PHYSIOLOGIE DU
DÉPLACEMENT
DES SPERMATOZOIDES
DANS LES
VOIES GÉNITALES
FEMELLES CHEZLA
BREBIS ET LA VACHE(suite)
L. DAUZIER
Station de recherches de Physiologie animale Centre national de Recherches
zootechniques
Jouy-en-Josas
CHAPITRE IV
MÉCANISMES PHYSIOLOGIQUES
DE LA
MONTÉE
DES SPERMATOZOIDES DANS LE TRACTUSGÉNITAL
FEMELLE( Étude
chez laBrebis ) .
La
progression
desspermatozoïdes
duvagin
vers lestrompes
deFallope, peut
êtredue,
soit à leurmotilité,
le tractus femelle n’intervenant que pour leur fournir un milieufavorable,
soit à des facteurs propres à la femelle : contraction desparois
utérines outubaires,
mouvementsciliaires,
force de succion due au mouvement desviscères,
etc., soit à la combi- naison despossibilités
desspermatozoïdes
à celles offertes par le tractus.Les auteurs ayant
rapporté
une montée lente desspermatozoïdes,
de l’ordre de
plusieurs heures,
ont été enclins à voir dans la seule moti- lité desgamètes mâles,
l’élément déterminant de leurprogression.
Au contraire ceux
qui
ont cru observer un transitrapide
ont recher-ché dans les facteurs extérieurs aux
spermatozoïdes,
les causes essentielles de cetteprogression rapide ;
pour certains la motilité desgamètes
n’inter-viendrait même pas.
Ayant
défini la vitesse de montée desspermatozoïdes
et montréla fantaisie de certaines
affirmations,
nous avonsanalysé
le rôlerespectif
de
chaque
facteurprobable
à chacun des différents niveaux du tractus :cervix,
cornesutérines, jonction utéro-tubaire, trompes
deFallope.
Compte
tenu des différencesanatomiques
du tractus, on est en droit de penser que les mécanismes assurant laprogression
desspermatozoïdes
peuvent
différer d’unpoint
à l’autre du tractus.I. -
ÉTUDE
DE LAMONTÉE
DES SPERMATOZOIDES DEBÉLIER
DANS LE CERVIX DE LA BREBIS1° Documentation
bibliographique.
Dès
1 8 72 ,
LoTTindique
les différents facteurssusceptibles
de déter-miner les
transports
desspermatozoïdes
dans le cervix :- force de
l’éjaculat,
- action du
pénis comparable
à celle d’unpiston,
- contractions des
parois
du tractusgénital,
- action de succion de
l’utérus,
- attraction
capillaire
dans la lumière ducervix,
- action ciliaire de
l’épithélium cervical,
- mouvement des
spermatozoïdes
eux-mêmes.P ARK E
R
(rg 3 i)
yajoute
l’action de lapression mutuelle
des viscères.Pour HEAPE
( 1 8 9 8),
laplus grande part
dans laprogression
desspermatozoïdes
au travers du col utérin de laLapine,
revient à l’actionde succion de
l’utérus,
consécutive à l’excitation des tissus érectiles de la vulve.W AL T
ON
( 1930 )
croit que la seule motilité desspermatozoïdes
ex-plique
leurmontée, opinion déjà
formulée par Ho!HV!(igii)
et MARS-HALL
(zg22).
Il en voit la preuve dans le faitqu’en injectant
duliquide
coloré dans le
vagin
d’uneLapine
avant le coït, il n’en trouve aucunetrace ultérieurement dans l’utérus. PaRx!x
( 1931 ) critique
cetteexpé- rience,
enalléguant
que ledépôt
deliquide
dans levagin,
avant l’accou-plement, empêche
uneréponse
normale desparois
utérines de laI,apine.
Pour PARKER
( 1931 ),
c’est en effet à une action active du tractusgénital
femellequ’est
dû letransport
desspermatozoïdes qu’il
auraitdénombrés dans l’utérus de
Lapines
i minute 50 secondesaprès
le coït.Se basant sur le fait que les
spermatozoïdes
deLapin progressent
in vutrn à une vitesse de 0,05mm/sec (L LOVD - JO N E S ,
HAYS,1918 ;
PaRx!R,zg3i),
il en déduit que les
spermatozoïdes progressant
par eux-mêmes, auraient dû mettre, au moins 4minutes,
en sedéplaçant
enligne droite,
sinon 8 minutes pour atteindre l’utérus. Enfait,
il est illusoire de vouloir compa-rer la
progression
desgamètes
mâles lit vivo et invitro,
les conditions étant totalement différentes.T ALl BŒ
Y
( 1917 )
a décrit un spasme cervical chez la Femme mais pour Drcxrrrsorr( 1931 )
les mouvements du cervix ne sont pas essentiels à laprogression
desspermatozoïdes.
Br,arrnau
( 1945 )
cherchant àexpliquer
le mécanisme de progres- sion desspermatozoïdes
de Rat, émis dans levagin,
constate que le cer-vix est dans un état de contraction
maximum,
chez la Rate, en moyennependant 12 ,8 h, soit,
de 4,3 h avant à8, 5
haprès
le début de l’oestrus.Il essaie de mettre,
expérimentalement,
en évidence un relâchement aumoment du coït, mais n’observe pas de mouvement de
liquide,
entre lescornes
utérines, qui
en contiennent d’abondantesquantités (LONG
etEv
A N S
, i 9 22), (LEONARD, i 95 o),
et levagin.
Par contre, il détermine lerôle
important joué
par le« plug
» ou bouchonvaginal ;
lesspermatozoïdes
de Rat, dont les
glandes
séminales etcoagulantes
sontligaturées,
n’en-trent pas dans
l’utérus,
alors que dès la formation dubouchon,
ils y pro-gressent
engrand
nombre. S’rErrracH(z8 9 q.)
et WALKER( I9II )
ont mon-tré, d’ailleurs,
que l’ablation de cesglandes
diminuebeaucoup
lafertilité ;
la
suppression
concomitante de laprostate
entraînant la stérilité.On ne
peut
donc avoird’opinion
sur le mécanismequi permet
aux
spermatozoïdes
depénétrer
engrand
nombre dans le cervixaprès
le coït.
2 0
Résultats
personnels.
La
projection
desspermatozoïdes
à l’intérieur même du colutérin,
lors du coït,
pouvant
intervenir comme mécanisme deprogression
desgamètes
dans lecervix,
3 brebis ont été sacrifiées immédiatementaprès l’accouplement
avec un bélier fécond. Desspermatozoïdes
très mobilesn’ont été trouvés
(tableau XIII) qu’à
l’entrée ducervix,
aucun d’entreeux
n’ayant pénétré
dans le canal cervical.La
présence
desspermatozoïdes
dans le col utérin nepouvant
êtreimputée
à leurprojection
lors durapprochement sexuel,
nous avons véri-fié,
en utilisant nostechniques d’examen,
si lesspermatozoïdes
de béliermorts,
placés
dans levagin
de labrebis, peuvent
progresser dans les voies femelles.Les
particules
inertes(encre
deChine, carmin, carbone)
ont étédélaissées car il est difficile de discerner si l’on est en
présence
departicules
retrouvées ou
apportées,
leur détermination étantbeaucoup plus
délicateque celle des
spermatozoïdes colorés,
comme nous l’ont montréquelques
essais infructueux. Les
particules
inertes n’ont en outre pas nécessaire- ment les mêmes dimensions et formes que lesgamètes,
cequi peut
éven-tuellement poser des
problèmes particuliers
dans l’étude de leur progres- sion.Dans une
première expérience,
nous avons utilisé trois brebis insé- minées au moyen d’un cathéter et d’unspéculum lumineux,
avec o,3 cc de spermepréalablement
tué par la chaleur. I,es recherches des sperma- tozoïdes par latechnique
desfrottis,
chez ces brebis abattues 8 heuresaprès
l’insémination(le temps
de 8 heurescorrespondant
à la durée de montée desspermatozoïdes vivants)
ont montré que lesspermatozoïdes présents
initialement dans lapartie
distale duvagin
et à l’entrée du cer-vix,
n’avaient pasprogressé (tableau XIV).
Une excitation du cervix consécutive au coït ou à la
présence
decertaines substances dans le sperme
vivant,
fraîchementéjaculé,
ou dansles sécrétions
accessoires, pouvant jouer
un rôle dans la montée des ga- mètesmâles,
un deuxième groupe de trois brebis a étéinséminé,
avec0 ,
3 ce de sperme mort,
puis
o,2 ce deliquide spermatique,
obtenu parcentrifugation
etfiltrage
de sperme frais sur filtres trèsfins,
et enfin sailli par un bélier vasectomisé. Aucune montée despermatozoïdes
nes’est
produite
chez ces Brebis sacrifiées 8 heuresaprès
l’insémination(tableau XIV).
Mais l’absence de
spermatozoïdes après
8 heurespouvait
être dueà leur
lyse
ou à leurphagocytose rapides,
d’autantplus qu’il s’agissait
de
gamètes
morts.Aussi, quatre brebis,
soumises au mêmetraitement,
ont-elles été abattues
après
un délai de i heure. Les résultats sont iden-tiques,
aucunspermatozoïde n’ayant
été trouvé au-delà de lapartie vagi-
nale du col utérin.
Il semble donc évident que la motilité propre des
spermatozoïdes
soit un élément
indispensable
à leurprogression,
duvagin
dans l’utérus.L’utilisation d’un Bélier donneur d’un sperme de mauvaise
qualité,
présentant
seulement desspermatozoïdes
peu mobiles et de 80 à 95 p. 100 despermatozoïdes
morts,accouplé
avec 3 brebis en rut apermis
deconfirmer le rôle de la motilité des
spermatozoïdes
dans le franchisse- ment du cervix. Une montée très faible desspermatozoïdes
s’estproduite, certains, après
uneheure,
ayant atteint le milieu du cervix chez une bre- bis sur trois. As DELL et SAUSBURY( 1941 )
avaient obtenu des résultats semblables chez laLapine,
avec desspermatozoïdes
devenus déficients et peumobiles, après
maintien des testicules delapins,
dans laparoi
abdo-minale, pendant
un certaintemps.
Bien que le franchissement du cervix de Brebis se fasse
grâce
à lamotilité des
spermatozoïdes
deBélier,
onpeut
penser que l’état du trac- tus femellejoue
un rôle. Certains auteurs ont,d’ailleurs,
étudié le passage du cervix par lesspermatozoïdes
en relation avec la viscosité du mucuscervical et sa
perméabilité
auxgamètes
mâles. C’est ainsi que S!GUy et VIl BŒ
UX
( 1934 ),
I,AMAR,SH!TTI,ES,
D!I,!s( 1940 ),
FERIN( 194 8),
POM-ME R E NK
E et VIERGIVER
(zg 4 6),
ont montré que chez la Femmel’impor-
tance des
déplacements
effectués par lesspermatozoïdes
varie en fonctioninverse du
degré
de viscosité de laglaire cervicale,
laperméabilité
maxi-mum aux
spermatozoïdes
se situant vers le milieu ducycle menstruel,
c’est-à-dire vers le moment de l’ovulation
(SEG UY
et VIlYIEUX,Ig34) !
1F E
RIN
( 194 8) précise
même que, dans lamajorité
des cas, en l’absence de«
glaire filante »,
notamment dans laphase d’imprégnation progestinique,
les
spermatozoïdes
ne semblent pas atteindre le fond de l’utérus. ABAR-BAN!I,
( 194 6) signale
que c’estjuste
avant le moment de l’ovulation que la viscosité du mucus est laplus faible,
et sapénétrabilité
auxspermato-
zoïdes leplus élevée,
lesoestrogènes
étant lefacteur
essentiel deproduc-
tion de cette
glaire
claire et filante.BE RRAN
G
( 1952 )
fait les mêmes observations chez la Vache : la dis- tance quepeuvent parcourir
lesspermatozoïdes
est en relation inverseavec la viscosité du mucus. Par contre, certains auteurs contestent l’in- fluence de l’activité ovarienne sur la
progression
despermatozoïdes
lelong
du tractus
génital.
STARKE(ig 4 g), puis
GREEN et VVINT!ERS(ig35),
SCHOTTet PHILLIPS
(19 41 ),
VAN DE MARK et MOELLER( 195 1)
ont conclu à desvitesses de montée des
spermatozoïdes identiques
aux différents moments ducycle
sexuel. Ceciparaît étrange quand
on connaît l’involution des voies femellespendant
le dioestrus et l’anoestrus de laBrebis,
et les varia- tionscycliques
de lamorphologie
et de l’activité sécrétoire des différentesparties
du tractusgénital (MEKE NZI E
etTE RR I LL , 1937).
C’est
pourquoi
nous avonsrepris
cette étude sur 22 brebis de raceIle-de-France, accouplées
endébut,
milieu et fin dedioestrus,
et en anoes-trus. Toutes les brebis furent abattues 8 heures ou 16 heures
après
l’accou-plement, puisque
comme nous l’avons vu chez laBrebis,
lesspermatozoïdes parviennent
à lapartie supérieure
destrompes
8 heuresaprès
le coïtchez les Brebis en oestrus. Une montée notable des
spermatozoïdes
dansle tractus
génital
de la Brebis ne seproduit qu’au
début du dioestrus. Dansce cas nous n’avons trouvé que deux fois sur 8 des
spermatozoïdes
dansl’isthme,
8 heures et 16 heuresaprès
le coït : chez d’autres brebis ils n’avaient atteint que la base des cornes en 8 heures et le milieu en1
6 heures
(tableau XV).
Au milieu du
dioestrus,
vers le 8ejour
ducycle,
lesspermatozoïdes
nedépassent
pas le milieu ducol,
même 16 heuresaprès l’accouplement.
En fin de
dioestrus,
le niveau atteint estplus
élevé au milieu des cornes : I brebis sur 6 - et leplus
souvent, lesspermatozoïdes
sontprésents
dans
lecorps
de l’utérus et le milieu du cervix.Enfin,
chez les brebisaccouplées pendant l’anoestrus,
les sperma- tozoïdes ne sontjamais
parvenus au-delà du corps del’utérus ;
le cervixn’a même été franchi que 2 fois sur 5
(tableau XV).
On doit
rapprocher
ces observations des résultatsnégatifs
des re-cherches
entreprises
pour obtenir la fécondation de Brebisaprès injection
d’hormone
gonadotrope,
soit en anoestrus, soit àn’importe quel
momentdu
cycle sexuel,
oestrusexcepté (MuRPH!!,
ii°-xRwIcK, CASIDA et MACS
HAN
,
I(!47 ; BOYARSKY, BAYUSS, CASIDA MEYER, IC)47 ;THIBAUI,T,
O R TA V A N
T et
I a A P I,A UD , I94 8).
Le cervix constituerait un obstacle à la montée desspermatozoïdes,
donc à la fécondation des oeufs dont laponte
est aisément obtenue. MuRPH!!, BLACK, OTTO, CASIDA
( 1951 )
confirmentexpérimentalement
cepoint
de vue chez laLapine, puisqu’ils
montrentque le cervix constitue le
principal
obstacle à la fécondation des oeufspondus, lorsque
le corpsjaune
estactif, pendant
lapseudogestation
dela
Lapine :
l’insémination par voievaginale
donne 3,12%
de fécondation,
tandisqu’en opérant
parl’utérus,
ces auteurs obtiennent 61%
d’oeufs fécondés.
La recherche des
spermatozoïdes
vivants aux différents niveaux des voies femelles en dehors de l’oestrus montre d’ailleurs(tableau XV)
que la survie desspermatozoïdes
estégalement
affectée : elle est très courte, même dans lecol,
et elle n’estsupérieure
à 16heures,
chez laBrebis, qu’en
début dedioestrus,
alors que nous avons montré que les sper- matozoïdespeuvent
y demeurer vivantsplus
de 3jours pendant
1’oestrus.
Leur
résorption
estégalement
trèsrapide (tableau XV)
surtouten anoestrus, et en milieu de dioestrus : peu ou pas de
spermatozoïdes
furent dénombrés dans le tractus
génital
de 8 à 16 heuresaprès
lecoït.
Ces faits
soulignent
le rôle actif du milieu cervical dans lespossi-
bilités de
transport
et de conservation desspermatozoïdes.
Pendantl’anoestrus ou la
phase lutéinique
il constitue une barrièrepratiquement
infranchissable aux
spermatozoïdes ;
la fécondation ne serait alors pos- siblequ’en déposant
la semence au-delà du col utérin.II. - FACTEURS QUI CONDITIONNENT LA PROGRESSION DES SPERMATOZOIDES DE
BÉLIER
DANS
L’UTÉRUS
DE LA BREBIS 10
Bibliographie.
L’étude des facteurs déterminant une
progression
des sperma- tozoïdes faitl’objet
des mêmes contradictionsbibliographiques
pour lescornes utérines que pour le
cervix,
laprimauté
étantd’après
les uns,à accorder à la motilité des
gamètes mâles, d’après
les autres, à un rôleactif du tractus
génital
femelle.MARSHALL
( 19 2 2 )
émetl’opinion
que lesspermatozoïdes de Lapin
montent en
progressant
par leurs propres moyens, contre un courant dû aux mouvements ciliaires del’épithélium
utérin.Or, l’épithélium
n’étant pas cilié
(L i m
et CHao( 1927 )),
ces auteurs estiment que seul le rôle de leurs mouvements proprespeut
être retenu. PARKER( 1931 ) pré-
tend aussi que les
spermatozoïdes progressent
dans l’utérusgrâce
à leurpouvoir locomoteur ;
il en voit la preuve dans les faits suivants : s’ilinjecte
dans lapartie
distale de l’utérus desspermatozoïdes
vivants illes retrouve dans la
partie proximale
2 heuresaprès,
etréciproquement
des
spermatozoïdes déposés
au bas des cornes sontprésents
au sommetaprès
le mêmelaps
detemps ;
se référant à une vitesse deprogression
des
spermatozoïdes
invitro,
de 0,05mm/sec.,
il émet l’avis que les sper- matozoïdespeuvent parcourir
les 7 cmreprésentant
lalongueur
descornes utérines en 25 mn
environ,
donc en moins de 2 heures. PourP
ARK E R
,
ses observations sont en accord avec celles faites antérieurement par LIM et CHAO( 192 6) qui
obtiennent lagestation
delapines
dont ilsont inversé un
fragment
de corne utérine. CHnrrG et PINCUS( 1951 )
ad-mettant que la vitesse de
déplacement
desspermatozoïdes
est la mêmein vivo et in
vitro, pensent
aussi que leurtransport peut
être assurégrâce
à leur motilité.
Tous les autres auteurs et ils sont les
plus nombreux,
attribuent à l’utérus un rôle actif dans le transit desspermatozoïdes.
Ainsi pour LEUCKARDT
( 1 85 3 )
lesspermatozoïdes
deLapins
sontvéhiculés par un
antipéristaltisme
desparois utérines, opinion partagée
par MARTIN
( 1 8 95 ).
Plus récemment KR!HBm!, et CARS’r!rrs(1939)
montrent
qu’une
stimulation de la vulve deLapine
est nécessaire pour obtenir letransport
desparticules
inertes, duvagin
dans le reste dutractus
génital.
De nombreux auteurs ont directement étudié l’activité musculaire de l’utérus et des cornes utérines. WISJE-NBECY,
(zg22),
etW ISJ E N BFC K
et GREVENSTUCK
( 19 22)
mettent en évidence unpéristaltisme
desparois
utérines de la
Lapine.
Pendantl’oestrus,
l’utérus est très actif(B ROU II A , S
IMONNET
,
1927, chez laRate),
et au moment du coït, il seproduit d’après
W
ESTMANN
( 192 6)
unehyperhémie
du tractusgénital
de laLapine,
avecarrêt des
contractions,
celles-ciréapparaissant
ensuite avec uneplus grande fréquence
pour diminuer un peu avant l’ovulation de laLapine (WEST
MANN
, I ga6 ;
REYNOLDS etFRIEDMAN,
Ig30 ; SAGER etLEONARD, I
g 3
6) ;
chez la Rate(C!ARK,
KNAUSS, PARKES,1925 -1926),
elles necessent
qu’après
l’ovulation.Chaque
contraction utérine serait la conti- nuation d’une contractiontubaire,
sedéplaçant
lelong
des cornespuis
s’atténuant dans la
région
du cervix(PoMPEN,
Ig33 ; W!sTMANN, Ig2g ; R!YNOI,DS,1949).
Sur la Rate anesthésiée à
l’amytal
deSodium,
RossMAN( 1937 )
meten évidence deux sortes de
péristaltisme :
l’un affectant unfragment
decornes de I cm, l’autre de
plus petites
fractions. Ces contractions pro-duisent,
au sein duliquide utérin,
des courantsrapides dirigés
vers lesommet des cornes de l’utérus. Les
spermatozoïdes
de Rat véhiculés dansce milieu utérin
(H AR T MAN
et BAI,I&dquo;1930 )
remonteraient un peuplus
lentement en l’absence de
liquide (W ARR E N , I g 3 8),
saprésence
favorisantla
fécondation,
sans toutefois êtreindispensable (LÉONARD, 1950 ).
V
AN DE MARK et MOELLER
( 1951 ) qui
ont trouvé des montées despermatozoïdes quasi-instantanées,
chez laVache,
en ont cherchél’expli-
cation dans une activité du tractus femelle. Constatant des variations de
pression
intra-mammaire au moment del’accouplement,
HAYS et VAND
EMARK
( 1951 - 195 2)
en concluent que la stimulation des organes sexuels provoque unedécharge d’ocytocine.
VAN DEMARK et HAYS( 1952 )
enre-gistrant
alors les contractions utérinesqui
déclenchent cettedécharge d’ocytocine,
enplaçant
un ballonnetrempli d’eau,
invivo,
dansl’utérus,
constatent que la vue,
l’approche
d’unTaureau,
le simulacre d’accou-plement
et le coït avecéjaculation,
sont autant de stimuliqui
déter-minent une
augmentation
du tonus utérin et uneapparition
de contrac-tions dans les minutes
qui
suivent.Normalement,
il y a des contractionsrégulières, fréquentes
et de faibleamplitude pendant
l’oestrus de laVache,
alors
qu’au
milieu ducycle oestral,
elles sont deplus grande amplitude,
mais moins
fréquentes (HAYS,
VAN D!!TARK,Ig5 3 ). Opérant
in vivo etin
vitro,
HAYS et VAN DEMARK(Ig53),
et VAN DEMARK et HAYS( 1951 )
constatent que les contractions utérines
peuvent
être accentuées parl’ocy-
tocine et atténuées par
l’épinéphrine.
SAI,ISSURY et VAN D!MARK( 1952 )
en concluent que l’ascension
rapide
desspermatozoïdes
dansl’appareil génital
de la Vache est due à des contractions del’utérus,
résultant d’uneexcitation nerveuse
qui
détermine une sécrétiond’ocytocine agissant
surles muscles utérins. En
injectant
au moment du coït del’ocytocine
à desvaches,
HAYS et VAN DEMARK(I953)
constatent uneaugmentation signi-
ficative du taux de
conception
parrapport
auxtémoins ;
malheureuse-ment, ils obtiennent la même
augmentation
avecl’injection d’épiné- phrine.
RowsoN( 1955 )
amontré,
chez laVache,
que les contractions utérines déterminent uneprogression
de substances opaques aux rayons X,et fixé leur vitesse de
progression ( 75
mn pour atteindre le sommet destrompes
deFallope),
vitesse que l’on nepeut
comparer à celle de cellulescomme les
spermatozoïdes.
2
0 Recherches
personnelles.
Pour les raisons
indiquées
ausujet
ducervix,
desspermatozoïdes
morts ont été utilisés dans l’étude de la montée des
spermatozoïdes
dansles cornes utérines. Pour éviter toute cause
d’erreur,
lesgamètes
mâles ontété
séparés
parcentrifugation
duliquide spermatique,
la seulepesanteur risquant
de déterminer un écoulement du sperme lelong
du tractus, aucours des
manipulations.
Lesspermatozoïdes
ont été ensuite tués par le froid pourpréserver
des substancespouvant
éventuellement avoir uneaction sur l’utérus.
a) Étude
in vivo. - Dans unepremière expérience,
desspermatozoïdes
morts sont
déposés
dans lapartie proximale,
c’est-à-direcervicale,
descornes utérines. La lumière du col de l’utérus
présentant
une série dechicanes dues à la
présence
de nombreuxreplis
de laparoi,
il est im-possible,
à la différence de laVache,
dedéposer
par voiecervicale,
desspermatozoïdes
dans l’utérus de la Brebis. Nous avons donc été conduits àopérer
parlaparatomie
de Brebis anesthésiées.Deux
anesthésiques
ont été utilisés : le Nesdonal et lechloral,
cedernier n’affectant pas le
rythme
des contractions desfragments
d’utérusde Brebis anesthésiées
(AMBacH!,
HaMMO:!D,1949 ).
Il n’est pas ques-tion,
eneffet,
d’avoir recours à l’éther ou à d’autresanesthésiques
admi-nistrés par voie gazeuse,
qui,
par legoût désagréable communiqué
à laviande,
la rendentimpropre
à la consommation.Avec le Nesdonal
(THis!u!,T,
OxTavnrtT, LAY!,AUD,194 8),
on faitune
injection
lente enintraveineuse,
dans la veinejugulaire,
d’une solu- tion à 10%
de nesdonal et 10%
deglucose.
Unequantité
de 5 à 10 cc suffit pour provoquerrapidement
le sommeil. L’anesthésie est maintenueen
injectant
engoutte
àgoutte
une solution à i%
de nesdonal et 10%
de
glucose.
Le chloral inoculé en
injection
intraveineuse sous forme d’une solu- tion à 20% d’hydrate
de chloral et 2%
de citrate desodium,
provoque le sommeilplus
lentement que le nesdonal. La narcose est maintenue parinjection goutte
àgoutte
de la même solution de chloral.L’animal anesthésié est maintenu sur le
dos,
lespattes
de derrière fixées par deux cordesqui
coulissent dans deuxpoulies
fixées auplafond.
Après
avoirpratiqué
une ouverture de 6 à 10 cm sur laligne blanche,
le train
postérieur
estlevé,
lesépaules
et la tête restant seules sur la tabled’opération.
Dans cetteposition,
les viscèresretombent,
par leur proprepoids, dégageant
lapartie postérieure
del’abdomen,
donc le tractusgénital qui
est facilement accessible. Laposition
de l’animal negêne guère
la
respiration,
mais elle provoquefréquemment
des vomissementsqui peuvent
entraîner la mort par obstruction de latrachée,
si l’on neprend
soin de
placer
une sonde intratrachéale débouchantlargement
à l’exté-rieur.
En surveillant le
rythme respiratoire
et enréglant
convenablement le débit dugoutte
àgoutte,
les syncopes sont rares et on obtient unenarcose
permettant
facilementl’opération qui
dure normalement 15 à20
minutes, comprenant
ledépôt
desspermatozoïdes
morts au bas descornes utérines au moyen d’une
aiguille
munie d’unmandrin,
et la suture de laparoi
médio-ventrale del’abdomen, puis
de la peau. L’anesthésiepeut
êtreprolongée
si des observations ou desprélèvements
doivent êtreeffectués.
L’animal se réveille
généralement
30 minutes à l heureplus tard,
la fin de la narcose
apparaissant plus
viteaprès
l’anesthésie au nesdonal.Les
Brebis, accouplées
avant etaprès l’opération
avec un Béliervasectomisé,
sont abattues 4 heuresplus
tard(l’anesthésique
ayant, dansces
conditions,
cesséd’agir depuis
un certaintemps).
I,a recherche des
spermatozoïdes
par latechnique
des frottis montre(tableau XVI)
que lesgamètes
mâles sont dans tous les cas, etquel
que soitl’anesthésique utilisé, présents
tout aulong
des cornesutérines,
le sommet étanttoujours
atteint. Lesgamètes
ont doncprogressé
par suited’une intervention de l’utérus.
La même
expérience
a été réalisée sur des Brebis en milieu de dioes- trus, en utilisant seulement le chloral(tableau XVII).
Une remontée très faible de
spermatozoïdes
s’estproduite,
ceux-ciayant atteint le milieu des cornes dans 3 cas sur 6 et n’étant parvenus
au sommet que dan un seul cas, et en très
petit
nombre.Ces résultats montrent donc que la
progression
desspermatozoïdes
morts
dépendrait
d’une activité del’utérus,
activitéqui
seraitplus
faibleen milieu de dicestrus
qu’en
oestrus.b) Étude
in vitro. - Une étude in vitro a d’ailleurspermis
de confir-mer ces résultats.
Des tractus
génitaux
de 6brebis, préalablement accouplées
avecun bélier
vasectomisé,
sont mis en survie. Leprélèvement
del’organe
est
fait,
aussitôt l’animaltué,
le tractus étant sectionné au niveau de lapartie
ceri-icale. Pourchaque expérience,
nous avons utilisé les deux cornesutérines.
Chaque
moitiésupérieure
du tractus estplacée
dans uncylindre qui communique
avec unserpentin
lui-même relié à unrécipient
contenant du
Tyrode.
Une deuxième tubulure ducylindre permet
la
vidange totale,
un courantd’oxygène
alimentant le milieu de survie par une troisième tubulure. Les deuxcylindres
et leserpentin, qui depuis
le flacon de
tyrode
sert à lesalimenter, baignent
dans l’eau d’une cuveà
thermostat,
à latempérature
de3 8 0 5 .
I,apartie proximale
du tractus,où sont
déposés
lesspermatozoïdes,
est ensuiteligaturée
et fixée à l’extré- mité d’unebaguette
de verre solidaire du bouchonqui
obture lapartie
inférieure du
cylindre.
Latrompe
deFallope ligaturée
estlibre,
de tellesorte que le tractus
puisse
se contracter librement. Lesopérations
sontfaites avec le maximum de soins et le minimum de
manipulations
pouréviter tout
déplacement
accidentel desspermatozoïdes.
La
composition
de la solution deTyrode
est la suivante :4
heures
après
la mise enplace
des organes dans la cuve àsurvie,
ceux-ci sontprélevés,
lestrompes
étanttoujours
maintenues à un niveauplus
élevé que les cornesutérines,
pour éviter toute erreur consécutive à une intervention de lapesanteur.
De la lecture des
frottis,
il ressort(tableau XVIII),
que les résultats obtenus in vitro confirment ceux réalisés in vivo. Alors que dans les trac- tusgénitaux
de Brebis en oestrus, lesspermatozoïdes
sont retrouvés ausommet des cornes, ceux-ci ne
sont jamais présents
à lapartie supérieure
des cornes utérines de Brebis en
dioestrus,
lapartie
moyenne n’étant même atteinte que dans deux cas sur six.c)
Interprétation des résultats. - Ces résultats montrent donc que l’utérusjoue
un rôle dans le transit desspermatozoïdes
du cervix à lajonction utéro-tubaire,
les cornes utérines secomportant
différemmentpendant
l’oestrus et le milieu du dioestrus.Nous avons donc été conduits à étudier les contractions des cornes
utérines à différents moments du
cycle
oestral. Gu!rrr( 1944 ),
AMBncH!et HAMMOND
(ig 4 8),
se sont, eneffet,
seulement attachés à étudier l’action de différentes substances sur l’utérus de Brebisgestantes
ou en anoestrus.Nous avons délaissé la
technique
du ballonnet utilisé par VAN DE-:MARK et RAYS
( 1952 ) qui
a ledésavantage
de distendre anormalement les cornes utérines. REYNO!DS( 1949 ) signale
les inconvénients de cettedistension
qui
détermine uneplus grande augmentation
du volume intra- utérin que de la surface des cornes. Il en résultequ’une
faible contraction dumyomètre
d’un utérus distendupeut
avoir un effetapparent plus grand qu’une
très forte contraction d’un utérus moins distendu.L’opéra- tion,
àpression
et volume constants, ne crée pas en outre, des conditionsexpérimentales comparables,
car on ne tient pascompte
des variations de l’étatphysiologique
de l’utérus. Dans certains cas,enfin,
la distension de l’utéruspeut
mêmeaugmenter
la contractilité dumyomètre
defaçon
réelle ou
apparente (RE YNO LDS, z9!9).
Dans ces
conditions,
les contractions des cornesutérines,
mises ensurvie,
invitro,
sontenregistrées
de la manière suivante : larégion
dutractus
génital correspondant
àla jonction
utéro-tubaire est reliée parun
fil,
dont la tension esttoujours
la même, à un bras de levierportant
un
stylet
dont lesdéplacements
sontenregistrés
sur uncylindre
noirci.A
partir
d’un mêmeanimal,
onpeut
donc réaliser deuxenregistre-
ments, un surchaque
corne utérine.On constate
(graphique i)
que les cornes utérines de Brebis enoestrus,
présentent
descontractions,
aurythme
de 2 à 3 parminute,
des contractions deplus grande amplitude
étantséparées
par desplus petites.
En
dioestrus,
lerythme
des contractions est sensiblement le même mais celles-ci sontbeaucoup plus
atténuées et de faibleamplitude (gra- phique 2 ).
Cette différence
d’importance
des contractions utérinespermet
donc de penser quecelles-ci, responsables
dutransport
desspermatozoïdes
morts du cervix à la
jonction utéro-tubaire,
assurent leurprogression plus rapidement pendant
l’cestrusqu’en
milieu de dioestrus.>wnrrs et MiLLER
(i93(!),
Cupps et AsnE!,L( 1944 )
chez laVache,
K IN
G
( 1927 )
chez laTruie,
constatent aussi que l’activité del’utérus, plus grande
au moment del’oestrus,
diminue pour devenirfaible, quelques jours après.
RAYS et VAN DEMARK(r 9 j 3 )
observent chez la Vache despetites
contractionsqui
seproduisent
avec une assez hautefréquence pendant l’œstrus,
tandisqu’en
dioestrus ce sont des contractions deplus grande amplitude,
maisplus espacées qui
ont lieu. Pour ces auteurs,cependant,
laprogression
desspermatozoïdes dépendrait
d’une activité del’utérus,
due à une action del’ocytocine
sécrétée à la suite d’une exci- tation liée au coït. Si nous avons constaté comme ces auteurs quel’ocy-
tocine provoque une
augmentation
de tonus de l’utérus en survie invitro,
aucune différence dansl’amplitude
et lafréquence
des contractions des cornes utérines de Brebis n’est observable invitro,
que les animaux aient été ou nonaccouplés
avec un Bélier vasectomisé. La réaction de l’utérus àl’ocytocine
ix ;,1;’o cessant i à 3 minutesaprès
le coït(Ven
DE MARK et HAYS,
1952 ),
il faut admettre comme ces auteurs, que lescornes utérines interviennent dans le
transport
desgamètes
dans les3 minutes
qui
suiventl’accouplement. Or,
nous avons constaté non seu- lement que la montée desspermatozoïdes
dans le tractusgénital
de laBrebis nécessite
plusieurs heures,
mais encore que le cervix n’est traverséqu’après
15 ou 30 minutes et par la seule motilité desspermatozoïdes.
I,’action directe de l’utérus mise en évidence ne
peut
donc se manifesterchez la Brebis
qu’une
fois le cervix franchi par lesspermatozoïdes.
Cette fonction des cornes utérines est d’ailleurs mise
expérimenta-
lement en évidence in
vitro,
par inhibition des contractions par le Nesdo- nal. A ceteffet,
une des cornes utérines d’un tractusgénital
sert à l’en-registrement
descontractions,
tandis que desspermatozoïdes
mortssont
déposés
au bas de la 2e corne, l’inhibition des contractions étant suivie sur lapremière (graphique III).
En fin
d’expérience,
une élimination du Nesdonal parlavage
faitréapparaître
les contractions de la cornequi
est donctoujours
en sur-vie
(graphique IV).
On constate
(tableau XIX) qu’il
ne seproduit
aucuneprogression
des
spermatozoïdes
morts dans les cornes utérines de Brebis dont les contractions sont ainsi inhibées.l,a seule intervention des contractions utérines de la Brebis
peut
donc
expliquer
letransport
desspermatozoïdes
de Bélier dans cettepartie
du tractus femelle. Ces contractions déterminent un
brassage
du contenuutérin, puisqu’en déposant
desspermatozoïdes
morts débarrassés deliquide spermatique
au sommet des cornes de brebis enoestrus, in
vivoet in
vitro,
ceux-ci sont retrouvés au bas des mêmes organes 4 heuresaprès
leurdépôt (tableau XX).
Ces résultats confirment ceux obtenus par PARKER
( 1931 )
avecdes
spermatozoïdes
vivantsdéposés
à lapartie supérieure
des cornesutérines de
lapines ;
mais lesarguments
de cet auteur, attribuant à la seule motilité desspermatozoïdes
leurdéplacement,
sont vraisemblable- menterronés,
les contractions de l’utérusjouant
un rôlecapital
dans cephénomène
constaté tout au moins chez la Brebis avec desspermatozoïdes
morts.
Toutefois,
les contractions utérines nepeuvent
suffire àexpliquer
la
progression
desspermatozoïdes
dans cette zone du tractusgénital femelle, puisqu’il n’y
a pas, enopérant
avec desspermatozoïdes
morts(tableaux
XVI etXVIII),
l’accumulation desgamètes
mâles(fig. 4 ),
mise en évidence avec les
spermatozoïdes
vivants dans l’étude sur leur vitesse de remontée.On
peut
donc affirmer que si les contractions utérines suffisent àexpliquer
uneprogression
desspermatozoïdes
dans les cornes utérinesde Brebis en oestrus, cette
progression
estégalement
pour une certainepart
sous ladépendance
de la motilité propre desgamètes
mâles.III. - FACTEURS QUI CONDITIONNENT LA PROGRESSION DES SPERMATOZOIDES AU NIVEAU DE LA JONCTION
UTÉRO
TUBAIRE1 ! Résultats antérieurs.
Il est curieux de constater que le mécanisme
physiologique
du tran-sit des
spermatozoïdes
au niveau de lajonction utéro-tubaire,
ait faitl’objet
de peu de travaux. Cette fraction trèsbrève,
du tractusgénital femelle, joue pourtant
un rôle aussiimportant
que le cervix dans la montée desgamètes
mâles. Une très faiblepartie
desspermatozoïdes accumulés,
au sommet des cornesutérines,
franchissent en effet cetétranglement,
pour continuer leurprogression
dans lestrompes
deFallope.
Ce sont surtout des études
anatomiques
de cetterégion qui
ont étéfaites. KEM<Y
( 192 8) indique qu’il
y a, au niveau de lajonction
utéro-tubaire,
desreplis
muqueux,variables,
en nombre et endimensions,
lacorne utérine
pouvant
être considérée comme unprolongement
directde