A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
S ANDRA D ELAUNAY
Approximation diophantienne et distances ultramétriques non standard
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 6
esérie, tome 14, n
o4 (2005), p. 629-661
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_2005_6_14_4_629_0>
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Approximation diophantienne
et distances ultramétriques
nonstandard
SANDRA DELAUNAY (1)
RÉSUMÉ. - Le but de ce travail est la construction de nouveaux outils pour l’étude de l’approximation diophantienne. Il s’agit d’exprimer les propriétés d’approximation par des propriétés topologiques à l’aide de
« distances » à valeurs non standard.
ABSTRACT. 2014 The aim of this work is the construction of new tools to
study diophantine approximation. We express the diophantine properties through topological ones with "distances" taking non standard values.
Annales de la Faculté des Sciences de Toulouse Vol. XV, n° 4, 2005
pp. 629-661
0. Introduction
Dans tout ce
texte,
Zdésignera
soit l’anneau Z desentiers,
soit unanneau de
polynômes k[T] où 03BA
est un corps commutatifquelconque, Q désignera
le corps des fractions de Zc’est-à-dire Q
ou03BA(T)
et Rdésignera
soit le corps des réels
R,
soit le corps des séries formelles de Laurent en1 /T, 03BA((1/T)).
Nousappellerons
encore rationnels les éléments deQ.
Nous considérerons alors sur R les relations
d’équivalence
suivantes : Soient(a, 03B2)
E R x R(*) Reçu le 14 mai 2004, accepté le 2 mai 2005
(1) Université de Lille 1, UFR de Mathématiques, 59655 Villeneuve d’Ascq cedex
(France).
E-mail : [email protected]
630
Notre propos est de munir ces ensembles
quotients
detopologies
uni-formes
permettant
de rendrecompte
desapproximations
des éléments de R par ceux deQ.
Cepoint
de vue nouveau surl’approximation, reprenant
les classifications deMahler,
est dû à PatricePhilippon
et a étédéveloppé
dansun article intitulé «
Classification
de Mahler et distances locales »([PPH]),
dans
lequel
il étudiel’espace KM1, quotient
de C par la relationd’équivalence
suivante :
03B1 ~
(3
~(a
estalgébrique
surQ((3)
et(3
estalgébrique
surQ(03B1)).
Cette relation classifie les nombres
complexes
selon leurdépendance algé- brique
et nousdéveloppons
icil’analogue
du travail de P.Philippon
pour ladépendance
linéaire et rationnelle.Cette
approche
desproblèmes d’approximation diophantienne
par une traductiontopologique
est tout à fait nouvelle etpourrait
fournir des outilsoriginaux
pour l’étude de l’irrationalité et de la transcendance. Enparti- culier,
on aimeraitpouvoir
caractérisertopologiquement
la nature des nom-bres
et,
parexemple, exprimer
ledegré
de transcendance surQ
d’un sous-corps de C en termes d’invariants
topologiques.
En l’étatactuel,
onpeut déjà réinterpréter
sur les espacesQLI
etK Ml
les résultats d’irrationalité et detranscendance,
ainsi que les méthodesclassiques
de démonstration deces résultats.
La
généralisation
des relationsd’équivalence
définies ci-dessus à des n-uplets
et l’étude des ensemblesQLn
etKMn correspondants
doivent per- mettre de traduire de la mêmefaçon
les résultatsd’indépendance
linéaire etalgébrique.
Nous reviendrons sur la construction des espacesQLn
dans unprochain
article. Eneffet,
on s’attend à ce que ce soit l’étude desapplica-
tions continues entre les différents espaces
QLn
etKMn qui
fasseapparaitre
des invariants
topologiques significatifs
pour la théorie des nombres tran- scendants.Après
avoir faitquelques rappels
surl’approximation
et les fractions con-tinues
(§1.),
nous commencerons par définir surQL 1
un ordred’approxima-
tion
qui exprime
par une valeur non standard la mesure d’irrationnalité infinie ou finie d’un élément deR,
et nous en démontrerons lespropriétés
es-sentielles
(§2.1.).
Nous munirons alorsQLI
d’une « distance »ultramétrique,
à valeurs non
standard, puis
nous étudierons latopologie
uniforme induite par cette « distance ». Nousvérifierons,
en construisant desexemples,
que cettetopologie
n’est pas triviale(§2.2.).
Dans le§3.,
nous étudions de même l’ensembleQHI
et satopologie.
Certainesapplications
continues sonttraitées
rapidement
dans le§4.
Pour ne pas alourdir letexte,
nous avons re-porté
en annexes uneprésentation
sommaire deshyper-réels (§5.,
annexe1),
la définition et les
propriétés
des espacesr-hypermétriques (§6.,
annexe2).
1. Fractions continues. Mesure d’irrationnalité
Nous munissons le corps
Q
d’une valeur absolue que nousnoterons
et R est le
complété
deQ
pour cette valeur absolue. Dans le cas de R ils’agit
de la valeur absolue archimédienneusuelle,
dans le cas de03BA((1/T)),
ils’agit
de la valeur absolue définie par ledegré,
pourf = adtd
+ ... + ao +a_1/T+...
+a-,/Tn
+... ona |f| = ITld,
avec|T|
> 1.Soit 03B6 ~ R,
sondéveloppement
en fractions continues fournit une suitePn/qn
d’éléments deQ
dite de meilleureapproximation
dans le sens où siq’
eQ
est telque lq’l |qn|,
alors pour toutp’
eZ, q’03B6-p’| > |qn03B6-Pn|.([VDP]
pour le cas des séries
formelles, [DES]
pour le casréel) .
DÉFINITION
1.1. - Onappelle
mesure d’irrationnalitéde 03B6, l’infimum
des
exposants A
pourlesquels
il existe c =c(03B6,03BB)
telle queDans le cas
réel,
le théorème de Roth nous dit que les nombresalgébriques
ont une mesure d’irrationnalité
égale
à 2.D’après
un théorème deKintchin,
il en est de même pour « presque » tous les irrationnels
([CAS.]).
Parcontre,
le théorème de Roth n’estplus
vrai dans le cas de03BA((1/T)) lorsque 03BA
est decaractéristique
finie nonnulle( [L.d.M]).
THÉORÈME
DE ROTH. - Soient a un nombrealgébrique
irrationnel etE un
réel, E
>0,
il existe une constante c =c(a, E),
telle queCe théorème montre que certains nombres très bien
approchés
par des rationnels sonttranscendants,
ce sont les nombres de Liouville. Parexemple :
pour a > 1 entier
En
effet,
enposant
- 632 -
Nous
allons,
dans lesparagraphes qui suivent,
munir les ensemblesquotients
définis dansl’introduction,
d’abord d’un ordred’approximation puis
d’unedistance
qui
traduise cespropriétés d’approximation.
Un élément très bienapproché
sera à une distance infinimentpetite
deQ* = 1.
Un élément« mal
approché »,
parexemple
un élémentayant
une mesure d’irrationnalitéfinie,
en sera « loin ». Notre distance vapermettre
dedistinguer
entre eux leséléments
ayant
des mesures d’irrationnalité infinies. En raffinant laméthode,
on
pourrait distinguer
les mesures d’irrationnalité finies.2.
Approximation
linéaire2.1. Définition de l’ordre
d’approximation
DÉFINITION
2.1. 2013 Soit a eRBQ
et n EN*,
ondéfinit
Remarque.
- Pour a eQ,
on convient de noterO(n; a)
= +~ pour nassez
grand.
C’est-à-dire que l’on ne tient pascompte
desapproximations
de cx par les rationnels distincts de lui-même.
On s’intéresse à la suite :
:O(n;03B1) n) neN*
, eneffet,
pour Pn et qn réalisant le max on ad’où
On
pourrait
définir l’ordred’approximation
en considérant la limitesupérieure
de cette suitemais,
cela nepermettrait
pas dedistinguer
lesnombres de Liouville des
rationnels,
ni les nombres de Liouville entre eux.Si par
contre,
on considère toute lasuite,
cequi
nous fournit le maxi-mum de
renseignements
sur lesapproximations,
on ne pourra pas écrire une« bonne »
définition ;
c’est-à-direqui
nedépende
pas de l’élément choisi dans les différentes classesd’équivalence
etqui
vérifie uneinégalité ultramétrique.
Comme il nous faut voir « à la
loupe »
cequi
se passe auvoisinage
deQ* = 1,
nous allons étoffer l’ensemble des valeurs
prises
autour dezéro,
ceci en tra-vaillant dans *R l’ensemble des
hyperréels.
C’est d’ailleurs d’unquotient
de*R dont nous aurons besoin.
(cf.
annexe 1 pour la définition de*R).
Si A* est l’ensemble des
hyperréels
limités d’inverse limité(dits hy- perréels appréciables),
on poser est donc un groupe
multiplicatif
contenant : des infinimentpetits (à
con-stantes de
A*+ près),
1auquel
s’identifient tous les éléments deA*+
et desinfiniment
grands (à
constantes de4* près). (La
structure de r est étudiéeen annexe
1)
On note 0J la classe dans *R de la suite
(n)n~N*,
et pour 03BA eN*,
k0Jest la classe de la suite
(kn) n EN*.
On noteO03C9(03B1)
la classe dans *R de la suite(O(n; 03B1))n~N*
etO03C9(03B1) 03C9
la classe dans *JR de la suiteO(n;03B1 n)
Onnotera par ailleurs
O03C9(03B1)>
la classe deO03C9(03B1)
dans r.LEMME PRINCIPAL. Pour 03B1 E
R B Q,
on a2)
Sin1
n2 sont deux entierspositifs alors,
dans*R,
ou bien
ou bien
Ce
qui
se traduit dans r par :Démonstration. -
1)
Pardéfinition,
on a pour n EN*,
Prnlqrn
est une réduite de a et on noteraPrn+1/qrn+1
la réduite suivante.- 634 -
1
implique
Ce
qui
prouve que, dansF ,
on a bien2) On203C9(03B1) = (O(n2n;03B1))n~N*
dans *R.Mais,
pardéfinition,
on aalors,
sin2
nl , pour tout n :Considérons alors l’ensemble
Soit
U,
l’ultrafiltre définissant*R, (cf.Annexe 1),
ou bien E E Llet,
pardéfinition
On103C9(03B1)
=On2W(a),
ou bienE « U mais,
comme 03BC est unultrafiltre,
E E Ll ordonc,
pour tout n EE,
on aSoient p1, q1, p2, q2 réalisant ces maximums
(respectivement).
Comme cesont des réduites
distinctes, (pl , ql )
= 1 et(p2, q2)
= 1 et on al’inégalité
Or
d’où l’encadrement
Ainsi,
pour tout n E E on aCe
qui
nous donne enprenant
leslogarithmes
C’est-à-dire
d’où
et
donc,
en divisant par ce, on obtient dans rCe lemme étant
démontré,
on donne alors la définition suivante :DÉFINITION
dans r. Si a E
Q, alors,
on pose :03C1(03B1) =
+oo.Le lemme
permet
d’affirmer que ce maximum existebien,
en effetou
bien,
dans dans ce casou
bien,
il existek1
E N* tel quealors, d’après
lelemme,
pour
tout k ) 03BA1,
on aet il suffit de
prendre
leplus petit k
tel queNous allons montrer que cette définition ne
dépend
que la classed’équiva-
lence de 03B1 dans
QH1(R)
que nous noterons par la même lettre que l’élément de R* .PROPOSITION 2.1. Soient 03B1 et
03B2
des élémentsde R B Q.
On sup- posequ’il
existe(a, b, c, d)
EZ4, lad - bc|~0
tels que03B2
=a03B1+b c03B1+d,
on a alors03C1(03B1)=03C1(03B2).
636 Démonstration. 2013 On suppose
Or,
d’unepart, log ca
+dl
=Ci,
oùCi
=Ci (a, c, d)
est une constantequi
nedépend
pas de n. D’autrepart,
onpeut
écrire lesmajorations
sui-vantes :
où
C2
etC3
sontégalement
des constantes. On adonc,
pour n assezgrand
Ce
qui
montre que pour tout 03BA E N* on a dans FMais,
comme on montre de mêmel’inégalité
dans l’autre sens, on al’égalité 03C1(03B1) = P(,3).
Ainsi l’élément
p(cx)
de r nedépend
que de la classe de cx dansQH1(R)
et
l’application
p est bien définie sur lesquotients QL1 (R)
etQH1 (R).
Nousdémontrons
également
lespropriétés
suivantesPROPOSITION 2.2. - Soient a et
(3
des éléments deR,
on aDémonstration. -
1)
On montre queSoient
k1,k2
deux entierspositifs, 03B1,03B2
deux éléments non nuls de R. Si03C1(03B1)
ou03C1(03B2) = 1, l’inégalité
résulte du lemmeprincipal. Supposons
doncp(a)
et03C1(03B2)
> 1.Par
définition,
on a pour n E N*et
On écrit alors
D’où
On a
donc, pour ’tout
n eN*,
Or,
D’où
638 On
a, dans
*Roù £ est un infiniment
petit.
Cetteinégalité
est vraie pour toutk1
etk2,
elleest donc vraie en
particulier
pour les entiers réalisant le maximum dans la définition dep(a)
et03C1(03B2) (resp.).
Commep(a)
et03C1(03B2)
>1,
on a dans F2)
On montre queOr
Mais, d’après
laproposition 2.1,
Donc
,
Car, d’après
laproposition 2.1,1,
D’où
Ce
qui
achève de démontrer lespropriétés
de p.Remarque.
Si a a une mesure d’irrationalitéfinie, alors, 0(n;a)
est finiet, donc, p(a)
= 1.Mais,
ilpeut arriver,
en raison du choix de l’ultrafiltrequi
définit*R,
queo(oz) =
1 pour un 03B1 dont la mesure d’irrationnalité est infinie. Il suffit que l’ultrafiltre ne contienne pas les entiers naturels nqui correspondent
aux très bonnesapproximations
de a.Toutefois,
si a a unemesure d’irrationnalité
infinie,
il existe un ultrafiltrequi
définit un *R(et
donc un
F)
tel quep(a)
soit un infinimentgrand.
Nous allons
maintenant,
pour chacun des ensemblesquotients
définisdans
l’introduction,
définir une distance à valeurs non standard et étudier lestopologies
uniformes ainsi définies.2.2. Distance non standard et
topologie
surQL1 (R)
D’après
laproposition 1.l, l’application
p est bien définie surQL1 (R)
etpermet
alors de munir cet ensemble d’une « distance » à valeurs non standard de la manière suivante :DÉFINITION
2.3. - Pour aet 03B2
dansQL1(R)
on poseet
Cette
application dL,
dont il convient de noterqu’elle dépend
du choixde l’ultrafiltre définissant
*R,
est à valeur dans r U101
et 1désigne
la classede
Q*.
PROPOSITION 2.3.
L’application
deQL1 (R)
xQL1 (R)
à valeurs dans r U101,
notéedL, vérifie
lespropriétés
suivantes : pour 03B1,03B2,
et -y dansQL1(R)
on a1) dL(03B1,03B2) =
0 ~ a =03B2, 2) dL(03B1,03B2) = dL(03B2,03B1),
3) dL (03B1, 03B2)
max(dL (03B1, -y), dL (03B3, 03B2)) .
Démonstration. -
1)
Par définition2) Évident,
car pour3) Compte
tenu desdéfinitions, l’inégalité ultramétrique
découle directe- ment de laproposition
2.2.Topologie
uniforme surQL1 (R)
La distance que nous venons de définir munit l’ensemble
QL1(R),
d’unestructure
uniforme,
et l’on considère surQL1 (R)
latopologie
déduite decette structure uniforme
([BBK]).
- 640 -
Pour tout E E r on
note V03B5
l’ensemble suivantL’ensemble £ ==
{V03B5; 03B5
Erl
est unsystème
fondamentald’entourages.
Onnotera que les ensembles
(1N
étantl’image
dans r de1 /N),
formentégalement
unsystème
fonda-mental
d’entourages.
et
Il existe une
unique topologie
telle que pour tout a dansQL1(R), 03B2(03B1)
soit le filtre des
voisinages
de a ; c’est latopologie
déduite de la structure uniforme.PROPOSITION 2.4. - La
topologie
ainsidéfinie
n’est pas triviale.Démonstration. - Nous allons démontrer que pour tout E E
F, E
infini-ment
petit,
il existe a eQL1(R), 03B1~1,
tel qued(03B1,1)
E.Soit E e
r, £ = ~03B503C9~, 03B503C9
e*R,
et Ew est la classe d’une suite de réels(03B5n)n~N
que nous pouvons choisir décroissante. Soit(ak)k~N
une suited’entiers non
nuls, pour j
eN,
on poseOn définit alors
où l’on
prend t
= 10 dans le cas réel et t = T dans le cas dek((1/T)).
Nousallons montrer que l’on
peut
construire par récurrence une suite(ak)kEN
telle que, ou bien a, ou bien a’ soit dans la boule de centre 1 et de rayon E de
Q LI (R).
On considère les ensemblespar
construction,
on a E nE’= et,
commeN B (E
UE’)
estfini,
ou bienE,
ou bien E’ est dans l’ultrafiltre 03BC définissant *R.Soit j G N,
pour tout n e[03C8j log |t|, 03C8’j log |t| [,
il existe qn= |t|03C8J
et pntels que
log qn=03C8j log|t|
n, etOn a
donc,
pour tout n e[03C8j log |t|, 03C8’j log 1 t 1 [
De
même,
pour tout tels quelog
On a
donc,
pour tout n e[03C8’j log Itl, 03C8j+1 log |t| [
Ainsi,
enprenant
pourn’
lapartie
entièrede 1/Jj log Itl
et pour nj+1 celle deej+l log |t|, compte
tenu de la décroissance de la suite En, onimpose
Donc,
pour n E[03C8j log |t|, 03C8’j log |t|[,
on aet pour
Ainsi,
enposant A’j = partie
entière de1/03B5n’J
et.4j+l - partie
entière de1/03B5nJ+1,
onimpose
- 642 -
et,
ces relationsdéfinissent,
par le choix de ao et al une suite(ak)k~N
àpartir
delaquelle
on définit a et cx’. Sachant que E ou E’ est dans l’ultrafiltre U définissant*R, alors,
si E~ u,
on ace
qui
prouve qued’où
c’est-à-dire
Si E’
~ u, alors,
de la même manière on ad(a’,1)
E, latopologie
quenous avons définie n’est donc pas triviale.
3.
Approximation
rationnelleDe même que nous venons de munir l’ensemble
QL1 (R)
d’unetopolo- gie
définie àpartir
d’une « distance » nonstandard,
nous allons maintenant munir l’ensembleQHI (R)
d’unetopologie analogue et,
pourcela,
nous com-mençons par définir un ordre
d’approximation
mutuelle.3.1. Définition de l’ordre
d’approximation DÉFINITION
3.1. - NotonsSoient a et
/3
ER,
n EN,
ondéfinit
l’ordred’approximation
rationnelle mutuelle de la manière suivante :Pour ce ~H
03B2
on convient de noterOH(n;
cx,03B2)
= +oo pour nsuffisamment grand.
Il
s’agit
maintenant de définir unpH (a, 03B2) qui
nedépende
pas desreprésentants
choisis dans les classesd’équivalence modulo -H
et tel que pour tout 03B1 on ait03C1H(03B1,1) = p(cx).
Comme
précédemment,
on noteOH,03C9(03B1, 03B2)
la classe dans *R de la suite(OH(n;
03B1,03B2))n~N*
et~OH,03C9(03B1, 0»
la classe deOH,03B5(03B1, 0)
dans r.DÉFINITION
3.2. - Pour ce et03B2
nonéquivalents
moduloH,
on posedans r.
L’existence d’un tel maximum est assurée par le lemme suivant : LEMME. - Soient a
et 0
dans R tels que 03B1 et03B2
nonéquivalents
moduloH,
on a lespropriétés
suivantes :2)
Sin1 n2
n3 sont trois entierspositifs, alors,
dans*R,
on aAinsi,
dansF,
ou bien
- 644 - Considérons alors l’ensemble
de
pH (03B1, 0)
dans tous les cas.Démonstration. -
1)
Soient a et(3
nonéquivalents
moduloH,
n E N. Pardéfinition,
C’est-à-dire
Ce
qui
prouve que, pour tout n, on aAinsi,
dansF,
on a :2)
Soientn1 n2
n3, trois entierspositifs
et Ll l’ultrafiltre définissant*R. Notons
ou bien
Si E E
U,
on est dans l’un des deuxpremiers
cas,sinon,
en raison de lapropriété
desultrafiltres,
E E U. Pour n EE,
on a doncet
Soit n E
E,
on omet les indices n et on note ai,b1,
ci,d1,
a2,b2,
c2 ,d2
eta3,
b3,
C3,d3
les éléments de Z réalisant les maximums dans les définitions deOH(n1n;
a,03B2), OH (n2 n;
lX,(3)
etOH (n3 n;
a,03B2) .
On aC’est-à-dire
Notons,
pourVérifions que ces
polynômes
nepeuvent
pas êtreidentiquement
nuls. Parexemple
En effet
et
mézalors,
on aOr,
parhypothèse, c2b2 -a2d2=f0,
donck1 = k2. Compte
tenu des définitions des coefficients des~i,
ona |k| > 1,
mais cela contredit alorsl’inégalité (3.1 ) .
On montre de même que
Q2 fl
0.Considérons donc les
polynômes
non nulsQI
etQ2,
on a lesmajorations
suivantes :
- 646 - et
Car,
dès que n est assezgrand,
il est clairque |~1 (03B1,03B2) 1
1et,
donc que|~1(03B1,03B2)|2|~1(03B1,03B2)|,
Si
Ql
ouQ2
est une constante nonnulle, alors,
on a|Q1(03B1)|
ou|Q2(a)|
1 d’oùOn suppose les
polynômes Q1
etQ2
non constants.1) Supposons QI
etQ2 premiers
entre eux, leur résultant est non nul et onobtient
([MIW], p.147) :
c’est-à-dire
D’où,
enprenant
leslogarithmes
2)
On suppose maintenant queQI
etQ2
ne sontplus premiers
entre eux. Ilsont alors au moins une racine commune, nous noterons r la racine commune
la
plus proche
de a. Toutd’abord,
remarquons la chose suivante : on aQ1(r) = Q2(r) = 0, donc,
si c1r +di = 0, alors,
commeQ2(r) =
0 et quea1d1 - c1b1~0,
on a c3 r +d3 =
0puis,
commea3d3 - C3b3~0,
c2 r +d2 =
0.Ainsi,
ou bien pour tout i =1, 2, 3
on a cir +di - 0,
ou bien pour tout i =l, 2, 3
on a cir +di~0.
Notons ri l’autre racine deQI
éventuellement confondue avec r.2.1)
Onsuppose la - r11 ||03B1 - r) c’est-à-dire
quer~r1,
r n’est pas laracine de
QI
laplus proche
de a etr1~r2.
On a alorsdonc,
en raison de la
majoration
de|Q1(03B1)|. Remarquons
tout d’abord que l’onpeut
minorer la distance1 r - r11,
eneffet,
on aPar
ailleurs,
ri étant la racine deQ 1
laplus proche
de cx,compte
tenu de lamajoration
de|Q1(03B1)|,
ri est « très »proche
de a, etdonc,
r n’est pas« trop » proche
de cx, eneffet,
onpeut
écriredonc,
Il existe donc N > 0 tel que pour tout n > N on ait
Nous allons alors
distinguer
trois sous-cas :a) Q2 = (cla3 - C303B11)(X - r)2,
lamajoration
de|Q2(03B1)| implique
alorson a donc
c’est-à-dire
mais,
si C > 5 et n est suffisammentgrand,
on a- 648 -
et,
enprenant
leslogarithmes
b) Q2
=(c1b3 - c3b1
+dl a3 - d3a1) (X - r)
lamajoration de |Q2(03B1)|
implique
alorsce
qui
nousdonne,
pour n assezgrand
d’où
c) Q2 - (c1a3 - C3a1)(X - r) (X - r2)
oùr2~r
etr2~r1.
Notons quedans ce cas, les racines r, ri et r2 sont rationnelles. En
effet, QI
etQ2
étant à coefficients
entiers,
si leurs racines ne sont pasrationnelles,
ellessont
conjuguées,
etdonc,
s’ils en ont une commune, ils ont les deux mêmes.Les racines ri et r2 étant rationnelles et
distinctes,
on aOn a pour tout n ~ E et n>N
d’où
compte
tenu de la minorationde |03B1 - ri,
On a donc
d’où,
dès que n est assezgrand
Ce
qui
nous donne2.2)
On suppose maintenant2.2.1)
Si pournous noterons s cette valeur et il est clair que
CPi (r, s)
= 0 pour i =1, 2, 3.
On a donc
Mais r est racine de
polynômes
du seconddegré
dont les coefficients sontmajorés
par4e2nn3 ,
on a alorset,
d’autrepart,
comme r estalgébrique,
onpeut majorer
Et,
onpeut
écrireNous allons alors
distinguer
deux sous-cas :a)
On suppose que r estl’unique
racine deQ1,
c’est-à-dire que l’on a : oubien
- 650 -
ou bien
Dans les deux cas, la
majoration
de|Q1(03B1)|
nous donne unemajoration
de|03B1 - ri qui, reportée
dansl’inégalité (3.2)
rend cette dernière contradictoire dès que n est assezgrand
et C > 17.b)
On suppose maintenant queQI
admet deux racinesdistinctes,
r et rl.La racine r étant la
plus proche
de cx. On a alors :Cette
majoration
dela-ri rend,
là encore,l’inégalité (3.2)
contradictoire dès que n est assezgrand
et C > 17.et
Et,
nous allons alors aboutir à une contradiction. Eneffet,
commeaidi - cibi~0,
on a air -bifl0. D’où,
la minorationMais,
d’autrepart,
on a lamajoration
On
distingue
alors deux cascompte
tenu de lamajoration de |Q1(03B1)|,
On a
donc,
parexemple
enprenant
i = 3c’est-à-dire
Ce
qui
est contradictoire dès que C > 2 et n est assezgrand.
Or,
on est dans le cascette
majoration de |03B1 - rl
nous amène là encore à une contradiction.Ainsi,
dans tous les cas, en considérant lesinégalités
et
(I5),
on obtient pour n assezgrand
Ce
qui
démontre lelemme,
en effet sin1 n2
n3 sont trois entierspositifs, alors,
dans*R,
on a lapropriété
suivante :18wn3,
alors on aPROPOSITION 3.1. - Soient 03B1,
j3 et 03B3
des éléments deR,
on aDémonstration.
1)
Soitk1 (resp. k2)
l’entier strictementpositif
tel que03C1H(03B1,03B3) (resp. 03C1H(03B3,03B2))
soitégal
à la classe dans r del’hyperréel OH,k103C9(03B1,03B3) 03C9
(resp. ()H,k2;(a,,)).
Soit n E
N,
notonset
De
- 652 - et
on tire
On a ainsi une relation
quadratique
en a et03B2
dont les coefficients sontmajorés
par2e(k1+k2)net qui
estmajorée
paroù C est une constante
qui
nedépend
que de ce etde 0
et k =max(ki , k2).
Ainsi,
pour tout n EN*,
on aCe
qui
prouve que2)
Soitcx E R, et n ~ N,
on ace
qui implique l’égalité pH (a,1)
=p(a) .
COROLLAIRE. - Soient 03B1,
a’, (3
et0’
des éléments de R tels que 03B1 -HDémonstration.
- D’après l’inégalité
démontrée dans laproposition 3.1.,
on a
car
03C1H(03B2, 03B2’)
= +00. On a doncEt,
de la mêmemanière,
onpeut
démontrerl’inégalité inverse,
d’oùl’égalité.
Ce corollaire prouve que la définition de
03C1H(03B1, 0)
nedépend
que des classesd’équivalence
modulo NH des éléments a et03B2 et, ainsi,
pH est défini surQH1(R)
xQH1(R),
c’est cequi
va nouspermettre
de définirune « distance »
ultamétrique
surQH1 (R).
3.2. Distance et
topologie
surQH1(R)
L’existence de pH étant
assurée,
onpeut
définir surQH1 (R)
une « distance » à valeurs non standard de la manière suivante :PROPOSITION 3.2. -
L’application dH
deQHI(R)
xQH1(R)
dans r U{0}, vérifie
lespropriétés
suivantes : pour a,(3 et 03B3
dansQHI (R),
on a1) dH(03B1,03B2)=0
~03B1=03B2,
2) dH(03B1, 03B2) =dH(03B2, 03B1),
3) dH(03B1,03B2) max(dH (a, -y), dH(03B3, 03B2)).
Ce
qui
fait dedH
une distancer-hypermétrique.
Démonstration. -
1)
et2)
évident3) L’inégalité triangulaire ultramétrique
découle directement de laproposi-
tion 3.1.
Topologie
uniformeLa distance non standard que nous venons de définir
permet,
comme dans le casprécédent,
de munirQH,(R)
d’unetopologie
uniforme.654
4.
Applications
continuesNos ensembles étant ainsi munis de
topologies uniformes,
il est intéressant d’étudierrapidement
certainesapplications continues,
laquestion qui
resteouverte étant celle d’une structure
analogue
à celle d’un revêtement pourQLI
au dessus deQH1.
Soit a E
R,
dans ceparagraphe,
nous noterons[a] L
la classe de a dansQLI(R)
et[a] H
la classe de cx dansQHI(R),
on a doncet
Il est clair que
[03B1]L
C[03B1]H
et que l’on a unesurjection,
que nous noteronss de
QL1 (R)
surQLH (R) .
PROPOSITION 4.1. La
surjection
s estuniformément
continue surQL1(R).
Démonstration.
- Clair,
car pour tout cx et03B2
dansR,
on aPROPOSITION 4.2. - Soit A e
R*,
et p xdéfinies
parl’application
~03BB ainsidéfinie
est unhoméomorphisme.
Démonstration. 2013
L’application
~03BB est clairementsurjective,
vérifionsqu’elle
estinjective :
soient[03B1]L
et[03B2]L
eQL1 (R),
Par
ailleurs,
commedL(03BB03B1,03BB03B2) = dL (a, (3),
cetteapplication
est triviale-ment continue.
Ceci prouve que notre espace
QL1(R)
esthomogène.
5. Annexe 1 : Définition de *R
([LIND.], [GOLD.])
Introduction
De même que l’on construit R à
partir
des suites deCauchy
derationnels,
on construit *R comme
quotient
deRN
par une relationd’équivalence judi-
cieusement choisie. Dans le cas de la construction de
R,
on s’intéressait à la limite dessuites,
on identifiait donc leplus
de suitespossibles ;
toutescelles
ayant
la même limite. Dans le cas de*R,
on souhaite une structurealgébrique
richequi
tiennecompte
non seulement de la convergence dessuites,
mais aussi de leur mode de convergence. C’est-à-dire que l’on veutdistinguer
parexemple
lessuites {1 n } , {1 n2} et { 1 n}.
Ils’agit
doncplutôt
d’en identifier le moins
possible
sans que ce soit trivial. Deplus,
on aimeraitéviter les diviseurs de zéro. En effet dans
RN,
on aOn va donc définir une relation
d’équivalence juste
assez forte pour éviter les diviseurs dezéro,
mais engardant
leplus
de richessepossible
à la structure.Ultrafiltres. - Un
ultrafiltre
est un sous-ensemble U deP(N) qui vérifie
les
propriétés
suivantes :2022 Pour tout A, B ~ u,
A ~ B ~ u2022 Si A ~u et A ~ B alors B~u
e Pour tout A
~ P(N),
ou bien A EU ou bien A ~ u.L’existence d’ultrafiltres non triviaux de
P(N) dépend
de l’axiome du choix. Nous admettons cetaxiome,
et fixons un tel ultrafiltre.Définition de *R. 2013 Soit sur
RN
la relationd’équivalence
On
définit
*R comme *R =RN/~.
Lesopérations algébriques
sontdéfinies composante
parcomposante.
*R est un corps ordonné
qui
ne vérifie évidemment pas l’axiome de la bornesupérieure (*R~R).
Iln’y
aplus
de diviseurs dezéro,
par ex-emple,
l’une des deux suites(o,1, 0, ... )
et(1, 0, 1, ...)
estnulle,
et cela- 656 -
dépend
de l’ultrafiltre.Mais,
dans la mesure où l’on s’intéresse au com-portement asymptotique
des suites celaimporte
peu de savoirlaquelle.
Onpeut
d’ailleurs se limiter à une sous-famille d’ultra-filtres telle que tous les*R
correspondants
soientisomorphes.
Notons que R estplongé
dans *R via les suites constantes.Définitions
On dit que x E *R est un
infiniment petit (i.p.)
siOn dit que x E *R est limité si
Les
hyperréels
non limités sont desinfiniment grands (i.g.).
Définition et structure de 0393
On considère
*R+,
le groupemultiplicatif
deshyperréels
strictementpositifs,
et4*
le sous-groupe de*R+
deshyperréels,
strictementpositifs, limités,
d’inverse limité. On note r lequotient
de*R+
parA*+
muni de sastructure de groupe
quotient.
Proposition
1)
r est un ensemble totalement ordonné.2)
Soient x et y des éléments de*R+,
l’addition pour(x)
et(y)
dansr,
estdéfinie
parDémonstration
1)
Soient(xn )
et(yn )
deux éléments deRN,
soit Ll l’ultrafiltre définissant*R,
comme Ll est unultrafiltre,
l’un des deux ensembles suivants est dans U :Si l’on
désigne
par xw et Yw les éléments de *Rcorrespondants,
on a ou bienxw y,, ou bien
x03C9
y03C9. Cequi
prouve que *R est totalement ordonné.Démontrons que cet ordre total sur *R induit une relation d’ ordre total sur
r,
que nous noterons encore ,Supposons
Xw y03C9alors, fn ~ N/xn Ynl
~ u. SoientÊ,
eté£
deuxéléments de
/41
ou bienDans le
premier
cas, on a~03C9x03C9 ~’03C9y03C9
et dans lesecond,
on a Xwy03C9
~03C9~’x03C9. Ainsi,
si pour tout~03C9
et~’03C9
dansA*+
on a~03C9x03C9 ~’03C9y03C9, alors,
dans ret, sinon,
la doubleinégalité
xWy03C9 ~03C9~’x03C9 implique
2)
Notons x et y deux éléments de r et vérifions que la définition de lasomme a bien un sens.
Supposons,
parexemple x
y, alorsmais comme x
y, x 1,
etdonc,
x + y = y.y
La somme de deux éléments de F est donc bien définie par x + y -
max(x, y).
En
conclusion,
r est un groupemultiplicatif,
totalement ordonné et muni d’une addition.6. Annexe 2 :
Espaces r-hypermétriques
Définition. 2013 On
appelle
espacer-hypermétrique
un espace X muni d’uner-distance,
c’est-à-dire une « distance » à valeurs dans r.Pour tout 03B5 E r on
note V,
l’ensemble suivantL’ensemble £ ==
{V03B5; 03B5
E0393}
est unsystème
fondamentald’entourages.
Lesensembles
- 658 -
où l’on assimile N à sa classe dans
r,
formentégalement
unsystème
fonda-mental
d’entourages.
Soit a
E X ,
pour 03B5~ 0393,
on noteet
Il existe une
unique topologie
telle que, pour tout a dansX, L3(a)
soit lefiltre des
voisinages
de cx ; c’est latopologie
déduite de la structure uniforme.Notons la
Tr .
Hypersuites
deCauchy
et espacecomplet
DÉFINITIONS. -
Soit(X, Tr)
un espacer-hypermétrique
- Un filtre
F,
departies
deX,
est dit deCauchy si,
pour toutentourage
V deX,
il existe Ll e JF telque u
x Ll c V.-
L’espace (X, Tr )
est ditcomplet
si tout filtre deCauchy
y est conver-gent.
- On dit que le filtre F converge vers un
point
x E X si F estplus
finque le filtre des
voisinages
de x.C’est-à-dire,
siB(x)
C F.- Soit
(xN)N~*N
unehypersuite. (xN)N~*N
est dite deCauchy
si- Soit
(XN )NE*N
unehypersuite. (XN )NE*N
est diteconvergente
vers une limite L siPROPOSITION 1.
- L’espace (X, 7r)
estcomplet
si et seulement si toutehypersuite
deCauchy y
estconvergente.
Démonstration. -
(~) Supposons l’espace complet,
c’est-à-dire que tout filtre deCauchy
est
convergent.
Soit(xN)N~*N
unehypersuite
deCauchy,
et soit il’ le filtreengendré
parSoit N E
*N,
notonsV1/N
={(x,y) ~
X x X/ d(x,y) 1 N}.
L’ensembleN E *N}
est une based’entourages
deX.
Montrons que le filtre il’ défini ci-dessus est un filtre de
Cauchy.
Soit N E
*N,
on considèrel’entourage V11N ; l’hypersuite (XN )NE*N
étant de
Cauchy,
il existe M e *N tel que, pour toutK,
.K’ E*N, K
Met
K’
Mimplique d(xK, xK’) 1 N.
Etdonc,
il existe U e il’ tel queU x U C
V1/N.
En effetLe filtre F est bien de
Cauchy,
doncconvergent
dansl’espace
X que l’ona
supposé complet.
Soit x sa limite. Montrons quel’hypersuite
deCauchy (xN)N~*N
converge vers x. Comme F converge vers x, le filtre8(x)
desvoisinages
de x est inclus dans F C’est-à-dire que pour tout N E*N,
Donc,
il existe M e *N tel que{xK, K
e*N, K M}
CV1/N(X).
Cequi
prouve que
l’hypersuite (xN)N~*N
converge vers x.(~)
On suppose que toutehypersuite
deCauchy
estconvergente
dans X.Soit F un filtre de
Cauchy.
Pour tout N E*N,
il existeUN E
F tel queUN x UN C V1/N.
Dans
chaque UN,
on choisit un élément xN et l’on considèrel’hypersuite
ainsi obtenue. Cette
hypersuite
est deCauchy,
eneffet,
pour tout N E*N,
il existe M e *N tel que
Par
hypothèse,
elle est doncconvergente.
Notons x salimite,
on a03B2(x)
C F.En
effet,
siM N, alors, UN
xUM
CV1/N
et il existe xM EUM
tel qued(x, XM) 11M
d’où pour tout y EUN, d(y, x) IIN
etUN
CV1/N(X).
Ce
qui
prouve que le filtre F estconvergent
vers x.Conclusion : Comme dans le cas des espaces