Commande par retour d’état Commande par retour d’état
But et Historique de l’Automatique Rappel des transformées de Laplace Représentation externe et stabilité Représentation interne
Commandabilité et Observabilité Commande par retour d’état
Régulateur / Observateur et RST Synthèse
1
Qui suis je?
Qui suis je?
Damien Koenig :
49 ans
Enseignant à l’Esisar
Recherche au Gipsa-lab UMR CNRS
Phd : 1998
Habilité à diriger les recherches 2007
Site web à votre disposition
http://koenig-damien.jimdo.com/enseignement
But de l’Automatique
L'automatique est une discipline qui traite de la modélisation, de l'analyse et de la commande des systèmes dynamiques.
Elle a pour fondement théorique les mathématiques.
L'état désiré du système est nommé la consigne.
L’automatique consiste donc à commander un système en fonction d’une (ou plusieurs) consigne donnée par l’utilisateur (ou un autre système).
Un exemple ‘simple’ est celui du régulateur de vitesse dans une automobile, il permet de la maintenir à une vitesse constante, prédéterminée par le conducteur. Dans ce cas, la consigne est une vitesse.
3
Quelques applications
4
UAV Dassault Aviation ‘’petit duc’’
MP 89 CA ‘’METEOR’’
Automobile : ABS/ESP/ASR….
installation d’épuration de gaz de haut-fourneau
Historique
-III av J.C KTESIBIOS : Régulateur de niveau
1630 : DREBELL
Régulateur de Température 1788 : WATT
Régulateur de vitesse
1800 : LAPLACE Transformée
1877 : ROUTH
1894 : HURWITZ
1899 HEAVISIDE
1932 : NYQUIST
1934 : BLACK
1940 : BODE
1942 ZIEGLER NICHOLS Réglage optimale du PID Approche Fréquentielle
Approche Fréquentielle
Approche Temporelle Approche Temporelle
Commande par retour d’état Commande par retour d’état
Rappel des transformées de Laplace Représentation externe et stabilité Représentation interne
Commandabilité et Observabilité Commande par retour d’état
Régulateur / Observateur et RST Synthèse
6
7
Transformée de Laplace
Définition : La transformée de Laplace d'une fonction f(t) est définie par :
où la variable p appartient au corps des complexes
Propriétés de base
Elle est une application linéaire :
Dérivation et Intégration d'une fonction f :
Transformée de Laplace d'une fonction retardée s'écrit :
Transformée du produit de convolution :
f(t) F(p) e f(t)dt L 0 pt
f(t) g(t) F(p) G(p)
L
pF(p) f 0 dt
L df
p ) p ( d F f
L 0
f t e F p L p
f t g d
F(p)G(p)L 0
Évolutions aux limites
Relations fondamentales :
Suivi de quelques transformées générales
t lim pF p
f
lim
pt
0 si la limite existesi la limite existe t lim pF p f
lim
pt
0
Rappel des transformées de Laplace
9
Echelon (t)
Impulsion )
(
t
Transformée de Laplace d'une équation différentielle
En appliquant les propriétés précédentes, on obtient facilement la fonction de transfert d’un système.
Exemple avec l'équation générale :
où les CI sont considérées nulles pour la recherche de la fonction de transfert
On peut alors connaissant Y(p) et la fonction de transfert F(p)=Y(p)/U(p), calculer U(p) et par transformation inverse déterminer u(t).
La fonction de transfert ainsi obtenue est le rapport de la transformée de Laplace de la variable de sortie à celle de la variable d'entrée, sous l'hypothèse que toutes les CI sont nulles.
m m n m
n n n
n
dt ) t ( u b d dt
) t ( b du ) t ( u b ) t ( y dt a
) t ( y a d
dt ) t ( y
d 1 0 0 1
1 1
U(p)
a p
a p
p b p
b p b
Y n
n n
m m 1 0 1 1 0
Commande par retour d’état Commande par retour d’état
Représentation externe et stabilité Représentation interne
Commandabilité et Observabilité Commande par retour d’état
Régulateur / Observateur et RST Synthèse
11
Représentation Externe
La fonction de transfert d’un système LTI est de la forme :
Fonction de transfert externe :
• H(t) : réponse impulsionnelle
• H(p) réponse fréquentielle Fonction de transfert externe :
• H(t) : réponse impulsionnelle
• H(p) réponse fréquentielle
u(t) H(t) y(t)
y(t)=H(t)u(t)
U(p) H(p) Y(p)
Y(P)=H(p)U(p)
Laplace
Impulsion
Réponse impulsionnelle Réponse impulsionnelle
Représentation Externe
La fonction de transfert d’un système LTI est de la forme :
Vocabulaire :
G(p) est la fonction de transfert du Système
L’ordre du système est n
Les racines de B(p) sont les Zéros du Système
Les racines de A(p) sont les Pôles du Système
Si m< n le système est Strictement Propre
Si m=n le système est Propre
Si m>n le système est Impropre
13 n
n m m
p a p
a a
p b p
b b
p A
p p B
p G U
p Y
. ....
.
. ....
. )
( ) ) (
) ( (
) (
1 0
1 0
Fonction de transfert
externe Fonction
de transfert
externe Système
u y
Représentation Externe
Le système :
Est d’ordre 1
Est strictement propre si b
1=0
Est propre si b
1≠0
Le pôle du système est p=-a 0 /a 1
Le zéro du système est z=-b 0 /b 1
14
p a a
p b b p
A p p B
p G U
p Y
. )
( ) ) (
) ( (
) (
1 0
1 0
Etude d’un système du premier ordre stable
Etudions la réponse à un échelon d’un système du premier ordre de la forme:
Etude d’un système du premier ordre stable
Etudions la réponse à un échelon d’un système du premier ordre de la forme:
0.5,0.7, 2
1 ) 1
(
i
i
p pour p
p p G
On observer que :
-Tous les pôles du système sont négatifs.
-Le système est stable (dans le sens entrée bornée / sortie bornée).
-Le système est d’autant plus rapide que le pole est grand en valeur absolue.
On observer que :
-Tous les pôles du système sont négatifs.
-Le système est stable (dans le sens entrée bornée / sortie bornée).
-Le système est d’autant plus rapide que le pole est grand en valeur absolue.
Stable 0
Rapide Lent
Reel
Réponse à un échelon
Système du second ordre :
Cas 1 pour c=1 Pôles -0.5 ± 0.866i
Cas 2 pour c=0.4375 Pôles -0.5 ± 0.433i
17
p c p c
p
G ( )
2
Domaine de stabilité
Un système est stable si et seulement si les pôles de la fonction de transfert sont à partie réelle strictement négative :
18
+ Dynamique +Oscillant
Instable
/ ( ) 0 ( ) 0
stable est
) (
) ) (
( p A p p
p A
p p B
G
Influence des zéros
Un système qui a un zéro à partie réelle positive est un système à non minimum de phase
19
Influence d’un zéros dans le demi plan droit
Matlab : Création du système
Fonction : tf
20
1 1
)
(
2
s s s
G
Rappel : Régulateur de type proportionnel intégrale dérivée Rappel : Régulateur de type proportionnel intégrale dérivée
Régulateur système -
+ ε u y
y*
) ( )
( )
(
*
) ) ( )
( ( )
) ( )
( ( )
) ( )
( (
* )
(
* * *dt t dt d
t K
t K
t y t
dt y K d
dt t
y t
y K
t y t
y K
t u
i p
d i
p
Pour augmenter la dynamique et compenser les inerties dues au temps mort on ajoute une action dérivée au régulateur.
Pour augmenter la dynamique et compenser les inerties dues au temps mort on ajoute une action dérivée au régulateur.
Régulateur 1/(p+1) -
+ ε u y
y*
Retard de 1s
Action Avantage Désavantage
P Dynamique Ne permet pas d’annuler une erreur statique I Annulation d’erreur
statique Action lente
D Action très dynamique Sensibilité aux bruits
Résumé : du régaleur PID
Avantage des régulateur PID : -Structure simple
-Pas besoin de modélisation pour la synthèse du régulateur Désavantage des régulateur PID
-Réglage empirique
-Pas de garantie sur les performances et la stabilité Avantage des régulateur PID :
-Structure simple
-Pas besoin de modélisation pour la synthèse du régulateur Désavantage des régulateur PID
-Réglage empirique
-Pas de garantie sur les performances et la stabilité
24/166
Rappel: Boucle d’asservissement
r(t) : consigne ou signal de référence
y(t): signal de sortie ou réponse
e(t): erreur de suivi (tracking error)
u(t): commande
b(t): perturbation de la commande
w0(t): perturbation de la sortie
n(t): bruit de mesure
K G
+ -
r e u
b wo
y
n Boucle de suivi (tracking)
25/166
Rappel: Boucle d’asservissement
Montrer que :
avec
K G
+ -
r e u
b=wi wo
y
n Boucle de suivi (tracking)
s b
s r s G s S s K s S s K
s G s S s
S s
u s e
) ( ) ( 1 ) 1
(s K s G s S
Notion de stabilité des asservissements
Stabilité BIBO (moins forte que la stabilité interne): elle exige uniquement que l’énergie des signaux en sortie soit bornée dès que l’énergie fournie en entrée est bornée, i.e.,
Stabilité interne: elle exige que tous les signaux circulant dans la boucle soient d’énergie finie, i.e.,
Cette notion de stabilité interne est plus restrictive mais plus importante en pratique puisque les composants à l’intérieur de la boucle sont également sensibles aux énergies infinies.
10 n w w
s K s G I s K s G s ) T
s ( r
) s ( y
o i
10 r n
o w Ss I G s K s
) s ( w
) s ( y
i
s G s K s
I G
s K s
1 T
s Ss ) Ks ( n
) s ( u )
s ( r
) s ( u
0 r w w 0
n w
wi 0 i 0
10 r n i w
s G s K I s ) G
s ( w
) s ( y
o
27/166
Exemple stabilité externe et interne
Stabilité externe : On considère le système G et le correcteur K :
On obtient
Lequel est BIBO stable, puisqu’il n’y a pas de changement de signe au dénominateur (critère de Routh)
Stabilité interne
Instable, d’après le transfert
On constate qu’il y a eu simplification du pole instable s=0, par un zéro de K
s 1 s sK
s(s 1) s 1G
20 n w
w 1 s 1
s 1 ) T
s ( r
) s ( y
o
i
2
1 0
r n
i w s1 s 1
1 s s
G s K I s ) G
s ( w
) s ( y
o
s 1 (s 11)2 s) 1 s ( s s 1 K s
G
Obtention des objectifs de synthèse Obtention des objectifs de synthèse
On peut déduire le comportement asymptotique des fonctions de transfert composant M(s) en faisant des hypothèses sur le gain de la BO :
– Si le gain de la BO est grand soit
» K agit sur les transferts de r vers et de b vers
» cette approximation intervient notamment en basse fréquence, par exemple si K(s) présente un pôle en 0, le gain de la BO tend vers l’infini en basse fréquence et les transferts S(s) et S(s)G(s) ont un zéros en 0, ce qui signifie l’absence d’erreur statique pour les signaux r et b constants.
» u est directement influencé en basse fréquence (module = 1) par b afin de le compenser (u=b)
On peut déduire le comportement asymptotique des fonctions de transfert composant M(s) en faisant des hypothèses sur le gain de la BO :
– Si le gain de la BO est grand soit
» K agit sur les transferts de r vers et de b vers
» cette approximation intervient notamment en basse fréquence, par exemple si K(s) présente un pôle en 0, le gain de la BO tend vers l’infini en basse fréquence et les transferts S(s) et S(s)G(s) ont un zéros en 0, ce qui signifie l’absence d’erreur statique pour les signaux r et b constants.
» u est directement influencé en basse fréquence (module = 1) par b afin de le compenser (u=b)
KSG KS
SG M S
jw K jw 1 G
1 1
1 1
jw G
jw K jw K jw jw G
M
b r KSG KS
SG S
u e
Performance Performance
Robustesse Robustesse
jw K jw 1 G
Obtention des objectifs de synthèse Obtention des objectifs de synthèse
Si le gain de la BO est faible en HF
alors les transferts asymptotiques sont réduits à :
» K(s) agit sur les transferts de r vers u et de b vers u, tandis qu’il est sans effet sur les transferts de r vers et de b vers
» cette approximation intervient notamment en HF car le gain du système non corrigé à naturellement tendance à décroître avec la fréquence et l’on cherche en général à synthétiser un correcteur qui atténue les hautes fréquences, pour
éviter d’exciter inutilement la commande en dehors de la BP de l’asservissement
ne pas solliciter les dynamiques négligées ou mal modélisées en dehors de la BP
Si le gain de la BO est faible en HF
alors les transferts asymptotiques sont réduits à :
» K(s) agit sur les transferts de r vers u et de b vers u, tandis qu’il est sans effet sur les transferts de r vers et de b vers
» cette approximation intervient notamment en HF car le gain du système non corrigé à naturellement tendance à décroître avec la fréquence et l’on cherche en général à synthétiser un correcteur qui atténue les hautes fréquences, pour
éviter d’exciter inutilement la commande en dehors de la BP de l’asservissement
ne pas solliciter les dynamiques négligées ou mal modélisées en dehors de la BP
KSG KS
SG M S
jw K jw 1 G
b r KSG KS
SG S
u e
Performance Performance
Robustesse Robustesse
jw K jw G jw K
jw jw G
M 1
jwK jw 1
G
Rappels : Marges, BP …
La marge de module (distance minimale entre un point du lieu de Nyquist et le point critique -1) est l’inverse du maximum de S(jw)
La pulsation au gain unité w0 de la BO :
donne une image de la BP de l’asservissement
elle conditionne fortement le temps de réponse trw0tm
où tm est le temps de passage au premier maximum de la réponse indicielle
La BP détermine la classe de signaux l’asservissement est capable de suivre ou de contrer.
Plus elle est étendue, plus l’asservissement est capable de réagir à des variations rapides.
Elle mesure la zone de fonctionnement de l’asservissement.
jw0 K jw01
G
31/166
Rappel du calcul des marges avec Nyquist Rappel du calcul des marges avec Nyquist
Marge de gain en dB
» où w180 est la pulsation à laquelle le tracé de Nyquist coupe le demi-axe de phase 180°.
» elle mesure de combien le gain peut varier à cet endroit avant de toucher le point critique (-1)
Marge de phase
» Elle mesure de combien la phase peut varier avant de rencontrer le point critique (-1)
Marge de module
» Elle mesure la distance minimale du tracé de Nyquist au point critique
Marge de gain en dB
» où w180 est la pulsation à laquelle le tracé de Nyquist coupe le demi-axe de phase 180°.
» elle mesure de combien le gain peut varier à cet endroit avant de toucher le point critique (-1)
Marge de phase
» Elle mesure de combien la phase peut varier avant de rencontrer le point critique (-1)
Marge de module
» Elle mesure la distance minimale du tracé de Nyquist au point critique
180
1
180 180
jw L où
jw GM L
Re(G(jw)K(jw
-1 )
Im(G(jw)K(jw))
PM
L(jw180)
wc
L(jw) Marge de Gain
w180
1
S
180
log10
20 L jw
GMdb
180 1
L jwc où L jwc PM
1
S
Compensation de pôles et/ou zéros instables
Hypothèse : Pour assurer une stabilité interne en présence de pôles et/ou zéros instables on suppose qu’il n’y a pas de compensation de pôles et zéros entre K(s) et G(s) (robustesse aux incertitudes de modèle).
Exemple:
Le correcteur K1(s) compense le pôle instable p=1, on obtient dès lors pour K1(s) et K2(s) respectivement les fonctions de sensibilité complémentaire
Si l’on considère maintenant une petite variationdu pôle du procédé alors :
T1(s) est alors instable pour une perturbationtrès faible, alors que T2(s) reste stable pour>-1
, K s 2
1 s
1 s s
K 1, s s 1
P 1 2
1 s
2 1 s 1 2
1 s
2 s
T 2,
s 1 1 s 1 1
1 s
1 s
T1 2
,
1 s s 1
P
s 1s 2,
1 s 1
s 1 s 1 s
1 s 1
s 1 s 1 s 1 1
1 s
1 s 1 s
1 s
T1 2
1 s
2 1
s 1 2
1 s
2 s
T2
Commande par retour d’état Commande par retour d’état
Représentation interne
Commandabilité et Observabilité Commande par retour d’état
Régulateur / Observateur et RST Synthèse
33
Représentation Interne
Modèle d’état de la forme
Où x est l’état, u est la commande et y les mesures
34
x
vecteur d’état de dimension n u : vecteur des entrées
de dimension nu
y : vecteur de sortie de dimension m Du
Cx y
Bu Ax
x
Représentation Interne
L'évolution d'un processus à partir d'un instant t 0 ne dépend pas uniquement de l'influence immédiate de son environnement mais aussi de données internes que l'on regroupe en général dans un vecteur état x
Question 1 :
la connaissance des trajectoires d'observation y et de commande u permet elle de reconstituer la trajectoire de l'état x? "Observabilité".
Question 2 :
que peut-on faire faire au système en temps fini?
"commandabilité".
35
Représentation interne
36
Oscillateur harmonique
Le système est formé d’une masse M soumise à un ressort de raideur k.
Principe fondamental de la dynamique :
Représentation d’état par variable de phase : M
k
x
2 2
, dt
x x d
où kx x
M
x x M
k x
x
0 /
1 Représentation interne 0
Représentation interne
37
Pendule
Le système est formé d ’une masse M suspendue à un fil rigide de longueur l fixé en 0, soumise à l ’action du champ de gravité g.
Représentation d’état linéaire par variable de phase autour de l’équilibre :
/ 2
1 0 0
/
1 0
l Ml
g
Représentation interne
du système linéaire DL à l’ordre 1 : sin autour de l’équilibre Représentation interne du système linéaire DL à l’ordre 1 : sin autour de l’équilibre
Mg
M l
2 2
2
/ sin
/ l Ml
dt g
d
Représentation interne
38
Mobile
u(t) est le signal de commande
M u y
y M f M
k y
y
/ 1
0 /
/
1 0
M y(t)
k
f
( )
u(t))
( t f y t ky t u t y
M
Représentation interne : Représentation interne :
Représentation interne
39
Avec :
s est la sortie du système et correspond à la tension au borne de la self L1, i1 et i2 sont les intensités des selfs L1 et L2,
e1 et e2 sont deux générateurs de tension,
et v est la tension aux bornes du condensateur C.
Avec :
s est la sortie du système et correspond à la tension au borne de la self L1, i1 et i2 sont les intensités des selfs L1 et L2,
e1 et e2 sont deux générateurs de tension,
et v est la tension aux bornes du condensateur C.
e1 e2
R L1 L2
C
i1 i2
s
v
Représentation interne
40
La représentation d'état permet de mettre en évidence des informations internes au processus, qui n'apparaissent pas nécessairement sur la description par fonction (ou matrice) de transfert.
Modélisation :
Cette formulation différentielle fait apparaître explicitement la dynamique du procédé, à savoir : les deux courants i1 et i2 et la tension v.
Ces variables (i1, i2 et v) sont associées aux éléments pouvant stocker de l'énergie (respectivement L1, L2 et C) et auxquelles on pourra donc attribuer des conditions initiales.
dt t L di
t s
t i t C i
dt t dv
t dt v
t L di
t e
t dt v
t L di
t Ri t
e
1 1
2 1
2 2 2
1 1 1
1
1
Variables d’états
Par définition les variables d’état (internes) du système électrique correspondent aux variables pouvant stocker de l’énergie ici i 1 , i 2 et v
Elles forment le vecteur d’état :
Avec pour CI :
41
) t ( v
) t ( i
) t ( i
) t ( x
) t ( x
) t ( x t
x 2
1
3 2 1
) ( v
) ( i
) ( i x
0 0 0
0 2
1
Mise sous la forme matricielle
Déduire les matrices A, B, C et D sachant que:
42
t u t x t Rx t
y
t x t C x
dt t dx
t L u
t L x
dt t dx
t L u
t L x
t L x
R dt
t dx
t e t v t dt Ri
t L di
t s
t i t C i dt
t dv
t L e
t L v
dt t di
t L e
t L v t
L i R dt
t di
1 3
1
2 3 1
2 2 2 3
2
1 1 1 3
1 1 1
1 1 1
1
2 1
2 2 2
2
1 1 1 1
1 1
1
1 1
1 1
1
1 1
1 1
Autre exemple électrique
La représentation d’état peut être orientée de façon à faire apparaître explicitement des variables (d'état) choisies par l'utilisateur.
Exemple :
1
ercas avec y
1(t) et y
2(t)
2
èmecas avec y
2(t) et i
2(t).
43
u y1 y2
i1+i2 i2
i1
R1 R2
C1 C2
Autre exemple électrique
1
ercas on le vecteur d’état x composé des états y
1(t) et y
2(t) :
Montrer que :
44
1 2
y x y
x yC u x R
C R C
R C
R
C R C
x R
0 1
1 0 1
1 1
1 1
1 1 1
2 1
1 1
2
2 2 2
2
Autre exemple électrique
2
èmecas, on considère le vecteur d’état :
Montrer que :
avec
On peut noter que cette seconde représentation est semblable à la première, à ceci près que le nouvel état est une combinaison linéaire de l'état x.
45
2 2
i x y
1 2 2
2 1
1 1
2 1
2 1
1 1
1 0 1
C R C
R C
R C
R R A C
1 2
1
10 C R
B R
C
1 0x C y
u B x A x
Changement de base
Matrice de passage :
où
Montrer que :
Aide :
46
Px x
2 2 1 1
0 1
R P R
1
CP C
PB B
1
PAP A
1 2
2
2
1
y R y
dt ) t (
di
Passage de la représentation d’état à la représentation externe.
Représentation d’état
Laplace
47
t u D t
x C t
y
t u B t
x A t
x
p Du p
x C p
y
p Bu p
x A p
x p
p
CpI A B D
u py 1
dx(t)/dt
u(t) x(t) y(t)
B
D
A
C
I/p
Schéma bloc
La mémoire du système
Passage de la représentation externe à la représentation d’état.
Représentation externe
Laplace inverse
48
p Up X p X
p Y a
p a
p
p b p
b b
p U
p Y
1 0 1 n
n n
m m 1
0
p pn an 1p1n 1 a0 Up X
p b0 b1p bmpm Xp
Y
t u t xdt a
) t ( x a d
dt ) t ( x
d n 1 0
1 n 1 n n
n
m m m 1
0 dt
t x b d
dt ) t ( b dx )
t ( x b ) t (
y
Obtention de la représentation d’état
On pose les variables de phase :
On obtient la représentation d’état:
49
u x
a x
a x
a x
x x
x x
x x
x x x
dt
) t ( x d
dt ) t ( dx
t x t
x
n 1 n 2
1 1
0 n
4 3
3 2
2 1
n 2 1
1 n 1 n
t b b b b 0 0
x ty
t u
1 0 0
t x
a a
a
1 0
0 0
0 1
0
0 0
1 0
t x
m 2
1 0
1 n 1
0
Les modes de A sont les pôles de la fonction de transfert.
50
Réponse des systèmes linéaires invariants
Cas scalaire
Problème : déterminer l'évolution de x(t) et y(t) sous l'influence de u(t) et x(0).
Système libre ou autonome (x(0) 0 et u(t)=0)
Système forcé (x(0) 0 et u(t)0)
x0
) 0 ( x
cx y
bu ax x
0 , y(t) cx(t) x
e ) t (
x at
) t ( cx ) t ( y
d ) ( bu e
0 x e ) t (
x t
0
) t ( a at
51
Réponse des systèmes linéaires invariants
Cas matricielle
Problème : déterminer l'exponentielle de matrice
3 approches, pour les détails voir polycopié de cours.
Calcul des valeurs et vecteur propres
Calcul des valeurs propres et des αi
Calcul du Laplace inverse
Cx y
Bu Ax x
1
1
At L pI A
e
Commande par retour d’état Commande par retour d’état
Commandabilité et Observabilité Commande par retour d’état
Régulateur / Observateur et RST Synthèse
52
Propriétés de commandabilité et d’observabilité
53
Commandabilité
Peut-on amener en un temps fini le système à commander d’un état arbitraire x(t0) à un état désiré x(tf) avec une loi de commande admissible?
Concept de Commandabilité des systèmes
Commandabilité
Peut-on amener en un temps fini le système à commander d’un état arbitraire x(t0) à un état désiré x(tf) avec une loi de commande admissible?
Concept de Commandabilité des systèmes x(t0)
x(tf)
Pourquoi étudier les propriétés de commandabilité ?
Réponse : s’assurer avant de calculer la commande que le système est bien contrôlable.
54
Commandabilité au sens de Kalman
Critère de Kalman
Un système linéaire stationnaire est commandable vis à vis des états si et seulement si la matrice de commandabilité est de plein rang :
55
]
[
1) ,
(
B AB A B
C
A B
n) dim(
]
[ B AB A
1B n x
rang
n
Etats commandables au sens de Kalman
Critère de Kalman :
La paire (A,B) est complètement commandable (CC) s'il est possible en agissant sur u d'amener en un temps fini (t 1 -t 0 ) n'importe quel état x(t 0 ) vers n'importe quel autre état x(t 1 )
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Etats commandables au sens de Kalman
Critère de Kalman :
La paire (A,B) est complètement commandable (CC) s'il est possible en agissant sur u d'amener en un temps fini (t 1 -t 0 ) n'importe quel état x(t 0 ) vers n'importe quel autre état x(t 1 )
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Application du critère de Kalman
Exercice
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Etats commandables au sens de Popov
Critère de Popov:
59
{p1, p2, ….}
Application du critère de Popov
Exercice
60
Observabilité
Définition
61