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Vue de l hiver arabe, suite et non

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Academic year: 2022

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Vue de l’hiver arabe, suite et non fin…

Début Février, le site de l’Institut des Libertés publiait un papier sur un voyage professionnel dans trois pays d’Afrique du Nord dont l’Egypte.

Les évènements de ces derniers jours me conduisent, sans le bénéfice d’une nouvelle visite mais au travers des media, à proposer quelques pistes de réflexion sur ce qu’il est convenu d’appeler” le Printemps Arabe”, à savoir la transition de régimes autoritaires vers des gouvernements élus, qui souvent utilisent le processus électoral pour restreindre les droits de ceux qui n’adhèrent pas à leurs valeurs.

Ceci devrait nous conduire à une interrogation plus fondamentale, démocratie ou libertés ? Cette critique avait déjà été formulée lorsque sous la Présidence de Bush43, les « neo con » soutenaient la démocratie de type dit occidental en Irak, alors qu’elle conduirait évidemment à la prise du pouvoir dans un pays a 60% + shiite par les thuriféraires et proxies des Mullah iraniens.

Fallait –il au contraire s’opposer à une telle évolution, au nom du principe révolutionnaire de 1793 en France, pas de liberté pour les ennemis de la Liberté… ?

Certes le passage soudain d’un processus électoral de pure forme a une élection ouverte et libre, dans une société ou la séparation des cultes et du pouvoir politique n’est pas naturellement acceptée, renforce le pouvoir d’influence d’organisations telles que les Frères Musulmans, ou le Hamas, pour l’obédience sunnite, et le Hezbollah pour les Shiites. Ces organisations, souvent persécutées sous le régime déchu, bénéficient de ce statut d’opposant historique, et le cumule avec le rôle éducatif, humanitaire ou social, pour légitimer – ou occulter – auprès du plus grand nombre le message politique.

De fait, il faut garder à l’esprit que lors des élections parlementaires de 2011/2012,

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les suffrages cumules des Islamistes du Parti dit de la Reforme et de la Justice – ie Muslim Brotherhood- et des Salafistes du Al Nour, représentaient 69% des voix.De même Mohamed Morsi, le Président désormais déposé, avait été élu au suffrage universel direct au second tour contre un adversaire unique qui n’avait recueilli que 11% des voix.

Et la Constitution d’inspiration islamiste avait été adoptée par referendum par une majorité de 64% d’approbation même si Le Caire avait voté non.La chute de Morsi ne pouvait venir de seules manifestations de rues, elle devait être actée par un coup militaire avec un « nihil obstat » américain.

Dans mon papier précèdent de février 2013, je soulignais le caractère autoritaire et versatile de Mohamed Morsi et de son entourage. Autoritaire dans son refus de compromettre avec toute forme de désaccord.Versatile par une absence d’expérience de gestion publique pour des dirigeants qui avaient passé plusieurs décennies dans une opposition tranchée, réprimée, en exile ou en prison, avec de surcroit une expérience professionnelle d’ingénieur, de médecin, d’enseignant..

Loin des réalités et contraintes du pouvoir notamment au plan politique, leurs allies extérieurs – et financiers – étant la Turquie et son gouvernement islamiste, dont le monde à découvert récemment les tendances autocratique et répressives, et le Qatar dont la stratégie géopolitique est désormais bien connue.

Dans les semaines qui ont précédé le coup d’Etat, les réserves de change avaient encore diminué de manière alarmante, et l’aide internationale, hormis les pays précédemment cites, était gelée. Le tourisme, j’avais pu le constater, était en chute libre, et les remises des travailleurs égyptiens en Lybie n’alimentaient plus la balance des paiements extérieurs, près d’un million d’entre eux aillant rejoint le pays pour augmenter le nombre de chômeurs.

De ce fait, les multinationales opérant en Egypte avaient les plus grandes difficultés à importer.La Banque Centrale gérant la pénurie.

Le changement de régime ne s’étant pas traduit tant s’en faut, par une

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amélioration des conditions de vie du plus grand nombre, particulièrement au Caire, Alexandrie, et dans d’autres grandes cites, les difficultés économiques se cumulaient aux frustrations politiques pour alimenter une contestation de plus en plus vocale et virulente.Mais le pouvoir pensait avoir légitimité et durée, aucune élection n’étant prévue avant 3 ans.

Le régime continuait également à bénéficier en apparence d’une neutralité bienveillante des Etats Unis, et d’une disparition de l’armée de la scène politique, après un renouvellement assez large de ses officiers généraux.La politique américaine en Egypte est largement dictée par le souci de maintenir l’état de paix avec Israël, ratifie par plus de trente pays.

De ce point de vue, Morsi avait plus ou moins respecte la ligne jaune à ne pas franchir.Mais les vues aux Etats Unis évoluaient, notamment après certaines visites de parlementaires américains, de plus en plus critiques de l’administration égyptienne. Aussi sous l’influence d’intérêts économiques préoccupes par la dégradation de la situation conjoncturelle.Certains ont aussi mentionné le rôle ambiguë joue par l’Ambassadeur en poste au Caire.

Mis en demeure de composer et d’ouvrir son gouvernement aux oppositions, tant salafiste que libérales, Morsi a refusé, pensant sans doute pouvoir compter sur l’abstention de l’armée.

Lorsque le chef d’état-major a rendu son ultimatum public, le Président a continué sur la même voix, précipitant sa chute.

Comme je l’avais écrit début Février, ce coup d’état militaire est une très mauvaise nouvelle, même si on nous assure que de nouvelles élections libres interviendront dans 6 mois après une révision de la constitution d’inspiration islamiste dans un sens plus modéré, sous 4 mois ?La rue est maintenant investie par les partisans de Morsi, et les Salafistes d’Al Nour, au départ rallies a la destitution du Président, se sont retirés, suite au plus de 50 morts provoquées par les tirs de militaires soi- disant attaques et menaces.

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Le fossé se creuse entre les différentes factions opposées, le pouvoir est bien à l’armée, et le maintien de l’aide américaine – $1 milliard et demi par an – , en dépit du coup, vaut validation implicite.

L’Europe est bien évidemment absente – y compris au plan financier, deux grandes françaises, BNPP et Soc Gen ayant en début d’année vendu leurs implantations a des établissements du Golfe- et la chute temporaire des Frères Musulmans ramènent les puissances régionales sunnites wahabites, Arabie Saoudite et Emirats Arabes Unis.

Ce retour en arrière est extraordinairement préoccupant, les choses ne peuvent qu’aller plus mal, on ne voit aucune solution même très partiellement satisfaisante à court terme.

Et la politique de l’autruche menée par l’administration Obama est largement responsable de cette situation préjudiciable à la présence étrangère, mais aussi à un bien être amélioré de la condition du peuple égyptien.De ce drame il ne sort rien de bon ni pour les évolutions démocratiques au Moyen Orient, ni pour une société plus respectueuse des droits des minorités, et plus généralement des libertés publiques.

L’armée ne se comportera pas comme le despote éclairé type Frederic de Prusse dont Voltaire attendait en vain la défense des libertés.

Jean-Claude Gruffat

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Le “best of” du Cercle des Economistes à Aix en Provence

Jean Hervé Lorenzi et le Cercles des Economistes ont organisé pour la treizième fois cette année « Les Rencontres d’Aix en Provence ». Cet événement important dure trois jours. Il permet d’écouter et de rencontrer de nombreux acteurs de la vie économique, politique et universitaire. Le Président du Cercle des Economistes, maitre des horloges, avait convié cette année 225 intervenants pour s’exprimer sur le thème : « Le choc des temps, l’économie mondiale entre urgence et long terme ». Le soleil a fait, comme d’habitude, partie de l’organisation, ce qui montre que la météo est une science infiniment plus fiable que la prévision économique.

L’année dernière, les intervenants avaient abusé des citations de Winston Churchill en nous invitant à nous préparer pour du sang et les larmes. Cette année on était dans la citation de Jean Claude Junker Président de l’Eurogroupe « Nous savons tous ce qu’il faut faire pour préparer l’avenir, mais nous ne savons pas comment le faire pour être réélu »

La crise est plus durable et plus violente qu’anticipé. Les politiques contra cycliques mises en œuvre sont usées et inefficaces. Il n’y a pratiquement plus de progrès de productivité. Sommes nous toujours dans une grave crise financière ou tout simplement dans la crise d’un modèle de croissance qu’il convient d’adapter ? Comment définir les actions prioritaires et faire en sorte que l’action dans

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l’urgence serve aussi une stratégie de long terme ?

Les investisseurs sont devenus shootés au « Quantitative Easing » (=politique monétaire très accommodante des banques centrales) qui a été beaucoup plus efficace pour faire monter le prix des actions que pour créer de la croissance économique. On est dans l’addiction et le manque de conviction

Les économistes sont dans l’incertitude et la modestie. Ils ont perdu une partie de leur crédibilité, car dans la finance moderne,ils sont sans arrêt confrontés l’illusion de la maitrise de l’économie. L’ingénierie financière qui repose sur l’efficience des marchés et la vérité des prix ne fonctionne pas. D’ailleurs, comme aimait le rappeler John K Galbraith auteur notamment du livre « La crise de 1929 », « La science économique est d’une extrême utilité car elle fournit des emplois aux économistes »

Les politiques vont devoir privilégier la gestion sérieuse par rapport au spectacle médiatique. Nous avons absolument besoin d’une industrie compétitive si nous voulons continuer à vivre dans une Europe forte. Le temps de la finance n’est pas celui de l’éducation et le temps du politique n’est pas celui de l’industriel. Il faudra beaucoup de temps pour désendetter des économies gavées de dette publiques et privées. On n’est plus dans la sortie de crise ou le rebond de l’économie.

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Ne pratiquons pas en permanence le Euro Bashing

La zone Euro entre dans son septième trimestre de récession. On peut très bien aboutir à une explosion de la zone Euro avec une banqueroute des pays faibles.

C’est ce que craint Yanos Papantoniou ancien Ministre des Finances de la Grèce. Il y a le feu à la maison européenne pense Eric Lombard de BNP Paribas Cardif . Pour lui il faudrait que la BCE intervienne sur le prix du temps en faisant baisser les taux longs qui sont encore trop élevés. Il n’y a eu que Jean Claude Trichet ancien président de la BCE pour exhorter les participants à ne pas pratiquer en permanence le dénigrement de l’Europe, le « Euro Bashing ».

L’Europe est un laboratoire des déséquilibres que l’on constate sur le plan mondial a dit Benoit Coeuré de la BCE. Les politiques qui ont la responsabilité de mettre en œuvre les réformes doivent gérer simultanément le temps de la finance, le temps de l’économie et le temps de la politique.

En France ce n’est pas la croissance mondiale qui sortira la France de sa mauvaise passe a rappelé Patrick Artus de Natixis. Tout ceux qui attendent ce moment seront déçus.

Les réformes structurelles doivent être entreprises le plus vite possible par le Président de la République et son gouvernement. Comme il faut remettre complètement à plat l’Etat Providence, Philippe Aghion, professeur à Harvard, propose deux routes : celle qu’il baptise de façon caricaturale de « conservatrice néo libérale » qui estime que le poids de l’état est une entrave à la liberté et à l’initiative individuelle. En face, la route qu’il propose, qui est celle des « sociaux démocrates » qui sont convaincus que l’état stratège est la seule solution. Tout le

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problème auquel aucun des participants n’a apporté de solutions est que les réformes structurelles ne doivent pas trop dégrader le court terme.

Elsa Fornero ancienne Ministre du Travail dans le gouvernement Monti a eu la pratique de la prise de décision sous la forte contrainte. Elle eu Vingt jours pour mettre en place la réforme des retraites en Italie. Elle l’a fait, ce qui a permis à l’Italie d’éviter une véritable débâcle financière. En France on pratique un rythme différent qui est celui de la « grenélisation » de la vie politique. Il oblige à consulter tout le monde très longtemps pour aboutir généralement à des solutions temporaires. Comme l’a dit très bien Louis Gallois Commissaire Général à L’Investissement, c’est une pratique que la France est arrivée à exporter avec beaucoup de succès à Bruxelles !

Pour le moment, l’obsession française pour les relances à court terme n’a d’égale que notre incapacité collective à construire un horizon de long terme….

L’entreprise doit être remise au cœur de la stratégie gouvernementale.

Il faut absolument dit Louis Gallois Commissaire Général à l’Investissement créer un consensus sur ce qui est bon pour l’entreprise. Il faut avoir le courage de modifier le

CICE qui est une usine à gaz trop compliquée a dit Jean Hervé Lorenzi . Quant à Christophe de Margerie Président de Total, il pense qu’il faut très vite remettre l’entreprise au centre. Utilisons les pour remonter la pente. Soutenir les marges

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des entreprises à court terme permet de préparer l’avenir en améliorant leur capacité à investir dans la productivité et l’innovation.

Philippe Camus de Alcatel Lucent souhaite que l’on évite désormais le cycle à quatre temps : 1/ on augmente les impôts 2/ on met en place un dispositif pour compenser une grande partie de la pression fiscale 3/ on supprime le dispositif mis en place qualifié de niche fiscale 4/ on revient à la situation de départ. Pierre-André de Chalendar président de Saint Gobain a reproché à l’équipe gouvernementale d’être passée en un an du déni de réalité au zigzag. Il faut avoir une vision claire et être pragmatique sinon on ajoute la défiance à l’incertitude.

Pierre Moscovici, ministre de l’économie, avait dit l’année dernière, dans l’amphi Montperrin de l’Université d’Aix Marseille, avec un peu d’arrogance « il y a dans cette salle beaucoup d’économistes qui ont travaillés avec nous et je les salue ».

Visiblement cette année, les rangs ont du s’éclaircir, car pour une raison tout à fait inexplicable, il à pris à partie l’ensemble de l’amphithéâtre qui était devant lui en lui reprochant sa défiance à son égard !

Il aurait été plus utile qu’il exprime sa vision : sur sa stratégie pour que la France retrouve une trajectoire de croissance au moins équivalente à celle des autres pays de l’OCDE ; sur le temps qui sera selon lui nécessaire pour réduire les dettes et reconstruire les capacités à créer des richesses ; sur le modèle qu’il choisit pour quelle Europe ; sur la perte de compétitivité de l’industrie française ; sur l’explosion du déficit du commerce extérieur ; sur l’articulation entre les politiques de compétitivité de court terme et de long terme qui pose un problème d’affectation des moyens publics.

Finalement, c’est Laurent Berger Secrétaire général de la CFDT qui a porté un des

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constats les plus lucides de ces rencontres. En France, l’ensemble des acteurs de la vie économique, politique et syndicale est incapable d’anticiper. On ne procède aux réformes que le dos au mur. Quand un accord comme celui du 11 janvier dernier qui commence à laisser un peu de souplesse aux entreprises en matière de droit du travail personne n’ose même en faire la pédagogie !

La déclaration finale de cette année contenait un plan jeune probablement pour rappeler au Président de la république dans ce domaine ses promesses de campagnes oubliées. Le taux de sous emploi des jeunes se rapproche dangereusement de celui des pays du sud de l’Europe. La période que nous traversons laisse beaucoup trop de jeunes sur le bord de la route. Il s’agit bien évidemment de mettre en œuvre une autre politique que celle des contrats aidés et de génération. Financés par le secteur marchand cela conduira inévitablement à accélérer un peu plus la désindustrialisation de la France.

Les erreurs de l’Europe dans l’énergie, l’automobile et probablement la banque

La politique énergétique de l’Europe est un véritable champ de ruines comme l’a décrit Gérard Mestrallet Président de GDF Suez. Depuis Kyoto les émissions de CO2 ont monté car on a substitué du nucléaire par du charbon, la compétitivité des entreprises européennes est handicapée par la non exploitation des gaz de schistes, la sécurité des approvisionnements de l’Europe a diminué et enfin on a créé des capacités en énergies renouvelables au moment où on en avait pas besoin !

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Dans le secteur automobile, Jacques Attali président de Planet Finance a rappelé que les réponses apportées à la crise des deux côtés de l’Atlantique ont été diamétralement opposées. Aux Etats Unis on s’est attaqué aux problèmes de surcapacité structurelle de certains constructeurs. En Europe on a fait le choix de solutions principalement conjoncturelles avec des plans temporaires de soutien de la demande.

Les banques européennes détiennent beaucoup trop d’obligations souveraines dans leur bilan. La politique monétaire a déjà fait beaucoup. Elle n’est pas en mesure de prendre les mesures de réformes structurelles à la place des politiques a rappelé Jan Weidman Président de la Bundesbank.

En marge de cette réunion, on constate que certains investisseurs sont extrêmement pessimistes sur les perspectives des marchés au cours des prochains mois, c’est notamment le cas de Chris Wood, le stratégiste de CLSA. Pour un fonds de pension, il recommande de détenir 50% de l’actif en or physique, 30% en Asie ex Japon et 20% en mines d’or. A suivre…

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“My taylor is still rich” ou petite bande dessinée à l’usage de la Grande-Bretagne

Comme les lecteurs fidèles le savent, de temps en temps j’aime bien me livrer à un petit exercice de survol historique d’un pays ou d’un concept en utilisant la méthode de la banque dessinée. Comme le disait Napoléon : “Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours“.

Le moment est venu, à mon avis, de faire ce petit travail sur la Grande Bretagne.

S’il y a un pays en effet auquel les Français ne comprennent rien, c’est bien celui là . Qui plus est, notre plus vieil ennemi est sans doute en train de sortir du trou où l’avait collé les Travaillistes alors que nos socialistes continuent allégrement et fort

“normalement ” à creuser.

Commençons par une évidence. L’alternance politique veut dire quelque chose en Grande Bretagne. Que le lecteur considère le premier graphique.

De 1966 à 1979, les Travaillistes (Socialistes) dominent la politique Anglaise. Pour un socialiste,l’Etat est toujours la solution– sinon il ne serait pas socialiste. Et donc de 1966 à 1976, le poids de l’Etat central passe de 21% du PIB à 29 % en un

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peu plus de 12 ans. Certes, nous avons eu un petit intermède conservateur avec monsieur Heath, mais qui n’eut jamais le courage de s’opposer vraiment à la vulgate dominante. L’homme aurait pu être Chiraquien mais je m’égare.

En 1977, nous avons la faillite de la Grande Bretagne (FMI à Londres) et en 1979, Madame Thatcher est élue, et s’attache à faire reculer l’Etat, tant elle est persuadée que l’Etat est le problème. Monsieur Major continue sur cette lancée, tant et si bien qu’en vingt ans d’efforts acharnés, l’Etat recule de 29% du PIB à 21

% du PIB.

En 1997, les électeurs Britanniques qui pensent- à tort bien sur- que les socialistes ont compris quelque chose, ramènent les socialistes au pouvoir et Messieurs Blair et Brown défont en 10 ans ce que les conservateurs avaient mis vingt ans à accomplir, en faisant repasser le poids de l’Etat dans l’économie de 21% à 29, 5% . Comme d’habitude, l’expérience socialiste se termine dans une crise financière majeure, le système financier Britannique “sautant” en 2008-2009, et en Juillet 2010, les électeurs ramènent au pouvoir les conservateurs qui s’attachent à nouveau à faire baisser le poids de l’Etat dans l’économie….

Certes, va me dire le lecteur, mais réduire le poids de l’Etat dans l’économie, n’est ce pas condamner les plus pauvres à la misère? N’est-ce pas L’Etat qui crée de la relance avec des créations d’emplois ?

C’est bien sur ce que veulent nous faire croire les « Oints du Seigneur » (cf Thomas Sowell) qui aiment vivre noblement dans les Palais Nationaux, au prétexte qu’ils auraient le monopole du cœur. Dans la réalité du terrain en revanche, c’est exactement l’inverse qui se passe. Ce que ne nous disent JAMAIS nos oints du Seigneur, c’est que les dépenses étatiques représentent toujours un COUT pour le secteur privé , et que quand les coûts augmentent, la rentabilité des affaires diminue, et que quand la rentabilité diminue, la croissance ralentit et le chômage augmente. En pratique, l’embauche d’un fonctionnaire déclenche en général la mise au chômage de deux travailleurs du secteur privé. Comme le disait Bastiat, il y a ce qu’on voit, l’embauche d’un fonctionnaire, et ce que l’on ne voit pas, la mise à pied de deux innocents. En fait on le voit très bien, mais la comptabilité Nationale cache cette vérité puisque son but c’est de favoriser la croissance de

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l’Etat. Ce but là en revanche, est atteint de façon remarquable.

Que le lecteur veuille bien considérer le graphique ci dessous qui relie le poids de l’Etat dans l’économie au taux de chômage de la population active, en Grande Bretagne..

Le lecteur voit bien que toute hausse structurelle du poids de l’Etat dans l’économie déclenche une hausse du taux de chômage environ deux ans après, le contraire étant également vrai. (J’ai ce graphique pour TOUS les pays du monde développé : Si vous voulez que le chômage augmente dans deux ans, embauchez des fonctionnaires maintenant).

Pourquoi cela? Tout simplement parce que la croissance économique ne dépend que d’une chose et d’une seule, que Schumpeter appelait la « Création destructrice ». Or, il n’y a JAMAIS de destruction dans le système Etatique. Et donc plus le poids de l’Etat monte, et plus le pays se met à ressembler à l’ex URSS et c’est bien sur ce qui est en train d’arriver à la France et c’est contre cela que se bat le gouvernement de Monsieur Cameron.

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“Big Brother is watching you”…

and Snowden

Comment ne pas évoquer cette phrase de George Orwell dans “1984”, lorsqu’on cherche à commenter les évènements de ces dernières semaines et la saga d’Edgar J Snowden, toujours retenu ( ?) dans le « sympathique » aéroport de Sheremetyevo ou il est arrivé le 23 Juin pour échapper à une éventuelle incarcération à Hong Kong dans l’attente d’une instruction de la demande d’extradition présentée par les Etats Unis.

Je ne connais pas Snowden, et je n’ai a priori aucune sympathie particulière pour lui, il est clairement en infraction avec de multiples règles auxquelles son activité de consultant pour le NSA est soumise, son futur me parait singulièrement sombre dans tous les cas de figure.

Fugitif perpétuel, recherchant un asile politique auprès de gouvernants pas particulièrement performants en terme de protections des droits et libertés dont il se réclame pour justifier ses indiscrétions.Je suis prêt à prendre le pari que dans un avenir pas trop lointain, il se rendra à la raison et reviendra aux Etats Unis pour faire face à ses juges, avec un « plea bargain » que ce pays pratique couramment.

Mon propos est plutôt de lancer des pistes de réflexion sur quelques thèmes que cette affaire rend actuels.

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Est-il légitime d’écouter les conversations privées des nationaux, des résidents, des alliés, et de l’ensemble de l’espèce humaine ?Comment apprécier le « trade off » abandon des droits de la personne pour le bien commun, en l’espèce la protection de vies humaines par une recherche agressive des terroristes potentiels avant qu’ils ne passent à l’acte ?

La première interrogation peut surprendre certains d’entre vous, notamment en Europe ou l’on affiche une égalité de principe de tous face à la loi. ( Ndlr :enfin, en théorie).En revanche aux Etats Unis, les nationaux, résidents, et visiteurs, ont des statuts bien différents, et il est intéressant de noter que c’est l’écoute des nationaux qui posent le plus de problème selon les sondages et enquêtes d’opinion pratiqués récemment ici.

J’ai eu l’occasion d’entendre récemment, sur ce thème, Rand Paul, sénateur républicain du Kentucky, tendance libertaire – fils de Ron Paul, à l’ occasion du diner de Competitive Enterprise Institute à Washington DC. Selon lui la faute majeure de l’administration Obama dans cette affaire a été révélée lorsque le directeur du NSA a menti dans une audition en affirmant que les conversations des citoyens n’étaient pas écoutées dans le cadre des différents programmes gérés par son administration.

Rien de pire en ce pays que de pratiquer le mensonge d’Etat, surtout dans le cadre d’une audition parlementaire.

De même, dans les débats sur l’envoi des drones, le seul vrai sujet était leur utilisation sur des nationaux, y compris lorsqu’ils étaient affilies à Al Qaida, qualifies d’ “ennemis combattants”.Et les loups solitaires de Boston étaient l’un américain par naturalisation, et l’autre sur le point de le devenir, son dossier ayant été différé mais pour une affaire de violence conjugale.

Ce qui également été relevé est l’importance des moyens dont dispose le NSA, même si l’on sait depuis longtemps que cette agence fédérale opère essentiellement des programmes d’écoute avec un très large champ d’action.En revanche l’écoute des non citoyens, ou qu’ils soient, ne pose pas problème, et ce

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qui gêne l’administration, c’est la révélation publique de l’étendue des programmes de toute nature. Déjà les indiscrétions de Wikileaks il y 3 ans avaient complique les relations avec tel ou tel pays allie, offusque de la teneur des propos tenus sur sa culture, ses pratiques, ou ses politiciens. J’en avais eu confirmation directe de l’ambassadeur en poste à Paris, Charles Rivkin, dont des remarques supposées privées avaient été publiées.

On relèvera toutefois que certains programmes semblent exonérer les pays proches du cercle Anglo-saxon, Canada, Australie, Nouvelle Zélande et Royaume Uni.La conclusion que l’on s’accorde à retenir, c’est la maxime de bon sens, ne pas se faire prendre en défaut.

Tous les pays, démocratiques ou non, pratiquent l’espionnage, pas toujours pour traquer de potentielles menaces terroristes, mais bien souvent pour rechercher des informations stratégiques y compris sur le plan commercial et industriel.

Les Etats Unis, qui disposent de moyens technologiques importants, au plan gouvernemental mais également auprès des leaders mondiaux de la nouvelle économie de l’information, ont évidemment un avantage concurrentiel.

On peut le regretter, on ne peut leur faire procès de s’en servir.

A cet égard, les déclarations d’un certain nombre de dirigeants, dont Francois Hollande, qui demandent – dans l’attente d’explications, d’excuses ? – un report de la négociation transatlantique récemment engagée, sont affligeantes de naïveté, ou de machiavélisme primaire. On sait que la France souhaite multiplier les exceptions, culturelles, alimentaires, voir financières, au champ des négociations, ceci limiterait les possibilités de compromis et ultérieurement serait préjudiciable aux intérêts Européens. .

Le vrai sujet des lors me parait être celui des limitations croissantes de la sphère privée, du fait de l’avancée technologique, sans garde-fous réels, ni contrôle effectif d’un tiers, par exemple judiciaire.

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C’est vrai des écoutes, mais aussi des veilles actives sur internet, de l’utilisation systématique des caméras de surveillance..

Et de l’utilisation de plus en plus fréquente de ces informations pour des fins personnelles ou commerciales. Sans autre protection que le recours éventuellement judiciaire a posteriori, lorsque le dommage a été déjà cause, et que l’on ne peut que demander réparation.

Personne, on le sait désormais, n’est à l’abri d’invasion dans sa vie professionnelle et privée.

Les journalistes dont les relevés de conversations téléphoniques ont été saisis sont un autre exemple de ces dérives. Pourtant le Président Obama a qualifié ces pratiques de « modest encroachments on privacy ».

C’est pourquoi une coalition hétéroclite de 86 sociétés du secteur internet et de groupements libertaires, ou « libéraux », au sens américain, cad « progressistes », ont saisi le Congres par une pétition dénonçant les actions de l’administration comme mettant en cause le premier et le quatrième amendements de la Constitution Américaine, à savoir « le droit de s’exprimer et de s’associer, y compris de manière anonyme », ainsi que « la protection contre saisies et perquisitions non raisonnables »

Le souci légitime de protection contre les menaces terroristes a entrainé un mouvement de restriction des libertés personnelles.

La manifestation de cette politique, et son échec, est le TSA, qui assure, dans le cadre du Homeland Security, la sécurité notamment dans les aéroports.

Certes le TSA assure des emplois peu qualifiés a une main d’œuvre souvent composée de minorités, mais son cout et son inefficacité reconnue, en font la principale et unique victoire d’Al Qaida sur le sol américain depuis le 11septembre 2001.

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Je reconnais tout à fait que la protection de la sécurité intérieure demeure une des missions fondamentales de l’Etat mais je suis de ceux qui considèrent que nous sommes allés trop loin au prix de couts excessifs qui ne se justifient pas, même si certaines vies humaines ont pu être préservées par ces programmes massifs de surveillance.

L’image de la démocratie américaine en sort endommagée, paradoxe d’un Président qui avait durant sa campagne en 2008 dénoncé certaines techniques d’interrogation, telles le « water boarding », et promis sous huitaine de fermer Guantanamo..

Par Jean-Claude Gruffat

Enfants terribles : pourquoi les

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marchés financiers devraient cesser de prendre les banques centrales pour leurs nounous

En Chine, le Quotidien du Peuple, l’organe de presse du Parti Communiste Chinois, a utilement rappelé cette semaine que les banques centrales ne pouvaient pas être en permanence les “nounous” des marchés.

C’est pourquoi la People’s Bank of China-PBOC, la banque centrale chinoise, a tenu à lancer un avertissement aux banques officielles et surtout aux banques parallèles (le “shadow banking system”), pour le moment sans graves conséquences, qui distribuent beaucoup trop de crédit sans beaucoup de discernement. Aux Etats-Unis, après avoir inondé les marchés de liquidités depuis le début de la crise, l’atterrissage de Ben Bernanke, président de la banque centrale américaine, sera difficile et compliqué. Si le resserrement monétaire est trop lent, les marchés risquent de s’inquiéter. S’il est rapide, les taux d’intérêt risquent de remonter avant que l’économie ne reparte.

La voie entre les deux stratégies sera très étroite. L’été sera très probablement marqué par beaucoup de volatilité pour les marchés. Les trois éléments qui vont influencer le comportement des marchés pendant les vacances seront

: 1/ le rythme de normalisation anticipé des taux aux Etats-Unis (lent ou rapide), 2/ la sous performance des marchés émergents,

3/ l’évolution de la situation économique de la Chine.

L’économie française est au bord de la dépression

En France, il faut absolument réduire le déficit budgétaire comme le réclament la

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Commission européenne, la Cour des comptes et la Banque de France qui s’inquiètent du déficit courant de la France. Malheureusement, le gouvernement depuis un an n’a su qu’augmenter les recettes, c’est-à-dire les impôts.

Le résultat, c’est que les recettes fiscales vont plonger d’environ 15 Md€, car l’instabilité et l’insécurité fiscale augmentent sans arrêt et les dépenses filent. Le déficit devrait déraper de 20Md€ de plus que prévu. François Hollande, le président de la République qui avait annoncé 60Md€ de réduction de déficit sur cinq ans, aurait du, pour respecter ses engagements, réaliser une baisse de dépenses de 15Md€ par an. C’est pourquoi l’annonce triomphale d’une baisse de dépenses de 1Md€ dans le budget 2014 est donc une véritable plaisanterie, rapporté à un niveau de dépense publique de plus de 1100md€ par an ! D’ailleurs, la Cour des comptes estime tout à fait nécessaire de réduire le nombre de fonctionnaires pour tenir l’engagement de baisse des dépenses.

En 2014, 14 400 suppressions de postes sont mises en avant alors que 12 949 postes sont créés. Le compte n’y est donc pas ! En attendant les mesures courageuses, la dette française a atteint un niveau record fin mars en s’établissant à 1870Md€ (avec le passif social) soit 91,7% du PIB.

Ce chiffre doit prendre en compte premièrement, le fait qu’une hausse de un point des taux d’intérêts, hypothèse très probable, coûterait 2Md€ au budget de l’état ; deuxièmement, intégrer le fait que les prévisions de la dette sociale sont alarmantes. Pour le moment, le scénario le plus probable est celui d’une seconde dépression car les risques de déflation sont devenus importants.

L’économie française ne peut même plus avoir pour objectif une croissance zéro….

Jean Marc Ayrault, Premier ministre, est dans le malaxage des chiffres du chômage avec un développement de emplois aidés et la mise en place de dispositifs pour faire en sorte que le licenciement ne devienne effectivement possible que si l’entreprise fait faillite…

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances avait expliqué que les 2/3 de réduction du déficit proviendraient de la diminution des dépenses publiques. On est très loin du compte puisque le financement du fameux Crédit d’Impôt

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Compétitivité Emploi-CICE n’est toujours pas assuré…. Les mauvais signes sont encore nombreux cette semaine : Christiane Taubira, ministre de la Justice, est comme l’a dit Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement Productif, “le meilleur carburant du Front National”.

En effet, un système judiciaire qui aboutit à mettre en prison pour deux mois ferme avec incarcération immédiate Nicolas Bernard-Brusse, arrêté après une manifestation contre le mariage pour tous mais en revanche à accepter le Mur des cons dans les locaux dépendant de son ministère et laisser relâcher sans arrêt tous les coupables de délits, est un système qui n’est pas du tout “normal”. En attendant, on assiste à une nouvelle flambée de cambriolages en France, avec en douze mois une progression de 6,8% en zone police et de 14% dans les secteurs couverts par la gendarmerie !

Cécile Duflot, ministre de Egalité du Territoire et du Logement, est surnommée par les professionnels de l’immobilier “Madame Duflop” compte tenu du fait que la Loi Duflot connaît des débuts décevants : les mises en chantier de logements à 340 000 se retrouvent à un niveau historiquement bas, le crédit à l’habitat devrait baisser de 8% en 2013 ! Le système de la garantie universelle des loyers qui serait mis en œuvre en 2016 est une puissante incitation pour les mauvais payeurs à ne pas s’acquitter de leurs obligations.

Cela n’incite pas du tout les investisseurs privés à investir. Tout cela s’ajoute à l’imposition des revenus fonciers, la taxation des plus values sur les résidences secondaires et des taxes foncières qui ne cessent de progresser. L’économie américaine semble aller mieux Aux Etats-Unis, l’économie se porte plutôt bien.

Selon Goldman Sachs, la réaction du marché a été excessive. C’est le moment de racheter des actions américaines. Première semaine positive depuis trois semaines.

Pour Michael Hartnett, stratégiste de BOA ML, les marchés cessent de paniquer quand les politiques commencent à avoir peur. C’est un signal d’achat. Dans les pays émergents, on assiste à une véritable colère des classes moyennes. Le véritable catalyste de ces manifestations sont les réseaux sociaux, qui dépassent complètement les pouvoirs politiques en place.

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Au Brésil, les soulèvements sont le révélateur de l’absence de politiques publiques de la ville dignes de ce nom…En Egypte, deux ans après la révolution, le pays est au bord de l’abîme. La plupart des marchés émergents sont valorisés 25% en dessous des marchés développés. Pourtant, après une baisse de 12,7% par rapport au plus haut de l’année et une remontée de 6,4% les marchés qui ont le plus rebondi sont la semaine dernière sont le Mexique + 9,1%, Chili +6,3% et Thailande 5,1%.

L’enthousiasme a disparu pour le moment et les réactions des investisseurs sont contrastées : Coutts réduit son exposition aux marchés émergents alors que Mirabaud reste à surpondéré … Parmi les secteurs, l’automobile, la distribution et les télécommunications ont participé à la hausse de la semaine dernière. L’éolien a l’air de sortir d’une période difficile de quatre ans et pourrait rebondir. Quand au nucléaire, le Japon, qui est obligé d’importer 86% de ses besoins énergétiques en pétrole, devrait reconsidérer sa position anti nucléaire…

Jean-Jacques Netter

Le secret de l’instruction sous la présidence de Nabilla

Le secret de l’instruction “Non, mais Allo quoi”? C’est tellement 20 eme siécle, n’est-ce pas France 2?

Comme le secret de l’instruction a volé en éclat, que la présomption d’innocence s’est évaporée, il est logique que les droits de la défense se concrétisent au journal de 20 heures.Il ne faut pas s’en étonner. Les garanties fondamentales se

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rattrapent aux branches comme elles peuvent.Bien sûr, les puristes, par exemple les spécialistes de la procédure, aimeraient qu’une partie à un procès ne vienne pas plaider sa cause à la télévision. Mais ils voudraient aussi que la personne mise en examen soit considérée comme innocente jusqu’à ce qu’un jugement au fond la déclare coupable. Ils aimeraient que l’instruction demeure secrète.

Ne serait- ce que dans cette idée, ô combien républicaine, d’une justice égale pour tous.

Mais revenons sur les meilleurs moments de cette instruction télevisuelle que même la Justice Américaine et O.J Simpson nous envie: Bernard Tapie, fraichement libéré de quatre jours et quatre nuits de garde à vue et mis en examen s’exprime en direct sur le plateau de France 2. Très remonté, Tapie nie en bloc, et crie au « complot ».

David Pujadas : « Pourquoi est-ce que vous avez le sentiment comme ça d’être persécuté ? »

Bernard Tapie : « Vous vous foutez de ma gueule ? ! » Sur sa garde à vue :

« C’était difficile à vivre mais moins que les cinq semaines que les médias m’ont fait vivre auparavant. Je n’avais jamais vu un tel acharnement ! » (question que Monsieur Tapie , qui a la mémoire courte, pourrait peut être poser à Pierre Botton?

au hasard?)

Sur l’un des trois arbitres, Pierre Estoup, mis en examen :

«  Il y a 15 ans, je ne savais pas qui était Pierre Estoup.  » (En quoi cela est-il une réponse sauf à admettre la raisonnement ” 5 minutes avant sa mort il était encore en vie, comme une thése digne de suivi)

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Sur sa réussite financière :

«  Ça vous emmerde que j’ai réussi, et ça me fait un plaisir incroyable !   »

Sur Nicolas Sarkozy dont il reconnait qu’il a dû donner son feu vert à l’arbitrage dans son affaire, mais affirme qu’il n’en a pas parlé avec lui :

« On a essayé de l’accrocher. C’est lui qu’on visait dans les faits ».

Sur un éventuel remboursement de la somme de l’arbitrage :

« Ca vous plairait ça ? Vous jubilez »…

Bernard Tapie joue la carte de la « France d’en bas » à laquelle il appartiendrait malgré sa fortune, et la « France d’en haut » à laquelle appartiendraient Pujadas, les médias qui s’« acharnent » sur lui, et le « système ». Dans une période de défiance comme celle que nous vivons, ça peut marcher auprès de l’opinion, moins auprès des juges…

Et personne, pour parler de Droit? De l’honnête ou du malhonnête?La fin est-elle donc le seul moyen ?

Mario Vargas LLosa dans “La fête au bouc” a tellement bien décrit l’attitude du dictateur face à la maladie qui le rattrape que c’est avec certitude que j’affirme ceci aujourd’hui: Quand la mort arrivera pour sonner à la porte de Bernard Tapie, il trouvera moyen de lui demander si “vous vous foutez pas de ma geule”.

Non mais Oh!

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