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ANDRIANJAFISON Francia

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Academic year: 2022

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(1)

PLACE DE LA CORTICOTHERAPIE DANS LA PRISE EN CHARGE DES RHUMATISMES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES : REALITES ET PERSPECTIVES A ANTANANARIVO

Thèse de Doctorat en Médecine

(2)

UNIVERSITE D’ANTANANARIVO FACULTE DE MEDECINE

Année 2013 N°:

PLACE DE LA CORTICOTHERAPIE DANS LA PRISE EN CHARGE DES RHUMATISMES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES : REALITES ET

PERSPECTIVES A ANTANANARIVO

THESE

Présentée et soutenue publiquement le 10 Janvier 2013 A Antananarivo

Par

Mademoiselle ANDRIANJAFISON Francia Née le 19 Août 1988 à Antananarivo

Pour obtenir le grade de

DOCTEUR EN MEDECINE (Diplôme d’Etat)

MEMBRES DU JURY

Président : Professeur RAPELANORO RABENJA Fahafahantsoa Juges:

Professeur RANDRIAMAROTIA Willy Professeur RANDRIA Mamy Jean De Dieu Rapporteur : Docteur RALANDISON Dimby Stéphane

(3)

SOMMAIRE

Introduction ... 1

Revue de la littérature ... 3

A. Les rhumatismes inflammatoires chroniques ... 3

1. Polyarthrite rhumatoïde... 3

2. Spondylarthrite ankylosante ... 10

3. Lupus érythémateux disséminé (LED)... 16

4. Arthrite juvénile idiopathique (AJI) ... 19

5. Goutte ... 22

6. Rhumatisme psoriasique ... 24

7. Sclérodermie systémique ... 27

8. Rhumatisme inflammatoire chronique indéterminé (RICI) ... 28

B. Cout de la prise en charge des RIC à Madagascar ... 29

C. La corticothérapie au long cours ... 30

Méthodologie ... 32

A. Objectifs ... 32

B. Type et cadre d’étude ... 32

C. Population d’étude ... 32

D. Critères de sélection ... 32

1. Critères d’inclusion ... 32

2. Critères d’exclusion ... 33

E. Paramètres à évaluer ... 33

1. Définition des paramètres ... 33

2. Tableau des variables ... 33

Résultats ... 45

A. Résultat de recrutement ... 45

B. Paramètres démographiques ... 45

1. Répartition selon l’âge et le genre ... 45

2. Répartition selon le secteur d’activité et l’habitation ... 46

C. Aspect clinique des pathologies retrouvées ... 47

(4)

1. Délai d’évolution de la maladie ... 47

2. Répartition des RIC ... 47

D. Usage de la corticothérapie ... 48

1. Avant la 1ère consultation en Rhumatologie ... 48

2. Durant le suivi en Rhumatologie, CHU HJRB ... 49

3. Réponse clinique à la corticothérapie ... 51

4. Facteurs intervenant dans la perte de vue dans la PR ... 52

5. Complications imputables à la corticothérapie ... 54

Discussions ... 56

A. Aspect épidémio-clinique des RIC à Antananarivo et usage de la corticothérapie ... 58

1. Type des RIC ... 58

2. RIC et genre ... 59

3. RIC et âge ... 59

4. Profession des patients et coût de la prise en charge ... 60

5. Les patients perdus de vue ... 60

B. Usage de la corticothérapie dans la littérature et son adaptabilité dans le contexte malgache ... 62

C. Les complications majeures imputables à la corticothérapie ... 65

1. Insuffisance surrénalienne (IS) post-corticothérapie ... 66

2. Fractures pathologiques ... 66

3. HTA et diabète ... 67

4. Les infections graves ... 68

Suggestions ... 69

Conclusion ... 72

Bibliographie... 73

SUMMARY ... 79

RESUME ... 80

(5)

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Niveau d’activité de la PR selon le score DAS 28 ... 4

Tableau II: Critères diagnostiques de l’ACR/EULAR 2009 pour le diagnostic d’une PR débutante ... 6

Tableau III: Critères de New York modifiés pour la classification de spondylarthrite ankylosante ... 12

Tableau IV: Critères d’Amor dans le diagnostic des spondylarthropathies (12) ... 13

Tableau V : Critères diagnostiques du LED selon ARA 1997... 17

Tableau VI: Critères de classification de l’AJI selon l’ILAR 1997 ... 20

Tableau VII: Critères de classification diagnostique selon « classification criteria for psoriatic arthritis » (CASPAR) ... 26

Tableau VIII : Les critères de prédiction de l’évolution vers une polyarthrite rhumatoïde (critères de Leiden 2) ... 28

Tableau IX: Évaluation du coût direct des moyens diagnostiques et thérapeutiques dans la polyarthrite rhumatoïde, exprimée en fonction du SMIC malgache (salaire minimal) ... 29

Tableau X: tableau des variables... 34

Tableau XI: place de la corticothérapie par rapport aux traitements de fond conventionnels ... 51

(6)

LISTE DES FIGURES

Figure 1: Critères ASAS dans le diagnostic d’une spondylarthrite axiale ... 14

Figure 2:Critères ASAS dans le diagnostic des spondylarthrites périphériques ... 15

Figure 3: Image radiologique d’une main de Jaccoud : déformation de la main sans lésions structurales radiologiques... 18

Figure 4: répartition de la population selon le genre... 45

Figure 5: répartition de la population selon l’âge ... 46

Figure 6: répartition des secteurs de travail des patients ... 47

Figure 7: type de pathologies recensées ... 48

Figure 8: répartition des molécules administrées avant la consultation spécialisée ... 49

Figure 9: traitements de fond conventionnels utilisés ... 50

Figure 10 : réponse therapeutique entre les deux premières consultations ... 52

Figure 11: comparaison entre les paramètres démographiques des patients suivis et des patients perdus de vue ... 53

Figure 12: comparaison des profils cliniques et évolutifs entre les patients suivis et les patients perdus de vue ... 54

Figure 13: répartition des complications d’une corticothérapie au long cours ... 55

(7)

LISTE DES ABBREVIATIONS

% Pourcent

€ Euro

µmol Micromolle

Ac Anticorps

ACPA Anti-citrullinated Anti-body

ACR American College of Rheumatology

ADA Adalimumab

ADN Acide Désoxy-ribo-Nucléique AINS Anti-inflammatoire non stéroidien AIS Anti-inflammatoire stéroidien AJI Arthrite juvenile idiopathique ANA Anticorps anti-nucléaire

ASAS Assessment of Spondylarthritis international Society BeST Behendel Stratagien Study

CASPAR Classification criteria for psoriatic arthritis CCP Cyclic citrullin peptid

CHU Centre Hospitalier Universotaire

COBRA Combinatietherapie Bij Reumatoide Artritis CRP C reactive Protein

DAS Disease Activity Score DMO Densité minérale osseuse

ETN Etanercept

EULAR European League Against Rheumatism EVA Echelle Visuelle Analogique

FR Facteurs Rhumatoides

FRAX Fracture Risk Assessment Tool

g Gramme

G/l Giga par Litre

HAQ Health Assessment Questionnaire

(8)

HAS Haute Autorité de la Santé HLA Human Leucocyte Antigen HTA Hypertension artérielle

IL Interleukin

ILAR International League Against Rheumatism

IMPROVED Induction Therapy with Methotrexate and Prednisone in Reumatoid Or Very early arthritic Disease

IRM Imagerie Par resonance magnétique IS Insuffisance surrénalienne

JRB Joseph Raseta Befelatanana

kg Kilogramme

LES Lupus erythémateux systémique MAP Mitogen Activated Protein

mg Milligramme

MTX Methotrexate

NAD Nombre d’articulation douloureux NAG Nombre d’articulation gonflée NF Numération formule sanguine NFκB Nuclear Factor Kappa B

OMS Organisation Mondiale de la Santé

PKC Protein Kinase C

PR Polyarthrite rhumatoide

RICI Rhumatisme inflammatoire chronique indéterminé SAM Syndrome d’activation macrophagique

SMIC Salaire minimum interprofessionnel de croissance Spa Spondylarthropathie

TICORA Tigh Control of Rheumatoïd Arthritis TNF Tumoral Necrosis Factor

VS Vitesse de sedimentation des hématies

(9)

Introduction

Plusieurs pathologies inflammatoires chroniques sont suivies dans le service de Rhumatologie, CHU JRB, Antananarivo, dont la plus fréquente est la polyarthrite rhumatoïde (PR). Cependant, la prise en charge des patients connaît plusieurs difficultés tant sur le plan diagnostique que thérapeutique.

Sur le plan diagnostique, il existe une difficulté d’accès aux consultations spécialisées : un seul centre de référence en Rhumatologie pour tout le pays, nombre très limité de rhumatologues. De leur côté, les patients ne sont vus qu’à un stade tardif de leur maladie, probablement pour de raisons sociales, démographiques et surtout économiques.

Par conséquent, il est difficile d’établir un diagnostic étiologique d’une polyarthrite chronique qui repose sur sur des subtilités cliniques et paracliniques. .

Sur le plan thérapeutique, tous les soins et médicaments sont en général payants, avec un accès et disponibilité très limités aux traitements conventionnels. Par ailleurs, le coût des médicaments et des examens biologiques influence le suivi au long cours des patients, augmentant ainsi le taux de perdu de vue. Pour toutes ces raisons, et plus de son effet anti-inflammatoire immédiat, on note à Madagascar une large utilisation et souvent mal codifiée des anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS) dans le traitement des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC), et dont la prescription au long cours expose à de nombreux effets indésirables potentiellement graves.

Nous réalisons cette étude dans le but d’évaluer la place actuelle de la corticothérapie dans le traitement des RIC à Madagascar, tout en analysant l’environnement de la prise en charge de ce groupe d’affection. Nous essayerons de dégager les bénéfices et effets indésirables majeurs imputés à la corticothérapie, afin de pouvoir proposer un schéma de bon usage des corticoïdes, en tenant compte du contexte réel d’exercice de la Médecine dans notre pays.

(10)

Pour atteindre ces objectifs, nous allons faire en premier lieu une revue de la littérature sur les rhumatismes inflammatoires chroniques et la corticothérapie au long cours, puis enchainer dans la deuxième partie avec les résultats de notre étude réalisée dans l’Unité de Rhumatologie, CHU JRB Antananarivo. Nous conclurons avec la discussion et nos propositions pour un bon usage de la corticothérapie au long cours.

(11)

Revue de la littérature A. Les rhumatismes inflammatoires chroniques

Ils regroupent des affections ayant en commun des manifestations articulaires évoluant depuis plus de trois mois, et dont le mécanisme physiopathologique repose sur un processus auto-immun ou auto-inflammatoire (1).

Selon les manifestations cliniques et le profil évolutif, on peut classer les RIC en trois grandes catégories (2) : les rhumatismes avec atteintes structurales importantes incluant surtout la PR et la spondylarthropathie (Spa); les maladies systémiques donnant une polyarthralgie comme le lupus érythémateux systémique (LES), la sclérodermie, le rhumatisme psoriasique, l’arthrite juvénile idiopathique enfin les rhumatismes divers dont la goutte, les arthrites réactionnelles et les RIC indéterminés.

1. Polyarthrite rhumatoïde a) Définition

C’est une affection auto-immune chronique évoluant par poussée, entrainant une destruction articulaire progressive, avec des répercussions fonctionnelles, sociales, psychologiques et professionnelles importantes. Elle se caractérise par une atteinte symétrique associant un gonflement articulaire secondaire à une synovite ou à un épanchement intra-articulaire, une douleur d’horaire inflammatoire et une raideur matinale.

(3)

La PR est de loin la plus fréquente des RIC. Sa prévalence est de 1% en Europe, à prédominance féminine avec un sex ratio de 1/3. L’âge de début de la maladie se situe entre 35 à 70 ans.

La PR peut être évaluée selon son évolutivité, sa gravité structurale ou fonctionnelle, et sa durée d’évolution.

Selon son évolutivité, une PR peut être dite active, en rémission, évolutive ou grave. (3)

(12)

(1) Evaluation de l’activité de la PR

Elle est mesurée à travers le Score DAS28 (tableau I). Il s’agit des critères proposés par l’EULAR, dont les principaux paramètres sont le nombre d’articulations douloureuses et de synovites, l’appréciation globale du patient sur son état de santé, et la vitesse de sédimentation des hématies.

Tableau I : Niveau d’activité de la PR selon le score DAS 28

Niveau d’activité Score DAS 28

PR en rémission

PR de faible niveau d’activité PR active

PR modérément active PR très active

‹ 2,6

‹ 3,2

› 3,2 3,2 à 5,1

› 5,1 DAS: Disease Activity Score; PR: Polyarthrite rhumatoïde

(2) PR sévère

Elle est définie par la présence d’un seul des critères suivants :

 Progression de lésions structurales en imagerie

 Présence de manifestations systémiques

 Handicap fonctionnelle avec un score HAQ ≥ 0,5. Ce score évalue le statut fonctionnel du patient la semaine précédente. Il concerne 8 domaines d’activité de la vie quotidienne dont s’habiller et se préparer, se lever, manger, marcher, hygiène, atteindre et attraper, préhension et autres activités.

(3) PR évolutive

C’est une PR active avec progression structurale ou fonctionnelle dans le temps.

(13)

La gravité structurale est définie par la présence d’érosions précoces en imagerie, d’un syndrome inflammatoire biologique important, la présence du facteur rhumatoïde et d’anticorps anti peptides citrullinés. La gravité fonctionnelle est définie par un score DAS28 et un score HAQ élevé.

Selon la durée d’évolution, on peut classer la PR en 3 catégories (4):

 PR récente évoluant moins de 6 mois

 PR d’évolution intermédiaire entre 6 et 24 mois

 PR d’évolution tardive si datant de supérieur à 24 mois

b) Critères diagnostiques (1) PR à la phase initiale

Le diagnostic de PR au stade initial est particulièrement difficile du fait de l’absence de signes spécifiques de la maladie (1) (5). Il faut rassembler les éléments cliniques, biologiques et radiographiques pour pouvoir poser le diagnostic et instaurer précocement le traitement de fond.

La phase de début se manifeste habituellement par une oligo ou polyarthrite bilatérale et symétrique, avec souvent une atteinte au niveau des métacarpo-phalangiennes et inter- phalangiennes proximales, ce tableau corrélé à un syndrome inflammatoire biologique non spécifique marqué par une augmentation de la vitesse de sédimentation (VS) des hématies et du taux de protéine C réactive (CRP).

Néanmoins, de nouveaux critères ont été posés par l’ACR/EULAR (tableau II) en 2009 pour poser le diagnostic de PR débutante, afin de pouvoir introduire un traitement de fond précoce chez les patients susceptibles de développer la maladie. (6) (7)

(14)

Tableau II: Critères diagnostiques de l’ACR/EULAR 2009 pour le diagnostic d’une PR débutante

Paramètres Score

A- Atteintes articulaires 1 grosse articulation 2 à 10 grosses articulations

1 à 3 petites articulations (avec ou sans atteinte de grosse articulation) 4 à 10 petites articulations (avec ou sans atteinte de grosse articulation)

Supérieur à 10 articulations (au moins une petite articulation) B- Sérologie

FR négative et ACPA négative

FR faiblement positif (1 à 3 fois normale) ou ACPA faiblement positif (1 à 3 fois normale) FR fortement positif (›3 fois normale) ou ACPA fortement positif (›3 fois normale) C- Durée

‹ à 6 semaines

≥ à 6 semaines

D- Syndrome inflammatoire CRP normale ou VS normale CRP anormale ou VS anormale

0 1 2 3 5

0 2 3

0 1

0 1

(15)

Les patients éligibles pour cette classification sont ceux qui présentent au moins une articulation avec synovite clinique certaine (gonflement), ou des synovites non expliquées par d’autres pathologies. Un score supérieur ou égal à 6 est nécessaire pour poser le diagnostic de PR. (7)

(2) Critères de suivi

L’activité clinique sera évaluée à travers :

 le nombre d’articulations douloureuses (NAD)

 le nombre d’articulations gonflées (NAG)

 la durée de la raideur matinale

 le niveau global évalué par le patient grâce à l’échelle visuelle analogique (EVA) de la douleur

 le niveau global d’activité évalué par le médecin

Ensuite, il y a les critères biologiques qui sont la vitesse de sédimentation et le taux de la protéine C réactive.

Enfin, il y a le calcul du score DAS 28 qui est un paramètre essentiel que ce soit lors du bilan initial ou au cours du suivi du patient.

c) Traitement (1) Buts

Les principaux objectifs du traitement de la PR sont, en premier lieu, de contrôler l’activité de la maladie, et si possible d’obtenir une rémission complète. Ensuite, le traitement vise à réduire la douleur, à prévenir ou limiter les destructions articulaires, et surtout à améliorer la qualité de vie du patient. (8)

(2) Moyens

(a) Traitements médicamenteux

Pour y parvenir, les traitements de fond ayant un effet structural doivent être instaurés très tôt, dès la confirmation du diagnostic.

(16)

En absence de contre-indication, il est recommandé d’initier le traitement de fond avec le Méthotrexate en monothérapie, qui est le gold standard dans la prise en charge de la PR.

La posologie est de 0,3mg/kg/semaine, en débutant avec une dose de 15mg/semaine (2). On augmente la dose par palier de 4 à 8 semaines jusqu’à une dose maximale de 25mg/semaine.

Les traitements de fond agissent de manière différée, et doivent donc être associés à un traitement à visée symptomatique pendant les premières semaines. Une corticothérapie peut être introduite à une dose de 0,15 mg/kg/j, sans dépasser 10mg/j, en utilisant un corticoïde à demi-vie courte par voie orale telle que le Prednisone. Une injection intra-articulaire est indiquée en cas d’inflammation persistante mono ou oligoarticulaire, notamment au niveau des grosses articulations. On utilise un corticoïde retard, en privilégiant l’hexacetonide de triamcinolone.

L’hydroxychloroquine (PLAQUENIL*) à la dose de 400 à 600mg/jour est un autre traitement d’action lente, agissant sur la douleur et n’ayant pas d’effet structural. Comme la corticothérapie, il doit toujours être associé à un autre traitement de fond.

D’autres traitements de fond sont proposés en alternative en cas de contre-indications ou d’intolérance au méthotrexate. Ces molécules sont :

 le léflunomide (ARAVA), à la dose de 20mg/jour, sans réaliser une dose de charge

 ou le sulfasalazine (SALAZOPYRINE) à la dose de 1g/jour, en augmentant par palier hebdomadaire jusqu’à 2 à 3 g/jour.

Les autres traitements de fond appartiennent à la classe des biothérapies qui agissent de manière ciblée sur la réponse immunitaire. Ils regroupent :

 les anti-TNF alpha : l’infliximab (INF), l’adalimumab (ADA), et l’etanercept (ETN)

 les autres biothérapies en deuxième intention: abatacept, anakinra, rituximab.

(17)

(b) Traitements non médicamenteux

Ils font appel aux moyens physiques comme la kinésithérapie, l’ergothérapie, la balnéothérapie, ceux visant à réduire l’état douloureux et à aider le patient à reprendre ses activités quotidiennes tels l’exercice de rééducation et de réadaptation fonctionnelle.

Ensuite, il y a l’éducation thérapeutique et l’entretien psychologique qui permettront au patient de connaître et de comprendre sa maladie. Par conséquent, elle favorise l’amélioration de la qualité de vie du patient en le rendant acteur dans le traitement de sa pathologie à travers les exercices, les mesures d’économies articulaires, et surtout l’observance thérapeutique (2) (9).

(3) Indications

Avant la mise en route du traitement, il est primordial d’évaluer la sévérité initiale de la maladie en cherchant les facteurs de mauvais pronostiques dont :

 Le nombre d’articulation douloureuse et d’articulation gonflée

 L’intensité du syndrome inflammatoire

 La présence d’anticorps anti-peptide citrulliné (anti-CCP)

 La présence de facteur rhumatoïde

 Présence d’érosion en imagerie

 Un score DAS 28 › 3,2

 Un score HAQ › 0,5

Selon les recommandations de l’ACR 2008, pour une PR débutante, sans signe de sévérité ni facteurs de mauvais pronostic, on introduit le méthotrexate seul comme traitement de fond, associé à une corticothérapie à courte durée et avec une dose minimale efficace. En cas d’intolérance ou de contre-indication au méthotrexate, on utilise le léflunomide ou le sulfasalazine (4).

Pour une PR active sévère d’emblée ou avec signes de mauvais pronostic, on opte immédiatement pour l’association de traitement de fond comme :

(18)

 Méthotrexate avec l’hydroxychloroquine, ou avec le sulfasalazine, ou avec le léflunomide

 Ou sulfasalazine plus hydroxychloroquine

L’association méthotrexate avec sulfasalazine et hydroxychloroquine peut être indiquée devant une PR sans facteur de mauvais pronostic mais avec un degré d’activité assez élevé.

Enfin, le recours à la biothérapie dépend de l’inefficacité du traitement initial et de la gravité de la maladie (2) (4).

L’arrêt du traitement de fond n’est pas encore uniformisé par un consensus, mais on peut y penser en cas de PR en rémission persistante au-delà de 12 mois. La première mesure à faire est de stopper les corticoïdes, ensuite de diminuer progressivement la dose de la biothérapie tout en gardant les traitements de fond classiques (10).

Les moyens non médicamenteux sont toujours recommandés dans la prise en charge de la PR (2) (9).

2. Spondylarthrite ankylosante a) Définition

La spondylarthropathie est un groupe de RIC, caractérisée par une inflammation du squelette axial, une atteinte asymétrique des articulations des membres inférieurs, des enthésites, des manifestations extra-articulaires typiques et la présence d’une part génétique dans l’étiologie de la maladie (11).Elle est le deuxième RIC le plus fréquent après la PR. Le diagnostic est souvent posé à un stade tardif de la maladie, surtout pour la spondylarthrite ankylosante.

(19)

b) Critères diagnostiques

Différents critères ont été posés pour le diagnostic des spondylarthropathies, dont la spondylarthrite ankylosante est le chef de fil. Les plus utilisés sont le critère de New-York modifié (tableau III) et le critère d’Armor (tableau IV). (12)

(20)

Tableau III: Critères de New York modifiés pour la classification de spondylarthrite ankylosante

Critères Caractéristiques

Cliniques  Douleur lombaire et raideur depuis plus de 3 mois, améliorées par l’exercice, mais non calmées par le repos

 Limitation de mobilité du rachis lombaire dans le plan sagittal et frontal

 Limitation de l’expansion thoracique comparée aux valeurs normales corrigées pour l’âge et le sexe

Radiologique  Sacroiléite grade ≥2 bilatérale ou sacroiléite grade 3–4 unilatérale

La spondylarthrite est définie en présence du critère radiologique associé à au moins un critère clinique. La spondylarthrite ankylosante est probable en présence de trois critères cliniques ou en cas de présence du critère radiologique isolé.

Les 4 stades de classification de Forestier permettent de matérialiser les images radiologiques de sacroiléite (1) :

- Stade I: élargissement et flou de l’interligne

- Stade II: irrégularité des berges et aspect en « timbre de poste » - Stade III: condensation bilatérale et symétrique des sacro-iliaques - Stade IV: ankylose de l’articulation sacro-iliaque

(21)

Tableau IV: Critères d’Amor dans le diagnostic des spondylarthropathies (12)

Paramètres Score

Présence ou antécédents de signes cliniques

Douleurs nocturnes lombaires ou dorsales et/ou raideur matinale lombaire ou dorsale Oligo-arthrite asymétrique

Douleurs fessières sans précision, douleurs fessières à bascule Doigt ou orteil en saucisse

Talalgie ou tout autre enthésiopathie Iritis

Urétrite non gonococcique ou cervicite moins d’un mois avant le début d’une arthrite Diarrhée moins d’un mois avant une arthrite

Présence ou antécédents de psoriasis et/ou de balanite et/ou d’entérocolopathie chronique Signes radiologiques

Sacroiléite (stade ≥2 si bilatérale ou stade ≥ 3 si unilatérale) Terrain génétique

Présence de l’antigène B27 et/ou antécédents familiaux de pelvispondylite, de syndrome de Reiter, de psoriasis, d’uvéite, d’entérocolopathie chronique

Réponse au traitement

Amélioration en 48 heures des douleurs par anti-inflammatoires et/ou rechute rapide (48 heures) des douleurs à leur arrêt

1 2 1(2)

2 2 2 1 1 2 3

2

2

Un score supérieur ou égal à 6 permet de poser le diagnostic de spondylarthropathie.

Enfin, il y a les critères établis par le groupe Assessment of Spondylarthritis international Society (ASAS), qui met en exergue la place de l’IRM dans le diagnostic précoce des spondylarthrites axiales (figure 1) au stade dit « pré radiologique », et des spondylarthrites périphériques (figure 2).

(22)

Pour poser le diagnostic de Spa à l’IRM, il faut trouver à l’IRM des lésions inflammatoires actives de l’articulation sacro-iliaque, telles que l’œdème osseux ou des signes d’ostéite à la séquence T1 gadolinium, et dont la localisation est typique, c'est-à-dire au niveau de l’os sous-chondral ou péri articulaire.

Figure 1: Critères ASAS dans le diagnostic d’une spondylarthrite axiale Sacroiléite

+

≥ 1 critère de SpA

OU

HLA B27 +

≥ 2 critères de SpA

Critères de SpA - Lombalgies inflammatoires - Arthrite

- Enthésites - Uvéite - Dactylite - Psoriasis - MICI

- Réponse aux AINS

- Antécédent familial de SpA - HLA-B27

- CRP élevée

Manifestations axiales prédominantes (rachialgie ›3 mois et âge

‹45 ans), avec ou sans manifestations périphériques

(23)

Figure 2:Critères ASAS dans le diagnostic des spondylarthrites périphériques

c) Traitement : (11)

Selon la recommandation de l’ASAS/EULAR, le traitement de première ligne est constitué par l’administration d'un AINS durant deux semaines en absence de contre- indications, ceci associé à des moyens non pharmacologiques tels que les exercices physiques, la physiothérapie, sans oublier l’éducation thérapeutique du patient. En cas d’inefficacité de ce premier traitement, il est recommandé d’essayer un autre AINS à pleine dose.

Les traitements de fond conventionnels en rhumatologie comme le méthotrexate, le sulfasalazine, et le léflunomide n’a d’intérêt que dans les atteintes périphériques

Manifestations uniquement périphériques

Arthrite ou enthésites ou dactylite chez un patient ‹ 45 ans

Plus d’un élément parmi:

- Uveite - Psoriasis

- Maladie inflammatoire chronique de l’intestin - Infection pouvant être responsable d’une arthrite réactionnelle

- Présence de HLA-B27 - Sacroiléite à l’IRM

Au moins 2 éléments parmi :

- Arthrite - Enthésites - Dactylite - Lombalgie inflammatoire

- Antécedents familiaux de spondylarthrite

Ou uu uu

+

(24)

prédominantes. La corticothérapie se limite aux injections intra-articulaires de cortisone sous forme de traitement d’appoint.

Un patient présentant un haut degré d’activité de SpA, avec atteinte axiale majeure et résistant à un traitement bien conduit avec un AINS, est une indication d’utilisation des anti-TNF alpha.

3. Lupus érythémateux disséminé (LED) a) Définition (13)

C’est une maladie auto-immune non spécifique d’organe évoluant par poussée et caractérisée par d’anticorps antinucléaire (ANA) et d’anticorps anti-ADN natif.

Il atteint surtout la femme en âge de procréer, avec un sex ratio de 1 sur 9, et une forme pédiatrique dans 5 à 10% des cas. La gravité de la maladie réside sur les atteintes multiviscérales, notamment rénale. Les signes d’appel sont dominés par les manifestations cutanéo- articulaires dans un cas sur deux.

b) Diagnostic (1) Critère diagnostique

Ils sont définis par les critères révisés par l’ACR en 1997 (14) (tableau V)

(25)

Tableau V : Critères diagnostiques du LED selon ARA 1997

Critères Définition

1. Eruption malaire 2. Eruption discoïde

3. Photosensibilité

4. Ulcérations buccales 5. Arthrite

6. Sérite

7. Atteintes rénales 8. Troubles neurologiques 9. Troubles hématologiques

10. Troubles immunologiques

11. Anticorps antinucléaires

-Erythème malaire fixe, plat ou surélevé

-Plaques érythémateuses surélevées avec des squames kératosiques et des bouchons folliculaires ; des cicatrices atrophiques peuvent se former dans des lésions plus anciennes

-Eruptions cutanées inhabituelles au soleil signalées dans les antécédents ou constatées par le médecin -Ulcérations buccales ou nasopharyngées, généralement indolores

-Oligo ou polyarthrite périphérique non érosive, douloureuse, avec un gonflement ou un épanchement -Pleurésie ou péricardite

-Protéinurie persistante > 0,5 g/24h ou > 3+

ou Cylindrurie de tout type

-Convulsion ou psychose en absence d’autres causes évidentes

-Anémie hémolytique -Leucopénie ‹ 4G/l -Lymphopénie ‹ 1,5G/l -Thrombopénie ‹ 100G/l

-Ac anti-ADN, Ac anti-Sm, Ac anti-phospholipides (présence d’anticoagulant lupique, faux positif à la sérologie syphilitique)

-Augmentation anormale du titre dosé par immunofluorescence, en absence de médicament pouvant induire un syndrome lupique

(26)

(2) Manifestations rhumatologiques du LED

Les manifestations articulaires sont fréquentes et souvent inaugurales. Elles sont présentes dans 80% des cas au moment du diagnostic. Il s’agit d’une polyarthralgie bilatérale et symétrique dans les formes aigues. Elles sont parfois chroniques, réalisant trois aspects principaux : soit une synovite non destructrice et non déformante ; soit une ténosynovite associée à une rupture tendineuse, donnant l’arthropathie déformante type main ou pied de Jaccoud ; soit plus rarement une arthrite déformante avec destructions articulaires (13) (figure 3).

Figure 3: Image radiologique d’une main de Jaccoud : déformation de la main sans lésions structurales radiologiques.

c) Traitement

Il vise à court terme à assurer le confort du patient, et à long terme à éviter les épisodes de poussées et à limiter les atteintes d’organe. (13)

Le traitement de fond repose sur l’utilisation des antipaludéens de synthèse comme l’hydroxychloroquine à la dose de 7mg/kg ou de chloroquine à la dose de 3,5 mg/kg, associé à un AINS à visé anti-thrombotique, dont le plus utilisé est l’aspirine. Les formes sévères avec atteinte viscérale sont des indications d’utilisation de corticoïde à faible dose ou en bolus. L’utilisation des immunosuppresseurs est recommandée en cas d’atteinte rénale ou neurologique (15).

(27)

L’usage da la corticothérapie est très fréquente, notamment dans les atteintes rénales où on prescrit un bolus de méthylprednisolone, suivi d’une dose journalière allant de 0,5 à 1 mg/kg par jour.

4. Arthrite juvénile idiopathique (AJI) a) Définition

L’AJI est une arthrite de mécanisme inconnu le plus fréquent chez l’enfant. Elle est définie par l’International League of Associations for Rheumatology (ILAR) comme une atteinte d’au moins une articulation, durant un minimum de six semaines, et survenue avant le 16ème anniversaire de l’enfant. Sa prévalence varie de 5 à 18 sur 100.000 enfants par an, dont la forme oligo articulaire est la plus fréquente. (16)

b) Critères de classifications

Les critères utilisés actuellement sont ceux définis par l’ILAR en 1997 (tableau VI), où on distingue sept sous-groupes d’arthrite selon la présentation clinique, la présence de facteur rhumatoïde (FR), et d’anticorps antinucléaire (16) (17) (18).

(28)

Tableau VI: Critères de classification de l’AJI selon l’ILAR 1997

Forme clinique Critères Critères d’exclusion

Forme oligoarticulaire

 Pérsistante

 Étendue

1 à 4 articulations pendant les 6 premiers mois

 ≤ 4 articulations atteintes au bout de 6 mois

 › 5 articulations atteintes

Abcde

Forme polyarticulaire FR négatif

› 5 articulations dans les 6 premiers mois FR doit être négatif

Abcde

Forme polyarticulaire FR positif

Arthrite ≥ 5 articulations dans les 6 premiers mois de la maladie.

Le FR doit être positif dans les trois derniers mois.

Abce

Enthésites avec arthrite Arthrite + enthésite ou arthrite ou enthésite associée à 2 des critères suivant :

 Douleur des sacroiliaques et/ou douleur lombaire inflammatoire

 Presence du HLA B27

 Histoire de spondylite ankylosante, enthésite avec arthrite, sacroiléite avec maladie inflammatoire digestive, syndrome de Reiter ou uvéite antérieure aigue chez un parent du 1er degré

 Uvéite antérieure aigue

 Début chez un garçon de plus de 6 ans

ade

Forme psoriasique Arthrite et psoriasis ou une arthrite et au moins 2 des critères suivant :

 dactylite,

 ongles ponctués et/ou onycholyse,

 psoriasis chez un parent du 1er degré.

Bcde

(29)

L’AJI est dite indifférenciée quand aucune forme ne concorde avec la présentation clinique du patient, ou quand le patient présente des caractéristiques appartenant à une ou plusieurs catégories.

Les critères d’exclusion de l’AJI cités dans le tableau VI sont :

a. Psoriasis ou histoire de psoriasis chez le patient ou un parent du 1er degré b. Arthrite chez un garçon >6 ans, HLA B27+

c. Spondylite ankylosante, enthésite avec arthrite, sacroiléite avec maladie inflammatoire digestive, syndrome de Reiter ou uvéite antérieure aigue ou histoire d’un de ces troubles chez un parent du 1er degré

d. FR positif au moins 2 fois à 3 mois d’intervalle e. Symptômes systémiques chez le patient.

L’évolution sera marquée par une rémission dans 50% des cas. La maladie persiste à l’âge adulte dans 50% des cas. La complication la plus fréquente est l’uvéite antérieure chronique, avec risque de cécité, survenue surtout dans les formes oligoarticulaires avec anticorps antinucléaire positif. Ensuite, il y a le syndrome d’activation macrophagique (SAM), complication fatale associée à la forme systémique d’AJI. Enfin, il y a les séquelles, en premier lieu le retard de croissance lié à l’inflammation chronique, et aggravé par l’utilisation de corticostéroïde. En second lieu l’ostéoporose survient à un stade évolué du traitement associant corticostéroïde et MTX. (18)

c) Traitement

L’objectif principal du traitement est de contrôler l’inflammation chronique afin de réduire les dommages potentiels sur le cartilage des enfants en croissance. Reconnaître la maladie tôt et traiter agressivement sont les 2 éléments clés pour éviter le retentissement fonctionnel de la maladie et assurer une qualité de vie adéquate à l’enfant (16) (18).

Les AINS sont utilisés en première intention au stade de début pour toutes les formes d’AJI.

(30)

L’injection intra-articulaire de corticoïde est ensuite indiquée dans les formes oligoarticulaires résistantes aux AINS. Le traitement de choix est la triamcinolone hexacetonide à la dose de 1 mg/kg pour les grosses articulations sans dépasser 40mg.

Habituellement, un maximum de 3 injections par articulation est préconisé à un intervalle minimum de 3 à 6 mois en cas réponse non satisfaisante. Les corticoïdes par voie générale sont utilisés dans la forme polyarticulaire FR positif. La dose initiale est diminuée dès que possible souvent avec l’ajout d’un traitement de fond (19).

Parmi les traitements de fond conventionnel, le méthotrexate a une grande efficacité surtout dans les AJI débutantes, à une dose allant de 0,3 à 0,6 mg/kg/semaine par voie orale. Une administration par voie parentérale peut se faire avec une dose plus élevée que 15mg/semaine et un effet plus rapide.

Le léflunomide et le sulfasalazine sont réservés aux formes polyarticulaires résistantes à la corticothérapie et au méthotrexate.

Les agents biologiques sont d’utilisation plus récente chez les enfants. Les anti-TNF alpha entrent en jeux dont l’étanercept est le chef de fil à la dose de 0,4 mg/kg deux fois par semaine en injections sous-cutanée. Par ailleurs, l’infliximab est très efficace dans les formes avancées avec uvéite chronique. (18)

La surveillance clinique et biologique doit être régulière chez tout enfant sous traitement systémique.

5. Goutte

a) Définition

La goutte est le rhumatisme inflammatoire chronique le plus anciennement connu, caractérisé par la précipitation de cristaux d’urate de sodium dans l’articulation. C’est l’arthropathie microcristalline le plus fréquent chez l’homme. Sa fréquence est de 1% de la population en Europe et aux Etats-Unis (20).

(31)

b) Critères diagnostiques

Le diagnostic est simple car la goutte est un des rares RIC à avoir un signe diagnostique pathognomonique. Elle se manifeste par des accès inflammatoires aigus de certaines articulations, particulièrement la 1ère métatarso-phalangienne. Le tableau clinique sera complété par la mise en évidence des cristaux d’urate dans l’articulation (21).

Plusieurs critères de classification ont été posés dont le plus récent est celui de l’ACR en 1977 où un sujet est considéré comme ayant la goutte si :

A. des cristaux d’urate de sodium sont présents dans le liquide articulaire B. ou des cristaux d’urate de sodium sont présents dans un tophus

C. ou au moins six des 11 critères suivants : 1. plus d’un accès d’arthrite aiguë

2. développement maximal d’inflammation articulaire en 24 h 3. accès de monoarthrite

4. rougeur péri-articulaire

5. douleur ou gonflement de la 1ère articulation métatarso-phalangienne

6. accès inflammatoire unilatéral de la 1ère articulation métatarso-phalangienne 7. accès inflammatoire unilatéral du tarse

8. hyperuricémie

9. gonflement articulaire asymétrique d’une articulation sur une radiographie 10. image kystique sous-corticale sans érosion sur une radiographie standard 11. liquide articulaire stérile lors d’un accès

c) Traitement

Le traitement optimal de la goutte associe des mesures non pharmacologiques et pharmacologiques. La prise en charge initiale comprend le traitement de la crise de goutte, suivi par le traitement hypo uricémiant (22).

Le traitement de la crise doit être administré le plus précocement pour obtenir une meilleure réponse thérapeutique. La colchicine est le traitement de choix en première intention à une posologie forte d’emblée jusqu’à 3 à 4mg par jour. Une diminution progressive quotidienne est ensuite préconisée pour atteindre 1 comprimé par jour, le soir.

(32)

Tous les AINS peuvent être prescrits en absence de contre-indication. Les plus efficaces dans une crise de goutte sont le naproxène, l’indométacine et le piroxicam.

Un traitement local par ponction évacuatrice suivie d’une infiltration cortisonique est une alternative permettant une disparition de la douleur en moins de 48 heures. Elle est particulièrement intéressante dans les formes oligo ou polyarticulaires et chez les sujets âgés et intolérants à la colchicine et aux AINS.

Le traitement hypo-uricémiant est indiqué chez les patients ayant des accès répétés, une arthropathie, des tophus, ou des lésions radiographiques. L’objectif principal lors de son utilisation est d’obtenir une uricémie inférieure à 360µmol/l. Il doit être commencé à distance d’une crise, progressivement jusqu’à la dose efficace, ceci en association avec la colchicothérapie maintenue pendant au moins six mois à dose plus faible (1 mg le soir au coucher) dans le but de prévenir les crises de goutte induites par les variations de l’uricémie. Cette colchicothérapie associée sera maintenue pendant un an en cas de tophus.

L’allopurinol, inhibiteur purinique de la xanthine oxydase, est le traitement de référence de la goutte chronique. La dose de départ est de 100mg par jour. Cette dose sera augmentée progressivement et adaptée selon l’état rénal du patient (21) (22).

Dans tous les cas, une mesure hygiéno-diététique est indispensable chez tout patient goutteux. Il consiste à éviter les aliments augmentant l’uricémie comme la viande, l’alcool, les fruits de mer, le soda. Par ailleurs, la consommation de laitage, de café, et de vitamine C réduirait le risque de développer la goutte.

6. Rhumatisme psoriasique a) Définition

Le rhumatisme psoriasique est une arthropathie inflammatoire chronique qui survient chez environ 25% des patients ayant le psoriasis, et touche autant les hommes que les femmes âgés de 30 à 50 ans. Il est classé parmi les spondylarthropathies à sérologie HLA B27 négative. Les signes articulaires ne se manifestent que des mois ou des années après les symptômes cutanés chez 80% des patients ayant cette maladie (23).

(33)

b) Critères diagnostiques

Le rhumatisme psoriasique est caractérisé par des gonflements, des raideurs et des douleurs articulaires. Plusieurs classifications ont été élaborées mais la plus récente est la

« classification criteria for psoriatic arthritis » ou CASPAR (tableau VII), établie à partir d’une étude sur un groupe de patient présentant le rhumatisme psoriasique comparé à d’autres patients ayant un autre rhumatisme inflammatoire chronique (24).

(34)

Tableau VII: Critères de classification diagnostique selon « classification criteria for psoriatic arthritis » (CASPAR)

Critères Points

Preuve d’un psoriasis actuel, d’un antécédent personnel de psoriasis ou d’une histoire familiale :

-Lésion cutanée ou lésion du scalp de psoriasis diagnostiqué par un médecin à l’examen physique

-Antécédent de psoriasis rapporté par le patient ou un médecin -Antécédent de psoriasis rapporté par le patient ou un médecin Atteinte unguéale

-Lésions de dystrophie unguéale psoriasique à l’examen clinique, incluant onycholyse, ongles ponctués ou hyperkératose

-Absence de facteur rhumatoïde de préférence par dosage Elisa Présence ou antécedent de dactylite

-Dactylite actuelle diagnostiquée par un médecin -Antécédent de dactylite reconnue par un médecin

Radiographies des mains et des pieds montrant un aspect radiologique de construction osseuse

2 1 1

1 1 1 1 1

Un patient répond aux critères CASPAR s’il présente une atteinte rhumatologique inflammatoire (périphérique, axiale ou enthésite) et un score d’au moins trois points. Bien noter que la présence d’un psoriasis au moment de l’observation compte pour deux points.

c) Traitement

Il est basé sur l’utilisation des AINS et des traitements de fond conventionnels en rhumatologie, ainsi que des anti-TNF dans les formes sévères et résistantes aux traitements habituels (25).

(35)

Selon les recommandations de l’EULAR en 2012, les AINS et les infiltrations locales de corticoïdes peuvent être utilisés à visée symptomatique face aux manifestations musculosquelettiques (26).

Chez les patients ayant une maladie active (nombreuses articulations gonflées, lésions structurales et important syndrome inflammatoire biologique), un traitement de fond tel que le méthotrexate, la sulfasalazine, le léflunomide est indiqué à un stade précoce de la maladie. Le méthotrexate est le traitement de référence dans le psoriasis avec manifestations dermatologiques symptomatiques. Dans ce cas, l’utilisation de corticothérapie par voie générale est à proscrire car elle peut déclencher une poussée de psoriasis cutané.

L’introduction des anti-TNF alpha est à envisager chez le patient présentant un rhumatisme psoriasique actif et en échec à au moins un traitement de fond, des enthésites actives et/ou dactylites et non répondeur aux AINS ou infiltrations. Exceptionnellement, on peut d’emblée prescrire un traitement anti-TNF dans les formes sévères n’ayant pas encore reçu un traitement de fond conventionnel, et cliniquement associées à des lésions

dermatologiques étendues (25).

7. Sclérodermie systémique a) Définition

La sclérodermie est une maladie auto-immune rare, faisant partie des connectivites. Elle est caractérisée par l’accumulation de collagène au niveau de la peau, des viscères et des microvaisseaux. Il existe deux formes de la maladie : la forme localisée et la forme diffuse (27).

b) Les manifestations rhumatologiques

Les manifestations rhumatologiques sont fréquentes au cours de la sclérodermie, et inaugurales dans 25 à 90% des cas. Elles peuvent être des manifestations ostéo-articulaires à type d’arthralgie inflammatoire, touchant les grosses et petites articulations ; des destructions osseuses des acro-ostéolyses ou destruction osseuse progressive des extrémités. Une autre particularité de la maladie est la présence de calcinoses cutanées

(36)

localisées surtout au niveau de la main. On peut aussi avoir des myalgies et tendinites secondaires à la perte de l’élasticité de ces organes (27) (28).

c) Traitement

Il n’y a pas de traitement qui peut modifier l’évolution de la maladie. Cependant, le méthotrexate ainsi qu’une corticothérapie par voie générale est introduite pour gérer les manifestations articulaires (27) (29). Elle est prescrite à une dose de 0,5 mg/kg par jour, et généralement poursuivi tout au long du suivi du patient.

8. Rhumatisme inflammatoire chronique indéterminé (RICI)

Les RICI sont des rhumatismes périphériques qui ne répondent pas aux critères de classification des grands rhumatismes inflammatoires ou connectivites. Ils posent à la fois un problème de diagnostic étiologique et de prise en charge thérapeutique. Les rhumatismes inflammatoires inclassables sont fréquents et représenteraient au moins 50 % de l’ensemble des rhumatismes inflammatoires (30).

L’évolution est souvent bénigne, mais il existe des facteurs prédictifs d’évolution vers une pathologie précise telle que la PR et la spondylarthropathie (6) (tableau VIII)

Tableau VIII : Les critères de prédiction de l’évolution vers une polyarthrite rhumatoïde (critères de Leiden 2)

Paramètres Points

Age

Sexe féminin Topographie

Raideur matinale et EVA sur 10mm Nombre articulations douloureuses Nombre articulations gonflées CRP

Facteur rhumatoïde Anticorps anti-CCP

Nombre d’années×0,02

Mains/pieds (petites articulations) Symétrique

Atteinte des extrémités supérieures Atteinte des extrémités sup. et inf.

26–90mm

›90

Entre 4 et 10

≥11

Entre 4 et 10

≥11

Entre 5 et 50mg/L

≥51 mg/L

1 0,5 0,5 1 1,5 1 2 0,5 1 0,5 1 0,5 1,5 1 2

(37)

Score ≤3 : peu de risque de développer une PR à 1 an ; Score ≤6 : risque modéré;

Score ≥8 : risque élevé ;

Score ≥11 : PR diagnostiquée après un an.

Il n’existe pas encore de recommandation précise à propos de traitement de fond des RICI. L’utilisation des AINS et de la corticothérapie dépend de la gravité initiale des symptômes.

B. Cout de la prise en charge des RIC à Madagascar

Le tableau IX montre l’ensemble du cout direct des examens complémentaires de première intention pour orienter vers le diagnostic étiologique des RIC, tels recommandés par la HAS en 2008 (2), et des traitements les plus utilisés comme la corticothérapie et le méthotrexate.

Tableau IX: Évaluation du coût direct des moyens diagnostiques et thérapeutiques dans la polyarthrite rhumatoïde, exprimée en fonction du SMIC malgache (salaire minimal)

Désignation Coût/SMIC

NF, VS, CRP, Facteur rhumatoïde et Ac anti-CCP 119%

Radiographie suivant les recommandations de la HAS 2007 30%

Traitement :

- Prednisone cp: 10 mg/j (1 mois)

- Méthotrexate 12,5 mg/semaine (1 mois) - Rituximab 1g

1,2%

25%

12 500%

Leflunomide, ciclosporine, azathioprine, salazopyrine Non disponible

(38)

Les radiographies nécessaires pour établir un bilan de gravité initiale sont la radiographie des mains et poignet de face, des pieds de face et de ¾ de grandeur normale, ainsi que de toute articulation symptomatique.

C. La corticothérapie au long cours a) Définition

Elle est définie par l’administration d’une dose supérieure ou égale à 7,5mg par jour de prednisone ou équivalent, sur une durée supérieure à trois mois. Son indication la plus fréquente est la PR (31).

b) Les complications

Elles apparaissent en générale après une utilisation prolongée et à dose élevée de corticoïde.

Les complications les plus fréquentes sont liées aux propriétés pharmacologiques du médicament (32). Ce sont :

Les effets liés à un hypercorticisme secondaire tels que l’obésité tronculaire, le diabète et l’hypertension artérielle, les dyslipidémies, l’hypokaliémie, les myopathies et les ostéoporoses cortisoniques, pouvant aller jusqu’à la survenue d’une fracture pathologique par fragilité osseuse.

un risque infectieux plus élevé secondaire à l’état d’immunodépression iatrogène les troubles digestifs dont le plus fréquent est l’ulcère gastroduodénal

les accidents de sevrage lors d’un arrêt brutal du traitement

c) Règles de prescription selon les recommandations

Pour limiter la survenue des complications liées à la corticothérapie, il est recommandé d’utiliser la dose minimale efficace et de tendre vers une posologie inférieure ou égale à 5 mg/j (33).

Avant d’instaurer une corticothérapie à faible dose, il est indispensable d’effectuer une recherche de foyer infectieux, d’évaluer les risques fracturaire et cardiovasculaire. Un

(39)

examen clinique complet et systématique s’impose alors avant de débuter le traitement. Les paramètres à évaluer régulièrement avant et pendant l’instauration de la corticothérapie sont le poids, la pression artérielle, les signes d’insuffisance cardiaque, les œdèmes, la glycémie et la kaliémie. Chez les patients recevant une dose prolongée supérieure à 7,5 mg par jour de corticoïde, une supplémentation vitamino-calcique, ainsi que l’introduction de biphosphonate est indiquée pour réduire le risque d’ostéoporose cortisonique (31) (33) (34).

Par conséquent, si on introduit une corticothérapie à faible dose au long cours, il est nécessaire d’informer le patient des risques encourus (33).

(40)

Méthodologie

Nous allons évaluer à travers cette étude la place de la corticothérapie dans la prise en charge actuelle des RIC, ce afin de proposer un schéma thérapeutique de bon usage des AIS dans notre pratique quotidienne.

A. Objectifs

Les objectifs de cette étude sont de :

- Etudier l’aspect épidémio-clinique des RIC et de la PR à Madagascar - Analyser les facteurs intervenant dans la perte de vue des patients

- Evaluer la place actuelle de la corticothérapie dans la prise en charge des RIC - Identifier les complications majeures qui lui sont imputées

B. Type et cadre d’étude

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive s’étalant sur une période de trente six mois, allant de juillet 2008 en juillet 2011.

Nous avons effectué notre étude à l’Unité de Soins de Formation et de Recherche (USFR) Rhumatologie-Dermatologie et au service du Pavillon Spécial A (PSA) du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Joseph Raseta Befelatanana (JRB) d’Antananarivo. Ces deux services étant les seuls centres de référence en rhumatologie à Madagascar.

C. Population d’étude

Notre population source était constituée par les patients vus en consultation et/ou en hospitalisation dans le service de rhumatologie et au PSA. A partir de cette source, nous avons recruté les patients présentant des douleurs articulaires chroniques évoluant depuis plus de six semaines.

D. Critères de sélection

1. Critères d’inclusion

Nous avons inclus dans notre étude tous les patients présentant des douleurs articulaires d’allure inflammatoire, touchant plus de deux articulations périphériques et

(41)

évoluant depuis plus de six semaines et qui ont été mis sous corticothérapie dès la première consultation.

2. Critères d’exclusion

Ont été exclus les patients n’ayant consulté qu’une seule fois et qui n’avaient donc pas d’élément de suivi, surtout ceux qui n’ont plus été revus après l’instauration de la corticothérapie ainsi que ceux dont le diagnostic définitif ne fait pas partie des RIC.

E. Paramètres à évaluer

1. Définition des paramètres

Nous avons définis les paramètres à évaluer de la manière suivante :

- Corticothérapie au long cours : posologie > à 7,5 mg/j d’équivalent prednisone pendant une durée > 3 mois

- Traitements adjuvants : traitement anti-ostéoporotique et/ou supplémentation vitamino-calcique

- Patient perdu de vue : patient qui n’avait plus consulté au bout de un an après le diagnostic

- Complications de la corticothérapie évaluées : insuffisance surrénalienne, diabète, HTA, fracture pathologique, infection grave nécessitant une antibiothérapie par voie générale

2. Tableau des variables

Il représente l’ensemble des objectifs ainsi que les paramètres correspondants.

(42)

Tableau X: tableau des variables

Objectifs spécifiques Paramètres à évaluer Variables Méthode de

collecte de données

Remarques

1) Etudier l’aspect épidémio-clinique des RIC et de la PR à Madagascar

 Age

 Genre

 Habitation

 Secteur d’activité

 Durée d’évolution des symptômes avant la consultation spécialisée

 Diagnostic retenu

 Délai d’établissement

 Ans

 Sexe

 Dans la région

d’Analamanga- en dehors de la région

d’Analamanga

 Primaire – secondaire – tertiaire

 Mois

 Ouvert

(43)

du diagnostic

 Activité initiale de la maladie

 Activité de la maladie à la à la 2ème consultation après l’instauration de la corticothérapie

 Amélioration après la corticothérapie initiale

 Corticothérapie reçue avant et après

 Mois (différence entre la date de 1ère consultation spécialisée et la date d’établissement du diagnostic)

 NAD et NAG initial

 NAD et NAG 2ème consultation

 Différence entre les deux

 Oui non

(44)

diagnostic :

Avant

 voie d’administration

 Présentation galénique

 Dose maximale utilisée

 Durée d’utilisation

Après :

 voie d’administration

 Présentation galénique

 Orale, intraveineuse, infiltration

 Comprimé, injectable

 milligramme/kilo d’équivalent prednisone

 mois

 Orale, intraveineuse, infiltration

 Comprimé, injectable

(45)

 Dose moyenne et maximale utilisée

 Durée d’utilisation

 Traitements adjuvants prescrits

 milligramme/kilo d’équivalent prednisone

 mois

 supplémentation vitamino- calcique, anti

ostéoporotique

(46)

2) Evaluer les facteurs intervenant dans la perte de vue à un an chez les patients suivis pour PR

 Date de début des symptômes

 Date de la première consultation

 Délai d’évolution de la maladie avant la première consultation spécialisée

 Activité clinique initiale de la maladie

 Présence de FR

 Présence d’anti- CCP

 Syndrome inflammatoire

 Mois

 NAG et NAD de départ

 Oui/ non/ non fait

 VS> 50

Fiche de recueil de données à partir des dossiers médicaux des patients

Données

démographiques déjà évaluées par l’objectif N°1

(47)

biologique important

 Prise en charge des frais médicaux

 Pourcentage des patients ayant effectué les examens

paracliniques initiaux

 Taux de perte de vue après un an

 Corrélation entre les différents paramètres ci- dessus chez les patients perdus de vue

 Sous couverture médicale ou non

 Nombre de patients

 Nombre de patients

(48)

3) Evaluer la place actuelle de la

corticothérapie dans la prise en charge des RIC

 Type de RIC

 Modalité de prescription de la corticothérapie avant le suivi en rhumatologie

 voie d’administration

 Présentation galénique

 Dose maximale utilisée

 Traitement adjuvant

 Durée d’utilisation

après le suivi en rhumatologie

 Ouvert

 Orale, intraveineuse, infiltration

 Comprimé, injectable

 milligramme/kilo d’équivalent prednisone

 oui/non

 mois

(49)

 voie d’administration

 Présentation galénique

 Dose maximale utilisée

 Traitement adjuvant

 Durée d’utilisation

 Réponse au traitement

 Date de la 1ère consultation

 Date de la 2ème

 Différence entre les 2 (en jour)

 NAD, NAG, et score DAS initiales et au cours de la 2ème consultation

 Mois

(50)

consultation

 Intervalle entre les deux 1ères consultations

 Sévérité clinique de la maladie

 Instauration du

traitement de fond par rapport à la date de début de la

corticothérapie

 Délai de mise en route du traitement de fond

 Molécule utilisé

 Méthotrexate,

Hydroxychloroquine,

 Mois

 leflunomide, biothérapie

(51)

4) Identifier les complications majeures imputables à la corticothérapie

 Type de complication

 Fréquence de survenue

 Délai d’apparition par rapport à la date de début d’une

corticothérapie

 Délai Moyen de survenue des complications

 Molécule utilisée

 Durée du traitement

 HTA, insuffisance surrénalienne, fracture pathologique, infection grave, diabète

 Pourcentage

 Mois

 Différence entre la date de la première prise de corticoïde et la date d’apparition de la complication

 Prednisolone, prednisone, méthylprednisolone, bétamethasone

 Mois

(52)

5) Identifier le schéma thérapeutique optimal dans la littérature

 Prescription à la phase initiale

 Posologie initiale

 Voie d’administration

 Type de molécule

 Durée du traitement

 Mode de régression de la dose

 Réponses thérapeutiques Délai d’instauration du traitement de fond

Revue de la littérature

(53)

Résultats A. Résultat de recrutement

Durant les 36 mois d’étude, 1419 patients ont été vus en consultation et en hospitalisation dans le service. Nous avons pu retenir 50 cas parmi 142 patients appartenant au groupe cible.

B. Paramètres démographiques

1. Répartition selon l’âge et le genre

Parmi les 50 cas colligés, nous avons retenu 12 hommes et 38 femmes (figure N°4), avec un sex ratio de 0,28, d’âge moyen de 45,92 ans, avec des extrêmes allant de 13 à 75 ans, et un taux plus élevé entre 41 à 60 ans (figure N°5).

Figure 4: répartition de la population selon le genre

24%

76%

0% 0%

Hommes Femmes

(54)

Figure 5: répartition de la population selon l’âge

2. Répartition selon le secteur d’activité et l’habitation

Parmi les patients présentant un RIC, 18 (36%) travaillaient dans le secteur tertiaire, 10 (20%) dans le secteur primaire et les 22 restes (44%) étaient sans emploi (figure N°6).

Seulement 13 patients sur les 50 bénéficiaient d’une couverture des frais médicaux, soit 26% des patients sélectionnés.

Sept patients sur 50 habitaient en dehors de la région d’Analamanga

4

6 6

13 13

6

2

0 2 4 6 8 10 12 14

10 à 20 21 à 30 31 à 40 41 à 50 51 à 60 61 à 70 71 à 80 âge

(55)

Figure 6: répartition des secteurs de travail des patients C. Aspect clinique des pathologies retrouvées

1. Délai d’évolution de la maladie

La maladie évoluait en moyenne depuis 6,3 ans avant la première consultation dans les services d’étude, avec des extrêmes variant de un mois à 20 ans.

2. Répartition des RIC

Nous avons recensé 31 cas (62%) de polyarthrite rhumatoïde, 7 cas (14%) de lupus érythémateux systémiques (LES), 4 cas (8%) de spondylarthropathies, un cas (2%) de goutte, et enfin 7 cas de RIC indéterminés (RICI) (figure N°7).

20%

36%

44%

0%

secteur primaire secteur tertiaire sans emploi

(56)

Figure 7: type de pathologies recensées

D. Usage de la corticothérapie

1. Avant la 1ère consultation en Rhumatologie

Dix neuf patients (38%) ont reçu une corticothérapie en ambulatoire sur une durée moyenne de 7,38 mois. Les molécules prescrites étaient constitués par du prednisone chez 13 patients (66%), du prednisolone chez 4 patients (21%). Le bétamethasone était prescrit chez un patient pendant un an et dexamethasone pour un autre patient (10%) (Figure N°8).

Aucun traitement préventif de l’ostéoporose ni traitement de fond du RIC n’était instauré avant la consultation en milieu spécialisé.

2%

8%

14%

62% 14%

goutte

spondylarthropathie LES

RICI PR

(57)

Figure 8: répartition des molécules administrées avant la consultation spécialisée

2. Durant le suivi en Rhumatologie, CHU HJRB a) Molécules utilisées et voie d’administration

Nous avions prescrit une corticothérapie par voie orale chez tous les patients, dont 6 (12,5%) précédés de bolus de méthylprednisolone en intraveineuse au début du traitement.

Par ailleurs, 14 patients (28,5%) avaient reçu une infiltration locale de corticoïde au cours de leur traitement.

b) Dose initiale prescrite

La dose initiale prescrite était de 19,2 mg par jour d’équivalent prednisone, suivie d’une dégression progressive de la dose de 10% tous les 10 jours en moyenne.

Quatre vingt-deux pourcent des patients ont gardé une corticothérapie en continue et plus de 7,5 mg/j au bout de 3 mois.

5% 5%

21%

69%

dexamethasone bétamethasone prednisolone prednisone

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