PNL 8
WILLIAM ROSS ASHBY 8
GREGORY BATESON 9
NOAM CHOMSKY 10
MILTON H. ERICKSON 11
ALFRED H. S. KORZYBSKI 12
ABRAHAM H. MASLOW 13
FRITZ PERLS 15
VIRGINIA SATIR 15
PAUL WATZLAWICK 15
LESLIE CAMERON 16
JUDITH DE LOZIER 16
ROBERT DILTS 17
DAVID GORDON 17
Définition de la PNL 18
Programmation 18
Neuro 18
Linguistique 18
Les 5 piliers de la PNL 19
Les présupposés de la PNL 19
La carte n’est pas le territoire 19
Le corps et l’esprit sont des processus systémiques 19
On ne peut pas ne pas communiquer 19
Plus on a de choix, mieux ça vaut 19
Une personne fait toujours le meilleur choix parmi les choix qui lui paraissent possibles 19
Tout comportement a une intention positive 20
Le niveau inconscient de la communication est celui qui détermine le sens de la relation 20 La signification d’un message est donnée par la réaction que ce message suscite 20 Établir le rapport, c’est rencontrer l’autre dans son modèle du monde 20
Il n’y a pas d’erreur, il n’y a que du feedback 20
Si ce que vous faites ne fonctionne pas, faites autre chose 20 Les personnes méritent le respect, quel que soit leur modèle du monde 20
Toutes les ressources sont dans la personne 20
Découvrir la structure profonde 21
Les filtres 22
Cadres opérationnels 24
Cadre comme si 24
Cadre pertinence 25
Cadre Évidence 25
Cadre Objectif 25
Processus de changement: de l’état présent à l’état désiré 25
Les niveaux logiques du changement 26
Recherche complémentaire : modèle du changement 28
Environnement 29
Comportement 30
Capacités 30
Croyances et valeurs 30
Identité 31
Spiritualité 31
Notes complémentaires sur le changement 32
Étapes vers le changement 32
L’acuité 33
La flexibilité 34
La congruence 35
Quelques exemples d’incongruence 36
L’objectif 37
Les critères d’un bon objectif 37
Les questions de cadre objectif 38
L’expérience sensorielle 39
Le VAKOG 40
Les 3 principaux systèmes de représentation sensoriels 40
Les prédicats 41
Les mouvements oculaires 42
Les micro-indices d’accès 43
Le rapport 44
La synchronisation verbale 45
La synchronisation non verbale 46
Exercices de calibration 47
Exercice 1 – La calibration visuelle 47
Exercice 2 – La calibration auditive 47
Les positions perceptuelles 47
L’ancrage 49
Qu’est-ce qu’un ancrage ? 49
Les types d’ancrages 51
Un exemple d’ancrage gustatif : «La Madeleine de Proust» 51
Les ressources 52
Le métamodèle 53
Schéma du métamodèle 54
Les généralisations 55
* Opérateur modal 55
Nominalisation 55
Quantificateur universel 55
Origine perdue 55
Les distorsions 55
Lecture de pensée 56
* Cause à effet 56
Présupposition 56
* Équivalence complexe 56
Les sélections 56
Suppression du comparé 56
Verbes non-spécifiques 57
Absence d’index de référence 57
Suppression simple 57
Le morcelage 58
VERS LE HAUT : LE REGROUPEMENT (chunk up) 58
VERS LE BAS : LE MORCELAGE (chunk down) 58
MORCELAGE LATÉRAL (stretching) 58
Schéma du morcelage 59
Les techniques de base 61
Créer un ancrage 61
Transfert de ressources 63
IDENTIFICATION DE LA SITUATION ET ANCRAGE 63
DISTRACTION, ÉCRAN ET RESSOURCES 63
PROMENADE DANS LE JARDIN INTÉRIEUR ET ANCRAGE 63
15 MINUTES AVANT ET INTÉGRATION DES ANCRES 64
LE PONT AVEC LE FUTUR 64
Résolution d’un conflit 65
Le Cercle d’excellence (ou Cercle de ressources) 66
ÉTAT DE RESSOURCES 66
L’ANCRAGE 66
PRENDRE UNE PHYSIOLOGIE D’EXCELLENCE 66
CRÉER UN ESPACE D’EXCELLENCE 66
ENTRER DANS LE CERCLE ET Y INSTALLER LES RESSOURCES 66
REVIVRE UNE EXPÉRIENCE LIMITANTE À L’EXTÉRIEUR DU CERCLE 66
ENTRER DANS LE CERCLE 67
PONT VERS LE FUTUR 67
INSCRIRE LE CERCLE EN SOI 67
Modifier l’histoire personnelle 68
IDENTIFICATION DE LA SITUATION 68
POSITIONNER LA LIGNE DE VIE ET L’ESPACE MÉTA (P3) 68
RECULER DANS LE PASSÉ ET ANCRAGE 68
ESPACE MÉTA ET IDENTIFICATION DES RESSOURCES 68
EXPÉRIENCES DE RÉFÉRENCES ET ANCRAGE 68
RETOUR SUR LA LIGNE DE VIE AVEC L’ANCRAGE DES RESSOURCES 68
PONT VERS LE FUTUR 69
Stratégie de ressources (Les 3 mentors) 70
Les notions de base de la PNL Historique de la PNL : les influences
La programmation neurolinguistique (PNL) est née au début des années 1970 dans le creuset d’idées et de courants novateurs et quelque peu rebelles que constituait alors la Californie. Dans la lignée des mouvements contestataires étudiants de la fin des années 1960, un vent de renouveau libértaire souffle sur la côte ouest des États-Unis et une nouvelle génération de penseurs et d’universitaires part à la recherche de nouveaux concepts, de nouvelles théories et de nouveaux défis. C’est l’époque des hippies, de l’amour libre et de l’ouverture d’esprit à toutes sortes de nouveaux courants.
Au début des années 1970, Richard Bandler, qui avait déjà étudié en informatique, est étudiant en doctorat de psychologie à l’Université de Santa Cruz (Californie). Il se penche sur les travaux du créateur de la Gestalt Therapie, Fritz Perls, un neuropsychiatre et psychanalyste allemand immigré aux États-Unis. Richard Bandler écoute et visionne des dizaines d’heures de conférences, d’ateliers et de travaux enregistrés par Fritz Perls. À la même époque, il commence à travailler avec Virginia Satir, précurseur de la thérapie familiale.
L’analyse des travaux de Fritz Perls permet à Bandler de découvrir ce qui sera appelé plus tard en PNL le
« cadre comme si… ». Il permet d’ouvrir la pensée d’un sujet à la réalisation – qui devient désormais possible – de ses objectifs. Enthousiasmé par la Gestalt Therapie et les approches de Fritz Perls, Richard Bandler crée des groupes de travail sous la supervision d’un professeur de linguistique, John Grinder, considéré aujourd’hui, avec Richard Bandler, comme le co-fondateur de la PNL. On retrouve dans ces groupes de travail des chercheurs provenant d’autres disciplines présentes à l’Université de Santa Cruz, ainsi que des personnes qui participeront avec Bandler et Grinder au développement futur de la PNL : Leslie Cameron (psychothérapeute, épouse de Richard Bandler), David Gordon (psychothérapeute), Judith DeLozier (anthropologue et ethnologue, future épouse de John Grinder) et Robert Dilts (adjoint de Richard Bandler et de John Grinder) notamment.
John Grinder, en tant que linguiste, a étudié la sémantique générale d’Alfred Korzybski et la grammaire transformationnelle de Noam Chomsky. L’apport de leurs théories au niveau des fondements de la PNL sera important. John Grinder devient le superviseur de Richard Bandler pour sa thèse de doctorat. Il est impressionné par les résultats obtenus par Bandler dans ses groupes de travail et décide alors de s’intéresser aux modèles linguistiques utilisés dans les interventions de Fritz Perls. John Grinder voit comment Richard Bandler les met en œuvre dans ses groupes de pratique.
Cependant, Bandler et Grinder, entourés d’excellents thérapeutes, réalisent qu’il n’existe aucun modèle de transfert de compétences qui permettrait à d’autres thérapeutes ou étudiants de reproduire l’excellence de ceux-ci. Pour pouvoir effectuer ce transfert, Bandler et Grinder vont donner naissance à la
« modélisation », et Fritz Perls sera le premier « modèle » de la PNL.
En étudiant les enregistrements de Fritz Perls, Richard Bandler arrive à reproduire dans ses propres groupes de travail l’efficacité du père de la Gestalt. Grinder aide Bandler à rendre conscients les attitudes et comportements que Bandler adopte de manière inconsciente, avec une précision telle que Grinder arrivera lui-même, quelques mois plus tard, à animer des groupes de Gestalt avec le même succès que Bandler, qu’il avait modélisé à son tour.
Les résultats obtenus par Bandler et Grinder sont tellement probants qu’ils décident d’étendre leurs
résultats des travaux de modélisation de Bandler et Grinder voit le jour sous le titre deThe Structure of Magic.
Virginia Satir, qui travaille déjà avec Richard Bandler, sera leur second modèle. Fascinée par les bénéfices que la modélisation peut apporter dans le transfert des connaissances, Virginia Satir accepte de se faire modéliser par Bandler et Grinder. Dans The Structure of Magic II (1976), qui reprend les résultats de cette modélisation, Bandler et Grinder mettent en avant la façon particulière qu’utilise Virginia Satir pour poser des questions d’une très grande pertinence. C’est la naissance du « métamodèle » de la PNL. De plus, ils constatent l’aisance de Virginia Satir à observer et à reproduire certaines attitudes non-verbales de ses clients. Cela mènera aux notions de «rapport» et de «synchronisation», largement utilisées en programmation neurolinguistique.
En 1974, sous l’influence de Gregory Bateson, Bandler et Grinder s’intéressent à un troisième modèle, qu’ils étudieront de manière encore plus approfondie, Milton Erickson.
Milton Erickson, « un drôle de vieux bonhomme », comme le qualifiait Gregory Bateson, est un psychiatre vivant à Phœnix (Arizona), et ayant la réputation d’être très efficace, grâce à son langage bien particulier.
De son observation et de l’étude qu’en feront Bandler et Grinder naîtra le « Modèle de Milton », un modèle de langage hypnotique facilitant la communication avec le conscient et l’inconscient de l’individu.
À partir de leur étude de Milton Erickson sera publié l’ouvrage Patterns of Hypnotic Techniques of Milton Erickson (Vol. 1 en 1975 et Vol. 2 en 1977).
En 1976, le modèle proposé par Bandler et Grinder sort du cadre purement linguistique pour devenir un schéma d’étude du comportement humain. Sous l’influence d’autres courants de pensées, aussi variés que la cybernétique ou la neuropsychologie, la nouvelle discipline se trouve un nom : « programmation neurolinguistique ». Le terme PNL est pour la première fois utilisé par Bandler et Grinder à la fin du second volume deThe Structure of Magic, qu’ils publient en 1976.
À la fin des années 1970 et au début des années 1980, la PNL sort du cadre restreint de la thérapie pour trouver des champs d’application dans d’autres domaines : vente, éducation, gestion, sport… Un premier ouvrage collectif,NLP, Vol. 1,paraît en 1980. Y apparaissent les collaborateurs de la première heure de Richard Bandler et John Grinder, qui seront aussi des développeurs importants de la discipline durant les 30 prochaines années : Robert Dilts, Leslie Cameron et Judith DeLozier.
Cette époque marque la rupture entre Richard Bandler et John Grinder, qui enseigneront pour la dernière fois ensemble en 1982.
En 1983, Robert Dilts publie Roots of Neuro-Linguistic Programming et, l’année suivante, paraît le premier ouvrage en français sur la PNL : Derrière la magie, publié par Josiane De Saint Paul et Alain Cayrol.
Les influences de la PNL
Comme on peut s’en rendre compte à la lecture de l’historique de la PNL, celle-ci est le fruit de nombreuses influences et de rencontres que seuls les courants novateurs des années 1970 ont pu rendre possibles. La PNL naissante a fait sien dès le début le courant philosophique de ce que l’on a appelé l’école de Palo Alto. C’est dans cette petite ville de la banlieue de San Francisco que s’étaient installés, dès la fin des années 1940, plusieurs chercheurs de différentes tendances, mais qui avaient en commun une vision systémique de la communication. La PNL adhère dès le début à cette pensée du « comme si », qui soutient que nos connaissances reposent en grande partie sur « des fictions non assimilables à des hypothèses scientifiques », formées par nos processus mentaux, « selon une logique qui nous est propre »(1). Mais de nombreuses autres influences agissent comme catalyseurs du développement de la PNL.
WILLIAM ROSS ASHBY
William Ross Ashby (né le 6 septembre 1903 à Londres, mort le 15 novembre 1972) est un psychiatre-ingénieur anglais venu très tôt à la cybernétique et son influence est telle que Ludwig von Bertalanffy l’a mentionné pour sa contribution qui a influencé Norbert Wiener, Herbert Alexander Simon et les autres. Il a répandu le concept d’homéostasie, équilibre des fonctions vitales de la vie, par un appareil, l’homéostat, qui présente cette caractéristique, nouvelle dans les années cinquante, de combattre des perturbations externes lui étant infligées volontairement dans le but d’en perturber le fonctionnement. La machine rééquilibre dans une position fixe des plaquettes soumises à des courants contradictoires dans des bains acidulés entraînant des variations de positions qu’elle corrige d’elle-même pour ramener l’ensemble à une position moyenne fixe. Une démonstration de l’homéostat figure dans un film, La Cybernétique de Jean- Marie Piquint.
De Ashby, la Loi de la variété requise est la plus connue. La « variété » est le dénombrement de la quantité de comportements et d’états différents exhibés par un système. Pour qu’un système « A » puisse contrôler (à la fois « surveiller » dans la signification française et « commander » dans la
moins égale à celle de « B ». Il s’ensuit qu’une « inversion de contrôle » se produit lorsque la variété du « commandé » augmente et dépasse celle du « commandeur ». C’est la version cybernétique de la « dialectique du maître et de l’esclave » chez Hegel. À force de travailler au service du maître, l’esclave acquiert de plus en plus de compétences tandis que le maître perd ses compétences initiales à force de se faire servir et, alors, l’esclave devient le maître de son ancien maître qui devient le nouvel esclave de son ancien esclave!
Ashby a beaucoup travaillé sur l’augmentation de l’intelligence et participe aux travaux sur l’intelligence artificielle, sur la complexité reliée à la variété et sur les origines de l’ordre exprimées par le principe de von Foerster Order from Noise et le principe de Schrödinger Order from Order. Le premier est un processus stochastique du hasard et de la nécessité dans la perspective d’une explication cybernétique où une « réponse appropriée » aux contraintes de l’environnement et du contexte a de meilleures chances de survie, de développement et de reproduction parmi toutes les occurrences possibles et le deuxième est un principe d’organisation par extension. Le principe Order from Noise est aussi un principe d’auto- organisation et de complexité chez Edgar Morin et Henri Atlan pour qui la condition de l’auto- organisation est la « redondance » initiale élevée qui n’est autre que la « variété » de Ashby.
GREGORY BATESON
Gregory Bateson (né le 9 mai 1904 à Grantchester, Royaume- Uni, mort le 4 juillet 1980 à San Francisco, États-Unis) est un anthropologue, psychologue et épistémologue américain. Influencé par la cybernétique, la théorie des groupes et celle des types logiques, il s’est beaucoup intéressé à la communication (humaine et animale), mais aussi aux fondements de la connaissance des phénomènes humains. Il est à l’origine de ce que l’on appelle l’école de Palo Alto. Gregory Bateson est le troisième fils du généticien William Bateson, qui l’a prénommé Gregory en souvenir du moine autrichien Gregor Mendel, dont il a fait connaître les découvertes au Royaume-Uni. Dans sa jeunesse, Gregory est tout particulièrement influencé par la lecture du poète William Blake et de l’écrivain satiriste Samuel Butler. En 1915, son frère aîné, John, meurt à la guerre, et en 1922 son autre frère, Martin, se suicide d’une balle dans la tête sur Piccadilly Circus.
Initialement voué à la zoologie, en 1924, suite à un voyage aux Galapagos, Bateson décide de devenir anthropologue. Il fait des études à l’université de Genève et à Cambridge, où il obtient un Bachelor of Arts en Sciences naturelles en 1925 et un Master of Arts en Anthropologie en 1930.
De 1927 à 1928, il effectue un travail de terrain chez différents peuples d’Indonésie, notamment les Baining. De 1928 à 1930, il se rend chez les Iatmuls de Nouvelle-Guinée. En 1929, il enseigne la linguistique mélanésienne à l’Université de Sydney. De 1931 à 1934, il enseigne au St. John’s College à Cambridge. C’est en 1932, chez les Iatmuls, qu’il rencontre le couple d’anthropologues Margaret Mead et Reo Fortune. En 1935, il épouse Margaret Mead et part avec elle faire un travail de terrain à Bali, sur la base duquel ils réalisent un film, Danse and Transe in Bali.
En 1938, il revient chez les Iatmuls. En 1940, il travaille à l’American Museum of Natural History sur le matériel provenant de Bali. De 1942 à 1945, il travaille comme anthropologue au musée d’art moderne de New York puis, de 1947 à 1948, il enseigne à Harvard. De 1942 à 1953, il participe avec Margaret Mead aux fameuses conférences Macy qui seront à l’origine du courant cybernétique et des sciences cognitives.
En 1948, le psychiatre Jurgen Ruesch lui procure un emploi dans son équipe de recherche clinique à San Francisco et en 1951, ils publient ensemble Communication et Société. Cette même année, Bateson, qui
avait divorcé de Margaret Mead en 1950, épouse Elisabeth Summer, une ancienne patiente de Ruesch qu’il avait engagée comme assistante.
En 1952 commence le célèbre « Projet Bateson » sur l’étude du paradoxe de l’abstraction dans la communication, financé par la fondation Rockefeller. Bateson réunit une équipe au sein du Veterans Administration Hospital de Palo Alto, composée de l’étudiant en communication Jay Haley, de l’étudiant en psychiatrie William Fry et de l’anthropologue John Weakland, qui avait suivi ses cours à la New School for Social Research de New-York en 1947.
En 1954, Bateson obtient par Frank Fremont-Smith un financement pour deux ans de la part de la Fondation Macy pour l’étude de la communication chez les schizophrènes. Cette même année, William Fry part pour l’US Navy et le groupe est rejoint par le psychiatre Donald D. Jackson. En 1956, les membres du projet publient leur article commun Vers une théorie de la schizophrénie qui introduit le concept de « double contrainte ».
NOAM CHOMSKY
Noam Chomsky (né Avram Noam Chomsky le 7 décembre 1928 à Philadelphie en Pennsylvanie) est un linguiste et philosophe américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology, où il a enseigné toute sa carrière, il a fondé la linguistique générative. Il s’est fait connaître du grand public, à la fois dans son pays et à l’étranger, par son parcours d’intellectuel engagé de sensibilité anarchiste.
Chomsky a commencé à développer sa théorie de la grammaire générative et transformationnelle dans les années 1950, en cherchant à dépasser aussi bien l’approche structuraliste, distributionnaliste que comportementaliste dans l’étude du langage naturel. Visant à rendre compte des structures innées de la
« faculté de langage », cette théorie est souvent décrite comme la contribution la plus importante dans le domaine de la linguistique théorique du XXe siècle et on a parfois parlé de « révolution chomskienne ».
Pour répondre aux critiques développées dans les années 1970 envers son premier modèle, Chomsky a proposé au début des années 1980 une nouvelle version de sa théorie, fondée sur une approche modulaire. Il a ensuite jeté les bases, au cours des années 1990, de ce qu’il a appelé le «programme minimaliste».
Les recherches de Chomsky ont joué un rôle crucial dans ce que l’on appelle la « révolution cognitive ».
Sa critique du Verbal Behavior (comportement verbal) de Skinner en 1959, a remis en question l’approche comportementale de l’étude de l’esprit et du langage, qui dominait dans les années 1950. Son approche naturaliste de l’étude du langage a également eu un grand impact en philosophie du langage et de l’esprit. Il a également établi la hiérarchie de Chomsky, moyen de classification des langages formels en fonction de leur pouvoir de génération.
En parallèle de sa carrière scientifique, Noam Chomsky mène une intense activité militante depuis le milieu des années 1960 lorsqu’il prend publiquement position contre l’engagement américain au Viêt Nam. Sympathisant du mouvement anarcho-syndicaliste et membre du syndicat IWW, il a donné une multitude de conférences un peu partout dans le monde et a publié de nombreux livres et articles dans lesquels il fait part de ses analyses historiques, sociales et politiques. Ses critiques portent tout particulièrement sur la politique étrangère des États-Unis d’Amérique et le fonctionnement des médias de masse.
En 1992, d’après le Arts and Humanities Citation Index, Chomsky a été plus souvent cité qu’aucun autre universitaire vivant pendant la période 1980–92. Il occupe la huitième position dans la liste des auteurs cités. Il est considéré comme une figure intellectuelle majeure du monde contemporain, à la fois controversée et admirée. Plusieurs livres et documentaires lui ont été consacrés.
MILTON H. ERICKSON
Milton H. Erickson (né le 5 décembre 1901 à Aurum (Nevada) et mort le 25 mars 1980 à Phœnix [Arizona]), est un psychiatre et psychologue américain qui a joué un rôle important dans le renouvellement de l’hypnose clinique. Il a consacré de nombreux travaux à l’hypnose thérapeutique. Son approche innovante en psychothérapie repose sur la conviction que le patient possède en lui les ressources pour répondre de manière appropriée aux situations qu’il rencontre : il s’agit, par conséquent, d’utiliser ses compétences et ses possibilités d’adaptation personnelles. Atteint de poliomyélite à l’âge de dix-sept ans, Erickson a été une figure emblématique du « guérisseur blessé », expérimentant sur lui-même, lors de sa rééducation, certains phénomènes qu’il mettra ensuite en application dans l’hypnose thérapeutique.
Au cours de sa carrière, Erickson a collaboré notamment avec Margaret Mead, Gregory Bateson, Lawrence Kubie, Aldous Huxley, John Weakland, Jay Haley et Ernest Rossi. Ses travaux ont inspiré plusieurs approches thérapeutiques, dont l’hypnose éricksonienne, la thérapie brève de Palo Alto, la programmation neurolinguistique et diverses autres techniques de traitement. Parmi ses élèves les plus connus figurent Stephen Gilligan, William O’Hanlon, Stephen Lankton et Jeffrey Zeig.
En 1948, suivant le conseil de ses médecins d’aller vivre dans un endroit désertique en raison de ses nombreuses allergies, Erickson s’installe à Phoenix, en Arizona. Après avoir travaillé un an au sein de l’Arizona State Hospital, dirigé par son vieil ami le psychiatre John Larson, il ouvre un cabinet de consultations privées à son domicile de Cypress Street, une modeste maison de briques. Son cabinet est une petite pièce contiguë à la salle à manger et son salon fait office de salle d’attente. Étant toujours féru d’enseignement, Erickson commence alors à animer les Seminars on Hypnosis, des ateliers de formation à l’hypnose qu’il donne à travers tous les États- Unis. En 1949, avec l’obstétricien William Kroger et le psychologue André Weitzenhoffer, il contribue à la création de la Society for Clinical and Experimental Hypnosis. Pendant presque un an, au début des années cinquante, Erickson et Aldous Huxley consacrent beaucoup de temps à préparer une étude commune sur les différents états de conscience.
Leur projet prend fin lorsqu’un incendie de broussailles détruit la maison de Huxley à Los Angeles et leurs carnets respectifs pour cette étude.
En 1950, une jeune psychiatre, Linn Fenimore Cooper, propose à Erickson de mener avec elle une expérience sur la distorsion du temps en hypnose, partiellement financée par la NACA (qui deviendra la NASA en 1958). Ils publient ensemble les résultats de cette expérience en 1954. C’est à cette époque, alors qu’il est âgé de 51 ans, qu’Erickson est une seconde fois victime de la polio, sans qu’il soit possible a posteriori d’établir s’il s’agit d’une aggravation brusque d’un syndrome post-polio (caractérisé par des douleurs et faiblesses musculaires causées par l’usage systématique de muscles partiellement paralysés), ou d’une authentique deuxième infection par une souche du virus de la polio différente de celle ayant causé la maladie contractée en 1919.
Cette seconde attaque le laisse encore plus handicapé qu’auparavant, mais ayant déjà traversé une épreuve similaire, il applique à cette occasion les stratégies qu’il a mises au point pour retrouver sa force musculaire. N’ayant récupéré que partiellement, il se voit par la suite contraint de se déplacer en fauteuil roulant et se met à souffrir de douleurs chroniques qu’il combat par l’auto-hypnose : « Il me faut en
général une heure après le réveil pour me débarrasser complètement de la douleur. Cela m’était plus facile quand j’étais plus jeune : j’ai à présent plus de difficultés dans les muscles et les articulations… Ces derniers temps, la seule manière que j’ai trouvée de contrôler ma douleur est de m’asseoir dans mon lit, de tirer une chaise à côté et de presser mon larynx sur le dossier de la chaise. C’est très inconfortable, mais cet inconfort, je le crée délibérément.»
En 1953, Erickson organise un séminaire de week-end sur l’hypnose à San Francisco. Jay Haley, qui participe à un programme de recherche sur l’étude de la communication dirigé par l’anthropologue Gregory Bateson, manifeste son désir d’y participer et Bateson organise la rencontre. Le 24 mai 1955, Bateson écrit la lettre suivante à Erickson : « Cher Milton, Je t’écris parce qu’après bien des péripéties mon projet de recherche semble avoir atteint une position théorique qui nous permet de savoir les questions que nous souhaiterions te poser à propos de l’hypnose. Deux des membres de mon équipe, Jay Haley et John Weakland, ont fait quelques petites expériences avec l’hypnose depuis que Jay a suivi ton séminaire de San Francisco. Il devient plus évident qu’une meilleure connaissance de l’hypnose nous permettrait d’avancer dans notre travail ». Erickson se montre intéressé par le projet et, de 1955 à 1960, Haley et John Weakland lui rendent souvent visite à Phoenix, où ils passent de longues heures à discuter avec lui de la nature de l’hypnose et à l’observer lorsqu’il travaille avec ses patients. Au cours de cette période, Erickson se rend régulièrement à Palo Alto pour rencontrer les autres membres du projet, Bateson et le psychiatre Donald D. Jackson.
En 1957, Erickson fonde l’American Society of Clinical Hypnosis avec William Kroger en vue de proposer une alternative à l’hypnose « de laboratoire », focalisée sur les généralités plutôt que sur les spécificités de la transe et de son induction. Pendant dix ans, il sera le directeur du journal de l’association, The American journal of clinical hypnosis.
En 1970, Erickson quitte Cypress Street pour s’installer à Hayward Avenue. C’est en 1973, suite à la publication par Jay Haley de Uncommon therapy, que le nom d’Erickson devient connu du grand public.
L’année suivante, Erickson met fin à sa pratique de psychothérapeute et rencontre, par l’intermédiaire de Gregory Bateson, les fondateurs de la PNL, Richard Bandler, John Grinder, ainsi que Robert Dilts et Stephen Gilligan.
En 1980 a lieu le premier congrès international consacré à Milton Erickson. Cependant, celui-ci meurt le 25 mars 1980, six mois avant la tenue de cette manifestation. Le corps d’Erickson est incinéré, et ses cendres sont dispersées sur le mont Squaw Peak (aujourd’hui appelé Piestewa Peak), où il envoyait souvent ses patients et ses élèves effectuer des tâches thérapeutiques.
ALFRED H. S. KORZYBSKI
Alfred H. S. Korzybski (né le 3 juillet 1879 à Varsovie, mort le 1er mars 1950 à Sharon, Connecticut) était avant tout un scientifique. À l’origine ingénieur et expert des services de renseignements, il oriente ensuite ses travaux vers le domaine des sciences humaines. Il a fondé la sémantique générale, une logique de pensée basée sur la physique quantique et les travaux d’Einstein, une discipline pratique pour que chacun puisse prendre un recul critique sur les réactions (non verbales et verbales) à un « événement » au sens large (comprendre ses propres réactions, ainsi que les réactions des autres et leur interaction éventuelle). Cette approche, nouvelle pour l’époque et surtout très structurée, remet en cause les postulats de la logique d’Aristote (IVe siècle av. J.-C.) élaborée sur la base de la physique euclidienne, et les schémas de pensée aristotéliciens ancrés dans le langage occidental habituel (approche figée, typiquement noir-blanc, sans tenir compte de l’infinité des nuances qui se trouvent dans « le monde où
Durant la Première Guerre mondiale, il est un officier du renseignement dans l’armée russe. Il est envoyé au Canada et aux États-Unis en tant qu’expert d’artillerie de l’armée russe. Il devient officier de recrutement pour l’armée franco-polonaise aux États-Unis, puis conférencier pour le compte du gouvernement américain. Après la guerre, il coopère avec les militaires canadiens et américains.
Après la publication de son premier livre, Manhood of Humanity : The Science and Art of Human Engineering en 1921, il décide de s’établir aux États-Unis et d’y développer ses idées. En 1924, il publie Time-Binding: The General Theory. Deux ans plus tard, il le complète avec la publication de la seconde partie.
Son travail culmine avec la publication de Science and Sanity, an Introduction to Non-Aristotelian Systems and General Semantics en 1933. En 1938, il fonde l’Institute of General Semantics qu’il dirige jusqu’à sa mort. En 1950, il meurt à Sharon, Connecticut (États-Unis).
L’œuvre de Korzybski tourne autour de la fondation de ce qu’il appela lui-même une « science de l’homme ». Interpellé par les problèmes récurrents rencontrés dans la civilisation occidentale de son époque (incompréhension, misère, guerre, etc.), il entreprit d’étudier le fonctionnement de l’homme dans son environnement, à savoir la façon dont notre système nerveux perçoit, interprète et modifie, entre autres, ce qui se trouve autour de lui, afin d’essayer d’établir une méthode permettant aux hommes de mieux communiquer, de mieux se comprendre, d’agir conformément aux faits et non à des représentations erronées, acquises ou innées, dont la plupart ne prennent pas conscience (« les prémisses »). Cette recherche culmine avec son œuvre majeure, Science and Sanity, dans laquelle il jette les bases de la sémantique générale.
Les idées de Korzybski influencèrent la programmation neurolinguistique (en particulier la notion de métamodèle), ainsi que la Gestalt.
ABRAHAM H. MASLOW
Abraham H. Maslow (né le 1er avril 1908, mort le 8 juin 1970) est un psychologue célèbre considéré comme le principal meneur de l’approche humaniste, surtout connu pour son explication de la motivation par la hiérarchie des besoins, qui est souvent représentée par une pyramide des besoins.
Abraham Harold Maslow reste une référence pour nombre de psychologues dans le monde entier. Il est connu dans la psychologie du travail pour ses études sur la motivation, souvent résumées abusivement à une simple pyramide dont il faudrait monter les degrés les uns après les autres pour atteindre la pleine satisfaction. Pour les psychothérapeutes, c’est l’initiateur de la psychologie humaniste, avec Carl Rogers en particulier. D’autres psychologues voient encore en lui la figure de proue de la psychologie transpersonnelle, cette branche de la psychologie qui dépasse ce qui concerne strictement la personnalité pour s’intéresser à la dimension spirituelle de l’homme et aux états de conscience exceptionnels.
Abraham Maslow est tout cela à la fois. Ces visions fragmentées donnent chacune un aperçu juste mais incomplet. Les premières recherches de Maslow ont concerné le comportement des animaux (chiens, singes) et les déterminants du comportement humain en société. À partir des années 1940, son intérêt s’est porté sur les sentiments négatifs (la peur, la privation, l’insécurité), pour ensuite se tourner vers leur contraire, la motivation et la satisfaction. Dès le début des années 1950, ses études sur la motivation le
conduisent à s’interroger sur l’accomplissement de soi et, une décennie plus tard, sur les expériences mystiques.
La continuité est claire dans cette démarche qui conduit Maslow de l’analyse des états psychologiques les plus pénibles à l’étude de la motivation puis du sentiment de plénitude, ce qu’il a appelé les « expériences paroxystiques ». Il en résulte une œuvre à la fois foisonnante et originale, qui a ouvert de nombreuses voies dans la recherche et dans la pratique.
On doit en particulier à Abraham Maslow l’élaboration d’un lexique précis, pour aborder la mystique et les états de conscience exceptionnels dans des termes scientifiques, tout en respectant la spécificité de ces expériences.
Au cours de sa carrière, Maslow s’est intéressé principalement aux motivations « supérieures » de l’homme dans sa hiérarchie (l’accomplissement de soi) et aux états de plénitude (expériences paroxystiques), ainsi qu’aux fondements de la santé psychique.
Sa hiérarchie des besoins signifie que l’homme n’atteint le plein développement de son psychisme que s’il est satisfait sur tous les plans : physiologie, sécurité, amour (appartenance), estime (reconnaissance) et accomplissement de soi (créativité).
Cette hiérarchie est généralement représentée sous la forme d’une pyramide qui, de la base au sommet, distingue cinq niveaux de besoins :
1. À la base, les besoins physiologiques (tels que la faim, la soif) ;
2. Ensuite, les besoins de sécurité et de protection (tels que le désir d’un toit ou d’une bonne assurance) ;
3. Puis viennent les besoins d’appartenance, besoins sociaux qui reflètent la volonté de faire partie d’une famille, d’un groupe, d’une tribu ;
4. Ensuite arrivent les besoins d’estime de soi (qui permettent de se regarder dans le miroir le matin) ;
5. Enfin, apparaissent au sommet de la hiérarchie, les besoins d’auto-accomplissement (qui renvoient au désir de se réaliser soi-même à travers une œuvre, un engagement).
La pyramide qui a été attribuée à Maslow représente mal la richesse de son analyse, et surtout trahit la vision dynamique qu’il avait des besoins dans la construction de la personnalité.
De plus, si Maslow est très connu dans le domaine de la gestion, ses recherches concernaient la psychologie générale, et ce sont ses successeurs qui ont appliqué ses conclusions à la sphère de l’entreprise. Lui-même n’a écrit que des notes à ce sujet, où il est peu question de motivation, mais beaucoup plus de la société adéquate et de l’Eupsychie (ou santé psychologique).
Maslow estime que les besoins élémentaires (physiologiques et de sécurité) étant satisfaits, la personne cherche ensuite à satisfaire les autres besoins d’ordre supérieur de façon à alimenter sans cesse les motivations. Un besoin d’ordre supérieur ne peut être satisfait que si les précédents le sont. Ainsi, pour appliquer ce modèle au monde professionnel, rien ne sert de vouloir motiver les salariés au niveau de l’estime et de l’accomplissement, si des menaces de licenciements portent atteinte à la sécurité et si les salaires ne sont pas suffisants pour satisfaire pleinement les besoins physiologiques. Maslow tient finalement un discours optimiste dans la mesure où il considère qu’il est possible que les salariés puissent, dans leur travail, s’accomplir et se réaliser.
Maslow propose une étude sociologique de la spiritualité dans laquelle il classifie avec beaucoup de finesse les différentes manifestations paroxystiques, telle que la révélation. Sa démarche est celle d’un scientifique qui approche globalement une dimension du fait religieux de manière macroscopique, soit comme un sociologue ou même comme un ethnologue, et qui use ensuite d’une analyse psychologique pour aborder l’échelle microscopique de l’expérience paroxystique.
FRITZ PERLS
Fritz Perls (né le 8 juillet 1893 à Berlin, mort le 14 mars 1970 à Chicago) était un psychiatre et psychanalyste allemand. Il est le fondateur de la Gestalt Therapie, qu’il a développée à partir de 1942 avec son épouse, Laura Posner Perls.
Sa carrière débute en 1926 dans un institut où il traitait des soldats ayant des lésions au cerveau. Dès lors, il est influencé par les gestaltistes. En 1934, il décide d’aller vivre en Afrique du Sud où il commence à élaborer sa Gestalt Therapie. En 1946, il émigre aux États-Unis. Peu de temps après son arrivée, il fonde avec son épouse Laura l’Institute of Gestalt Therapy à New York. Jusqu’à sa mort, il continuera d’approfondir sa théorie.
Après sa mort, la Gestalt Therapie a continué d’exister et de se développer. Aujourd’hui, il existe plusieurs instituts faisant la promotion de cette approche comme le Fritz Perls Institut (Allemagne), l’Institut Français de Gestalt-thérapie (France), l’École Parisienne de Gestalt (EPG) et l’École Humaniste de Gestalt.
VIRGINIA SATIR
Virginia Satir, née le 26 juin 1916 et décédée le 10 septembre 1988 aux États-Unis était une psychothérapeute américaine, célèbre particulièrement pour son approche de la thérapie familiale. Ses livres les plus connus sont : Conjoint Family Therapy (1964), Peoplemaking (1972) et The New Peoplemaking (1988).
Formatrice de thérapeutes familiaux, elle crée, en novembre 1958, avec Donald deAvila Jackson et Jules Riskin, l’équipe du Mental Research Institut (MRI), plus connue sous le nom d’École de Palo Alto.
Tournée vers la recherche clinique et la formation de thérapeutes, l’équipe a pour objectif de tenter d’appliquer au champ de la psychothérapie les découvertes sur la communication faites avec Gregory Bateson. En 1961, Paul Watzlawick rejoint l’équipe en compagnie de Jay Haley et John H. Weakland et s’inscrit ainsi dans le mouvement systémique de Gregory Bateson. Ce groupe avait un but de recherche très large. Satir s’occupait spécifiquement de la famille et de la formation. Elle quitte le MRI en 1968 pour devenir la première directrice du centre d’Esalen.
Virginia Satir, reconnue comme charismatique et particulièrement douée dans son domaine par nombre de ses confrères, est l’un des trois principaux thérapeutes, avec Milton Erickson et Fritz Perls, dont la pratique a été modélisée pour créer la PNL.
PAUL WATZLAWICK
Paul Watzlawick, né le 25 juillet 1921 à Villach (Autriche) et mort le 31 mars 2007 à Palo Alto (Californie) est un théoricien dans la théorie de la communication et le constructivisme radical, membre fondateur de l’École de Palo Alto. Psychologue, psychothérapeute, psychanalyste jungien et sociologue, ses travaux ont porté sur la thérapie familiale et la psychothérapie générale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Paul Watzlawick,prisonnier politique en Allemagne, s’évade et est recueilli par les Britanniques. À la fin de la guerre, il est démobilisé en Italie et entre dans les services de police de la ville de Trieste. En 1949, il obtient son doctorat en langues modernes et philosophie à Venise où il a étudié la logique (influence de Ludwig Wittgenstein, Gottlob Frege et Kurt Gödel). De 1949 à 1954, il se forme à l’Institut Carl Jung à Zurich, puis obtient un poste pour les Nations-Unies en Italie. Après un séjour à Bombay, il enseigne la psychologie analytique et la psychothérapie à l’Université d’El Salvador de 1957 à 1959.
En 1960, il se rend à Philadelphie pour étudier l’approche thérapeutique de John Rosen à l’Institute for Direct Analysis. C’est là qu’il rencontre Ray Birdwhistell et Albert Scheflen. Ce dernier le présente à Donald D. Jackson et, en 1961, Watzlawick rejoint le Mental Research Institute of Palo Alto.
Dans ses écrits, Paul Watzlawick a notamment dénoncé les alternatives illusoires, sournoisement pathogènes (doubles contraintes). Réciproquement, celles-ci sont utilisables pour sortir d’un dilemme dévastateur. Exemple emprunté à Paul Watzlawick et cité par Philippe Boulanger et Alain Cohen dans Le Trésor des Paradoxes : « Erdäpfel oder Kartoffel ? » (patates ou pommes de terre ?) : vers 1940, ce slogan clandestin répondait à la propagande nazie intimant aux populations soumises qu’elles avaient le
« choix » entre « le national-socialisme ou le chaos stalinien ». Plus généralement, Paul Watzlawick a beaucoup évoqué la Seconde Guerre mondiale, notamment dans son ouvrage de référence La Réalité de la réalité (Éd. Seuil).
LESLIE CAMERON
Leslie Cameron est une psychothérapeute née en 1948, ex-épouse de Richard Bandler.
Leslie Cameron faisait partie dès le début des années 1970 des groupes de Gestalt mis sur pied par Richard Bandler. Elle est considérée comme faisant partie des co-développeurs de la première heure de la PNL.
Elle a créé en 1981 l’Institut NLP de San Francisco avec Lynne Conwell et est l’auteur de plusieurs ouvrages dont :
● Solutions: Practical and Effective Antidotes for Sexual and Relationship Problems (publié en 1985 et dont le titre original était, en 1978, They Lived Happily Ever After)
● The Emotional Hostage: Rescuing Your Emotional Life, Real People Press, 1986
● The Emprint Method: A Guide To Reproducing Competence, 1985
● Practical Magic: A Translation of Basic Neuro-Linguistic Programming Into Clinical Psychotherapy, Crown House Publishing, 2003
JUDITH DE LOZIER
Judith De Lozier est ethnologue. Elle est aussi l’ex-épouse de John Grinder.
Judith DeLozier est Master et Bachelor en Anthropologie de l’Université de Santa Cruz où elle rencontra John Grinder et Richard Bandler. Elle a, dès le début, participé au développement de la PNL (1975) en intégrant le premier groupe d’étude monté par John Grinder et Richard Bandler, puis elle a participé à de nombreux ouvrages tels que : Neuro-Linguistic Programming Vol. I (1980), de Robert Dilts, John Grinder et Richard Bandler. Étudiante de Milton Erickson, elle a modélisé les inductions des différents états de transe, comme la création des métaphores du grand maître de l’hypnose. Ce travail est décrit dans
Co-auteur avec John Grinder de Turtles All the Way Down: Prerequisites to Personal Genius (1987), Elle fut présidente de Grinder, DeLozier, and Associates pendant 14 ans.
Actuellement, elle applique et transmet son savoir-faire au travers de l’Université de PNL que dirige Robert Dilts.
ROBERT DILTS
Robert Dilts, né en 1955, est aujourd’hui l’un des principaux développeurs de la PNL.
À l’origine assistant de John Grinder et de Richard Bandler, il est, en fait, un des co-fondateurs de la PNL.
Il a d’abord traité de l’épistémologie et des relations entre la PNL et la neuro- physiologie. Il s’est toujours intéressé à la systématisation théorique et au développement systémique de la PNL.
Il a mis en forme des modèles d’intervention très élaborés, notamment à propos des croyances et de l’identité, particulièrement dans le domaine de la santé.
Robert Dilts a apporté à la PNL de nombreux modèles intéressants, comme par exemple le modèle des « niveaux logiques du changement ». Il est l’auteur de nombreux ouvrages et contribue aujourd’hui encore à enrichir la PNL en y intégrant de nouveaux outils et de nouvelles notions.
DAVID GORDON
David Gordon a formalisé la structure des métaphores de Milton Erickson.
Auteur de plusieurs ouvrages, il pratique et enseigne la PNL depuis les années 1970.
David Gordon est reconnu pour ses capacités à modéliser les comportements humains et ses remarquables dons de conteur. Bien qu’il ait touché a quasiment toutes les sphères de la PNL, son expertise s’est en effet principalement développée dans la création et l’utilisation des métaphores thérapeutiques.
À ce titre, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont notamment Contes et métaphores thérapeutiques;
Apprendre à raconter des histoires qui font du bien.
Définition de la PNL
La PNL est définie comme suit :
Programmation
Nos expériences vécues nous amènent à développer des automatismes, conscients et inconscients, pour améliorer et accélérer notre fonctionnement dans des contextes donnés.
Neuro
Ces expériences et ces programmes sont codés dans notre cerveau et, plus largement, dans l’ensemble dans notre système neurologique.
Linguistique
Nos programmes s’expriment et se manifestent à travers le langage verbal et non verbal. Ce langage est le reflet de nos systèmes de représentation internes. En modifiant notre langage, et à l’aide de celui-ci, nous pouvons aussi modifier nos programmes et la façon dont notre système neurologique les code.
Les 5 piliers de la PNL
1. La notion de changement (passer de l’état problème à l’état désiré);
2. Acuité (précision de l’intervention et des techniques appliquées);
3. Flexibilité (capacité de s’adapter au mode de communication et au monde de représentation de l’autre);
4. Congruence (alignement de tous les canaux de communication);
5. Objectif (avoir un bon objectif en tenant compte des 6 critères).
Les présupposés de la PNL
La carte n’est pas le territoire
Cette assertion de Korzybski fait référence à notre perception du monde qui, filtrée et interprétée par nos sens, se transforme en une représentation personnelle de la situation vécue. Autrement exprimé, notre représentation de la réalité n’est pas la réalité; elle est une réalité parmi d’autres perceptions possibles, parmi d’autres « cartes du monde ».
Le corps et l’esprit sont des processus systémiques
L’esprit et le corps sont liés et l’un influence l’autre… et vice-versa. Ce postulat repose sur le principe que l’esprit influe sur le corps et que le corps influe sur l’esprit. L’esprit et le corps forment un tout indissociable. L’être humain est fait de matière vivante qui module sa capacité à penser. En retour, ses pensées affectent le fonctionnement de son corps.
On ne peut pas ne pas communiquer
Nous ne pouvons pas ne pas communiquer : l’humain communique par différents moyens, même lorsqu’il y a silence, le corps communique et envoie des signaux que la personne en face peut comprendre.
Refuser de communiquer est une communication en soi. La communication non-verbale est la véritable représentation de l’expérience.
Plus on a de choix, mieux ça vaut
La variété des choix permet seule de contrôler un système complexe. Si ce que vous faites ne marche pas, changez de technique, ou alors vous obtiendrez toujours le même résultat. Plus une personne a de choix, au sens des responsabilités, plus elle pourra agir. Ce qui nous amène à la notion de flexibilité, c’est-à-dire à notre capacité d’adaptation au contexte et à notre aptitude à changer notre comportement.
Une personne fait toujours le meilleur choix parmi les choix qui lui paraissent possibles
Tout comportement adéquat ou non par rapport à une situation, a pour but de s’adapter à celle-ci. Les gens font le meilleur choix qui leur est possible tenant compte des choix qu’ils perçoivent comme leur étant disponibles. Le comportement est le résultat d’une sélection, considérée comme le meilleur choix possible à un moment donné, compte tenu par exemple, des motivations inconscientes et des capacités dues à des expériences et des connaissances.
Tout comportement a une intention positive
Tout comportement, au départ, détient une bonne intention supposée. Il reste possible de faire mal tout en croyant bien faire. Tout comportement a une bonne raison d’être pour son auteur. Le comportement d’une personne est ce qu’elle peut faire de mieux à un moment donné.
Le niveau inconscient de la communication est celui qui détermine le sens de la relation
Dans un entretien, c’est le niveau inconscient de la communication qui détermine la tournure que prend la relation.
La signification d’un message est donnée par la réaction que ce message suscite
La réponse révèle le sens du message émis. C’est la manière dont est perçu le message que nous avons envoyé qui doit nous donner le véritable sens de celui-ci pour notre interlocuteur. Ce sens devra être pris en compte.
Établir le rapport, c’est rencontrer l’autre dans son modèle du monde
Établir le rapport, quel que soit l’interlocuteur, est la règle numéro un de la communication. Quelles que soient les différences existant entre chacun de nous, il est important de créer ce rapport en écoutant l’autre, sans jugement. Il s’agit d’apprécier et de côtoyer les différences. Il s’agit de comprendre le modèle de l’autre, de le décoder, et d’oublier son propre modèle du monde.
Il n’y a pas d’erreur, il n’y a que du feedback
L’échec est inexistant. Il ne peut s’agir que d’une information supplémentaire quant à notre façon de faire et ce que nous obtenons avec elle. Le résultat non souhaité peut être utilisé autrement. Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des apprentissages. Vous ne devez pas avoir peur de tenter de nouvelles expériences, car même si vous échouez, vous ne devez pas considérer ceci comme un échec, mais plutôt comme une leçon de laquelle découlent des apprentissages.
Si ce que vous faites ne fonctionne pas, faites autre chose
Si votre façon de procéder ne fonctionne pas, essayez autre chose. Il faut modifier un comportement pour créer un nouveau changement. Il vaut mieux changer de tactique plutôt que de continuer à se taper la tête sur les murs. Lorsque le résultat n’est pas celui que vous souhaitez, il faut donc faire autre chose pour parvenir au résultat escompté.
Les personnes méritent le respect, quel que soit leur modèle du monde
Quel que soit son comportement, toute personne a droit à notre respect. Chacun agit en fonction de son propre modèle du monde. La réalité est au-delà.
Toutes les ressources sont dans la personne
Toute personne a en elle les ressources nécessaires pour opérer des changements. Pour obtenir un changement, on peut demander à quelqu’un d’imaginer ce que serait la situation sans le problème.
L’imagination produit ici quelque chose qui provient bien de la personne et non de l’extérieur.
Découvrir la structure profonde
Notre système de perception, constitué de nos cinq sens, nous permet d’entrer en contact avec le monde extérieur, avec le «territoire». Les expériences que nous vivons sont filtrées et «codées» dans notre cerveau, dans notre système neurologique, sous forme d’images, de sons, de sensations, d’émotions, de goûts, d’odeurs… Enfin, nous exprimons ces expériences «codées» au moyen de notre langage, verbal et non-verbal.
Pour bien comprendre les notions de structure de surface (le langage), de structure de référence (nos représentations mentales internes, soit ce qu’on appelle en PNL le VAKOG interne [Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif]) et de structure profonde (expériences réellement vécues).
Entre chacun de ces niveaux interviennent des filtres. Ces filtres peuvent être physiologiques (propres à l’espèce humaine; par exemple nous ne détectons pas avec nos yeux les infra-rouges ou les ultra-violets).
Ils peuvent également être d’origines socio-culturelles, c’est-à-dire déterminés par notre éducation, notre famille, nos amis, les valeurs véhiculées par notre éducation. Ainsi, par exemple, les esquimaux possèdent dix-huit mots différents pour désigner la neige… bien plus que nous ou que les habitants d’Afrique centrale.
Enfin, ces filtres sont aussi individuels, c’est-à-dire déterminés par notre physiologie individuelle, mais aussi par nos croyances, nos valeurs, nos attitudes, nos souvenirs, nos expériences et nos
«métaprogrammes».
Les filtres
Lorsque nous racontons nos expériences, nous avons tendance à généraliser, à sélectionner et à distorsionner l’information. La structure même du langage que nous utilisons nous pousse constamment à utiliser des mots comme « toujours, chaque fois, jamais, sauf que, mais… », et à créer des liens de cause à effet entre des choses qui ne sont pas réellement liées, ou encore à omettre, consciemment ou non, de l’information.
Ces processus ont été décryptés en PNL à l’aide du métamodèle, que nous verrons plus loin lors de cette formation.
Les filtres existant entre notre système de perception et notre système de représentation, ainsi qu’entre notre système de représentation et notre mode d’expression, se traduisent non seulement au travers de nos modes d’expression verbaux et non-verbaux, mais ils génèrent aussi des émotions. Ils se manifestent dès lors également au travers de nos comportements, très souvent dictés par nos émotions.
Cadres opérationnels
Le mot cadre est utilisé pour délimiter le champ d’un événement. La manière de recueillir et de cadrer l’information organise nos filtres de perceptions, définit plus spécifiquement la valeur de ces informations.
Les cadres utilisés soulèvent de grandes questions, une réflexion sur soi et le monde. Un cadre est « une structure imposée par la nature de l’intervention et qui circonscrit l’espace de celle-ci. Le cadre établit les frontières de ce qui est à l’intérieur et à l’extérieur du contexte de l’intervention. »
(Heven, B. & Turner, J.).
Cadre comme si
Faire « comme si » permet d’accéder à des informations non disponibles dans le présent. Pour l’être humain, une des façons naturelles d’apprendre à faire quelque chose de nouveau consiste à reproduire ce qu’il voit faire par d’autres. Lorsque le voile se soulève, comme au cinéma, prendre la place de l’acteur et faire comme si, comme si l’on avait une baguette magique, rend possible la réalisation d’un rêve. Une personne s’imagine qu’elle a atteint son objectif. Elle vit l’expérience au moment présent, ses sens sont aiguisés, elle voit ce qu’il y a à voir, elle entend ce qu’il y a à entendre et elle ressent ce qu’il y a à ressentir. Son état change. Dès que quelqu’un vous dit « je ne sais pas », pensez à lui suggérer de faire
« comme si ».
Cadre marche arrière
Ce cadre est très efficace et motivant, car il permet de poser un regard vers l’arrière et de prendre conscience du chemin parcouru. Redire à quelqu’un ce qu’il vient de dire, avec ses mots exacts, mettre en lumière les progrès réalisés, voir ce qui a été fait et pas uniquement ce qui reste à faire, tout cela permet de préciser à nouveau l’objectif à atteindre, et de mieux réaliser les actions lorsque le temps est venu de passer à l’étape suivante. Le cadre marche arrière permet de récapituler les acquis, et de s’aligner un instant pour mieux repartir du bon pied.
Cadre pertinence
Le cadre pertinence permet de relever et de contrôler la qualité de l’information. Il faut éviter de s’éloigner de l’objectif fixé au départ. Toute information non basée sur des éléments pertinents ou sortant du cadre fixé doit être triée.
Exemple : « Quel lien fais-tu entre ce que tu me dis et l’atteinte de ton objectif ? »
Cadre Évidence
L’évidence, c’est de reconnaître que l’objectif est atteint. Ce cadre permet d’exprimer de quelle manière une personne saura qu’elle a atteint son objectif. Le cadre évidence utilise les modes visuel, auditif et kinesthésique, c’est-à-dire la description des sensations qui permettront de valider l’atteinte de l’état désiré par la personne.
Cadre Objectif
Le cadre objectif est l’outil des premiers instants. La première fois qu’un coach rencontre un nouveau client, la première fois qu’un gestionnaire rencontre un membre de son équipe, la première fois que deux individus entrent en communication, chacun a un objectif. Comment définir un bon objectif, précis, atteignable, réalisable ? La PNL a développé, avec le cadre objectif, une série de questions permettant de structurer, de composer et de valider un objectif de manière à satisfaire tous les critères d’un bon objectif.
Nous verrons plus loin que le cadre objectif est un cadre de collecte d’information sur l’état désiré par une personne, sur son objectif.
Processus de changement: de l’état présent à l’état désiré
Lors de ce processus de changement interviennent des interférences, que l’on a regroupées sous l’appellation des « 7 C » :
●
Confusion●
Convictions●
Catastrophes●
Comparaisons●
Conflits●
Contenu●
ContexteLors de l’accompagnement de l’état présent (cadre problème) vers l’état désiré (cadre solution), chacune de ces interférences sera adressée.
Pour ce faire, les outils de la PNL pourront aider à opérer, par exemple, des changements de croyances ou des changements de comportements, elles aideront à mettre en avant des conflits internes (« une partie de moi dit oui, l’autre non »), à intervenir au niveau des ressources (confiance, estime de soi…), à mettre à jour les stratégies – conscientes ou inconscientes, aidantes ou limitantes – de l’individu, etc.
Le changement en PNL peut intervenir à différents niveaux, que l’on nomme les niveaux (neuro)logiques du changement.
Les niveaux logiques du changement
Selon Gregory Bateson et Robert Dilts, on distingue plusieurs niveaux logiques du changement, de la communication et de l’apprentissage. Dans un premier temps, ils ont été présentés de manière hiérarchisée, et l’on enseigne souvent que pour provoquer un changement à un certain niveau, il est plus efficace d’intervenir au niveau qui se trouve juste « au-dessus », les changements les plus profonds et ayant un impact le plus important aux niveaux « inférieurs » étant ceux intervenant au niveau de l’identité.
Même si cela s’avère exact dans la majorité des cas, cette approche n’est pas la seule valable.
La représentation sous forme de pyramide est celle que l’on retrouve le plus souvent. Elle s’inspire du schéma qu’avait utilisé Abraham Maslow pour représenter sa pyramide des besoins (cf. la section sur A.
Maslow dans l’historique de la PNL), et propose une vision hiérarchisée des niveaux logiques.
Un autre courant préfère une approche plus systémique des niveaux logiques, arguant qu’un changement à n’importe quel niveau peut provoquer des changements à tous les autres niveaux. Ainsi, même un changement de comportement peut générer un changement au niveau de l’identité.
Recherche complémentaire : modèle du changement
Le modèle des niveaux logiques est un modèle de la PNL créé par Robert Dilts à partir du travail de
Ce modèle est un moyen puissant de changement car il le découpe en différentes catégories d’information. Il peut être utilisé pour clarifier ses pensées sur soi-même, son équipe, son projet, sa société…Le mieux est de commencer par soi-même. Le changement vient d’abord de l’intérieur puis l’environnement suit.
Les règles pour changer les choses sont différentes à chaque étage de la pyramide.
Changer à un niveau inférieur pourra avoir un effet à un niveau supérieur, par contre changer à un niveau supérieur aura toujours un effet à un niveau inférieur.
Environnement
C’est le contexte dans lequel nous démontrons tous les éléments supérieurs. Il peut s’agir de notre bureau, notre famille, nos amis, nos collègues…
Voici quelques exemples de questions sur l’environnement : Où travaillez-vous le mieux ?
Quelle partie du monde voulez-vous explorer ?
Quel type d’environnement à la maison est bon pour vous ?
De quel type de personnes aimez-vous vous entourer ? Ou préférez-vous travailler seul ? Quel type de personne vous prend toute votre énergie ?
Quelles heures de la journée sont les plus productives pour vous ?
Comportement
Tous les niveaux supérieurs se reflètent dans ce que nous faisons et disons. C’est la partie visible de l’Iceberg. Certains comportement nous aident d’autres sont des sabotages, comme par exemple : sourire, rougir, poser des questions, perdre son calme.
Pour créer un changement positif, développer un comportement et des habitudes de fonctionnement qui nous aident au quotidien est une bonne idée. Très souvent les petits changements sont à l’origine de grands effets.
Voici quelques exemples de questions sur le comportement :
Est-ce-que votre comportement vous aide pour atteindre vos objectifs ?
Est-ce que votre comportement est en phase avec qui vous êtes, avec votre identité ? Que faites-vous qui rend la vie intéressante et drôle ?
Que dites-vous régulièrement ? Y décelez-vous des habitudes de fonctionnement ? Que remarquez-vous dans les propos des autres ? Dans les mots qu’ils utilisent ? Quel langage corporel adoptez-vous dans différentes circonstances ?
Est-ce que le son de votre voix est en accord avec ce que vous dites ? Comment et quand change votre respiration ?
Capacités
Les capacités décrivent comment nous faisons ce que nous faisons. Ce sont souvent des choses que l’on fait tellement bien qu’elles ne requièrent plus d’effort. Et si un changement doit s’opérer, des centaines d’offres de formations sont disponibles sur le marché. On apprend à développer sa capacité à utiliser un logiciel, à optimiser les stocks de l’entreprise…
En développant nos capacités, le monde s’ouvre à nous. Nous pouvons prendre de nouveaux challenges ou mieux vivre ceux en cours.
Voici quelques exemples de questions sur les capacités:
De quelles compétences acquises êtes-vous fier ?
Etes-vous expert d’un domaine qui ne vous est pas utile ? Quelle compétence vous serait plus utile ? Connaissez-vous quelqu’un disposant d’une capacité ou attitude que vous voudriez développer ? Comment pouvez-vous apprendre de lui ?
Que faites-vous bien selon les personnes qui vous connaissent ? Que voudriez -vous apprendre ?
Croyances et valeurs
Les croyances sont issues de notre identité. Ce sont des opinions à propos de nous-même, des autres, de l’environnement que nous pensons être vraies.
Par exemple :
Je pense que nous pouvons apprendre de toutes nos expériences.
Je crois que l’on peut faire confiance aux autres.
Les valeurs viennent de nos croyances.
Par exemple :
Honnêteté, intégrité, générosité, liberté, spontanéité, abondance…
Il est important de les connaître et de savoir comment elles sont satisfaites. J’encourage systématiquement mes clients à faire le point sur leurs valeurs sur ce qui est important pour eux en début de coaching.
Pour faciliter le changement, se créer un nouveau système de croyance et de valeurs qui nous sert est une bonne idée.
Voici quelques exemples de questions sur les croyances et valeurs : Quels facteurs sont importants pour vous dans la situation actuelle ? Qu’est-ce-qui est important pour les autres ?
Que pensez-vous être vrai ou faux ?
Quand dites-vous « Je dois », « Je devrais », « Je ne dois pas », « Je ne devrais pas » ? Quelles croyances se cachent derrière ces mots ?
Quelles sont vos croyances au sujet de cette personne ou de cette situation ? Vous sont-elles utiles ? Quelles autres croyances vous seraient plus utiles ?
Quelles croyances aurait une autre personne si elle se mettait à votre place ?
Identité
L’identité est définie par notre mission, notre nature unique. Par exemple : « Je suis optimiste, timide, pratique, talentueux… », « Je suis coach ».
Quel est notre rôle clé ?
Pour faciliter le changement, se créer une nouvelle identité pour soi-même est une bonne idée.
Voici quelques exemples de questions sur l’identité :
En quoi est-ce que ce dont vous faites l’expérience est une expression de qui vous êtes ? Quel genre de personne êtes-vous ?
Comment vous décrivez-vous ?
Quelles étiquettes mettez-vous sur les autres ? Comment les autres vous décrivent-ils ?
Les autres vous voient-ils comme vous le souhaitez ?
Quelles images, sons et sensations viennent à votre esprit lorsque vous pensez à vous-même ?
Spiritualité
Le niveau le plus élevé correspond à ce qui est au-delà de soi, notre contribution à de plus grands systèmes, comme l’entreprise, la société, notre communauté, notre famille, notre monde… ou des systèmes plus temporaires comme le groupe auquel je parle maintenant, les membres de ma famille autour de moi...
Nous apportons toujours de la valeur aux plus grands systèmes. C’est notre plus haut niveau d’influence.
Connaître son but supérieur permet de mettre ses objectifs en perspective et de s’assurer de rester concentré sur l’objectif. En apportant du sens à nos actions, en étant aligné depuis ce niveau le plus haut de la pyramide, nous avons le plus haut niveau d’énergie.
Quelle influence souhaitez-vous avoir sur le système global ? Voici quelques exemples de questions sur la spiritualité : Pour quelle raison êtes-vous là ?
Quelle est votre contribution aux autres ? Quelles sont vos forces utiles au monde ?
Comment souhaitez-vous que les autres se rappellent de vous après votre mort ? Je vous invite maintenant à prendre le temps de faire le point sur votre projet.
Quel est votre environnement ? Que faites-vous ?
Quelles sont vos capacités
Quelles sont vos croyances et valeurs Quelle est votre identité, votre mission ? De quel système souhaitez-vous faire partie ?
Puis regardez votre pyramide et vérifiez sa cohérence globale, y a-t-il des niveaux à faire évoluer ?
Notes complémentaires sur le changement
La PNL est une approche orientée vers les solutions dans l’axe des thérapies brèves. Le travail du coach consiste à amener la personne à quitter l’espace problème pour aller vers l’espace solution en formulant un objectif.
« Tu sais très bien où tu ne veux pas être, dis-moi où tu veux te rendre à la place ».
Étapes vers le changement
1. Création du rapport (lien de confiance) et comprendre la situation problème vécue par la personne;
2. Aider à définir un objectif (état désiré);
3. Découvrir les blocages et les résistances en place (programmations existantes de la personne, croyances, valeurs, comportements, etc.);
4. Utilisation de techniques de PNL (outils) pour accompagner la personne à travers une série de processus mentaux afin de modifier ses programmations mentales (en suivant, notamment, les niveaux logiques du changement).
L’acuité
L’acuité sensorielle définit la finesse de perception. C’est la capacité d’être attentif, réceptif et sensible aux messages non-verbaux transmis par une personne. Une étude publiée en 1974 par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie mettait en avant le fait que seuls 7% de notre communication résidaient dans les mots que l’on prononce. 93% de la communication seraient dès lors de la communication non-verbale. De ces 93%, 38% seraient constitués par la communication audible paralinguistique (ton de voix, timbre, vitesse, volume), et 55% par la communication non audible paralinguistiquement (tension musculaire, respiration, couleur et humidité de la peau, mouvements du corps, mouvements des yeux…).
Développer notre acuité sensorielle nous permet donc de capter des informations plus nombreuses et plus précises, et de devenir plus conscients des réponses inconscientes des autres personnes. La plupart d’entre nous est peu entraînée à percevoir les messages inconscients, et nous concentrons généralement notre attention sur les mots prononcés.
En développant notre acuité, nous sommes en mesure de détecter plus subtilement les états internes de la personne avec qui nous communiquons et de saisir le véritable sens du message qu’elle nous transmet. Nous sommes également en mesure de percevoir si le message qu’elle nous communique de manière verbale est cohérent par rapport au message qu’elle nous communique de manière non-verbale.
Cette cohérence se nomme, en PNL, la congruence.